"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mercredi 28 octobre 2026

SUR LA RACAILLE VENALE ET IMPORTUNE

 

"Le principal héritier du fascisme est l'antifascisme". BORDIGA




Voici une sélection assez réjouissante et franchement marxiste, prise de position intrangiseante sur le bordel petit-bourgeois actuel en France, par un bordiguiste historique, vieil ami qui continue avec ses faibles moyens (sur Facebook) à exprimer une vision marxiste cohérente ; plus cohérente en tout cas que l'activiste et immédiatiste CCI qui n'y voit qu'un ébranlement prolétarien en flattant la jeunesse bobo inconséquente et irresponsable ; le CCI a toujours ignoré la critique de la petite bourgeoisie comme nié l'aristocratie ouvrière (carence de M.Chirik). Or c'est elle qui mène la barque qui chavire. En outre, le texte ridiculise la remise au premier plan des pompiers sociaux et de leurs progénitures estudiantines happées à leur tour par la comédie d'un nouveau syndicaliste rouge, mais parsemé de drapeaux tricilores. Avec cette radicalité réformiste  qui s'efforce de sauver l'État démocratique"  en s'inventant un ennemi pire que le capitalisme, cet autre populisme dit raciste mis en valeur par l'autre populisme, mélenchonesque et grotesque. JLR


Par Xavier Dupont



Dans la préface à la réédition de La Guerre des paysans en Allemagne, publiée en 1870 (et dont la préface porte la date du 1ᵉʳ juillet 1874 dans l’édition française citée), Engels écrit :

« Quand les ouvriers français écrivaient sur les maisons, à chaque révolution, l’inscription : “Mort aux voleurs !” et qu’ils en fusillaient même plus d’un, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien parce qu’ils savaient très justement qu’il fallait avant tout se débarrasser de cette bande. »

Et pour enfoncer le clou et permettant encore aujourd'hui de de démarquer du gauchisme décadent et décomposé, Egels ajoutait en 1874 :

"Le lumpenprolétariat, cette lie d’individus dévoyés de toutes les classes, qui établit son quartier général dans les grandes villes, est de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est absolument vénale et importune. Tout chef ouvrier qui emploie ces vagabonds comme gardes du corps, ou qui s’appuie sur eux, prouve déjà par là qu’il n’est qu’un traître au mouvement" Les communistes se battent pour l'abolition du salariat et ke renversement de l'État du capital et n'ont aucun intérêt commun avec les voleurs et les trafiquants de drogue.

Rosa Luxemburg expliquait, elle : « L'élément lumpenprolétarien est profondément inhérent à la société bourgeoise, non seulement en tant que couche particulière, en tant que déchet social (sozialer Abfall) qui croît démesurément lorsque les murs de l’ordre social s’écroulent, mais en tant que partie intégrante de la société tout entière. »

Le discours gauchiste et ultra-gauchiste consistant a compatir avec la racaille des banlieues démontre une ligne non prolétarienne, inconstante et soumise à ces couches moyennes parasitaires.

Et on peut conclure avec ce qu'on disait en 1985 : "Le gauchisme contemporain représente un compromis entre les erreurs théoriques d'un mouvement ouvrier disparu et les intérêts spécifiques des nouvelles couches moyennes : d'où son instabilité, sa nullité pratique, et sa décomposition inévitable." (FONDEMENTS D'UN PLAN DE TRAVAIL POUR LA SOLUTION FINALE DE LA QUESTION CAPITALISTE 1985).

En mars 1989 nous écrivions : « Tout ceci n'est pas fortuit. Cela résulte de cette masse sans cesse croissante de nouveaux petits-bourgeois produits et reproduits par le capital lui-même, de ces nouveaux aliénés et réifiés qui se réalisent en faisant circuler et en consommant les marchandises auxquelles ils s'identifient et travers lesquelles ils se reconnaissent. La croissance de ces couches qui consomment sans produire sont généralisées par le parasitisme anti-social du système qui met plus de temps pour faire circuler les marchandises que pour les produire, entrainant une réduction relative et parfois même absolue du prolétariat.

