"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

vendredi 6 novembre 2026

Ce 5 OCTOBRE : un siphonnage syndical de la colère lycéenne pas vraiment réussi ?





Certains nous ont bassiné pendant des années pour nous expliquer que le capitalisme décadent avait plongé désormais dans la décomposition. Cette décomposition, chaos social et violence nihiliste, est aussitôt oubliée dès les premières manifestations de colères lycéennes. On va exalter « notre force », même mot que les médias au soir du 5 novembre : « le mouvement a montré sa force ». Vieille resucée du « Tous ensemble » des corporatismes syndicaux associés jadis.

Le plus grave n'est pourtant pas le délitement généralisé de la société au niveau mondial, mais celui des gouvernements, dépassés par les événements, en perte d'autorité et de ressources pour parer aux explosions de toutes les couches sociales. Ce qui peut faire croire aux plus naïfs : c'est la vie royale ouverte en faveur de la révolution. Bernique.

On n'a jamais eu un gouvernement aussi faible, plus faible que jamais, aussi incapable de désamorcer une colère sociale peu commune, pas simplement au niveau des revendications économiques (les caisses sont vides et faire les poches aux riches ne serait pas suffisant pour combler leur dette), mais au niveau de l'ordre dans la rue et de la crédibilité politique. Il est avéré qu'il a des rivaux, un parlement bordélique et instable, des juges tout-puissants, des assocs humanitaires, un parti populiste radical réformiste, voire supérieur tel le Conseil économique et social, Jupiter selon ses humeurs, etc.

Lesdites forces de l'ordre ne sont plus que des forces du désordre qui se font cracher dessus, méprisées par la magistrature, traînées en justice si elles tapent trop fort. Normalement, en cas d'émeutes de luxe, comme c'est le cas, il devrait être interdit d'utiliser gaz lacrymogène, matraques et bombes assourdissantes, selon les bonnes âmes insoumises à toute rationalité politique. Ignorant que c'est la gauche au pouvoir qui a créé les CRS avec Jules « Moche » et dont les premiers employés avaient la carte de la CGT.

 C'est la première fois sans doute qu'un organisme aussi hypocrite qu'Amnesty International porte plainte contre un ministre de l'Intérieur national qui a fait plutôt du bon boulot pour la bourgeoisie : pas de mort, peu de bavures, deux mains détruites plus par imprudence des victimes que par acharnement policier. Lors du mouvement petit-bourgeois des gilets jaunes, la répression avait été autrement plus grave ; il y avait eu une dizaine d'eux crevés ? Sans qu'Amnesty International n'intende un procès. Ce coup-ci, aussitôt bondit une essentialisation hystérique concernant, certes, des graves blessures, par les fanatiques mélenchonesques et suivistes gauchistes. La meute hurle au point que le ministre est obligé d'aller s'expliquer et de rendre compte publiquement, sans compter qu'ensuite il devra faire face à un procès « humanitaire ». Imaginez combien cette gabegie juridique fait rire dans leur tombe les partisans de « l'État prolétarien » et surtout les policiers tueurs de masse en Iran. Le ministre joue le jeu de la personnalisation politique – ce nec plus ultra de la pensée policière de la gauche islamo dégénérée – il s'agenouille et s'excuse : « c'est ma faute. » Pas suffisant pour la secte gauchiste humanitaire toxique,on lui fera rendre gorge au tribunal. Comédie rituelle et foutage de gueule »démocratique », le « fiasco du 17 octobre » restera un bizarre fiasco.

Au cours des manifs lycéennes, une policière, une femme,  est prise en chasse par trois petits cons cagoulés, hurlant : « Wallah, la salope, on va la tuer » et, une fois humiliée et jetée au sol, on la larde de coups de pied. « Nos enfants », comme disent Mélenchon et Royal, sont relâchés trois jours plus tard avec interdiction de sortir dehors après vingt heures et d'aller jouer avec leurs potes flicophobes. Il paraît qu'on leur a offert aussi un paquet de bonbons.

On comprend le succès de cette gauche radicale réformiste auprès de « nos enfants ». C'est la culture de gauche jém'enfoutiste, et fière de son irresponsabilité provocante, « tout est permis » et permissible absolument : le portable à l'école comme le port du voile, sans oublier de cracher sur les profs, mais seulement les fachos. Ce gouvernement est liberticide, d'ailleurs il est en plus hors de la légalité démocratique en interdisant les manifs dans les centres-villes, car c'est le meilleur moyen d'intéresser « nos enfants » à la politique comme distraction ; casser des vitrines et emporter de beaux souvenirs de la lutte contre les robocops, ces bâtards fascistes (bêlez ACABEU). En emportant ces précieux petits films de manifestants bastonnés à terre et de flics la gueule en sang, pour témoigner de la révolte joyeuse contre les anciens colonialistes mécréants, blancs et moches. 

Complémentaires et complices de cet État défaillant, (il faudrait plutôt préciser : de ce gouvernement car les syndicats émargent DANS l'État), les pompiers sociaux, les divers appareils syndicaux, sont eux aussi affaiblis mais gardent un pouvoir mystificateur relatif comme l'a montré la journée du 5 novembre. Cependant heureusement qu'ils sont là. La contestation est devenue hétéroclite, heureusement aussi, émoussant le tranchant de la révolte lycéenne à ses débuts, progressivement phagocytée par les faux lycéens de Mélenchon et des sectes trotskiennes.

On zooma sur les jolies secrétaires générales syndicales, car il faut, comme pour les porte-paroles gouvernementales de Russie, de France ou d'Amérique, de fort jolies présentatrices, (sans doute une affirmation de la libération des femmes bien mises et avec chapeau-bobo (et merde aux vieilles,  aux grosses ou aux moches)). Les cadrettes syndicales n'y allèrent pas de main morte : on ne lâchera rien contre la vie chère et en solidarité avec le mouvement étudiant et lycéen. Les deux dames en tête du cortège étaient encadrées par les grandes gueules lycéennes déjà sélectionnées par les journalistes, et déjà gradées comme « représentantes syndicales » avec ce bel avenir de bureaucrates syndicales professionnelles, un parcoursup pour un contrôle des connaissances de la classe  ouvrière et ce qu'il faudra lui enseigner : l'antiracisme et l'antifascisme. L'élégante Sophie Binet, sans son chapeau bobo a menacé de la grève générale ; on en avait des frissons ; le vieux Mélenchon l'avait devancée : « Ce qui pend au nez maintenant », de l’exécutif, c’est «la grève générale».

Pauvre gouvernement, les actions, même bruyantes, même émeutières, ne peuvent pas éteindre les revendications, heureusement multiformes et dispersées pour un État acculé. Les lycéens étaient provisoirement noyés dans le tohu-bohu syndical après des titrages médiatiques du  genre : « le mouvement lycéen s'essouffle ». Plaider, verbe haut, pour un SMIC revalorisé fait moins ridicule que de réclamer dix milliards, pouce levé. Quoique on se demande si ce n'est pas 50 milliards que les bonzes syndicaux exigent du gouvernement ? Tout le monde craignait une simple anticipation de la hausse du SMIC en janvier. Or, pour ce gouvernement fauché, il n'était question que de 15 euros par mois. Misère de misère !

