"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

lundi 6 avril 2026

COMMENT TRUMP MASQUE SA DEFAITE

 

Femme voilée en France mais pas en Iran

GUERRE voilée ou dévoilée ?


Le conflit militaire exacerbé qui dure contre l'Iran a au moins une qualité, comparé aux guerres précédentes : tout le monde est concerné. C'est la conscience du fond aléatoire du réservoir de ma petite voiture. Sans oublier des conséquences très graves pour le niveau de vie de chacun. L'inquiétude a gagné manifestement les couches gouvernantes les plus responsables des Etats-Unis, en particulier les financiers qui bottent le cul à Trump à l'heure actuelle. Mais on se rassure vite ici : « c'est loin et ça ne peut pas nous arriver »...La concience de classe est, elle aussi, loin.



Pourtant le capitalisme, dans les faits, se remet en cause lui-même, ne cessant de détruire tout en éliminant toute chance de reconstruire à court terme ; le plus intéressant tout de même, et ce que personne ne semble remarquer, est l'atteinte aux bijoux pétroliers des sinistres monarchies du golfe, et cette disparition de la protection sécuritaire américaine qui fait trembler désormais les milliardaires.

L'article du CCI – La boite de Pandore d'un mode de production en voie de putréfaction1 – décrit le mieux l'état actuel du capitalisme, avec, hélas et toujours, ces conclusions en coup de clairon eschatologique2 « seul le prolétariat peut sauver l'humanité », ce qui reste encore à démontrer et qu'ils ânonnent sans se questionner ou questionner le prolétariat sur cette possibilité ou éventualité. Poser les questions urgentes, centrales, imaginer des solutions autres que la sempiternelle et invisible grève générale, en comparant avec les méthodes dépassées du passé.

Souligner aussi les critères d'optimisme : l'embrasement militariste ne peut toujours pas prendre en Europe. Macron s'est cassé les dents en croyant qu'il suffisait d'appeler au volontariat pour recruter massivement. Le chancelier allemand joue une partition aussi faiblarde en prétendant que les hommes de 17 a 45 ans devront avoir l'autorisation de l'armée en cas d'« un long séjour » à l'étranger, pas les femmes ?

Pourquoi le défaitisme révolutionnaire apparaît dépassé ou impossible de nos jours ? Avec la prise en otage du détroit d'Ormuz, lutter contre qui ? Contre Macron qui n'en est pas directement responsable ? Contre les nazislamiques au risque de se faire traiter par Mélenchon de fachos amis de Trump et deTF1 ? Imaginer un retour ringard des gilets jaunes tout justes bon à favoriser un chaos sans solution (le quoiqu'il en coûte n'est plus qu'une caisse vide) ? Ou compréhension de l'impuissance croissante de chaque Etat capitaliste à offrir un avenir au monde et expliquer ou comprendre que le choc des classes sera forcément violent mais pas que.

Le déclin de la puissance américaine est patent avec cette guerre qu'elle n'a pas contrôlé et ne contrôle toujours pas. Leur hypocrite appel aux ex-alliés européens confirme cette perte de puissance. Ce déclin aura-t-il seulement des conséquences géopolitiques et pas sociales ? L'ampleur de la crise économique va-t-elle précipiter la marche à la guerre mondiale ou générer des explosions sociales un peu partout ?

La situation sociale pourrait-elle s'embraser partout ? Bien sûr que oui, et de New York à Vladivostok où la paupérisation se répand, de manière accélérée comme conséquence majeure de cette guerre.

Tarzan échappe à la pieuvre

Phénomène outrageusement médiatisé et confiture à journalistes désoeuvrés, la récupération d'un pilote de chasse militaire (un seul) a été exhibée comme un acte héroïque, voire LE tournant essentiel d'une guerre où on est indifférent à ses millers de victimes, et précieusement bienvenue pour faire cesser l'inexorable chute du « fou Trump » zéro des mangas iraniennes, lequel se fiche parfaitement, comme ses concurrents nazislamistes de la vie de milliers d'otages civils de cette guerre sans fin crédible et même de celle du pilote s'il avait dû y passer.

Il s'est agi pourtant, avec ces si remarquables moyens électroniques (et LIA, cette bonne fée destinée à supplanter l'intelligence humaine?) de récupérer un des ces criminels de guerre de haut vol, qu'on nomme pudiquement « pilote de chasse ». Or ces types de militaires, qu'on dit chargés de « frappes ciblées » sont indifférents aux morts collatérales que leur lâche appui sur un simple bouton cause. C'est pourquoi, dans toutes les guerres depuis 1945, chaque fois que les populations d'en bas en saisissent un, il est lynché. Ce que les médias capitalistes ont évité de mentionner, maquillant en Tarzan innocent le petit colonel éjecté, regretté puis sauvé après avoir craint qu'il ne soit dévoré par la « pieuvre iranienne ».

On ne cesse de souligner la résilience des nazislamistes, voire leur « intelligence », comme de feindre ne pas savoir les objectifs du fou Trump. Or, et hélas, les gardiens de la pire réaction religieuse sont plus intelligents que le fou éructant. Ils ne font certes pas le poids militairement dans cette guerre dite asymétrique, mais c'est sur le plan idéologique qu'ils ridiculisent le vieux fou, en se servant de ses propres conneries d'impuissant er surtout des critiques de ce vieux gaga en Occident.

