Où la révolution caricaturée en émeutes de petits bourgeois fâchés et fachos
Lavilliers recadrant Mélenchon, en citant Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord : « La politique, ce n’est qu’une certaine façon d’agiter le peuple avant de s’en servir. » «Vociférer comme il le fait n’est pas très habile.»
MOBILISATION CONTRE LA VIE CHERE ???
Avant il y avait la vie pas chère. C'est fini le bon temps. On mobilise donc. Pourquoi pas une mobilisation « contre la hausse des prix » ? Plus radical et creux tu meurs. On les a fait défiler ces braves manifestants en partie lycéens contre quoi ? Contre rien mais surtout contre qui ? Pour une démocratie à échelle variable ou instrument caméléon de chaque racket politique ? Mais non, contre le seul vilain Macron, imperator de toutes les injustices, tout comme Mélenchon et Le Pen sont les imperators d'idiots agglomérés par milliers pour applaudir leurs sornettes. Eux aussi sont entourés de conseillers de l'ombre et ne décident pas non plus tout seuls.
Au grand dam des organisateurs de l’«acte II» de la mobilisation comique et pacifique contre cet objet insolite et désincarné « la vie chère », la préfecture a interdit au dernier moment le parcours initial dans le centre-ville pour imposer une déambulation en bordure de la capitale. Éloigner le cortège du centre-ville. La préfecture de police informe l’intersyndicale de sa décision d’interdire le tracé Bastille-Nation. L’arrêté publié indique que cet itinéraire est «incompatible avec les impératifs de l’ordre public». Il reprenait l’argumentaire du président de la République...
Gros plan télévisé di visage boursoufflé de Mélenchon : « détourner une manifestation comme ça, c'est un scandale, on n'avait jamais vu ça, éructe le bonhomme réformiste radical. Arrêter les lumpen casseurs n'est-ce pas attenter à la démocratie ? Dévier les mêmes casseurs des centres ville une hérésie anti-démocratique.
Très bon choix du préfet ce parcours, il n'y a quasiment pas de commerce donc rien à casser dans ce parcours alternatif intelligent ! On devrait les faire manifester dans les quartiers d’origine des casseurs. Il n’y aurait plus de casse.
Gros malin. Tu serais au pouvoir, t'aurais fait pareil sauf à risquer qu'un boutiquier vienne te buter. Même dans un monde qui t'es étranger, un changement de société sous la dictature du prolétariat, cette dictature ne serait pas plus tendre avec le lumpenprolétariat ; ton maître à penser, avant Mitterand, Léon Trotsky a trouvé comment juguler facilement la révolte des marins de Kronstadt, à la mitrailleuse. Ce qui te gêne c'est que la classe ouvrière en France, majoritairement ne se sent pas du tout proche des émeutes de lumpen que tu soutiens. Elle assiste au spectacle, bien souvent lâchement lorsqu'une partie d'entre elle, pas la plus éveillée, manifeste en applaudissant les casseurs ou en ne les interppelant pas lors de leurs frasques et honteux pillages.
Qu'une secte comme LO appelle la classe ouvrière à se mettre à la tête de cette lie de la société en dit long sur le trotskisme ouviériste décomposé ; ils sont autant à la queue du néo-stalinisme que leurs collègues wokistes.
COMPLICITE POLICIERE AVEC L'ULTRA DROITE ?
Hélas la manif contre « la vie chère » ne pouvait pas éveiller un quelconque intérêt pour les téléspectateurs avec un intitulé aussi con et un défilé syndical gnangnan comme toujours. Heureusement, avec la même subtilité policière du 17, gouvernement et opposants réformistes radicaux ont trouvé ensemble truc pour faire croire à une dangerosité, ou du moins une démocratie manifestatoires « en danger », danger fasciste bien évidemment. Effroi.
La principale bagarre entre les deux pantalonnades dites extrêmes, mais en réalité très banalement bourgeoises et cogestionnaires du capital, est leur prétention à défendte LA DEMOCRATIE ; l'une soupçonnant l'autre de sortir Hitler de sa tombe et l'autre promettant d'éliminer le même Hitler en dissolvant son parti lepéniste Cette opposition est révélatrice il n'a pas plus de démocratie que de beurre au cul. Même durant les dix ans du bloc central macroniste ou é à péricliter définitivement comme la secte écologique.
