"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

lundi 19 janvier 2026

MEGAPHONE EN PANNE: FAUT-IL armer le peuple iranien?


 « Si la rotation de la terre est immuable, l'histoire, elle, n'est jamais écrite. Il suffirait que le peuple perse renverse ses tortionnaires et tout basculerait. Je suis convaincu que les Iraniens montreront au monde le chemin de la sortie de la religion. J'attends ce moment depuis longtemps. Il finira bien par arriver. Tous les ingrédients sont réunis : une civilisation multimillénaire et largement préislamique, une alphabétisation massive, une longue tradition philosophiqueet laïque du chiisme, un rejet qui sera forcément violent de la tyrannie religieuse ».

Richard Malka (Après Dieu)


« Décidémment je n'ai pas de chance avec les mégaphones ! A quarante sept années de distance j'ai foiré mes prises de parole publique. Dans ma vie, je serai donc intervenu oralement deux fois à Paris par le même intervalle de 47 années pour deux dates historiques dont la deuxième va bouleverser le monde.

23 MARS1979 : à l'époque du début d'une révolution en Iran où les ouvriers constituent des conseils ouvriers, révolution immédiatement violée par les tarés islamistes, la situaoion sociale est si explosive que nous croyions que la révolution de classe était proche. Rétroactivement nous pouvons remarquer que la gauche bourgeoise a en tout cas éreint le début d'incendie deux ans plus tard. La faute à l'absence d'un vrai parti communiste, comme diraient les bordiguistes ? La descente violente des ouvriers sidérurgistes au centre de Paris. A été nprobablement la dernière manifestation d'une classe ouvrière classique. Epoque de manifs de chômeurs, de la lutte à Longwy, des grèves des ouvriers immigrés en usine, etc .

Pour la « descente à Paris », chapeautée par la CGT, le CCI m'avait chargé de prendre la parole place de l'opéra (dans la réunion de section de l'organisation j'avais gueulé qu'on ne pouvaitbrester de simple diistributeurs de tracts). J'avais escaladé un réverbère face à l'Opéra Garnier, mégaphone en main, avec un petit discours simpliste d'appel à une généralisation des luttes Sauf que les autonomes à mes pieds se battaient déjà avec avec les cordons policiers,qui se mirent à charger. Je me précipitai pour descendre de mon perchoioir et fuir moi aussi la charge policière a vec ce curieux seul souci, rapporter le mégaphone intact au magasin loueur sur les Champs Elysées ; le câble avait été arraché mais on avait récupéré le micro. On m'aperçoit un court instant sur le lampadaire d'un film qui a été retiré de l'excellent site 'Fragments d'histoire de la gauche radicale' (Marche des sidérurgistes à Paris - 23 mars 1979 - [Fragments d'Histoire de la gauche radicale] ).

17 JANVIER 2026 : première manifestation pas simplement iranienne (contrairement à la précédente) appelée par les syndicats, seulement 15 jours après le début des massacres et un silence assourdissant de toute la gauche bourgeoise, et de la petite bourgoisie gauchiste et maximaliste. La manif débute par l'attroupement face au Panthéon (coucou Voltaire!). Elle sera très hétéroclite et hétérogène. Beaucoup de vieux, pourtant on est samedi. Seule présence visible d'une référence à la classe ouvrière avec son large panneau, Lutte ouvrière ; je suis allé les féliciter pour leur tract-édito, rare publication qui ne se soit pas indignée outre mesure de la capture du truand Maduro. Je me suis approché de ceux qui entouraient Nathalie Artaud et je leur ai demandé ce qu'ils pensaient du silence du CCI et du milieu maximaliste, dit anciennement ultra-gauche. Ils sont partis d'un grand éclat de rire.

Je vois passer Jérôme Guedj, que j'imaginais plus petit. Par après j'ai vu à la télé que d'autres politiciens bourgeois étaient venus pointer leur nez : Glucksmann, les sinistres Valls et Retailleau, le grand dadet Yannick Jadot de la branche écolo-bourgeoise qui ne représente plus rien. Mais tout ce personnel politique n'est venu qu'à titre de voyeurs. Mon souci n'est pas d'apostropher un de ces clowns parlementaires ; comme mon interpellation, lors de période des jeux olympiques, du gentil Olivier Faure (qui par sa finesse et son élégance me faisait penser à Raoul Victor) à qui j'avais lancé « vous êtes l'otage de Mélenchon » ; quoique je n'ose pas prétendre que je suis le seul à avoir impulsé le revirement du PS contre Mélencon.

Ce premier attroupement est bon enfant, les anciens drapeaux iraniens sont peu nombreux sur le côté droit du Panthéon, les types qui l'arborent ont une tronche un peu patibulaire apparemment drivés par un vieux chefaillon. Les iraniennes sont toujours aussi jolies ; on comprend pourquoi les tarés mollahs les obligent à se voiler.

Mon discours était rangé dans ma tête. J 'allais d'abord clamer que le peuple iranien est seul, terriblement seul. Puis dénoncer le silence de la gauche bourgeoise et ses syndicats. Poser la question : pourquoi ce silence ? Mais parce que vous défendez des intérêts électoraux minables : je me fous du vote musulman comme du vote breton.

Trois, parce que, au nom des hypocrtites droits de l'homme, vous protégez une religion qui est devenue un des principaux paravents du capitalisme et qui enrichit les pieux mollahs. Marx a dit très justement que la critique qui conditionne toutes les autres (critiques) est la critique de la religion ! La révolution française n'est pas terminée : oui séparation des églises et des mosquées de l'Etat.

Quatre, vos bêlements démocratiques, syndicalistes apolitiques, féministes, sont de la foutaise ! Le régime des sadiques tueurs mollahs ne tombera pas grâce à cette pitié humanitaire. Il faut des armes comme il en fallait pour l'Espagne en 1936. Trump n'est pas là pour libérer le peuple iranien. D'autre part tous ces prétendus libérateurs du peuple ukrainien se plaignent de ne pas avoir d'interlocuteir connu et crédible, moi j'en connais un: le prolétariat qui avait constitué des conseils ouvriers en 1979.

Le roi des cons iraniens comme intermédiaire serait une supercherie pas du tout crédible. Oui il faut une intervention extérieure du prolétariat international...et je finirai par un appel à un sit-in quotidien devant l'ambasse iranienne au métro Iéna.

