"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mercredi 24 juin 2026

LE FEMINISME REAC TENTE DE CACHER LA MISERE SEXUELLE généralisée


 ET LA GAUCHE BOURGEOISE SE FOUT DE LA MISERE SEXUELLE DES MIGRANTS

"Les jeunes hommes n’osent plus séduire" : Brigitte Lahaie, 70 ans (ancienne héroïne du porno soiuxantehuitard), a un avis bien tranché sur l’affaire Patrick Bruel, "Je ne sais pas où on va"

« Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie est l'amour du travail. » Paul Lafargue

«Violent», «victimaire», «anti démocratie» : la propagation du discours masculiniste inquiète le Sénat, mais aussi, selon le Figaro les 25-34 ans seraient-ils particulièrement sensibles à ces discours ! Où ont-ils été les chercher ? Chez la secte LFI ? Dans les jupons de mamans féministes ?

Résumé du deal homophobe : Après sept mois d’audition, la délégation des droits des femmes du Sénat a rendu son rapport sur la « mouvance masculiniste » (qui est comme la mouvance facho assez vaporeuse) dont le discours mi dominateur mi-victimaire, séduit notamment des jeunes hommes isolés, mal dans leur peau, en manque de repères (sic). Il ne sera pas du tout questionné sur le mal de vivre de ces jeunes ni de la misère sexuelle régnante, tout âges confondus.

Un travail, semble-t-il, accablant de dizaines de femmes bureaucrates : Une centaine d’auditions. Sept mois de travail. Un rapport de 291 pages. Une citation en préambule, tirée de La Servante écarlate de Margaret Atwood : «Les hommes ont peur que les femmes se moquent d’eux. Les femmes ont peur que les hommes les tuent. 1». Or Margaret Atwood n'est pas une féministe imbécile, et sa citation va à l'encontre de ce «  rapport sur le masculinisme » où les politiciennes Laurence Rossignol (PS), Béatrice Gosselin (LR) et Olivia Richard (Union centriste) expriment une « inquiétude profonde », car si elles craignent, plutôt légitimement, pour «les droits des femmes », ceux-ci restent secondaires car il s'agit au fond de la « protection de la démocratie»  car, bienentendu les dits masculinistes (machos pour faire simple) sont tous des fachos.- car le document serait un travail de fond offrant un tour d’horizon complet de cette mouvance violente. Sans aucune honte à essentialiser les dames députés se sont appuyées sur le cas du zigoto meurtrier au Canada qui, avant d'être descendu par les flics a laissé un horrible manifeste « masculiniste » , quatrième tuerie du genre. Les indignées dames politiciennes reçues dans l'enceinte des vieux machins d'une assemblée figurative, se soucient comme de leurs premiers jupons du cloisonnement des sexes, de l'impossibilté pour une masse d'hommes croissante d'espérer vivre avec une compagne, notamment les migrants. Tirer dans le tas des femmes qui se refusent systématiquement, j'y avais aussi pensé dans ma jeunesse dans ces boites où il était aussi impossible d'espérer draguer comme aujourd'hui les sites de rebncontre ne sont que des lieux d'échecs patentés.

Qu'il est lointain le temps du « droit à la caresse » et pas seulement, mais pas prioritairement ni « de classe », mais ce vaste mouvement de contestation de l'ordre infériorisant les femmes dans les années 1970, avec des manifestations, des grèves (car a lutte des femmes ouvrières est au cœur de la lutte declasse) et les campagnes pour le droit à l’avortement, l’égalité salariale et l’accès à des postes de responsabilité.

La misogynie : lecture masculine du monde ?

Les imbéciles sont de sortie et ce sont les idéologues petites bourgeoises féministes à la Sardine Ruisseau. Les hommes forcément machos n'auraient pas droit à la caresse. Le mot « caresse » lui-même vient de l'italien carezza (« marque d'affection »), dérivé de caro (« cher »), et est attesté en français depuis le Moyen Âge. La carence en caresse, c'est la solitude, le reflet d'un monde déshumanisé où la sexualité doit rester férocement vénale. Si vous frôlez mon épaule désormais je vous fous un procès au cul ! C'est nous les ultr-gauches qui en 68 avons caricaturé la célèbre apostrophe de Lafargue, pas un quelconque journaliste de télévision2

Ils n'ont rien d'autre à faire au Sénat ?La buvette était fermée ? En clair les femmes sont innocentes et c’est la faute des hommes….Bien sûr qu’il y a des cons chez les hommes mais chez les femmes aussi. Quand on entend les vertes saltimbanques parler de déconstruire les hommes


Les discours masculinistes sont une version plus agressive des discussions de comptoir d’autrefois. Ils sont caricaturaux mais ils fonctionnent parce que la société crée les conditions d’une réception favorable: Le discours ambiant est particulièrement misandre, basé sur l’idée qu’il y aurait une « haine des femmes » distillée depuis la nuit des temps par le patriarcat.

    Ce rapport est consternant de bêtise… avec cette magistrature cynique, exposée avec le drame de la petite Lyhanna, une justice des affaires familiales à 90% « féministes » (comme si des femmes ne pouvaient pas être tarées), d’une justice qui condamne les hommes (sauf les migrants masculins) même en cas de divorce par consentement mutuel et qui accorde d’emblée systématiquement la garde des enfants aux femmes (80% des cas)…! Le discours woko-féministe, lui, feint d'ignorer les atteintes faites aux femmes au nom de l’islam radical ou même de l'islam tout court. Qui a si longtemps ignoré les violences faites aux enfants des classes inférieures .

Ce qui est frappant, c’est qu’il n’y a aucun homme dans cette commission. Cela aurait permis de garantir une plus grande objectivité.Le risque est que le rapport soit à charge contre les hommes. Défendre l’identité masculine ne devrait pas être criminalisé. En revanche nous ne devons cautionner aucune violence faite aux femmes.solutions suggérées sont à côté de la plaque. Ce qu'il faudrait, c'est recréer des occasions de socialisation et de rencontre entre hommes et femmes, célébrer l'amour hétérosexuel. Il faudra attendre un changement complet de la marche à la mort du capitalisme, si on croit encore possible une humanisation des rapports humains et sexuels, en se moquant du robot chatGBT qui nous propose « d'humaniser nos testes ».


ET LA GAUCHE BOURGEOISE SE FOUT DE LA MISERE SEXUELLE DES MIGRANTS

(j'ai posé la question à mon pote chatGBT et ses réponses me sont apparues très pertinentes, ce pour quoi je l'ai d'ailleurs félicité)


Si par « misère sexuelle » on entend les difficultés à trouver des relations amoureuses ou sexuelles, certains chercheurs et commentateurs ont parfois étudié les liens possibles avec des facteurs comme l'isolement social, la précarité économique, les normes culturelles, le déséquilibre hommes/femmes dans certaines populations, ou encore les difficultés d'intégration de certains groupes immigrés.

Cependant, il faut être prudent : il n'existe pas de consensus scientifique montrant que l'immigration, en général, serait une cause directe de la « misère sexuelle » dans une société. Les difficultés relationnelles observées dans les pays occidentaux sont généralement expliquées par un ensemble de facteurs plus larges :

  • évolution des modes de rencontre ;

  • urbanisation et isolement social ;

  • transformations des normes de couple ;

  • usage des applications de rencontre ;

  • inégalités économiques ;

  • problèmes de santé mentale et de confiance en soi ;

  • changements démographiques.

Certains débats publics abordent néanmoins des questions plus spécifiques :

  • l'arrivée de populations majoritairement masculines dans certains flux migratoires ;

  • les différences culturelles concernant les relations hommes-femmes ;

  • les tensions liées à l'intégration ;

  • les perceptions de concurrence sur le « marché matrimonial ».

