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| Une affiche de nature à réjouir les cocardiers LFI |
Pour l'avoir constaté, pour l'avoir écrit et dit publiquement, j'affirme que les CRS sont des prolétaires. Pas leurs chefs ni les ministres qui les envoient au casse-pipe. Deux CRS avaient été invités lors de mon départ en retraite il y a déjà vingt ans. Chaleureux, humains, ils nous avaient conté leurs très difficiles "conditions de travail" et les nombreuses dépressions dans leurs rangs, insultes grossières, crachats, et se moquaient avec humour des ordres de fond de leurs commandants: "lâchez les chiens".
Perçus et dénoncés comme des "chiens fascistes" par les gauchistes neuneus instrumentalisés par la flicophobie de la clique à Mélenchon (qui, une fois au pouvoir, utiliserait aussi les CRS), ils sont généralement perçus par une partie de la population comme des méchants larbins du pouvoir. Plus révoltant est l'acharnement des médias et de la gauche national-populiste à les criminaliser, alors qu'ils respectent en général des règles de maintien de l'ordre très précises, très balisées (ils sont obligés à une formation très rigoureuse) et qu'ils ont la justice au cul à la moindre incartade. Pour avoir étudié leur histoire depuis 1945, ils n'ont été amenés à tuer que de très rares fois : à Manosque en 1998, un jeune Algérien est abattu, et en 2011 un homme est abattu après une poursuite en automobile. En Martinique, ce sont des forces spéciales qui ont assassiné, pas les CRS. Ils n'ont tué qu'une personne en mai 1968.
Pour parodier l'écrit situationniste de Mustapha Kayati, le CRS est l'être le plus méprisé en France. A l'heure actuelle, il est l'objet d'une persécution permanente de la part de son propre gouvernement et de la gauche bourgeoise en opposition. Les journaux télévisés ne cessent de les culpabiliser, voire de les ridiculiser pour complaire à la conscience politique primaire des ados lycéens. Mélenchon et ses admirateurs - plus flicophobes qu'islamophobes - ne cessent d'exagérer la répression avec des arguments de café du commerce électoraliste : on frappe nos enfants, on éborgne les jeunes, on leur arrache une main (le lycéen n'avait qu'à pas la ramasser), etc. Dénonciation perverse car elle est mensongère par rapport aux faits réels. Nos gentils "enfants" de 13 à 16 ans, certains sont aptes à tuer ou violer (cf. derniers faits divers et le tireur de 14 ans à Aubagne) et on ne voit pas pourquoi, lorsqu'ils cassent (pas la majorité), incendient ou jettent au sol une femme policière avant de la rouer de coups, les "forces de l'ordre" devraient leur tendre des fleurs.
Très perverse et stupide, cette dénonciation effrénée des CRS qui sont le plus souvent attaqués, objets de lancement de pierres, de boulons, de fumigènes qui peuvent tuer ou brûler un visage même sous un casque de Robocop (tenue absolument indispensable face à la lâcheté des canardages honteux d'émeutiers parfois flics eux-mêmes). "Nos enfants sont des anges" qui défilent donc pacifiquement et viennent simplement "jouer" avec les CRS. Très perverse cette fixation sur des exécutants hyperfilmés par la foule, le plus souvent soupçonnés par leur hiérarchie, les magistrats gauchistes et la plupart des journalistes. La foule défile avec des refrains ridicules; on entend encore CRS/SS, l'idiot et lassant ACAB dont la plupart ne savent pas ce qu'il signifie (slogan de la sous-culture punk) ou "tout le monde déteste la police" (sauf eux lorsqu'ils portent plainte quand ils sont sont cambriolés ou agressés par une racaille).
Plus que perverse est cette fixation sur une dénonciation hystérique des CRS qui, finalement, exonère les commanditaires gouvernementaux, dépolitise la protestation sociale ou lycéenne, et surtout fait oublier que la gauche, une fois au pouvoir, se sert aussi bien de la répression des CRS (pas des politiciens aux ordres).
Tant pis pour les excités et les fanatiques de cette fonction, si nécessaire face aux émeutes des couches petites bourgeoises (paysans, gilets jaunes, marginaux écolos) sur les plages ou en montagne. Les employés des CRS sont bien des salariés utilisés pour une sécurisation publique ambiguë, mais du fait qu'ils sont en première ligne pour freiner toute colère sociale, sont ficelés juridiquement pour éviter toute mort à la différence de l'armée qui, elle, peut tirer dans le tas. Finalement les CRS sont comme les syndicats, des garanties de maintien de l'ordre. Dans les années 1970-1980, les gros bras CGT remettaient d'ailleurs à leurs camarades fonctionnaires les manifestants un peu trop violents, comme aujourd'hui ils peuvent aider à surveiller au milieu des cortèges.