Voici venu le nouvel invité, qu'on avait lais é jusqu'ici dans les coulisses du spectacle.
On apprit, en tremblant, en effet que la fin d’après-midi dans le centre de Nice avait été marquée par des affrontements entre des membres de l’ultra-droite vêtus de noir et des manifestants, vêtus de noir et de cagoules eux aussi.. La confrontation a eu lieu non loin de la place Masséna, dans le centre de Nice, alors que les forces de l’ordre composées de gendarmes, CRS et policiers étaient parvenues à tenir l’ultra-droite en marge des manifestations et ce malgré l’interdiction de se rassembler. Trois personnes ont été blessées dans ces rixes et onze autres interpellées, toutes membres de l’ultra-droite, a-t-on appris le samedi soir.
«Interpellés dans deux véhicules, certains étaient en possession de masques, gants, gazeuses et matraques», a détaillé le procureur concerné dans un communiqué avant de préciser que «sur ces 11 individus, 5 sont déjà connus des services de police». Une enquête en flagrance a été ouverte et confiée au Service local de police judiciaire (SLPJ) pour «identifier et interpeller les membres de cette mouvance impliqués dans les violences aggravées qui se sont déroulées dans le centre-ville». Sollicité par l’AFP, le procureur a indiqué «vouloir apporter une réponse extrêmement ferme à ces faits de violence commis par ces individus». Des investigations sont en cours, a-t-il ajouté, notamment à partir de l’exploitation des images de manifestations. De son côté, le maire, Éric Ciotti (UDR), a condamné «les agressions commises aujourd’hui par des militants d’ultra-droite contre les manifestants du cortège pacifique», avant d’appeler à des sanctions tant pour leurs «auteurs» que pour «les nervis d’extrême gauche».
«Libération» , pour sa part, s’est procuré une vidéo qui confirme l’attitude passive voire complaisante de la police à Nancy où des militants d’extrême droite agressaient le cortège syndical (la source? Plenel ou le canard enchaîné des barbouzes?) Selon son décompte, des descentes violentes ont eu lieu dans plus d’une quinzaine de villes, pendant ou en marge des manifestations. L'explication dramatique se poursuit : « l’extrême droite a profité d’une nouvelle journée de mobilisation en soutien aux lycéens et contre la vie chère (sic) pour mener des raids contre les cortèges syndicaux. Dans plus d’une quinzaine de villes, Libé a pu se faire confirmer des attaques violentes de militants de la mouvance, associés à des hooligans ou des ultras de groupes de supporteurs de foot, pour certains armés (sans blague ?). Nous avons pu nous faire confirmer la présence de ces «milices» à Nice, Montpellier, Lille, Nantes, Rennes, Dijon, Bordeaux, Bayonne, Tours, Rouen, Toulouse, Caen, Clermont-Ferrand, Lyon, Bordeaux et Brest. Une mobilisation de la mouvance alors que toute la semaine, des influenceurs et des personnalités de l’ultradroite ont multiplié les appels à s’organiser ... ».
Ces vieux coucous soixantehuitards, assez complotistes, nous ressortent la découverte la plus débile de mai 68 : CRS = SS. Qui aide, indubitablement, à penser le capitalisme moderne comme un fascisme éternel.
Une autre version, non flicophobe donne un toute autre information : « C’est en début d’après-midi que les premières remontées du terrain ont laissé penser à un rassemblement sans lien avec les cortèges. «Une centaine de militants d’ultra-droite masqués convergent vers le centre-ville pour affronter les manifestants», rapportait ainsi la préfecture des Alpes-Maritimes. Sur les images relayées par le média régional Nice Matin, en amont de l’avenue Jean Médecin, principale artère, on aperçoit un homme s’adresser à des CRS et des policiers avant qu’un responsable de l’encadrement en uniforme - mégaphone en main - ne finisse par lui répondre : «On n’a pas besoin d’une milice». La semaine précédente, le centre-ville avait été saccagé et des commerçants brutalisés par les casseurs. Comment s'étonner que cette fois, certains n'aient aucune confiance en l'efficacité des forces de l'ordre, et se félicitent de cette réplique de supposés fascistes ?
