"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

jeudi 29 octobre 2026

L'ANTIRACISME EN CAMPAGNE ÉLECTORALE HYSTERIQUE



« La bourgeoisie produit avant tout ses propres fossoyeurs." Marx


Le rôle des révolutionnaires n'est pas de créer la catastrophe, mais d'organiser le prolétariat pour qu'il soit prêt à prendre le pouvoir. En rejetant toute resucée de la révolution permanente de feu Trotsky ? En particulier ne jamais s'allier avec les bouffons de la France dite insoumise, mais surtout française et pas internationaliste. Le Bon, comme Taine, affirme que la masse irrationnelle ne peut se passer de meneurs, lesquels se subdivisent en deux catégories : d'un côté « les rhéteurs subtils poursuivant leurs intérêts personnels en flattant de bas instincts », de l'autre, « les névrosés, les excités, les demi-aliénés »

Les phénomènes de leadership politique sont largement pathologiques. Le Bon, pas totalement réac, a anticipé ,,,,les formes modernes de la soumission politique de masses « déracinées »(le système de la représentation par des élus incontrôlables) ou au contraire à une intuition anticipatrice de ce que sont les masses « déracinées » soumises à tout démagogue hurleur. Ou minorité « insurrectionnaliste » , Marx dénonçait comme anti-révolutionnaires toutes les tentatives putschistes minoritaires, ou croyance qu'en assassinant cela pousserait l'état à la dérive et ouvrant la voie à la révolution, or plutôt au risque de plus répressions,

Crise et guerre, facteurs de révolution, comment ?

Dans un contexte de crise plus grave qu'aujourd'hui, beaucoup d’Allemands perdirent confiance dans la démocratie. Hitler et le Parti nazi promettaient un avenir meilleur, désignaient des boucs émissaires et proposaient des solutions simples à des problèmes complexes. Grâce à des discours percutants et à la peur de l’avenir, ils attirèrent  de plus en plus de voix, jusqu’à prendre le pouvoir en 1933.

Toutes proportions gardées, la secte LFI fonctionne avec les mêmes ficelles : discours simpliste et rageur en permanence, promesse de raser gratis et bouc émissaires : l'extrême droite raciste et fasciste. Mais on n'est pas en 1933 et LFI n'abuse pas la majorité de la classe ouvrière. Dans les années 1930 la seule solution était la guerre mondiale, maintenant elle ne l'est plus. Le système capitaliste n'a pas eu les moyens des largesses économiques coûteuses de l'État providentiel de 1981, qui ont coûté si cher, un quoi qui l'en coûte désespéré repris par Macron.

Il ne faut pas se leurrer, nous vivons une perte de légitimité du pouvoir. Quand un gouvernement ne parvient plus à assurer la sécurité, l'emploi et la hausse des prix, sa légitimité est remise en cause. Les oppositions politiques peuvent alors mobiliser la population contre lui. L'état psychologique des foules, comme l'a montré Gustave Le Bon, dans les périodes de crise profonde, est sous-estimé ; les individus sont plus sensibles aux émotions collectives, aux mots d'ordre simples et aux manifestations de masse, même avec des slogans stupides. La colère, la peur et l'espoir d'un changement rapide peuvent accélérer vers un basculement révolutionnaire. Avec les cliques LFI et RN, la bourgeoisie peut dormir sur ses deux oreilles grâce à « l'encadrement électoral ».

La bourgeoisie française privée du tandem classique droite/gauche, antique division électoraliste pour abuser le bon peuple sur l'alternance démocratique des divers gangs politiques, n'a plus que deux soucis : écrabouiller le racket populiste LFI et surtout l'autre racket populiste, le RN. La stratégie maintenue judqu'ici consiste à les renvoyer dos à dos, mais cela sera-t-il suffisant au long terme pour regonfler les partis de droite et de gauche de plus en plus étriqués ou éparpillés ?

Concernant la clique à Mélenchon, c'est déjà en grande partie assuré. Il paraît qu'il fait peur. Plafond de verre d'abord grâce à l'ami de la CIA Glucksmann, le va-t-en-guerre pour pallier aux manquements de Trump (privant la gauche électorale bourgeoise du supplément d'âme unitaire) mais surtout grâce aux frasques irresponsables du réformiste radical soi-même qui drague sans honte les racailles de banlieue, qui d'ailleurs ne votent pas, mais s'amusent à piller joyeusement sachant que les insoumis à toute responsabilité et à toute alternative réellement socialiste vont se déchainer en leur faveur au moindre rappel à un ordre républicain. Ses incessantes déclarations imbéciles et ses menaces sont de plus généreusement et lourdement répercutées par tous les médias, y compris CNEW et BFM qu'il devrait remercier au lieu d'envoyer ses milices taper sur les reporters.

Le haut du panier de la bourgeoisie dispose encore de suffisamment de députés, dont le RN pour contrer la « folie fiscale » des gauches anti-riches et leur pote Zuckman . C'est là la vérité derrière leurs bisbilles. Taxons les députés grassement payés 7500€ par mois, nourris aux restaurants sympas dans le 6ᵉ.

Dernière « expérimentation » des wokistes de LFI : la boucle WhatsApp, piqué à la gauche brésilienne. Ii a servi à la réélection d'un président corrompu par une mobilisation de masse intensive en ligne.

LFI est populaire chez les jeunes bobos et très suivi sur leurs réseaux de choix, comme TikTok, mais a plus de mal sur Facebook, un espace qu’il veut conquérir pour séduire les électeurs plus âgés qui y naviguent. Cette copie n'apporte pourtant rien de nouveau à leur stratégie électorale : il faut réduire à néant les « fascistes » du RN et donc les invisibiliser sur le web. La consigne est de bloquer les comptes des Marine Le Pen, Jordan Bardella, ou de médias « fascistes » comme CNews, et d'ignorer leurs protestations. Cependant cette stratégie s'assied sur le fonctionnement des algorithmes, qui valorisent les contenus suscitant de l’engagement. Est une vue de l'esprit bobo, si le pourri Lula l'a emporté c'est grâce à une volonté nationale de ne pas tomber sous la coupe trumpienne avec un de ses toutous brésiliens. En France, le spectre de Trump n'existe pas, et son clone délirant serait plutôt Mélenchon avec ses limites.

Un attentat inespéré pour continuer à diaboliser le RN

L'attentat dramatique de Trappes a soudain permis un « touruant » (comme a dit l, l'autre) mais pas en faveur de l'expansion du racisme, mais pour une accélération de la diabolisation du RN ; avec cette particularité que c'est la clique LFI qui se charge de bombarder le RN pour le gouvernement et même mieux, à la manière pachydermique des Vychinski et McCarthy, A dessein raciste inversé, la stratégie met en scène protestataire des procureurs surtout noirs et arabes et maires de communes à forte dansité immigrée, les Bally Bagayoko, célèbre apôtre de l'antiracisme des bobos, le millionnaire Omar Sy, de l'antitracisme comme le fouteux Thuram qui va enseigner depuis des années le danger raciste dans les maternelles. Deuxième round, d'autant que les accusations d'enfance fasciste contre Bardella n'ont pas vraiment intéressé les foules.