En toute concision, le quotidien britannique The Telegraph avait totré : «Tired-looking Trump has run out of things to say» (Fatigué, Donald Trump ne sait plus quoi dire).

Un des kapos de l'Etat musulmaniaque, le général Ali Abdollahi, n'a eu qu'à résumer la fuite en avant du milliardaire à casquette prolo3, alors le début il n'était question que de fuite en avant des mollahs:

«Le président américain agressif et belliqueux, après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens de l’Iran »4.

En effet l'armada américaine qui n'a cessé de piétiner, sous prétexte de récupérer quatre cent kilos d'uranium (pourquoi seulement quatre cent?), de tuer (d'avion) des milliers d'êtres humains, quoique fort heureusement dans le tas des dizaines de kapos, en est venue, comme n'importe que Etat voyou, à détruire les infrastuctures économiques, industrielles et même universitaires qui conditionnent la « vie  civile » de n'importe quelle nation ! Avec cette méthode la vertueuse démocratie américaine s'est alignée sur le terrorisme nazislamique !

Le sauvetage du Tarzan ailé ne peut aucunement effacer cette infamie, même s'il recourt à l'ordalie : gloire à dieu !

LA FUITE EN AVANT DE « L'ADMINISTRATION TRUMP »

L'idéologie dominante nous promène gentiment avec cette personnalisation de la politique, en particulier avec l'exhibition permanente du sinistre pitre Trump. On ne peut l'attribuer seulement à la décomposition du système. En réalité c'est la comédie du pouvoir qui s'adapte. La masse des populations est dégoûtée des partis politiques. Elle joue sur l'aura du leader « mal élevé » (si possible avec une casquette) ; en France, dans la campagne municipale, la plupart des partis se sont présentés « sans étiquette ». Mais, par derrière, la classe bourgeoise reste une classe aux intérêts collectifs. Si Trump a fermé sa gueule quelques jours, c'est que les financiers affolés lui tiraient les oreilles et qu'il pissait dans sa culotte si les gardiens de la réaction avaient pu s'emparer du pilote.

La récupération spectaculaire du pilote éjecté est devenue, plus qu'un épisode forfuit d'une guerre de massacres, une affaire personnelle pour Trump, plus même : un triomphe sans lendemain.

Bien plus grave que le sauvetage d'un pilote galonné, est cette dernière, ou avant-dernière stratégie de l'impérialisme américain : cibler les infrastructures industrielles et civiles, et même nucléaire (preuve de l'irresponsabilité des grandes puissances, cf. même méthode de projection contre le nucléaire iranien). Preuve surtout de leur échec militaire et preuve de leur bêtise d'avoir cru qu'il suffisait de bombarder en haute altitude sans se salir les mains. D'abord preuve d'impuissance donc. Double impuissance face aux simples drônes alors que le Trump se vantait d'avoir un contrôle total du ciel. Gloire à dieu ?

Par après c'est surtout les implications qui posent problème. C'est le peuple iranien tout entier qui, après les massacres de son propre régime, est à la fois spectateur et victime. Trump rend un fieffé service aux mollahs terroristes en provoquant volontairement ou involontairement, une résurgence du nationalisme5. Résurgence presque naturelle face aux exactions et desidératas de l'Etat juif contre ce pauvre Liban, parti pour être un nouveau Gaza. Quel iranien, antérieurement a-t-il été enthousiasmé par un criminel corrompu comme Netanyahou lorsque celui-ci appelle avec outrecuidance à une libération du peuple iranien, après avoir massacré celui de Gaza ? L'annonce répétée de négociations (secrètes) en cours est une réalité que nous avons du mal, nous grands naïfs, à imaginer or toujours il y a eu des négociations souterraines entre requins en guerre. Toujours avec la méthode de la projection, Trump a multiplié les vantardises et les chantages les plus grotesques – à l'Europe, à l'Ukraine, pour une intervention au sol -Trump a besoin de la complicité des nazislamiques, comme Hitler eût besoin (brièvement) de celle de Staline. Il aimerait présider une fausse paix les laissant au pouvoir avec des concessions lui permettant de brailler « j'ai gagné ». Chaque jour en revanche il apparaît un peu plus comme un charlatan.

Jamais une armée bourgeoise n'a libéré ni apporté une quelconque démocratie aux peuples floués des révolutions industrielles. L'invasion impérialiste est une humiliation nationale. La seule alternative dans ce cas c'est Pétain. Et lorsque l'impérialisme vainqueur se retire c'est pire, le chaos ou la pire religion s'installent comme en Afghanistan ou en Syrie. Au tout début Trump a failli nous faire croire qu'il militait pour installer une démocratie perse, et à nous donner espoir que cette armada et lescolons israéliens aboutiraient « au moins » à faire chuter le nazislamisme (même en catimini chez nos preux internationalistes). Le voile politique se déchire : les iraniens ne veulent pas du pétainisme israélien ni ne font plus confiance à la girouette Trump. La résilience iranienne rest bizarre, quelle est l'ampleur de l'aide russe et chinoise ?

