"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mardi 24 juillet 2012

HOLLANDE INAUGURE LES CHRYSANTHEMES

...et déguise un crime commis par la bourgeoisie lâche en France!

C’est sûr il n’est pas stressant comme l’autre zèbre disparu des écrans, omniprésident et agaçant PN.
Mais il va le devenir s’il ne sait pas fermer sa g… Le changement… c’est du passé ! Drôle de passé emberlificoté!
Et comme il n’a pas plus de solution à la crise endémique, obsédante et pantelante, il s’essaie au bla-bla commémoratif. Son but minima : défendre la pérennité des institutions bourgeoises des IVème à la Vème républiques bourgeoises : ni l’Etat ni ses flics ne doivent être mis en accusation mais « les français » en général comme en 1945 le nazisme était devenu selon les nationalistes juifs la faute au peuple allemand ! (voir articles de Chazé et Chirik contre cette mystification bourgeoise). Le président "normal" est devenu président banal.

LA MEME HYPOCRISIE QUE LA COMMEMORATION ANNUELLE DE 14-18!

Comme ses prédécesseurs Hollande est un peigne-cul de l'idéologie bourgeoise américaine qui exige une repentance permanente, qui stipule:
- tu corneras éternellement avoir sauvé la France "vichyste"
- tu agiteras la seule victimologie juive pour mieux faire oublier les crimes des guerres actuelles.

Guaino et Chevènement assurent l’après-vente

Comme il est aussi ridicule d’accuser la France que l’Allemagne, sauf pour crétins écervelés, le violoniste sarkozien Guaino nous refait le coup du héros planqué à Londres mais excuse aussi l’appareil d’Etat et ses flics :
«Ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin!» Ancien barde chauvin de Nicolas Sarkozy à l'Élysée devenu député UMP des Yvelines, Henri Guaino a réagi lundi aux propos tenus la veille par François Hollande. Lors de la commémoration de la rafle du Vél' d'Hiv', le chef de l'État de gauche normale a disqualifié l'arrestation, l'internement et la déportation de 13.520 Juifs de nationalité étrangère réfugiés en France, dont plus de 4000 enfants, de «crime commis en France par la France». Sur BFMTV et RMC, Guaino s'est interrogé sur ce que la France «a à voir avec cela», marquant la distinction entre «la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice» et l'autre France. «Elle était à Londres, elle était avec la France libre, elle était dans les maquis», a-t-il indiqué.
Chevènement en rajoute dans la confusion en oubliant de signaler que ses ancêtres du PS avaient tous voté pour l’intronisation du maréchal Putain (que Sarko a fait enseigner comme le sauveur de Verdun mais pas le déporteur d’enfants juifs), et excuse, comme petit Valls, l’obéissance des flics.
Jean-Pierre Chevènement aurait donc « corrigé » les propos du président de la République qui, «dans son discours du 22 juillet, a malheureusement omis de dire que les crimes commis par les policiers et les gendarmes français, lors de la rafle du Vél' d'Hiv', l'ont été sur l'ordre de l'État français de Vichy collaborant avec l'Allemagne nazie». Pour le sénateur du territoire de Belfort, «c'est occulter les accords passés avec la Gestapo par René Bousquet, alors secrétaire général de la police, agissant pour le gouvernement de Vichy. C'est faire comme si Pétain était la France et comme si le véritable coup d'État opéré le 10 juillet 1940 par un gouvernement de capitulation n'avait pas existé».
C’est vrai en partie seulement, car, il  n’est interdit à aucun être humain même sous uniforme de désobéir à des ordres criminels. Pour ma part, je ne connais que quatre gendarmes qui ont déserté à l’époque en Auvergne. Avec les seuls arguments que flics et militaires peuvent comprendre en temps de guerre. Lorsque mon père est entré dans la caserne de Rochefort Montagne, revolver au poing : vous nous rejoignez dans la résistance ou je tire ?
Ceux-là n’ont pas été complices des déportations honteuses.

RESUME: La vérité ni Guaino ni Chevènement ne la rectifient:

1. c'est un "Etat" bourgeois (pas les français en général) qui a fait le sale boulot aidé des flics qui obéissent à n'importe quel régime;
2. La France et sa population n'y sont pour rien: près de deux millions de jeunes prisonniers en Allemagne, + fusil dans le dos de la soldatesque boche pour les autres.
Bientôt, nous apprendrons que les nazis étaient aux ordres de la France. Faudrait pas oublier quand même que l'armée nazie a écrasé l'armée française et arrêter de nous faire marrer avec cette histoire de repentance de vaincus cocus, qui est une autre manière d'excuser le régime nazi et de faire risette au nationalisme juif.
Au fond, le triomphe de la falsification de l'histoire, cette protection éhontée des institutions collabos de la guerre et de ses crimes (magistrats + flics) c'est la preuve qu'en 1945... le fascisme a gagné, comme disait Amadeo Bordiga!

Le témoignage d’une déportée alors qu’elle était enfant décrit bien l’absence de scrupules des flics. J’ai habité plusieurs années à côté de l’ancien emplacement du Vel d’Hiv, je n’y passe jamais sans un frisson.
Depuis vingt-sept ans, Sarah Lichtsztejn-Montard témoigne. Elle raconte, deux fois par semaine, à des collégiens et lycéens, son arrestation en juillet 1942 dans la rafle du Vél d’Hiv, sa fuite, son arrestation à nouveau en mai 1944, sa déportation à Auschwitz.(…) Sarah reste seule avec sa mère. En juin 1942, elle doit coudre une étoile jaune sur ses vêtements et se souvient «des regards». Le 15 juillet 1942, dernier jour d’école, une camarade l’avertit que se prépare une «rafle générale de Juifs, hommes, femmes, enfants, vieillards…» Un commissaire de police a donné l’alerte. Mais la mère n’y croit pas (à cette fable d’un flic juste ?) . «Elle m’a dit "en France, arrêter des femmes, des enfants… Ce n’est pas possible".»
Le lendemain matin, 6 heures, des coups sur la porte. Sarah est réveillée en sursaut. Entrent deux inspecteurs de la police française. La mère de Sarah les implore de laisser sa fille. «Elle était presque à genoux, j’avais honte.» Dans la cour de l’immeuble, elles rejoignent deux autres familles. Dans la rue, c’est le chaos. «On voyait arriver des parents hagards, tenant à bout de bras des petits enfants mal réveillés, qui pleuraient. Les gens sortaient de partout, avec des affaires ficelées à la hâte, des matelas d’enfants sous le bras. Ils étaient entourés de policiers, comme s’ils étaient des criminels.»
Sarah a 14 ans. «Je n’étais pas comme les préadolescentes d’aujourd’hui. J’étais une petite jeune fille naïve, qui vouait une confiance absolue aux grandes personnes.» Ce moment où elle monte dans le bus, poussée par les policiers, l’instant où elle voit, restés sur le trottoir, ses camarades non juifs, signe pour Sarah «la fin de l’enfance».
Les bus arrivent rue Nélaton, dans le XVe arrondissement de Paris. Les passagers sont poussés à l’intérieur du Vél d’Hiv, grand stade couvert voué aux manifestations sportives et concerts. «Il y avait déjà environ 5 000 personnes. Un brouhaha énorme. Une chaleur suffocante.» Constamment, de nouveaux autobus «viennent déverser leurs cargaisons». La journée passe sans eau ni nourriture. Les quelques toilettes sont rapidement bouchées, l’odeur devient insupportable. Les enfants pleurent.
La verrière du stade a été peinte en bleu, pour ne pas être repérée des avions bombardiers. Le soleil à travers répand «une lumière verte, glauque». Sarah regarde les visages rongés d’inquiétude sur les gradins. Elle a l’impression de voir «des fantômes verts».
Les policiers français - «ce jour-là, je n’ai vu aucun Allemand» , insiste Sarah - ne répondent pas aux questions. Ils répètent juste que le but de la rafle est d’envoyer des travailleurs dans les camps en Allemagne. Vers 17 heures, Sarah voit arriver des personnes handicapées, grabataires ou malades, certains en fauteuil ou sur des brancards. Sa mère comprend qu’on leur a menti. «Elle m’a dit : "Ce n’est pas pour travailler, ces gens-là ne peuvent pas travailler. Il faut se sauver."»

jeudi 19 juillet 2012

DELINQUANCE FINANCIERE : Qui a manipulé le libor ?