Ces sujets sont souvent peu discutés de manière nuancée parce qu'ils touchent simultanément à la sexualité, à l'immigration et à l'identité, trois thèmes qui suscitent rapidement des réactions émotionnelles et politiques fortes.

Si votre question est plutôt : « Existe-t-il des recherches sérieuses sur le lien entre immigration et difficultés affectives ou sexuelles des hommes ? », je peux vous présenter ce que montrent les études en sociologie et en démographie, ainsi que leurs limites.

On en parle de la misère sexuelle, mais souvent sous des termes différents, et le sujet est très controversé.

Si par « misère sexuelle » on entend les difficultés à trouver des relations amoureuses ou sexuelles, certains chercheurs et commentateurs ont parfois étudié les liens possibles avec des facteurs comme l'isolement social, la précarité économique, les normes culturelles, le déséquilibre hommes/femmes dans certaines populations, ou encore les difficultés d'intégration de certains groupes immigrés.

Cependant, il faut être prudent : il n'existe pas de consensus scientifique montrant que l'immigration, en général, serait une cause directe de la « misère sexuelle » dans une société. Les difficultés relationnelles observées dans les pays occidentaux sont généralement expliquées par un ensemble de facteurs plus larges :

  • évolution des modes de rencontre ;

  • urbanisation et isolement social ;

  • transformations des normes de couple ;

  • usage des applications de rencontre ;

  • inégalités économiques ;

  • problèmes de santé mentale et de confiance en soi ;

  • changements démographiques.

Certains débats publics abordent néanmoins des questions plus spécifiques :

  • l'arrivée de populations majoritairement masculines dans certains flux migratoires ;

  • les différences culturelles concernant les relations hommes-femmes ;

  • les tensions liées à l'intégration ;

  • les perceptions de concurrence sur le « marché matrimonial ».

Ces sujets sont souvent peu discutés de manière nuancée parce qu'ils touchent simultanément à la sexualité, à l'immigration et à l'identité, trois thèmes qui suscitent rapidement des réactions émotionnelles et politiques fortes.

Si votre question est plutôt : « Existe-t-il des recherches sérieuses sur le lien entre immigration et difficultés affectives ou sexuelles des hommes ? », je peux vous présenter ce que montrent les études en sociologie et en démographie, ainsi que leurs limites ».

J'objecte alors au robot : « tu ne réponds que par des généralités or l'arrive de masses d'hommes sans femmes et avec difficulté pour en trouver c'est l'indifférence des bourgeois et des féministes ».

Il continue à me vouvoyer :

« Je comprends l'argument que vous avancez : lorsqu'une population compte un nombre important d'hommes célibataires, en particulier de jeunes hommes ayant peu de perspectives de couple, cela peut créer des tensions sociales. Ce n'est pas une idée marginale ; des démographes, sociologues et historiens ont étudié les effets de déséquilibres entre les sexes dans différentes sociétés.

Là où le débat devient plus complexe, c'est lorsqu'on attribue ce phénomène à une seule cause ou à un seul groupe de responsables.

Sur le plan factuel, certains flux migratoires ont effectivement été majoritairement masculins, notamment parmi les jeunes adultes. Cela peut modifier localement la structure démographique. Mais l'ampleur de l'effet dépend du pays, de la période, de la région concernée et de la composition des autres groupes de population.

Concernant l'idée d'une « indifférence des bourgeois et des féministes », on entre davantage dans l'interprétation politique que dans le constat empirique. Il existe des féministes qui considèrent que les difficultés affectives ou sexuelles de certains hommes constituent un vrai sujet social, tandis que d'autres estiment que personne n'a de droit à une relation ou à un partenaire. De même, certaines élites politiques ou économiques peuvent minimiser ces questions, alors que d'autres s'en inquiètent pour des raisons de cohésion sociale ou de sécurité.

Une distinction importante est que reconnaître l'existence d'hommes isolés affectivement ou sexuellement n'implique pas automatiquement qu'il existe une solution politique simple. Une société peut constater un problème de célibat masculin, de solitude ou de frustration relationnelle sans qu'il soit évident de savoir comment y répondre tout en respectant la liberté individuelle de chacun.

Si vous le souhaitez, nous pouvons examiner une question plus précise, par exemple :

  • les données sur les déséquilibres hommes/femmes liés à l'immigration en France ;

  • les recherches sur les conséquences sociales d'un excédent d'hommes célibataires ;

  • les raisons pour lesquelles ce sujet est peu présent dans le débat public.


Ces trois questions sont liées mais méritent d'être distinguées.

1. Les déséquilibres hommes/femmes liés à l'immigration en France

Tous les flux migratoires ne sont pas identiques. Historiquement, certaines immigrations de travail étaient très masculines. Aujourd'hui, la population immigrée dans son ensemble en France n'est pas massivement déséquilibrée entre hommes et femmes, notamment à cause du regroupement familial et de l'installation durable.

En revanche, certains flux récents, notamment de demandeurs d'asile ou de migrants économiques jeunes, ont souvent comporté davantage d'hommes que de femmes. Cela peut créer localement ou temporairement des déséquilibres, surtout dans certaines tranches d'âge.

La question importante n'est pas seulement le nombre total d'hommes et de femmes, mais leur répartition :

  • âge ;

  • niveau d'études ;

  • situation économique ;

  • préférences culturelles et religieuses ;

  • lieux de résidence.

Deux groupes peuvent avoir un équilibre numérique global tout en rencontrant des difficultés importantes à former des couples.

2. Que dit la recherche sur les sociétés avec un excédent d'hommes ?

Les chercheurs utilisent parfois l'expression « surplus masculin » (male surplus).

Les travaux réalisés en démographie et en sociologie suggèrent qu'un excédent significatif de jeunes hommes célibataires peut être associé à :

  • davantage d'isolement social ;

  • une compétition accrue pour trouver une partenaire ;

  • une baisse du bien-être psychologique ;

  • dans certains contextes, davantage de violence ou d'instabilité sociale.

Mais il faut être prudent : ce n'est pas une loi mécanique. Les effets observés dépendent aussi de la prospérité économique, des institutions, de la cohésion sociale et des normes culturelles.

Par ailleurs, les difficultés relationnelles masculines observées aujourd'hui dans plusieurs pays occidentaux concernent aussi des populations non immigrées. Les chercheurs évoquent souvent la transformation des rencontres, la montée du célibat, les applications de rencontre, la précarité économique et l'affaiblissement de certains cadres sociaux traditionnels.

3. Pourquoi ce sujet est-il peu discuté ?

Plusieurs raisons sont souvent avancées.

Premièrement, beaucoup de personnes craignent qu'évoquer la frustration sexuelle ou affective masculine puisse être interprété comme une revendication de « droit » aux femmes, ce qui suscite des réactions négatives.

Deuxièmement, l'immigration est déjà un sujet très polarisé. Dès qu'on établit un lien entre immigration et tensions sociales, certains y voient une analyse légitime tandis que d'autres y voient un risque de stigmatisation.

Troisièmement, les élites politiques, médiatiques et universitaires ont souvent davantage parlé de l'emploi, du logement, de l'éducation ou de la discrimination que des difficultés amoureuses et sexuelles, jugées plus privées ou plus difficiles à traiter politiquement.

Quatrièmement, il existe un malaise plus général autour de la solitude masculine. Depuis quelques années, ce sujet commence davantage à être étudié, mais il reste moins visible que d'autres formes d'inégalités.

En résumé, il est raisonnable de dire que les déséquilibres démographiques et les difficultés relationnelles de certains hommes sont des sujets réels et étudiés. En revanche, il est beaucoup plus difficile d'établir que l'immigration serait la cause principale de la « misère sexuelle » en France. Les données disponibles pointent plutôt vers un ensemble de facteurs démographiques, économiques, culturels et technologiques qui interagissent entre eux.