En vérité, on le sait, l'administration Trump se fiche des peuples et de leur libération. En totale continuité avec l'héritage démocratique bourgeois, les Etats démocratiques dominant ont besoin des peuples spoliés et fournisseur de main-d'oeuvre malléable et corvéable ; jamis ils n'envisagent d'installer des démocraties aussi consensuelles que celles d'Occident pour continuer à puiser un prolétariat corvéable car ayant fuit le plus souvent la guerre, et avec peu d'engouement pour participer à une révolution forcément violente ; comme l'expliquent Guigou et son copain polonais dans leur excellent livre « Mai 68 et le mai rampant italien »6. Comme dans la guerre en Ukraine des milliers et des milliers sont jetés sur les routes , terrorisés ou massacrés sous la mitraille. Trump ne s'en cache pas, il a besoin de la continuité d'un régime dictatorial, comme ceux des milliardaires du pétrole au Moyen-Orient, qui permettent les plus grands profits pour les camarillas au pouvoir, sans partage... Les puissances démocratiques ont besoin des dictatures de fer dans les zones riches en matières premières ; si vous ne le saviez pas, maintenant vous le savez. Elles compatissent aux destructions généralisées, mais c'est la guerre, n'est-ce pas ?

Partout c'est table rase Koweït: deux centrales électriques et de dessalement attaquées. Une usine pétrochimique a été détruite. Idem un pont géant indispensable à l'économie du pays. 30 universités touchées par des frappes israélo-américaines depuis le début de la guerre. La liste s'allonge chaque jour avec le délirant Trump qui a promis un retour à l'age de pierre  (en bombardant leurs sites nucléaires)? Pour qui ? Pour 90 millions d'êtres humains ? Des armées « démocratiques » américaine et israélienne qui libèrent...cadavres, gravats et tirent dans le tas de la population civile.

Ces armées en guerre à but géopolitique, dont la plupart des journalistes se plaignent qu'on ne ne leur explique pas ce but géopolitique - Trump vient d'affirmer sans ambages que son but est de s'enrichir avec le pétrole iranien, dont acte - , n'ont pas à s'inquiéter des mouvements pacifistes, phagocytés par les clans de la gauche bourgeoise woke, multiethnique et islamophiles ; en gros des incapables à combattre réellement le capitalisme car bornés dans un anti-impérialisme US primaire. Les pacifistes non seulement ils ne proposent aucune alternative crédible sauf à soutenir de fait en fait n'importe que impérialisme minus et arriéré.

METTRE FIN A CETTE GUERRE A N'IMPORTE QUEL PRIX ?

Il est probable que c'est l'injonction des financiers à l'aventurier Trump. C'est plus grave et plus paralysant que la guerre en Ukraine.Le monde entier est tourneboulé, de l'Afrique à la Russie, et surtout aux Etats-Unis où une réelle paupérisation est de pllus en plus visible. La bourgeoisie intelligente devait penser à 1918 et à 1945.

Plus effarant dans toute cette guerre pleine de bruit et de fureur, sont oubliées les femmes iraniennes et cette majorité de la population perse (60 %) terrorisées et torturées par le nazislamisme triomphant, même de Trump

MONSIEUR ULTIMATUM va-t-il être le nouveau Cromagnon ?

«Le temps (financier) presse» : le Trump donne 48 heures à l’Iran pour conclure un accord avant de «déchaîner les enfers sur eux» (la bombe atomique?). Le Trump a donné samedi «48 heures» à l’Iran pour conclure un accord avec Washington ou rouvrir le détroit d’Ormuz, sans quoi les États-Unis déchaîneraient «les enfers sur eux».

«Vous vous souvenez quand j’ai donné 10 jours à l’Iran pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DETROIT D’ORMUZ. Le temps presse - 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux. Gloire à DIEU!», a écrit loufoque président américain sur sa plateforme Truth Social en ce week-end pascal.

Le 26 mars, le Trump avait émis un ultimatum de 10 jours à Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, voie maritime critique pour l’économie mondiale et bloquée par l’Iran depuis le début de la guerre. L’ultimatum avait alors été fixé au «lundi 6 avril à 20 heures, heure de Washington». En l’absence d’une réouverture du détroit, Jupiter 47 a menacé de détruire les centrales électriques en Iran, et les ponts. C'est à dire paralyser toute la population civile derrière ses amis gardiens de la contre révolution.


Rendez-vous demain 20 heures.



NOTES

2Leur marxisme serait-il plutôt religieux, et leurs partisans des guerriers de dieu ?

3C'est la marque de tous les autocrates, de Hitler à Kadhafi, ils ont besoin de s'afficher en casquette cette facette contestataire pour faire croire être du côté du bon peuple, en gros pour séduire le peuple révolté des bas-fonds : faire « mal élevé ».

4Un de ses autres collègues kapos, pas du tout agressif ni belliqueux avait simplement déclaré, humainement, quelques jours auparavant, en tenue kaki : « vos soldats on les massacrera, on les démembrera et on jettera leurs restes aux requins ». En toute amitié.