Manque de pot, le mégaphone était à l'agonie, après le bruit de la sirène qui avait fait se tourner des centaines de tête, j'étais là comme un con à manipuler en vain tous les boutons. Tout le monde s'était détourné vers les litanies démocrassouilles des animateurs folkloriques des bourgeois réfugiés.

Alors j'ai pris la parole à voix nue, ce qui m'a fait perdre une partie de la trame de mon discours, sachant le peu de portée d'une voix sans micro face à une foule..

Les premiers rangs ne m'entendaient pas vraiment et pouvaient légitimement se questionner : « qui c'est celui-là ? Il parle au nom de qui ? La prochaine fois je viendrai avec un panneau sur lequel sera écrit « Révolution internationale » car persionne n'est propriétaire de ce titre .

La comparaison avec « des armes pour l'Espagne » ne me satisfaisait pas car le recrutement des ouvriers au niveau mondial pour secourir « la révolution espagnole » avait servi à les embrigader dans un camp républicain bourgeois contre l'autre, certes fasciste, mais préfigurant la césure du peuple pour une avancée vers la guerre mondiale. Les armes en soi ne sont pas le seul moyen efficace « de classe » si toute la population est armée avec les objectifs différents des classes. En Iran la classe ouvrière n'est pas non plus l'ossature de l'indignation, malgré nombre de grèves effectives même malgré la terreur des nazis mollahs, comme nous l'ont appris des kurdes iraniens qui ont pu maintenir des liens télléphoniques. Plusieurs discussions m'ont semblé très intéressantes au point d'maginer une conférence conviant tous les petits groupes maximalistes pour qu'ils se prononcent enfin, s'informent et soient à l'écoute de ceux qui sont concernés directement par la sauvagerie en cours. Mais, réflexion faite, c'est impossible, ce sont des cons enfermés dans leurs sectes et injoignables. Je ferai circuler des informations passionnantes d'une autre manière.

Enfin le départ de la manif fût annoncé de façon débile : les femmes devant, les iraniens derrière et les va-nu-pieds du tout venant pour former un cordon aussi étiré et cloisonné qu'un enterrement syndical.. A part une petite intervention policière pour séparer deux zigotos de sectes iraniennes opposées, la promenade humanitaire poursuivit son chemin, sans moi. RAS. Rois, mollahs et présidents n'ont aucun souci à se faire.

Enfin voilà, je ne vais pas vous dire comme Trump que je suis le meilleur, même si je me défends pas mal, mais considérez mon curieux parallélisme. Parler de toute ma vie seulement deux fois à Paris avec des mégaphones en panne, cela pourrait vous déprimer, pas moi. Le temps n'est pas encore venu où comme en 68 on se parlera dans la rue, sans passer par les portables, et avec cette volonté révolutionnaire de passer de la parole aux actes. Il vient et la religion va prendre un sacré coup de vieux.




jeudi 15 janvier 2026

Condamner la dictature théocratique religieuse n'implique ni le silence ni la complaisance envers Trump


Khomeini exporté par VGE

Le soulèvement en cours, immobilisé par un carnage sans précédent depuis 2000 ; n'est ni une simple révolte féministe, ni un mouvement de fragmentation ethnique, ni une révolution identitaire, ni une lutte marxiste ou postcoloniale , ni un combat patriotique. Réduire le soulèvement à des sanctions ou à la hausse du coût de la vie est donc un mensonde de « campistes ».. Il ne s'agit pas d'une émeute dela faim. L'effondrement économique est un facteur déclencheur, non la seule cause. La cause est la barbarie de la théocratie religieuse.La gauche néo-anti-colonialiste, imbibée pendant des décennies par l'idéologie trotskienne des libérations nationales, s'est déculpabilisée avec des arguments plus sociologiques que politiques : libération des femmes mais liberté aussi prétendue de subir le foulard, dénonciation d'un racisme contre les afghans, persécution des minorités sexuelles, etc. mais pas de dénonciation de la théocratie « anti-impérialiste » mais très capitaliste.

LFI et PCF n'ont pas cessé de prétendre sans honte« C’est seulement un mouvement social contre la vie chère », ont-ils dit. Comme un défilé pour nos retraites. Rien à voir avec les appels au meurtre légitime par la population martyrisée des saints mollahs milliardaires au pouvoir. L'Huma relookée démocrate n'a toujours pas peur de mentir effrontément  quand les syndicrates se sont tus eux aussi jusqu'à présent, et, face aux massacres ininterrompus, il ne s'agirait que d'organiser une nouvelle manif du niveau gnangnan de celles sur les retraites, et surtout de ne pas parler d'armer la population décimée: « Palestine, Venezuela, et désormais Iran. Les syndicats n’en finissent pas de battre le pavé par internationalisme (sic). La CGT, la FSU, la CFDT, l’Unsa et Solidaires demandent la fin de la répression, la liberté d'organisation et de manifestation, la libération des prisonniers politiques et le respect des droits de l’homme en Iran ».

Le ridicule PCF, qui réduit l'indignation féroce contre les massacreurs à une simple contstation, s'aligne ensuite sur l'idéologie féministe bourgeoise (sponsorisée par Israel lors de la vague d'émeutes précédentes, réduisant le mouvement à une révolte sexuelle de genre, lui évitant de parler de la théocratie religieuse : « les iraniennes invisibles »1

La distorsion narrative – seul l'impérialisme US est méchant (comme au temps du Vietnam) - ne se limite pas aux influenceurs gauchistes en France. Dans The New Republic, la journaliste Adrienne Mahsa Varkiani livre un réquisitoire implacable contre une partie de la gauche américaine qui, face aux soulèvements iraniens, oscille entre silence gêné et accusations délirantes de manipulation impérialiste. Elle rappelle que des millions d’Iraniens manifestent depuis des semaines contre un régime qui les opprime depuis 47 ans, au prix d’une répression militaire — tirs à balles réelles, hôpitaux saturés, morgues débordées. Wajsman observe une constante : les manifestations qui cadrent avec les obsessions de la gauche occidentale — anti-occidentales, anti-capitalistes ou anti-israéliennes — bénéficient d’un traitement empathique et soutenu. À l’inverse, lorsqu’un peuple se soulève contre un régime islamiste, rejette le Hamas, réclame la laïcité, l’égalité des femmes et une démocratie pluraliste, l’intérêt médiatique s’évapore. Il note l’ironie cruelle de progressistes « contre toutes les formes de suprématie », sauf lorsqu’elle est islamiste ; « contre la police », sauf lorsqu’il s’agit d’un État policier religieux2.

