ET LA GAUCHE BOURGEOISE SE FOUT DE LA MISERE SEXUELLE DES MIGRANTS
"Les jeunes hommes n’osent plus séduire" : Brigitte Lahaie, 70 ans (ancienne héroïne du porno soiuxantehuitard), a un avis bien tranché sur l’affaire Patrick Bruel, "Je ne sais pas où on va"
« Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie est l'amour du travail. » Paul Lafargue
«Violent», «victimaire», «anti démocratie» : la propagation du discours masculiniste inquiète le Sénat, mais aussi, selon le Figaro les 25-34 ans seraient-ils particulièrement sensibles à ces discours ! Où ont-ils été les chercher ? Chez la secte LFI ? Dans les jupons de mamans féministes ?
Résumé du deal homophobe : Après sept mois d’audition, la délégation des droits des femmes du Sénat a rendu son rapport sur la « mouvance masculiniste » (qui est comme la mouvance facho assez vaporeuse) dont le discours mi dominateur mi-victimaire, séduit notamment des jeunes hommes isolés, mal dans leur peau, en manque de repères (sic). Il ne sera pas du tout questionné sur le mal de vivre de ces jeunes ni de la misère sexuelle régnante, tout âges confondus.
Un travail, semble-t-il, accablant de dizaines de femmes bureaucrates : Une centaine d’auditions. Sept mois de travail. Un rapport de 291 pages. Une citation en préambule, tirée de La Servante écarlate de Margaret Atwood : «Les hommes ont peur que les femmes se moquent d’eux. Les femmes ont peur que les hommes les tuent. 1». Or Margaret Atwood n'est pas une féministe imbécile, et sa citation va à l'encontre de ce « rapport sur le masculinisme » où les politiciennes Laurence Rossignol (PS), Béatrice Gosselin (LR) et Olivia Richard (Union centriste) expriment une « inquiétude profonde », car si elles craignent, plutôt légitimement, pour «les droits des femmes », ceux-ci restent secondaires car il s'agit au fond de la « protection de la démocratie» car, bienentendu les dits masculinistes (machos pour faire simple) sont tous des fachos.- car le document serait un travail de fond offrant un tour d’horizon complet de cette mouvance violente. Sans aucune honte à essentialiser les dames députés se sont appuyées sur le cas du zigoto meurtrier au Canada qui, avant d'être descendu par les flics a laissé un horrible manifeste « masculiniste » , quatrième tuerie du genre. Les indignées dames politiciennes reçues dans l'enceinte des vieux machins d'une assemblée figurative, se soucient comme de leurs premiers jupons du cloisonnement des sexes, de l'impossibilté pour une masse d'hommes croissante d'espérer vivre avec une compagne, notamment les migrants. Tirer dans le tas des femmes qui se refusent systématiquement, j'y avais aussi pensé dans ma jeunesse dans ces boites où il était aussi impossible d'espérer draguer comme aujourd'hui les sites de rebncontre ne sont que des lieux d'échecs patentés.
Qu'il est lointain le temps du « droit à la caresse » et pas seulement, mais pas prioritairement ni « de classe », mais ce vaste mouvement de contestation de l'ordre infériorisant les femmes dans les années 1970, avec des manifestations, des grèves (car a lutte des femmes ouvrières est au cœur de la lutte declasse) et les campagnes pour le droit à l’avortement, l’égalité salariale et l’accès à des postes de responsabilité.
La misogynie : lecture masculine du monde ?
