« Le
seul obstacle à la guerre est la peur que les classes possédantes
ont de la révolution ».
Trotsky
1938
« Mais
toute la question est de savoir qui désarmera et qui sera désarmé.
Le seul désarmement qui puisse prévenir ou arrêter la guerre,
c’est le désarmement de la bourgeoisie par les ouvriers. Mais,
pour désarmer la bourgeoisie, il faut que les ouvriers eux-mêmes
soient armés ». le même
Si
exagérément comparées à 2026, les années 1930 sont véritablement
une marche irrésistible à la guerre mondiale.En effet, en 1938 les
classes possédantes étaient fondées de ne plus avoir peur de la
révolution. Trotsky, devenu opportuniste, était complètement à
côté de la plaque ;
avec ses divagations sur un invraisemblable « Etat ouvrier »,
sur des « guerres émancipatrices », dites de libération
nationale des colonies, dont on a vu qu'elles n'avaient rien émancipé
du tout ; sans oublier son soutien critique au stalinisme nommé
Etat ouvrier. L'autre pseudo de Trotsky à l'époque était Gourov,
ce qui permettait aux ultra-gauches de dire : « Gourov
s'est gourré ». Il se gourait d'autant plus qu'il imaginait
qu'on allait vers un nouvel Octobre 1917.
Trotksy
n'était plus le grand théoricien qu'il avait été, mais il avait
de beaux restes. Ainsi lorsqu'il écrivait ceci : « La
guerre de 1914-1918 fut, tout le monde le sait, une guerre pour la
démocratie ». L'alliance conclue entre la France, la Grande
Bretagne, l'Italie et les États-Unis a permis aux sociaux patriotes
de l'Entente de fermer timidement les yeux sur le cinquième allié,
le Tsar ».
Comparaison
n'est pas raison, mais l'argutie pour justifier l'intervention
américaine en Iran fût du même tonneau « démocratique »,
en laissant supposer que la capture de 400 kilos d'uranium
signifierait libérer en même temps le peuple iranien des
nazislamistes. Quand en réalité v la géopolitique impérialiste
reste la première préoccupation et le contrôle de l'or noir une
garantie de puissance et d'enrichissement, sur le dos de milliers de
cadavres. Pas plus que 1918 n'a ouvert la voie à une démocratie
prolétariennen après le massacre de millions de prolétaires, pas
plus Trump et Netanyahou ne se soucient d'un avenir émancipé du
peuple et du prolétariat iranien.
Les
objectifs de ces deux criminels de guerre sont légèrement
différents. L'armada US vise, en préférant le maintien d'une
quelconque bureaucratie terroriste, à réaffirmer l'impérialisme
américain comme principale puissance mondiale. L'Etat juif, tentant
à l'heure actuelle par l'appel de son premier criminel de guerre
Netanyahou à envoyer la population iranienne au casse-pipe, vise lui
à prendre la place de puissance régionale à l'Etat nazislamiste.
Tous deux ont un mérite incontestable, certes pas de favoriser les
livraisons habituelles de pétrole, mais de rendre florissantes les
industries de l'armement, surtout les petits producteurs du dernier
du gadget magique : le drone. L'apparition de leus bisbilles au grand jour va aggraver le chaos et affaiblir un peu plus un Trump en colère. ( l'Etat hébreu a décidé des bombardements sans le consulter)
Cette
guerre locale, prévue de courte durée, qui dure depuis quinze
jours mais pas destinée à s'éterniser vu la gravité de ses
répercussions mondiales, est une catastrophe à tous points de vue.
Comme le constate fort bien le tract du CCI : « Avec le
déploiement de l’opération Epic Fury, Trump démontre que les
États-Unis, qui étaient les « gendarmes du monde », sont
devenus le premier vecteur de déstabilisation à travers le
monde. On peut être sûrs que la pax americana va continuer à
enfoncer le Moyen-Orient dans un chaos de plus en plus
sanglant. Avec l’implication d’autres États et d’autres
cliques bourgeoises (Arabie Saoudite, Hezbollah, milices
pro-iraniennes en Irak).