5Je ne crois pas vraiment à cette résurgence nationaliste quelques mois après le massacre de début janvier. C'est comme si en 1871, labourgeoisie avait déclaré, dès 1872, la guerre de 1914, après les 30.000 morts de la commune de Paris, voire plus. L'union nationale après un récent massacre du peuple est quasiment impossible. La bourgeoisie vfrançaise a d'ailleurs terdu la guerre peu après. Ce qui pend au nez du régime nazislamique.

6 L'immigration qui n'a plus rien à voir avec celle des années 1970. L'immigration interne italienne du sud vers le nord de l'Italie àcette époque a produit une critique et une lutte anti-travail que la « libre cirulation » des migrants et autres réfugiés d'aujourd'hui ne risquent pas de reproduire. Comme le disait la revue allemande d'onbédience opéraïste Kolinko, il n'y aura pas de nouvelle recomposition de classe avec les immigrés de l'extérieur qui sont de plus en plus nombreux , aujourd'hui à chercher, non pas un travail, comme venaient le chercher les anciens immigrés économiques, mais avant tout des moyens de survie dans une société capitalisée qui a détruit les anciennes communautés, la leur dans leur pays d'origine et la communauté ouvrière dans leur supposée terre d'accueil ».(p.342)

mardi 31 mars 2026

Idée reçue antifa : L’Europe doit sa liberté aux États-Unis

 

Le texte suivant de Serge Halimi est très éclairant concernant la continuité de l'idéologie impérialiste américaine. Malgré son comportement gaslighting (projection ou désordre mental) Trump est bien le continuateur de la « loi de neutralité américaine », prétendu isolationisme qui ne l'empêche pas de recourir à la guerre sans honte pour faire massacrer ses milliers de prolétaires en uniforme, chaque fois que la situation devient plus compliquée. L'analyse de Halimi reste pourtant partielle (et niveau gauchiste paraplégique).

La loi du prêt bail adoptée par le Congrès des États-Unis en mars 1941 et appliquée jusqu'en août 1945 autorisait le président à vendre, céder, échanger, prêter le matériel de guerre et toutes marchandises aux États dont la « défense était jugée vitale pour la défense des États-Unis ».

Roosevelt et le premier ministre anglais Winston Churchill ont signé un accord de défense qui s'est conclu par le transfert de 50 destroyers américains en Angleterre en échange de prêts-bails d'une durée de 99 ans permettant aux États-Unis d'installer des bases militaires sur les territoires désignés.

Quel pays a le plus contribué à la victoire de la Seconde Guerre mondiale ? Qu'elle est bonne la question de l'IA !

Aux États-Unis, trois personnes sur cinq estiment que leur pays a fait davantage que la Grande-Bretagne ou l'URSS pour vaincre les nazis (59 %) (et c'est vrai ! JLR) Environ 13 % attribuent ce rôle le plus important à l' Union soviétique (qui, avec environ 27 millions de victimes, a subi les pertes humaines les plus lourdes durant le conflit), tandis que seulement 6 % estiment que le Royaume-Uni a joué un rôle déterminant.4 juin 2024.

Le prêt-bail est signé en mars 1941. L'entrée en guerre directe des Etats-Unis survient neuf mois plus tard, avec l'attaque de Pearl Harbour. Entretemps, Hitler aura envahi l'URSS en juin.

Et se sera posée la question de l'extension du prêt-bail à... Moscou.

Car le prêt-bail va être étendu à l'Union soviétique. C'est une question qui n'apparaît guère dans les reconstitutions historiques de Poutine : la grande Guerre patriotique de Staline aurait-elle pu être gagnée sans le soutien américain ? En décembre 1941, le général de Gaulle -qui, soit dit en passant, bénéficia lui aussi de quelques miettes du mécanisme- observait que la guerre serait gagnée par les Etats-Unis car leur structure économique était la plus capable de tenir dans la durée.

En 1942-1944, l'URSS, le plus vaste pays du monde, avait la chance d'être si vaste qu'on pouvait mettre hors de portée beaucoup de lieux de production. Le prêt-bail a servi à appuyer ces nouvelles localisations.

Le prêt-bail a même concerné le goulag.

Evidemment vue l'étendue de celui-ci. Aux limites du Goulag existait une terre aux dimensions infinies qui n'était qu'un espace concentrationnaire. C'était la Kolyma, capitale Magadan dont témoignent les récits du déporté Chalamov. Chalamov raconte sur un mode qui finit par devenir comique l'arrivée d'un envoyé spécial américain. Le vice-président de Roosevelt, Henry Wallace, en effet, est venu en personne dans la Kolyma. Il avait fallu tout bouleverser pour qu'il ne s'aperçoive de rien. Et, en effet, il est revenu enchanté par les Soviétiques.