La théocratie islamiste n'est en rien une république (système politique où le pouvoir est élu par le peuple) pa plus que « les droits de l'homme » ne sont une réalité pour la classe ouvrière du monde entier. Au lieu d'en pleurnicher, il faut reconnaître que la capture de Maduro a constitué un coup dur pour cet Etat terroriste islamiste. Il faut savoir que près de 20 % du trafic mondial de cocaïne transite par des réseaux contrôlés conjointement par Téhéran et le Hezbollah, via le Venezuela. Depuis une décennie, les mollahs et les Gardiens de la réaction investissent massivement dans ce pays : rachat de chaînes de supermarchés, ouverture de comptes bancaires, acquisition de biens immobiliers. Autant de dispositifs destinés à exfiltrer leurs avoirs d’Iran en prévision du jour où il leur faudra fuir.

Le chaud et le froid des médias se poursuit au rythme des humeurs de Trump, avec toujours cette personnalisation des saloperies de l'Etat impérialiste US; avant-hier les médias du monde entier exhibaient la photo du premier manifestant destiné à être pendu. Trump n'avait-il pas déclaré qu'il se mettrait en colère si leur régime se mettait à pendre des gens innocents. Il déclare hier que la répression (les pendaisons aussi?) a cessé et que tout va bien. Passons sur les massacres et les milliers d'emprionnés voués à la torture. Ce jeudi matin l'Iran n'est plus à la une mais le Groenland et des soucis européens.

On nous apprend que la lenteur trumpienne serait dûe aux réticences de généraux américains et au refus de l'Arabie Saoudite de laisser survoler son territoire par l'armada américaine. Les Etats théocratiques, en choeur avec nos islamo-gauchistes, la main aussi sur le cœur, mettent en garde contre un risque de chaos dans la région3. Résumé : laissez nos collègues massacrer tranquillement, non pas les soldats du m échant impérialisme US mais leur propre population..

La gauche bourgeoise piégée par son soutien à l'islamisation : le campisme et pourquoi ils se taisent

Face à la nouvelle forme « d'ingérence ciblée » dans le désordre mondial intronisée parTrump au Venezuela, le « campisme » - inventé par le dictateur Fidel Castro, refait surface. C'est pourtant une théorie lamentable et de type nationaliste visant à « choisir un camp » dans les conflits militaires, et, en l'occurence les petits impérialismes contre les grands. Avec l'ingérence israélienne sans gêne et criminelle et sans limite (et pas du tout ciblée) à Gaza, en réponse aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023, le campisme a repris du poil de la bête, en partie justifié contre les massacres del'armée juive, mais qui aboutit sans nuance ou implicite au soutien des pires théocraties religieuses fliquant la région.

La dénonciation hystérique personnalisée de Trump sert de paravent à la gauche soumise aux électeurs hallal  ; même le commercial KFC a compris que pour ses clients, population pauvre des banlieues qui n'ont pas les moyens de se payer une nourriture convenable, il faut désormais servir hallal pour maximiser le profit

Les mobilisations pour protester conre les massacres israéliens à Gaza, qui ont explicitement présenté le Hamas comme un mouvement de résistance, ont dérapé sur un soutien total aux drapeaux palestiniens, simples cache-sexe du Hamas, lequel veut surtout la domination mondiale d'une théocratie religieuse et se fiche de la théorie gauchiste de « libération nationale » d'ailleurs totalement irréaliste et impossible. Leur meilleure marque de solidarité à la dictature religieuse iranienne est de se taire, car prendre position les mettrait à nu comme collabos d'un carnage du même ordre que ce que serait capable de faire la bourgeoisie moderne contre une véritable révolution prolétarienne. Silence bruyant cmme je l'ai dit la fois précédente , quand lesmédias de droite se taisaient aussi, pour finalement récupéer aussi par un bruit assourdissant une solidarité de confort éloigné en soutenant un « soulèvement national et identitaire ».

Quand les islamistes se présentent comme anti-occidentaux, ce sont des collègues en faveur de la révolution mondiale.

La violence islamiste est anti-impérialistte. Qu'on se le dise et le répète. Aujourd’hui, le scénario anti-impérialiste se répète. La « cause palestinienne » sert à nouveau de prétexte auxnationalistes islamistes : on prétend soutenir le peuple iranien, menacé par une ingérence impérialiste, afin de vouer celui-ci à être égorgé. Les meilleurs idiots utiles sont encore ces activistes minables de la gauche bourgeoise et petite bourgeoise, convaincus de sauver leurs électeurs musulmans, alors qu’ils ne font que servir à minimiser le carnage de la clique des tueurs aux ordres dAdolf Khameini. Avec pourtant toujours le mérite de combattre le fascisme inexistant ou ridicule en France.

Fumier sur le carnage, le petit faux communiste au poil ras, Ian Brossat, sénateur de l'ordre bourgeois, a banalisé ce régime assassin et terroriste en comparant, sans honte, la situation des femmes en Iran avec celles des femmes juives orthodoxes – qui ne risquent pourtant pas d’être lapidées pour adultère ou tuées pour un voile de travers. C'est pour se défendre d'être antisémite qu'il fait unclin d'oeil à ses électeurs musulmans parisiens ?

UNE REVOLTE RECUPEREE PAR L'IMPERIALISME ?

C'est sur les blogs de défense de l'islam qu'on trouve les meilleurs souteneurs de la gauche bourgeoise. On y apprend que la révolte populaire est « confisquée par la guerre idéologique ees occidentaux », mais prioritairement par rapport aux massacreurs islamistes qui, après tout, eux aussi, ne font que se défendre4.J'ai déjà expliqué que l'impérialisme américain instrumentalisait la révolte (quelque peu suicidaire hélas) mais pas pour sauver les milliers et milliers de victimes iraniennes mais pour ses cyniques objectifs géopolitiques. Mais actuellement qui massacre sauvagement ? Enfin il se fout totalement ce que pensent les martyrs révoltés !