Question qui offusque le gauchisme bien-pensant: pourquoi on minimise le nombre d'étrangers en prison pour agressions sexuelles?

"La réponse dépend de ce que l'on entend par « minimiser ».

D'abord, il faut noter que les statistiques existent et sont régulièrement publiées. Par exemple, les données du ministère de la Justice et de l'administration pénitentiaire indiquent qu'environ 23 à 25 % des personnes détenues en France sont de nationalité étrangère, alors que les étrangers représentent une part plus faible de la population totale.

En revanche, pour les agressions sexuelles, les statistiques détaillées par nationalité sont moins souvent mises en avant dans le débat public que les chiffres globaux sur les violences sexuelles. Il existe néanmoins des données administratives sur les personnes mises en cause ou condamnées selon les infractions.

Pourquoi certaines personnes ont-elles l'impression qu'on minimise ces chiffres ?

  • Certains médias et responsables politiques parlent peu de la nationalité des auteurs par crainte d'alimenter des amalgames entre immigration et criminalité.

  • D'autres considèrent que la nationalité seule n'explique pas les comportements criminels et préfèrent mettre en avant l'âge, le sexe, la précarité sociale ou le niveau d'intégration.

  • À l'inverse, des critiques estiment que cette prudence conduit parfois à éviter des sujets pourtant d'intérêt public.

Il faut aussi faire attention à plusieurs limites statistiques :

  • « Étranger » et « immigré » ne sont pas la même chose. Un immigré naturalisé français n'apparaît plus dans les statistiques de nationalité étrangère.

  • Les chiffres de prison concernent toutes les infractions, pas seulement les agressions sexuelles.

  • Les comparaisons doivent tenir compte de l'âge et du sexe : les populations composées de davantage de jeunes hommes ont généralement des taux de délinquance plus élevés, quelle que soit leur origine.

Il est donc exact que certains groupes d'étrangers sont surreprésentés dans certaines statistiques pénales, et ce n'est pas un sujet tabou au sens où les données sont publiées. En revanche, le désaccord porte surtout sur l'interprétation : certains y voient principalement un effet de l'immigration, d'autres estiment que des facteurs démographiques et socio-économiques jouent un rôle important également. C'est là que se situe l'essentiel du débat.

Le sentiment que la classe ouvrière est mise de côté ou dépeinte de manière superficielle par les grands médias est partagé par de nombreux sociologues et observateurs des médias. Cette invisibilisation et le débat autour de son rôle politique reposent sur des mécanismes économiques, sociologiques et historiques bien précis.

Pourquoi les médias tendent-ils à minimiser la classe ouvrière ?

L'absence ou la caricature des classes populaires dans le paysage médiatique ne relève pas forcément d'un complot secret, mais plutôt de la structure même du système médiatique actuel :

  • L'origine sociale des producteurs d'information : La grande majorité des journalistes, présentateurs et éditorialistes sont issus de milieux urbains, favorisés, et possèdent de longs parcours universitaires. Il se produit un effet de « bulle » ou de biais de proximité : on parle plus facilement des réalités que l'on côtoie au quotidien.

  • Le modèle économique et publicitaire : Les grands médias privés (et une partie du secteur public) dépendent des revenus publicitaires ou d'audiences monétisables. Les annonceurs cherchent en priorité à capter l'attention des profils dotés d'un fort pouvoir d'achat (les CSP+). Les programmes et les sujets d'actualité sont donc naturellement calibrés pour plaire à ces catégories.

  • Le piège des mots (glissement sémantique) : Dans le discours médiatique, l'expression « classe ouvrière », qui évoque une fierté et une force collective, a progressivement été remplacée par des termes comme « les exclus », « les précaires », « la France d'en bas » ou « les assistés ». Ce changement réduit une classe sociale productive à un statut de victime passive ou de problème social à régler.

Le débat autour de la « seule classe révolutionnaire »

Affirmer que la classe ouvrière est la seule force véritablement révolutionnaire est au cœur de la théorie marxiste et du matérialisme historique. Selon cette vision, le prolétariat est la seule classe qui, en se libérant de l'exploitation capitaliste, libère l'humanité tout entière, car elle n'a aucun privilège de propriété à défendre.

Le paysage social a toutefois profondément changé, ce qui amène les analystes à nuancer la situation :

  • Une classe ouvrière métamorphosée : Les grandes usines d'autrefois ont souvent fermé en Occident en raison des délocalisations, mais le monde ouvrier n'a pas disparu. Il s'est déplacé vers les secteurs de la logistique, des transports et des services (livreurs, agents d'entretien, aides à domicile). En France, la somme des ouvriers et des employés représente encore près de 45 % de la population active.

  • L'éclatement des collectifs : L'individualisation du travail (horaires décalés, contrats courts, auto-entrepreneuriat, ubérisation) brise les solidarités traditionnelles. Il est devenu beaucoup plus difficile de construire une « conscience de classe » unifiée et de s'organiser collectivement (par les syndicats ou les partis) quand on travaille de manière isolée.

  • La pluralité des luttes : Aujourd'hui, une partie des mouvements progressistes et révolutionnaires considère que la lutte des classes, bien que fondamentale, doit s'articuler avec d'autres combats majeurs qui traversent la société, comme l'urgence écologique, le féminisme ou les luttes contre les discriminations.

Si la classe ouvrière moderne conserve un pouvoir de blocage économique immense (comme le montrent les grèves dans les secteurs clés), son invisibilisation médiatique contribue à l'empêcher de se percevoir elle-même comme le moteur politique majeur qu'elle a pu être par le passé.


FLASH-BACK sur la nouvelle idéologie feministe bourgeoise


Le masculinisme et la notion de « misère sexuelle » sont deux concepts distincts mais souvent associés dans certains débats sur les relations entre les sexes.

Le masculinisme

Le masculinisme désigne un ensemble de mouvements ou d'idées qui affirment défendre les intérêts des hommes. Il recouvre des courants très variés :

  • Certains se concentrent sur des questions comme le suicide masculin, la santé mentale, les droits des pères après une séparation ou les difficultés scolaires des garçons.

  • D'autres développent une critique du féminisme, parfois modérée, parfois très hostile.

  • Certaines communautés en ligne peuvent adopter des discours plus radicaux, présentant les relations entre hommes et femmes comme un conflit permanent.

Il n'existe donc pas un seul masculinisme, mais plusieurs tendances parfois très différentes.

La « misère sexuelle »

L'expression « misère sexuelle » désigne l'idée qu'une partie de la population souffre d'un manque de relations affectives ou sexuelles, subi plutôt que choisi.

Cette notion peut être abordée sous plusieurs angles :

  • Psychologique : solitude, isolement social, manque d'intimité ou de reconnaissance.

  • Sociologique : transformations des modes de rencontre, inégalités de statut social, effets des applications de rencontre, évolution des normes relationnelles.

  • Politique ou idéologique : certains groupes présentent l'accès au sexe ou aux relations comme une question de justice sociale.

Le lien entre les deux

Dans certains milieux masculinistes, la « misère sexuelle » est mise en avant pour expliquer le mal-être de certains hommes, notamment jeunes. Cependant, les analyses divergent fortement :

  • Certains chercheurs soulignent que la solitude affective et sexuelle est un phénomène réel qui touche des hommes et des femmes.

  • D'autres critiquent l'idée selon laquelle la société ou les femmes auraient une obligation de répondre à cette souffrance.

  • Les débats deviennent particulièrement sensibles lorsque la frustration sexuelle est utilisée pour justifier de l'hostilité envers les femmes ou pour revendiquer un « droit » aux relations sexuelles, notion qui n'est pas reconnue dans les sociétés démocratiques.