LEUR INDISPENSABLE CREATION EN 1945
"Les CRS participent au rétablissement de la légalité républicaine." Elles remplissent plus particulièrement des missions de surveillance et de prévention des pillages et des trafics illicites. Mais aussi l'assistance aux personnes sinistrées. La garde des prisonniers allemands. La surveillance des centres d'internement de miliciens et de collaborateurs".1
Cette organisation est donc créée par toutes les forces politiques (libérées) avec l'aval du général de Gaulle et le PCF. Les CRS assurent, de concert avec les troupes alliées, la garde des dépôts de matériel sensible. (camps de surplus) . Les CRS traquent aussi les prisonniers pétainistes évadés.
Ces premiers CRS sont majoritairement composés d'ouvriers, surtout adhérents du PCF et dont une partie a participé au combat nationaliste pendant la Résistance. Je ne vais pas épiloguer sur l'enveloppe publicitaire d'époque pour amenuiser leur fonction répressive (sauveurs en montagne, secouristes, maîtres-nageurs). Exemple: un détachement de la compagnie de Grenoble garde les débris d'un Dakota d'Air France tombé à 2300 m dans le Vercors. La mémoire collective des CRS situe là leur engouement pour le sauvetage en montagne. En juillet, la surveillance de la construction du barrage de Tignes sert d'entraînement à une section de la compagnie. En été 48, des CRS étaient formés dans le but de créer dans les Alpes et les Pyrénées les premières sections de montagne. Celles-ci ne seront officiellement mises en place qu'en 1957.
Passons directement à l'année charnière qui va gommer complètement le rôle de secouristes attribué aux premiers régiments de CRS. Deux ans à peine après la fin de la guerre, la classe ouvrière relève la tête, brise l'union nationale pour s'insurger contre les privations d'un gouvernement gaullo-stalinien, obligeant la clique à Thorez à le quitter précipitamment.
C'est l'année 1947 qui va séparer, si je puis dire, l'ouvrier-CRS du reste de la classe ouvrière, mais avec de nombreuses surprises: le CRS désobéit, voire se solidarise avec les grévistes, mais ne tue jamais un autre ouvrier. Au final, onze compagnies seront dissoutes cette année 1947.
La
dissolution de deux puis onze compagnies de CRS en 1947
Cette épuration avait limité leur nombre après que le parti stalinien se soit précipité pour retourner dans l'opposition contestataire et figurative. En particulier à la suite d'une manifestation à Marseille (du 12 novembre 1947) à l'appel de la CGT et du PCF, non réprimée par certains CRS proches du parti dont le comportement avait été jugé « douteux », plusieurs compagnies sont dissoutes et les CRS réorganisées de sorte à faire disparaître l'influence dite communiste en leurs rangs. Le 18 novembre 1947, Jules Moch s’était associé à Edouard Depreux à l’Assemblée Nationale pour dire que les CRS avaient « fait la courte échelle » aux manifestants, Gaston Defferre, autre personnage influent de la SFIO, les accusant même de leur avoir fourni des armes.
Des auteurs ont démontré que le départ du parti stalinien n'était pas de son fait mais d'un traquenard des socialistes gouvernementaux. Les CRS ayant au contraire fait tout leur possible pour « limiter les dégâts à la mairie » où ils furent les seuls à intervenir (cf Maurice Aghulon). Autre manip portant sur les raisons du choix surprenant de l'envoi de CRS réputés proches du PCF assurer le service d’ordre d’une manifestation communiste, alors que le mouvement des grèves de 1947 en France n'avait pas encore été relancé. Plusieurs éléments concourent à prouver la véracité de l'hypothèse d'une stratégie d’élimination de ces CRS, de la part des responsables socialistes de l’époque, parmi lesquels la phrase du président de la République Vincent Auriol à son président du Conseil jusqu'au 22 novembre, Paul Ramadier lui demandant pourquoi ces CRS « n’avaient pas été dissoutes comme il avait été convenu il y a trois semaines. On a perdu du temps ».
Cette dissolution ne pouvait, parallèlement, que complaire au parti stalinien car leurs ouailles, même en uniforme de flics (pas très protégés des cailloux) croyaient encore comme une large partie de la classe ouvrière et des minorités maximalistes d'époque à une révolution prolétarienne.