Une
entrée en guerre initialement populaire
Et
oui il faut le reconnaître, pour des millions, d'iraniens en premier
lieu, et moi-même, cet engagement militariste, - qui s'était tant
fait attendre - même d'un pitre au comportement irrationnel et
voyou, souleva cet espoir paradoxal qu'il aboutirait d'une façon ou
d'une autre au renversement de la camarilla des assassins
nazislamistes de janvier. La situation confuse actuelle ne peut pas
trouver sa réponse factuelle dans le simplisme guerre ou révolution,
parce que la classe ouvrière n'est pas le facteur principal, ni
porteuse d'une perspective communiste rénovée. La putréfaction du
capitalisme n'est ni simple ni simple chaos. Comme en Russie en 1917,
les couches petites bourgeoises eurent un rôle à jouer, souvent
même en agissant préventivement comme les révoltes paysannes. La
révote des couches moyennes paupérisées dans le monde entier ne
peut être ignorée au nom d'une pureté prolétarienne.Ridiculisant
le bobo gauchiste antifa et l'ultra-gauche puriste, Trotsky
saisissait finement les différentes perceptions de la réalité de
la guerre.
L'idéologie
bourgeoise peut se muer en théorie anarchiste : il fallait y
penser ! Il suffit de tuer les chefs ! Jamais nos généraux
démocrates, mués en présentateurs de télévision, ne s'étaient
aussi complaisamment livrés à l'apologie du meurtre des
« méchants ».
De
plus, innovation ébouriffante d'un Mossad hors la loi (il est
indépendant du gouvernement et a droit de vie ou de mort), le fait
de zigouiller les caïds criminels du régime l'un après l'autre,
fait passer le tribunal de Nuremberg pour une aimable jurisprudence
théâtrale. Bien qu'on nous assure en ce moment que le spadassin
terroriste de base soit aussi visé par les drones de l'habile
Mossad, ces « neutralisations » d'individus répugnants
ne bouleversent pas vraiment un régime présenté comme résilient
parce que soi-disant, être passé à un sommet devenu horizontal
après avoir été vertical (stupidité de journalistes, car tout
Etat bourgeois combine les deux) ; là aussi on pourrait nous
faire croire qu'un pays en guerre, débarassé de ses généraux
tueurs pourrait fonctionner en anarchie. Il serai erroné de croire
cependant que ces éliminations ne déorganisent pas du tout l'Etat
nazislamiste.Ce régime de mort est destiné à tomber, même si
Trump veut le sauver. D'ailleurs, pris au piège de ses propres
désirs de puissance incntestable, Trump est désormais obligé
d'aller jusqu »au bout pour limiter la casse. Mais le mal (sic)
est fait : America n'est plus first ! Trump est parti pour
se décridibiliser, hypothèse que j'avais évoquée à la dernière
RP du CCI à Paris.
Le
plaisir de constater cette capacité de frappe des salauds en chef,
inédite en effet en histoire (on eût rêvé que les Hitler, Staline
et Pol Pot subissent le même sort), est immédiatement refroidi par
le fait q'elle est organisée par cet autre criminel de guerre à
Gaza et à l'heure actuelle au Liban, le triste sire Netanyahou.
Ce
plaisir est aussi de courte durée face aux arguties de charognards
des médias qui dissertent pour savoir si le fils Khamenei est
défiguré, a perdu une jambe ou a le foie défoncé, voire se fait
rapiécer à Moscou. Que les spadassins terroristes soient des
tortionnaires et de violeurs, soit, que les milliers de familles des
jeunes massacrés les 8 et 9 janvier aient envie de se faire justice,
et ne craignent pas une guerre civile (même pas révolutionnaire)
soit. Mais l'exaltation de la vengeance haineuse pour des corps
déchirés par les bombardements ou l'état des cadavres, c'est bien
la « morale » en putréfaction de la bourgeoisie.
Le
régime nazislamique, malgré les dégâts considérables qu'il va
commetttre, est condamné à mort, mais pas ses alternativzq
capitalstes. Il se vérifie chaque jour que les bourreaux ont de plus
en plus peur. Avec le bombardement des casernes des gardiens de la
réacion nazislamiste, ils fuient dormir dans des tunnels ou dans
leurs bagnoles, ne s'exhibent plus en uniforme...Mais la répression
reste toujours aussi féroce.