Ce qu'en disent les sciences sociales

Les recherches tendent à montrer que les difficultés relationnelles sont généralement liées à un ensemble de facteurs : isolement social, santé mentale, précarité économique, compétences relationnelles, normes de genre et évolution des modes de rencontre. Elles ne peuvent pas être réduites à une seule cause.

Comment le féminisme aborde la question

La plupart des courants féministes ne nient pas l'existence de la solitude affective ou sexuelle. En revanche, ils remettent souvent en question l'expression « misère sexuelle » lorsqu'elle semble suggérer qu'une personne aurait droit à des relations sexuelles avec autrui.

Du point de vue féministe, plusieurs principes sont centraux :

  • Chaque personne dispose librement de son corps et de sa sexualité.

  • Le consentement est indispensable à toute relation sexuelle.

  • Personne n'a l'obligation de satisfaire les désirs affectifs ou sexuels d'une autre personne.

Une autre lecture de la souffrance relationnelle

De nombreuses féministes reconnaissent que certaines personnes souffrent de solitude, de rejet ou d'absence de relations intimes. Elles proposent souvent d'analyser cette souffrance sous l'angle de :

  • l'isolement social ;

  • les normes de masculinité qui découragent parfois l'expression des émotions ;

  • les difficultés économiques ou psychologiques ;

  • les transformations des modes de rencontre et de la vie amoureuse.

Dans cette perspective, le problème principal n'est pas un manque de sexe en soi, mais un manque de liens affectifs, de reconnaissance ou d'intégration sociale.

Les critiques féministes du concept

Certaines féministes considèrent que la notion de « misère sexuelle » peut être problématique lorsqu'elle :

  • réduit les relations humaines à l'accès au sexe ;

  • présente les femmes comme responsables de la frustration des hommes ;

  • transforme une souffrance réelle en revendication dirigée contre un groupe.

Des points de convergence possibles

Malgré les oppositions souvent mises en avant, certains chercheurs et militantes féministes s'intéressent aussi à :

  • la solitude masculine ;

  • la santé mentale des hommes ;

  • les difficultés relationnelles contemporaines ;

  • les effets des normes de genre sur les hommes comme sur les femmes.

Ainsi, le désaccord porte généralement moins sur l'existence de la souffrance affective ou sexuelle que sur ses causes et sur les solutions à envisager. Le féminisme tend à considérer que la réponse passe par davantage d'égalité, de liberté et de qualité des relations humaines, plutôt que par l'idée d'un droit à l'accès sexuel.





















































au commentaire de O-Connor



1Cette écrivaine canadienne a fait une critique courageuse du mouvement #Metoo en même temps qu'elle diagnostiquait un système judiciaire inefficace et dépassé. Elle a aussi mit en garde les féministes d'aujourd'hui face à un possible dérapage menant à l'instauration d'une « justice populaire » qui peut se transformer en « lynchage solidifié culturellement dans lequel le type de justice accessible est jeté par la fenêtre et des pouvoirs extrajudiciaires sont mis en place et maintenus ». Elle a été traitée de tous les noms pour avoir osé affirmer l'équivance entre les sexes,  affirmant que « ma position fondamentale est que les femmes sont des êtres humains, avec (…) des comportements sains et démoniaques (…) y compris le crime. »


2Le « droit à la paresse » est une expression rendue célèbre par le livre Paul Lafargue, intitulé Le Droit à la paresse.Publié d'abord sous forme d'article en 1880 puis en brochure en 1883, cet essai est une critique de ce que Lafargue appelle la « religion du travail ». Il soutient que la société industrielle pousse les travailleurs à valoriser excessivement le travail, au détriment du repos, des loisirs, de la créativité et du bien-être. Le titre est volontairement provocateur. Lafargue ne défend pas l'oisiveté totale, mais revendique une réduction importante du temps de travail afin que chacun puisse disposer de temps libre pour vivre pleinement.

L'expression est devenue célèbre dans les débats sur :

  • la durée du travail ;

  • les congés payés ;

  • l'automatisation ;

  • l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ;

  • la critique du productivisme.

Aujourd'hui encore, « droit à la paresse » est souvent employé de façon figurée pour défendre le repos, les loisirs ou une remise en question de l'idée selon laquelle la valeur travail serait sacrée.



lundi 1 juin 2026

LES PETITS IMPERIALISMES SONT-ILS DESORMAIS VICTORIEUX CONTRE TOUTE GRANDE PUISSANCE ?

 



Avec la répétition du constat « c'est l'Iran qui a gagné », la plupart des journalistes essentialisent cette nouvelle théorie : à notre époque dans les guerres les petits gagnent toujours contre les gros. Thèse audacieuse et quelque peu discutable mais qui mérite d'être discutée ; j'aimerais avoir l'avis du CCI sur le sujet et de mes lecteurs. Présenter les libérations nationales comme des victoires de petits contre les grands me paraît assez simpliste et exagéré, sachant que ce fût une bagarre entre grandes puissances et anciennes puissances coloniales dépossédées par plus puissantes qu'elles.

De même j'ai du mal à croire que si l'Iran a été si « résilient » c'est sans l'aide de la Russie et de la Chine. Tant d'ogres penchés sur le berceau pétrolier...

Cependant il y a d'autres analyses à mener, moins répétitives et aussi simplistes que celles produites par le milieu maximaliste qui ne voit pour horizon qu'une nouvelle boucherie mondiale. Le livre de Bertrand Badie dont je vous livre des bonnes feuilles - « Par-delà la puissance de la guerre, la mystérieuse énergie sociale » - présente un évident intérêt parce qu'il démontre que loin de nous diriger vers la troisième der des der, les guerres actuelles sont menacées d'étouffement, voire tournent en rond. Cet ouvrage écrit à la fin de l'année passée est extraordinairement prémonitoire et tout ce qu'il décrit explique bien la situation de paralysie dans le détroit d'Ormuz. Les grandes puissances sont toutes à la peine, et les deux puissances secondaires les plus barbares, Israël et Iran s'auto-annihilent sanguinairement sans porte de sortie.

Par contre, sa troisième partie « la mystérieuse énergie sociale » est complètement loufoque. Ce type n'a jamais entendu parler de la classe ouvrière en tant que classe révolutionnaire et seule classe capable depuis un siècle d'empêcher ou de mettre fin aux guerresL Il se met à nous conter que toute la myriade des contestations et agitations diverses des bobos, partout sur la planète,des féministes aux partisans des genres et des carottes vertes sont les vrais emmerdeurs du capitalisme. Son assimilation du populisme au nazisme prouve son manque de sérieux et son ignorance des conditions actuelles de la lutte DES classes. Son analyse géopolitique reste intéressante, malgré son absence d'explication de sa « socialisation de la guerre », notion confuse.