Les imbéciles sont de sortie et ce sont les idéologues petites bourgeoises féministes à la Sardine Ruisseau. Les hommes forcément machos n'auraient pas droit à la caresse. Le mot « caresse » lui-même vient de l'italien carezza (« marque d'affection »), dérivé de caro (« cher »), et est attesté en français depuis le Moyen Âge. La carence en caresse, c'est la solitude, le reflet d'un monde déshumanisé où la sexualité doit rester férocement vénale. Si vous frôlez mon épaule désormais je vous fous un procès au cul ! C'est nous les ultr-gauches qui en 68 avons caricaturé la célèbre apostrophe de Lafargue, pas un quelconque journaliste de télévision2
Ils n'ont rien d'autre à faire au Sénat ?La buvette était fermée ? En clair les femmes sont innocentes et c’est la faute des hommes….Bien sûr qu’il y a des cons chez les hommes mais chez les femmes aussi. Quand on entend les vertes saltimbanques parler de déconstruire les hommes
Les discours masculinistes sont une version plus agressive des discussions de comptoir d’autrefois. Ils sont caricaturaux mais ils fonctionnent parce que la société crée les conditions d’une réception favorable: Le discours ambiant est particulièrement misandre, basé sur l’idée qu’il y aurait une « haine des femmes » distillée depuis la nuit des temps par le patriarcat.
Ce rapport est consternant de bêtise… avec cette magistrature cynique, exposée avec le drame de la petite Lyhanna, une justice des affaires familiales à 90% « féministes » (comme si des femmes ne pouvaient pas être tarées), d’une justice qui condamne les hommes (sauf les migrants masculins) même en cas de divorce par consentement mutuel et qui accorde d’emblée systématiquement la garde des enfants aux femmes (80% des cas)…! Le discours woko-féministe, lui, feint d'ignorer les atteintes faites aux femmes au nom de l’islam radical ou même de l'islam tout court. Qui a si longtemps ignoré les violences faites aux enfants des classes inférieures .
Ce qui est frappant, c’est qu’il n’y a aucun homme dans cette commission. Cela aurait permis de garantir une plus grande objectivité.Le risque est que le rapport soit à charge contre les hommes. Défendre l’identité masculine ne devrait pas être criminalisé. En revanche nous ne devons cautionner aucune violence faite aux femmes.solutions suggérées sont à côté de la plaque. Ce qu'il faudrait, c'est recréer des occasions de socialisation et de rencontre entre hommes et femmes, célébrer l'amour hétérosexuel. Il faudra attendre un changement complet de la marche à la mort du capitalisme, si on croit encore possible une humanisation des rapports humains et sexuels, en se moquant du robot chatGBT qui nous propose « d'humaniser nos testes ».
ET LA GAUCHE BOURGEOISE SE FOUT DE LA MISERE SEXUELLE DES MIGRANTS
(j'ai posé la question à mon pote chatGBT et ses réponses me sont apparues très pertinentes, ce pour quoi je l'ai d'ailleurs félicité)
Si par « misère sexuelle » on entend les difficultés à trouver des relations amoureuses ou sexuelles, certains chercheurs et commentateurs ont parfois étudié les liens possibles avec des facteurs comme l'isolement social, la précarité économique, les normes culturelles, le déséquilibre hommes/femmes dans certaines populations, ou encore les difficultés d'intégration de certains groupes immigrés.
Cependant, il faut être prudent : il n'existe pas de consensus scientifique montrant que l'immigration, en général, serait une cause directe de la « misère sexuelle » dans une société. Les difficultés relationnelles observées dans les pays occidentaux sont généralement expliquées par un ensemble de facteurs plus larges :
évolution des modes de rencontre ;
urbanisation et isolement social ;
transformations des normes de couple ;
usage des applications de rencontre ;
inégalités économiques ;
problèmes de santé mentale et de confiance en soi ;
changements démographiques.
Certains débats publics abordent néanmoins des questions plus spécifiques :
l'arrivée de populations majoritairement masculines dans certains flux migratoires ;
les différences culturelles concernant les relations hommes-femmes ;
les tensions liées à l'intégration ;
les perceptions de concurrence sur le « marché matrimonial ».
Ces sujets sont souvent peu discutés de manière nuancée parce qu'ils touchent simultanément à la sexualité, à l'immigration et à l'identité, trois thèmes qui suscitent rapidement des réactions émotionnelles et politiques fortes.