LES MOTS SAINS (saints?) DU MAIRE DE TRAPPES

Après l’attentat de Trappes, l'Église bcbg – bon client bon gauchiste – Libération donne l'onction aux « mots sains » du maire Ali Rabeh qui dénonça en premier de cordée pour LFI la responsabilité des médias face au racisme, ou plutôt cette main invisible médiatique qui arme les tueurs fous. Le saint homme est ensuite reçu à l'Assemblée nationale où il débite d'autres saints mots ; il exige en effet la suppression du RN ; en effet, car c'est la mère le Pen qui a armé le bras du tueur après lui avoir fait ingurgiter son idéologie raciste. La sainte remarque a été bénie à son tour par la députaille mélenchonesque et écolo-bobo. Génial : supprimons le RN et il n'y aura plus de racisme ou en tout cas il pourra disparaître de la Constitution et des réseaux sociaux comme le mot race.

Ali Rabeh a fièrement revendiqué cette censure : « Il faut faire le ménage dans le monde des médias et arrêter de considérer que CNews est un média et que les journalistes de CNews sont des journalistes. Ils ne respectent pas les règles élémentaires de votre métier. À titre personnel, je fais une allergie. » Une conférence de presse a été organisée dans une salle annexe du Palais-Bourbon par la secte Écologiste et Social, auquel appartient le parti Génération.s, dont est membre l’édile. Problème : CNews a été exclue de cette conférence. Nouvelle vedette des écrans, le maire de Trappes a courageusement témoigné que la femme a été visée, mais pas tuée, c’est parce qu’elle est « noire » et qu’elle « porte le voile ».

Présent à ses côtés, le triste sire écolo total Benjamin Lucas-Lundy, a même supposé que CNews avait une responsabilité dans l’attentat de Trappes. « C’est une évidence (antifa). Sur le plateau de CNews, cela fait des années que Trappes est pris en exemple, et toutes les villes populaires de notre pays, pour véhiculer tous leurs fantasmes racistes. CNews véhicule à longueur d’antenne, dans l’impunité la plus totale, des discours de haine et de racisme qui appellent à considérer que nous avons un ennemi de l’intérieur qui nous menace, et donc à s’en défendre », De plus, le députaillion, victimise au passage Ali Rabeh, qui aurait été « harcelé » et « diffamé » par la chaîne, et, pontifical, llance son appel à la responsabilité politique et médiatique.. Au-delà de l’émotion (sic) , Ali Rabeh a souhaité alerter sur les conséquences possibles des discours stigmatisant les populations arabo-musulmanes.

Selon lui, certaines prises de parole publiques peuvent contribuer à alimenter un climat de haine et encourager des passages à l’acte violents. Il a ainsi appelé les responsables politiques, mais également les journalistes, à prendre conscience de leur responsabilité. Le maire a toutefois insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale. « Notre responsabilité à tous, c’est la désescalade, c’est la concorde républicaine », a-t-il lancé.

Il n'a pas précisé de quelles paroles publisques il s'agissait, alors que l'on sait très bien que c'est la police et Marine Le Pen qui appelent tous les jours à tuer des noirs et des arabes.

Cette accusation, pauvre et assez minable, fait porter un racisme qui existe dans toutes les sociétés indépendamment d'un parti qui a pour seul tort de critiquer l'immigration massive ou à des médias moqueurs de la gauche bourgeoise vertueuse. La crucifixion de propos haineux (sur un ton haineux) à partir d une supposée action influenceuse automatique de tel ou tel parti sur les masses, m'a toujours fait marrer. C'est toujours le même mépris du peuple par des gens de pouvoir qui s'arrogent de penser à la place de masses considérées comme idiotes et manipulables ; toutes choses qui sont, malgré tout, vraies lorsque l'on voit les ouailles par milliers se pâmer devant les discours insipides des Mélenchon et Le Pen.

Mais il est parfaitement stupide de taxer de racisme ou d'encouragement au racisme les partis de la droite bourgeoise. D'abord c'est faux. Je ne veux pas défendre le RN, parti à vocation gouvernementale bourgeoise comme les autres et sans solution non plus à la crise. Mais les masses par elles-mêmes pensent ce qu'elles veulent les plus arriérées peuvent aussi influencer leurs patis de référence - peuvent être racistes - ou simplement hostiles aux étrangers pour des raisons locales, professionnelles, culturelles, ou à cause de faits divers odieux. Nos élites blanches de la gauche bobo se pincent le nez si on évoque Gustave Le Bon lequel a pourtant le premier mis en évidenve l'irrationalisme des masses et des partis politiques avant Pareto et Weber. Le Bon, comme Taine, affirme que la masse irrationnelle ne peut se passer de meneurs lesquels se subdivisent en deux catégories : d'un côté « les rhéteurs subtils poursuivant leurs intérêts personnels en flattant de bas instincts », de l'autre, « les névrosés, les excités, les demi-aliénés ».. Ce classement signifie que les phénomènes de leadership politique sont largement pathologiques..

. Les dirigeants gouvernementaux comme leurs contestataires oppositionnels réformistes radicaux ont à ce moment peur de la masse et s'efforcent d'intercéder afin de réduire au néant antifa un mouvement d'indignation qui pourrait se retourner vraiment contre leur système plus gravement que la morale sociologique antiraciste et effondrer l'Etat providence ;;; au détriment économique aussi de leurs classes ouvrières. Plutôt le chaos et la misère sans fin qu'une révolution prolétarienne.


DES MASSES PAS TOUJOURS INNOCENTES

Ce sont plus souvent les masses lorsqu'elles se lèvent, pas spécialement avec un objectif révolutionnaire (surtout en l'absence de partis vraiment révolutionnaires du ,point de vue de classe) qui imposent leurs exigences et modifient les désirs des gouvernements et des partis. On peut etre raciste et ne pas avoir envie de tirer dans la foule, comme on peut etre islamogauchiste et rêver de mitraller une foule d'électeurs du RN

Globalement les nombreux électeurs du RN ne sont pas plus racistes que les troupes bobos électrices de LFI. Ils sont simplent rétifs à la dangerosité dans certains quartiers et même un peu partout ou pas seulement à cause d'une misère violente mais quand sévit la vénalité réelle d'immigrés paupérisés ou pas et méprisant le pays mécréant de l'Etat nounou ; réalité qui ne signifie ni généralité ni rejet raciste.. Je peux même ajouter que je comprends qu'on puisse devenir raciste (c'est le cas de deux amis brutalisés avec leurs femmes par un groupe d'arabes), à la manière des fanatiques faussement insoumis,. Il n'est pas question de généraliser ni non plus de nier que l'immigration pose des problèmes qui ne relèvent pas du racisme mais d'une panne des intégrations ou même d'une incapacité de notre société à encadrer et inégrer les nouveaux arrivants contrairement aux années 1930 et 1970.. Le flagorneur Mélenchon ne sert pas seulemenT à encadre les électeurs arabes maisneussi la jeunesse bobo en soutenant toutes les conneries ou révoltes les plus débiles qui relèvent du comportement des lumpen, son programme radical-réformiste es, que personne ne lit, esé zero, inapplicable, ridicule come prétendu « sauvetage de la France », métissée .et chaauvine.