Un nouveau scandale touche la finance britannique de la City, à Londres depuis une quinzaine de jours. La banque Barclays a admis avoir manipulé le Libor durant la crise financière, dévoilant au grand jour un scandale qui pourrait impliquer des dizaines d'établissements...
Le Libor, c’est quoi?
Le Libor ou London Interbank Offered Rate est le taux interbancaire londonien. Il est calculé sur la base des estimations des intérêts dus par de grandes banques internationales sur les prêts qu'elles s'accordent les unes aux autres, mais ces estimations sont fournies par les banques elles-mêmes, sans vérification indépendante.
Ce taux n'est ainsi pas déterminé par un régulateur national, mais fixé par une quinzaine de grands établissements bancaires au rang desquels Barclays, Royal Bank of Scotland mais aussi des banques d'autres pays telles que Bank of America, Deutsche Bank, HSBC, BNP Paribas, Société Générale, Crédit agricole. Ce taux sert de référence pour quelque 550.000 milliards de dollars (447.000 milliards d'euros) de produits dérivés de taux, mais aussi pour certains crédits immobiliers ou étudiants et des cartes de crédit. L’impact de sa manipulation n’est donc pas limité au seul Royaume-Uni et à la seule sphère financière.
Que s’est-il passé?
Le mois dernier, la Barclays a admis avoir manipulé le Libor durant la crise financière, dévoilant au grand jour un scandale qui pourrait impliquer des dizaines d'établissements. La direction de la banque, qui a dû démissionner depuis, a affirmé que les régulateurs étaient au courant de ses activités mais qu'ils ne les avaient pas empêchées. L'établissement a accepté de payer une amende de 453 millions de dollars (362 millions d'euros) mais l'accord ne le met pas à l'abri des poursuites.
La tentative de manipulation du Libor, qui s'est déroulée entre 2005 et 2009 selon les autorités, implique que des millions d'emprunteurs ont payé un taux d'intérêt majoré ou minoré sur leur dette. Selon les aveux de Barclays, des traders de la banque ont tenté dès 2005 de manipuler le Liborpour gonfler les profits du groupe et, à partir de 2008, ils ont minimisé les estimations des intérêts payés à d'autres banques pour enjoliver la situation financière de Barclays, alors fragilisée par la crise. La publication de courriers électroniques montrant que des banquiers se félicitaient de l'efficacité de la manipulation en s'offrant mutuellement du champagne a suscité la colère d'une partie de l'opinion publique à l'encontre du secteur bancaire, renfloué pendant la crise à coups de dizaines de milliards de livres d'argent public.
Barclays, seule engluée dans le scandale?
Les investigations sur le scandale du Libor menées par les autorités nord-américaines, européennes et japonaises concernent désormais une dizaine de grandes banques internationales, mais Barclays est à ce jour la seule à avoir reconnu des agissements répréhensibles. La Royal Bank of Scotland (RBS) est notamment impliquée dans ce scandale et pourrait devoir s'acquitter d'une amende de presque 190 millions d'euros pour les mêmes raisons, selon The Times. D'autres banques seraient mouillées dans l'affaire, selon Reuters: Citigroup, UBS et HSBC sont également dans le collimateur. Selon le Financial Times, une vingtaine de banques dans le monde sont concernées. Aucune banque française – après avoir dû tout de même répondre à quelques questions– n'a pour l'instant été citée.
Quel futur pour Barclays?
Les amendes qui seront infligées à d'autres banques mettront «en perspective» les ennuis de Barclays, assurent les dirigeants de la banque britannique dans une note interne. «À mesure que d'autres banques trouveront des accords à l'amiable avec les autorités, et que les détails en seront rendus publics, notre situation sera finalement mise en perspective», déclare le comité exécutif de Barclays dans une note aux salariés datée de vendredi. La direction de Barclays y admet que ses clients, actionnaires et régulateurs «ont tous le droit de se sentir déçus».
Aurait-on pu éviter tout ça?
Oui mais la prévention est rarement préférée à la guérison dans la finance. La Banque d'Angleterre a publié vendredi dernier un échange d'emails dans lequel il apparaît que son gouverneur Mervyn King avait appuyé en 2008 des propositions de réforme du mode de calcul du Libor formulées par l'actuel secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner. Le Washington Post avait rapporté un peu plus tôt que celui qui était à l'époque président de la Réserve fédérale de New York avait suggéré dès 2008 aux régulateurs britanniques de réformer la façon dont ils calculent ce taux interbancaire.
Geithner avait fait six recommandations aux gouverneurs de la Banque d'Angleterre, dont celle de supprimer les mesures incitatives qui pouvaient encourager les banques à manipuler le taux et de mettre en place «une procédure de notification crédible», selon le Washington Post, qui cite un email. «Les recommandations de la Réserve fédérale de New York nous paraissent judicieuses. Nous allons demander à la BBA (Fédération des banquiers britanniques) d'inclure dans leurs délibérations les idées contenues dans votre note», peut-on lire dans l'email. 
Le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, a notamment déclaré vendredi que l'Union européenne allait donner la priorité absolue à l'enquête sur le Libor et d'autres cas impliquant notamment l'Euribor. Par ailleurs, avec l'aide de son homologue du Connecticut George Jepsen, Eric Schneiderman, ministre de la justice de l'Etat de New York, a ouvert il y a plus de six mois une enquête sur les soupçons de manipulation du Libor de la part de grandes banques internationales, a annoncé dimanche son porte-parole.
(d’après Reuters et 20 minutes)

dimanche 15 juillet 2012

Des milliers d'ouvriers en grève dans une usine textile d'Egypte

Plus de 23.000 salariés de la plus grande entreprise de textiles d'Egypte se sont mis en grève dimanche en réclamant une revalorisation de leurs salaires. L'usine de la société nationale Misr Spinning and Weaving, à Mahalla dans le delta du Nil, a déjà connu en 2008 des manifestations qui ont déclenché une vague de grèves à travers le pays, considérée par beaucoup comme le catalyseur de la révolte qui a abouti à la chute du président Hosni Moubarak en février 2011.
Sept mille des grévistes de Misr Spinning and Weaving ont organisé un sit-in dans l'usine en réclamant une hausse des salaires de base, le renvoi de responsables corrompus et l'amélioration des conditions dans l'hôpital rattachés à l'entreprise.

Un sit-in qui risque de durer

«Je demande au président Mohamed Morsi de prêter attention aux travailleurs qui l'ont élu», a déclaré un militant syndicat de l'usine, Wedad El Demerdach, en assurant que le sit-in se poursuivrait jusqu'à ce que les revendications des grévistes aient été satisfaites.
De nombreux salariés égyptiens, encouragés par le soulèvement du début 2011, ont élargi les revendications politiques à la sphère économique et observé des grèves ces derniers mois dans l'espoir d'obtenir des augmentations et une amélioration de leurs conditions de travail. La majeure partie de ces mouvements sociaux ont pris fin, mais certains arrêts de travail continuent d'être observés de temps à autre. De petites manifestations ont lieu devant le palais présidentiel au Caire depuis l'élection de Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans. Nombre de ces rassemblements portent sur les questions du chômage et des salaires.
Avec Reuters

LE JEU DES SEPT ERREURS: COMPAREZ LE PARLEMENT BOURGEOIS TUNISIEN ET LE PARLEMENT BOURGEOIS FRANCAIS
 

mardi 3 juillet 2012

Le prolo, l’expert et le mépris de classe avec la stratégie du « pote à pote »




Le jeune député Olivier Ferrand mort après son jogging n’est pas une bien grande perte pour la classe ouvrière qu’il méprisa. Animateur du think tank moderniste Terra Nova, qui a imaginé les thèmes parcellaires et petits bourgeois qui ont contribué à la victoire hollandaise de 2012, il en rajoutait une couche pour amenuiser toujours plus le rôle historique du prolétariat et conforter le discours confusionniste de l’oligarchie bourgeoise.  Il priorisait l’action vers ceux qu’il nommait avec son clan d’énarchiens les outsiders, les précaires en tout genre. Il préconisait un travail de « pote à pote » de militant bobo pour faire baisser l’abstention dans les quartiers défavorisés (où il y a eu encore les plus forts taux d’abstention).
Son clan Terra Nova continuera à insister  sur les  valeurs creuses : valeurs culturelles - solidarité, ouverture, tolérance -  concepts boboïsants sensés  fédérer  les outsiders, les diplômés et les classes intermédiaires. Pour les labos idéologiques de l’oligarchie (comme pour feu Sarko)  les valeurs socio-économiques doivent passer au second plan.
Laissons au crédit de O. Ferrand (président fondateur de Terra Nova) d’avoir dénoncé pendant la campagne électorale la vindicte cynique du clan sarkozyste (évanoui dans la nature)  avec cette conne de Ginette qui cibla les Français précarisés «  Sous les coups de boutoir du sarkozysme, le virus anti-assistanat a métastasé au sein de la société française. Les chômeurs sont devenus des « assistés », des «profiteurs », des « fraudeurs » […] Dans cette logique néoconservatrice, les Français déclassés ne doivent pas être aidés car ils sont responsables de leur sort. […] Laurent Wauquiez l’a à nouveau martelé cette semaine : 466 euros de RSA-socle pour survivre, c’est encore trop. […] Ces milieux populaires déclassés sont aussi attaqués dans leur identité. Ce sont les «jeunes » fainéants, la « racaille » de banlieue… Et naturellement les Français d’immigration récente. A ceux-là, on fait comprendre qu’ils ne font pas partie de la communauté nationale. Que leur religion allogène n’a pas sa place dans la République. » Mais là où Ferrand avait tort c’était de vouloir replacer les « précarisés » dans la « communauté nationale » bourgeoise alors qu’ils sont et restent formellement dans la classe ouvrière, et que le problème n’est pas leur abstentionnisme mais le fait qu’en grande partie ils votent Le Pen et Sarkozy, et méprisent le concept de classe ouvrière. O.Ferrand en souhaitant rapprocher les assistés réacs et les couches moyennes des bobos aisés et protégés ne jouait que dans la cour de la tricherie électorale bourgeoise, et, en ce sens, il a aidé le PS à retourner au commandement de l’exploitation, les « assistés » ont choisi un nouveau maître.
Malgré son côté nunuche, typique des écrits professoraux, il me paraît louable de republier l’article du zigoto F.Sawicki, malgré ses défauts et son absence de vision dialectique de la utte des classes.