Si votre question est plutôt : « Existe-t-il des recherches sérieuses sur le lien entre immigration et difficultés affectives ou sexuelles des hommes ? », je peux vous présenter ce que montrent les études en sociologie et en démographie, ainsi que leurs limites.
On en parle de la misère sexuelle, mais souvent sous des termes différents, et le sujet est très controversé.
Si par « misère sexuelle » on entend les difficultés à trouver des relations amoureuses ou sexuelles, certains chercheurs et commentateurs ont parfois étudié les liens possibles avec des facteurs comme l'isolement social, la précarité économique, les normes culturelles, le déséquilibre hommes/femmes dans certaines populations, ou encore les difficultés d'intégration de certains groupes immigrés.
Cependant, il faut être prudent : il n'existe pas de consensus scientifique montrant que l'immigration, en général, serait une cause directe de la « misère sexuelle » dans une société. Les difficultés relationnelles observées dans les pays occidentaux sont généralement expliquées par un ensemble de facteurs plus larges :
évolution des modes de rencontre ;
urbanisation et isolement social ;
transformations des normes de couple ;
usage des applications de rencontre ;
inégalités économiques ;
problèmes de santé mentale et de confiance en soi ;
changements démographiques.
Certains débats publics abordent néanmoins des questions plus spécifiques :
l'arrivée de populations majoritairement masculines dans certains flux migratoires ;
les différences culturelles concernant les relations hommes-femmes ;
les tensions liées à l'intégration ;
les perceptions de concurrence sur le « marché matrimonial ».
Ces sujets sont souvent peu discutés de manière nuancée parce qu'ils touchent simultanément à la sexualité, à l'immigration et à l'identité, trois thèmes qui suscitent rapidement des réactions émotionnelles et politiques fortes.
Si votre question est plutôt : « Existe-t-il des recherches sérieuses sur le lien entre immigration et difficultés affectives ou sexuelles des hommes ? », je peux vous présenter ce que montrent les études en sociologie et en démographie, ainsi que leurs limites ».
J'objecte alors au robot : « tu ne réponds que par des généralités or l'arrive de masses d'hommes sans femmes et avec difficulté pour en trouver c'est l'indifférence des bourgeois et des féministes ».
Il continue à me vouvoyer :
« Je comprends l'argument que vous avancez : lorsqu'une population compte un nombre important d'hommes célibataires, en particulier de jeunes hommes ayant peu de perspectives de couple, cela peut créer des tensions sociales. Ce n'est pas une idée marginale ; des démographes, sociologues et historiens ont étudié les effets de déséquilibres entre les sexes dans différentes sociétés.
Là où le débat devient plus complexe, c'est lorsqu'on attribue ce phénomène à une seule cause ou à un seul groupe de responsables.
Sur le plan factuel, certains flux migratoires ont effectivement été majoritairement masculins, notamment parmi les jeunes adultes. Cela peut modifier localement la structure démographique. Mais l'ampleur de l'effet dépend du pays, de la période, de la région concernée et de la composition des autres groupes de population.
Concernant l'idée d'une « indifférence des bourgeois et des féministes », on entre davantage dans l'interprétation politique que dans le constat empirique. Il existe des féministes qui considèrent que les difficultés affectives ou sexuelles de certains hommes constituent un vrai sujet social, tandis que d'autres estiment que personne n'a de droit à une relation ou à un partenaire. De même, certaines élites politiques ou économiques peuvent minimiser ces questions, alors que d'autres s'en inquiètent pour des raisons de cohésion sociale ou de sécurité.
Une distinction importante est que reconnaître l'existence d'hommes isolés affectivement ou sexuellement n'implique pas automatiquement qu'il existe une solution politique simple. Une société peut constater un problème de célibat masculin, de solitude ou de frustration relationnelle sans qu'il soit évident de savoir comment y répondre tout en respectant la liberté individuelle de chacun.