LE BASHING ANTI-RN QUI TOURNE AU RIDICULE COMPLOTISME

Le Monde, auquel je me suis désabonné car guimauve de la gauche bourgeouse comme l'OBS, est venu tenter de soutenir la chasse haineuse de Mélenchon et ses divers sbires. Il s'est fait l'écho du fait qu'on aurait trouvé des tacts du RN dans la voiuture du tueur de Trappes. Rétropédalage honteux du journal obligé de reconnaître la fake news. Ce qui n'empêche pas ce média véreux de défibir l'ambiance ad hoc pour les chasseurs de « fachos » :

"Les habitants rencontrés craignent que le tireur soit présenté comme « un fou » et que le mobile raciste ne soit finalement pas retenu. D’ailleurs, le maire de Trappes a vivement regretté que le président de la République n’ait pas qualifié l’« attentat » d’« islamophobe ». Lors de sa prise de parole à Trappes, Emmanuel Macron a tenu à marteler que face aux haines « la République tiendra ». Mais n’est-il pas déjà trop tard ? « Il n’est jamais trop tard, a-t-il répondu au Monde. Je veux rappeler ici que la République, c’est l’unité et la concorde. »

,UNE PRIX NOBEL DE LA PAIX SE JOINT A LA CROISADE ANTIFA : Annie Ernaux

Mamie Ernaux, écrivaine misérabiliste et racoleuse, est une militante d'honneur près le seigneur Mélenchon Elle sign, yeux fermés, toutes les pétitions décloloniales et voilées. En 2019, elle aé critique la décision de l'entreprise Décathlon de retirer de la vente le hijab de course, censé permettre aux musulmanes pratiquantes de faire du sport selon les critères de leur religion. Beigbeder a très bien dépouillé le personnage icône des meetings LFI :

« Récapitulons: en un demi-siècle, Annie Ernaux a successivement écrit sur son père, sa mère, son amant, son avortement, la maladie de sa mère, son deuil,. Cette fois c'est sur son dépucelage raté durant l'été 1958, en colonie de vacances, quand elle s'appelait Annie Duchesne. L'événement est raconté à cinquante ans de distance avec un sérieux inouï. Ce qui est étonnant avec Mme Ernaux, c'est à quel point ses livres, qui ne cessent de revenir sur ses origines modestes, ne le sont pas. C'est l'histoire d'un écrivain qui s'est installé au sommet de la société en passant sa vie à ressasser son injustice sociale. Ce dolorisme des origines révèle en réalité une misère de l'embourgeoisement. C'est comme si elle refusait d'admettre qu'elle s'en est très bien sortie ; 2016 n'effacera jamais 1958 ».

La dame nobélisée est venue soutenir la meute flicophobique : « le RN a infiltré les rangs des CRS ». Tout s'explique.L'influenceuse Polska , sur le plateau de Hanonua s'est aussi joint au choeur, rejoignant la vedette de cinéma Bally Bagayoko, avec son génial projet maire LFI de Saint-Denis, d' : « interdire d'antenne les élus du Rassemblement national avant l'élection présidentielle : "Je suis contre la dictature, mais je trouve qu'il n'a pas vraiment tort parce que l'extrême droite tue".

Besancenot, toujours aussi sot: "fait une leçon de dignité antifa à BFM".

Le résidu du média stalinien a tenté lui aussi l'argument complotiste avec lequel Le Monde s'était ridiculisé : : «  Les membres du Rassemblement national (RN) ne peuvent cacher l’évidence : l’attentat raciste et islamophobe qui a fait un mort et cinq blessés à Trappes et La Verrière (Yvelines), vendredi 23 octobre, est le produit de leur projet politique. Le profil du tireur, Kevin T., s’était déjà précisé ces derniers jours, confirmant qu’il a visé des... Lundi matin, une source proche de l’enquête avait affirmé au Monde que des tracts du Rassemblement national avaient été retrouvés dans ce véhicule, une information ... ».

L'hommage national est le vice rendu à la vertu antifa. Va-t-on aussi, à chaque fois, tenir un homage national à chaque crime de fou furieux ? Le Figaro s'appuyqnt sur LeMonde, pour une fois plus proche d'une réalité confuse, écrit :

« Si le caractère raciste de l’attaque de Kevin T. est à ce stade retenu par le PNAT, l’ancrage idéologique du suspect a cependant pu évoluer au fil des années. Selon les informations du Monde, Kevin T., qui a séjourné, à l’âge de 18 ans, dans un foyer de jeunes travailleurs, a eu, à un moment de sa vie, un meilleur ami de confession musulmane, et il lui arrivait parfois de porter lui-même une djellaba. Par le passé, plusieurs auteurs d’attentats ont présenté des troubles psychologiques ou psychiatriques reconnus par la justice antiterroriste. Alexandre Dhaussy, qui avait poignardé un militaire au nom d’Allah, à la Défense, dans les Hauts-de-Seine, le 25 mai 2013, n’a jamais été jugé.Plus récemment, Abdallah Osman Ahmed, un Soudanais qui avait tué deux personnes et fait cinq blessés lors d’une attaque au couteau à Romans-sur-Isère (Drôme), le 4 avril 2020, avait lui été jugé et condamné, le 7 novembre 2025, à trente ans de réclusion. La cour d’assises spéciale de Paris avait retenu que ce qui lui avait permis d’échapper à la perpétuité. Comme l’avait révélé Le Monde, Kevin T. aurait en effet déclaré, au moment de son interpellation, avoir ciblé des « Noirs » et des « Arabes » pour venger les « commerçants » pillés lors des débordements en marge de la manifestation du 17 octobre. Pour autant, le suspect « conteste le caractère raciste de ces crimes », a précisé le magistrat lundi, sans confirmer ni infirmer la découverte à son domicile, révélée par Le Monde et confirmée par plusieurs médias, d’un exemplaire de Mein Kampf, d’Adolf Hitler. démentie par le procureur : « Je tiens à préciser qu’aucun tract d’un parti politique n’a été découvert dans son véhicule », a-t-il déclaré


Enfin nos antiracistes chevronnés, faisant passer au second plan la crise éc onomique et sociale, avec leur moralité infrapolitique se fichent des vrais « créolisés » prolétaires :

Il y a aussi l’outre-mer qui donne des signes inquiétants depuis quelques semaines : la Martinique, avec une crise économique profonde et des heurts justifiant le couvre-feu ; la Guadeloupe et sa violence hors norme, avec des dizaines de morts depuis janvier, sur fond de narcotrafic et d’immigration incontrôlée. Les unités qui pourraient partir en renfort sur place seront autant de policiers en moins en métropole sur le front lycéen et social.