10 juin 2011
Par FRÉDÉRIC SAWICKI Professeur de science politique à Paris-I 

«Ah ! Prolo, mon ami, quand donc sortiras-tu de ta stupeur ?» Voilà le genre d’invectives dont étaient truffés les libelles anarchistes au tournant du XXe siècle. A cette question, les avant-gardes d’alors répondaient : «Jamais !» Un siècle plus tard, Bruno Jeanbart et Olivier Ferrand, au nom de Terra Nova, apportent la même réponse.
Comme l’a montré Marc Angenot, les syndicalistes révolutionnaires et les anarchistes de la Belle Epoque, ainsi que certains socialistes, n’étaient en rien populistes. Ils étaient persuadés de détenir la Vérité. Ils n’avaient pas de mots assez durs pour dénoncer l’avilissement de l’ouvrier embourgeoisé, conservateur ou réformiste, inconscient de sa classe et de son intérêt : faire la révolution. Leur espoir résidait dans le lumpenprolétariat : «Les sans-métier, les sans-travail, trimardeurs, filous, prostituées, déclassés sont les révolutionnaires de demain», écrivait le Libertaire le 7 avril 1907.
L’analogie avec la philosophie qui inspire le rapport «Gauche : quelle stratégie pour 2012 ?» est frappante. Les classes populaires contemporaines (ouvriers et employés) ne sont pas conscientes de leur intérêt (s’adapter à une société toujours plus ouverte et concurrentielle) : abandonnons-les à leur propre sort (le protectionnisme xénophobe) et tournons-nous vers d’autres groupes messianiques. Certes, il ne s’agit plus de faire la révolution communiste. L’avenir radieux pour nos modernes avant-gardes n’est plus la fin ou le dépassement du capitalisme. Quant aux outsiders de la société d’aujourd’hui, ils regroupent «ceux qui cherchent à rentrer sur le marché du travail, mais n’y parviennent que difficilement : les jeunes, les femmes, les minorités, les chômeurs, les travailleurs précaires […] soutenus par les plus intégrés (les diplômés), solidaires de ces "exclus" par conviction culturelle».
Qu’est-ce qui unit ce nouveau groupe ? L’ouverture, la solidarité, l’optimisme et la tolérance. En effet «contrairement à l’électorat historique de la gauche, coalisé par les enjeux socio-économiques, cette France de demain est avant tout unifiée par ses valeurs culturelles, progressistes». En un mot, l’ennemi de classe n’est plus le capitaliste, le bourgeois, le rentier, la finance internationale, mais les «insiders» : entendez tous ceux qui sont attachés à leur statut, qui défendent «le présent et le passé contre le changement».
Il serait ici trop long de corriger toutes les erreurs d’analyse sociologique contenues dans ce rapport : confusion entre agrégats statistiques et groupes sociaux réels («les diplômés», «les femmes», «les jeunes»…), utilisation de catégories fourre-tout (insiders-outsiders, «les quartiers», «les minorités»…), naturalisation des «électorats» (comme en témoignent l’usage répété du terme «électorat naturel» et l’idée que le 3e âge serait voué à voter à droite), opposition artificielle entre valeurs culturelles et valeurs socio-économiques, qui fait beau jeu par exemple de l’importance des enjeux de dignité, de reconnaissance et de justice que portent bien des luttes ouvrières, vision idéalisée des classes moyennes… Ce qui choque au premier chef est l’incompréhension et pour tout dire le mépris des classes populaires qu’il trahit.
Que la classe ouvrière ne soit plus ce qu’elle n’a jamais été (une classe unifiée consciente d’elle-même porteuse de progrès) ( !? ho ho !), que les classes populaires soient plus divisées que jamais, qu’une part importante d’entre elles (près de 15% si l’on prend en compte les inscrits et non les votants) vote Front national, personne ne le nie. Mais, on finirait par l’oublier, les ouvriers et les employés, quoique très défiants vis-à-vis de la politique, continuent majoritairement de voter à gauche dans les scrutins majeurs (56% des ouvriers et 51% des employés ont voté Ségolène Royal au second tour en 2007). Ces chiffres globaux varient sans nul doute selon le statut, la taille de l’entreprise, le lieu de résidence et la qualification. Mais, faute d’échantillon assez vaste, il n’est guère possible d’extrapoler, au-delà du fait que ce sont les policiers et les militaires qui sont les plus marqués à droite et le reste des fonctionnaires les plus à gauche. Ce que nous apprennent les enquêtes de terrain, c’est que le durcissement des clivages entre générations, genres, statuts, territoires et origines ethniques qui divisent aujourd’hui les classes populaires, ainsi qu’une partie non négligeable de ceux qu’Olivier Schwartz nomme les «petits-moyens», a d’abord des causes socio-économiques et politiques et non pas culturelles. La désindustrialisation, le chômage endémique, la précarité, l’intensification du travail, les inégalités scolaires, les difficultés d’accès à la propriété d’un logement, la baisse du pouvoir d’achat les touchent au premier chef, elles et leurs enfants.
Au final, le sentiment d’insécurité sociale et le mal-être que génèrent leurs conditions de vie exacerbent d’autant plus les petites jalousies et haines sociales qu’ils sont habilement instrumentalisés par la droite et l’extrême droite et que la gauche ne sait y répondre. Il est significatif que, à aucun moment, le rapport de Terra Nova ne s’interroge sur la responsabilité des partis de gauche, et singulièrement du PS, dans le désenchantement politique des classes populaires. Mais est-ce si étonnant de la part de hauts fonctionnaires sans expérience politique locale qui se définissent comme progressistes et non pas socialistes et qui ne croient plus aux partis de masse ? Le modèle de la primaire dont ils se sont fait les chantres tourne en effet le dos au travail d’éducation politique de fond. Il acte la transformation des partis en machine à fabriquer des programmes électoraux ad hoc par l’intermédiaire d’experts et de spécialistes en communication. Pour nécessaire que soit cette tâche, rien ne remplacera le travail de politisation par la formation et par l’exemple (en respectant personnellement quand on est élu ou militant les principes qu’on promeut pour les autres, en promouvant des candidats dans lesquels le peuple, dans sa diversité, puisse se reconnaître…) qui inscrit durablement les valeurs de gauche dans la réalité et dans les esprits.
De ce point de vue, reconnaissons-le, Ferrand et Jeanbart sont des cibles faciles. Ils sont les symptômes d’une dérive d’une partie de la gauche qui a cru en l’avènement d’une société d’individus, qui s’est complu à penser que l’action politique pouvait se borner à résoudre les problèmes un à un, en déconnexion de tout projet global, sans référence à une sociodicée ( ? hi hi). Une action dépourvue d’un grand récit social nommant les inégalités et les injustices, les dominants et les dominés et traçant une perspective, fût-elle lointaine, d’émancipation et de société meilleure pour les plus faibles.
Pas de nostalgie d’un bel hier dans ces propos. Le socialisme est à réinventer, mais à partir des acquis du passé, pas en lui tournant le dos. Si les socialistes savent pour qui et pour quoi ils se battent en priorité, s’ils le font savoir et s’ils le prouvent par leurs actes et leurs comportements, s’ils donnent aux classes populaires le sentiment qu’ils les écoutent et qu’ils les respectent, ils parviendront à leur faire accepter certains sacrifices, et à leur faire abandonner le sentiment, actuellement justifié, qu’elles paient plus que les autres les coûts de l’adaptation à la globalisation économique et culturelle.

Auteur (avec Rémi Lefebvre) de : «la Société des socialistes. Le PS aujourd’hui», Ed. du Croquant, 2006.

COMMENTAIRE :
 Extrait de Ferrand : "Qu’est-ce qui unit ce nouveau groupe ? L’ouverture, la solidarité, l’optimisme et la tolérance. En effet «contrairement à l’électorat historique de la gauche, coalisé par les enjeux socio-économiques, cette France de demain est avant tout unifiée par ses valeurs culturelles, progressistes». MONSIEUR FERRAND MET-IL LE NEZ DEHORS PARFOIS? on rit jaune à la lecture de cet extrait. En quoi les chômeurs, les précaires, les femmes à temps partiels, les jeunes des cités sont-ils plus solidaires que l'ouvrier de 50 ans qui bosse à l'usine depuis trente ans?? Ne serait-ce plutôt pas le contraire compte tenu de l'atomisation du travail, d'un apolitisme souvent revendiqué, de l'absence de culture syndicale chez "cette nouvelle classes populaire " comme la nomme Ferrand. L'on rit jaune également lorsque le président de Terra Nova explique que [ils sont ] " soutenus par les plus intégrés (les diplômés), solidaires de ces "exclus" par conviction culturelle». Elle est où la conviction culturelle des dits diplômés les amenant à soutenir d'emblée les exclus? Si les mouvements en faveur des sans papiers trouve écho chez une minorité de "diplômés" , (en fait des citoyens engagés politiquement , ce qui ne se limite pas aux diplômés comme le démontre RESF) , on ne voit guère les classes supérieures mouiller leur chemise pour les chômeurs non qualifiés , les femmes à temps partiel, etc. En revanche, ce qui est certain et malheureux, c'est que la plupart du temps, ces quelques diplômés militants dans l'âme ou simplement citoyens, s'émeuvent très peu des licenciements massifs dans les usines. Les prolos 'ouvriers ou employés) ne doivent compter que sur eux et lorsque soutien il y a, il provient, notamment en province des commerçants, profs, parents d'élèves, qui voient bien que 200 ou 300 chômeurs de 40/50 ans, c'est une tragédie humaine , individuelle et collective, ce sont aussi des écoles, des commerces qui ferment et donc la mort annoncée de toute une ville. Sawicki ajoute : "Ce que nous apprennent les enquêtes de terrain, c’est que le durcissement des clivages entre générations, genres, statuts, territoires et origines ethniques qui divisent aujourd’hui les classes populaires, ainsi qu’une partie non négligeable de ceux qu’Olivier Schwartz nomme les «petits-moyens», a d’abord des causes socio-économiques et politiques et non pas culturelles. La désindustrialisation, le chômage endémique, la précarité, l’intensification du travail, les inégalités scolaires, les difficultés d’accès à la propriété d’un logement, la baisse du pouvoir d’achat les touchent au premier chef, elles et leurs enfants. Au final, le sentiment d’insécurité sociale et le mal-être que génèrent leurs conditions de vie exacerbent d’autant plus les petites jalousies et haines sociales qu’ils sont habilement instrumentalisés par la droite et l’extrême droite et que la gauche ne sait y répondre."

dimanche 1 juillet 2012

VOYEURISME ET BIZNESS DE LA GAY PRIDE



La "gay price" au cul des semi-remorques de la gauche « normale »