Pour cet apôtre d'une lâche gauche bourgeoise, il n'y aurait pas eu silence de cette gauche (virtuelle dans son imaginaire) mais la fabrication d'une gauche occidentale aveugle . Que non elle n'est pas aveugle mais bien consentante ! Et son soutien au mouvement « femme, vie, libert é », était comme la corde qui soutient le pendu, indolore pour celui qui regarde et peu dérangeant pour les tortionnaires islamistes, leur évitant toute confrontation avec le prolétariat.

« Refus d'alignement » nous assure notre reprsentant de commerce d'un islamisme mou qui se tait lui aussi ? Mais au profit de quel autre alignement ? Suffit de lire par après :

« Le vrai cœur du discours : l’islam comme ennemi. Derrière la défense affichée des Iraniens se cache une thèse plus profonde : l’islam serait une civilisation intrinsèquement oppressive, incompatible avec la liberté. La révolte iranienne devient alors une preuve à charge contre une religion, une culture, des populations entières. C’est une falsification.
La révolte iranienne n’est pas une guerre contre l’islam. Elle est portée par des croyants, des non-croyants, des féministes musulmanes, des laïques, des athées. Elle vise un régime, pas une civilisation.Transformer cette lutte en argument islamophobe est une trahison pure et simple ».

C'est vrai que la plupart des manifestants ont conchié l'islam, cette religion capitaliste, et appelé à tuer ses assassins patentés et enturbannés, sans oublier les « mort à Khamenei », le principal curé assassin. C'est vrai que toutes les couches de la population et des religions étaient représentées, mais certainement pas les bigotes soumises – qualifiées, pauvre euphémisme, de féministes musulmanes - qu'on a vu lors des contre-manifestations manipulées par le régime théocratique. En résumé ce représentant d'un islamisme mou, qui, juridiquement, justifie les pendaisons, nous affirme son « refus de transformer une lutte populaire en argument de propagande civilisationnelle (qui légitime l’ordre géopolitique occidental). Notre pauvre représentant en est réduit à légitimer le nationalisme palestinien impuissant et culotte du Hamas...iranien

Indépendamment de la propagande « civilisationnelle » de l'impérialisme occidental, il y a bien une énorme propagande non civilisationnelle des bandits islamistes. Bien entendu nous ne choisissons pas non plus « la civilisation capitaliste » car il faut une autre civilisation pour l'humanité, passant d'abord, par l'arrêt des massacres islamistes et capitalistes.

Ce coup-ci évidemment que, comme toutes les véritables révolutions du passé,il faudra écraser la religion, surtout musulmane qui est devenue complètement complice du capitalisme et un moyen pour surtout enrichir une minorité d'exploiteurs idéologiques.

Une peite secte maximaliste assure qu'il ne faut jamais choisir un camp en bénissant la venue étenellement éloignée de la grande révolution universelle finale ; c'est une généralité qui ne coûte pas cher, mais on peut avoir des souhaits intermédiaires. Comme des millions de gens, j'espèreais (je l'avoue) une intervention de l'armée américaine, comme je l'a remercie d'avoir écrasé le nazisme. Cruelle illusion ! Trump et tous les dirigeants occidentaux se fichent des milliers de morts sous la mitraille de leurs compères gestionnaires du capitalisme.

Trump s'affirme enfin comme le pire des salauds, après son amitié confirmée avec l'autre salaud de Poutine, en parlant ce jour de désescalade, sut les tas de cadavres de son ami Khamenei. Et la preuve qu'il n'est qu'un mariole dépendant de ses vassaux Israël et Arabie Saoudite. Je persiste et signe: les événements en Iran posent les questions fondamentales pour une révolution universelle.


POSTFACE

A titre indicatif, je reproduis ici la prise de position intéressante d'un groupe trotskien, même s'il frôle la vérité en fin de compte en reprenant les mystifications éculées des autres cliques : « Les protestations en Iran assiégées par les ennemis intérieurs et extérieurs »5

« Un jour seulement avant l’agression impérialiste des États-Unis contre le Venezuela, Donald Trump, sous couvert de « soutien aux manifestant·es », lançait cet avertissement : « Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendront à leur secours  ». C’est là le vocabulaire bien connu de l’impérialisme, qui prétend « sauver des vies » pour justifier ses interventions militaires – en Irak comme en Libye. Les États-Unis poursuivent aujourd’hui encore sur cette voie : rien qu’en 2025, sept pays ont été la cible d’attaques militaires directes de leur part ».

« ’État génocidaire d’Israël, qui avait mené avec cynisme son offensive de douze jours contre l’Iran sous la bannière de « Femme, Vie, Liberté », s’adresse cette fois en persan aux manifestant·es sur les réseaux sociaux pour déclarer : « Nous sommes à vos côtés »Toute honte bue, les monarchistes, allié·es iranien·nes du sionisme, se sont couvert·es d’infamie en assumant leur soutien à Israël durant la récente guerre et tentent désormais – par une mise en scène sélective et une manipulation de la réalité – de se présenter à leurs maîtres occidentaux comme la seule alternative possible. Ils ont ainsi lancé une campagne en ligne pour tenter de s’approprier les protestations, en déformant, altérant et parfois en falsifiant les slogans de la rue ».

« À ce paysage s’ajoutent les campistes se réclamant faussement de la gauche. Ces prétendus « anti-impérialistes » absolvent la dictature de la République islamique en lui prêtant, par pure imagination, un rôle anti-impérialiste. Ils remettent en cause la légitimité des protestations actuelles en affirmant que « se soulever dans les conditions présentes, c’est faire le jeu de l’impérialisme », ne percevant ce mouvement qu’à travers le prisme des conflits régionaux et comme un simple projet américano-israélien ».

«  les campistes apportent une réponse réactionnaire à une dynamique réactionnaire. Ils vont jusqu’à nous dire de ne pas mentionner, dans l’espace international, les récentes protestations, les massacres et la répression qui ont lieu en Iran dans une langue autre que le persan, de peur de « fournir un prétexte » aux impérialistes ».

« Celles et ceux qui descendent dans la rue sont las des analyses abstraites, simplificatrices et paternalistes. Ils luttent au cœur même des contradictions : ils subissent à la fois les sanctions et le pillage de l’oligarchie intérieure ; ils craignent à la fois la guerre et la dictature domestique. Mais ils et elles ne sont pas paralysé·es par la peur. Ils et elles veulent être des sujets actifs de leur propre destin, et leur objectif, au moins depuis décembre 2017, n’est plus la réforme, mais la chute de l’ensemble du régime ».