Or chaque syndicat y va de sa surenchère : moi je veux 100 euros par mois, non 150 dit l'autre, un autre aussi mais veut 200. Si les petites entreprises y sont obligées, elles couleront ! Le SMIC revalorisé pour les grandes et pour les fonctionnaires provoquerait un écrasement des salaires, le SMIC rejoignant la couche au-dessus et le salaire des cadres serait revalorisé à la baisse. Un nouveau « quoiqu'il en coûte » et c'est la banqueroute. « L'Exécutif », comme ils disent, est acculé.

Le bruitage syndical avait pour but premier de « ramener les lycéens à la raison ». 1986, les lycéens défilaient contre la loi Devaquet. En 2006, contre le contrat première embauche (CPE). Il a suffi alors de retirer le texte pour éteindre le mouvement. Idem pour le CPE en 2006. En ce triste mois de novembre, il n’y a rien à retirer. Le gouvernement s'est déjà retiré pour les retraites insolubles, que va-t-il pouvoir accorder ou désaccorder ?

Se reposer un court moment sur la pagaille contestataire comprenant gilets jaunes (qu'on ne voit pas aux infos et dont on demande ce qu'ils foutent là), le ramdam sur cette étrange « vie chère », concept aussi éclatant que la lutte « contre la hausse des prix » ; banderole à laquelle Mélenchon s'était attaché en tête du cortège, tel Édouard Leclerc face à des journalistes dubitatifs sur sa candidature présidentielle.

En vérité, ni le gouvernement ni la gauche radicale irresponsable ne savent comment stopper une colère diffuse désespérée et désespérante, qui reprend à la fois des slogans petit-bourgeois de mai 1968 – Soyez réalistes, demandez l'impossible – et réclame une réforme globale immédiate de l'Eduque naze, quasiment irréaliste et impossible.

Manifestations du 5 novembre : comment les syndicats veulent reprendre la main

Tel était le titrage qu'on pouvait lire en une, mais avec une bonne répartition des tâches syndicales). Avec cette interprétation inversée : « (non, d'encadrer) Si la CGT a décidé de grossir les rangs des mouvements étudiants et de celui du 17 octobre, la CFDT ou Force ouvrière ont préféré rester en retrait en attendant ce jeudi. « La convergence des luttes n’a jamais été la doctrine de la CFDT, se justifiait début octobre Marylise Léon, secrétaire générale du premier syndicat français. C’est le meilleur moyen de diluer et de perdre de vue quelles peuvent être les revendications utiles. » Celles des syndicats ce jeudi porteront sur l’augmentation des salaires, la sauvegarde des services publics, la défense de l’emploi et une meilleure répartition des richesses. Plus vague, tu meurs avec la « vie chère ».

Les lycéens, plus ou moins cornaqués par étudiants gauchistes et valets de Mélenchon, sont désorientés et certains savent qu'ils ne pourront pas casser la baraque, quand une minorité continue à rêver, mais un triste rêve déjà siphonné par la campagne électorale et les promesses des pompiers sociaux. Les avancées vers la guerre vont-elles permettre de ramener les saltimbanques politiciens et les rêveurs à la réalité ?

«  Mais pour les figures étudiantes propulsées stars des plateaux de télévision et des réseaux sociaux ces dernières semaines, l’heure n’est certainement pas au renoncement. « Tant qu’on n’aura pas eu les 10 milliards (de budget supplémentaire pour l’Éducation nationale, NDLR), l’abrogation immédiate de Parcoursup, on continuera de bloquer. Sébastien Lecornu a peur que ça dure jusqu’à la présidentielle, c’est ce qu’on espère si on n’a pas obtenu gain de cause », affirme Soumaya Sarré, porte-parole de la Fédération lycéenne des quartiers, créée le 4 octobre dernier ».

Les syndicats auraient-ils échoué à siphonner complètement la colère lycéenne ?  Ceux-ci vont-ils rester aveugles jusqu'aux désillusions électorales, dont ils ne seront pas les acteurs?  Auront-ils compris que l'émeute n'est pas la révolution?  Et que Mélenchon est un con?

Une répression féroce, suicidaire, est pourtant envisagée... solution terminale pour un Etat très affaibli.

 

 A moins que le bordel des bobos gilets jaunes ne viennent clore le spectacle soit en dévalorisant le barnum de Mélenchon soit en le revalorisant comme homme d'Etat fictif, écologique garanti et promoteur d'une autogestion ressortie du grenier poussiéreux?

Le site des gilets jaunes, qui recense le nombre d’actions programmées en France, fait toutefois apparaître une baisse notable de la mobilisation ce samedi : 83 manifestations sont attendues, contre plus de 1000 le 17 octobre. « En dehors des gilets jaunes, des appels à des rassemblements ont été lancés à travers tout le pays pour ce samedi, souffle une source informée. Outre des appels à l’action lancés par des unions locales de syndicats regroupant notamment la CGT et FSU, des associations dénonçant les violences policières et des mouvements de jeunesses, dont l’UNEF, devraient entrer dans les cortèges ». Selon nos informations, près de 150 000 personnes sont attendues dans les rues de France. Vendredi encore, 41 lycées ont été bloqués, accompagnés de violences très graves à Lyon ou à Limoges.

Pour se rassurer, les stratèges de la place Beauvau pourraient observer que l’acte IV va coïncider avec le grand rassemblement organisé par le candidat insoumis à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon, samedi après-midi, au Parc des expositions de Villepinte. Or, les Insoumis, rouages habituels de la « bordélisation » de la rue, n’ont aucun intérêt à ce que le discours de leur champion soit dilué dans un énième flot de violences. Par ailleurs, les centrales syndicales n’ont pas appelé à un mouvement national, préférant se réserver pour la conférence sociale proposée lundi prochain par le premier ministre Sébastien Lecornu. À cela s’ajoute un tassement du mouvement des lycées.

Le gouvernement par la décomposition, c'est peut-être la solution.  Le slogan que je taguais sur les murs après mai 68 était cette phrase de Georges Bataille;

"Le pouvoir, c'est la confusion".

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 1 novembre 2026

UNE GENERATION PEU REVOLUTIONNAIRE: LA GEN Z

     

cliquez sur l'image

 En lisant la prise de position du principal porte-parole des lycéens, le CCI – NOTRE FORCE –, j’ai eu des doutes sur ma perception de l’actuelle réalité sociale  évènementielle :

« Les images de saccages, de pillages et de destructions commises par une minorité ont tourné en boucle sur tous les écrans. Pourquoi les médias ne diffusent-ils pas une seule image de nos assemblées générales ? Pourquoi ils ne disent pas un mot de nos tracts et de nos actions qui cherchent à étendre le mouvement à toute la classe ouvrière ? Pourquoi les médias et le gouvernement ne font que parler des dégradations et des pillages ? Pourquoi la police gaze impitoyablement les cortèges et laisse faire les attaques contre les magasins ».

     Certes il y avait des doutes chez cet organisme lycéen, enfermé dans la cour d'école électorale, sur les possibilités de la colère :

«  Mais nous devons aussi avoir le courage et la lucidité de regarder en face la principale faiblesse de notre mouvement : pour l’instant, les travailleurs ne sont pas entrés en lutte. Il faut dire que les syndicats ont tout fait pour que le mouvement ne s’étende pas aux travailleurs, en appelant à une journée d’action… le 5 novembre ! C’est ce qui s’appelle un sabotage en règle ».