La Gay Pride parisienne a aussi un  "coût", elle aurait rassemblé samedi environ 60.000 personnes selon la préfecture de police. Outre les 60.000 participants qui défilaient de Montparnasse à Bastille, la "fière" démonstration aurait également rameuté sans doute plusieurs dizaines de milliers de voyeurs. Il n'y a pas de mal à se faire plaisir. Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans) s'est réjoui et a estimé que "cette participation exceptionnelle est due aux attentes des personnes LGBT suite aux annonces faites" par le gouvernement d'ouvrir le mariage aux homosexuels, mais, a-t-il ajouté, « il faut encore avancer sur la question de l’homoparentalité.Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait assuré vendredi soir que le "droit au mariage et à l'adoption pour tous serait institué" au cours du quinquennat, sans toutefois préciser la date. « Le mariage pour tous » sera-t-il l’équivalent inoffensif du même calibre que les « radios libres », gadget électronique bon enfant et musical qui, en mai 81, avait fait crier aux jeunes apolitiques crédules que l’accession au pouvoir de Mitterrand signifiait plus de liberté et rompait avec une droite bornée ?
Nous traînions tout à fait par hasard au début de la manif bobo (j’allai à la FNAC montparnasse pour acheter des ouvrages sur la question de l’immigration, sujet sur lequel je mène un travail de longue haleine). L’ambiance était sympa, pas de bousculades ni d’haleine avinée comme à la deuxième manifestation annuelle obligatoire bobo-socialo dite fête de la musique (un acquis politique du perv J.Lang). Divas, trans et drag-queens paradaient déjà sous les flashs des voyeurs parisiens et des touristes. Quelle joie de voir papy main posée sur le cou d’une drag-queen de 1M90 ! Ou mamie entre deux solides gaillards de haute taille déguisés en bonnes sœurs avec talons aiguilles rouges (pointure 46). Bref le carnaval homo-hétéro-bobo battait déjà son plein. Tout le long, marchands de frites et de déguisements,  et aussi  les boutiquiers politiques de la petite bourgeoisie, la spartacist Ligue avec son étal, et le Font de Gauche avec quelques fanals  pour rivaliser  avec le drapeau multicolore de la « fête des fiertés ».
Le Gai Moto club ouvrait le cortège, mais avec cinq motos banales sauf une Harley Davidson, suivis par plus de 80 associations, souvent représentées qui avaient dû louer de gigantesques camions sur lesquels étaient juchés: Les Gais retraités, l'association des parents et futurs parents gays et lesbiens, Têtu, des associations d'entreprises comme Embrayage (l'association des personnels LGBT de PSA Peugeot citroën) ou Homobus (RATP) , David et Jonathan (mouvement homosexuel chrétien), Beit Haverim (groupe juif gay et lesbien), Homosexualité et socialisme ou encore Gay Lib (les gays de l'UMP), et plus détonant le camion des gays et lesbiennes de la maison poulaga (ils tiraient sur  la foule heureusement avec des pistolets à eau ! Et on ne pouvait qu’être attendri au regard tendre du flic homo lorsqu’il vous demande vos papiers en temps normal où il est déguisé de la même manière).
Savoir que des membres du gouvernement, le maire homo Delanoé et deux comédiens fayots précédaient ce carnaval, avait tout pour favoriser l’exaltation démocratique, conviviale, irénique, et socialement multi-compatible de la jeunesse qui se dandinait au cul des semi-remorques de la gauche « normale » (pas en zone islamique, voyons, ne soyez pas bêtes !) ; le jour où les homos et les gouines défileront ainsi dans les pays arabes, vous pourrez en conclure qu’on aura remisé le mode de production arriéré des anciennes colonies au musée de la reine Victoria et aux chiottes de monseigneur Dupanloup.
Comment ne pas avoir une pensée émue pour tous les homos persécutés en Ukraine et dans la plupart des pays arabes ? Et surtout pour la condition de la femme ? Peu d’arabes en effet, pas de punkettes voilées, le multiculturacisme et multisexualisme de la gauche bourgeoise avait au moins éloigné pour la journée ces cafards du trottoir parisien.
Mais, examinons brièvement les revendications. Il faut noter en passant que, vers le milieu du cortège, deux semi-remorques trade-unionistes s’étaient intercalés. Empanachés par deux énormes montgolfières : les ballons de la CGT et de la CFDT ! Tiens ! même la syndicratie avait envoyé son barnum publicitaire pour racoler la jeunesse sans aprioris sexuels ! La CGT thorézienne avait pourtant doctement répudié et anathémisé le défilé gay-lesbienne dès ses premiers pas : « ce n’est pas une tradition de la classe ouvrière » (comprenez : la tradition de la classe ouvrière c’est de baiser le dimanche matin et de procréer pour la « reproduction »).
Bien sûr on peut, du point de vue maximaliste révolutionnaire, manifester contre telle ou telle ou toutes les injustices du capitalisme, mais l’organisation de manifestations sur des sujets parcellaires et qui, sous le mode carnavalesque, contribue plus au ridicule qu’à faire prendre conscience de la gravité de telle ou telle question (en pays arriéré on torture et tue des homosexuels, en pays « avancé » on licencie certains ou on humilie, etc.). Fêter la musique, ou défiler en bonne conscience pour la liberté sexuelle, ne dérange aucun gouvernement bourgeois, bien au contraire car la musique subliminale qui est diffusée aux oreilles adolescentes qui croient se mêler à des adultes « subversifs » et iconoclastes – parce qu’ils montrent leur cul et leurs sangles de cuir SM ? – cette musique c’est celle des sirènes électorales, du libéralisme hypocrite qui, sous couvert de l’égalité, maintient la xénophobie de classe, le découpage du prolétariat en communautés, en religions, en couleur et en sexe, voire en transexe.
Alors maintenant les revendications de tous ces bobos. Outre le mariage, la communauté LGBT revendique également le droit à l'adoption pour les couples de même sexe et l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes. Le président normal ( ?) de ces bobos se serait également déclaré favorable à ces propositions ; ce qui est dans le vent américain puisque Obama s’est prononcé en faveur du mariage homosexuel. Comment faire pour être plus révolutionnaire que Obama et Hollande ?
Je ne suis ni macho ni salaud ni bobo, mais simplement hétéro et prolo. Le mariage est pour moi, en tant que marxiste, la première forme de prostitution obligatoire de la femme. Je ne vois donc pas pourquoi je défendrais le mariage des homos et lesbiennes. Je ne vois donc rien de révolutionnaire dans cette revendication qui agrée tant aux dirigeants bourgeois, et qui ne peut que renforcer « l’opposition » religieusement catholique, musulmane et juive !
Par contre qu’ils aient toute liberté pour vivre ensemble et être respectés dans leur choix, OK . L’adoption d’enfants, rare de toute façon (il est quasiment impossible d’adopter légalement en France) – qui suppose donc l’adoption d’enfants du « sud », me paraît de la dernière stupidité. Tant pis si vous me considérez comme prude, réactionnaire et dépassé. Nous vivons dans une société décadente au point de vue politique et économique (je me fiche de la morale en général, qui est bourgeoise et cynique), où une partie des problèmes sociaux provient de l’éclatement du couple parental, où les mômes perdent tout cadre éducationnel. Vous m’objecterez que cela ne vaut pas mieux un couple où le mari bat sa femme, et devant ses enfants, ni les familles monoparentales. OK. Mais c’est encore pire avec les couples homos : hé Robert qui fait la maman ce soir ? Toi si tu veux, répondit Bernard.
On ne sait pas ce que seront les rapports familiaux et sexuels dans la société communiste de l’avenir. On sait qu’ils n’auront rien à voir avec ceux d’aujourd’hui ni avec une quelconque société dictatoriale islamique, mais souhaitons qu’ils ne soient pas le bordel généralisé !
Ah, j’allais oublier. Après les camions homo-bobo-stéréo, juste après les barnums syndico-pédalo-démago, suivaient les caravanes publicitaires pour des marques automobiles (5 voitures roulaient les unes derrière les autres avec des hôtesses en tenue correcte) ainsi que des PME. La société marchande, comme aurait dit Guy Debord, atteint au sublime en marchant. Les défilés syndicaux, et politiques déguisés en drag-queens de la démocratie bourgeoise, seront traités désormais comme tout film  à la télévision, entrecoupé d’encarts publicitaires. C’est bien le comble de la démocratie du fric et des injustices que de mêler le mercantilisme et le consumérisme le plus minable aux espoirs frelatés de conquête de la liberté humaine.
Voilà pourquoi la "gay pride" est devenue la "gay price". Fière et vendue.




mardi 26 juin 2012

Les arriérés au pouvoir en Tunisie et en Egypte… c’est pas triste !



 Que faire pour aider nos frères de classe qui se fichent de la propagande religieuse et qui, pour une peccadille sont lourdement condamnés par un système politico-militaire-bigot hérité du tribalisme et de la colonisation ? Ne plus aller en vacances dans ces pays étouffoir de toute liberté, chier devant leurs ambassades…
Et continuer à se moquer d’une religion néo-paganiste, et surtout maniaque. Et même pas besoin de s’en moquer car il suffit de lire cet amas de bêtises nommé coran, et les commentaires concernant « l’ascension de Mahomet » : Le nombre de prières quotidiennes – cinq – avait été, dit la tradition, prescrit par Allah à Mahomet à l’occasion de son « ascension ». En fait Mahomet avait commencé par en ordonner deux, au lever et au coucher du soleil. A Médine il ajouta celle de midi, sans doute à l’imitation des juifs. Celles de l’après-midi et de la nuit furent fixées après sa mort. Allah avait d’abord dit : cinquante. C’était beaucoup pour une journée. Mahomet était remonté pour négocier, Allah était descendu à vinq-cinq. C’était encore trop. Mahomet était encore remonté et Allah avait donné son dernier mot : cinq. (source : Histoire du monde de Jean Duché). Je plains les types en prison qui doivent supporter toutes ces prières musulmaniaques pendant de longues années d’enfermement !
Tunisie : sept ans et demi de prison pour des caricatures de Mahomet
Jabeur Mejri avait été condamné fin mars en première instance pour avoir publié les dessins sur son compte facebook. Sa peine vient d'être confirmée en appel.
La cour d’appel de Monastir a confirmé lundi la peine de sept ans et demi de prison pour un jeune Tunisien qui avait posté des caricatures du prophète Mohamet sur sa page facebook, a-t-on appris de source judiciaire.
Jabeur Mejri, un trentenaire originaire de la ville côtière de Mahdia, avait été condamné en première instance le 28 mars à sept ans et demi de prison pour «trouble à l’ordre public, préjudice causé à des tiers à travers les réseaux publics de communication et atteinte à la morale».
«Nous sommes conscients de l’importance du respect de la chose sacrée mais le jugement est particulièrement sévère et n’est pas conforme aux droits de l’Homme», a déclaré à l’AFP l’avocat du jeune homme, Me Ahmed Msalmi, qui n’a pas exclu de se pourvoir en cassation.
«Un jugement aussi sévère peut être considéré comme une forme de torture», a poursuivi l’avocat, déplorant que la cour d’appel n’ait pas accédé à la demande de la défense d’une expertise médicale du jeune homme.
«L’accusé souffre de troubles du comportement, il y aussi des conditions sociales à prendre en compte», rappelant que Jabeur Mejri était au chômage depuis six ans.
«La frustration, la négligence dont souffrent une grande partie des jeunes Tunisiens leur font perdre leurs repères et parfois ils font des choses dont ils ne sont mêmes pas convaincus», a-t-il estimé.
Un autre jeune tunisien de Mahdia, Ghazi Béji, condamné par contumace à la même peine, est en fuite en Europe depuis que l’affaire a éclaté.
(AFP)

mardi 19 juin 2012

Une discussion privée qui dégénère


IMMIGRATION ET SANS-PAPIERS (clandestins, immigrants, etc°) : 
NE PAS TOUT MELANGER