Au
bout du compte, les bombardements à l'aveugle toujours, des
populations civiles, malgré le mensonge du ciblage électronique
« moderne » plus humanoïde, le peuple iranien, pas du
tout gagnées au nationalisme cette fois-ci, se pose des questions
sur ces présumés libérateurs américains et israéliens. Tout
porte à croire que les deux cyniques chefs d'Etats impérialistes ne
cherchent rien d'autre qu'à réveiller à nouveau un sentiment
nationaliste, nécessaire pour reconduire une autre faction
nazislamiste plus conciliatrice, et ainsi tuer dans l'oeuf le projet
de libération sociétale et politique, même démocratique
bourgeoise, voulu par la majorité du peuple iranien et de la classe
ouvrière. Surtout cette question centrale, ignorée systématiquement
depuis le début par l'ensemble des médias : l'élimination du
pouvoir de la religion ; perspective, si réalisée, qui
déchirerait les voiles médiévaux du monde entier... Si une
possible révolution démocratique bourgeoise comprend ce but, vive
la révolution démocratique bourgeoise !
Trump
enlisé ?
Deux
semaines après le début de l'incursion américaine, la réalité du
terrain semble avoir pris de court la planification américaine. Les
pétroliers se retrouvent bloqués, quoique partiellement avec
dérogations pour les amis chinois ou tout autre Etat client. L’Iran
a confirmé sa stratégie : poursuivre les attaques contre les
infrastructures énergétiques et utiliser le blocage effectif du
détroit comme un puissant levier de négociation face aux États-Unis
et à Israël.Cette situation correspond précisément aux
prédictions des analystes et de nos généraux pr-russes ou
pro-chinois. Ils ricanent sur le degré d’anticipation et de
préparation de l’Etat américain face à des conséquences
pourtant largement annoncées par eux-mêmes. On s'achemine vers la
guerre des détroits où les bombes pachydermiques américaines sont
impuissantes. Les islamistes Houtis attendent Trump au deuxième
détroit du golfe.
Le« zéro
mort » de la campagne présidentielle est devenu une dizaine de
morts et des centaines de blessés parmi les boys de Maga, mais
surtout des centaines et des centaines de victimes civiles
iraniennes, libanaises, etc.
Cependant,
cette fuite en avant dune guerre, prétenduement non désirée,
révèle bien sûr que, comme tout chef d'Etat capitaliste, Trump se
fiche de ses promesses au peuople électoral, et envoie déjà des
troupes au sol.
Des
événements, rapidement décriés comme mineurs, viennent affaiblir
le mec « le plus puissant sur terre », après dieu. Ainsi
la démission de son fervent suporter Joe Kent...et, comme on le
notera le bizarre incendie du porte-avions l'USS Gerad Ford. Sabotage prolétarien?
ESCALADE ?
Cette
guerre locale qui bouleverse les financiers, implique des effets
mondiaux loin d'une marche vers une guerre mondiale. Les effets
négartifs et dangereux amplifient la crise économique et la
paupérisation, maiis pas seulement. Ce qui est touché est le plus
gravissime : la consommation de pétrole et de gaz qui sont non
de simples carburants du capitalisme moderne décadent, instruments
fondamentaux de déplacement et de chauffage, garants d'un mode de
vie et de déplacement individuel, génréralement d'esprit
petit-bourgeois massif. L'interruption prologée ou le blocage
complet de cette « consommation » pourrait entraîner un
véritable effondrement du capitalisme ; je rappelle que le
régime de Hitler s'est effondré non grâce à Roosevelt et Staline,
mais par la carence en pétrole avec des masses de soldats en complète débandade, comme ce qui se profile un peu partout avec des masses croissantes de réfugiés..
Autre
dimension révélatrice de l'autosuicide en cours du capitalisme,
quasiment évitée lors de la deuxième boucherie mondiale
« démocratique », et d'Ukraine en Iran : on
n'assiste plus seulement à la destruction de bâtiments ou de
blockhaus, accessoirement de passants dans la vue tués à partir de
hauteurs satellitairesles, MIEUX Etats en guerre bombardent
désormais systématiquement raffineries, centrales électriques et
même nucléaires et usines de dessalement. C'est assez dément du point de vue de la
classique reconstruction capitaliste des après-guerres. On détruit
ainsi les bijoux de famille, voire est supprimée toute possibilité
de reconstruction ad eternam, comme à Gaza d'ailleurs. La destruction systématique par les innombrables tirs iraniens sur les sites gaziers ou pétroliers affole le monde entier.