Très juste, au début la syndicratie jetait de l’eau froide. :

« À cause de cette faiblesse, le risque grandit de voir le mouvement emporté par la frustration et le désespoir, tomber dans le piège de l’action minoritaire et spectaculaire, chercher à en découdre avec la police, à s’emparer de tel ou tel lieu symbolique de pouvoir… C’est un piège ! Car sur le terrain de l’affrontement minoritaire, l’État sera toujours le plus fort : il a les armes, les effectifs, les tribunaux.

4. Il faut donc impérativement garder le cap :

– Nous recentrer sur ce qui nous unit tous, sur notre revendication commune : la lutte contre la précarité.

– Affirmer encore et encore que notre force, c’est notre unité et notre solidarité dans la lutte ».(…)

– Ne céder ni aux provocations policières ni aux manipulations médiatiques, et refuser que le mouvement sombre dans la violence stérile, qui décrédibilise, divise, isole »

UNE BOUSSOLE POUR LA LUTTE DE CLASSE ?

Cela change du tout au tout quelques jours plus tard lors du fameux 17 octobre, la machination étatique est nettement démontrée :

    «… ceux des spectateurs les moins éclairés et qui n’avaient pas participé à la manifestation pouvaient penser que, ce jour-là, seules ces scènes de chaos avaient eu lieu et que les jeunes lycéens et les étudiants ne sont, sinon des « racailles» et des « casseurs », que des irresponsables qui n’encouragent rien d’autre que ces violences…. C’est d’ailleurs l’image d’un mouvement stérile et destructeur qu’ont pu véhiculer à l’étranger, occultant la masse des manifestants, leurs revendications ainsi que toute référence à sa réalité porteuse d’espoir.

Cette campagne permettait alors à la bourgeoisie et aux défenseurs de l’ordre existant:

– de justifier la brutalité du maintien de l’ordre et de la terreur, la répression et les mutilations.

– d’imposer le couvre-feu et les interdictions de manifs.

– d’occulter totalement les revendications sans avoir à y répondre.

– de dissuader et de dégoûter les participants, de les diviser, d’empêcher le développement de la mobilisation… » .

    Je fus alors saisi de honte pour n’avoir compris que la première partie (la manip des barbouzes faux ultragauches). Je cherchais à me raisonner : pauvre petit individu isolé, tu es victime de la propagande étatique qui manipule si bien cette opinion publique composée de vieux cons babyboomers comme toi. Les gens « organisés » sont naturellement plus protégés contre le machiavélisme d’État, voire immunisés !

    Mais je me ressaisis bientôt en comparant la première position du groupe lycéen puis la deuxième : la première me sembla raisonnable mais la deuxième décevante, marquée par un emballement juvénile et la reprise des arguments gauchistes :

« Dès le début, afin de tenter de tuer dans l’œuf ce mouvement de colère, l’État procédait à une répression inouïe contre des jeunes de parfois 14 ou 15 ans, blessant et mutilant, multipliant les interpellations, les gardes à vue et des poursuites judiciaires à gogo sans discernement. Mais cette politique d’intimidation sauvage avec la volonté d’instaurer un climat de terreur pour dissuader les lycéens de lutter a, au contraire, suscité une large indignation et galvanisé ces derniers. Des jeunes de banlieue, de centre-ville, de petites villes de campagne, tous les enfants d’ouvriers luttaient désormais ensemble. Les parents, les professeurs, ont également témoigné leur solidarité et leur soutien aux jeunes, tout autant indignés et opposés à la violence et à la terreur de l’État démocratique ».

    Alors que les médias répercutent aimablement la dénonciation de la gauche radicale bourgeoise d’un « virage autoritaire », on nous amplifie la chose (ce qui se nomme argumentaire ultra +) le groupe lycéen mue en représentant de la classe ouvrière :

« Ne nous trompons pas: la terreur est l’arme de la bourgeoisie; la démocratie n’est qu’un masque posé sur la dictature du capital. Notre arme à nous, la classe ouvrière, est celle de la réflexion, de la solidarité et de l’extension massive des mouvements de lutte. Cela, les AG étudiantes le relayent sans cesse depuis un mois. Et c’est là que réside leur véritable force. C’est bien cela qui effraie la bourgeoisie. Ces AG, cette auto-organisation, portent en germe les luttes de demain, en France et à l’échelle internationale. C’est pour cela qu’elles sont tues dans les médias.

(…) les étudiants n’ont de cesse de vouloir prendre en main leurs AG et d'étendre le mouvement aux travailleurs. Parce que le mouvement étudiant porte en lui les germes d’une réflexion plus profonde au sein de la classe ouvrière, et que cela, l’État ne peut le tolérer. Alors pour éviter toute propagation de la réflexion et de la conscience, la bourgeoisie déploie tout son arsenal avec au centre: la politique de la terreur, politique qui traverse la rue, les tribunaux et se termine dans les médias.

Ainsi, lors des premiers blocages, lors des premières manifestations, lors des premières occupations de facultés, l’État a réprimé, a gazé, a mis la pression avec ses robocops surarmés pour « libérer» l’espace public. En réalité, c’est surtout pour nettoyer l’espace de toute réflexion et organisation, c’est faire peur pour dégoûter de lutter, c’est interdire l’accès à tout lieu de rassemblement pour empêcher toute réflexion collective. Pas de réflexion ni de discussion possible dans les blocus lycéens ou manifestations : ils nassent, ils gazent, ils matraquent. Pas de lieu pour les AG car la bourgeoisie apprend et ne fait pas la même erreur qu’en 2006 où les étudiants tenaient leurs AG au sein même des amphithéâtres: elle ferme les facultés et vire les étudiants à coups de charge de CRS ».

    Hé oui ! Il te suffisait d’ouvrir les yeux et de ne pas te laisser absorber par leur propagande vicieuse cachant la réalité des luttes étudiantes et lycéennes, en outre si sévèrement réprimées (quoiqu'il n'y ait pas eu mort de lycéen)… Pourtant la boussole me sembla bien déglinguée :

« Le mouvement en France est, aujourd’hui, l’épicentre des luttes du prolétariat mondial. Non pas du seul fait qu’il constitue une source d’inspiration puissante, (…) Il n’est que le début d’un processus ouvert sur le long terme qui contient en germe les conditions de la grève de masse révolutionnaire ».

    Or, tout cet enthousiasme de très vieux lycéens, en se contentant de la version d’un État fort, n’explique rien et surtout radote une analyse ancienne bien antérieure à la GEN Z. Malgré ses manœuvres « machiavéliques »,l’État français est affaibli. Ce qui ne signifie pas qu’il l’est au plan du contrôle social. Pas dans le méchant gouvernement seul, et même pas essentiellement. Là est le gros caillou dans le pied du CCI. C’est le plus gênant dans la démonstration dithyrambique : pas un mot sur la clique à Mélenchon. D’ailleurs le blog du lider Minimo est très bien fait ; le mien et celui du CCI, font amateurs sans moyens. Mais qui encourage la violence des racailles ? D’où viennent la plupart ? »

LE MONDE procède du même enthousiasme, sauf qu’il omet de souligner la victoire « pacifiste » du gouvernement, bien au-dessus de celle vantée par nos braves syndicalistes lycéens cornaqués par leur célèbre héros Mélenchon :

    « Lorsque, dans le courant de la journée, le fantasme des violences incontrôlables s’est dégonflé, la réalité est apparue, sobre et sèche : la mobilisation reste forte, malgré les craintes, malgré l’usure. Les manifestants demeurent concentrés sur leurs revendications initiales, semaine après semaine, de plus en plus préoccupés néanmoins par les entraves et les intimidations des pouvoirs publics. Quant à la « nuit des ténèbres », elle n’aura été marquée que par divers affrontements en début de soirée ».