La question de l’immigration est un puits sans fond où tous les problèmes ne peuvent être traités au même niveau : immigration ancienne qui suppose intégration, immigration nouvelle qui peut signifier surnombre, jeunes prolétaires en transit d’un pays à un autre face à  des appels d’offre de travail, réfugiés politiques qui demandent asile et protection. Aux arrivées dites illégales s’opposent parfois des expulsions arbitraires et scandaleuses. La magistrature bourgeoise joue de ses finasseries juridiques pour faire tout retomber sur le dos des flics si l’affaire se passe mal. Les journalistes sont à l’affût de toute bavure qui fera vendre leurs salades sur le sujet et leur morale sur les droits de l’homme bafoué ; la morale journalistique évite toujours de se mêler au même moment Des réalités de l’économie, de la dichotomie sociale, des pantalonnades culturelles et religieuses, et préfère parler de races plutôt que de classes, d’intérêt national plutôt que de problèmes humains. (j’aurai l’occasion de traiter plus à fond du problème ultérieurement).
En septembre 2010, le transfuge socialiste aux ordres de l’ancien gouvernement Sarkozy, ledit ministre de l'immigration, Eric Besson, reconnaissait que plus de 75 % des décisions de reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière en France ne sont pas exécutées. En présentant son projet de loi relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité, qui était soumis le 27 septembre de cette année-là à l'Assemblée nationale, il estimait que "les efforts d'intégration de l'immigration légale et de lutte contre l'immigration illégale seront vains si nos procédures d'éloignement des étrangers en situation irrégulière restent aussi peu efficaces". Deux ans après ce projet de loi, et avec la victoire de la bourgeoisie rose il n’y a rien de changé, et rien ne changera dans ce domaine.  Sauf que le refus de reconnaître en quoi il y a problème par les élites et les militants bobos continuera à être sanctionné par un important vote dit d’extrême droite et une abstention (qui a atteint en certaines banlieues ouvrières les 70% lors des toutes chaudes dernières législatives) ; d’ailleurs, les dépités politologues qui n’y comprennent toujours rien, ont choisi la solution la plus simple : désormais les abstentionnistes sont classés dans la même catégorie que les électeurs du FN !
Bref personne ne peut avouer que le problème est insoluble dans le capitalisme increvable, excepté les discours électoraux simplistes, du côté de la droite et de son extrême : faut stopper ; quand, du côté de la gauche bourgeoise et de son extrême : il n’y a pas de problème d’immigration ! Et si vous persistez à assurer qu’il y en a un, vous voilà traité de « raciste » ou catégorisé « ami de Marine Le Pen ».

OU LE PROBLEME VIENT DE LA CONFUSION DE L’IMMIGRATION AVEC LA RELIGION…

Chaque fois que le thème de l'immigration est abordé, je suis surpris par la violence des réactions. J'avoue ne pas très bien comprendre la haine –le mot n'est pas trop fort- que semble parfois susciter le sujet. L’immigration n’est au fond que la démarche (en général sauf exceptions douteuses) de  malheureux prolétaires qui sont simplement à la recherche d'une vie meilleure. Bien sûr, « chez nous » également, il y a des pauvres, des chômeurs, des déclassés… mais ce ne sont pas les immigrés qui en sont responsables. Les coupables ne sont pas à rechercher parmi plus malheureux que soi. Au contraire, il devrait poindre naturellement une solidarité de classe entre « malheureux », comme naguère – il y a au moins 70 ans – quand l’intégration de tout travailleur étranger apparaissait naturelle et « internationaliste » sur les lieux de travail et dans les villes ouvrières. Mais de l’eau a coulé sous les ponts, du sang et des larmes surtout, et les religions se sont répandues, pour toutes les raisons qu’on voudra ou qu’on peut supposer ; ceci ne sera pas discuté ici.
On assiste ici et maintenant à une double confusion. L’immigration n’apparaît plus que comme une couverture de la religion quand celles et ceux qui exhibent les signes religieux avec provocation ne sont pas des salariés mais des « femmes d’intérieur » voilées (françaises « de souche » parfois) et des assistés intellectuels qui oublient de se raser. Sur les chantiers, dans les entreprises, la religion n’a pourtant pas sa place, et reste très limitée (on peut regretter que sous le gouvernement Jospin aient été autorisées des salles de prière dans certaines usines… concession hautement hypocrite).
Tout l’environnement médiatique nous chante qu’il y a une montée de l’intégrisme, un envahissement de l’espace public, en même temps que « trop d’immigrés ». Ici aussi une double confusion s’installe, l’immigration n’importe pas la religion musulmane en l’occurrence puisque celle-ci est déjà présente, le prosélytisme religieux est généralement le fait de ceux qui sont déjà là, donc de nationalité française ! Si développement de la religion musulmane il y a, encore faudrait-il être en mesure d’en évaluer les paramètres, les critères de croissance, et ne pas se contenter de dire « j’ai vu foule à la mosquée ».
Venons-en au clash d’une discussion privée inopinée sur les « sans-papiers ». Les « sans-papiers » ne sont pas tous les immigrés, peuvent détenir des papiers ou pas ; on conviendra que leur premier souci, pour leur part, n’est pas la religion ni l’hostilité à l’Occident (thèse de l’imbécile député suisse Ziegler). Or, si on se laisse porter par la rumeur : s’ils arrivent, c’est avec leur religion et donc qu’avec celle-ci ils vont « nous envahir » !
A la question : y a t-t-il une montée de l’intégrisme en France et un problème d’immigration, notre couple d’électeurs de Mélenchon bondit immédiatement en s’opposant par la négative. Le mari – évoquant les « clandestins » de Calais précise aussitôt qu’il faut « arrêter de déconner » :
- il faut leur donner des papiers et du travail ! Faut arrêter de payer les CRS qui font un boulot de fainéants…
Je me dresse aussitôt contre cette affirmation bien mélenchonienne et utopique. Je tente d’essayer d’argumenter qu’il s’agit d’un problème insoluble pour les Etats bourgeois qui se renvoient la balle, que le Capital n’intègre même plus les chômeurs et que c’est pareil de plus en plus pour les immigrés… et qu’on ne peut point accueillir toute la misère du monde… :
-          Je veux bien de tes sans-papiers mais qu’ils ne déchirent pas les leurs, qu’ils ne soient pas d’anciens génocidaires, et qu’ils prennent la queue comme tout le monde à Pole emploi, sans doubler ceux qui attendent déjà !
La discussion dégénère aussitôt en empoignade de sourds :
-          T’es victime de l’enfumage de la presse et du FN !
-          Mais il y a une réalité de l’intégrisme qui s’impose au niveau électoral dans les pays de la soit disant révolution de jasmin ? Et le voile qui se répand…
-          Le voile ne me gêne pas! dit sa compagne, elles sont libres de le porter ou pas au Maroc…
- Non elles sont pas libres puisqu'elles sont obligées en majorité de le porter, parce que c'est la loi, loi familiale et étatique!
- et la croix?
La croix je m'en fous, elle ne cache pas le visage et le nez!
- 
-          Oui, précise l’autre, tu confonds avec l’Iran et l’Arabie Saoudite… tu n’es pas pour la tolérance et la diversité…
-          Ce n’est pas vrai qu’elles ont le choix pour le voile, répond P., je connais le Maroc, il y avait ce même machisme il y a vingt ans…
-          C’est pas vrai, réplique la mélenchonienne, je me promenais au Maroc en bikini ou même les seins nus il y a trente ans ! Et d’abord vous êtes racistes, il y a pas de race !
-          Bien sûr que si il y a des races, et le nier c’est cela le racisme. Le reconnaître n’est pas faire du racisme…
-          Mais tu n’es pas tolérant !
-          La tolérance je m’en fous, votre tolérance de la diversité des encadrements idéologiques religieux c’est avec çà qu’ils vous gouvernent, et qu’ils gouvernent les peuples arriérés… je suis contre toutes les religions
-          Quoi tu insultes un grand peuple comme l’Egypte, comme la Tunisie ?
-          Je me fiche du peuple, c’est quoi cette notion ? La bourgeoisie locale + son armée + un peuple paupérisé ? Cela vous évite de parler de classes sociales !
-          Tu n’écoutes pas. Les français sont le peuple le plus raciste !
-          Non c’est les espagnols (je me marre) !
-          Tu parles vite.
-          Non j’essaie d’arriver à tes oreilles…
-          Mais c’est une minorité, renchérit la mélenchonienne, en faisant allusion aux salafistes et non pas aux immigrés en général.
-          Pardon les exactions en Tunisie et en Egypte ne sont pas minoritaires depuis quelques mois !
-          Mais c’est des minorités de fachos…
-          Non ma chère c’est l’armée elle-même, et on a vu battre des femmes à terre, ce qui n’est pas de l’enfumage médiatique que je sache…
-          Ton raisonnement c’est du racisme…
Trois, quatre, cinq à s’invectiver, les uns traités de fascistes et d’idiots, les autres de bobos angéliques hors des réalités, ce n’est plus que bruit et fureur, comptage de points, bégaiements, puis peu à peu impossibilité pour chacun de formuler un raisonnement cohérent. Je ne vois pas d’autre issue que de les mettre à la porte :
-          Allez cassez-vous on a rien en commun, rentrez-bien dans vos pénates !
Conclusion je m’en suis voulu, connaissant les mélenchoniens primaires, d’avoir laissé la soirée dériver sur l’immigration, en fait elle a dérivé sur tout autre chose : l’aspect culturel et religieux d’une visibilité musulmane, bien éloignée des histoires de sans-papiers et du chômage. Et comme succédané l’utilisation de notions comme le fascisme, le nationalisme dont personne ne connait plus la signification exacte (sauf celle du MAL mal défini) et le racisme comme explication à une pathologie xénophobe ou une haine de soi aussi fumeuse et emberlificotée que les jupes de ma grand-mère.
Comment expliquer ce dérapage avec des gens qui, personnellement, sont honnêtes et irréprochables ?
1)      D’abord un esprit sectaire d’éléments baba cools, typique des électeurs du Front de gauche, qui n’ont toujours pas compris pourquoi ils avaient ramassé leur veste aux présidentielles et aux législatives. L’intellectuel petit bourgeois est un grand sentimental, et il aime à poser au diffuseur de morale, surtout s’il vit éloigné des problèmes des « beaufs » ouvriers. Il y a trente ans déjà, des fils à papa conduisirent la lutte des Foyers Sonacotra vers le néant, après l’extinction des feux médiatiques, « immigrés en lutte » comme « travailleurs sans papiers » se retrouvaient toujours isolés sans plus un maoïste à l’horizon (je peux citer des cas concrets édifiants). Avec une idéologie à la fois étroitement chauvine et prétendument internationaliste, les dinosaures du PCF ont abandonné tout critère de classe au nom de la même charité chrétienne que les assocs de curés, au nom d’un antiracisme gribouille et d’une hospitalité foireuse. Notre mélenchonien qui se proclame encore fièrement « stalinien », et reste prêt à vous démontrer que vous avez été « enfumé » pendant 50 ans par les salauds de l’intelligentsia libérale, vous met au défi de respecter « la diversité ». Ce qui est le comble pour ce dernier mohican de la « totalité » du parti unique en état de mort catatonique malgré la perf (perfusion) de l’antifasciste de salon Mélenchon, qui ne nous a ni sauvé des âneries de Marine Le Pen ni garanti contre le retour des profits et des délits de l’élite de la bourgeoisie rose. Le stalinisme a été une école de pensée policière, et ses derniers vieillards peinent à user encore de l'intimidation et de l'invective.
2)      Pour des discussions d’ordre politique, le domaine du privé est contre-indiqué, sans cadre comme pour une réunion publique de parti, avec une organisation des débats, un tour de parole respecté, c’est le caca complet, le règne du n’importe quoi.
L’idée principale qu’il était souhaitable de voir approfondie la voici : pourquoi n’y a –t-il plus intégration dans un mode de vie moderne, libéré des colifichets religieux, mais un repli sur soi dans tel communautarisme, telle ornière nationale ou régionale ou tribale ?
L’intégration des nouveaux arrivants passe pour une resucée du vieux colonialisme. Intégration est devenu une insulte. Vive la diversité ! Vive la tolérance des coutumes les plus antiques ! Or l’intégration, dans le mouvement ouvrier, chez les Marx, Engels, etc. était considérée comme progressiste et nécessaire. Engels s’inquiétait que les immigrants aux Etats Unis fassent l’effort d’apprendre l’américain. Tout cela ne serait plus qu’un fatras vieillot selon nos modernes apôtres de la tolérance, de la tolérance de l’intolérance oui !:(comme j’ai dû le crier à un de mes interlocuteurs au cours de la soirée). 