On traitera par la suite des événements à venir problématiques et comment même une augmentation fictive du SMIC ne pourra pas sauver le gouvernement.

mercredi 28 octobre 2026

SUR LA RACAILLE VENALE ET IMPORTUNE

 

"Le principal héritier du fascisme est l'antifascisme". BORDIGA




Voici une sélection assez réjouissante et franchement marxiste, prise de position intrangiseante sur le bordel petit-bourgeois actuel en France, par un bordiguiste historique, vieil ami qui continue avec ses faibles moyens (sur Facebook) à exprimer une vision marxiste cohérente ; plus cohérente en tout cas que l'activiste et immédiatiste CCI qui n'y voit qu'un ébranlement prolétarien en flattant la jeunesse bobo inconséquente et irresponsable ; le CCI a toujours ignoré la critique de la petite bourgeoisie comme nié l'aristocratie ouvrière (carence de M.Chirik). Or c'est elle qui mène la barque qui chavire. En outre, le texte ridiculise la remise au premier plan des pompiers sociaux et de leurs progénitures estudiantines happées à leur tour par la comédie d'un nouveau syndicaliste rouge, mais parsemé de drapeaux tricilores. Avec cette radicalité réformiste  qui s'efforce de sauver l'État démocratique"  en s'inventant un ennemi pire que le capitalisme, cet autre populisme dit raciste mis en valeur par l'autre populisme, mélenchonesque et grotesque. JLR


Par Xavier Dupont



Dans la préface à la réédition de La Guerre des paysans en Allemagne, publiée en 1870 (et dont la préface porte la date du 1ᵉʳ juillet 1874 dans l’édition française citée), Engels écrit :

« Quand les ouvriers français écrivaient sur les maisons, à chaque révolution, l’inscription : “Mort aux voleurs !” et qu’ils en fusillaient même plus d’un, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien parce qu’ils savaient très justement qu’il fallait avant tout se débarrasser de cette bande. »

Et pour enfoncer le clou et permettant encore aujourd'hui de de démarquer du gauchisme décadent et décomposé, Egels ajoutait en 1874 :

"Le lumpenprolétariat, cette lie d’individus dévoyés de toutes les classes, qui établit son quartier général dans les grandes villes, est de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est absolument vénale et importune. Tout chef ouvrier qui emploie ces vagabonds comme gardes du corps, ou qui s’appuie sur eux, prouve déjà par là qu’il n’est qu’un traître au mouvement" Les communistes se battent pour l'abolition du salariat et ke renversement de l'État du capital et n'ont aucun intérêt commun avec les voleurs et les trafiquants de drogue.

Rosa Luxemburg expliquait, elle : « L'élément lumpenprolétarien est profondément inhérent à la société bourgeoise, non seulement en tant que couche particulière, en tant que déchet social (sozialer Abfall) qui croît démesurément lorsque les murs de l’ordre social s’écroulent, mais en tant que partie intégrante de la société tout entière. »

Le discours gauchiste et ultra-gauchiste consistant a compatir avec la racaille des banlieues démontre une ligne non prolétarienne, inconstante et soumise à ces couches moyennes parasitaires.

Et on peut conclure avec ce qu'on disait en 1985 : "Le gauchisme contemporain représente un compromis entre les erreurs théoriques d'un mouvement ouvrier disparu et les intérêts spécifiques des nouvelles couches moyennes : d'où son instabilité, sa nullité pratique, et sa décomposition inévitable." (FONDEMENTS D'UN PLAN DE TRAVAIL POUR LA SOLUTION FINALE DE LA QUESTION CAPITALISTE 1985).

En mars 1989 nous écrivions : « Tout ceci n'est pas fortuit. Cela résulte de cette masse sans cesse croissante de nouveaux petits-bourgeois produits et reproduits par le capital lui-même, de ces nouveaux aliénés et réifiés qui se réalisent en faisant circuler et en consommant les marchandises auxquelles ils s'identifient et travers lesquelles ils se reconnaissent. La croissance de ces couches qui consomment sans produire sont généralisées par le parasitisme anti-social du système qui met plus de temps pour faire circuler les marchandises que pour les produire, entrainant une réduction relative et parfois même absolue du prolétariat.

Le Groupe communiste mondial expliquait en 1968 (voir "Invariance" nᵒ 2) la croissance de ces nouvelles couches moyennes et en montrait la traduction politique à travers leur volonté de pouvoir bénéficier d'une fraction plus grande de la plus-value par leur contestation des années 68 (voir "Parti de classe" I972), contre ceux qui voyaient la disparition des anciennes couches moyennes (artisans et paysans) et leur prolétarisation inévitable augmentant les effectifs de la classe ouvrière. »

En résumé, le gauchisme ne veut pas la destruction de l'État, mais un État plus obèse qui continue a prélever plus de taxes sur les prolétaires pour continuer a vivre en parasite. On pourra nuancer que dans ces couches moyennes improductives certaines ont des conditions similaires aux travailleurs productifs et rejoindront la lutte de classe prolétarienne. La faillite de l'État français donnera le coup d'envoi de la démystification de la démocratie sociale !!

Les couches sociales qui consomment sans produire ne possèdent aucun potentiel révolutionnaire propre. Comme nous l’avions identifié dès les années 1970-1980, les nouvelles couches moyennes, produites par la phase supérieure de la soumission du travail au capital, ne peuvent dépasser l’horizon idéologique d’une illusoire amélioration de leurs satisfactions économiques.

Or, nous sommes entrés dans une phase d’épuisement de ces possibilités de satisfaction. Tout cet échafaudage d’illusions a pu être maintenu et masqué par un capital sous perfusion, drogué au capital fictif. Mais ce cycle d’illusions touche à sa fin : la véritable nature du capital va réapparaître, nous faisant comprendre concrètement ce que Marx avait théoriquement prévu avec l’analyse de ses contradictions et de son effondrement.

Seul le prolétariat révolutionnaire combattant, surgissant spontanément et de façon déterminée des contradictions de cette société, sera en mesure de briser l’État et de faire resurgir son organe d’unification mondiale, dans le prolongement historique des trois Internationales. Tous les groupuscules activistes et volontaristes n'ont pas de réalité et de base sociale et la théorie révolutionnaire ne peut devenir une force matérielle que de façon déterminée.