LA PUISSANCE NE GAGNE PLUS LES GUERRES (sous-titre de l'auteur)

« Les alliances ont eu peut-être leur utilité dans le passé, mais aujourd'hui elles sont inutiles et n'ajoutent rien à la force des nations auxquelles elles créent d'autres ennemis ». Nehru

On peut imaginer que, face à de telles mutations, la puissance cherche à survivre en recourant à sesformes les plus extrêmes, et vienne ainsi se réfugier chez le dieu Mars. La chronique du nouveau millénaire semble confirmer l'hypothèse : il n'est qu'à prendre en compte l'augmentation constante du nombre de conflits, déjà bien sûr liée à l'accroissement du nombre d'Etats coexistant désormais sur la planète. De plus en plus meurtrières, coûteuses et destructrices, toujours mieux dotées en armes sans cesse plus sophistiquées, les guerres perdent pôurtant, elles aussi, leur capacité d'antan. Rares sont celles qui, depuis 1945, ont donné naissance à un nouvel ordre régional, encore moins mondial ; rares sont celles qui ont réellement fait disparaître le problèmes qu'elles étaient censées résoudre ; rares enfin sont celles qui ont débouché sur une vraie victoire obtenue par le plus puissant à la faveur de cette « bataille décsive » que vantait Clausewitz en son temps... Trois pentes se dessinent, qui perturbent lourdement la grammaire consacrée et expliquent ces échecs : les guerres se font davantage contre des groupes humains que contre d'autres Etats, égaux ou du moins comparables ; elles perdent leur finalité explicite qui les intégrait autrefois dans une compétition cruellement rationnelle ; elles échappent au jeu transactionnl qui conduisait jadis à la paix du vainqueur. La puissance dans le guarre, et surtout dans les nouvelles formes de conflit, en perd son latin : la potentia tirait son sens du mariage de l'idée de force et de celle d'efficacité. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

GUERRES ENTRE ETATS OU GUERRES SOCIALES ? (sous-titre de l'auteur)

Il est donc bien loin le temps des « gladiateurs » de Hobbes, celui où les Etats s'affrontaient, entre acteurs presque symétriques ou du moins de puissance équivalente, pour reprendre la définition donnée, au cours de la Seconde Guerre mondiale, par un maître de la discipline, l'Etat-Unien Quincy Wright. La symétrie interétatique était, en fin de compte, à la base même de la rationalité des guerres : celles-ci jouaient leur rôle, avec une douloureuse efficacité, dès lors qu'elles opposaient la puissance de l'un à celle de l'autre, et conféraient consensuellement la victoire au plus fort et au plus rusé. Depuis 1945, une tendance qui était en longue gestation s'est révélée soudain décisive : la guerre s'est intimement mêlée aux sociatés ; elle s'est en quelque sorte « socialisée ». On avaiat vu poindre le phénomène dès la Révolutiion française, mais il fût vite rattrapé par les Etats jouant du nationalismeet de la mobilisation citoyenne. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le processus a vite gagné en ampleur et surtout en autonomie sopus l'effet de deux facteurs : la décolonisation et la guerre d'intervention

La première met bien évidemment l'énergie sociale au centre des ouvelles mobilisations guerrières et substitue ces dynamiques inédites au canon traditionnel qui perd de sa capacité. La scconde crée un souffle de puissance asymétrique qui, au lieu de rallier la population locale, l'enferme dans l'escalade de la résistance. Daans l'ambiance coloniale, la bataile d'Alger en 1957, devait « éradiquer le terrorisme » ; elle a au contraire galvanisé la base sociale du FLN ; les mêmes mots viennent aujourd'hui à la bouche du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, pour justifier les bombardements massifs et aveugles sur Gaza, dès octobre 2023, avec exactement le smêmes résultats, si on en croit le Secrétaire d'Etat américain, Anthony Blinken, ou si on se réfère aux sources israéliennes livrées par le quotidien britannique The Guardian qui font état, après dix-neuf mois de guerre, de 8900 combattants du Hamas tuéssur un total présumé de 42 000, 83% des victimes étant des civils (The Guardian, 21 août 2025)... Et on se souvient des 2?7 millions de tonnes de bombes déversées sur le Cambodge par l'US Air Force sentre 1969 et 1973, pour « stopper la progression du communisme » ; elles eurent pour résultat d'activer l'enrôlement de la population en soutien aux Khmers rouges.

On a en réalité mal compris tout ce qu'impliquait cette socialisationdu (?) jeu guerrier, t notamment l'inversion qui en dérivait. La guerre était jadis un moment fort d'activation de l'allégeance citoyenne, un temps de parfait alignement à la faveur duquel l'individu n'existait que par son total abandon dans un univers de sécurité et d'hosilité entièrement défini, et même dicté par l'Etat : on retrouve une impeccable filiation de la pensée conduisant directement de Thomas Hobbes à Carl Schmitt et qui anourri des siècles d'efficacité étatique et guerrière. Ne pas s'ys soumettre relevait de l'absolue trahison et de ce qu'on appelait précisément la « cour martiale »...

Aujourd'hui le découplage est total, il socialise la guerre et la transforme, en amont comme en aval de celle-ci ; de même que la guerre trouve de plus en plus son origine dans des causes sociales qui affaiblissent l'Etat et le subordonne à des dynamiques conflictuelles qu'il ne parvient pas à maîtriser, de même elle agit activement sur le corps social selon des modalités qui échappe au projet politique des princes.

En amont, on constate cette montée en force des dynamiques socialesd qui sont porteuses de ces orages martiaux. La souffrance sociale dépasse aujourd'hui la rivalité de puissance comme source d'affrontements internationaux. Issue de l'humiliation subie, comme en Palestine, ou de fléaux matériels liés notamment aux déréglements planétaires, mais aussi aux inégalités, cette souffrance est largement rebelle aux lois du canon et de la puissance.

(…) Sous cette pression, d'incessantes constructions et reconstructions identitaires s'affirment en venant des profondeurs des sociétés, conditionnant les conflits et inversant le jeu classique où seule l'identité citoyenne était assignée par ordre du prince : la construction identitaire l'emporte ainsi de plus en plus sur le poids des idéolgies prescrites et les entrepreneurs politiques gagnent désormais en sachant habilement s'y adapter.

(…) Il y a en réalité une touche nouvelle et décisive, même révolutionnaire, portée à la guerre d'antan: celle-ci s'accomplit de plus en plus sur la base d'identités instables et changeantes, sur celle d'une régression de l'opposition jadis structurante du public et du privé, le premier devant simplement effacer le second ; on devine alors pourquoi les civils sont de plus en plus les cibles favorites des guerres nouvelles, mais aussi leur inventeur et réinventeur privilégié. Produits d'identités figées et absolues hier, les guerres sont aujourd'hui les otagesd des identités fluctuantes et mulrtiples. On a beau leur opposer les doctrines de contre-insurrection les plus sophistiquées : rien n'y fait, la puissance ne gagne décidément plus les guerres, comme la guerre d'Algérie l'avait déjà signifié...

D'autant que cette socialisation est tout aussi remarquable en aval, évoquant l'horreur du cercle vicieux. La déstabilisation sociale liée à la guerre devient désastreuse : la moitié de la population haïtienne souffre de la faim liée aux affrontements continus, à laquelle s'ajoutent les effets ravageurs de la nouvelle épidémie de choléra. Près de 18 millions de Birmans sont en insécurité alimentaire, 7 millions de Congolais sont en état de malnutrition et six millions sont déplacés.

(…) Il ne s'agit pas seulement de « dégâts collatéraux » ou de « tristes bilans », mais d'une recomposition totale de la société comme jamais connue auparavant, modifiant en profondeur et durablement la structure sociale, les identités, les croyances et conférant à la fluidité sociale qui en dérive une dynamique échappant totalement aux cadres politiques.

(…) On en dira de même des effets de concientisation : Ukrainiens agressés et envahis, Palestiniens détruits et méprisés, Congolais qui n'ont jamais connu un état de paix, sont porteurs d'une énergie et d'une résilience sociales qui défient toutes les lois de l'ingénierie politico-diplomatique et qui sont irréductibles à la grammaire classique de la guerre, à la dualité simpliste du vainqueur et du vaincu : cette forme inédiate d'appropriation sociale des conflits rend vaine toute escalade militaire. Les guerres contre les sociétés, même en lambeaux, ne se gagnent plus.

GUERRES sans finalités ou à finalités renversées ? (sous-titre de l'auteur)

(…) On voit bien le décalage qui se profile aujourd'hui : si l'adversaire n'est plus un Etat ou n'est qu'un Etat faible, la clarté de cette opposition fondatrice vient évidemment à s'esomper. Face à un combattant non étatique, quel est le but : « l'éradiquer » ? Contrôler un territoire devenu insécure ? Restaurer sa propre domination ? En substituer une autre ?