Macron se frotta les mains ! Qui avait orchestré cette descente des fachos pour ce tranquillou acte II ? ? Des réseaux sociaux étrangers, comme semble s'en inquiéter le Macron ? Ou la même magouille que la supposée carence de policiers le 17 octobre ? Ordre est donné en tout cas aux médias de nous jouer la musique antifa. Le soir même le roi des bistrotiers au tutoiement irrespectueux, si prisé d'ordinaire pour son langage grossier au milieu d'un parterre de consultants et connesultantes huppés, Robert Ménard, se fait agonir par les remarques antifas agressives de ces braves exécutants , d'autant qu'il a protesté contre la censure de Zemmour, l'autre abruti faire-valoir de l'insécurité profonde. Ladu "en même temps" leçon de morale est virulente de la part de la jeune pétasse en promo journalistique. Le pauvre boutiquier en est réduit à demander qu'on ne lui fasse pas de leçon de morale. Ce bruit et cette fureur n'ont-ils pas pour visée, cher lecteur, de restaurer la mystification d'une « guerre des pauvres contre les riches, cette antiquité: valeurs de gauche versus voleurs de droite ?
Les manifs sont devenues dorénavant un jeu spectaculaire navrant. On y vient déguisé avec des pétards de carnaval. On pose avec un doigt d'honneur devant les CRS. Le spectacle est dans la rue. Dommage que Guy Debord ne soit plus là pour ridiculiser ce cirque.
La leçon de morale se base surtout sur le drame de Trappes où un taré a mitraillé, tuant un jeune sportif et blessant grièvement plusieurs personnes et surtout une pauvre petite fille. La présidente du parlement a annoncé qu'une minute de silence sera consacrée par tous les « démocrates » debout pour une paix sociale « antiraciste » et oecuménique, sous le drapeau tricolore de Mélenchon.
UN ATTENTAT OPPORTUN : A CHACUN SON FAIT DIVERS
« Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne. » MacronAttentat dans les Yvelines : le profil psychiatrique du suspect «ne change rien» au mobile «raciste», affirma Laurent Nuñez. Curieux amalgame ! Un cinglé peut-il être raciste ? Tous les racistes sont donc cinglés ? C'est le même raisonnement du bobo gauchiste moyen : les électeurs du RN sont tous des fachos. Le racisme est un fascisme et vice versa. C'est simple et indiscutable. C'est pourtant des conneries pour lycéen attardé. Je connais plein de gens qui voteront RN et qui ne sont pas du tout raciste, dont certains sont et arabes et noirs, c'est toujours – et merde aux bobos simplistes – un vote protestataire contre l'insécurité ou ces gens méprisés d'en bas savent mieux que les fanatiques antifas que la police ne protège ni les ouvriers, ni les victimes de toute sorte. Tout en sachant que même si le clan familial de cette clique parvenait à décrocher le pompon cela ne changerait à peu près rien à la violence généralisée qui a pénétré tous les pores de la société et exprime aussi le dégoût de tous les politiciens.
Pierre Vermeeren l'exprime très bien : « Il existe dans toute société, a fortiori dans une société multiculturelle et en crise comme la nôtre, nombre d’individus au bord de la rupture. C’est la raison pour laquelle tous les publicistes, acteurs politiques ou autres plumitifs qui cultivent la violence et exaltent les passions mauvaises, la rancœur, le ressentiment ou la haine (sociale, religieuse, ethnique etc.) sont irresponsables (…) Or nous allons être confrontés à une situation économique et financière dont tout indique qu’elle sera violente et amère par ses effets, après des décennies d’insouciance à crédit, et qu’il faut s’y préparer. Si nos concitoyens s’arment, l’État aura failli. À lui de faire entendre sa force et son autorité, par le biais de nos dirigeants élus. Le contraire serait la porte d’une aventure qui peut conduire au pire, car, en période de crise, bonimenteurs, manipulateurs et pousse-au-crime sortent du bois »
QUAND L'ANTIRACISME DELIRE
Le mignon de Mélenchon, Louis Boyard y va de son commentaire ampoulé et chimérique :
« Vous avez des responsables politiques qui tiennent des propos racistes au quotidien, mais vous avez aussi des médias qui donnent une image des quartiers populaires qui est tellement injuste », aarce qu’on déshumanise ces habitants des quartiers populaires, ça favorise le passage à l’acte de ces militants d’extrême droite ». ajoutant avec cette brutalité réformiste typique de son maître : nous vivons actuellement «une mobilisation sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d’une part, et dans la vie chère d’autre part». Résumé époustouflant de profondeur elliptique. Le racisme n'est diffusé officiellement par aucun des partis politiques, il existe de tous les côtés et ce n'est pas dénonçant un présumé raciste blanc qu'on pourra excuser un racisme noir. Le racisme a existé dans toutes les sociétés et n'est pas prêt de disparaître. L'image des quartiers populaires n'est pas inventée par les journalistes, le lumpenproétariat s'en charge lui-même ; ce même lumpen que la secte LFI s'acharne à défendre et qui ne votera jamais même pas pour leur secte radicale réformiste.