    Sur le terrain, toutefois, la leçon est intéressante pour les lycéens naïfs – dont beaucoup se joignent gaiement aux casseurs (ce que la gauche bourgeoise paternaliste feint d’ignorer) qui croient que la démocratie n’est que le droit de gentiment manifester, et en passant de casser « les banques des riches ») :

    « Les forces de l’ordre attendent dès le matin, de pied ferme, d’éventuels contrevenants. Les mêmes phénomènes seront observés dans d’autres villes, à Lyon ou Grenoble notamment. À chaque fois, les mêmes scènes : les passants jeunes sont fouillés, parfois verbalisés (près de 6 000 personnes seront contrôlées à Paris). Des sacs à dos, on sort les objets que les forces de l’ordre confisquent : masques chirurgicaux en papier, micro-dosettes de sérum physiologique, l’occasionnel gilet jaune. « Maigre butin insurrectionnel ». Il est vrai que le pâle terroriste Nunez, bien que nul, a dit que le port d’un masque d’Halloween fait encourir « une peine d’un an de prison ». Toutes les mères de France ont immédiatement protesté contre cette possible rafle de milliers d’enfants, à la suite de Ségolène Royal, très indignée qu’on ait tapé sur le crâne de nos enfants de 14-15 ans bien que ses propres enfants aient été invisibles dans les cortèges déambulatoires.

     Le résumé de la conscience moyenne des kycéens est fort bien décrit par Le Monde de la gauche caviargrâce à des citations : « faut qu’on « comprenne ce que ça veut dire de ne pas se sentir en sécurité quand un tireur raciste veut vous tuer ». Elle enrage, aussi, de voir se profiler une vie croupion, sans débouché. « C’est pour ça qu’on est là. Moi je m’en fous des pillages, je veux qu’on change la vie pour nos enfants, je veux la guerre ». «  La guerre, vraiment ? « Oui, enfin que ça pète, que quelque chose arrive. »

« Le cortège s’enflamme au moment de l’arrivée d’un petit état-major de La France insoumise (LFI), Rima Hassan, Manon Aubry et Jean-Luc Mélenchon. Ça hurle, on se grimpe dessus, tout le monde veut sa photo. On scande : « Mélenchon président ».: « La jeunesse emmerde le Front national. » L’attentat raciste de Trappes a été le « déclencheur. Les motards de la Brav-M passent à travers les manifestants mais, surprise, ne matraquent pas cette fois-ci. La peur instillée est suffisante pour décourager peu à peu les moins endurcis. Un groupe de très jeunes gens venus de Drancy (Seine-Saint-Denis). Ils soutiennent avoir 15 ans, certains en paraissent 12. « C’est vraiment là, Bastille ? », demande l’un en montrant la colonne. C’est la deuxième fois qu’il vient à Paris, à quelques stations de RER de chez lui. Un autre était déjà venu deux fois voir un cousin. Ils sont perdus, vont et viennent d’un barrage à l’autre, yeux écarquillés, tremblants d’excitation et de frousse. « On voulait voir en vrai », glisse l’un. « Moi je me demandais si c’était pas des histoires inventées par les télés. »

Nos très vieux lycéens, qui l’exalte comme boussole cde la lutte de classe ne voient pas du tout les inconvénients de la génération Z.  La génération Z est souvent critiquée pour être plus asociale, individualiste et réactionnaire que les générations précédentes .  Ils sont soudés à leur téléphone (encore plus que la génération Y) mais privilégient les discussions en personne au travail. L'un n'empêche pas l'autre! Ils sont de grands consommateurs des produits technologiques ludiques (dont les consoles de jeu).

Quels sont les inconvénients de la génération Z ?

    De nombreuses personnes de la génération Z sont confrontées au stress et à l'incertitude quant à la carrière qu'ils souhaitent poursuivre. Même si il n'y a pas de changements majeurs dans les emplois proposés. En effet, force est de constater, que les offres d'emploi sont à peu près les mêmes qu'il y a quelques années. La génération Z — ou Gen Z dans la presse —, souvent appelée les zoomers, regroupe les personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010, généralement entre 1997 et 2012. Elle succède à la génération Y et précède la génération Alpha. A cause de la technologie, la jeune génération perd une compétence centrale que l'humanité développe depuis 5500 ans, la véritable communication. À l'heure où les messages sont fragmentés, instantanés et souvent limités à quelques mots ou émojis, une génération entière s'éloigne d'un outil fondamental de réflexion l'échange humain sans incarcération technologique. Ils sont nombreux à être confrontées au stress et à l’incertitude quant à la carrière qu’ils souhaitent poursuivre. Même si il n’y a pas de changements majeurs dans les emplois proposés, saufs pour les surdiplômés en rade. De plus le niveau de vie, comme on dit, baisse inexorablement,  en particulier en terme d’immobilier. De ce fait, la génération Z subit une pression accrue pour trouver non seulement un emploi mais de plus économiquement avantageux. Avec de plus des exigences pour le trouver épanouissant mentalement et émotionnellement. Elle est en fait prolétarisée tout en gardant des idéologies petites bourgeoises.

Le jeune essayiste Pierre Valentn, brocardé et décrié comme conservateur, surtout mal vu comme étant un des premiers dénonciateurs du wokisme, note  que la gen Z est fascinée, entre autres, par l’engagement religieux. Nombre de ses constats se vérifient. Les  émeutes d’octobre  relèvent à la fois de préoccupations sincères et urgentes, mais ne résultent pas d’une seule manip ou perte de contrôle des syndicats, qui, plutôt, laissent faire (c'est à souligner, car naguère la CGT stalinienne remettait aux flics les éventuels casseurs). Ce n’est nullement un signe de radicalité la porosité anarchique des réseaux sociaux qui n’obéissent pas à  des soucis de classe.

« Le numérique favorise une sorte de conformisme des niches, soit une perte de références partagées en même temps que le renforcement des références internes à une « communauté ». Ces références périment vite, devenant plus difficiles à « suivre » ; ainsi, la question fatidique « t’as pas la réf ? » devient une menace permanente. »

Il n’y avait qu’à observer, une fois de plus, les foules de téléphones portables de lycéens orientés avec délectation vers les scènes d’agitation ou de violence pour s’en convaincre. Enfin il se passait quelque chose, il y avait du spectacle, on avait des images sensationnelles à transmettre à son entourage ou à diffuser sur les réseaux sociaux dans l’espoir de « faire des vues ». Pierre Valentin constate comme moi , la police ou vous,  l’impact indéniable des smartphones et des réseaux sociaux sur les pathologies mentales et les alertes émeutières pour "nos enfants" de 14-15 ans alors qu'on voit que cet âge correspond à 17-18 ans il y a 30 ans (la gauche paternaliste les fait passer pour des bébés qui ont le droit de cracher sur les CRS mais pas de se prendre un coup de matraque, cf. la culture de l'excuse en situation cpnfortable d'oppodsition). 

      Il est plus intéressant de filmer  avec son Samsung des CRS qui tapent sur un manifestant que de venir à son secours.