-Et depuis, guère de trace du prêt-bail dans l'histoire officielle russe (ni dans les histoires wokistes de la gauche bourgeoise et néo-stalinienne)

Non plus d'ailleurs que du vice-président Wallace dans l'histoire américaine. En 1945, Roosevelt concourt pour un dernier mandat dont on sait qu'il ne le finira pas. Les alliances nouées par le prêt-bail ont rendu Wallace trop idéaliste. Il est débranché et remplacé sur le ticket démocrate par Truman qui déclenchera Hiroshima, s'affrontera à Staline, lancera le plan Marshall qui, lui, sera destiné aux vrais amis, pas aux "camarades". (cf/ Le prêt-bail selon les Etats-Unis | France Inter ). Et aussi : L'aide des États-Unis à leurs alliés - La loi prêt-bail

Je connais cette « contribution » du prêt bail à la fausse victoire de Staline depuis des décennies, c'est Souvarine qui le premier avait levé le lapin dans sa première bio de Staline mais personne ne l'avait relevé1. Cette connaissance remet en cause évidemment toute l'historiographie antifasciste et pro-stalinienne de la guerre. Toutes choses que M. Halimi, directeur du Monde Diplo et gauchiste bcbg appointé fait semblant d'ignorer. Mais son article, quoique incomplet, et bienveillant pour la gauche bourgeoise (avec cette vision paraplégique de la bourgeoisie comme seulement « de droite) nous intéresse pour comprendre le bordel actuel en Iran.


                                                                           O O O

Du rôle des États-Unis pendant la seconde guerre mondiale on retient souvent le débarquement allié de Normandie, qui permet de consacrer le pays comme « libérateur de l’Europe ». On oublie ainsi qu’entre 1939 et 1941 Washington préférait la neutralité et l’isolationnisme au « combat pour la liberté ».

Au fil des victoires idéologiques de la droite, deux idées reçues se sont enracinées. La première postule l’existence d’une complicité historique entre « les deux totalitarismes du XXe siècle », fasciste et communiste (lire « Tous les totalitarismes se valent »). D’elle découle le sentiment (erroné) que l’armée américaine, pas soviétique, le débarquement en Normandie, pas les batailles du front de l’Est, auraient joué un rôle décisif dans l’écrasement du IIIe Reich. Hollywood a amplifié cette illusion : Sergueï Eisenstein eût-il vécu à l’époque de Steven Spielberg, avec un public comparable, les images et les perceptions auraient sans doute été transformées. L’autre idée reçue décrète qu’un lien d’airain existerait entre les « démocraties occidentales » et le combat universel pour la liberté. C’est en raison de ce mythe historique que chaque crime de masse commis sur la planète suscite l’interrogation rituelle des grands médias et des puissants esprits : « Mais que fait l’Occident ? » 

En vérité, il fait ce qu’il a toujours fait : il défend ses intérêts au moment précis où ceux-ci sont directement mis en cause. C’est en 1973, pas du temps de Mathusalem, que les Etats-Unis appuyèrent le coup d’Etat militaire d’Augusto Pinochet au Chili contre un gouvernement d’unité populaire ; en 1977 que le président James Carter déclara son « amitié personnelle » pour le chah d’Iran qui, selon lui, bénéficiait « de l’admiration et de l’amour de son peuple » ; en 2010 que le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn fit du régime du dictateur tunisien Ben Ali un « bon exemple à suivre » pour les pays de la région ; en 2013 que le secrétaire d’Etat américain John Kerry estima qu’en dépit de leur massacre d’un millier de manifestants islamistes les généraux égyptiens avaient « indiqué » qu’ils entendaient « rétablir la démocratie » dans leur pays. Et les choses ne se sont pas présentées différemment quand se joua la liberté du monde.

Car, même entre 1939 et 1941, lorsque le pacte germano-soviétique donna un semblant de consistance à la thèse conservatrice des deux totalitarismes jumeaux et complices, que firent les Etats-Unis, futurs parrains du « monde libre » ? Beaucoup moins connue que l’autre, cette histoire-là aussi est édifiante… En mai 1939, Adolf Hitler s’est emparé de toute la Tchécoslovaquie.

Pourtant, le Congrès des Etats-Unis refuse alors d’amender la « loi de neutralité » américaine interdisant toute vente d’armes à un pays menacé par l’Allemagne. Selon les mots d’un sénateur démocrate influent, « la situation en Europe ne paraît pas justifier une action urgente »…Le 3 septembre 1939, l’urgence s’est-elle enfin précisée à Washington, dès lors que la France et le Royaume-Uni viennent enfin de mettre un terme à leur politique d’apaisement envers Berlin ? Eh bien toujours pas. S’adressant à ses compatriotes, le président Franklin D. Roosevelt leur annonce qu’il « souhaite et prévoit que les Etats-Unis se tiendront à l’écart de cette guerre ».