La question a couru tout au long des guerres de décolonisation : les réponses fluctuantes et indécises que les puissances coloniales lui ont adréssées ont été un atout pour un adversaire dont la puissance était pourtant toujours inférieure. L'interrogation a été relancée à la faveur des guerres d'intervention, qui se sont banalisées avec une mondialisation timidement amorcée au XIX ème siècle, et qui ont périlleusement sorti le jeu martal de cet affrontement symétrique que nous décrivions.

(…) La problématique a-t-elle vraiment changé depuis. La même analyse n'est-elle pas pertinente quand il s'agit de la guerre du Vietnam, de celle d'Afghanistan, d'Irak ou de Somalie, pour lesquelles se mêlent et s'entremêlent les doctrines confuses dun containment, du peace-making et du regime change ? Et d'autres Etats ne partagent-ils pas la même expérience ? La France au Sahel a vécu celle-ci à ses dépens : en 2013, l'opération Serval cultivait déjà l'ambiguïté en prétendant libérer le Mali de la menace djihadiste.

(…) Il y a probablement plus : la guerre froide et l'équilibre de la terreur ont peu à peu rendu impossible la confrontation classique, conforme à la grammaire des gladiateurs hobbesiens. Le choc entre puissances égales devenait trop co^teux et annulait ainsi les stratégies classiques et le jeu à somme nulle qui les rationalisait. Aussi les guerres n'opposent-elles plus directement des intérêts antagoniques, mais visent des sociétés pour les refaire à l'image des plus puissants, objectif déjà impossible, et plus encore pour reconstituer une chaîne de pouvoirs politiques nationaux plus favorables.

(…) Cette « société guerrière », en se banalisant, semble annoncer que la guerre est de plus en plus menacée de perpétuité. Celle d'autrefois ne préparait pas vraiment la paix, mais la « non-guerre » ou plus exactement, un nopuvel « entre-deux-guerres » reposaant sur un aménagement provisoire des litiges : celle d'aujourd'hui conduit au mieux à la « non-solution » ou à l'affrontement infini modulé par des rythmes inégaux de violence. Dans le modèle classique, le vainqueur se voyait reconnaître le droit de négocier, en condition de force, le litige qui l'opposait au vaincu. La victoire, l'art diplomatique, la ruse des uns et des autres donnaient sens et épaisseur à la négociation qui débouchait sur de nouvelles configurations territoriales et toute une série d'obligations qui étaient acceptées de part et d'autre et avaient valeur de droit. La « bataille décisive », chère à Clausewitz, avait fait son travail. Aujourd'hui rares sont les guerres gagnées et, sans même parler de paix, rares sont les guerres débuchant sur un ordre nouveau et paritairement accepté: à l'exception de quelques opérations sous mandat des Nations Unies, comme « Tempête du désert » (1991), la sortie des conflits reste incertaine, précvaire et ne produit aucune donne communément acceptée au point de produire un nouveau droit. Les seules victoires sensibles sont, de façon surprenantes, celles du faible sur le fort, comme ce fût le cas avec les guerres de décolonisation qui, depuis 1945, ont toutes été gagnées par le dominé, le moins doté en ressource de puissance.

(…) La puissance n'a pas accompli son travail d'antant : elle est tétanisée, devenue trop ambiguë pour produire un ordre, l'illusion d'une paix ou au moins l'apaisement que procure un nouvel équilibre reconnude part et d'autre.

(…) Ces croisades « pour la civilisation » sont vite devenue des fiascos : même les alliances les plus « sacrées » se retournent contre la ouissance » (p.60).

« Le vent populiste - qui commençait à souffler outre Atlantique dans le seconde décennie du XXI ème siècle et inventait le trumpisme – déplaça le débat vers un postulat plus simple : s'engager globalement envers l'Autre coûte de plus en plus cher et risque de rapporter de moins en moins, contrairement à des formes d'implication plus ponctuelles et plus contrôlées ». (…)

L'appel populiste à la puissance (sous-titre de l'auteur)

« Derrière chaque séquence populiste, même les plus anciennes, se cache très souvent cette « puissance contrariée » qu'on cherche à restaurer. La défaite française de 1871 a nouri le boulangisme et ce désir de « voir et complimenter l'armée française », comme le chantait Paulus au début de la III ème République ; cele de 1918, subie par l'Allemagne, a alimenté le populisme nazi ; l'effondrement de l'URSS a instillé le populisme poutinien au sein de la Russie post-soviétique. De façon plus subtile, la marginalisation des Etats venant d'acquérir coûteusement leur indépendance et l'humiliante relégation qu'ils euent alors à subir de la part des vieilles puissances ont activé le populisme tiers-mondiste, tout comme la éception d'une Italie, trop faiblement associée à la victoire de 1918, a ouvert la voie à Mussoloni et à son éloge de la force (…) La dénonciation communed'un déclassement national, à l'origine évidentede tous les maux, vaut mécaniquement stigmatisation de tous les « complots » venant du « cosmopolitisme » ; elle se prolonge dans l'exaltation du protectionisme, du souverainisme, de l'identitarisme et dans l'appel à une restauration nationale, tout cela passant par une demande sociale de puissance ».

MONDIALISATION DE LA MYSTIFICATION SYNDICALE POUR AFFAIBLIR LA CLASSE

 


UNE MANIPULATION BOUFFONNE


Glabre, leFigaro ce matin parodie Lutte Ouvrière, L'Huma ou un blog mélenchonien : « Les droits des travailleurs dans le monde en «crise systémique», notamment en France ». On ne souligne pas assez désormais la simultanéité universelle de la propagande dominante dans la mondialisation de la putréfaction capitaliste . C'est évident concernant la guerre qui concerne plus ou moins gravement toute l'humanité. C'est encore plus vrai au niveau social. Ce ne devrait être un secret pour personne que le principal frein et obstacle à une nouvelle guerre mondiale reste le prolétariat et non pas les multiples contestations petites bourgeoises de tout ordre1. On se targue de son inexistence. Il est entendu qu'il est débile et incapable d'autonomie. Bien sûr il reste la principale classe exploitée, méprisée et humiliée, mais que nenni la Confédération Syndicale Internationale, collègue de notre CGT s'en fiche : « c'est une attaque coordonnée contre la démocratie » ! Mais en quoi le monde du travail serait-il concerné par une démocratie bourgeoise qui se fabrique sesélecteurs à coups de millions ?

Plus simpliste gauchiste tu pètes ou tu adhères à la secte LFI : « c'est un coup d'Etat des milliardaires ».

«L'édition 2026 de l'indice CSI des droits dans le monde révèle que la crise des droits des travailleurs ne se limite plus à quelques cas marginaux - elle est désormais au cœur même des démocraties», a commenté Luc Triangle, secrétaire général de la CSI. Il dénonce ainsi «une attaque coordonnée contre la démocratie - un coup d'État des milliardaires, soutenu par des dirigeants politiques; les travailleurs sont dépouillés de leurs droits et réduits au silence, et les économies sont manipulées au profit d'une poignée de puissants».

Rien à voir avec la paye ou les licenciements déguisés, le raisonnement syndicalo-gauchiste devient foutraque : « ...liste des pays à surveiller (sic ! Par qui?) alors que les attaques portées aux libertés des travailleurs accélèrent l'érosion de la démocratie». En cause, «des restrictions de la négociation collective et le recours à la force contre les travailleurs».

Quelle érosion de la démocratie et de quelle démocratie ?