« En nous rendant dépendants des plaisirs rapides et continus, les smartphones nous rendent peu à peu incapables des longs efforts prolongés qui permettent l’accomplissement d’une de ces tâches exigeantes qui seules confèrent l’estime de soi – comme le fait de savoir maîtriser un instrument ou une discipline sportive, de suivre un cours ou une conférence, de peindre un tableau, etc. »

Le début de pratique du dépôt des smartphones dans des endroits qui leur sont dédiés avant le commencement d’un cours, depuis la rentrée 2026, semble assez concluant, bien que scandaleux pour les irresponsables soumis à la connerie, même la mesure va tôt ou tard réduite à néant, du fait d'un Etat sans autorité  et pas si autoritaire que le pleurnicha la gauche boboi réformiste et illusionniste.

LA CULTURE DE L’EXCUSE NOUVEAU BIBERON DE LA GAUCHE REFORMISTE RADICALE

    Pierre Valentin  semble notamment inspiré, entre autres, par les analyses de celui qu’il présente lui-même comme un « philosophe antilibéral », Jean-Claude Michéa.  Il faut dire que « libéral » est trop souvent confondu avec « libertaire » ou avec liberal au sens américain, ce qui en est assez différent. Pierre Valentin présente la manière dont une sorte de « paternalisme thérapeutique » a été mise en place pour répondre aux problèmes de santé mentale de cette génération et à la crise de la modernité, pour reprendre un concept pas tout à fait nouveau, doublée d’une crise morale et de l’éducation dérivée en partie de la pensée 68. On est dans l’ordre de la décomposition caîtaliste comme semble l’oublier le CCI, où les images nous montrent surtot ses lyécens scotchés à leur portable, photographiant plus pour communiquer avec les potes restés à la maison que pour duiscuter de perspectives ou d’objectifs avec les autres déambulateurs avec leurs pancartes en carton dont certaines sont vraiment débiles. L’autorité thérapeutique a alors eu tendance à prendre le dessus sur la responsabilité de l’éducation parentale et de celle de l’école, déresponsabilisant les uns et les autres et entretenant une culture de la permissivité dénuée de limites, dans laquelle on n’apprend plus vraiment à l’enfant à contrôler ses pulsions. Le problème devient préoccupant à mesure que se développe, à la suite de cela, une véritable culture de l’excuse.

    « Désormais, comme le narre Shrier, dans de nombreuses écoles aux États-Unis, les conseillers scolaires (les « avocats » des élèves à l’école) font pression sur les enseignants pour qu’ils acceptent d’excuser les retards ou les absences, qu’ils pardonnent les devoirs manqués, qu’ils autorisent un élève à se promener dans l’école en plein cours, qu’ils revoient les notes à la hausse, qu’ils réduisent ou suppriment les exigences en matière de devoirs, qu’ils proposent des examens oraux au lieu d’examens écrits à des élèves qui parfois ne disposent même pas de diagnostic officiel. Dans certains cas extrêmes, tant que les élèves citaient leur « santé mentale » comme force explicative, tout comportement pouvait être excusé, voire explicitement encouragé. »

      Le repli sur soi devient tel qu’on ne supporte plus la moindre frustration et la moindre contrariété. C’est ainsi – et Pierre Valentin paraît presque prémonitoire en l’écrivant – que « toute réaction des forces de l’ordre lors d’une manifestation militante, même violente, et toute volonté de maîtrise de ses pulsions se voient condamnées ou tournées en dérision (…). Le plus étonnant reste que cette mise au ban réputationnelle de « l’austérité » et de la « répression » survient alors même que nous sommes bien éloignés de l’ordre moral et de la frugalité des années 1950, que notre modèle économique est plus « stato-consumériste » que jamais, et que l’idéal de la jouissance pour tous est devenu la promesse culturelle décisive, appuyée par plus d’un demi-siècle de culture publicitaire ».

Il ajoute d’ailleurs un point très révélateur de notre état d’esprit bien français : « Cette volonté de voir toutes ses demandes exécutées dans et par ce cocon finit fatalement par déborder dans la sphère publique, sous la forme de réclamations déposées par l’individu contre un État qui ne sera jamais assez nourricier. »

    Car cette génération est aussi celle de tous les paradoxes et de toutes les contradictions. En manque de repères, elle ne dispose pas des enseignements du passé, ne conçoit pas le monde qui l’a précédée, semble se situer dans un présent permanent où tout semble dû, où la éléments documentés et détaillés, abordant aussi les contradictions politiques, sociétales et interpersonnelles, ainsi que la place de l’État dans l’esprit de cette jeunesse par ailleurs fragmentée et dont les rapports humains sont compliqués à plus d’un titre, évoluant entre narcissisme, complotisme, conformisme et rapports ambigus à l’autorité.

Un présent permanent où tout semble dû, où la sécurité et le confort psychique prennent le pas sur la liberté.

Le groupe vieux lycéens seul à défendre depuis plus de 50 ans la vision de la décadence de la société capitaliste, laisse de côté son analyse (juste) de la phase de décomposition au premier pétard lycéen.

 


En Allemagne la révolte étudiante, bien que hétéroclite (comme en France) s’avère plus politique surtout face la la préparation à la guerre

    Les manifestants avaient répondu à l’appel du mouvement GenZ Regelt (« la génération Z décide »), une formation se définissant elle-même comme « un groupe très hétéroclite de jeunes », selon Kaja Schwab, l’une de ses porte-parole, étudiante en sciences sociales à l’université Humboldt de Berlin, âgée de 23 ans.

« Dans de nombreux pays, la jeunesse fait entendre sa voix, avait expliqué, la veille, lors d’un échange avec des journalistes étrangers, Veronika Dinter, également porte-parole du mouvement à Berlin. Par exemple, en France, en Albanie, en Italie, en Inde et désormais aussi en Serbie, où elle remporte un grand succès politique. Et en Allemagne aussi, nous, les jeunes, commençonsdésormais à nous lever et à nous battre pour notre avenir. »

    Si les organisateurs ont revendiqué explicitement une filiation avec le mouvement des lycéens en France, les lycéens allemands avaient, eux, préféré se tenir à l’écart des rassemblements de samedi, disant craindre une récupération politique, des débordements, et surtout un manque de lisibilité dans l’organisation.

« Les structures organisationnelles [de GenZ Regelt] nous paraissent extrêmement opaques », avait expliqué Amy Kirchhoff, secrétaire générale de la Conférence fédérale des élèves, jeudi 29 octobre. Les lycéens allemands se joindront toutefois aux manifestations du 20 novembre, annoncées un peu partout en Europe.

Les médias et politiques allemands, citant des sources policières ou de renseignement, avaient de fait alerté sur un risque de tensions et de violence dans les cortèges, annonçant un important dispositif policier. Les manifestations se sont toutefois déroulées de façon pacifique pour l’essentiel, même si des canons à eau ont été utilisés à Hambourg et à Cologne. A Berlin, où des dizaines de camions de police étaient postés autour de la porte de Brandebourg, lieu du rassemblement, les forces de l’ordre ont compté environ 5 000 manifestants, contre un peu plus de 12 000 estimés par GenZ Regelt.