LE PROGRES EST INTERDIT DESORMAIS AU MEME TITRE QUE LA REVOLUTION PROLETARIENNE (soupçonnée la perfide de vouloir niveler les superstitions religieuses), progrès au sens d’un vivre ensemble, d’une mise en commun des savoirs et des besoins vitaux. C’est chacun pour soi l’adage qui raidit les méchants électeurs du FN ! C’est chacun pour soi qui raidit des femmes voilées en France qui en même temps desservent leurs sœurs outre Méditerranée, qui ne le supportent plus.
Et pourtant, le soleil luit à l’horizon mes frères… La gauche bourgeoise, ses néo-staliniens et leurs gauchistes vont vraiment à contre-courant face à une jeunesse qui, sur le terrain – de Tunisie à la France - ne veut plus des curés et imams (qui prétendent l’éduquer à la passivité). Quand je discute avec mes amis prolétaires arabes, ils me confirment que le port du voile est en régression… insensiblement, même si vous en voyez quelques unes qui traînent dans les rues aux heures où les autres sont au travail et ont pris le temps de se maquiller avant de se glisser dans le métro.

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DIFFERENCIER LES PROBLEMES ET LES CATEGORIES
A.    Sur le contrôle de l’immigration : en matière d'étrangers en situation irrégulière, on nage en pleine hypocrisie, le filtrage est une institution capitaliste qui se fiche des droits de l’homme : l’immigré est autant appelé avidement comme travailleur qu’éjectable comme prolétaire. Evidemment que le flot d'étrangers qui cherchent à s'installer en Europe ne va pas se tarir. Evidemment que cela n’est pas fait pour réduire le chômage. Evidemment que les gouvernements vont chercher à augmenter le niveau des expulsions et à renforcer les mesures de rétention. Evidemment que le délit pour aide à étranger en situation irrégulière s'appliquera toujours pour le simple citoyen qui a apporté un petit secours humanitaire (et les gauchistes chrétiens se sont même dégonflés sur ce plan depuis les menaces sarkozystes..). Evidemment que tout le monde bobo et les magistrats infantiles se déchargent du sale boulot sur les CRS sinon les angéliques iraient tôt ou tard se plaindre aux bureaux des pleurs du nombre de vagabonds qui squatteraient leur résidence secondaire…

B.     L'hypocrisie a encore de beaux jours devant elle: personne n'a la possibilité de déclarer étanches nos frontières et de virer tous les clandestins; personne ne demande à l'inverse la régularisation de tous les étrangers qui désirent s'installer en France parce que le capitalisme ne leur donne plus de boulot décent dans leur pays; personne ne propose non plus une limite claire au delà de laquelle il serait légitime d’expulser un trop plein d’individus de toute sorte…

C.     L’hypocrisie universelle de la bourgeoisie ne fait jamais avouer à ses thuriféraires nationaux que la solution au chômage mondial n’est pas que tous les habitants du sud soient régularisés en termes civiques et salariaux au nord…
Il faut noter enfin (car l'hypocrisie n'est pas à sens unique) qu'une masse d'arrivants est constituée d'éléments petits bourgeois floués par la crise, qui viennent chercher fortune en pays riches, et qui ne peuvent pas être mis sur le même plan que les véritables malheureux envoyés par leur village avec un pécule accumulé par tous pour que les jeunes puissent le faire fructifier et contribuer à la survie de la collectivité...
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Une résolution du Parlement européen pose (hypocritement) la résolution d’une partie du problème :
« « 29 Pour dissuader les migrants de s’expatrier et notamment de risquer leur vie dans l’aventure de la migration clandestine les pays européens préconisent en général de maintenir les Africains chez eux en dispensant une large aide au développement. Cette aide est le fait d’initiatives personnelles ou associatives et provient aussi des contributions bilatérales ou multilatérales des Etats et des bailleurs de fonds. De nombreux rapports indiquent qu’elle est largement détournée, souvent inefficace, créatrice d’assistanat plus que de productivité, et qu’elle n’a pas atteint un seuil de visibilité suffisant pour provoquer une réaction significative des populations concernées. La population des pays d’accueil y participe peu parce qu’elle ne fait souvent aucune différence entre des Africains qui viennent de pays et d’ethnies différentes, avec des traditions, des cultures, des religions, des pratiques sociales spécifiques. Seuls les jumelages et la coopération décentralisée qui impliquent la population locale facilitent les contacts entre l’Europe et l’Afrique et permettent non seulement de répondre aux besoins spécifiques de la communauté concernée mais d’assurer un suivi des opérations, souvent absent dans les processus d’aide au développement ».
Un auteur africain, courageux et réaliste, résume bien la chose :
« Près de 50 ans après les indépendances, la responsabilité n'incombe plus qu'aux anciens colonisateurs ; les Africains sont aujourd'hui les principaux responsables de leurs malheurs. Diaspora et Élites africaines, à quoi servez-vous si vous ne pouvez même pas affronter les dirigeants incompétents de vos pays pour proposer et corriger les trajectoires de développement local, à moins d’être vous-mêmes incompétentes ? Hauts diplômés et incompétents ne sont malheureusement pas incompatibles ! Jeunesse africaine, à quoi rêves-tu si tu n’as pas l’ambition d’un monde meilleur en restant sur les terres de tes parents ? D’autant que nombreux sont les Africains qui ne présentent même pas les capacités à s’intégrer en Europe pour défaut de bagages suffisants de savoirs fondamentaux ou de blocages culturels les incitant au communautarisme.
Et puisque les Africains ne veulent pas rester chez eux pour développer leurs propres pays, dès qu’ils franchissent les frontières pour venir en Europe, qu'ils soient expulsés tout de suite pour qu’ils comprennent que « l’Europe et l’Amérique du Nord ne peuvent pas accueillir toute la misère du monde ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, je suis tout à fait d’accord avec cette politique de l'Occident. Comme dirait Bill Gates, “We must think global and act local”. C’est sûrement cela, la Mondialisation ».Emmanuel Nkunzumwami.Auteur de "La Nouvelle Dynamique Politique en France", Editions L'Harmattan, Paris, Décembre 2007.

ANNEXE : éléments concernant les sans papiers et leur défense dans le bordel généralisé