Lors de la marche blanche à Trappes, des pancartes dénonçaient le caractère politique de la tuerie de vendredi. «L’extrême-droite tue» ; «Il y a ceux qui tiennent les armes et ceux qui arment leur pensée» ; «Ce ne sont pas des faits divers». «Il y a eu un certain nombre d’attaques mortelles contre des musulmans, des juifs comme Sarah Halimi, ou le prêtre dans son église (le père Hamel, ndlr)», objecte une femme. Pour le meurtre de Pengo, le nom de Kévin T. est toutefois moins souvent cité que le rôle des «médias», Cnews et BFM en particulier. Les complaintes antifas ridicules résonnent. Les sempiternels Siamo tutti antifascisti et «pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour nos fachos».
Le drame de Trappes est pourtant de l'ordre du fait divers instrumentalisé par toute la gauche bourgeoise. Le pauvre sportif assassiné est élevé au rang de héros de...l'antiracisme. Tout à son soutien an nationalisme palestinien du Hamas, la secte mélenchonienne fait passer au second plan que le djihadisme demeure une menace dominante...juste après Poutine. Quant aux crimes racistes de déjantés incontrôlables il faut reconnaître, depuis 2019 les tueries racistes, poursuivies en droit commun ou selon la législation antiterroriste, ont été l’œuvre de déséquilibrés inconnus de la police, mus par le racisme mais en marge de la mouvance d’ultradroite radicale violente. Il n'y a eu que trois attentas l'an passé, relevant de cette ultra-droite, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas d'autres, du même genre que celui du tireur solitaire en Norvège, Anders Brejvik. Il n'est pas nécessaire de rappeler ici la longue liste des attentats contre des personnes de tous les pays, comme le rappelle l'article de Goldnadel. La bévue de Macron révèle surtout qu'il veut surdramatiser ce drame pour couvrir un peu plus une révolte sociale qu'il n'a plus les moyens d'endiguer.
Les faits divers peuvent avoir une signification politique. Laissons de côté pour l'instant le meurtrier de Trappes où tout est loin d'être clair ; il aurait déclaré ne pas avoir eu une motivation raciste ; un médecin vient de déclarer qu'il n'est pas du tout schizophrène. Ce qu'il faut noter c'est que les partis petits bourgeois de la gauche bourgeoise amoindrie ne se servent de faits divers que s'ils servent à valider leurs boniments. Quand, non seulement des journalistes mais aussi le vulgum pecus s'interroge sur la répétition de crimes commis par des immigrés, le questionnement est détruit sous l'accusation de racisme. Plus c'est simple, mieux ça passe.
Le rideau de fumée de l'ultra droite pour atténuer ou masquer les destructions du lumpenprolétariat et les crimes des islamistes, est bien ténu et partial. Parce que lorsque des djihadistes tuent des mécréants, ce ne sont pas des crimes racistes ? C'est du terrorisme, un truc politique légitime c'est ça ? Où comment la sémantique des médias et des potes LFI cherche à rendre confus le ressenti de la population !
Dans une interview à l’hebdomadaire allemand «Die Zeit», le maire LR se livre aux mêmes raccourcis que la clique LFI considère que ce qu’il s’est passé dans sa ville le 17 octobre est comparable à la destruction de la Chambre basse allemande en 1933, qui précède la fin des libertés en Allemagne et la traque des opposants de gauche. N'importe quel bled provincial est prévenu, les nazis vont venir incendier leur « maison du peuple » tenue par de véritables bureaucrates « démocratiques ». Pour fermer la marche antifa, il suffit d'ajouter la secte LO dont Nathalie Artaud est la figure de proue aussi charismatique qu'une religieuse apostolique, qui évoque une variante de la peste brune :
« Beaucoup de responsables politiques, jusqu'à Macron, ont exprimé leur indignation et qualifié l'attaque mortelle perpétrée à Trappes d'acte terroriste raciste. Mais qui favorise la contagion de la peste raciste depuis des années ? Le RN bien sûr, mais aussi des ministres, actuels ou anciens, Darmanin, Retailleau, et autres, relayés par des médias complaisants, qui, à des fins électorales, veulent concurrencer le RN en la matière. Leurs déclarations répétées contre les migrants et les musulmans alimentent la haine dont se nourrissent les apprentis fascistes et les meurtriers" .