« Les slogans ont dès le départ ciblé l’ensemble du système. La progression du mouvement dépend aujourd’hui plus que jamais de la volonté des classes populaires, des jeunes, des chômeurs, des populations excédentaires, des travailleurs précaires et des étudiant·es.

Certains ont rejeté les protestations récentes de manière simpliste sous prétexte qu’elles avaient commencé dans le bazar – souvent perçu comme un allié du régime et une symbole du capitalisme marchand – et les ont déconsidérées en les étiquetant de « petite-bourgeoises » ou « pro-gouvernementales ».


«  Pourtant, le point de départ d’un soulèvement ne détermine ni son destin ni sa nature. L’étincelle initiale est souvent fortuite, et n’importe quel souffle peut rallumer les braises de luttes solidement ancrées dans le paysage politique iranien. De même, tout soulèvement peut évoluer vers une trajectoire éloignée de ses origines ».

« Avec les protestations récentes, l’étincelle a jailli du bazar mais s’est très vite propagée aux quartiers populaires urbains de Téhéran et à plusieurs provinces, notamment avec l’entrée en grève des travailleurs des marchés de fruits et légumes de Téhéran dès le cinquième jour ».

La faute à qui ? A la guerre des douze jours face à Israel, qui a contraint le régime à durcir la répresssion ! Plus l'intensification des sanctions occidentales ! Mais le pire, selon nos trotskiens inachevés, est que les devises d’exportation sont pratiquement prises en otage » !


uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu

NOTES


1« L’Iran connaît depuis plusieurs semaines une nouvelle vague de contestation (sic). Les causes immédiates ne manquent pas de relais : hyperinflation, dévaluation de la monnaie, appauvrissement massif de la population. Près de 40 % des Iraniennes et des Iraniens vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté ». Le 12 janvier, finalement du même côté idéologique dissolvant, les féministes se réveillent après une longue indifférence et appellent au sit-in au Panthéon de « Solidarité féministe avec le peuple iranien » samedi prochain.

2cf .Le livre de Jean Birnbaum, Un silence religieux ; La gauche face au djihadisme 

3Marine Tondelier, Clémentine Autain, et même le chefaillon du PS nain, Olivier Faure, se sont inquiétés des frappes américano-israéliennes, une guerre « qui va provoquer le chaos ». Si le CCI prend position un jour, ce sera aussi cette mise en garde qui prévaudra plus le récurrent appel à la solution miracle bien connue.

4Blog de Kader Tahri Ouvrons le Débat: Iran : une révolte populaire confisquée par la guerre idéologique des Occidentaux: Mais c'est sûr que la récupération la plus puante est celle de l'impérialisme hébreux, larbin des USA, dont la presse « Actualités » a des arguments aussi simplistes et hypocrites que notre représetant de commerce de l'islam : Acte d'accusation contre l'ONU et l'Union européenne 12.000 morts!!! ». Soit un peu moins ou un peu plus que le carnage de tsahal à Gaza.

5Les protestations en Iran assiégées par les ennemis intérieurs et extérieurs - Gauche anticapitaliste


temps de réalisation: 5 heures

mercredi 14 janvier 2026

LE BRUYANT SILENCE DE LA GAUCHE bourgeoise et gauchiste SUR L'IRAN

 


Et pourquoi cette lenteur de Trump ?


UNE SIMPLE FORME DE CONTESTATION COLLECTIVE (communiqué des ordures syndicales réunies)


Dans mon article précédent, je m'interrogeais surle silence du camp maximaliste qui se prétend le plus révolutionnaire de tous les prétendus révolutionnaires, style marxiste1. Je ne m'interrogeais pas sur le silence des gauchistes débiles du NPA ni sur les autres débiles de LFI. J'oubliais les syndicats eux aussi motus bouche cousue. Leur réaction , à retardement, plus de deux semaines après, est aussi sidérante que le silence de leurs compères politiques. Ils appellent à un sit-in limité à Paris samedi prochain. Leur communiqué « solidaire des iraniens » est non seulement affligeant mais honteusement mensonger : « ...(elles) expriment leur plein soutien aux mobilisations en cours en Iran, qui se déroulent dans un contexte d’effondrement économique, d’hyper inflation et d’explosion de la pauvreté»,  «Les revendications sociales et syndicales sont systématiquement criminalisées, l’appareil judiciaire et sécuritaire instaure un climat de peur pour étouffer toute forme de contestation collective».

Les termes sont misérables et un pastiche répugnant des cérémonies syndicales françaises pacifistes, des « mobilisations en cours » alors qu'il s'agit d'émeutes impuissantes sous la mitraille ! Un « contexte d'effondrement économique et d'explosion de la pauvreté » mais ne surtout pas dénoncer les dictateurs islamo-criminels ! Les cerveaux syndicalistes étroits en sont à imaginer « des revendications sociales criminalisées »!? Mais ce tas d'imbéciles ils se foutent du monde et du prolétariat ! Les saloparts de mollahs tirent à la mitrailleuse dans le tas de foules sans armes, crèvent les yeux avec leurs snipers et nos pauvres syndicrates nous parlent de revendications sociales criminalisées!Plus ignoble il leur faut écarter toute critique du despotisme religieux (pour ménager les travailleurs musulmans syndiqués dans leurs corporations?) et surtout comment osent-ils qualifier la terreur sanglante comme une simple « forme de contestation collective » !!!!

Du jus intellectuel syndical apolitique le plus minable on passe ensuite à ctte prétention (politique?) de rejeter « les tentatives d'ingérence extérieure, notamment des Etats-Unis et d'Israël ». Mais motus sur la seule ingérence que nous, les ouvriers, souhaitions : celle sociale (et digne) de la classe ouvrière d'un maximum de pays par grèves générales ou manifestations massives contre la pricipale tuerie de ce début de siècle ! Outre le fait que cette classe ouvrière reste spectatrice et nous fait honte, nous sommes des millions à souhaiter et désespérer d'une ingérence nécessaire de Trump, car le désigné méchant Trump n'est pas seul à pouvoir être accusé d'ingérence. Nos syndicrates et leurs suiveurs gauchistes et ultra-gauches passent sous silence les discrètes ingérences russes et chinoises et l'envoi de centaines de tueurs irakiens (lire par après).