A héberger un sans-papiers, tu ne risques juridiquement rien car il n'y a pas de "délit à la solidarité" qui existe. Mais on risque une mise en examen possible pour "aide à lentrée, au séjour et à la circulation détrangers en situation irrégulière, en bande organisée". Comme les textes de loi sont vagues, les tentatives d'intimidations sont nombreuses pour que vous ayez peur d'héberger un sans-papier. Un tunisien en règle vivant en france a été condamné à 4 mois ferme pour avoir héberger chez lui 2 amis de son village. des clandestins donc. Il leur a fourni des certificats d'hébergements, ce qui lui a valu cette condamnation. Voilà, avec Sarko, ça va être plus stricte. En résumé, héberger SEULEMENT un sans-papiers n'est pas un délit en France. Car la solidarité n'est pas un crime tandis que la non-assistance à une personne en danger en est un (et oui la rue c'est dangereux!). Bye
Un candidat a l´asile politique n´a en général pas le droit de travailler et perçoit une allocation-survie de 300 euros par mois par adulte. Cela vise à éviter l´exploitation des réfugiés politiques, et tenter frauduleusement de régulariser une situation irrégulière par l´abus du droit d´asile (exemple : travail au noir découvert par la police) est puni par la loi. Si cette personne n´a pas le droit de travailler, c´est donc problématique.
Il existe un Guide du sans papiers interpellé :
Quand un sans-papiers se fait arrêter deux possibilités complètement différentes dans leur conséquences et leur déroulement s’offrent à l’administration :
-  première possibilité : procédure correctionnelle (comparution immédiate pour le délit de séjour irrégulier ; la personne risque alors en général 3 mois de prison ferme et une interdiction du territoire ; puis la personne passe dans le circuit que nous allons décrire ici : rétention en vue d’expulsion). Pour le début de cette procédure, il faut se référer au guide des manifestants actifs : la procédure correctionnelle y est décrite. Notez que la libération jusqu’au procès (en cas de refus de la comparution immédiate) est plus qu’aléatoire pour quelqu’un qui n’a pas de papiers car ses garanties de représentations seront toujours jugées insuffisantes.
-  deuxième possibilité (la plus courante) : C’est la procédure administrative, que nous allons décrire maintenant. Elle consiste à faire dépendre directement la personne du circuit spécifique aux étrangers. Il est à noter que le choix entre ces deux circuits appartient seulement à l’administration, qui raisonne, le plus souvent, en fonction des disponibilités pratiques (places en rétention, en correctionnelle....)
Un sans-papiers qui se fait arrêter en France alors qu’il y a une trace de son passage (demande de séjour ou simple arrestation) dans un autre pays de l’espace Schengen suivra la même procédure que les autres, mais il sera renvoyé dans le dernier pays de l’espace Schengen où il a laissé cette trace de son passage. Ce pays se chargera lui-même de son expulsion. Pour essayer d’éviter les possibilités d’arrestation quand on est sans papiers, lisez quelques conseils pratiques en fin de guide.
"Deux bénévoles humanitaires ont été condamnés, avec dispense de peine, en soixante-cinq ans pour être entrés dans la chaîne des passeurs : en clair, ils avaient transporté des fonds, pris de l’argent à des étrangers en situation irrégulière qu’ils avaient apporté à des passeurs."
Ce n’est pas l’avis des deux intéressés, Jean-Claude Lenoir et Charles Frammezelle, dit « Moustache », deux bénévoles de Calais effectivement condamnés en 2003 pour « aide au séjour irrégulier ». Selon leurs dires, ils n’avaient pas « pris de l’argent à des étrangers en situation irrégulière », mais s’étaient portés garants à La Poste pour que des réfugiés puissent retirer de « petites sommes ». Quant à le donner à des passeurs, ces migrants, demandeurs d’asile, n’étaient visiblement pas intéressés pour traverser la Manche… Les deux bénévoles ont d’ores et déjà annoncé leur intention de porter plainte, pour diffamation, contre le ministre.
En matière d’immigration, les différents pactes et directives signés récemment par les 27 témoignent au contraire d’une volonté de se barricader. Dans le pacte européen sur l’immigration et l’asile, les membres de l’Union européenne ont ainsi renforcé les moyens de l’agence Frontex, chargée de lutter contre l’immigration clandestine aux frontières de l’Europe. Ses bateaux et hélicoptères traquent les migrants qui tenteraient d’entrer illégalement sur le continent. Selon les décomptes du site Fortress Europe, 13 767 immigrés sont morts aux frontières de l’UE depuis 1988.
Les tests génétiques : (généralement pas connu du public, les tests du poignet des jeunes clandestins ont pour but de vérifier s’ils sont adultes, alors qu’ils se font passer pour ado ou enfant ; le disocèse d’Arras a protesté contre ce test  avec des maires sans rien y changer: « Nous nous réjouissons de l’interpellation faite  au gouvernement par les maires de Calais, Cherbourg et Dunkerque. Nous nous réjouissons que des élus d’appartenances politiques variées , à l’Assemblée nationale  comme au Sénat , se soient opposés à l’imposition des tests génétiques et au non hébergement d’urgence des sans papiers ». (site du diocèse d’Arras).
L’ACCUEIL DES ETRANGERS FAIT PARTIE DU BUDGET DE L’Etat et peut s’avérer dispendieux :   LA PROCEDURE DE PREVISION ET DE GESTION DES CREDITS D’HEBERGEMENT D’URGENCE 1. Cadre de l’audit 􀂾 Des dysfonctionnements constatés : sous-calibrage initial récurrent des crédits, suivi insuffisant, imputation budgétaire peu lisible entre deux dispositifs : 􀀹 Programme « accueil des étrangers et intégration » : 35,7 M€ prévus en LFI 2006 􀀹 Programme « politiques en faveur de l’inclusion sociale » : 148,6 M€ prévus en LFI 2006 􀂾 Inadéquation entre l’offre du dispositif d’hébergement d’urgence et les besoins des publics auxquels il s’adresse. 2. Les constats : 􀂾 Malgré l’augmentation sensible des capacités, les dispositifs sont saturés et fonctionnent à flux tendus. 􀂾 La majorité des personnes prises en charge ne relèvent pas d’une problématique de mise à l’abri temporaire. (2006)
Puni pour avoir aidé un sans-papier ?(réflexion d’une naïve chrétienne et humaniste)
Aude Nectar - jeudi 23 avril 2009
J'ai été voir le film Welcome pendant les vacances. J'ai voulu savoir la part du vrai et du faux dans cette triste histoire. A calais des centaines de réfugiés sont tolérés, surtout des afghans, ayant à peine de quoi manger et souvent pas de toit pour dormir. Mardi, 200 migrants ont été interpelés par 500 policiers et gendarmes (visez le rapport de forces) pour nettoyer un peu avant la visite d'Eric Besson aujourd'hui même. Ils ont tous un seul désir, atteindre l'Angleterre coute que coute, dussent-ils risquer leur vie pour y arriver. Les habitants de la ville les croisent, connaissent leur misère, mais n'ont pas le droit de sympathiser avec eux, de les aider de quelle que manière que ce soit. S'ils les hébergent ne serait-ce qu'une nuit, ils sont convoqués au poste. S'ils recommencent, c'est la tôle et une grosse amende. Vincent Lindon aide un jeune kurde pour reconquérir sa femme, bénévole dans une association qui leur distribue des repas (ce qui est interdit, parfois les flics viennent disperser tout le monde). Puis il s'attache à lui. Ce jeune est super motivé pour rejoindre sa petite amie à Londres. Il a failli mourir dans un camion en voulant traverser la manche clandestinement. Mais il est prêt à le retenter à la nage. Professeur de natation, Vincent Lindon lui apprend le crawl et l'héberge. Touché par son histoire d'amour, il souhaite que le plan de son protégé réussisse. Il est dénoncé par un voisin (qui a un paillasson Welcome devant sa porte...), et se retrouve à la fin avec de gros problèmes judiciaires. Pour savoir si le gentil gars rejoint sa belle, je vous laisse voir le film.
Mes supers réflexions suite à ce film : On laisse ces gars à Calais, personne n'a le droit de les aider, et on les empêche de rejoindre l'Angleterre, qui ne veut pas les accueillir. Super logique. Ca me laisse pantoise. Une amie prof d'éco au lycée me disait que c'était scandaleux qu'il y ait de tels écarts entre le Nord et le Sud, et qu'on devrait (idéalement) recevoir tous les immigrés qui souhaitent fuir leur dur quotidien, afin qu'ils bénéficient des mêmes conditions de vie que nous. Je suis d'accord dans le principe, ce serait beau et généreux, mais peut-on décemment intégrer, héberger, former, faire travailler autant de monde ? Parce que si les gens circulaient et s'installaient où bon leur semble librement, il en viendrait en masse de tous les pays plus pauvres. J'ai suivi en 2007 des chômeurs longue durée pour les aider à retravailler ou trouver une formation. Dont des immigrés qui savaient à peine lire et écrire. Certains, surtout des femmes, refusaient de venir aux cours de français proposés gratuitement. Elles pointaient et suivaient ce bilan pour continuer à avoir des aides, mais ne voulaient pas plus que ça s'intégrer. D'autres étaient super courageuses. L'une révisait pour le concours de sage-femme, avec un mari alcoolique qui lui balançait ses livres par la fenêtre pour la faire chier. Elle le craignait mais s'accrochait quand même. Une autre venait d'Algérie et voulait être comptable (son métier d'origine) mais tout en gardant le voile. Elle ne comprenait pas que les employeurs ne l'acceptent pas. Tous n'avaient pas de logement assez grand pour leur famille. On a vu comment certains sont logés dans des immeubles insalubres qui finissent par prendre feu. Et malheureusement, un nom à consonance étrangère sur un CV, j'ai pu constater que c'était un sacré obstacle. J'ai été confrontée au racisme d'employeurs. Même sérieux et avec une bonne expérience, un togolais avait du mal à atteindre l'étape de l'entretien. Et ce n'était pas encore la crise à l'époque. J'étais atterrée car je l'aimais bien ce gars. Un jour il est venu avec sa petite fille adorable. Il gardait espoir mais était déçu de cette intolérance, qu'on ne lui laisse pas sa chance pour un nom pas français, un pur délit de faciès. Dans la rubrique Autres, à la fin du CV, je lui ai demandé de virer qu'il faisait partie d'une association africaine avec un nom qui risquait de hérisser le poil de beaucoup de recruteurs intolérants ou frileux. Qui allaient penser que cet homme soigneux, gentil, intelligent, ne s'intégrait pas assez bien, ne voyait en dehors du boulot que des africains. Il a compris et a enlevé la ligne qui la foutait mal. Ca m'a fait chier d'en être réduite à faire ça, mais c'était pour son bien. Je lui aurais bien changé son nom si j'en avais le droit, et là je vous assure qu'avec son expérience il l'aurait décroché ce boulot tant espéré. Alors il faut raison garder. Oui pour partager notre confort de vie, mais je demande un minimum d'effort d'intégration de toute part, et c'est pas gagné, et pouvoir recevoir les étrangers dans des conditions décentes. Avoir l'esprit plus ouvert pour tous. Je suis une fervente partisane de la discrimination positive pour les étrangers et les femmes. Ne soyons pas hypocrites, il y a un problème, des inégalités parfois injustifiées, à compétences égales ce sont souvent les hommes blancs qui sont embauchés, et si ce moyen est bas il permettrait de faire avancer les choses. A Calais c'est du n'importe quoi. Le paradoxe du système. Ils veulent tous traverser la Manche parce que dès qu'un demandeur d'asile met un pied sur le territoire anglais, il a droit à un logement, à des aides de 30 à 40 livres par semaine. Sans parler du travail au noir assez aisé. Ils sont donc refoulés avant, mais ceux qui arrivent clandestinement à toucher le sol ne peuvent plus être renvoyés. C'est bizarre quand même. La maire de Calais Natacha Bouchart réclame moins d'assistance, elle voudrait que soit les Britanniques entrent dans Schengen, soit ils revoient leurs conditions d'accueil qui attirent de loin beaucoup de monde, tout en espérant et faisant tout pour qu'ils ne viennent pas. Il y aurait selon elle 800 réfugiés à Calais. L'effet Welcome semble faire évoluer la situation des réfugiés à Calais. Les associations devraient bientôt disposer d'un emplacement sur le port de Calais. De l'autre côté de la ville, c'est une installation sanitaire qui devrait voir le jour sous forme d'un nouveau bungalow équipé de douches, lavabos, lave-linge... Une proposition portée par la municipalité. Dans le film, on voit que les réfugiés ne peuvent prendre leur douche nulle part, même pas à la piscine en payant. Ensuite, qu'est-ce que le délit de solidarité ? Il existe bel et bien. Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier, d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 Euros (menace inapplicable des magistrats infantiles). Le 8 avril 2009, dans toute la France, 5 500 “délinquants de la solidarité” se sont présentés comme prisonniers volontaires, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté.  La solidarité, aider son prochain, serait donc bien aujourd'hui un délit.  La bonté est punie dans notre triste monde, notre pays soit-disant moderne et civilisé. Ca me fout les boules ça. C'est tellement généreux et rare quelqu'un qui vient tendre la main à une personne en difficulté, inconnue de surcroît, et on décourage et punit ceux qui le font. Ça pousse à l'égocentrisme et au chacun pour soi. Eric Besson a tenté de nier ces faits, mais toute la vérité a été rétablie dans le Journal d'un Avocat, pour ceux que ça intéresse,
ICI
.
LES CONTRADICTIONS DE LA LOI BOURGEOISE ICI
ET CONSEILS CONTRE LES INTRUSIONS DES FLICS :
Le défaut de papier est considéré comme un délit (« séjour irrégulier »). Au commissariat, un procureur peut décider d’envoyer un sans-papier interpellé au tribunal pénal. La peine pour séjour irrégulier est en général de 3 mois de prison et une interdiction du territoire français (ITF). La peine maximale est de 1 an de prison, 3 750 euros d’amende et une Interdiction du Territoire Français (ITF) de 3 ans. Si vous résidez sur le territoire français alors que vous avez été expulsé depuis moins de 1 an ou si vous avez une interdiction du territoire français, vous risquez une peine de 3 ans de prison maximum. L’enfermement au centre de rétention est ensuite systématique afin de préparer l’expulsion. Mais la majeure partie des sans-papiers interpellés sont envoyés directement en centre de rétention après 24h de garde à vue. Pour les condamnations, on distinguera toujours la peine maximale encourue et la peine prononcée en général par les tribunaux. En effet, les textes de lois ont pour but de faire peur avec des peines impressionnantes, mais, en réalité, les juges n’appliquent jamais les peines maximales prévues par la loi.