L'escalade envisagée reste localisée et met à nu, parfois comiquement, l'impuissance et la
lâcheté des monarchies pétrolières. Leur armement, limité, n'est
que produit d'exportation made in USA. Leurs aviateurs sont des
princes qui passent plus de temps à la chasse au faucon qu'à
s'entraîner, et surtout, bourgeois friqués, n'ont aucune envie de
perdre leur vie de luxe pour des patries en toc et en diamants. Il s'agit surtout d'un embrasement aux conséquenes économiques mondiales.
Locale
reste encore cette escalade et pour une raison majeure sur laquelle
la bourgeoisie mondiale veut qu'on garde les yeux fermés, comme j'en
parlerai dans mon dernier paragraphe.
Trump
voulant traiter les Etats européens comme minables supplétifs a
subi leur rebuffade en continuant à faire le malin, sans se rendre
compte qu'il est devenu une bombe à retrardement pour le monde
capitaliste et fun_bre pour son proche avenir.
Il
est inconscent des finalités de la lutte des classes. C'est une
grave imbécillité. Pourtant il n'a dû sa réélection qu'à la
flatterie des idéologies populistes et surtout la promesse de
« zéro-morts ». Le souvenir lancinant qui hante le
prolétariat américain n'est pas l'humiliation (pour l'Etat
impérialiste) de 1979 mais les 15.000 boys morts pour la guerre en
Irak en 2003. Autre preuve que le populisme ne peut pas effacer les
crimes de la bourgeoisie ni leurrer indéfiniment le prolétariat.
La
rebuffade européenne n'est pourtant pas définitive. L'inaugurateur
de porte-avions mythique Macron a dit engager le seul machin flottant
français dans une optique défensive, ce qui est un gros mensonge :
le défensif et l'offensif c'est la même chose en période de
guerre. La bourgeoisie française est directement impliquée avec sa
base à Djibouti, sise à côté de l'imposante et seule base
chinoise hors de Chine ! Ridiculisant une nouvelle fois Trump,
Poutine fait de grosses affaires en ce moment.
Or
une véritable escalade, autrement dit mondialisation de la guerre,
est impossible à l'heure actuelle et je vais dire pourquoi.
UNE
OPPOSITION UNIVERSELLE A LA GUERRE MAIS COMPLIQUEE
Je
n'ai jamais été trotskien mais j reste toujours étonné par
Trotsky, comme penseur marxiste épatant avec des ambiguïtés
sous-jacente sur le tard. Ce qu'il disait en 1940 sur le fascisme
peut être constaté sur l'utilisation du nazislamisme, étant
entendu qu'il avait basculé dans le soutien à la démocratie
américaine, mais révélant en même temps la fourberie de
l'antifascisme d'après guerre (remplacez fascisme par
nazislamisme):
« La
guerre a besoin de la « paix civile ». Dans les
conditions actuelles, la bourgeoisie ne peut l’obtenir qu’au
moyen du fascisme. De sorte que le fascisme est devenu le facteur
politique le plus important de la guerre. La lutte contre la guerre
suppose la lutte contre le fascisme. Tout programme révolutionnaire
de lutte contre la guerre (« défaitisme »,
« transformation de la guerre impérialiste en guerre civile »,
etc.) devient une phrase creuse si l’avant-garde prolétarienne se
montre incapable de repousser victorieusement le fascisme ».
Malgré
le soutien indirect et crapuleux des gauchistes et de la clique à
Mélenchon, l'ensemble de la classe ouvrière en France et de
millions d'individus qui ne se pensent pas en tant que membres d'une
classe sociale, tout le monde souhaite l'écrasement des mollahs
terroristes. Et c'est là l 'erreur, pourquoi cette action
devrait-elle être prioritaire à l'élimination des Trump, Poutine
et surtout du système capitaliste ? Pourtant il ne faut pas
tomber dans les amalgames simplistes de type stalinien. Trotsky
dénonçait l'équivalence entre démocratie et fascisme par Staline.
On ne peut pas non plus faire équivaloir nazislamisme et démocratie
capitaliste en guerre. Pour autant sans soutenir cette démocratie
sanglante dèjà pour sa propre chair à canon...exercice difficile
et pas sans arrière pensée...plutôt anti-islamique. Trotsky est
encore le plus génial à s'être avancé sur cette difficile prise
de position.
Mais il aurait conseillé de combattre d'abord le nazislamisme...et
par après confronter à son tour la démocratie bourgeoise, ce qui
ne marcha jamais !