Un sujet d’inquiétude

A Berlin, dans un cortège composé principalement d’étudiants, on apercevait aussi bien des drapeaux du parti de gauche radicale Die Linke que celui de La France insoumise, des drapeaux rouges marqués de la faucille et du marteau, ou encore des drapeaux palestiniens. Mais c’est la question du service militaire et du réarmement qui a semblé concentrer les inquiétudes, comme résumé par différentes pancartes : « Service militaire ? Non merci », « De l’argent pour les systèmes sociaux plutôt que pour la guerre », « Tous dans la rue plutôt que sur le champ de bataille ».

« La raison principale pour laquelle je suis là, c’est à cause de la militarisation en cours dans le pays et de tout l’argent mis dans les armes plutôt que dans les écoles et le système social ou la santé », explique un jeune homme de 24 ans qui fait des études d’ingénieur et ne veut pas donner son nom. A l’initiative de Friedrich Merz, le Parlement allemand a en effet voté, en mars 2025, une ambitieuse réforme constitutionnelle autorisant le recours à l’endettement pour financer le réarmement du pays, pour lequel des centaines de milliards d’euros doivent être investis.

 

 

vendredi 30 octobre 2026

BIDE GÉNÉRAL OU RÉPRESSION FEROCE ?



« Pour savoir qui vous dirige vraiment, il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer. »

Kevin Afred Strom

"Un pays n'est pas victime de son tyran, il le secrète". Jean-Jacques Goldman

« La vie est devenue plus belle, la vie est devenue plus joyeuse. »

Mon Staline bien-aimé, le bonheur du peuple

Le ministre de l'Intérieur a eu totalement raison d'interdire les déambulations dans le centre des villes, car l'habitude prise par les racailles de casser et piller les vitrines avec leurs complices policiers avec les mêmes capuches commençait à gonfler tout le monde. En périphérie, c'est un peu ennuyeux car il y a moins de pillages intéressants. Et cela n'intéresse pas les cameramen du monde entier..


L'indignation suscitée par cette décision préfectorale, après de nécessaires cessez-le-feu, débouche sur cette pitoyable insurrection démocratique des syndicats et de leurs suivistes lycéens qui exigent l'annulation de cette décision... attentatoire « au droit de manifester », c'est-à de continuer à laisser piller et détruire par les ventouses vénales des promenades syndicales et des gilets jaunis. Un juge l'a annulé, preuve supplémentaire de l'affaiblissement de l'État ou calcul machiavélique? N'aime-t-il pas trop à se faire passer pour victime de ses propres magistrats? Les revirements soudains, déstabilisateurs, ne sont-ils pas une méthode d'État ? Et chez leurs syndicats non plus, dont on a oublié qu'ils méprisaient le début du mouvement lycéen avant de le récupérer.

Cette habitude de la casse spectaculaire devenue une mode, tolérée, voire applaudie par des appareils syndicaux et des manifestants promeneurs, permet surtout qu'on entende parler de ces promenades ridicules contre une « vie chère », laquelle désigne un symptôme plutôt que la cause structurelle du capitalisme ; concept tout à fait vague pour maquiller en plus une colère qu'il faut déplitiser. C'est en outre le slogan traditionnel des supermarchés Leclerc, patron au langage syndical à bas prix. Les pompiers sociaux tiennent donc à ce que leurs défilés soient aussi variés et encadrés que dans les couloirs des supermarchés ; en faisant appel, naturellement, à la justice démocratique bourgeoise pour interjeter face à ce gouvernement illégitime et « autoritaire »1.


« Mais pour les prolétaires qui se laissent amuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d'arbres de la liberté, par des phrases sonores d'avocats, il y aura de l'eau bénite d'abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours. Que le peuple choisisse ! » Auguste Blanqui (Avis au peuple, rédigé en prison, 1851)


On a un nouveau syllogisme mélenchonesque : « Les prix montent, la vie est chère, donc A bas la vie chère », slogan qui ne serait pas pour déplaire à Édouard Leclerc, patron mercantile et social. Voici une certaine Azelma Sigaux, porte-parole de la Coordination des gilets jaunes et ancienne candidate pour la Nupes aux législatives 2022, qui vient s'indigner contre cette atteinte au droit de manifester », car de même que le RN est responsable du racisme, c'est le gouvernement qui est responsable des saccages :

«Plus on interdit, plus cela incite des personnes à braver des interdits. C’est pire, ça génère de la violence !» ; ajoutant fièrement que les gilets jaunes se sont fondus dans LFI, «se sont transformés avec le temps» (sans doute sous le charme populiste du lider Minimo) : «C’est devenu les gilets multicolores.». Autrement dit : tricolores. Un autre zigoto de la secte, Benjamin Ball, a appelé jeudi à «aller plus loin» ...

Le brave sénateur écolo-bobo Yannick Jadot, colistier désormais du va-en-guerre Glucksmann, - comme les journalistes de LCI qui s'étranglent contre ces enseignants qui contestent la commémoration de la boucherie e 14-18 dans les classes2... pour préparer l'avenir chauvin - semble s'inquiéter que les grandes balades du 31 »n e tournent au fiasco », car il peut y avoir négociation sur les parcours avec « droit de manifestation garanti » quoique celui-ci «est particulièrement bousculé». Lui laisse poindre, contrairement aux bouffons trotskiens et aux mélenchoniens : le «rôle terrible de dilution de toutes les revendications sociales que les casseurs amènent dans ces manifestations », puis : « Je ne néglige pas du tout le drame pour beaucoup de commerçants».

pour un durcissement des règles, rappelant que la liberté d’expression ne peut être «une liberté d’exprimer de la haine », « une liberté d’être raciste», « une liberté d’être antisémite». N'oubliant que pour la gauche bobo c'est le RN qui est responsable de tous les excès et pas les casseurs qui ne sont que des victimes, aussi, se repend-t-il, à la suite du malheureux maire de Trappes, qu'il faut rendre illégale , et en durcissant la loi (démocratique) interdire la théorie du «grand remplacement », comme on interdit le cochon aux musulmans. Le tueur Kevin ne dit pas que des conneries, d'après le relevé de Médiapart: "On entend à la télé beaucoup de faits divers comme ça. Des gens qui se font blesser. Peut-être que les médias jouent un rôle aussi., peut-être qu'ils participent au fait qu'on se sente moins en sécurité aussi (cf. Libération). Il a entendu à la télé, mais son avis était établi avant, et le racisme n'apparaît pas donc comme sa seule motivation. La taxation de "racisme décomplexé" est trop facile. La confusion de Kevin, ses incohérences montrent qu'il est le produit d'une société décomposée quand l'idéologie de la gauche bobo personnalise à outrance et en réduisant le passage à l'acte à une simple causalité raciste. Je peux être raciste sans avoir envie de tuer; je me rappelle cette remarque fine du maire de Grenoble: "il peut m'arriver d'être raciste"; ce peut donc être un instant fugace vite réprimé par une conscience lucide.

 Coup de chapeau aux collègues mélenchonesques : «Le RN et Reconquête font de l’incitation à la haine leur fond de sauce permanent», déplorant en plus que le fait de renvoyer «dos à dos» le RN et LFI est une « dérive inquiétante ». Montrer ou invoquer des faits divers  qui choquent le citoyen de base, c'est une récupération d'un sentiment répandu en bas avant que les méchants politiciens de droite ne s'en emparent; mais ce faisant ils jouent le même rôle que le populisme de la clique à Mélenchon qui nie l'important changement des types de population en banlieue ouvrière. (= mensonge raciste) en désignant des bouc-émissaires (= les fachos qui produisent le racisme) et pas la destructuration capitaliste, l'héroïsation, du meurtre dans les séries télévisées, sur les réseaux sociaux, sans oublier la politique de la haine (du RN)  professée doctement par les partis petits bourgeois de la gauche électoraliste.