L'ingérence militaire américaine, n'est pas dictée par un souci humanitaire (l'impérialisme US ne fait rien non plus pour stopper le massacre massif depuis 15 jours) mais par sa compétition avec ses deux principaux rivaux, qu'il s'agit aussi de ménager. Poutine reste silencieux pour ménager son ami Trump et la Chine « est emmerdée ». Mais, même en sachant cela nous souhaitons (moi et des millions)vivement son « ingérence » comme nous avons été heureux que l'armée US ouvre les portes des camps de la mort nazis. Merci en passant à Glücksmann qui sauve en partie la gauche bourgeoise si silencieuse pour protéger son électorat musulman.

 « L’UE doit sortir «du commentaire» sur l’Iran, et devrait notamment classer les gardiens de la révolution, bras armé du régime, sur sa liste des organisations terroristes. «Je ne supporte plus ces communiqués de l’Union européenne qui disent “nous surveillons la situation”. Nous ne sommes pas des commentateurs de l’histoire. (…) » ,«il faut que le régime des mollahs tombe», Pour autant, l’eurodéputé ne fait «aucune confiance aux actions unilatérales de Donald Trump» pour aider au renversement du régime iranien. «Au Venezuela, il a fait une frappe, il a laissé en place le régime. Tout ça pour servir les intérêts américains», a-t-il déploré. «Entre des frappes unilatérales américaines et simplement des communiqués de presse, il y a des actions qu’on appelle la politique».

Remarques très justes, sans véritable proposition alternative sérieuse par cet arriviste, mais il met le doigt, sans l'expliquer, sur une nouvelle façon américaine de ne plus recourir à l'invasion militaire pure et simple. J'en parle plus loin.

Le peuple iranien est seul. Je l'ai établi avec mon article précédent, désolé ! Mais la comparaison s'impose avec la Commune de 1871 même avec un prolétariat iranien considéré comme portion congrue, et une situation qui ne correspond pas au bon vieux schéma marxiste binaire  :« En résumé on assiste à un statu quo de tous les requins impérialistes qui, comme les fois précédentes se croisent les bras, laissant massacrer la population iranienne, tout en voulant faire croire que les iraniens pourraient obtenir une démocratie impossible dans un pays multiethnique (sous despotisme religieux) , sans armature politique solide ni crédible, avec cette seule alternative dérisoire de faire avaler que le bâtard du Shah, depuis son bureau à New York, aurait l'aura nécessaire pour calmer le jeu dans un intermède qui ne pourrait que virer au chaos comme en Syrie ou en Irak. Or pour qu'il y ait une vraie révolution, pas simplement l'émeute, ce n'est pas l'argent qui est le moteur et le chemin de la réussite2. Deux facteurs sont fondamentaux, souvent conditionnés par une période de guerres : la destruction de la religion et la liquidation des faux amis du peuple et du prolétariat. Il ne faut pas voir dans le chaos que le chaos »

Le capitalisme a plus que jamais besoin des religions, parce que le monde entier se passe des conseils du CCI sachant qu'il est en faillite et criminel, et se réfugie provisoirement dans les vieilles croyances à des conneries. Mais voilà qu'on remet  en cause dans la rue particulièrement l'islam garant de n'importe calme social gouvernemental et plus efficace en milieu ouvrier que la CGT. L'absence de critique de fond du despotisme religieux par la gauche bourgeoise et ses syndicats, même chez Trump le fier à bras3, ne trompe pas leur Etat capitaliste de préférence... Or, ce que veulent les iraniens, ce que craint le Qatar, et qui destabiliserait la région, pas que les prix baissent au milieu d'un bain de sang, c'est que la religion (pas seulement chiite) soit combattue comme alliée du capitalisme en déclin, lequel prie, mitraillete et bombe atomique en mains, pour survivre quitte à massacrer une grande partie de l'humanité. L'incendie de mosquées n'est donc pas un simple acte de voyous. Brûler un voile religieux non plus.

Ajoutons au passage la critique généraliste du clone du CCI qui indique qu'il n'y a rien à faire, ni même protester car ce serait soutenir Trump, critère fondamental justifiant en effet leur silence sur l'Iran comme toute la gauche bourgeoise et ses syndicats

L'impérialisme US se sert de la barbarie contre le peuple iranien

En laissant massacrer depuis aussi longtemps la population révoltée en Iran, Trump se la joue « sauveur des peuples ». Sa flagornerie déclamatoire n'en est que plus ignoble. On dirait vraiment un fou, mais c'est un fou plus habile qu'on ne croit et très toxique.

    «Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS!!!» a écrit le président américain, précisant qu’il avait «annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas

Le président Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis prendraient des «mesures très fermes» si le gouvernement iranien commençait à pendre des manifestants, sans toutefois préciser quelles seraient ces mesures.«Je n’ai pas entendu parler de pendaisons. S’ils les pendent, vous allez voir certaines choses...Nous prendrons des mesures très fermes s’ils font une telle chose», a déclaré Trump à CBS News lors d’une interview ».

Le langage est aussi réducteur et pervers que celui de nos putains de syndicalistes français. «  Patriotes » ? Ce ne sont pas de simples manifestations mais des combats de rue, pas pour la patrie, mais pour le droit de vivre ! « Prenez le contrôle de vos institutions » mais avec qiuoi, des casserolles et des fourchettes ?

Entre parenthèse, les médias semblent oublier une autre déclaration perverse de Trump le jour du défilé organisé des souteneurs enrichis du régime. J'avais remarqué que certains manifestaient avec des lunettes de soleil et des bonnes femmes plus voilées que d'habitude ; Trump a eu la même réaction que moi devant sa télé. J 'ai pensé : super si le régime tombe films et photos vont servir aux représailles populaires, sans oublier les nombreux filmages des massacres qui nous parviendront une fois internet rétabli. Or ce clin d'oeil cynique vers les manifestants, plein d'une haine légitime, ne peut que signifier un appel au chaos qui ne gênera aucunement l'Etat américain, tant l'intéresse plus l'éclatement de l'Iran que sauver des millions de martyrs. Je l'ai déjà dit le chaos a du bon et ça dépend pour qui.

