"L’islam et le national-socialisme partagent une même vision de l’honneur et du sacrifice",
"L’islam promet le paradis à ceux qui tombent au combat ; c’est une religion faite pour les soldats". "
Mohammed a fait d’un peuple de nomades une puissance mondiale" .
Hitler
En général les révoltes partielles, parfois seulement corporatives, estudiantines, ou même petites bourgeoises, peuvent déboucher sur une révolution. De la fin du XIX ème siècle jusqu'à ce début du XXI ème, la classe ouvrière mondiale n'a fait que subir des échecs ou a déçu. En 1917, ce n'est pas elle qui a pris le pouvoir contrairement aux mensonges léninistes. Pourtant combien elle reste la classe fondamentale et la plus forte et dangereuse dans la société bourgeoise. Deux événemrents illustrent, à mon humble avis, ce qui est en train de se passer au niveau mondial : une remise en cause de la religion (en particulier islamique) et donc du désordre existant, après tant d'années de réaction religieuse à partir des années 1980 : 1905 en Russie et 1968 en France. Ces moment préliminaires à une mise au premier plan de la classe ouvrière sont précédés par une mise en cause religieuse ou d'un autoritarisme paternaliste. En 1905, une foule, probablement constituée par une majorité de paysans, défile derrière un pope maqué par la police. La manifestation est cruellement réprimée par des fusillades dont des calculs récents permettent de comparer avec le génocide des mollahs : de 6000 à 18.000 tués. On connait la suite : l'irruption des conseils ouvriers. La France du grand Charles semble à la traîne de la mode contestataire hippie qui s'étend déjà au monde entier. Les bobos de l'époque ont des cheveux longs et portent des chemises à fleurs. Ce sont de braves paifistes fainéants et réfomistes. Lorsque la répression surgit face à une occupation pas bien méchante de la Sorbonne, la série de grèves qui démarrent et vont se généraliser n'est pas basée sur un désir d'augmentation desa salaires mais sur une solidarité qui n'a rien d'ouvriériste, prouvant que le prolétariat n'est pas une corporation mais une classe à vocation universelle. Du coup, je fais la découverte suivante : la politisation des grèves ne vient jamais de l'intérieur de l'entreprise mais de ce qui se passe dans l'ensemble de la société, sans oublier (et je suis pas féministe) que, dans la plupart des révolutions ce sont les femmes qui sont devant. De ce fait le véritable risque d'extension au Moyen Orient, incarné par cette magnifique révolte iranienne, est social, politique et potentiellement révolutionnaire dans la mesure où le mouvement piétinera la religion aliénante des pauvres.
La lutte sociale et gréviste, en revanche,peut aussi conditionner ou influencer la révolte civile. Le mouvement interclassiste « Femme, Vie, Liberté » n’aurait pas pu se produire sans les mouvements politiques et sociaux qui l’ont précédé. Lors des mouvements de masse de l’hiver 2017-2018 et de l’automne 2019, la question sociale occupait une place centrale, avec le mot d’ordre « Pain, Travail, Liberté ». Le remplacement de ces trois termes par le slogan féministe révèlait pourtant une offensive de la gauche bourgeoise de l'opposition clandestine pour casser la lutte de classe du prolétariat iranien, et l'on peut considérer que ce type de manipulation politique, contribuant à une remise au second plan de la classe ouvrière, a aussi favorisé la répression ignoble de janvier. Dans l'incertitude d'un prologement de la répession avec ou sans bombardement américain, un vrai parti communiste du prolétariat devrait appeler à une solidarité internationale des travailleurs pour mettre fin à l'isolement des prolétaires iraniens qui, pour retrouver leurs forces, dépendent ...de l'extérieur, donc de leur casse internationale pas du roi des ons iraniens ni du criminel de guerre Netanyahou, quand, en France on enverra aux chiottes les voyous menteurs de LFI.