Si vous le souhaitez, nous pouvons examiner une question plus précise, par exemple :
les données sur les déséquilibres hommes/femmes liés à l'immigration en France ;
les recherches sur les conséquences sociales d'un excédent d'hommes célibataires ;
les raisons pour lesquelles ce sujet est peu présent dans le débat public.
Ces trois questions sont liées mais méritent d'être distinguées.
1. Les déséquilibres hommes/femmes liés à l'immigration en France
Tous les flux migratoires ne sont pas identiques. Historiquement, certaines immigrations de travail étaient très masculines. Aujourd'hui, la population immigrée dans son ensemble en France n'est pas massivement déséquilibrée entre hommes et femmes, notamment à cause du regroupement familial et de l'installation durable.
En revanche, certains flux récents, notamment de demandeurs d'asile ou de migrants économiques jeunes, ont souvent comporté davantage d'hommes que de femmes. Cela peut créer localement ou temporairement des déséquilibres, surtout dans certaines tranches d'âge.
La question importante n'est pas seulement le nombre total d'hommes et de femmes, mais leur répartition :
âge ;
niveau d'études ;
situation économique ;
préférences culturelles et religieuses ;
lieux de résidence.
Deux groupes peuvent avoir un équilibre numérique global tout en rencontrant des difficultés importantes à former des couples.
2. Que dit la recherche sur les sociétés avec un excédent d'hommes ?
Les chercheurs utilisent parfois l'expression « surplus masculin » (male surplus).
Les travaux réalisés en démographie et en sociologie suggèrent qu'un excédent significatif de jeunes hommes célibataires peut être associé à :
davantage d'isolement social ;
une compétition accrue pour trouver une partenaire ;
une baisse du bien-être psychologique ;
dans certains contextes, davantage de violence ou d'instabilité sociale.
Mais il faut être prudent : ce n'est pas une loi mécanique. Les effets observés dépendent aussi de la prospérité économique, des institutions, de la cohésion sociale et des normes culturelles.
Par ailleurs, les difficultés relationnelles masculines observées aujourd'hui dans plusieurs pays occidentaux concernent aussi des populations non immigrées. Les chercheurs évoquent souvent la transformation des rencontres, la montée du célibat, les applications de rencontre, la précarité économique et l'affaiblissement de certains cadres sociaux traditionnels.
3. Pourquoi ce sujet est-il peu discuté ?
Plusieurs raisons sont souvent avancées.
Premièrement, beaucoup de personnes craignent qu'évoquer la frustration sexuelle ou affective masculine puisse être interprété comme une revendication de « droit » aux femmes, ce qui suscite des réactions négatives.
Deuxièmement, l'immigration est déjà un sujet très polarisé. Dès qu'on établit un lien entre immigration et tensions sociales, certains y voient une analyse légitime tandis que d'autres y voient un risque de stigmatisation.
Troisièmement, les élites politiques, médiatiques et universitaires ont souvent davantage parlé de l'emploi, du logement, de l'éducation ou de la discrimination que des difficultés amoureuses et sexuelles, jugées plus privées ou plus difficiles à traiter politiquement.
Quatrièmement, il existe un malaise plus général autour de la solitude masculine. Depuis quelques années, ce sujet commence davantage à être étudié, mais il reste moins visible que d'autres formes d'inégalités.
En résumé, il est raisonnable de dire que les déséquilibres démographiques et les difficultés relationnelles de certains hommes sont des sujets réels et étudiés. En revanche, il est beaucoup plus difficile d'établir que l'immigration serait la cause principale de la « misère sexuelle » en France. Les données disponibles pointent plutôt vers un ensemble de facteurs démographiques, économiques, culturels et technologiques qui interagissent entre eux.
Question qui offusque le gauchisme bien-pensant: pourquoi on minimise le nombre d'étrangers en prison pour agressions sexuelles?