Le court intermède des négociations envisagées avec les tueurs islamistes (qualifiés de responsables iraniens!) nous a tous, millions de spectateurs impuissants, flanqué en profonde dépression. C'est le nouveau jeu impérialiste américain pour focaliser l'attention sur sa « responsabilité », afin de pouvoir dire s'il se casse la gueule : « nous avions tout tenté ».

L'ignominie du défenseur des peuples qui arrête les guerres en 24 heures, ne cesse jamais. Il y a quinze jours, il assurait que si le régime religieux tuait des manifestants, il serait très en colère. Après des milliers d'assassinats à la mitrailleuse, il prendrait « des mesures fermes ». Maintenant il va vraiment se fâcher si on pend les manifestants. Au bout de combien de pendaisons va-t-il se fâcher vraiment ?

On attend toute la nuit de mardi à mercredi et rien de rien dans la presse mondiale que les ressassements et supputations sur le nombre réel d'assassinés. Un vague site sur google mentionne que des avions furtifs B2 auraient été envoyés sur les sites nucléaires iraniens !?

Les communiqués de presse ajoutent à la confusion de l'incertitude :

« Le Qatar a estimé mardi 13 janvier qu’une confrontation entre les États-Unis et l’Iran serait «catastrophique» pour la région, après que le président américain a menacé d’intervenir militairement dans ce pays, en proie à la contestation ».

Qu'est-ce qu'on peut bien avoir à foutre d'un petit Etat de merde aussi enturbanné ? Est-il si bien placé pour alerter sur une catastrophe « dans la région » ? Et quelle catastrophe ? A l'unisson de la réduction misérable des syndicats, on nous ressert un « pays en proie à la contestation ». « Contestation » la ruée de milliers et de milliers dans une haine sans limite contre les mollazhs et leur religion ? Et si la « catastrophe » ne risquait pas plutôt de devenir politico-sociale dans une région, où les pouvoirs religieux pendent joyeusement et impunément ? 

Cette nouvelle ingérence US passée inaperçue

Trump n'a pas envahi le Venezuela mais, à l'unisson de leurs compétiteurs gauchistes nos maximalistes intransigeants ont ressorti la vieille quincaillerie « anti-impérialiste ».

Le communiqué du CCI s'indigna : « « Trump et sa clique n’ont donc que faire de la démocratie ; ils n’avaient qu’un objectif en tête : renverser un régime peu accommodant, placer le Venezuela sous tutelle et administrer une énorme gifle à ses rivaux »4. Le contrôle du Venezuela était secondaire et je suis, je crois, le seul à l'avoir signalé 5!

Quoique eux aussi n'aient que faire de la démocratie, il faut leur rendre justice pour leur honnêteté et capacité à dénoncer depuis toujours les fables de la gauche bourgeoise et de ses gauchistes en soutien à la « révolution bolivarienne » . Mais justice aussi pour leur radotages et simplismes.


« Une nouvelle étape dans le chaos est franchie. L’Amérique Latine est un concentré de la barbarie dans laquelle s’enfonce le capitalisme.À travers son opération militaire, Trump y importe la guerre et la promesse d’accélérer considérablement ce chaos.Tout cela risque d’ailleurs de déstabiliser le continent entier et d’imposer aux États-Unis une fuite en avant dans les interventions et aventures militaires ».

« L'ingérence » américaine est plus subtile et n'est pas spécialement la plus responsable du chaos. Sa force est de se présenter systématiquement sur la « position défensive » et pas d'attaque. Personne ne croie, comme pour le martyre iranien, qu'il s'agit d'une guerre contre les narcotraficants, dont les élites bourgeoises sont clientes. Il y a toujours un argument pour prétenduement « rendre justice », argument numéro un du populisme. Ils n'ont pas envahi le Venezuela, cette action habile a été appréciée par le monde entier d'en bas, pas par toutes les cliques et sectes qui prétendent parler en leur nom, professeurs d'indignation anti-impériali ste. Cette ingérence ciblée est pourtant bien plus criminelle à terme car, non seulement elle ne change rien à l'oppression des peuples, ais elle laisse durer les monstrueux massacres comme en Iran à l'heure actuelle, sans trouble le sommeil du fou insensible Trump. Il n'est pas question au fond de prendre parti et on en reste à l'Etat de spectateurs pas engagés. Heureusement le CCI nous ressort la même antienne : « Comme lors de chaque conflit, la bourgeoisie cherche à nous faire choisir un camp bourgeois contre un autre, à nous enfermer dans une fausse alternative entre nations en guerre ».

Bof, quel camp ? Le vénézuelien ou l'américain, l'un parce qu'il est petit et l'autre parce qu'il a un gros bide ? On s'en fout tant qu'on n'est pas directement concerné par la guerre, et on change de chaîne (télé). Mais attention :

« Une nouvelle étape dans le chaos est franchie. L’Amérique Latine est un concentré de la barbarie dans laquelle s’enfonce le capitalisme. À travers son opération militaire, Trump y importe la guerre et la promesse d’accélérer considérablement ce chaos »6.

Ce n'est pas une nouvelle étape, une autre manière certainement à la fois d'enrayer le déclin américain et surtout « de se défendre ». Il ne faut pas rester le nez sur janvier 2026. Le 17 janvier 2025, un nouveau partenariat stratégique entre l’Iran et la Russie :

« Le 17 janvier 2025, les présidents russe et iranien, Vladimir Poutine et Masoud Pezechkian, ont signé un traité de partenariat stratégique global. Ce dernier est entré en vigueur le 2 octobre 2025 et marque un tournant dans la relations russo-iranienne, exprimant une volonté de coopération commune. Toutefois, les rapports de forces restent déséquilibrés entre les deux puissances. Toutes deux subissent un isolement de la part de l’Occident, origine même de leur souhait de renverser ce rapport et de développer leur hégémonie.  A contrario de l’accord d’alliance militaire signé en juin 2024 par la Russie et la Corée du Nord qui s’illustre notamment par l’envoi de troupes nord-coréennes en Ukraine, traité de partenariat stratégique global .