MISÈRE DU SYNDICAT ROUGE


Les syndicats, d'antiques centres de luttes de revendications économiques, se sont transformés en "facteur d'accumulation du capital" comme le disait Bordiga après la Seconde Guerre mondiale. Si le syndicat a épuisé sa fonction, ce n'est pas seulement parce qu'il est intégré à l'Etat bourgeois par différents maillages (subventions de l'Etat, gestion des comités d'entreprises, corruption par le patronat et l'État, gabegie dans les caisses de la formation professionnelle, gestion des centres de formation par différents moyens détournés....), mais par le fait que la crise catastrophique du capital à terme n'a plus rien à offrir. Les quelques miettes distribuées ne sont justes qu'une diversion alors que l'ordre du jour pour le capital est la dislocation de l'État-providence, de rationaliser, de paupériser une partie des couches moyennes et de la classe ouvrière. Tous les illusionnés du RIC et autres balivernes démocratiques subiront les conséquences de la crise du capital et de la répression de l'État sans pitié.

Quelques hypothèses ci-dessous quant à la prévision de la reprise prolétarienne, après que le capital se soit attaqué en premier aux classes moyennes et à une fraction de la classe ouvrière périphérique ; le prolétariat industriel, devrait être celui qui sera attaqué en dernier recours avec l’effondrement du capitalisme, comme nos camarades l’écrivaient en 1976. Il était dénoncé aussi le programme de sciences fiction des différents « Parti Communiste International » sur un retour au « syndicat rouge » ou les multiples virages de « Il programma comunista » sur la question syndicale contraire aux traditions marxistes de la Gauche communiste d’Italie.

Extrait de « THESES SUR LA QUESTION SYNDICALE ET LE MARXISME DANS LA PERSPECTIVE CATASTROPHIQUE DE LA CHUTE DU CAPITAL, DE LA FAILLITE DU REFORMISME ET DE LA REVOLUTION PROLETARIENNE, LE PROGRAMME DE LA SOLUTION COMMUNISTE 1976


« 10, Soumis au choc des poussées revendicatives et ultérieurement révolutionnaires, auxquelles ils opposeront leurs traditions contre-révolutionnaires, les syndicats vivront de multiples crises qui en diviseront l'organisation, reflétant l'émergence des antagonismes de classes engendrés par les contradictions du capital, dévoilés par la crise économique et recomposés· par la lutte des classes.

11 Aussitôt qu'ils sentiront leurs organisations menacées de gangrène révolutionnaire, soutenus par les partis politiques ouvriers contre-révolutionnaires (partis· staliniens et sociaux-démocrates) dans lesquels ils se recrutent et servis par la passivité des secteurs politiquement arriérés de la classe ouvrière et le conservatisme de ses couches socialement privilégiées (aristocratie ouvrière) - les chefs conservateurs des directions syndicales bourgeoises provoqueront, parallèlement à l'emploi de moyens terroristes d'étouffement antirévolutionnaires, d'inévitables scissions propres à préserver l'unité et la continuité contre-révolutionnaire de leurs activités; tandis que l'effervescence, socialement déterminée, d'éléments actifs de la classe ouvrière, préoccupés de l'ineffectivité des consignes asservies aux méthodes et aux buts de concertation ,sociale prônés par les réformistes, déclenchera à son tour, de nouveaux mobiles sécessionnistes qui multiplieront le nombre des organisations économiques et syndicales, fragmentant à l'infini, face à l'offensive· et à la crise capitalistes, le front désintégré de défense des intérêts économiques immédiats de la classe ouvrière.

  1. Le développement catastrophique de la situation économique engendrera une multitude de situations locales et contingentes et par définition inextricables, dont réformistes conservateurs de droite et immédiatistes de gauche cultiveront les conflits stériles dans leur artificiel isolement.

  1. Le procès d'ensemble de la production sera finalement paralysé par la crise historique du capitalisme après que procès de circulation (représenté par. les nouvelles couches moyennes) et procès de production (prolétariat) aient été tour à tour frappés, les secteurs de moindre résistance abattus les premiers, annonçant par leur chute l’effondrement prochain de toute la production capitaliste. Dans cette poussière de conflits et de revendications - qu'entretiendront de concert· capitalistes et réformistes afin· d'entraver le procès d’unification révolutionnaire de la classe nécessaire à sa constitution en parti communiste - se dissoudra la fonction syndicale traditionnelle. On en réanimerait en vain le cadavre; celui de la défense des intérêts économiques immédiats de toute la classe, comme elle fut conçue et exécutée par le marxisme révolutionnaire contre les déviations anarchistes, soréliennes, petites-bourgeoises, social-démocrates et staliniennes. Le réformisme y substituera un lâche et informe patriotisme d'entreprise (dont il se fait le champion même et surtout dans les secteurs les plus séniles et parasitaires de la production capitaliste) d'autant plus chauvin, contre-révolutionnaire et impuissant que, dans son inexorable marche en avant, la crise économique désagrègera davantage l'entreprise (bagne productif) et que la concurrence exaspérée, engendrant l'accélération du procès de concentration économique, sera plus meurtrière de petits, de moyens puis de grands capitalistes: Au crépuscule du capitalisme, la révolution prolétarienne prendra alors son envol du cimetière des Sociétés anonymes.

14. Lorsqu'est historiquement ouverte la phase de crise catastrophique de l'économie capitaliste, la satisfaction effective (durable et substantielle) des revendications économiques immédiates est suspendue au renversement du système capitaliste. L'organisation de leur satisfaction par le syndicat présuppose la revendication de mesures conservatrices antirévolutionnaires en service du maintien de l'emploi: défense de l'entreprise, gestion démocratique, nationalisations, créations d'emplois et politiquement réformistes ; electoralisme pour des gouvernements de gauche, etc. qui détournent les prolétaires de la conception et de la préparation de la révolution sociale, c'est-à-dire de la constitution du prolétariat en classe et donc en parti communiste. »











mardi 27 octobre 2026

LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE DU LUMPENPROLETARIAT


 Où la révolution caricaturée en émeutes de petits bourgeois fâchés et fachos


Lavilliers recadrant Mélenchon, en citant Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord : « La politique, ce n’est qu’une certaine façon d’agiter le peuple avant de s’en servir. » «Vociférer comme il le fait n’est pas très habile.»


MOBILISATION CONTRE LA VIE CHERE ???


   Avant il y avait la vie pas chère. C'est fini le bon temps. On mobilise donc. Pourquoi pas une mobilisation « contre la hausse des prix » ? Plus radical et creux tu meurs. On les a fait défiler ces braves manifestants en partie lycéens contre quoi ? Contre rien mais surtout contre qui ? Pour une démocratie à échelle variable ou instrument caméléon de chaque racket politique ? Mais non, contre le seul vilain Macron, imperator de toutes les injustices, tout comme Mélenchon et Le Pen sont les imperators d'idiots agglomérés par milliers pour applaudir leurs sornettes. Eux aussi sont entourés de conseillers de l'ombre et ne décident pas non plus tout seuls.