UNE COMPARAISON AVEC LA « REVOLTE » DE MAI 68, CE GRAND BAZAR2
Adoublé par les curés, De Gaulle ce grand penseur aujourd'hui de toutes les factions politiques en France, voulait faire tirer dans le tas et c'est la grève généralisée qui l'en a empêché, grâce aux subtils Grimaud et Pompidou. Donc, même si je n'aime pas le terme, il y a toujours une « révolution culturelle » qui précède les grands affrontements de classe et conditionne grèves et manifestations de rue. Et, désolé pour le camarade iranien qui a prétendu lors de la réunion publique du CCI, que le prolétariat iranien a le même pouvoir que celui en France en 1968. Le prolétariat iranien a été dans l'impossibilité hélas (trois fois hélas) d'empêcher ou d'interdire le massacre ignoble des nazislamistes. Oui le prolétariat en Europe a de la mémoire et gare à l'Etat qui s'amusera à lui tirer dessus comme ces nazis enturbannés. Le vrai « fachisme » moderne il est là-bas, pas chez nous chez le minable parti de droite du rigolo Bardella. Pour sa part le CCI, lui, est quasiment incapable de voir ce qui se passe dans la société iraniene depuis des années et passe son temps à plaindre les ouvriers iraniens et à analyser comme le Monde Diplo les querelles régionales impérialistes.
Le sondage que vous allez lire, montre non seulement qu'une majorité de la population iranienne, donc pas seulement d'une classe ouvrière faible et divisées en ethnies et nationalismes régionaux, mais animée par une remise en cause fondamentale de l'islam. Les mosquées sont désertées depuis des années, et lors des émeutes 25 au moins ont été cramées. Un tel incendie s'est produit dans pays voisin dont je n'ai pas retenu le nom récemment. Sur le sujet c'est l'omerta comme le démontre très bien la vidéo que je vous coneille de visionner dans les notes.
Plus que les mutiples grèves corporatives ici ou là que célèbre le CCI gréviculteur - (mais solidaire en paroles du prolétariat iranien en 2018 avec la conscience trade-unioniste du mêe CCI)3 - cette révolte contre la religion est plus politique et annonciatrice, à mon avis, de l'ouverture au retour de la question sociale « et politique » qui doit contrebalancer ce retour étouffant et aliénant de l'islam qu'on subissait depuis les années 1980. L'islam a été depuis le principal porte drapeau de la réaction bourgeoise mondiale avec l'échec en Pologne et la chute de l'URSS, paradoxalement mettant fin à l'espérance d'un bonheur terrestre.
COMMENTAIRE INSUFFISANT DES TROTSKIENS :
« La désaffection envers la religion n’est pas seulement un changement idéologique abstrait, c’est la fin du mythe fondateur du régime. Dès l’instant où les gens ont cessé de considérer le gouvernement comme une autorité sacrée, celui-ci est devenu un oppresseur parmi d’autres. Dès l’instant où ils ont vu les religieux non plus comme des représentants de Dieu, mais comme des hommes corrompus cramponnés au pouvoir, le charme a été rompu. Les propres enquêtes du gouvernement (sic)le confirment : les mosquées se vident, les lois religieuses sont ignorées et l’idée même d’un État islamique est rejetée par ceux-là mêmes qu’elle était censée sauver ».
Cette réflexion partiellement lucide de la vieille relique « Quatrième internationale » dans sa revue imprecor, est typique de l'ambiguïté traditionnelle du trotskysme, même relooké wokisme populiste, qui repose en fait sur une idéologie nationale opportuniste et électoraliste : là-bas c'est bien de contester le voile, ici c'est une liberté de choix !4 Pourtant le rapport dont ils se font l'écho est stupéfiant, Cette enquête gouvernementale confidentielle, menée fin 2023 mais dont la publication complète avait été empêchée...(les régimes nazis ont toujours procédé euxaussi à des sondages de la population, Hitler également). Le pitre dictateur, j'allais dire piètre, Donald Trump peut trembler avec sa saloperie de faux soutien à la jeunesse iranienne massacrée. Il est sur la pente d'une remise en cause totale de son populisme cybique qui est un outrage à ce que prétendait son discours électoral, la prétendue prise en compte par l'ordre bourgeois par sa clique MAGA des « basses classes », comme son autre mensonge « zéro mort américain dans les guerres », qui va en réalité en multiplier les chiffres dans les bombardements programmés. Ce connard pourrait chuter plus tôt que prévu. Il s'est déjà décridibilisé au niveau international et en Amérique pour les « classes dangereuses » !
EXTRAITS DU SONDAGE IRANIEN
« Les résultats sont stupéfiants. Non seulement le soutien à la séparation de la religion et de la politique a grimpé en flèche, passant de 30,7% en 2015 à 72,9% en 2023, mais les attitudes à l’égard des pratiques et des symboles religieux, en particulier le hijab, ont subi une transformation qui aurait été impensable il y a seulement dix ans.