Le Groupe communiste mondial expliquait en 1968 (voir "Invariance" nᵒ 2) la croissance de ces nouvelles couches moyennes et en montrait la traduction politique à travers leur volonté de pouvoir bénéficier d'une fraction plus grande de la plus-value par leur contestation des années 68 (voir "Parti de classe" I972), contre ceux qui voyaient la disparition des anciennes couches moyennes (artisans et paysans) et leur prolétarisation inévitable augmentant les effectifs de la classe ouvrière. »

En résumé, le gauchisme ne veut pas la destruction de l'État, mais un État plus obèse qui continue a prélever plus de taxes sur les prolétaires pour continuer a vivre en parasite. On pourra nuancer que dans ces couches moyennes improductives certaines ont des conditions similaires aux travailleurs productifs et rejoindront la lutte de classe prolétarienne. La faillite de l'État français donnera le coup d'envoi de la démystification de la démocratie sociale !!

Les couches sociales qui consomment sans produire ne possèdent aucun potentiel révolutionnaire propre. Comme nous l’avions identifié dès les années 1970-1980, les nouvelles couches moyennes, produites par la phase supérieure de la soumission du travail au capital, ne peuvent dépasser l’horizon idéologique d’une illusoire amélioration de leurs satisfactions économiques.

Or, nous sommes entrés dans une phase d’épuisement de ces possibilités de satisfaction. Tout cet échafaudage d’illusions a pu être maintenu et masqué par un capital sous perfusion, drogué au capital fictif. Mais ce cycle d’illusions touche à sa fin : la véritable nature du capital va réapparaître, nous faisant comprendre concrètement ce que Marx avait théoriquement prévu avec l’analyse de ses contradictions et de son effondrement.

Seul le prolétariat révolutionnaire combattant, surgissant spontanément et de façon déterminée des contradictions de cette société, sera en mesure de briser l’État et de faire resurgir son organe d’unification mondiale, dans le prolongement historique des trois Internationales. Tous les groupuscules activistes et volontaristes n'ont pas de réalité et de base sociale et la théorie révolutionnaire ne peut devenir une force matérielle que de façon déterminée.


MISÈRE DU SYNDICAT ROUGE


Les syndicats, d'antiques centres de luttes de revendications économiques, se sont transformés en "facteur d'accumulation du capital" comme le disait Bordiga après la Seconde Guerre mondiale. Si le syndicat a épuisé sa fonction, ce n'est pas seulement parce qu'il est intégré à l'Etat bourgeois par différents maillages (subventions de l'Etat, gestion des comités d'entreprises, corruption par le patronat et l'État, gabegie dans les caisses de la formation professionnelle, gestion des centres de formation par différents moyens détournés....), mais par le fait que la crise catastrophique du capital à terme n'a plus rien à offrir. Les quelques miettes distribuées ne sont justes qu'une diversion alors que l'ordre du jour pour le capital est la dislocation de l'État-providence, de rationaliser, de paupériser une partie des couches moyennes et de la classe ouvrière. Tous les illusionnés du RIC et autres balivernes démocratiques subiront les conséquences de la crise du capital et de la répression de l'État sans pitié.

Quelques hypothèses ci-dessous quant à la prévision de la reprise prolétarienne, après que le capital se soit attaqué en premier aux classes moyennes et à une fraction de la classe ouvrière périphérique ; le prolétariat industriel, devrait être celui qui sera attaqué en dernier recours avec l’effondrement du capitalisme, comme nos camarades l’écrivaient en 1976. Il était dénoncé aussi le programme de sciences fiction des différents « Parti Communiste International » sur un retour au « syndicat rouge » ou les multiples virages de « Il programma comunista » sur la question syndicale contraire aux traditions marxistes de la Gauche communiste d’Italie.

Extrait de « THESES SUR LA QUESTION SYNDICALE ET LE MARXISME DANS LA PERSPECTIVE CATASTROPHIQUE DE LA CHUTE DU CAPITAL, DE LA FAILLITE DU REFORMISME ET DE LA REVOLUTION PROLETARIENNE, LE PROGRAMME DE LA SOLUTION COMMUNISTE 1976


« 10, Soumis au choc des poussées revendicatives et ultérieurement révolutionnaires, auxquelles ils opposeront leurs traditions contre-révolutionnaires, les syndicats vivront de multiples crises qui en diviseront l'organisation, reflétant l'émergence des antagonismes de classes engendrés par les contradictions du capital, dévoilés par la crise économique et recomposés· par la lutte des classes.