Si le procès-verbal de la conférence sur la création des CRS dans la région de Marseille et le processus de nomination de leurs officiers allait bien dans le sens une forte proportion de résistants dans une région où ils étaient souvent staliniens, ces CRS assumaient ensuite leur rôle avec une « bonne volonté et un esprit d’initiative significatifs ». Maurice Agulhon a de plus établi que les rapports avec le PCF étaient bien plus lâches que les anticommunistes ne voulaient le croire. De plus ailleurs, le parti méprisait ces flics peu sûrs et ne leur donnait ni cartes d’adhérents, ni cadres particuliers, ni liens avec les syndicats staliniens. Malgré cette dissolution, dix ans plus tard, en mai 1958, les CRS n'obéiront qu'avec réticence aux ordres de Jules Moch; ainsi, à Ajaccio le 24 mai, ils s'éloignent du lieu requis et vont garder des points sensibles sans importance, délaissant leur mission officielle qui était de rétablir l'ordre dans la ville. Cette attitude correspond à une conscience sociale d'individus encore récemment ouvriers ou paysans, mais aussi face à la force et à la détermination des vrais prolétaires.
En 1947, toujours, trois CRS sont pris en otage par les séides du PCF (cf. Roger Pannequin) . Ils subissent un véritable interrogatoire, et les moqueries des mineurs grévistes "sur la dérision qu'il y avait à rester au service du pays pour 8000 francs par mois". Pourtant ces récents CRS ne sont pas terroristes.
Les deux cheminots tués en gare de Valence, ne l'ont pas été par les CRS mais par des gendarmes et des soldats affolés. Deux CRS sont pris en otages et échangés contre des grévistes arrêtés. Thorez (une fois en opposition) fait croire que les CRS ont tiré sur la foule. En décembre, à Saint Etienne, 150 gendarmes sont fait prisonniers par les grévistes. Cette même année la droite accuse les CRS d'avoir pris fait et cause pour les manifestants. Ouvriers comme CRS sont aussi victimes d'accidents; comme le s ignale Robrieux, près de Dijon un car de CRS s'était renversé: causant trois morts et sept blessés.
Une d izaine d'ouvriers ont été tués en 1947, par des soldats pas par les CRS, tenus à l'écart pour leur rôle strict de pacification sociale. En 1948, lors de la grève des mineurs, ce sont des CRS qui sont tués. L'accusation "CRS = SS" part de la direction du PCF de retour en opposition, alors qu'en 1947 les staliniens défendaient les CRS issus des "milices patriotiques". Contre les manifestations géantes, le gouvernement écarte les CRS car circule l'idée que 20 % d'entre eux sont soucieux de la classe ouvrière, plus que des désideratas des staliniens. Encore dans leur position contestataire de façade, un de leurs députés déclare que les grévistes ne doivent pas avoir peur de ces soldats "car ils sont leurs frères". Les cadres du PCF fustigaient les "agents de l'étranger" plutôt que les CRS. Le ministre de l'Intérieur Jules Moch fît donc dissoudre onze compagnies de CRS par peur de la fraternisation et fît appel à l'armée; les membres des compagnies "dangereuses" sont suspendus sans traitement. Les CRS sont aussi opportunément mis en cause par le gouvernement qui leur a donné les ordres de répression pourtant. Cette menace sous-jacente des CRS conscients n'a pas été vaine pour ces salariés. Le droit syndical est reconnu aux CRS tout comme le statut de fonctionnaires mais pas le droit de grève.
Ce sont 10.000 soldats qui sont envoyés, par contre, patrouiller dans le Pas de Calais pendant la grève des mineurs. Cependant dans plusieurs villes du Midi, des forces de l'ordre sont neutralisées, désarmées ou faits prisonniers.
Les grévistes chantent en 1947 lors de réunions et des défilés, « Gloire au 17e », écrite par le chansonnier Montéhus au XIXe siècle en soutien aux soldats du 17e régiment d’infanterie de Béziers, qui avaient désobéi aux officiers lors de la révolte des vignerons du Languedoc en 1907, se mutinant avec armes et munitions, plutôt que la réprimer.