Effondrement de la mise en application du port obligatoire du hijab
La révélation la plus explosive sur le plan politique dans ce rapport concerne le port obligatoire du hijab. Pendant des années, le régime a présenté le hijab comme une ligne rouge, un pilier non négociable de son identité islamique. Les femmes qui refusaient de s’y conformer s’exposaient à des mises en garde, des amendes, des arrestations et des sanctions brutales. Le gouvernement cherchait à justifier l’application de cette loi par le soutien qu’elle recevait de l’opinion publique. Mais son propre sondage contredit cette affirmation.
En 2023, 38% des personnes interrogées ont déclaré ne voir aucun inconvénient à ce que les femmes se dévoilent entièrement. Il s’agit d’un changement radical par rapport à 2015, où seulement 10,6% partageaient cet avis. En d’autres termes, en moins d’une décennie, la proportion de la population iranienne qui rejette explicitement le port obligatoire du hijab a presque quadruplé.
Même parmi les personnes qui s’opposaient personnellement au fait de se dévoiler, 46% ont déclaré que, bien qu’elles désapprouvaient cette pratique, elles n’interféreraient pas dans le choix des femmes. Seuls 12,5% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles sommeraient une femme de respecter le port du hijab, ce qui représente une forte baisse par rapport à 2015, où 17,6% avaient déclaré qu’elles s’opposeraient ouvertement à des femmes qui ne respecteraient pas leurs obligations en la matière.
Au-delà de ces chiffres se cache un changement culturel encore plus significatif : l’application du port du hijab n’est plus une question qui interpelle la société, mais uniquement l’État. Le gouvernement mène une bataille perdue d’avance contre une population de plus en plus indifférente. Le hijab n’est plus considéré comme un symbole de moralité, mais comme un instrument d’oppression.
Ce rejet n’est pas passif. L’acte de défiance le plus visible en Iran aujourd’hui est celui d’une femme qui se promène dans les rues sans voile. Ces femmes, qui auraient été immédiatement arrêtées il y a quelques années, sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à évoluer dans les lieux publics. Certaines font l’objet de brimades de la part des autorités, d’autres sont arrêtées, mais elles reviennent. La réaction de la population est éclairante : elles ne sont pas prises à partie, ni humiliées, ni arrêtées par les citoyens ordinaires. Même parmi ceux qui sont personnellement favorables au hijab, la plupart ont abandonné l’idée qu’il devrait être imposé.
Le fossé générationnel est également patent. L’éducation joue un rôle décisif dans le façonnement des attitudes à l’égard du fait de ne pas porter le voile. L’enquête a établi que près de la moitié (47%) des personnes interrogées qui ont fait des études universitaires trouvent acceptable de ne pas porter le voile, alors que seulement 14,7% des personnes analphabètes et 16,2% de celles qui n’ont fait que des études primaires partagent cet avis. Ce contraste revêt une importance capitale : la population plus jeune et plus instruite rejette massivement les obligations religieuses imposées par l’État, tandis que la résistance au changement se concentre parmi les personnes plus âgées et moins instruites.
La tentative du gouvernement de dissimuler ces statistiques révèle son désespoir. Les chiffres révèlent la vérité : le hijab ne fait plus l’objet d’un consensus moral. Il s’agit d’une imposition politique qui est rejetée non seulement par les jeunes militants, mais aussi par une partie importante et croissante de la société ».5
Par suite à ce sondage l'Etat nazislamique s'était attaché en 2024 à « réformer », annonçant la suspension de la nouvelle loi sur le hijab obligatoire6, initialement conçue pour renforcer le contrôle social ; le sondage révélait le dégoût de la population, forçant le Conseil suprême de sécurité nationale à intervenir pour la « réformer » même en l'espérant provisoire7. Cette loi répressive au cœur des tensions sociales était une alumette.
EN MEMOIRE DE JINA MAHSA AMINI
Le 13 septembre 2022, Jina Mahsa Amini, une jeune femme kurde de 22 ans, est tombée dans le coma après avoir été violemment battue par la « patrouille d’orientation ». Sa mort, trois jours plus tard, a déclenché un soulèvement massif qui a secoué l’Iran pendant six mois, causant la mort de centaines de manifestants et entraînant l’arrestation de 30 000 personnes. Depuis, de nombreuses femmes iraniennes défient ouvertement les lois sur le hijab, qualifiant ces règles de « tachées de sang ». Il vaut de lire et d'apprécier, même si c'est une bourgeoise féministe membre des « factions bourgeoises » ? Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, répondant aux déclarations de papy Khamenei en affirmant : « Les femmes sont la force motrice du changement en Iran. De la rue aux prisons en passant par les unités de résistance, elles mènent le combat pour la liberté et l’égalité. Elles ne se reposeront pas tant que cet objectif sacré n’est pas atteint. » En vérité le système islamiste avait dû lâcher prise sur ses obligations terroristes, bien avant le massacre de janvier.