« Quant à la France, elle connaît «son plus mauvais classement, signe d'un déclin prolongé des droits des travailleurs, notamment caractérisé par une répression des militants syndicaux et des restrictions imposées aux manifestations». De façon générale, le nombre de pays qui refusent aux travailleurs l'accès à la justice, les placent en détention ou recourent à la violence, aux atteintes à la liberté d'expression ou de réunion, est en hausse dans le monde, selon cette enquête.

la surveillance numérique qui permet de «contrôler et de mettre au pas le personnel, de faire taire les travailleurs et d'empêcher la mobilisation syndicale» ; et les gouvernements qui «écartent les syndicats et les consultent de moins en moins» lors de l'introduction de nouvelles lois sur le travail ou de réformes de la législation du travail ».

On est stupéfié par cette vérité bureaucratique qui remplace les travailleurs par les ouailles syndicales. Sans oublier ce lieu commun des sociologues : « la crise est devenue systémique». Enfin tout s'éclaire avec la montée du « fâchisme » : «la montée de l'extrême droite en Europe se traduit de plus en plus par de l'hostilité envers les syndicats et leurs membres».

Vous l'avez compris, c'est l'extrême droite qui monte les ouvriers contre les syndicats. Fallait l'inventer, ils l'ont inventé !

Cette prétention à se soucier au niveau international d'un intérêt (très syndicrate) pour le sort de la défense des travailleurs pue comme un chacal. Les appareils syndicrates sont si choyés en France qu'aucune personne honnête ne peut les plaindre ; quant aux manifs quelle inanité de déplorer une immense répression, oui mais quand ils tireront à la mitrailleuse dans la foule comme en Iran !

Le CCI, ma modeste personne et tant d'autres minorités, avons consacré des centaines d'articles qui démontrent fort bien que les syndicats sont devenus des agents du capital qie je me contenterai aujourd'hui de citer les réactoions des lecteurs anonymes.

« Étonnant cet article. Pour avoir quitté le monde du travail il y a peu, force est de constater que ce mo nde syndical est très protégé en France. Essayez de licencier un syndicaliste du privé qui a dépassé les bornes en France ; autorisation de l’inspection du travail puis, si refus Ministère du travail. Sans parler des Prud’hommes où le salarié est parfaitement défendu. Dans la fonction publique, des pans entiers n’envisagent même pas la tenue d’un conseil de discipline pour des faits qui conduiraient un salarié du privé à un entretien préalable…Bref, le syndicalisme a encore de beaux jours en France ! Alors qu'à Cuba et au Venezuela, c'est le paradis des travailleurs.
Sans parler de la Chine, modèle à suivre pour les travailleurs, sans oublier la Corée du Nord. Je n'entends pas les syndicats s'y plaindre de la politique du gouvernement et le chef d'état semble très populaire ».

« Les syndicats ne représentent pas les travailleurs. Le taux de syndicalisation en France est très faible. Les dirigeants syndicaux sont des apparatchiks grassement payés, qui instrumentalisent une minorité, les syndiqués, pour abuser du droit de grève et prendre le pays en otage. Si les grèves servaient réellement les intérêts des travailleurs, depuis le temps, il n'y aurait plus besoin de grèves. Ce rapport est une manipulation qui ne devrait pas être la source d'un article qui ne met pas ces informations en perspective et n'en dénonce pas le caractère biaisé ».

En résumé un rapport syndicaliste à vocation internationale pour ridiculiser un peu plus la classe ouvrière de tous les pays sans pourtant pouvoir faire avaler ce gros mensonge d'une équivalence de la répression anti-ouvrière contre les prolétaires en Europe, et même en Amérique, et celle qui prévaut en Russie, Chine, Iran, Afrique où même la perspective gauchiste de syndicats libres reste une lubie ridicule paralysant aussi toute option de combat de classe.

Cette mondialisation de la propagande syndicaliste collaborationniste de la démocratie bourgeoise la plus puante, se voudrait unificatrice des millions de travailleurs dans encadrement syndical à vocation militaire au bout du compte : la défense de la démocratie bourgeoise. Hélas c'est peine perdue et pâtée pour les petits toutous de gauchistes.


1Thèse imbéile de Bertrand Bdie, intéressante pourtant sur la paralysie actuelle des impérialismes les plus puissants : « Par delà la puissance et la guerre, la mystérieuse énergie sociale » ed Odile Jacob

vendredi 22 mai 2026

Le charlot TRUMP a-t-il incendié le capitalisme ?

 


« Le poisson commence par puer de la tête » Erasme


DRAME DES GRANDES PUISSANCES : ELLES NE PEUVENT PLUS ENVAHIR LES NATIONS SECONDAIRES


Le principal point vraiment commun entre Néron et Trump est qu'ils ont fait carrière dans l'immobilier, pour le reste Donald ne devrait pas assassiner Mélania et il se vante de vouloir supprimer les guerres, du moins celles qui coûtent cher au capitalisme américain, mais font exploser les profits du complexe militaro-industriel..

Le principal fait révélateur de la chute en cascades de l'empire américain est bien sûr figuré unanimement par l'exhibition de ce personnage égotiste, fantasque et erratique, qui joue au faiseur de roi, contrôlant la marche du monde1. Or rien n'est plus faux. Trump ne contrôle rien, même pas le bouton pour lancer ses troupes kakies, avec son chantage lassant à un nouveau bombardement plus massif, comme cette femme frigide qui vous assure : un jour je finirai par vraiment faire l'amour et plus la guerre. Ceux qui pensaient le contraire peuvent réviser leur jugement avec les baffes que le régime terroriste iranien lui fout sans cesse. Au niveau géopolitique on n'a jamais rien fait cesser en 24 heures (comme le déplore notre pauvre Lecornu). Les financiers et les marchés sont eux les vrais maîtres. Autre constat incontestable de la faiblesse américaine, leur dite Administration obligée de demander l'aide chinoise mais aussi, sous des airs de mépris, celle de l'Europe, dont on examine plus loin les réticences de nature...sociale.

Le make america great again est déjà une faillite complète, depuis longtemps annoncée et confrmée. Ce qui se déroule, ce ne sont pas les caprices d'un Trump dérangé du cigare, ce sont bien les atermoiments du capitalisme mondial pris dans ses contradictions et tergiversations (voir l'article de RI : La guerre au Moyen-Orient précipite l’économie capitaliste dans le chaos2.)

L'impuissance croissante de l'impérialisme américaine

Le souvenir de la défaite au Vietnam est le parfum de celle qui se confirme en Iran3. Le basculement de l'hégémonie américaine, malgré la gloriole au moment de la chute du bloc russe, fût certes progressif ; il n'est pas nouveau mais partie inégrante de la décadence capitaliste depuis un siècle, à ceci près qu'on en subit une phase terminale dont nul ne sait pour l'heure jusqu'où elle va conduire l'humanité. La plupart des journalistes qui insistent sur le fait que la guerre là-bas avec ses destructions massives n'a servi à rien et que la seule porte de sortie serait la négociation, n'ont pas tort mais pas raison non plus parce que la négociation (permanente et douloureuse) n'aboutit pas non plus. L'échec militaire US, avec son barouf sanglant pour les populations civiles (encore iraniennes), permet à une puissance régionale de ridiculiser l'armada américaine dite la plus puissante du monde (et incitatrice pour les autres concurrents), avec un culot sans fard sur deux plans : la paralysie du détroit d'Ormuz si vital pour toute l'économie mondiale et des capacités de nuisance incontestables contre toutes les monarchies de la région et en prime même désormais versus le territoire européen.

La glaciation en nouveaux blocs n'est pas avérée

On exagère la puissance montante de la Chine qui demeure seulement pour l'instant la principale puissance économique du monde, toujours très prudence quant à ses ambitions militaires, et surtout modeste4. Malgré sa possession de l'arme nucléaire, son armée n'est pas au niveau même de l'armée russe. On peut certes considérer que Trump et Poutine sont allés à Canossa en Chine pour cesser de se faire balader en Iran et en Ukraine. En revanche même si l'indifférence a été réservée à Trump et l'amitié à Poutine, tous ces potentats sont perplexes et incapables de prévoir les conséquences du lendemain pour leurs gesticulations et crimes; les navires de guerre chinois qui tournent quotidiennemenyt au large de Taïwan sont des gesticulations, qui certes ridiculiset Trump, mais de même nature que ce que fait le clown: "gaffe je vais t'écraser".