Quelques jours plus tard, Charles Lindbergh prend à son tour la parole dans un grand discours radiodiffusé. Héros national, premier homme à avoir franchi l’Atlantique en avion, sans escale et en solitaire, Lindbergh a reçu, l’année précédente à Berlin, une décoration allemande des mains du chef nazi Hermann Göring. Sa plaidoirie isolationniste (« L’Amérique d’abord ») suscite un engouement immédiat aux Etats-Unis. Des millions de télégrammes, lettres, cartes déferlent sur les élus américains tentés de voler au secours du peuple anglais. Amer, Winston Churchill observera plus tard que, jusqu’en avril 1940, les responsables américains étaient « tellement sûrs que les Alliés l’emporteraient qu’ils ne jugeaient pas qu’une aide serait nécessaire. Là, ils sont tellement certains que nous allons perdre qu’ils ne la jugent pas possible ». Une fraction de la droite américaine réserve son énergie au combat contre le New Deal. Une autre, inspirée par les mots de Lindbergh, « préfère cent fois être alliée avec l’Angleterre ou même avec l’Allemagne, malgré tous ses défauts, qu’avec la cruauté, l’athéisme et la barbarie de l’Union soviétique ». Le futur président Harry Truman a fait son choix lui aussi : « Si nous voyons que l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie ; mais si c’est la Russie qui gagne, nous devons aider l’Allemagne, afin qu’ils s’entre-tuent au maximum. » En définitive, c’est l’Allemagne qui, par solidarité avec son allié nippon, décidera, le 11 décembre 1941, de déclarer la guerre aux Etats-Unis, dont la flotte vient d’être détruite, le 7, à Pearl Harbor. A l’époque, l’armée nazie se bat depuis près de six mois aux portes de Moscou…

Serge Halimi

Directeur du Monde diplomatique. Auteur de l’ouvrage Le Grand Bond en arrière, Agone, 2012.



1'L'URSS a-t-elle remboursé un prêt-bail ?Les négociations se poursuivirent jusqu'en 1972, date à laquelle les États-Unis acceptèrent une offre soviétique de remboursement de 722 millions de dollars , soit seulement un quart de la somme demandée compte tenu de l'inflation. Même ce remboursement fut long et fastidieux, et le dernier versement fut effectué par la Fédération de Russie après l'effondrement de l'Union soviétique. Le programme de prêt-bail fonctionnait dans les deux sens.


vendredi 27 mars 2026

LA METHODE GASLIGHTING DU PERVERS TRUMP


 La définition en français de ce terme pourrait être décervelage, donc tout à fait appropri ée. Mais génélalement cette méthode est nommée projection. Elle consiste à attribuer aux autres ses propres turpitudes ou peurs. Technique psychologique d'emprise qui n'est que l'application modernisée de l'emprise idéologique de l'Etat bourgeois moderne. On verra ici que, même si Trump est champion en la matière, il est très bien accompagné voire concurrencé, voire dépassé par les nazislamistes iraniens.Une révélation finalement indubitable, ce gaslighting n'est que l'aveu involontaire de l'impuissance et du déclin de l'impérialisme US. Cela seul est clair.

Examinons scientifiquement l'application de cette méthode perverse dans le grave cas Donald Trump.

LE CULTE DE LA PERSONNALITE

En premier lieu, la « projection » peut apparaître comme une défense de soi ; la traditionnelle « meilleure défense, c'est l'attaque ». Mais là il ne s'agit pas d'une défense noble mais d'une déformation systématique des faits, comme on va le démontrer. Le pouvoir confère en général à ses tenants un ego surdimensionné. Trump, assez minable, ne fait que reprendre le culte désuet de la personnalité, via son complic Poutine, qu'à Staline.

Après avoir rebaptisé des bâtiments publics à son nom, Donald Pinocchio sanctuarise sa bedaine. Sa signature va apparaître sur les billets de banque et une pièce en or à son effigie a été approuvée. Du jamais-vu pour un président américain en exercice. Une première : jamais, depuis la création du billet vert en 1861, un président des États-Unis en exercice n’avait apposé son nom sur la monnaie du pays. L’annonce intervient une semaine après l’approbation d’une pièce commémorative en or à l’effigie du 47e président.

L'auto-promotion plus spectaculaire se déroule au cœur même du pouvoir : la Maison-Blanche. En octobre Pinocchio a fait raser l’aile est de la résidence présidentielle, celle qui abritait traditionnellement les bureaux de la «First Lady». À la place : une immensesalle de bal kitsch de 8000 mètres carrés ; coût 250 millions de dollars opération qui serait financée par des donateurs privés.

Le comportement en « projection »

On est habitué à ce comportement arrogant, qui frise généralement tour à tour les comportements du parano du coin au bistrot : blessant, condescendant, dédaigneux, fier, hautain, impertinant, impudent, méprisant, prétentieux, provocant, puant, rogue, suffisant, supérieur. Un mensonge peut en cacher un autre ou le redoubler, ou être répété sur tous les médias mondiaux. Ce gros fat, avec casquette à visière pour faire populo, procède par les CINQ manières suivantes, alorsqu'il a déjà perdu la guerre et fuit en arrière pour une paix honteuse.

L'HUMILIATION

  • « Nous sommes en train de les anéantir » ;

  • « Nous détruisons tous leurs stocks de missiles » ;

  • « Nous sommes en avance sur la guerre » 

  • . «Ils négocient, ils veulent vraiment conclure un accord. Mais ils ont peur de le dire, parce qu’ils pensent que sinon, ils vont se faire tuer par les leurs».