11 Aussitôt qu'ils sentiront leurs organisations menacées de gangrène révolutionnaire, soutenus par les partis politiques ouvriers contre-révolutionnaires (partis· staliniens et sociaux-démocrates) dans lesquels ils se recrutent et servis par la passivité des secteurs politiquement arriérés de la classe ouvrière et le conservatisme de ses couches socialement privilégiées (aristocratie ouvrière) - les chefs conservateurs des directions syndicales bourgeoises provoqueront, parallèlement à l'emploi de moyens terroristes d'étouffement antirévolutionnaires, d'inévitables scissions propres à préserver l'unité et la continuité contre-révolutionnaire de leurs activités; tandis que l'effervescence, socialement déterminée, d'éléments actifs de la classe ouvrière, préoccupés de l'ineffectivité des consignes asservies aux méthodes et aux buts de concertation ,sociale prônés par les réformistes, déclenchera à son tour, de nouveaux mobiles sécessionnistes qui multiplieront le nombre des organisations économiques et syndicales, fragmentant à l'infini, face à l'offensive· et à la crise capitalistes, le front désintégré de défense des intérêts économiques immédiats de la classe ouvrière.

  1. Le développement catastrophique de la situation économique engendrera une multitude de situations locales et contingentes et par définition inextricables, dont réformistes conservateurs de droite et immédiatistes de gauche cultiveront les conflits stériles dans leur artificiel isolement.

  1. Le procès d'ensemble de la production sera finalement paralysé par la crise historique du capitalisme après que procès de circulation (représenté par. les nouvelles couches moyennes) et procès de production (prolétariat) aient été tour à tour frappés, les secteurs de moindre résistance abattus les premiers, annonçant par leur chute l’effondrement prochain de toute la production capitaliste. Dans cette poussière de conflits et de revendications - qu'entretiendront de concert· capitalistes et réformistes afin· d'entraver le procès d’unification révolutionnaire de la classe nécessaire à sa constitution en parti communiste - se dissoudra la fonction syndicale traditionnelle. On en réanimerait en vain le cadavre; celui de la défense des intérêts économiques immédiats de toute la classe, comme elle fut conçue et exécutée par le marxisme révolutionnaire contre les déviations anarchistes, soréliennes, petites-bourgeoises, social-démocrates et staliniennes. Le réformisme y substituera un lâche et informe patriotisme d'entreprise (dont il se fait le champion même et surtout dans les secteurs les plus séniles et parasitaires de la production capitaliste) d'autant plus chauvin, contre-révolutionnaire et impuissant que, dans son inexorable marche en avant, la crise économique désagrègera davantage l'entreprise (bagne productif) et que la concurrence exaspérée, engendrant l'accélération du procès de concentration économique, sera plus meurtrière de petits, de moyens puis de grands capitalistes: Au crépuscule du capitalisme, la révolution prolétarienne prendra alors son envol du cimetière des Sociétés anonymes.

14. Lorsqu'est historiquement ouverte la phase de crise catastrophique de l'économie capitaliste, la satisfaction effective (durable et substantielle) des revendications économiques immédiates est suspendue au renversement du système capitaliste. L'organisation de leur satisfaction par le syndicat présuppose la revendication de mesures conservatrices antirévolutionnaires en service du maintien de l'emploi: défense de l'entreprise, gestion démocratique, nationalisations, créations d'emplois et politiquement réformistes ; electoralisme pour des gouvernements de gauche, etc. qui détournent les prolétaires de la conception et de la préparation de la révolution sociale, c'est-à-dire de la constitution du prolétariat en classe et donc en parti communiste. »











mardi 27 octobre 2026

LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE DU LUMPENPROLETARIAT


 Où la révolution caricaturée en émeutes de petits bourgeois fâchés et fachos


Lavilliers recadrant Mélenchon, en citant Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord : « La politique, ce n’est qu’une certaine façon d’agiter le peuple avant de s’en servir. » «Vociférer comme il le fait n’est pas très habile.»


MOBILISATION CONTRE LA VIE CHERE ???


   Avant il y avait la vie pas chère. C'est fini le bon temps. On mobilise donc. Pourquoi pas une mobilisation « contre la hausse des prix » ? Plus radical et creux tu meurs. On les a fait défiler ces braves manifestants en partie lycéens contre quoi ? Contre rien mais surtout contre qui ? Pour une démocratie à échelle variable ou instrument caméléon de chaque racket politique ? Mais non, contre le seul vilain Macron, imperator de toutes les injustices, tout comme Mélenchon et Le Pen sont les imperators d'idiots agglomérés par milliers pour applaudir leurs sornettes. Eux aussi sont entourés de conseillers de l'ombre et ne décident pas non plus tout seuls.