Au cours de ces grèves de 1947 en France, le pouvoir politique est tenté de voir dans ces mentions de fraternisation entre grévistes et policiers et militaires, souvent plus idéalisées par les premiers que réelles, des preuves des visées insurrectionnelles. Au soir du 29 novembre, les locaux du quotidien marseillais Rouge-Midi] sont perquisitionnés et leur journaliste Michel Barak détenu dix jours avant même la parution d'un article relatant les événements de Saint-Étienne, le jour même, où « envoyés contre le peuple, l’armée et la police rejoignent les travailleurs». La nuit suivante, quand le député PCF Raoul Calas appelle à une fraternisation entre CRS et grévistes, il est immédiatement expulsé de force de l'Assemblée nationale à 5 heures 30 du matin.
Le 20 novembre, Henri Martel, leader CGT, assure dans un meeting à Bully-les-Mines, que les grévistes ne doivent pas avoir peur des soldats car ils sont leurs frères. Lors d'un autre à Boulogne-sur-Mer, Auguste Defrance leur a même présenté deux soldats, dans l'espoir de démontrer la fidélité à la classe ouvrière de la classe 1943 des réservistes.
Les CRS continuent à inquiéter le pouvoir en 1948, d'autant qu'ils subissent la "répression" de la population. Le 2 octobre 1948, après que les CRS aient repris le puit Laval, dans le Gard, 70000 personnes l'investissent à nouveau. Les policiers sont frappés à coups de barres à mines et de pics. Beaucoup seront grièvement blessés, les membres fracturés...
Le Commandant Principal Fonty se grime en mineur et se mêle à eux afin de mieux appréhender leur situation et leur état d'esprit. Face aux nombreux CRS blessés ses officiers lui posent la question de l'emploi des armes ; il répondra : "Jamais, sauf pour riposter au feu de l'adversaire!". Le 20 octobre la CRS n°161 est prise à partie à "la Grand Combe" dans le bassin d'Alès ( cette unité comptera 80 blessés dans ses rangs). Contrairement à d'autres forces engagées, les CRS ne feront pas usage de leurs armes.
EN MAI 1968 LES CRS N'ONT TUE PERSONNE
L'agitation étudiante, née à la faculté de Nanterre le 22 mars avec l'occupation de la tour administrative de cette dernière, s'étend à la Sorbonne le 3 mai. Avant même que les CRS arrivent à Paris les manifestants scandent "CRS SS!"(comme les staliniens en 1948 et preuve de l'influence encore proivisoire des staliniens au début de mai))… Les CRS sont accusés de tous les maux et de tous les dérapages des forces de l'ordre. Un commandant de CRS témoin de violences dans la rue réunira ses troupes pour leur dire : "Ce comportement est indigne de policiers, au premier qui commet de telles exactions, je demanderai sa révocation immédiate". 40 compagnies sont utilisées simultanément à Paris pour faire face aux graves émeutes de mai - juin..
De très durs affrontements les opposent, à de nombreuses reprises, à des manifestants peu organisés. Les C.R.S. comptent de nombreux blessés, dont plusieurs grièvement. Les CRS déplorent 656 blessés dans leurs rangs, dont 114 ont dû être hospitalisés. Le nombre de victimes des incidents de mai se montent à cinq. Philippe MATHERION meurt après avoir été poignardé dans de mystérieuses conditions à Paris, Eric TAUTIN se noie à Flins. Pierre BAYLOT est l'unique ouvrier tué par balles à Sochaux par un CRS (pourtant pas prouvée, la justice saisie classera l'affaire), Henri BLANCHET qui dans la même ville tombe d'un mur et le commissaire LACROIX percuté à Lyon par un camion sans conducteur pédale d'accélérateur bloquée par un pavé; le commissaire était décédé d'une crise cardiaque. Dans son livre "Printemps des enragés" Christian Charrière dira que les CRS étaient : "Les troupes les plus disciplinées et les mieux préparées". Les CRS n'ont pas "tiré dans le tas" et n'ont causé qu'un seul mort, sans que cela soit vraiment démontré.
Au cours de la période récente, Malik Oussekine. (Blessé mortellement par les Voltigeurs, ce corps de police créé en 1969, sera dissous à la suite de cette affaire). Lors de la crise du COVID, plusieurs compagnies de CRS ont manifestés leur solidarité à l'égard du personnel médical et leur portant petits-déjeuners et repas ou en leur témoignant leur soutien en applaudissant et en actionnant leur "deux-tons".