"La réponse dépend de ce que l'on entend par « minimiser ».
D'abord, il faut noter que les statistiques existent et sont régulièrement publiées. Par exemple, les données du ministère de la Justice et de l'administration pénitentiaire indiquent qu'environ 23 à 25 % des personnes détenues en France sont de nationalité étrangère, alors que les étrangers représentent une part plus faible de la population totale.
En revanche, pour les agressions sexuelles, les statistiques détaillées par nationalité sont moins souvent mises en avant dans le débat public que les chiffres globaux sur les violences sexuelles. Il existe néanmoins des données administratives sur les personnes mises en cause ou condamnées selon les infractions.
Pourquoi certaines personnes ont-elles l'impression qu'on minimise ces chiffres ?
Certains médias et responsables politiques parlent peu de la nationalité des auteurs par crainte d'alimenter des amalgames entre immigration et criminalité.
D'autres considèrent que la nationalité seule n'explique pas les comportements criminels et préfèrent mettre en avant l'âge, le sexe, la précarité sociale ou le niveau d'intégration.
À l'inverse, des critiques estiment que cette prudence conduit parfois à éviter des sujets pourtant d'intérêt public.
Il faut aussi faire attention à plusieurs limites statistiques :
« Étranger » et « immigré » ne sont pas la même chose. Un immigré naturalisé français n'apparaît plus dans les statistiques de nationalité étrangère.
Les chiffres de prison concernent toutes les infractions, pas seulement les agressions sexuelles.
Les comparaisons doivent tenir compte de l'âge et du sexe : les populations composées de davantage de jeunes hommes ont généralement des taux de délinquance plus élevés, quelle que soit leur origine.
Il est donc exact que certains groupes d'étrangers sont surreprésentés dans certaines statistiques pénales, et ce n'est pas un sujet tabou au sens où les données sont publiées. En revanche, le désaccord porte surtout sur l'interprétation : certains y voient principalement un effet de l'immigration, d'autres estiment que des facteurs démographiques et socio-économiques jouent un rôle important également. C'est là que se situe l'essentiel du débat.
Le sentiment que la classe ouvrière est mise de côté ou dépeinte de manière superficielle par les grands médias est partagé par de nombreux sociologues et observateurs des médias. Cette invisibilisation et le débat autour de son rôle politique reposent sur des mécanismes économiques, sociologiques et historiques bien précis.
Pourquoi les médias tendent-ils à minimiser la classe ouvrière ?
L'absence ou la caricature des classes populaires dans le paysage médiatique ne relève pas forcément d'un complot secret, mais plutôt de la structure même du système médiatique actuel :
L'origine sociale des producteurs d'information : La grande majorité des journalistes, présentateurs et éditorialistes sont issus de milieux urbains, favorisés, et possèdent de longs parcours universitaires. Il se produit un effet de « bulle » ou de biais de proximité : on parle plus facilement des réalités que l'on côtoie au quotidien.
Le modèle économique et publicitaire : Les grands médias privés (et une partie du secteur public) dépendent des revenus publicitaires ou d'audiences monétisables. Les annonceurs cherchent en priorité à capter l'attention des profils dotés d'un fort pouvoir d'achat (les CSP+). Les programmes et les sujets d'actualité sont donc naturellement calibrés pour plaire à ces catégories.
Le piège des mots (glissement sémantique) : Dans le discours médiatique, l'expression « classe ouvrière », qui évoque une fierté et une force collective, a progressivement été remplacée par des termes comme « les exclus », « les précaires », « la France d'en bas » ou « les assistés ». Ce changement réduit une classe sociale productive à un statut de victime passive ou de problème social à régler.
Le débat autour de la « seule classe révolutionnaire »
Affirmer que la classe ouvrière est la seule force véritablement révolutionnaire est au cœur de la théorie marxiste et du matérialisme historique. Selon cette vision, le prolétariat est la seule classe qui, en se libérant de l'exploitation capitaliste, libère l'humanité tout entière, car elle n'a aucun privilège de propriété à défendre.