    Au grand dam des organisateurs de l’«acte II» de la mobilisation comique et pacifique contre cet objet insolite et désincarné « la vie chère », la préfecture a interdit au dernier moment le parcours initial dans le centre-ville pour imposer une déambulation en bordure de la capitale. Éloigner le cortège du centre-ville. La préfecture de police informe l’intersyndicale de sa décision d’interdire le tracé Bastille-Nation. L’arrêté publié indique que cet itinéraire est «incompatible avec les impératifs de l’ordre public». Il reprenait l’argumentaire du président de la République...

   Gros plan télévisé di visage boursoufflé de Mélenchon : « détourner une manifestation comme ça, c'est un scandale, on n'avait jamais vu ça, éructe le bonhomme réformiste radical. Arrêter les lumpen casseurs n'est-ce pas attenter à la démocratie ? Dévier les mêmes casseurs des centres ville une hérésie anti-démocratique.

Très bon choix du préfet ce parcours, il n'y a quasiment pas de commerce donc rien à casser dans ce parcours alternatif intelligent ! On devrait les faire manifester dans les quartiers d’origine des casseurs. Il n’y aurait plus de casse.

  Gros malin. Tu serais au pouvoir, t'aurais fait pareil sauf à risquer qu'un boutiquier vienne te buter. Même dans un monde qui t'es étranger, un changement de société sous la dictature du prolétariat, cette dictature ne serait pas plus tendre avec le lumpenprolétariat ; ton maître à penser, avant Mitterand, Léon Trotsky a trouvé comment juguler facilement la révolte des marins de Kronstadt, à la mitrailleuse. Ce qui te gêne c'est que la classe ouvrière en France, majoritairement ne se sent pas du tout proche des émeutes de lumpen que tu soutiens. Elle assiste au spectacle, bien souvent lâchement lorsqu'une partie d'entre elle, pas la plus éveillée, manifeste en applaudissant les casseurs ou en ne les interppelant pas lors de leurs frasques et honteux pillages.

Qu'une secte comme LO appelle la classe ouvrière à se mettre à la tête de cette lie de la société en dit long sur le trotskisme ouviériste décomposé ; ils sont autant à la queue du néo-stalinisme que leurs collègues wokistes.


COMPLICITE POLICIERE AVEC L'ULTRA DROITE ?


   Hélas la manif contre « la vie chère » ne pouvait pas éveiller un quelconque intérêt pour les téléspectateurs avec un intitulé aussi con et un défilé syndical gnangnan comme toujours. Heureusement, avec la même subtilité policière du 17, gouvernement et opposants réformistes radicaux ont trouvé ensemble truc pour faire croire à une dangerosité, ou du moins une démocratie manifestatoires « en danger », danger fasciste bien évidemment. Effroi.

   La principale bagarre entre les deux pantalonnades dites extrêmes, mais en réalité très banalement bourgeoises et cogestionnaires du capital, est leur prétention à défendte LA DEMOCRATIE ; l'une soupçonnant l'autre de sortir Hitler de sa tombe et l'autre promettant d'éliminer le même Hitler en dissolvant son parti lepéniste Cette opposition est révélatrice il n'a pas plus de démocratie que de beurre au cul. Même durant les dix ans du bloc central macroniste ou é à péricliter définitivement comme la secte écologique.

Voici venu le nouvel invité, qu'on avait lais é jusqu'ici dans les coulisses du spectacle.

   On apprit, en tremblant, en effet que la fin d’après-midi dans le centre de Nice avait été marquée par des affrontements entre des membres de l’ultra-droite vêtus de noir et des manifestants, vêtus de noir et de cagoules eux aussi.. La confrontation a eu lieu non loin de la place Masséna, dans le centre de Nice, alors que les forces de l’ordre composées de gendarmes, CRS et policiers étaient parvenues à tenir l’ultra-droite en marge des manifestations et ce malgré l’interdiction de se rassembler. Trois personnes ont été blessées dans ces rixes et onze autres interpellées, toutes membres de l’ultra-droite, a-t-on appris le samedi soir.