Un régime nazislamique en crise face à une société en éveil et qui ne pourra pas se sauver dans la guerre
La suspension de cette loi intervenait dans un contexte de crises multiples pour le régime, affaibli, en particulier à l'extérieur, par les revers géopolitiques en Syrie et au Liban, sans compter les conséquences des sanctions économiques par le bloc occidental.
Bien que provisoire, cette suspension du hijab marquait un recul significatif des nazislamistes tentant désespérément de contenir une société de plus en plus révoltée. Cependant, cette tentative d’apaisement était non seulement vouée à l'échec, parce que levoile signifie désormais répression meurtrière, et que retourner en arrière est impossible, indépendamment des éventuelles protestations d'un Trump décrédibilisé et de l'Etat colonialiste d'Israël. L'incertitude du chaos est de trois ordres: guerres civiles entre factions bourgeoises, maintien sanglant du régime nazislamique ou, mais encore peu probable, nouveau printemps chiite et sunnite... Dans leur abatteent et leur deuil, les iraniens (et moi aussi) se fichent du chaos agité comme plus grave que lezs crimes nazislamistes. Ce qui adviendra ne pourra pas être pire que le présent.
LE SORT DES GARDIENS DE LA REACTION
On ne peut qu'être d'accord avec les considérations suivantes :
L’Iran se trouve aujourd’hui dans une impasse structurelle (et culturelle) profonde. Le régime apparaît incapable de stabiliser durablement le pays tandis que l’opposition ne parvient pas encore à transformer la crise en basculement politique.
Dans l’hypothèse d’un effondrement ou d’un affaiblissement décisif du pouvoir central, l’appareil sécuritaire — et en particulier le Corps des Gardiens de la Révolution islamique — se trouverait à un tournant stratégique ; son positionnement sera déterminant pour la nature de la transition. Si une telle issue était empruntée, celle-ci offrirait encore le choix entre plusieurs scénarios : fragmentation interne, tentative de reconversion institutionnelle ou préservation partielle de ses intérêts économiques et sécuritaires dans un nouvel ordre politique.
Aujourd’hui, l’incertitude ne porte plus sur la possibilité d’un changement politique, mais sur la forme que celui-ci prendra, qu’il s’agisse d’une transition négociée sous pression interne et internationale, d’une rupture violente accélérée par une confrontation militaire — ou d’une instabilité prolongée dans un contexte de sanctions, de vulnérabilités sécuritaires accrues et de menaces extérieures persistantes.
Dans tous les cas, la crise actuelle marque la fin d’un cycle : celui d’un régime qui ne parvient ni à gouverner, ni à se réformer, ni à se protéger durablement.
Le feuilleton de la danse macabre irano-américaine est de plus en plus sinistre et en même temps insane quand on oscille entre le rire et la pitié. Autant Trump a l'air con (il a peur des conséquences d'un bombardement lui faisant perdre toute crédibilité) autant les tentatives d'échappatoires des nazislamistes, qui promettent ce jour « de diluer » leur uranium enrichi, sont pitoyables et doivent faire rire leurs milliers d'emprisonnés. Ne rêvant que d'une chose : zigouiller les tueurs de dieu. Ce jour viendra.
NOTES
2L'expression est de Cohn-Bendit et je la trouve finalement plus pertinente que tous ceux qui ont parlé de révolution. La révolte c'est aussi un grand bazar. Tous les médias (et le CCI) nous ont bourré le crâne avec ce bazar iranien diabolisé, mais le bazar c'est aussi un marché où viennent les milliers d'ouvriers consommateurs qui...ne pouvaient plus acheter pour leur faim, et discuter avec les commerçants n'a jamais été un péché, eux-mêmes finissant par se révolter, pas avec la perspective d'une dictature du prolétariat bien sûr ! Mais tous les remplassements de pouvoir ou les périodescde transition de régime sont des moments de confrontation de programmes opposés, de discussions, Preuve aussi qu'il faut savoir cesser de stigmatiser en permanence la petite bourgeoisie, elle-même susceptible d'évoluer. voire de manifestations communes.