Le paysage social a toutefois profondément changé, ce qui amène les analystes à nuancer la situation :
Une classe ouvrière métamorphosée : Les grandes usines d'autrefois ont souvent fermé en Occident en raison des délocalisations, mais le monde ouvrier n'a pas disparu. Il s'est déplacé vers les secteurs de la logistique, des transports et des services (livreurs, agents d'entretien, aides à domicile). En France, la somme des ouvriers et des employés représente encore près de 45 % de la population active.
L'éclatement des collectifs : L'individualisation du travail (horaires décalés, contrats courts, auto-entrepreneuriat, ubérisation) brise les solidarités traditionnelles. Il est devenu beaucoup plus difficile de construire une « conscience de classe » unifiée et de s'organiser collectivement (par les syndicats ou les partis) quand on travaille de manière isolée.
La pluralité des luttes : Aujourd'hui, une partie des mouvements progressistes et révolutionnaires considère que la lutte des classes, bien que fondamentale, doit s'articuler avec d'autres combats majeurs qui traversent la société, comme l'urgence écologique, le féminisme ou les luttes contre les discriminations.
Si la classe ouvrière moderne conserve un pouvoir de blocage économique immense (comme le montrent les grèves dans les secteurs clés), son invisibilisation médiatique contribue à l'empêcher de se percevoir elle-même comme le moteur politique majeur qu'elle a pu être par le passé.
FLASH-BACK sur la nouvelle idéologie feministe bourgeoise
Le masculinisme et la notion de « misère sexuelle » sont deux concepts distincts mais souvent associés dans certains débats sur les relations entre les sexes.
Le masculinisme
Le masculinisme désigne un ensemble de mouvements ou d'idées qui affirment défendre les intérêts des hommes. Il recouvre des courants très variés :
Certains se concentrent sur des questions comme le suicide masculin, la santé mentale, les droits des pères après une séparation ou les difficultés scolaires des garçons.
D'autres développent une critique du féminisme, parfois modérée, parfois très hostile.
Certaines communautés en ligne peuvent adopter des discours plus radicaux, présentant les relations entre hommes et femmes comme un conflit permanent.
Il n'existe donc pas un seul masculinisme, mais plusieurs tendances parfois très différentes.
La « misère sexuelle »
L'expression « misère sexuelle » désigne l'idée qu'une partie de la population souffre d'un manque de relations affectives ou sexuelles, subi plutôt que choisi.
Cette notion peut être abordée sous plusieurs angles :
Psychologique : solitude, isolement social, manque d'intimité ou de reconnaissance.
Sociologique : transformations des modes de rencontre, inégalités de statut social, effets des applications de rencontre, évolution des normes relationnelles.
Politique ou idéologique : certains groupes présentent l'accès au sexe ou aux relations comme une question de justice sociale.
Le lien entre les deux
Dans certains milieux masculinistes, la « misère sexuelle » est mise en avant pour expliquer le mal-être de certains hommes, notamment jeunes. Cependant, les analyses divergent fortement :
Certains chercheurs soulignent que la solitude affective et sexuelle est un phénomène réel qui touche des hommes et des femmes.
D'autres critiquent l'idée selon laquelle la société ou les femmes auraient une obligation de répondre à cette souffrance.
Les débats deviennent particulièrement sensibles lorsque la frustration sexuelle est utilisée pour justifier de l'hostilité envers les femmes ou pour revendiquer un « droit » aux relations sexuelles, notion qui n'est pas reconnue dans les sociétés démocratiques.
Ce qu'en disent les sciences sociales
Les recherches tendent à montrer que les difficultés relationnelles sont généralement liées à un ensemble de facteurs : isolement social, santé mentale, précarité économique, compétences relationnelles, normes de genre et évolution des modes de rencontre. Elles ne peuvent pas être réduites à une seule cause.