   «Interpellés dans deux véhicules, certains étaient en possession de masques, gants, gazeuses et matraques», a détaillé le procureur concerné dans un communiqué avant de préciser que «sur ces 11 individus, 5 sont déjà connus des services de police». Une enquête en flagrance a été ouverte et confiée au Service local de police judiciaire (SLPJ) pour «identifier et interpeller les membres de cette mouvance impliqués dans les violences aggravées qui se sont déroulées dans le centre-ville». Sollicité par l’AFP, le procureur a indiqué «vouloir apporter une réponse extrêmement ferme à ces faits de violence commis par ces individus». Des investigations sont en cours, a-t-il ajouté, notamment à partir de l’exploitation des images de manifestations. De son côté, le maire, Éric Ciotti (UDR), a condamné «les agressions commises aujourd’hui par des militants d’ultra-droite contre les manifestants du cortège pacifique», avant d’appeler à des sanctions tant pour leurs «auteurs» que pour «les nervis d’extrême gauche».

«Libération» , pour sa part, s’est procuré une vidéo qui confirme l’attitude passive voire complaisante de la police à Nancy où des militants d’extrême droite agressaient le cortège syndical (la source? Plenel ou le canard enchaîné des barbouzes?) Selon son décompte, des descentes violentes ont eu lieu dans plus d’une quinzaine de villes, pendant ou en marge des manifestations. L'explication dramatique se poursuit : « l’extrême droite a profité d’une nouvelle journée de mobilisation en soutien aux lycéens et contre la vie chère (sic) pour mener des raids contre les cortèges syndicaux. Dans plus d’une quinzaine de villes, Libé a pu se faire confirmer des attaques violentes de militants de la mouvance, associés à des hooligans ou des ultras de groupes de supporteurs de foot, pour certains armés (sans blague ?). Nous avons pu nous faire confirmer la présence de ces «milices» à Nice, Montpellier, Lille, Nantes, Rennes, Dijon, Bordeaux, Bayonne, Tours, Rouen, Toulouse, Caen, Clermont-Ferrand, Lyon, Bordeaux et Brest. Une mobilisation de la mouvance alors que toute la semaine, des influenceurs et des personnalités de l’ultradroite ont multiplié les appels à s’organiser ... ».

Ces vieux coucous soixantehuitards, assez complotistes, nous ressortent la découverte la plus débile de mai 68 : CRS = SS. Qui aide, indubitablement, à penser le capitalisme moderne comme un fascisme éternel.

    Une autre version, non flicophobe  donne un toute autre information : « C’est en début d’après-midi que les premières remontées du terrain ont laissé penser à un rassemblement sans lien avec les cortèges. «Une centaine de militants d’ultra-droite masqués convergent vers le centre-ville pour affronter les manifestants», rapportait ainsi la préfecture des Alpes-Maritimes. Sur les images relayées par le média régional Nice Matin, en amont de l’avenue Jean Médecin, principale artère, on aperçoit un homme s’adresser à des CRS et des policiers avant qu’un responsable de l’encadrement en uniforme - mégaphone en main - ne finisse par lui répondre : «On n’a pas besoin d’une milice».  La semaine précédente, le centre-ville avait été saccagé et des commerçants brutalisés par les casseurs. Comment s'étonner que cette fois, certains n'aient aucune confiance en l'efficacité des forces de l'ordre, et se félicitent de cette réplique de supposés fascistes ?

    Macron se frotta les mains ! Qui avait orchestré cette descente des fachos pour ce tranquillou acte II ? ? Des réseaux sociaux étrangers, comme semble s'en inquiéter le Macron ? Ou la même magouille que la supposée carence de policiers le 17 octobre ? Ordre est donné en tout cas aux médias de nous jouer la musique antifa. Le soir même le roi des bistrotiers au tutoiement irrespectueux, si prisé d'ordinaire pour son langage grossier au milieu d'un parterre de consultants et connesultantes huppés, Robert Ménard, se fait agonir par les remarques antifas agressives de ces braves exécutants , d'autant qu'il a protesté contre la censure de Zemmour, l'autre abruti faire-valoir de l'insécurité profonde. Ladu "en même temps" leçon de morale est virulente de la part de la jeune pétasse en promo journalistique. Le pauvre boutiquier en est réduit à demander qu'on ne lui fasse pas de leçon de morale. Ce bruit et cette fureur n'ont-ils pas pour visée, cher lecteur, de restaurer la mystification d'une « guerre des pauvres contre les riches, cette antiquité: valeurs de gauche versus voleurs de droite ?

   Les manifs sont devenues dorénavant un jeu spectaculaire navrant. On y vient déguisé avec des pétards de carnaval. On pose avec un doigt d'honneur devant les CRS. Le spectacle est dans la rue. Dommage que Guy Debord ne soit plus là pour ridiculiser ce cirque.