Cette stratégie iranienne converge avec la politique initiée par Moscou de « Virage vers l’Est » à la suite de l’invasion de l’Ukraine. En juillet 2022, le président Poutine reçoit notamment un soutien marqué du guide suprême iranien, Ali Khamenei, concernant le conflit ukrainien. Ainsi, la guerre en Ukraine représente un accélérateur de coopération dans le cadre militaire  entre les deux puissances. Téhéran profite ainsi de la levée de l’embargo de l’ONU sur les armes en octobre 2020 en fournissant des obus, des munitions, des roquettes, des pièces détachées, des missiles balistiques ainsi que des drones Shahed 136 produits sur le sol russe et rebaptisés Gueran-2 ».

On en est arrivé à un point où la guerre économique entre puissances devient inopérante, il faut donc recourir de plus en plus à des menaces militaires sans pousser à la destruction totale. Donc cibler, sans passer par une guerre directe ou une invasion. Ce que fait à merveille pour L'instant l'Etat américain et qui ravit les peuples, pas les castes bbourgeoises et leurs journalistes et les ultra-gauches. Avec les conséquences que déplorent pour l'instant ses rivaux. La Chine dépend autant du pétrole vénézuelien qu'iranien.

En attendant la fin du massacre. Je relève la seule analyse digne du malheur iranien, d'un groupe trotskien pourtant néo-stalinien par son programme, Lutte Ouvrière. L'édito de Nathalie Arthaud est le seul digne et proche de la réalité, même s'il évite de parler de la révolte contre la religion la plus totalitaire.

« Les racines de cette révolte sont à la fois politiques et sociales. Aujourd'hui, des centaines de milliers de femmes et d’hommes estiment ne rien avoir à perdre et veulent renverser le régime. Mais la question qui se pose, c’est par quoi le remplacer.  Pendant que les Iraniens risquent leur vie, une multitude de vautours sont prêts à fondre sur l’Iran. Les États-Unis et Israël parlent d’intervenir militairement pour faire arrêter le massacre. Les hypocrites : avec le sang des Palestiniens qu’ils ont sur les mains, ils font partie des pires massacreurs ! En réalité, Trump et Netanyahou manœuvrent pour trouver un remplaçant au régime qui leur soit tout dévoué. Après tout, même parmi les Gardiens de la révolution, il peut exister des candidats au remplacement de Khamenei. 

Une chose est certaine : les révoltés doivent se méfier des solutions de rechange imposées d’en haut. Celui qu’on leur présentera comme un « leader » sera choisi pour sa capacité à faire rentrer la population dans le rang et pour sa docilité vis-à-vis des États-Unis. La démocratie et la liberté des femmes ne seront pas plus son problème que celui de Trump ! 

Si les travailleurs iraniens ne veulent pas verser leur sang pour ceux qui les piétineront demain, ils doivent prendre la tête de la révolte, en se donnant leur propre organisation et leurs propres objectifs politiques. Lors des évènements révolutionnaires de 1979, les travailleurs iraniens avaient construit des conseils ouvriers mais s’étaient finalement laissé diriger par les ayatollahs. Les leçons de cette histoire et des dernières révoltes doivent être tirées. 

Les travailleurs n’ont eu besoin de personne pour se révolter, ils n’ont besoin de personne pour se diriger et se gouverner ! C’est conscients de cela qu’ils peuvent transformer cette révolte en révolution et faire naître un régime d’une tout autre nature : un régime dirigé par les travailleuses et les travailleurs, le seul capable de s’attaquer à toutes les oppressions ». Nathalie ARTHAUD

Enfin, car ce groupement, qui est résolument simpliste dans ses analyses, évite de préciser le rôle des autres vautours et fait tout retomber sur USA et Israël. Ils ne comprennent pas eux non plus, comme leur petit concurrent le CCI, qu'avec l'ingérence désormais il y a l'art et la manière.Un gros bœuf du mossad a pourtant révélé comment ils comptaient se servir de la révolte iranienne en ayant infiltré le système étatique pour y corrompre quelques pourris à maintenir en place lorsde l'insurrection finale, que nous attendons tous sans illusion. Trump n'est pas le tsar et sait le risque (révolutionnaire) qu'il y a à tirer sur la foule.

Enfin en tous les cas, pourvu que le méchant impérialisme US fasse cesser au plus tôt ce massacre autrement que par les commentaires apitoyables de tous les autres gangsters capitalistes qui se font passer pour pacifistes.



NOTES


1« Depuis quinze jours aucune prise de position de nos minorités maximalistes (en particulier le CCI et son clone concurrent), mais gros ramdan contre l'impérialiste Trump, ils restent tous assis devant leur poste de télévision pour les deux sujets dominant la météo et un triste enterrement en Suisse ; ce n'est pas la première fois qu'ils sous-estiment ce qui se passe en Iran. Ils sont aveugles sur un tournant historique politique, économique et religieux où la guerre mondiale larvée peut devenir la principale bougie incendiaire. Et la mondiale qui s'avère impossible malgré les appels implorants et minables à se mobiliser, allez savoir pour quoi et pour qui ? »

3Qui a félicité le nouveau maire, musulman, de New York.

4Même type d'indignation chez leur clone (GIGC) muet aussi sur le drame iranien : « « L’intervention américaine en dehors de tout cadre juridique international (sicou même national signifie que le moment est à la force militaire pure et simple, sans prétention de légalité, et que cette tendance est désormais définitive. (...). Le droit du plus fort et de la canonnière ne se masque plus, ne se cache plus derrière un quelconque droit international ».

5« Trump a été approuvé par la majorité des peuples d'en bas. La capture de cet autre criminel le Maduro a même été, au fond, la principale opération pour déstabiliser le régime des mollahs terroristes, car la bourgeoisie vénézuelienne est une grande amie de la bourgeoisie et du clergé iranien , qui dépend comme la Chine et la Russie du pétrole sud-américain ». Bon qui partagent leur pétrole...entre amis.

6Et je ne vous laisse pas deviner la seule solution raaaaadicale, en chaque fin d'article, que le CCI donne du haut de sa tour Eiffel aux martyrs iraniens : « Le capitalisme n’a plus rien à offrir à l’humanité que toujours plus de guerres et de barbarie. La seule force qui peut mettre fin à la guerre capitaliste, c’est la classe ouvrière, parce qu’elle porte en elle une perspective révolutionnaire, celle du renversement du capitalisme ». Ce qui vous fait une belle jambe quand vous éteignez votre écran plat.

temps de réalisation cette nuit: 4 heures