  • «Nous avions calculé qu’il nous fallait quatre à six semaines pour atteindre nos objectifs, et nous sommes en avance sur notre calendrier. [...] Le régime iranien admet désormais sa défaite. C’est pour cela qu’ils nous parlent, ils sont battus», a expliqué Donald Trump, assurant avoir envoyé par le fond «144» navires iraniens.

  • «Depuis trois semaines, nous frappons les capacités militaires de l’Iran»«Nous avons dégommé leur armée, leur marine, nous avons éradiqué 90% de leurs lanceurs, plus de 90% de leurs missiles, nous avons aussi détruit une grande partie de leurs usines», a-t-il poursuivi.Trump : «l’Iran nous supplie de faire un accord» . Tout cela sans arrêter du tout les frappes des missiles et drones iraniens !

  • Le prince d'Arabie Saiudite MBS est u«grand homme», avec qui j'ai tissé des liens, au fil des années, il y a peu de temps il m’a regardé et m’a dit : "tu sais c’est incroyable, il y a un an, vous étiez un pays mort. Maintenant vous êtes le pays le plus important au monde". Il ne pensait pas que ça allait arriver, il ne pensait pas qu’il devrait me lécher les bottes (kissing my ass)». Doublé d'une arrogance ridicule, ce fat grotesque a appelé l’Iran, à ouvrir le détroit d’Ormuz, en le surnommant le «détroit de Trump», laissant échapper un léger sourire, avant de se reprendre et de l’appeler par sa réelle dénomination.

LA MENACE ET LE CHANTAGE

« Si l'Iran refuse d'accepter la réalité actuelle, s'ils ne comprennent pas qu'ils ont été vaincus militairement (LLL), le président Trump s'assurera qu'ils soient frappés de manière plus dure qu'ils ne l'ont jamais été »

« Donald Trump menace l'Iran de frapper sur ses infrastructures électriques si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert dans les deux jours ».

Trump menace de déchaîner l'enfer si Téhéran n'accepte pas un acord avec les EtatsUnis pour mettre fin à la guerre. Mais l'Iran martelle qu'il « n'a pas l'intention de négocier ».

Il a exhorté jeudi l’Iran à «devenir sérieux avant qu’il ne soit trop tard», sur son réseau Truth Social.

«Les négociateurs iraniens sont très différents et “bizarres”», a-t-il dit soulignant qu’à défaut d’accord «il n’y aura pas de retour en arrière et ça ne va pas être joli».

Donald Trump repousse son ultimatum au 6 avril avant de frapper les infrastructures électriques de l'Iran. Tout en ne cessant de clamer que « les négociations se passent très bien »

LE MENSONGE AMBIVALENT

En général tout pervers ne tient jamais parole. Le plus gros mensonge a donc été « zéro mort » et de se faire élire sur un programme pacifiste. Après les bombardements massifs et inutiles, il veut accélérer la conclusion de cette guerre pour s'éviter le soulèvement du prolétariat américain, dont la plupart des vétérans du Vietnam ont été clochardisés et abandonnés dans leur misère.

Où il n'est plus possible de distinguer le vrai du faux, surtout quand en face les nazislamistes se marrent et nient toute négociation en cours:

  • . «Ils négocient, ils veulent vraiment conclure un accord. Mais ils ont peur de le dire, parce qu’ils pensent que sinon, ils vont se faire tuer par les leurs»

  •  « J’ai le plaisir d’annoncer que les États-Unis d’Amérique et la nation iranienne ont eu, au cours des deux derniers jours, des échanges très positifs et fructueux concernant une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient ».

  • « Donald Trump a déclaré que l’Iran a autorisé le passage de dix pétroliers en guise de «cadeau» et a sommé Téhéran de «devenir sérieux». Le président américain a reporté au 6 avril son ultimatum avant d’éventuelles frappes contre les infrastructures électriques ».

  • Le président américain, qui avait pour la première fois évoqué mardi un mystérieux «très gros cadeau» iranien, a dit que Téhéran avait promis d’autoriser le passage de «huit gros pétroliers» et avait fini par laisser passer «dix navires» (bis repetita). Donald Trump, s’exprimant pendant un conseil des ministres, a jugé que ce geste montrait que Washington «négociait avec les bonnes personnes» en Iran. «Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible», a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche. Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran «une liste de 15 points» via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

  • «Non, je ne déploie pas de troupes nulle part ».  «Si c’était le cas, je ne vous le dirais certainement pas.»  Deux jours avant, ce con assurait : « nous avons fini le boulot ».

L'INEXISTENCE ET LA CULPABILISATION DE L'AUTRE

  • Donald Trump a estimé jeudi que prendre le contrôle du pétrole iranien était une «option» à sa disposition. «C’est une option», a dit le président américain, interrogé sur cette possibilité pendant un conseil des ministres à la Maison-Blanche.Il a donné l’exemple du Venezuela, où les États-Unis ont selon ses termes établi «une sorte d’entreprise commune» («joint venture») pour l’exploitation de brut.

  • Dans un message publié sur Truth Social, le président américain estime que les nations membres de l’Otan n’ont «absolument rien fait» pour aider les États-Unis face à l’Iran. Pinocchio ajoute que «les États-Unis n’ont besoin de rien» de la part de l’Otan, mais promet de ne «jamais oublier».