 Pendant les « Nuits des ténèbres », les "clowns tueurs" jaunes deviendront-ils orange face à un État qui joue à se faire peur ?


LE GOUVERNEMENT POURRAIT-IL SE SORTIR DE L'IMPASSE PAR UNE HAUSSE DU SMIC ?


Je pique les infos suivantes, très intéressantes, depuis Le Monde qui révèle comment le gouvernement en est réduit à attaquer surtout les couches moyennes, donc les cadres :

« Concrètement, le Smic mensuel est passé de 1467 euros bruts (approximativement 1142 euros nets) en 2016, à 1867 euros (1478 euros nets) en 2026. Soit un bond de 29% en net. Dans le même temps, le salaire médian - soit celui qui sépare la population en deux groupes de taille égale - a stagné. Entre 2016 et 2024, il est passé de 2129 euros à 2190 euros en net, selon l’Insee - les données pour 2025 et 2026 ne sont pas encore connues.


Le poids des charges sociales

La raison ? Les deux indicateurs ne progressent pas pour les mêmes raisons. Le Smic voit sa valeur fixée par la puissance publique et évolue automatiquement en fonction de l'inflation. En revanche, «le niveau des salaires en France, comme dans l’ensemble des pays, dépend du niveau de productivité», explique Olivier Redoulès, directeur des études de l’institut économique Rexecode. Or, celle-ci a eu tendance à faiblement progresser, voire à stagner, au cours des dernières années.

Ce phénomène est particulièrement marqué en France. En cause, les allègements de charges mis en place depuis 30 ans. Les gouvernements de droite et de gauche ont en effet progressivement diminué les cotisations au niveau du Smic. Celles-ci progressent ensuite rapidement jusqu’à 3,5 fois le Smic. Résultat, lorsqu’un chef d’entreprise veut augmenter le salaire net de son employé, il doit payer le surplus de salaire, auquel s’ajoute un net alourdissement des charges. Au mieux, l’augmentation de salaire s’en trouve diminuée. Au pire, elle décourage l’employeur qui va préférer se tourner vers des primes ou de la participation, ces outils étant moins taxés. «Les gains de productivité nécessaires pour équilibrer une hausse sont tels qu’ils deviennent insurmontables pour de nombreux salariés», souligne Olivier Redoulès.

Le pays connaît ainsi un tassement de la grille des salaires. La situation est particulièrement inextricable pour les individus, nombreux, dont la rémunération se situe autour de 1,2 fois le Smic. C’est en effet à ce niveau qu’une hausse de salaire est la plus coûteuse pour les entreprises… tout en étant peu intéressante pour le pouvoir d’achat des salariés, entre augmentation des charges, (...) Résultat, «l’employeur doit débourser 500 euros pour que son salarié voie son pouvoir d’achat progresser de 100 euros », 

Stagnation des salaires

Les hausses régulières du salaire minimum n’arrangent pas les choses. «Les entreprises ont des budgets de revalorisation contraints par le chiffre d’affaires. Lorsque vous devez augmenter le Smic, cela se fait au détriment des autres salaires», alerte Olivier Redoulès. Elles désorganisent également les accords de branches, qui fixent la rémunération minimum pour chaque métier. Sans compter que ceux qui, la veille, gagnaient un peu plus que le Smic, retombent au niveau plancher. De quoi provoquer un sentiment d'insécurité. En conséquence, la part de smicards est particulièrement élevée en France : plus d’un salarié sur dix est scotché à ce niveau (11,8% au 1er janvier 2026, selon la Dares). Un chiffre toutefois inférieur aux 17,3% atteints trois ans plus tôt.

C’est pour toutes ces raisons que le groupe d’experts chargé de conseiller le gouvernement sur le Smic n’a jamais recommandé de donner un coup de pouce au salaire minimum. Les quelques fois où l’exécutif a passé outre ce conseil - la dernière fois en 2012 sous François Hollande –, les motivations étaient d’ordre politique. « Les débats de 2026 ne dérogent pas à la règle ».

Conclusion, le gouvernement peut toujours faire semblant de céder à la colère multifamer, cela ne lui coûtera pas cher, 'augmentation du SMIC était déjà programmée pour janvier prochain !


AUCUNE RÉVOLUTION EN VUE POUR CE 31 OCTOBRE ?


Je n'y crois pas une seconde en un renversement du gouvernement tout en décrivant que les ingrédients sont là. On verra en fin d'article pourquoi.. Examinons les conditions classiques pour une révolution.

Un gouvernement moderne, et pas seulement chez les États dits démocratiques et bienheureux, doit faire reposer sa légitimité en assurant subsistance et sécurité à sa population.. Dans le cas d'un effondrement économique (pénuries, hyperinflation) conditionnant un chaos social, l peut se maintenir en jouant de ce chaos avec l'invention de bouc-émissaires ou en changeant d'équipes gouvernementales, mais en évitant de laisser passer les plus irresponsables. On ne peut que constater un affaiblissement généralisé des instruments de contrôle du pouvoir : des syndicats aux partis, des patrons et de leurs petits chefs.

Pour que se pose vraiment l'alternative révolutionnaire et prolétarienne, il y faut un adjuvant considérable : la guerre. Or la France, et l'Europe ne sont pas en guerre, même avec ce concept de guerre hybride. On peut m'objecter que la conjonction des deux, en Iran, comme en Ukraine, en Russie, ou en Palestine, n'ont pas amené un soulèvement du prolétariat de ces pays. Cela pourtant pour une raison essentielle : le règne d'une terreur étatique depuis longtemps maîtresse des lieux. Terreur impossible en Europe et en Amérique où il n'échappe à personne une perte d'autorité des États, sans que la classe ouvrière n'apparaisse au premier plan dangereuse. Et pourtant elle le reste, si je puis dire sous la table, pas avec les saccages du lumpenprolétariat, mais avec sa conscience et sa capacité de tout paralyser. Ce danger n'est pas vraiment éliminé dans les pays actuellement en guerre. Tout dépend des défaites, des impuissances et incompétences.

La guerre vide les caisses et exerce une pression fiscale insupportables, quand, en même temps la crise augmente un chômage de masse avec l'inflation galopante. Privés des produits de première nécessité, les prolétaires « n'ont plus rien à perdre ». C'est loin d'être encore le cas en France, car jusqu'ici l'Etat nounou a tout fait pour éviter un délittement social complet, mais s'étant de ce fait, terriblement endetté, il entre « dans le dur ». De plus ses élites et ses journalistes sont fortement décrédibilisés, et au sommet de l'Etat les divisions sont béantes. Ce chaos est pour l'instant endigué par la furieuse campagne électorale.

Dans l'autre cas de figure, l'avantage de la guerre se prolongeant, si je puis dire une nouvelle fois, est qu'elle épuise les soldats,,,, et affame un peu plus la population. En période de crise économique comme en période de guerre, l'armée n'est pas fiable. Le député Vallini a clairement laissé entendre qu'elle ne pouvait pas être utilisée actuelllement en France pour contrer le conflit social multiple ; ajoutant qu'en Italie elle avait été envoyée parader par Meloni, sans être en mesure d'intervenir directement.