    Au grand dam des organisateurs de l’«acte II» de la mobilisation comique et pacifique contre cet objet insolite et désincarné « la vie chère », la préfecture a interdit au dernier moment le parcours initial dans le centre-ville pour imposer une déambulation en bordure de la capitale. Éloigner le cortège du centre-ville. La préfecture de police informe l’intersyndicale de sa décision d’interdire le tracé Bastille-Nation. L’arrêté publié indique que cet itinéraire est «incompatible avec les impératifs de l’ordre public». Il reprenait l’argumentaire du président de la République...

   Gros plan télévisé di visage boursoufflé de Mélenchon : « détourner une manifestation comme ça, c'est un scandale, on n'avait jamais vu ça, éructe le bonhomme réformiste radical. Arrêter les lumpen casseurs n'est-ce pas attenter à la démocratie ? Dévier les mêmes casseurs des centres ville une hérésie anti-démocratique.

Très bon choix du préfet ce parcours, il n'y a quasiment pas de commerce donc rien à casser dans ce parcours alternatif intelligent ! On devrait les faire manifester dans les quartiers d’origine des casseurs. Il n’y aurait plus de casse.

  Gros malin. Tu serais au pouvoir, t'aurais fait pareil sauf à risquer qu'un boutiquier vienne te buter. Même dans un monde qui t'es étranger, un changement de société sous la dictature du prolétariat, cette dictature ne serait pas plus tendre avec le lumpenprolétariat ; ton maître à penser, avant Mitterand, Léon Trotsky a trouvé comment juguler facilement la révolte des marins de Kronstadt, à la mitrailleuse. Ce qui te gêne c'est que la classe ouvrière en France, majoritairement ne se sent pas du tout proche des émeutes de lumpen que tu soutiens. Elle assiste au spectacle, bien souvent lâchement lorsqu'une partie d'entre elle, pas la plus éveillée, manifeste en applaudissant les casseurs ou en ne les interppelant pas lors de leurs frasques et honteux pillages.

Qu'une secte comme LO appelle la classe ouvrière à se mettre à la tête de cette lie de la société en dit long sur le trotskisme ouviériste décomposé ; ils sont autant à la queue du néo-stalinisme que leurs collègues wokistes.


COMPLICITE POLICIERE AVEC L'ULTRA DROITE ?


   Hélas la manif contre « la vie chère » ne pouvait pas éveiller un quelconque intérêt pour les téléspectateurs avec un intitulé aussi con et un défilé syndical gnangnan comme toujours. Heureusement, avec la même subtilité policière du 17, gouvernement et opposants réformistes radicaux ont trouvé ensemble truc pour faire croire à une dangerosité, ou du moins une démocratie manifestatoires « en danger », danger fasciste bien évidemment. Effroi.

   La principale bagarre entre les deux pantalonnades dites extrêmes, mais en réalité très banalement bourgeoises et cogestionnaires du capital, est leur prétention à défendte LA DEMOCRATIE ; l'une soupçonnant l'autre de sortir Hitler de sa tombe et l'autre promettant d'éliminer le même Hitler en dissolvant son parti lepéniste Cette opposition est révélatrice il n'a pas plus de démocratie que de beurre au cul. Même durant les dix ans du bloc central macroniste ou é à péricliter définitivement comme la secte écologique.

Voici venu le nouvel invité, qu'on avait lais é jusqu'ici dans les coulisses du spectacle.

   On apprit, en tremblant, en effet que la fin d’après-midi dans le centre de Nice avait été marquée par des affrontements entre des membres de l’ultra-droite vêtus de noir et des manifestants, vêtus de noir et de cagoules eux aussi.. La confrontation a eu lieu non loin de la place Masséna, dans le centre de Nice, alors que les forces de l’ordre composées de gendarmes, CRS et policiers étaient parvenues à tenir l’ultra-droite en marge des manifestations et ce malgré l’interdiction de se rassembler. Trois personnes ont été blessées dans ces rixes et onze autres interpellées, toutes membres de l’ultra-droite, a-t-on appris le samedi soir.

   «Interpellés dans deux véhicules, certains étaient en possession de masques, gants, gazeuses et matraques», a détaillé le procureur concerné dans un communiqué avant de préciser que «sur ces 11 individus, 5 sont déjà connus des services de police». Une enquête en flagrance a été ouverte et confiée au Service local de police judiciaire (SLPJ) pour «identifier et interpeller les membres de cette mouvance impliqués dans les violences aggravées qui se sont déroulées dans le centre-ville». Sollicité par l’AFP, le procureur a indiqué «vouloir apporter une réponse extrêmement ferme à ces faits de violence commis par ces individus». Des investigations sont en cours, a-t-il ajouté, notamment à partir de l’exploitation des images de manifestations. De son côté, le maire, Éric Ciotti (UDR), a condamné «les agressions commises aujourd’hui par des militants d’ultra-droite contre les manifestants du cortège pacifique», avant d’appeler à des sanctions tant pour leurs «auteurs» que pour «les nervis d’extrême gauche».

«Libération» , pour sa part, s’est procuré une vidéo qui confirme l’attitude passive voire complaisante de la police à Nancy où des militants d’extrême droite agressaient le cortège syndical (la source? Plenel ou le canard enchaîné des barbouzes?) Selon son décompte, des descentes violentes ont eu lieu dans plus d’une quinzaine de villes, pendant ou en marge des manifestations. L'explication dramatique se poursuit : « l’extrême droite a profité d’une nouvelle journée de mobilisation en soutien aux lycéens et contre la vie chère (sic) pour mener des raids contre les cortèges syndicaux. Dans plus d’une quinzaine de villes, Libé a pu se faire confirmer des attaques violentes de militants de la mouvance, associés à des hooligans ou des ultras de groupes de supporteurs de foot, pour certains armés (sans blague ?). Nous avons pu nous faire confirmer la présence de ces «milices» à Nice, Montpellier, Lille, Nantes, Rennes, Dijon, Bordeaux, Bayonne, Tours, Rouen, Toulouse, Caen, Clermont-Ferrand, Lyon, Bordeaux et Brest. Une mobilisation de la mouvance alors que toute la semaine, des influenceurs et des personnalités de l’ultradroite ont multiplié les appels à s’organiser ... ».

Ces vieux coucous soixantehuitards, assez complotistes, nous ressortent la découverte la plus débile de mai 68 : CRS = SS. Qui aide, indubitablement, à penser le capitalisme moderne comme un fascisme éternel.