Partout
des luttes sociales dans le monde ont lieu pour diverses raisons et
pas toutes en lien avec l'assaut contre l'Iran nazislamiste, comme
l'imagine le CCI, qui en exaltant la seule alternative guerre ou
révolution s('enferre dans des gén éralités qui laissent de
côté les linéaments d'un nrefus généralisé de la guerre d'une
guerre qui ne peut pas se généraliser .
Le
fond de la rebuffage européenne est pourtant simple : les chefs
d'Etat ne sont pas des guignols à la Trump mais des politiques
cionscients qu'il est impossible de mobiliser le prolétariat
européen pour aller mourir pour qui et pour quoi ?
Ce
refus ne venant que du prolétariat ne serait pas tout à fait grave,
voire spécifiquement traitable par des augmentations salariales
(comme les mollahs en Iran sy sont engagés...sans véritable
succès). Maic ce sont des populations entières indépendamment de
leurs places de classe dans les pays anciens les plus développés,
et sans perte cde mémoire, qui conchient toute soumission à mourir
pour le capital ; pas besoin du CCI pour le rappeler mais lui ne
voit maheureusement qu'une seule classe héroïque. Les fortes
réticences de lapopulation américaine et de plus en plus des fans
de Trump, sont rassurantes.
Plus
intéressant est le bizarre incendie du Gerald Ford, présumé causé
par un court circuit électrique. Il faut savoir d'abord que les
équipages de milliers d'hommes, entassés dans des cabines sans lit
personnel (24 H sur 24, ton lit est occupé à son tour par un autre
oldat...) sont enfermés sur le navire usine depuis 9 mois dans la
longue attente d'une guerre hésitante puis la venue de cadences
infernales. Qui a bouché lesWC de ce nouveau navire géant et
performant ? Où il faut attendre 45 minutes pour aller pisser ?
Qui a bloqué les machines à laver le lnge ? Qui a mis le feu à
des cabines malodorantes ? Qui a décidé le retour rapide vers
une base de réparation paarce que des centaines de mains ne dorment
plus et n'ont plus d'endroits où dormir ? Certainement pas
l'inconscient Trump.
Le
substitut au « zéro-mort » au sol devait rester le
bombardement en haute altitude, or la guerre capitaliste a toujours
soif de chair fraîche sur le terrain de la confrontation létale ,
au sol. La guerre capitaliste reste « classiquement »
criminelle, pas besoin du discours révolutionnaire pour le savoir.
La
décrédibilisation des prétextes d'entrée en guerre impérialiste
ne cesse pas. Après Joe Kent, Tulsi
Gabbard, une alliée du président américain qui est Directrice du
renseignement national, a déclaré que le pouvoir iranien n’avait
pas cherché à relancer ses capacités d’enrichissement nucléaire
depuis les frappes menées en juin 2025 par les États-Unis et
Israël. La fissuration de « l'opinion publique »
américaine exige un fin rapide de la guerre bien avant le mois de
novembre... Trump peut se sentir gêné que la majeure partie de la
population iranienne ne soit pas contre l'intervention américaine
car une déstabilisation chaotique ou révolutionnaire de la région
viendrait (viendra?) démolir toutes ses visées géopolitiques et
pétrolières. Les pieds dans l'eau il est pourtant contraintb de
plus en plus d'aller jusqu'au bout, le renversement du pouvoir
nazislamiste, malgré ses désrirs réitérés de néégocier avec
une de ses fractions souples ou la plus pénétrée par le Mossad.
Enfin,
poison dans la soupe, le détroit d’Ormuz est un goulot
d’étranglement géopolitique majeur. Vingt pour cent du pétrole
mondial échangé transite par ce passage maritime étroit et
vulnérable. De longue date, l’Iran a menacé de le fermer en cas
de conflit armé, un scénario inclus dans toutes les simulations de
guerre menées par des stratèges militaires plus malins que Trump et
ses galonnés. L'arrogant Trump en a pris pour son grade en se
rendant compte qu'il ne peut plus compter sur l'aide automatique des
pays où le prolétariat est le plus dangereux.
LES
ABSTRACTIONS POLITIQUES ET MORALES DU CCI
D'une
façon générale on ne peut qu'être d'accord sur le fond avec les
prospectus du CCI, et même de LO, dans leurs dénon,ciations
classiques de la guerre capitaliste.