LA FEMINISATION DES CRS
Je reste indigné par le traitement odieux et irrespectrueux de cette jeune femme policière jetée au sol d'un couop de pied au cul, dont l'agresseur, merdeux de16 ans est déjà relâché et ne sera jugé qu'en janvier avec l'excuse de minorité par un magistrat gauchiste. Lors de la crise du COVID, plusieurs compagnies de CRS ont manifestés leur solidarité à l'égard du personnel médical et leur portant petits-déjeuners et repas ou en leur témoignant leur soutien en applaudissant et en actionnant leur "deux-tons".
LA VIE DIFFICILE D'UNE FEMME CRS
Entre
défis professionnels et enjeux sociaux, la
vie d’une femme CRS est marquée par des contraintes
spécifiques
: un métier exigeant, un environnement majoritairement masculin, et
des conditions de travail souvent difficiles. Les CRS interviennent
dans des situations de crise, parfois dangereuses, et doivent gérer
des équipes dans des conditions physiques et psychologiques
extrêmes. Les femmes CRS, rares dans ce corps, doivent prouver leur
capacité à diriger dans des contextes périlleux, tout en
conciliant cette exigence avec des attentes souvent plus strictes que
pour leurs homologues masculins. Elles apparaissent souvent plus
avisées en situation de commandement. On peut lire sur le web le cas
de Nadia avec son parcours
atypique : master en droit, réussite à l’école de police, puis
formation intensive avec exercices physiques et tactiques complexes.
Elle doit s’imposer dans un environnement masculin, tout en
espérant obtenir sa première affectation. Les femmes CRS vivent
aussi des pressions
sociales
: elles sont souvent perçues comme des exceptions, et doivent
affronter des stéréotypes. Isabelle, membre du collectif Femmes
des Forces de l’Ordre en Colère,
a témoigné du stress et de l’insécurité vécus par les proches
des CRS, ainsi que du manque de reconnaissance et de moyens pour les
forces de l’ordre www.ici.fr.
Elle a expliqué que la visibilité de violences contre des CRS
(comme un incendie provoqué par un cocktail molotov) suscitait une
angoisse particulière, car chaque uniforme est perçu
Selon
Isabelle, les conditions de travail sont « déplorables » : manque
de moyens, absence de reconnaissance hiérarchique, et une violence
sociale croissante contre les forces de l’ordre. Les femmes CRS, en
plus de ces défis, doivent souvent gérer la double charge
professionnelle et familiale, tout en restant visibles dans un milieu
où elles sont peu nombreuses. Ces femmes
réussissent malgré tout, mais leur parcours est souvent long,
exigeant et marqué par des combats pour la reconnaissance et
l’amélioration des conditions de travail.
Trois mois seulement après sa création, le collectif des Femmes des Forces de l'Ordre en Colère compte déjà 7.000 membres, notamment Isabelle, une Marseillaise mariée depuis 12 ans à un policier. Une vie très difficile pour elle-aussi. Elle a témoigné ce mardi matin sur France Bleu Provence.
- Pourquoi avoir créé ce mouvement des Femmes des Forces de l'Ordre en Colère ?
Isabelle : Les forces de l'ordre travaillent dans des conditions déplorables. Le manque de moyens ne leur permet pas d'intervenir de manière optimale. Les gouvernements, quels qu'ils soient, n'apportent pas de réponses satisfaisantes. Les policiers ne bénéficient d'aucune reconnaissance de la part de leur hiérarchie. Et la réponse de la justice n'est pas à la hauteur de ce qu'ils subissent. Tout cela est inadmissible.
FBP : Avez-vous peur pour votre mari ?
Isabelle : Oui, parce que beaucoup de citoyens ne respectent plus l'uniforme. Il y a une haine anti-policiers, anti-forces de l'ordre qui grandit en France. Nos maris nous racontent ce qu'ils subissent au quotidien, on voit dans quel état ils sont quand ils rentrent à la maison. Ce n'est plus possible de continuer ainsi.
FBP : Vous avez été choquée par l'agression de CRS à Paris en marge des défilés du 1 er mai, l'un d'eux est gravement brûlé au visage.
Isabelle : Mettez-vous à la place d'une femme de CRS, ils sont tous habillés pareil. Elle est devant sa télé et elle voit un CRS prendre feu. Vous imaginez le stress. Est-ce que c'est le mien, est-ce que c'est le père de mes enfants ? Parce qu'il ne faut pas oublier que les policiers sont aussi des maris, des papas, des fils. Notre colère monte, on ne peut plus laisser faire ça.
1
1946. Article de presse "Une
journée chez les CRS"
la CRS n° 174 de Saint Thys