    Une autre version, non flicophobe  donne un toute autre information : « C’est en début d’après-midi que les premières remontées du terrain ont laissé penser à un rassemblement sans lien avec les cortèges. «Une centaine de militants d’ultra-droite masqués convergent vers le centre-ville pour affronter les manifestants», rapportait ainsi la préfecture des Alpes-Maritimes. Sur les images relayées par le média régional Nice Matin, en amont de l’avenue Jean Médecin, principale artère, on aperçoit un homme s’adresser à des CRS et des policiers avant qu’un responsable de l’encadrement en uniforme - mégaphone en main - ne finisse par lui répondre : «On n’a pas besoin d’une milice».  La semaine précédente, le centre-ville avait été saccagé et des commerçants brutalisés par les casseurs. Comment s'étonner que cette fois, certains n'aient aucune confiance en l'efficacité des forces de l'ordre, et se félicitent de cette réplique de supposés fascistes ?

    Macron se frotta les mains ! Qui avait orchestré cette descente des fachos pour ce tranquillou acte II ? ? Des réseaux sociaux étrangers, comme semble s'en inquiéter le Macron ? Ou la même magouille que la supposée carence de policiers le 17 octobre ? Ordre est donné en tout cas aux médias de nous jouer la musique antifa. Le soir même le roi des bistrotiers au tutoiement irrespectueux, si prisé d'ordinaire pour son langage grossier au milieu d'un parterre de consultants et connesultantes huppés, Robert Ménard, se fait agonir par les remarques antifas agressives de ces braves exécutants , d'autant qu'il a protesté contre la censure de Zemmour, l'autre abruti faire-valoir de l'insécurité profonde. Ladu "en même temps" leçon de morale est virulente de la part de la jeune pétasse en promo journalistique. Le pauvre boutiquier en est réduit à demander qu'on ne lui fasse pas de leçon de morale. Ce bruit et cette fureur n'ont-ils pas pour visée, cher lecteur, de restaurer la mystification d'une « guerre des pauvres contre les riches, cette antiquité: valeurs de gauche versus voleurs de droite ?

   Les manifs sont devenues dorénavant un jeu spectaculaire navrant. On y vient déguisé avec des pétards de carnaval. On pose avec un doigt d'honneur devant les CRS. Le spectacle est dans la rue. Dommage que Guy Debord ne soit plus là pour ridiculiser ce cirque.

La leçon de morale se base surtout sur le drame de Trappes où un taré a mitraillé, tuant un jeune sportif et blessant grièvement plusieurs personnes et surtout une pauvre petite fille. La présidente du parlement a annoncé qu'une minute de silence sera consacrée par tous les « démocrates » debout pour une paix sociale « antiraciste » et oecuménique, sous le drapeau tricolore de Mélenchon.


UN ATTENTAT OPPORTUN : A CHACUN SON FAIT DIVERS

« Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne. » MacronAttentat dans les Yvelines : le profil psychiatrique du suspect «ne change rien» au mobile «raciste», affirma Laurent Nuñez. Curieux amalgame ! Un cinglé peut-il être raciste ? Tous les racistes sont donc cinglés ? C'est le même raisonnement du bobo gauchiste moyen : les électeurs du RN sont tous des fachos. Le racisme est un fascisme et vice versa. C'est simple et indiscutable. C'est pourtant des conneries pour lycéen attardé. Je connais plein de gens qui voteront RN et qui ne sont pas du tout raciste, dont certains sont et arabes et noirs, c'est toujours – et merde aux bobos simplistes – un vote protestataire contre l'insécurité ou ces gens méprisés d'en bas savent mieux que les fanatiques antifas que la police ne protège ni les ouvriers, ni les victimes de toute sorte. Tout en sachant que même si le clan familial de cette clique parvenait à décrocher le pompon cela ne changerait à peu près rien à la violence généralisée qui a pénétré tous les pores de la société et exprime aussi le dégoût de tous les politiciens.

Pierre Vermeeren l'exprime très bien : «  Il existe dans toute société, a fortiori dans une société multiculturelle et en crise comme la nôtre, nombre d’individus au bord de la rupture. C’est la raison pour laquelle tous les publicistes, acteurs politiques ou autres plumitifs qui cultivent la violence et exaltent les passions mauvaises, la rancœur, le ressentiment ou la haine (sociale, religieuse, ethnique etc.) sont irresponsables (…)  Or nous allons être confrontés à une situation économique et financière dont tout indique qu’elle sera violente et amère par ses effets, après des décennies d’insouciance à crédit, et qu’il faut s’y préparer. Si nos concitoyens s’arment, l’État aura failli. À lui de faire entendre sa force et son autorité, par le biais de nos dirigeants élus. Le contraire serait la porte d’une aventure qui peut conduire au pire, car, en période de crise, bonimenteurs, manipulateurs et pousse-au-crime sortent du bois »


QUAND L'ANTIRACISME DELIRE


Le mignon de Mélenchon, Louis Boyard y va de son commentaire ampoulé et chimérique :

« Vous avez des responsables politiques qui tiennent des propos racistes au quotidien, mais vous avez aussi des médias qui donnent une image des quartiers populaires qui est tellement injuste », aarce qu’on déshumanise ces habitants des quartiers populaires, ça favorise le passage à l’acte de ces militants d’extrême droite ». ajoutant avec cette brutalité réformiste typique de son maître : nous vivons actuellement «une mobilisation sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d’une part, et dans la vie chère d’autre part». Résumé époustouflant de profondeur elliptique. Le racisme n'est diffusé officiellement par aucun des partis politiques, il existe de tous les côtés et ce n'est pas dénonçant un présumé raciste blanc qu'on pourra excuser un racisme noir. Le racisme a existé dans toutes les sociétés et n'est pas prêt de disparaître. L'image des quartiers populaires n'est pas inventée par les journalistes, le lumpenproétariat s'en charge lui-même ; ce même lumpen que la secte LFI s'acharne à défendre et qui ne votera jamais même pas pour leur secte radicale réformiste.

     Lors de la marche blanche à Trappes, des pancartes dénonçaient le caractère politique de la tuerie de vendredi. «L’extrême-droite tue» ; «Il y a ceux qui tiennent les armes et ceux qui arment leur pensée» ; «Ce ne sont pas des faits divers». «Il y a eu un certain nombre d’attaques mortelles contre des musulmans, des juifs comme Sarah Halimi, ou le prêtre dans son église (le père Hamel, ndlr)», objecte une femme. Pour le meurtre de Pengo, le nom de Kévin T. est toutefois moins souvent cité que le rôle des «médias», Cnews et BFM en particulier.  Les complaintes antifas ridicules résonnent. Les sempiternels Siamo tutti antifascisti et «pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour nos fachos».