 Aucun des belligérants n'a confiance en l'autre.Autant on ne voit pas les dividendes recueillis par Trump dans l’opération américaine en Iran, autant ceux de la Chine apparaissent clairement, que ce soit diplomatiquement ou financièrement, mais pas au plan militaire, ce qui fonde sa discrétion en Iran. Par ecemple ine intrervention à Taïwan est pour l'heure impossible au niveau d'un abordage très compliqué, voire d'une contribution du Japon5. Cette visite d’État de deux jours du petit Poutine visait à afficher la soit-disant solidité du « partenariat sans limite » scellé face à l’Occident par leursautocrates en 2022, mais consacre aussi l’ascendant du géant chinois face à un Kremlin anxieux du pas de deux sino-américain. Le prétendu "axe" russo chinois n'est jamais qu'un axe de pacotille. Tout, et plus encore, sépare la Russie de la Chine, à commencer par les ambitions territoriales chinoises sur la Sibérie...

Par dessus tout, je le répète, excepté le génocide en Palestine avec un Etat inexistant, le fait marquant est que les grandes puissances ne peuvent plus prétendre envahir un pays inférieur, comme ce fût le cas pour l'Union dite soviétique en 89-91. Autrement dit, le capitalisme dominant ne peut plus envahir mais s'autodétruire !6

UN DANGER INTERIEUR MAINTENU SOUS LA TABLE

Les clichés se sont accumulés : l'Europe serait menacée par la Russie, la Russie marcherait déjà main dans la main avec la Chine, l'Iran aurait renouvelé son armement le plus efficace, missiles et drônes sophistiqués, le pouvoir iranien serait divisé, idem pour Trump et le criminel Netanyahou, etc. etc.

C'est oublier qu'on période de guerre les mensonges ou approximations sont roi et reine. Sans examiner chacun de ses mensonges, force est de considérer que chacun de ces Etats connaît d'énormes problèmes internes inavoués, que nous sommes encore une infime minorité à démontrer ; que le blocage d'internet ne suffit pas à rendiguer.

La Russie n’a aucun intérêt viable à attaquer l’Europe, des journalistes en viennent même à constater que Poutine est le moins foldingue de la bande car les yeux rivés sur son propre prolétariat, au si beau passé. Une agression directe contre un membre de l’OTAN même limitée ou hybride serait stratégiquement suicidaire pour la Russie. Elle dispose déjà d’un front ouvert en Ukraine depuis 2022, avec des pertes humaines et matérielles considérables, une économie entièrement réorientée vers la guerre  (qui coûte tès cher), une démographie en déclin structurel,enfin surtout elle est à la peine, comme la bourgeoisie ukrainienne pour recruter des milliers de prolétaires de souche (allant jusqu'à chercher de la chair à canon en Afrique). L’OTAN représente une alliance militaire et économique supérieure à son PIB, en technologie et en capacité de projection. Même un "test" limité risquerait l’activation de l’article 5, l’escalade conventionnelle puis nucléaire. La Russie n’a ni l’intérêt ni les moyens d’une conquête ou d’une déstabilisation durable de l’Europe de l’Ouest ou du Centre. Son objectif déclaré reste la sécurisation de son voisinage immédiat, pas l’expansion territoriale en Europe.

L'Europe n'a pas dit son dernier mot, elle reste le principal marché du monde, l'amante désiirée par tous les régimes autocratiques et leurs migrants ; plus inquiétant, elle est l'aire géographique où le prolétariat reste le plus dangereux contre tout mobilisation militaire pour le pétrole ou les beaux yeux de la princesse.

De la Chine à l'Iran, l'état d'esprit du prolétariat reste encore au niveau du mystère, mais il n'y a aucune raison ni aucun terrorisme, ou terreur d'Etat, qui empêche de penser que colère et indignation se renforcent souterrainement, en évitant la formule de la taupe de Marx.

Concernant la conscience du prolétariat européen et américain, je vous laisse lire les articles du CCI, qui n'exagère pas tout le temps concernant l'ampleur des luttes économiques des deux côtés de l'Atlantique. Il faudrait marquer plus l'impuissance de nos « démocraties » à diffuser l'esprit belliciste dans la population et chez les jeunes, donc surtout parmi le prolétariat. Un sympathisant arabe du CCI me disait récemment « les américains sont lâches ». Quelle idiotie ! Le prolétariat américain a assez donné de 1914 au Vietnam, c'est donc lui qui terrorise Trump... et l'empêche d'envoyer au casse-pipe les « boys ». Les plus criminels avec leurs successives flotilles pour Gaza, même s'ils sont victimes du terrorisme juif, sont les populistes nationalistes de la clique à Mélenchon. Ce sont eux les principaux diffuseurs pour l'heure de l'idéologie patriotique.

Le prolétariat français n'est pas prêt à risquer sa vie s'il ne peut plus faire son plein d'essence et n'a plus les moyens de passer des vacances lointaines. Pourra-t-il profiter de la vacance du pouvoir?


NOTES


1J'ai toujours dit au niveau psychologique, car constaté lors de mes rencontres personnelles et sur le plan politique en particulier, que la destinée du pervers narcissique est l'échec et la solitude. Je plains déjà le devenir de Trump.

3 Commencée le 28 février 2026, la guerre contre l’Iran est la quatrième opération militaire américaine de changement de régime en terre d’islam depuis le début du XXIe siècle. Elle a été précédée par celles de l’Afghanistan (2001-2021), de l’Irak (2003-2011) et de la Libye (2011), qui se sont toutes terminées par de cuisants échecs.

4Selon les renseignements américains, l’Iran réussirait notamment à rétablir rapidement ses capacités grâce au soutien de la Russie et de la Chine. Cette dernière, par exemple, aurait continué de fournir à Téhéran des composants utiles à la fabrication de missiles pendant le conflit. Pas terrible comme aide impérialiste !

5La Chine ne peut pas envahir Taïwan. Les satellites détecteraient immédiatement les préparatifs. Souvenez vous du débarquement de Normandie. L'armée taïwanaise serait prête à rejeter à la mer toute tentative. Une flotte est vulnérable aux missiles anti-navire! Article d'amateur ne connaissant rien du sujet. Cette visite à l'empire du milieu, entre terre et centre terre, un vrai bide, un record de nullité, avec un lion édenté et un empereur bedonnant sans charisme ! Oui, les taïwanais ont raison, On peut ajouter cette leçon d'Ukraine et de l'Iran : les grandes puissances ne sont plus assuéres de ganger une guerre contre des puissances inférieures ; les élites bourgeoises chinoises l'ont compris depuis des siècles. Sans oublier l'excelente qallusion de Xi Jinping au piège de Thucydide.

6Voir surr LFI, on lira avec intérêt : De Trump à Poutine, «nous assistons à une crise de la puissance», selon le politologue Bertrand Badie

Donald Trump face à Vladimir Poutine et Xi Jinping : la puissance traditionnelle est-elle de retour ? Et avec elle, des empires prêts à tout pour défendre leur chasse gardée, y compris par la guerre ? Voilà un cliché qu'il faut déconstruire, et c'est justement l'idée du livre Par-delà la puissance et la guerre, la mystérieuse énergie sociale, de Bertrand Badie, professeur émérite des universités à Sciences Po Paris. Selon lui, une énergie sociale très diverse et des mobilisations « empathiques » aux mouvements de colère ont recomposé les relations internationales.