3 « Entouré de pays en guerre, sans possibilité pour les ouvriers de pouvoir espérer la solidarité des prolétaires des pays qui l’entourent, où le nationalisme pèse aussi de manière importante, ces luttes en Iran étaient fortement soumises à des entraves. C’est en cela que les faiblesses du prolétariat en Iran sont avant tout celles du prolétariat mondial.
Ainsi, le principal handicap de ces dernières luttes reste avant tout l’incapacité du prolétariat international, y compris là où il est le plus concentré et expérimenté, c’est-à-dire en Europe occidentale, à se concevoir comme une classe capable d’offrir une perspective à tous les combats. Celui qui s’est mené en Iran doit être un encouragement, une leçon permettant de voir le potentiel que peuvent receler les revendications ouvrières sur le terrain économique. Lutter contre l’austérité, se battre pour la défense de nos conditions de vie est une nécessité. Telle est la première leçon essentielle ! ». Et toujours cette incapacité à prendre en compte ce qui se passe dans la société, la révolte des femmes qui n'est pas un féminisme, la lutte contre la religion qui dit merde à l'oecuménisme religieux de la gauche « radicale » en France...éléments sociologiques (n'oubliez pas que Marx était aussi un sociologue), et oui, de politisation des grèves ! Qui ainsi ne peuvent rester de l'ordre économique et corporatif.
4La prise de position du NPA wokiste s'est questionnée sur l'absence de la classe ouvrière dans les révoltes successives, mais pas d'un point de vue de classe comme LO, mais dans la mesure où la classe aurait dû se mettre à la queue de l'idéologie féministe petite bourgeoise : « Mais il y avait une grande absence dans ce mouvement : la grève politique des travailleurs/ses en tant que classe, et non comme citoyenNEs participant aux protestations de rue. L’Iran est un pays dominé par les rapports de production capitalistes. Le salariat urbain, dans sa diversité, constitue la majorité de la population. Rien de radical ou de profond ne se fera en Iran sans la participation de la classe ouvrière ».
6Adoptée en septembre 2024 après deux ans de débats, la loi sur le hijab obligatoire prévoyait des sanctions sévères : des amendes pouvant atteindre 330 millions de tomans (environ 4 285 dollars), des peines allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement, et même la peine de mort dans les cas jugés comme de la « corruption sur terre ». Cette loi s’appliquait également aux filles dès l’âge de 9 ans. Elle encourageait par ailleurs les gens, y compris les réfugiés étrangers comme les Afghans, à dénoncer les femmes ne respectant pas les règles. Les propriétaires d’entreprises et les chauffeurs de taxi risquaient également de lourdes amendes s’ils n’imposaient pas ces règles à leurs clientes.
7Le 14 décembre 2024, le secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale avait officiellement demandé au Parlement de suspendre la promulgation de la loi. Alireza Salimi, membre du présidium du Parlement, a confirmé cette décision en déclarant : « Le secrétariat a envoyé une lettre au Parlement, demandant au gouvernement de présenter un nouveau projet de loi pour lever les ambiguïtés de la loi sur le hijab et la chasteté. » (Agence IRNA, 14 décembre 2024)
8Des incendies de mosquées ont eu lieu en France depuis des années et sont dénoncées comme islamophobes, racistes et fachos. Les incendies ou dégradations d'Eglise sont probablement plus nombreux. L’année 2015, marquée par les attentats terroristes iraniens et un bond des attentats anti-djihadistes, est celle qui a connu le plus d’incendies ou de tentatives d’incendies avec 11 lieux de culte visés. Après 2015, entre une et 6 mosquées sont la cible d’incendies volontaires tous les ans, en plus de toutes les autres intimidations que peuvent connaître les musulman·es. L’année 2024 est celle qui a connu le plus d’incendies ou de tentatives d’incendie depuis 2015, avec six attaques. On notera que le plus de cas ont été répertoriés, année où l'Etat nazisalimste a patronné le plus d'assassinats terroristes en France. Donc acte. L'Etat françazis est obligé régulièremet de fermer des mosquées carrément nazislamistes.L’État face au défi des mosquées radicales
SITES ET REFERENCES
Le site Matiere et revolution contient les textes les plus intéressants sur l'Iran
Rapport de novembre 2024 : la nouvelle loi sur le hijab
En Iran, des dizaines de manifestants allument des feux autour de la mosquée Rasool à Téhéran
IRAN - 25 MOSQUÉES BRULÉES ET DES CENTAINES DE MANIFESTANT DCD
(indispensable de voir cette video sur you tube)
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