« Ne
nous berçons pas d’illusions ! Ni les États-Unis, ni aucun
autre État bourgeois ne peut apporter à l’humanité la paix, la
prospérité, ni un quelconque nouvel « ordre mondial ». Bien
au contraire. La « paix » dans le capitalisme a toujours été
la paix des tombes ! L’Ukraine, Gaza, le Liban, l’Iran, l’Irak,
l’Afghanistan, le Soudan, le Congo… toutes ces zones de conflits
guerriers montrent ce qui attend toute l’humanité, sur toute la
planète, si le capitalisme n’est pas renversé ».Mais
cela se complique par après avec un esprit munichois, il n'y a rien
à faire :
« Même
si le régime des mollahs s’effondre, aucun nouveau régime ne
pourra apporter à la population iranienne une quelconque accalmie ni
stabilité. Tant que le capitalisme dominera la planète, les
guerres et le chaos ne pourront que continuer à s’intensifier.
Dans cette nième guerre impérialiste, comme dans toutes les autres
auparavant, le prolétariat ne doit pas se laisser prendre en otage
pour des intérêts qui ne sont pas les siens. Il n’a rien à y
gagner ! Car cette guerre n’est pas la leur ! Se laisser
embrigader derrière telle ou telle clique bourgeoise, se ranger
derrière un camp contre un autre, c’est défendre les intérêts
de nos exploiteurs ».
Et
de décrire une classe ouvrière impuissante, noyée dans
l'interclassisme, misérable « révolte du désespoir ».
En fait les ouvriers iraniens ne peuvent mener un combat contre une
guerre de deux gangsters entre eux , pas contre les terroristes au
pouvoir, mais au niveau de la lutte démocratique syndicale :
« pas d'autre choix que de se battre contre la hausse des
prix des denrées alimentaires et des produits de première
nécessité » ! C'est à dire reconnaître ce pouvoir
sadique religieux comme interlocuteur pour négocier les salaires (et
celui-ci aa d'ailleursrépondu : ok!).
Alors
que cette putain de guerre est d'abord politique et en second lieu
économique, nos maximalistes de salon réduisent le prolétariat à
engager une simple lutte économique, et en tant que pacifistes
munichois n'évoquent jamais la question de la lutte armée (comme
l'ensemble des médias) ; j'ai publiquement appelé à
l'armement du prolétariat iranien. Et puis cette belle généralité
creuse :
« ...
« trop, c’est trop ! » (…) Les prolétaires de tous les
pays peuvent et doivent exprimer leur solidarité envers la classe
exploitée et massacrée en Iran. Comment ? La seule solidarité
que les prolétaires de tous les pays doivent témoigner à leurs
frères et sœurs de classe en Iran (et dans tous les États du
Moyen-Orient), c’est la lutte massive contre « leur » propre
bourgeoisie nationale, contre leurs exploiteurs et massacreurs,
contre tous les États et leurs gouvernements de droite comme de
gauche. C’est la même classe dominante qui sème la terreur et la
mort en Iran et qui nous impose ici les vagues de licenciements, la
précarité et le chômage croissant ».
A
part imaginer que les centaines de grèves corporatives dans le monde
contre chaque Etat national, pas tellement autonomes, vont
transcroître en luttes contre la guerre, l'argument du méchant
capitalisme agissant pareillement partout, n'est pas très
convaincant. Etats-Unis, Europe et plein de pays un peyu partout ne
sont pas directement touchés par la guerre, et comme je l'ai
démontré au paragraphe précédent il existe d'autres luttes contre
la guerre qui n'attendent pas les grèves du preux prolétariat.
Après
nous avoir expliqué qu'aller à la racine du chaos sanglant, c'est à
dire uniquement par la lutte économique (car le prolétariat n'est
pas un intellectuel conscient) on indique enfin ce qui apparaît
primordial dans mes exemples cités plus haut : « Pour
parvenir à développer la perspective révolutionnaire, la classe
ouvrière doit d’abord refuser de se laisser embrigader derrière
les drapeaux nationaux, refuser de servir de chair à canon, refuser
tous les sacrifices imposés par la classe dominante pour la défense
de l’État et de l’économie nationale ». Donc acte !
Pourtant sans attendre la leçon de morale du CCI, le prolétariar
européen refuse déjà de se laisser embrigader, et c'est clair.