    Le drame de Trappes est pourtant de l'ordre du fait divers instrumentalisé par toute la gauche bourgeoise. Le pauvre sportif assassiné est élevé au rang de héros de...l'antiracisme. Tout à son soutien an nationalisme palestinien du Hamas, la secte mélenchonienne fait passer au second plan que le djihadisme demeure une menace dominante...juste après Poutine. Quant aux crimes racistes de déjantés incontrôlables il faut reconnaître, depuis 2019 les tueries racistes, poursuivies en droit commun ou selon la législation antiterroriste, ont été l’œuvre de déséquilibrés inconnus de la police, mus par le racisme mais en marge de la mouvance d’ultradroite radicale violente. Il n'y a eu que trois attentas l'an passé, relevant de cette ultra-droite, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas d'autres, du même genre que celui du tireur solitaire en Norvège, Anders Brejvik. Il n'est pas nécessaire de rappeler ici la longue liste des attentats contre des personnes de tous les pays, comme le rappelle l'article de Goldnadel. La bévue de Macron révèle surtout qu'il veut surdramatiser ce drame pour couvrir un peu plus une révolte sociale qu'il n'a plus les moyens d'endiguer.

    Les faits divers peuvent avoir une signification politique. Laissons de côté pour l'instant le meurtrier de Trappes où tout est loin d'être clair ; il aurait déclaré ne pas avoir eu une motivation raciste ; un médecin vient de déclarer qu'il n'est pas du tout schizophrène. Ce qu'il faut noter c'est que les partis petits bourgeois de la gauche bourgeoise amoindrie ne se servent de faits divers que s'ils servent à valider leurs boniments. Quand, non seulement des journalistes mais aussi le vulgum pecus s'interroge sur la répétition de crimes commis par des immigrés, le questionnement est détruit sous l'accusation de racisme. Plus c'est simple, mieux ça passe.

   Le rideau de fumée de l'ultra droite pour atténuer ou masquer les destructions du lumpenprolétariat et les crimes des islamistes, est bien ténu et partial. Parce que lorsque des djihadistes tuent des mécréants, ce ne sont pas des crimes racistes ? C'est du terrorisme, un truc politique légitime c'est ça ? Où comment la sémantique des médias et des potes LFI cherche à rendre confus le ressenti de la population !

   Dans une interview à l’hebdomadaire allemand «Die Zeit», le maire LR se livre aux mêmes raccourcis que la clique LFI considère que ce qu’il s’est passé dans sa ville le 17 octobre est comparable à la destruction de la Chambre basse allemande en 1933, qui précède la fin des libertés en Allemagne et la traque des opposants de gauche. N'importe quel bled provincial est prévenu, les nazis vont venir incendier leur « maison du peuple » tenue par de véritables bureaucrates « démocratiques ». Pour fermer la marche antifa, il suffit d'ajouter la secte LO dont Nathalie Artaud est la figure de proue aussi charismatique qu'une religieuse apostolique, qui évoque une variante de la peste brune :

   « Beaucoup de responsables politiques, jusqu'à Macron, ont exprimé leur indignation et qualifié l'attaque mortelle perpétrée à Trappes d'acte terroriste raciste. Mais qui favorise la contagion de la peste raciste depuis des années ? Le RN bien sûr, mais aussi des ministres, actuels ou anciens, Darmanin, Retailleau, et autres, relayés par des médias complaisants, qui, à des fins électorales, veulent concurrencer le RN en la matière. Leurs déclarations répétées contre les migrants et les musulmans alimentent la haine dont se nourrissent les apprentis fascistes et les meurtriers" .

Aussi simplet que les toutous de Mélenchon.



Sur la révolte lycéenne et étudiante laissons conclure Pierre Vermeeren :

 « Or un étudiant sur deux de l’université n’obtient pas sa licence, car on lui a vendu du rêve à vil prix, et ceux qui vont dans le privé commercial achètent souvent des diplômes sans grande valeur marchande. Dès lors, la rancune monte envers la société, notamment vis-à-vis des retraités, appelés « boomers », qui représentent un quart de la population et reçoivent un huitième du PIB sous forme de pensions. La société de pénurie attise les tensions et la recherche de boucs émissaires.

« Parcoursup a été créé pour affecter chaque bachelier dans le supérieur. Il sert en premier les étudiants ayant de bons résultats, faisant sentir aux moins bons, voire aux très faibles, que leur affectation se fait par défaut. Il leur faut attendre quelques semaines que les meilleurs, une fois pourvus, se désistent, et qu’au pire leur vœu plancher (s’ils l’ont fait) se réalise. À cela s’ajoute le doublement des étudiants étrangers voulu par le président depuis dix ans, qui a raréfié les places dans un système sans crédits ni postes supplémentaires. On augmente les étudiants et il y a moins de professeurs d’université qu’il y a vingt ans… En outre, la montée générale des notes du bac, engagée il y a plus de vingt ans, n’arrange pas les choses : quand des centaines de milliers de bacheliers ont des mentions, comment déterminer les plus méritants et lesquels sont vraiment bons et motivés ? Il y a donc beaucoup de perdants, de mal orientés et de fausses promesses. Mais, comme l’État, sans autorité, refuse de dire à un mauvais élève qu’il doit tenter sa chance ailleurs, on embolise le système.

Qu’ensuite, il y ait de mauvais diplômes, c’est autre chose. On forme trop d’étudiants dans les filières artistiques, de sciences politiques, de sciences humaines, de commerce, de sociologie, de psychologie, en staps, etc., sans parler des ravages en cours de l’IA. Or les services aujourd’hui surprivilégiés accompagnent en théorie la production, que l’on a abandonnée. Il faudrait plus d’étudiants en sciences et dans les filières techniques qui ont besoin de bras et de compétences. Mais l’effondrement scolaire en sciences et le mépris envers les filières techniques et des métiers pourtant bien rémunérés minent le système et notre économie. Un bon diplôme dans un secteur en crise ne vaut rien. Et beaucoup snobent les concours de la fonction publique qui les astreindrait… en envoyant par exemple de jeunes enseignants en banlieue ou à la campagne… La méritocratie est impuissante à résoudre ces contradictions ».


   Une grande partie de ces lycéens en colère, aux objectifs plus confus que réformistes, n'y seront plus l'an prochain dans l'Eduque naze. Lénine, comme d'autres, a dit un jour ne pas vouloir être le démagogue de la jeunesse. Ils sont collants et nombreux les politiciens bobos pour flatter une jeunesse, qui n'a jamais été une force politique. Je pense au tract du CCI intitulé « notre force », englobant un mouvement lycéen réformiste et encadré par les mafias électorales des cliques de gauche, et donc eux-mêmes minorité maximaliste en queue de cortège contre "la vie chère".

   Ajoutons enfin, que les médias ont choisi, comme lors des gilets jaunes, à la tête du client des crétins futurs cadres syndicaux mais peu de ministrables, dont on ne sait qui les avait élu ou choisi ; de plus on ne nous vendit que des syndicats étudiants, autrement dit les mêmes pourritures substitutionnistes que les mafias dites ouvrières. De comités élus et révocables et d'AG, point.

  L'essentiel de l'entretien de la contestation bigarrée et idéaliste n'est-il pas de former de futurs bureaucrates syndicalistes, rattrapage des bobos floués de l'université ?