J'ose ajouter qu'un conflit social de l'ampleur de celui qu'on connaît épuisent aussi les corps de police et de gendarmerie, très violemment agressé en ce moment, face à une flicophobie mélenchonesque qui inverse les victimes, faisant croire que les CRS sont les agresseurs. C'est du Poutine craché : c'est pas moi, c'est Zelenski qui m'a agressé le premier. Je fais une totale différence par rapport à la BRAVE E, véritables brutes sadiques. La flicophobie des bobos organisés sert à éliminer toute perspective de fraternisation, pourtant nécessaire quand le gouvernement ne pourra plus payer ses forces de l'ordre (cf. Comme au Soudan ou en Belgique).


RESUME


La guerre et la crise économique favorisent souvent les révolutions parce qu'elles fragilisent à la fois l'État et la société.. La guerre provoque en plus une crise politique Les défaites militaires discréditent le gouvernement. Les pertes humaines déclenchent une haine antipatriotique. L'État doit mobiliser davantage de ressources et perd parfois le contrôle de régions entières. Exemple : en Russie, la Première Guerre mondiale a aggravé les difficultés du régime tsariste et a contribué à la révolution de 1917. .

Les dépenses militaires augmentent considérablement. La production civile diminue. Les pénuries de nourriture et de produits essentiels se multiplient. Les prix augmentent (inflation). Les populations ont alors le sentiment que le pouvoir est incapable de résoudre leurs problèmes. La crise économique crée un mécontentement social Hausse du chômage. Baisse du niveau de vie. Creusement des inégalités. Pauvreté et insécurité matérielle. Même les couches petites bourgeoises sont touchés et deviennent plus réceptives aux projets radicaux de changement radical de type communiste restauré et réactualisé.


Le pouvoir perd sa légitimité. Quand un gouvernement ne parvient plus à assurer la sécurité, l'emploi ou l'approvisionnement, sa légitimité est remise en cause. Les oppositions politiques, réformistes ou révolutionnaires, peuvent alors mobiliser la classe dangereuse amalgamant les couches intermédiaires contre lui.. L'effet psychologique des foules et surtout du prolétariat. Comme l'a montré Gustave Le Bon, dans les périodes de crise profonde, les individus sont plus sensibles aux émotions collectives, aux mots d'ordre simples et aux mouvements de masse.

Conclusion La guerre et la crise économique favorisent la révolution parce qu'elles affaiblissent l'État, aggravent les souffrances de la population et détruisent la confiance dans le pouvoir en place. Lorsque ces tensions deviennent insupportables, une partie de la population, le prolétariat, peut choisir de renverser l'ordre existant.


POURQUOI ON N'EST PAS DANS UNE DYNAMIQUE REVOLUTIONNAIRE ?

   Premièrement parce que la classe ouvrière n'est pas à l'initiative. Ce sont des couches petitese bourgeoises qui mènent la danse contestataire avec leurs divers partis : LFI, écolo-rétro, le menchevik Olivier Fa ure, l'espion de la CIA Glucksmann, etc.. Deuxièmement les couches petites bourgeoises et les bobos parisiens, lyonnais et nantais qui vont déambuler ne sont d'accord que sur un point : tout le monde déteste la police et après vive le spectacle. On espère simplement que pour leur halloween infantile ils ne feront pas prendre des risques à leurs mioches.


VERS LA FRANCE SOUMISE AU BONHEUR


UN PARTI AU POUVOIR ET TOUS LES AUTRES EN PRISON

En tête de cortège la clique de Mélenchon et ses milices antifa, qui se la jouent : prise du pouvoir à la bolchevique. Macron envoyé en lozère (Sibérie française). Tous les membres du RN fusillés au ford de Montrouge. Les journalistes de CNEWS et de BFM traînés à la prison de la santé, puis torturés au lazer pour qu'ils avouent leur racisme intrinséque. Ciotti et Zemmour pendus place de la Concorde. Marine Le Pen, ses filles et Sarah Knafgo, rasées .

Le programme mélenchovique a produit un programme véritablement révolutionnaire, néo-léniniste et pan-trotskiste, avec pour objectif de donner le bonheur (que le nabot menchevique du PCF promet conjointement).

Pour venger les victimes des colonisations par les blancs, tous les postes de commandement seront réservés exclusivement à des noirs et à des arabes., la place de premier commissaire du peuple reve qnt d'office à Gally Bakayoko, à ne pas confondre avec Yoko Ono de race japonaise.

Les femmes les plus intelligentes se verront nommer aux postes de nourrices de la marmaille populaire et socialisable. Des pouponnières LBGT disposeront de lieux où interdire aux petites filles de jouer à la poupée afin de les confier aux garçons, privés des games yankees. Une jeune adolescente devra être aussi musclée que les garçons en âge de voter dès l'âge de 12 ans.

Au bout de cinq années, après la éussite inévitable de l'institution wokiste et que le lider Minimo aura laissé pousser sa moustache,  les mencheviques Faure, Jadot, Tondelier, Roussel et Hollande seront renvoyés dans un pays fasciste voire expédié-es dans un Goulag pour les plus masochistes. Les mots race,  racisme, immigration, grand remplacement, couleur de peau et fascisme,  seront rayés de la constitution.



LES ACTUALITES  DISTRACTIVES ET INTERACTIVES: une nouvelle société du spectacle, de la conviviabilité émeutière et des portables haut de gamme


Dans l'attente de la France soumise, on observera le foutoir de samedi, hétéroclite, bavard et bruyant comme les manifs éteignoir des pompiers sociaux d'antant avec leurs gros bras cégétistes qui tapaient quelques fois sur des excités barriadiers mais préféraient casser la guerre aux personnes qui diffusaient des journaux dénonçant le faux communisme stalinien.

Par les temps qui courent, surtout sous les gaz lacrymogènes, chacun redoute un drame. On sait jamais. Mais le vrai drame c'est que toutes les cliques politiques promettent le bonheur pour s'emparer du pouvoie en l'état, et pour en rien changer l'ordre des choses, surtou le racket réformiste radical de Mélenchon. Le rêve général delmeurera un raté général. La répression féroce attendra.


NOTES ACCESSOIRES


1« CGT, FO, la FSU et Solidaires, ainsi que la Fage, l’Union étudiante et l’Unef, avaient indiqué que les autorités leur avaient signifié oralement cette interdiction et leur avaient proposé «le déport de la manifestation sur un parcours porte de Bagnolet - porte de Charenton», en lisière de la capitale. L’intersyndicale Ile-de-France «refuse de tomber dans le piège tendu par la préfecture lors de la manifestation du 24 octobre, consistant à prendre un arrêté d’interdiction bien trop tard pour nous empêcher de le contester devant le tribunal» administratif, déclarent les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué.

Le référé, consulté par l’AFP, demande que les arrêtés portant sur la manifestation de samedi soient publiés «au plus tard 24h avant le début de cette manifestation, soit au plus tard le vendredi 30 octobre 2026 à 12h, seule mesure permettant un accès utile au juge des référés», une procédure d’urgence ».

2Ils évitent ces cuistres d'expliquer que ce cataclysme fût le massacre de millions de chais à canon pour le capital en faisant mine d'oublies les causes e la paix provisoire précipitée ; deux jours avant : le début de révolution allemande et la révolte des soldats russes. C'est pourquoi nous, nous célébrons le 9 novembre 1918.