Comment le féminisme aborde la question
La plupart des courants féministes ne nient pas l'existence de la solitude affective ou sexuelle. En revanche, ils remettent souvent en question l'expression « misère sexuelle » lorsqu'elle semble suggérer qu'une personne aurait droit à des relations sexuelles avec autrui.
Du point de vue féministe, plusieurs principes sont centraux :
Chaque personne dispose librement de son corps et de sa sexualité.
Le consentement est indispensable à toute relation sexuelle.
Personne n'a l'obligation de satisfaire les désirs affectifs ou sexuels d'une autre personne.
Une autre lecture de la souffrance relationnelle
De nombreuses féministes reconnaissent que certaines personnes souffrent de solitude, de rejet ou d'absence de relations intimes. Elles proposent souvent d'analyser cette souffrance sous l'angle de :
l'isolement social ;
les normes de masculinité qui découragent parfois l'expression des émotions ;
les difficultés économiques ou psychologiques ;
les transformations des modes de rencontre et de la vie amoureuse.
Dans cette perspective, le problème principal n'est pas un manque de sexe en soi, mais un manque de liens affectifs, de reconnaissance ou d'intégration sociale.
Les critiques féministes du concept
Certaines féministes considèrent que la notion de « misère sexuelle » peut être problématique lorsqu'elle :
réduit les relations humaines à l'accès au sexe ;
présente les femmes comme responsables de la frustration des hommes ;
transforme une souffrance réelle en revendication dirigée contre un groupe.
Des points de convergence possibles
Malgré les oppositions souvent mises en avant, certains chercheurs et militantes féministes s'intéressent aussi à :
la solitude masculine ;
la santé mentale des hommes ;
les difficultés relationnelles contemporaines ;
les effets des normes de genre sur les hommes comme sur les femmes.
Ainsi, le désaccord porte généralement moins sur l'existence de la souffrance affective ou sexuelle que sur ses causes et sur les solutions à envisager. Le féminisme tend à considérer que la réponse passe par davantage d'égalité, de liberté et de qualité des relations humaines, plutôt que par l'idée d'un droit à l'accès sexuel.
au commentaire de O-Connor
1Cette écrivaine canadienne a fait une critique courageuse du mouvement #Metoo en même temps qu'elle diagnostiquait un système judiciaire inefficace et dépassé. Elle a aussi mit en garde les féministes d'aujourd'hui face à un possible dérapage menant à l'instauration d'une « justice populaire » qui peut se transformer en « lynchage solidifié culturellement dans lequel le type de justice accessible est jeté par la fenêtre et des pouvoirs extrajudiciaires sont mis en place et maintenus ». Elle a été traitée de tous les noms pour avoir osé affirmer l'équivance entre les sexes, affirmant que « ma position fondamentale est que les femmes sont des êtres humains, avec (…) des comportements sains et démoniaques (…) y compris le crime. »
2Le « droit à la paresse » est une expression rendue célèbre par le livre Paul Lafargue, intitulé Le Droit à la paresse.Publié d'abord sous forme d'article en 1880 puis en brochure en 1883, cet essai est une critique de ce que Lafargue appelle la « religion du travail ». Il soutient que la société industrielle pousse les travailleurs à valoriser excessivement le travail, au détriment du repos, des loisirs, de la créativité et du bien-être. Le titre est volontairement provocateur. Lafargue ne défend pas l'oisiveté totale, mais revendique une réduction importante du temps de travail afin que chacun puisse disposer de temps libre pour vivre pleinement.
L'expression est devenue célèbre dans les débats sur :
la durée du travail ;
les congés payés ;
l'automatisation ;
l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ;
la critique du productivisme.
Aujourd'hui encore, « droit à la paresse » est souvent employé de façon figurée pour défendre le repos, les loisirs ou une remise en question de l'idée selon laquelle la valeur travail serait sacrée.