Aussi simplet que les toutous de Mélenchon.
Sur la révolte lycéenne et étudiante laissons conclure Pierre Vermeeren :
« Or un étudiant sur deux de l’université n’obtient pas sa licence, car on lui a vendu du rêve à vil prix, et ceux qui vont dans le privé commercial achètent souvent des diplômes sans grande valeur marchande. Dès lors, la rancune monte envers la société, notamment vis-à-vis des retraités, appelés « boomers », qui représentent un quart de la population et reçoivent un huitième du PIB sous forme de pensions. La société de pénurie attise les tensions et la recherche de boucs émissaires.
« Parcoursup a été créé pour affecter chaque bachelier dans le supérieur. Il sert en premier les étudiants ayant de bons résultats, faisant sentir aux moins bons, voire aux très faibles, que leur affectation se fait par défaut. Il leur faut attendre quelques semaines que les meilleurs, une fois pourvus, se désistent, et qu’au pire leur vœu plancher (s’ils l’ont fait) se réalise. À cela s’ajoute le doublement des étudiants étrangers voulu par le président depuis dix ans, qui a raréfié les places dans un système sans crédits ni postes supplémentaires. On augmente les étudiants et il y a moins de professeurs d’université qu’il y a vingt ans… En outre, la montée générale des notes du bac, engagée il y a plus de vingt ans, n’arrange pas les choses : quand des centaines de milliers de bacheliers ont des mentions, comment déterminer les plus méritants et lesquels sont vraiment bons et motivés ? Il y a donc beaucoup de perdants, de mal orientés et de fausses promesses. Mais, comme l’État, sans autorité, refuse de dire à un mauvais élève qu’il doit tenter sa chance ailleurs, on embolise le système.
Qu’ensuite, il y ait de mauvais diplômes, c’est autre chose. On forme trop d’étudiants dans les filières artistiques, de sciences politiques, de sciences humaines, de commerce, de sociologie, de psychologie, en staps, etc., sans parler des ravages en cours de l’IA. Or les services aujourd’hui surprivilégiés accompagnent en théorie la production, que l’on a abandonnée. Il faudrait plus d’étudiants en sciences et dans les filières techniques qui ont besoin de bras et de compétences. Mais l’effondrement scolaire en sciences et le mépris envers les filières techniques et des métiers pourtant bien rémunérés minent le système et notre économie. Un bon diplôme dans un secteur en crise ne vaut rien. Et beaucoup snobent les concours de la fonction publique qui les astreindrait… en envoyant par exemple de jeunes enseignants en banlieue ou à la campagne… La méritocratie est impuissante à résoudre ces contradictions ».
Une grande partie de ces lycéens en colère, aux objectifs plus confus que réformistes, n'y seront plus l'an prochain dans l'Eduque naze. Lénine, comme d'autres, a dit un jour ne pas vouloir être le démagogue de la jeunesse. Ils sont collants et nombreux les politiciens bobos pour flatter une jeunesse, qui n'a jamais été une force politique. Je pense au tract du CCI intitulé « notre force », englobant un mouvement lycéen réformiste et encadré par les mafias électorales des cliques de gauche, et donc eux-mêmes minorité maximaliste en queue de cortège contre "la vie chère".
Ajoutons enfin, que les médias ont choisi, comme lors des gilets jaunes, à la tête du client des crétins futurs cadres syndicaux mais peu de ministrables, dont on ne sait qui les avait élu ou choisi ; de plus on ne nous vendit que des syndicats étudiants, autrement dit les mêmes pourritures substitutionnistes que les mafias dites ouvrières. De comités élus et révocables et d'AG, point.
L'essentiel de l'entretien de la contestation bigarrée et idéaliste n'est-il pas de former de futurs bureaucrates syndicalistes, rattrapage des bobos floués de l'université ?