- « Les nations de l’Otan n’ont absolument rien fait pour aider » en Iran, a affirmé jeudi Donald Trump, dans une nouvelle salve décochée contre ses alliés européens. « Les États-Unis d’Amérique n’ont besoin de rien de la part de l’Otan », a-t-il ajouté, quelques jours après avoir prié les Européens d’aller débloquer le détroit d’Ormuz, paralysé par l’Iran depuis le début de l’offensive américano-israélienne. Un refus d’entrer dans le conflit qui a suscité chantage et violentes attaques du président américain. Il a traité ses alliés de « lâches » et accusé l’Otan d’être un « tigre de papier ». Des propos qui fissurent un peu plus la relation transatlantique et risquent d’affaiblir dangereusement la posture dissuasive de l’organisation.

LE PERVERS NE TIENT PAS PAROLE pour tenir en haleine les journalistes

Israël et les pays du Golfe s'inquiètent d'une sortie du conflit bâclée par Trump. Mais aussi le pire commentateur de la guerre, journaliste d'Etat Darius Rochebin qui coupe sans cesse la parole à ses invités, voire détruit leur argumentation en obligeant spectateurs et « spécialistes invités » à « regarder » à chaque foi les mêmes extraits de démolitions de guerre, pour jouer sur l'affectif et éliminer toute réflexion politique. En se penchant aussi sur son bureau pour annoncer des infos récentes déjà connues et annoncer « voici une dernière info » pour faire sensationnel et excitantMême « gastlighting » appliqués par les autres « confrères ». Au point que ça devient bêtifiant.

LE GASLIGHTING RUSSE ET CHINOIS

Les nazislamistes que je n'ai pas l'heurt de citer sont les plus forts avec l'IA mais plus démunis sur le terrain que leurs vantardises veulent le laisser paraître1. En ce domaine, Trump a son maître. Celui-ci réside au Kremlin, en fidèle admirateur lui-même de Staline.

Le Kremlin a qualifié jeudi de «mensonges» un article du Financial Times (FT) affirmant que la Russie serait sur le point d’achever l’envoi de drones à l’Iran, en pleine guerre au Moyen-Orient. La Russie dément renseigner l’Iran. «Nous avons des relations très étroites avec l’Iran, notamment un accord en matière d’armement»(sic), a expliqué le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov sur le plateau du 20 heures de France 2. «Nous avons fourni à l’Iran du matériel militaire, mais nous ne pouvons pas accepter ces accusations qui nous sont faites de transmettre à l’Iran du renseignement», a-t-il assuré face à Léa Salamé. Plus tôt dans la journée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a accusé la Russie de fournir du renseignement à l’Iran. Ces informations seraient utilisées, selon elle, «pour tuer des Américains» au Moyen-Orient, exhortant Washington à exercer plus de pression sur Moscou.

« Il y a vraiment beaucoup de mensonges dans les médias. Et même les éditions les plus respectées n’ont pas honte de les publier», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en répondant, lors de son point de presse quotidien, à une question de l’AFP sur l’article du FT. Alliée de longue date de l’Iran, la Russie dénonce les frappes menées sur le pays depuis fin février par Israël et les États-Unis et plaide pour un règlement «politique». Moscou n’a pas annoncé officiellement d’aide concrète à l’Iran depuis le début de ce conflit, hormis l’envoi d’aide humanitaire (resic).

LE KREMLIN PERVERS PEUT TENTER DE SE MONTRER LUCIDE

« Les conséquences du conflit au Moyen-Orient restent difficiles à prédire avec précision », a déclaré M. Poutine devant des chefs d’entreprise à Moscou. « Il me semble que ceux qui sont impliqués dans le conflit ne peuvent eux-mêmes rien prédire, mais pour nous, c’est encore plus difficile. » «Cependant, il existe déjà des estimations selon lesquelles ces conséquences peuvent être comparées à l’épidémie de coronavirus», a déclaré Poutine. «Permettez-moi de vous rappeler que celle-ci a considérablement ralenti le développement de toutes les régions et de tous les continents, sans exception».

Quant à la Chine, main sur le cœur n'affirment-elle pas qu'elle n'y est pour rien, sauf, mais amicalement de fournir les moyens satellitaires d'identifier et cibler les bases américaines ; sauf que, outre totale liberté de passage à leurs navires, les nazislamistes font payer les autres...en YUAN.


1MANQUE CRUEL DE CHAIR A CANON EN ISRAEL ET EN IRAN. Un général israélien a eu la bêtise de révéler que les milliers de réservices en ont marre et que l'économie en pâtit, forcément ce sont des gens qui travaillent d'ordinaire dans tous les secteurs de l'industrie !

Des adolescents mobilisés pour renforcer l’appareil sécuritaire à Téhéran. Les autorités iraniennes ont décidé d’abaisser à 12 ans l’âge minimum requis pour rejoindre les rangs des volontaires patrouillant à Téhéran, a annoncé un responsable dans un discours télévisé jeudi.