EXEMPLES
DES PASSAGES A LA DEMOCRATIE BOURGEOISE
La
transition vers de nouveaux régimes dépend des situations
historiques dans le rapport des classes. Suivant la puissance ou la
maturit » du prolétariat concerné la bourgeisie peut avoir
recours à une dictature où à sa forme parlementaire démocratique.
Je ne prendrai ici que quelques exemples.
Avec
une nuance pour l'Iran, comme des milliers de prolétaires iraniens
je ne crois pas à la fatalité du chaos. Ce n'est pas un petit pays
arabe bouffiu d'islamisme. Ses minorités peuvent, après presque 50
ans de dictature nazislamique, s'entendre sur une transition même
bourgeoise qui sera les plus à même de remettre en selle un
prolétariat terrorisé. Où le fils du Shah pourra être un nouveau
Juan Carlos.
ESPAGNE :
à la mort de Franco en 1975, le roi Juan Carlos (futur corrompu) est
mis en place. Dans ce pays avec une importante classe ouvrière, la
«transition démocratique » est le seul barrage envisageable,
comme au Portugal au même moment pour éteindre la puissance
montante de la lutte de classe. Période où le prolétariat reste
dangereux Jusqu'à la fin des années 1970 même en Iran où ce sont
de grandes grèves qui font déchoir le shah ; là aussi, depuis
Nauphle le cchâteau, Khomeni propose une république
« démocratique » qui en réalité deviendra très vite
une république islamique terroriste dont la tâche première fût de
briser les grèves.
CHILI :
cela a pris des dizaines d'annnées avant que ne soit remise en cause
la constiyution de Pinochet. La nouvelle consitution n'est mise en
place que récemment mais suite à un mouvement de protestation
sociale et une grève générale en 2019 . Cette modification
« démocratique » n'apporte au prolétariat que
lacharlatannerie de la gauche bourgeoise new wave : une bizarre
« listedu peuple » (hors des partis) comprenant
féministes bourgeoiseset bobos écolos, des indigènes et des
étudiants.
EFFONDREMENT
DU BLOC DE L'EST. C'est la grève massive des ouvriers polonais qui
est la cause décisive de l'effondrement et de la nécessité urgente
d'instaurer la démocratie libérale. Des élections partiellement
libres auront lieu sous le régime de Pinochet et cette dite
« révolution démocratique » réintroduira l'économie
de marché, allant même, à la surprise générale jusqu'à la chute
du mur de Berlin.
Peut-on
penser qu'un tel schéma pourrait se produire en Iran avec
l'écrasement du nazislamisme des mollahs terroristes ? Tout
porte à croire que nom. Les éditorialistes du monde entier nous
assurent que seul le chaos suivra.Sauf, à mon avis, si le CCI a
raison de souligner une reprise de la lutte de classe au niveau
mondial. Et sauf si on tient compte que les protestations sociales,
économiques et politiques sont issues d'un mouvement interclassiste
dits du bazar. Bazar en effet car on peut y retrouver toutes sortes
de revendications, qui mêlent des questions politiques plus
importantes que de simples grèves, l'émancipation des femmes et la
séparation de l'Eglise nazislamique et de l'Etat.
De ce point de vue il apparaît qu'une révolution démocratique
bourgeoise peut être l'issue inévitable du fait d'un prolétariat
faible, et surtout dans un contexte international de déchaînements
des impérialismes, petits et grands, dépassés par le cas iranien. Si l'offensive iranienne parvient au blocage du capitalisme, merci aux mollahs de continuer à bombarder les milliardaires des énergies fossiles !
Plus marquant et destabilisant que jamais, déjouant tout pronostic ces offensives incessantes et percutantes d'un Etat dans une fuite en avant irrationnelle, détruisant les bijoux de famille de toutes les autocraties du golfe, entraînent une bordellisation de l'approvisionnement en pétrole jusqu'à l'Europe. Paralysie des industries? Un carburant hors de prix pour les masses ne va pas développer les nationalismes, ni réveiller nos gilets jaunes campagnards, mais provoquer des révoltes sociales inédites contre tous les gouvernements, y compris aux Etats Unis. Poussant à un arrêt prématuré de la guerre ou possiblement révolutionnaires face à des démocraties capitalistes désarçonnées à cause de cette nouvelle "gtuerre énergétiqie totale" à l'intérieur de chaque pays? Un capitalisme à bout de souffle comme l'Etat nazislamiste.
NOTES