Ne pas ouvrir la porte aux flics, leur parler à travers la porte ; Laisser son passeport chez un ami
Des arrestations au domicile ont déjà eu lieu sur dénonciation des voisins mais aussi dans le cas d’un refus de régularisation à la suite d’un dépôt de dossier en préfecture. Par exemple, la circulaire Sarkozy de juin 2006 promettant la régularisation des parents d’enfants scolarisés a permis de ficher massivement ces familles avec leur adresse. Qu’est-ce qu’un domicile ? La notion de domicile est large. Il s’agit de tout lieu de résidence possible (par exemple une chambre d’hôtel ou un bureau), où la personne, « qu’elle y habite ou non, a le droit de se dire chez elle, quel que soit le titre juridique de son occupation et l’affectation donnée aux locaux » (jurisprudence : crim. 14
Janvier 1914).
Dans tous les lieux qui peuvent être considérés comme un domicile, les flics n’ont
pas le droit de rentrer si on ne leur ouvre pas, sauf s’il s’agit d’une perquisition ordonnée
par un officier de police judiciaire, un procureur ou un juge. Attention, les flics
trouveront toujours un prétexte pour qu’on leur ouvre la porte. La meilleure chose
à faire est de toujours refuser d’ouvrir la porte.
Dans les foyers, les hôtels ou les hôpitaux, seules les chambres sont considérées
comme domicile. Pour les espaces collectifs des foyers et des hôtels, c’est le gérant
du lieu qui peut se dire chez lui et décider de laisser ou non rentrer les flics. Si des
arrestations ont lieu dans les espaces collectifs, il faut vérifier au moment du procès si
le gérant avait bien donné son autorisation, en termes juridiques : « son assentiment
exprès ».
Garde-à-vue et passage au pénal :

Pendant la garde-à-vue, évitez de signer tout procès-verbal mentionnant que vous
avez refusé d’embarquer ou que vous avez été violent. Faites appeler quelqu’un
qui peut organiser un soutien à l’extérieur.
Le passage en comparution immédiate signifie que l’administration a l’intention
d’envoyer le sans-papier en prison puis de le remettre en rétention pour pouvoir
l’expulser. Refuser d’embarquer est un délit qui n’est pas forcément poursuivi par le
procureur, notamment lorsqu’il y a une pression extérieure. En général, la peine est
de 3 mois ferme et de 3 ans d’ITF. Dans la loi, ce délit est puni de 3 ans de prison
maximum et d’une interdiction de territoire français (ITF) de 15 ans maximum.
Si les passagers sont intervenus dans l’avion et/ou si les proches sont intervenus
à l’aéroport, il faut essayer de démontrer au juge que ce sont eux qui ont fait
échouer l’expulsion. Si personne n’est intervenu, ni dans l’avion, ni dans l’aéroport,
il va falloir essayer de montrer la légitimité du refus d’embarquement (attaches en
France, procédures de régularisation possibles, recours juridiques inachevés...).
Si vous avez été condamné, à la fin de la peine de prison, vous êtes transféré en rétention.
après. En général, la mairie ne transmet pas à la préfecture les changements de date.
Restez vigilants le jour de la cérémonie, venez entourés et laissez votre passeport
à un ami. Légalement, les maires ne peuvent pas refuser un mariage. Pourtant,
certains le font et, au pire, ils appellent eux-mêmes les flics sous prétexte de mariage
blanc.
Aux banques et à La Poste : Tous les flics ne portent pas d’uniforme : des employés
de banques signalent parfois des sans-papiers à la police et utilisent différents
moyens pour les retenir jusqu’à l’arrivée des flics (par exemple, garder les papiers ou
refuser de donner l’argent). Essayez d’être accompagné lors de vos démarches.
Connaître ces différentes justifications légales du contrôle n’empêche pas de se faire
contrôler si on n’a rien fait : les flics font ce qu’ils veulent. Mais, il est important de
savoir si il y a des vices de procédures (voir encart p. 25) : dans les 3 jours suivant
son arrestation, le sans-papier passera devant le juge du 35bis. Celui-ci décidera si
l’arrestation est illégale ou pas et donc de la libération ou du maintien en rétention de
la personne (voir chap. sur tribunaux). Quelquefois l’arrestation est jugée illégale
par le juge du 35bis : c’est une des principales chances de s’en sortir et d’être
libéré. Le déroulement de la garde-à-vue est également important, car là aussi les flics
ne respectent pas toujours la procédure.

Après le 5 juin 2012

Selon David Rohi, l’avis de la Cour de cassation a déjà eu au moins un effet, dans un tribunal de Toulouse. Un juge des libertés et de la détention, qui y validait toutes les garde à vue depuis des mois, en a annulé une mercredi.
A la place, la police peut avoir recours à d’autres procédures : l’audition libre dans les locaux de la police, laissée au bon vouloir de la personne contrôlée, et surtout, la possibilité de garder à disposition une personne pendant quatre heures pour vérifier son identité. Des mesures moins répressives pour "des personnes qui ne se considèrent pas comme des délinquants et sont bien souvent choquées par les gardes à vue", estime David Rohi.
La garde à vue est quant à elle limitée aux seuls cas où une personne est soupçonnée d’avoir "commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement". Ce qui pourrait, selon Stéphane Maugendre, président du Gisti (Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés), entraîner des "effets pervers" : des placements pour des délits annexes plus ou moins fondés, tels qu’outrage aux forces de l’ordre, ou occupation illégale d’un lieu dans le cas d’une interpellation dans un squat.
Finalement, ce frein aux gardes à vue de sans-papiers pourrait avoir une incidence, certes sur le nombre de gardes à vue lui-même, qui avait explosé dans les années 2006-2008, mais aussi, dans une moindre mesure, sur le nombre d’expulsions. Et ce n’est pas un mal, juge David Rohi : "Après une politique d’expulsions massives, qui a concerné 62 000 personnes en 2010 et consistait bien souvent à jeter de la poudre aux yeux, dans le cas des Roms par exemple qui peuvent facilement revenir sur le territoire national, le nouveau gouvernement est invité à ne pas poursuivre une politique du chiffre." On verra la gauche hollandaise à l’œuvre, qui ne devrait pas bêtement ouvrir les portes toutes grandes…

Immigration : ce que les candidats n’ont pas dit pendant le débat

3 mai 2012 - Nouvel Obs - Elsa Vigoureux
La question est au coeur de la discussion depuis le soir du premier tour. Avec son lot de mensonges et de fantasmes. Décryptage, chiffres à l’appui. D’après une enquête Ipsos, parue en août 2011, plus de la moitié des Français considèrent que les immigrés sont trop nombreux. Et qu’ils ont un effet négatif dans le pays.
(enquête partiale et douteuse, je joins entre parenthèses mes commentaires)
Pourtant, la France n’est pas le pays le plus accueillant en la matière, puisqu’elle se place loin derrière l’Allemagne qui comptait plus de 10 millions d’immigrés en 2010, contre 6,7 millions en France à la même période ( ???). Nourris de fantasmes et pétris de peurs, largement alimentés par les discours politiques, les Français ignorent certaines vérités sur l’immigration (les français – sous-entendu les ouvriers – sont des cons ignorants parce qu’ils ne croient pas aux manipulations chiffrées ou aux jongleries des tartuffes de la gauche bobo ! La nature de l’immigration peut être très différente d’un pays riche à un autre, en Allemagne les turcs sont plus nombreux à retourner cycliquement dans leur pays).
Un rapport d’audit de 2011 mené pendant près d’un an par des parlementaires de tous bords sur la politique d’immigration a, par exemple, apporté un éclairage sur des aspects peu ou mal connus de la question. On y apprend, entre autres, que les migrants subsahariens ont en moyenne un niveau d’instruction supérieur aux personnes vivant en France métropolitaine - 40% d’entre eux sont diplômés de l’enseignement supérieur. (et alors ? Ne pourraient-ils pas mettre leur savoir au service du pays ou de la région d’où ils viennent ?)
En dépit de leur sous-qualification et de leur précarité, les immigrés rapportent plus à la France qu’ils ne lui coûtent. En effet, 70% d’entre eux ont entre 20 et 60 ans, contre 53% pour les Français. Ils sont donc plus nombreux dans les classes d’âges d’actifs, cotisent plus. Ils travaillent plus longtemps et meurent plus tôt que les Français. Contrairement au fantasme ambiant, les immigrés profitent donc bien moins que les Français des prestations de santé et de retraite. (c’est pas prouvé)
Dans ce rapport parlementaire, Martine Billard (Parti de gauche) faisait valoir une autre étude, selon laquelle si les immigrés "coûtent" annuellement 47,9 milliards d’euros en dépenses de protection sociale, en revanche, ils rapportent 60,3 milliards en cotisations. Soit un solde largement positif. (curieux calcul basé sur le raisonnement fallacieux des amis de Mélenchon, l’exploitation des travailleurs toutes catégories confondues rapporte incommensurablement plus que toutes les additions aléatoires de cotisations sociales).
L’immigration pourrait même être synonyme d’enrichissement... Selon une étude des Nations Unies (Ortega et Peri, 2009), 74 pays qui ont augmenté leur population de 1% grâce aux migrants ont vu leur PIB enregistrer une hausse de 1% entre 1980 et 2005.( n’importe quoi !)