La leçon de morale se base surtout sur le drame de Trappes où un taré a mitraillé, tuant un jeune sportif et blessant grièvement plusieurs personnes et surtout une pauvre petite fille. La présidente du parlement a annoncé qu'une minute de silence sera consacrée par tous les « démocrates » debout pour une paix sociale « antiraciste » et oecuménique, sous le drapeau tricolore de Mélenchon.


UN ATTENTAT OPPORTUN : A CHACUN SON FAIT DIVERS

« Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne. » MacronAttentat dans les Yvelines : le profil psychiatrique du suspect «ne change rien» au mobile «raciste», affirma Laurent Nuñez. Curieux amalgame ! Un cinglé peut-il être raciste ? Tous les racistes sont donc cinglés ? C'est le même raisonnement du bobo gauchiste moyen : les électeurs du RN sont tous des fachos. Le racisme est un fascisme et vice versa. C'est simple et indiscutable. C'est pourtant des conneries pour lycéen attardé. Je connais plein de gens qui voteront RN et qui ne sont pas du tout raciste, dont certains sont et arabes et noirs, c'est toujours – et merde aux bobos simplistes – un vote protestataire contre l'insécurité ou ces gens méprisés d'en bas savent mieux que les fanatiques antifas que la police ne protège ni les ouvriers, ni les victimes de toute sorte. Tout en sachant que même si le clan familial de cette clique parvenait à décrocher le pompon cela ne changerait à peu près rien à la violence généralisée qui a pénétré tous les pores de la société et exprime aussi le dégoût de tous les politiciens.

Pierre Vermeeren l'exprime très bien : «  Il existe dans toute société, a fortiori dans une société multiculturelle et en crise comme la nôtre, nombre d’individus au bord de la rupture. C’est la raison pour laquelle tous les publicistes, acteurs politiques ou autres plumitifs qui cultivent la violence et exaltent les passions mauvaises, la rancœur, le ressentiment ou la haine (sociale, religieuse, ethnique etc.) sont irresponsables (…)  Or nous allons être confrontés à une situation économique et financière dont tout indique qu’elle sera violente et amère par ses effets, après des décennies d’insouciance à crédit, et qu’il faut s’y préparer. Si nos concitoyens s’arment, l’État aura failli. À lui de faire entendre sa force et son autorité, par le biais de nos dirigeants élus. Le contraire serait la porte d’une aventure qui peut conduire au pire, car, en période de crise, bonimenteurs, manipulateurs et pousse-au-crime sortent du bois »


QUAND L'ANTIRACISME DELIRE


Le mignon de Mélenchon, Louis Boyard y va de son commentaire ampoulé et chimérique :

« Vous avez des responsables politiques qui tiennent des propos racistes au quotidien, mais vous avez aussi des médias qui donnent une image des quartiers populaires qui est tellement injuste », aarce qu’on déshumanise ces habitants des quartiers populaires, ça favorise le passage à l’acte de ces militants d’extrême droite ». ajoutant avec cette brutalité réformiste typique de son maître : nous vivons actuellement «une mobilisation sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d’une part, et dans la vie chère d’autre part». Résumé époustouflant de profondeur elliptique. Le racisme n'est diffusé officiellement par aucun des partis politiques, il existe de tous les côtés et ce n'est pas dénonçant un présumé raciste blanc qu'on pourra excuser un racisme noir. Le racisme a existé dans toutes les sociétés et n'est pas prêt de disparaître. L'image des quartiers populaires n'est pas inventée par les journalistes, le lumpenproétariat s'en charge lui-même ; ce même lumpen que la secte LFI s'acharne à défendre et qui ne votera jamais même pas pour leur secte radicale réformiste.

     Lors de la marche blanche à Trappes, des pancartes dénonçaient le caractère politique de la tuerie de vendredi. «L’extrême-droite tue» ; «Il y a ceux qui tiennent les armes et ceux qui arment leur pensée» ; «Ce ne sont pas des faits divers». «Il y a eu un certain nombre d’attaques mortelles contre des musulmans, des juifs comme Sarah Halimi, ou le prêtre dans son église (le père Hamel, ndlr)», objecte une femme. Pour le meurtre de Pengo, le nom de Kévin T. est toutefois moins souvent cité que le rôle des «médias», Cnews et BFM en particulier.  Les complaintes antifas ridicules résonnent. Les sempiternels Siamo tutti antifascisti et «pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour nos fachos».

    Le drame de Trappes est pourtant de l'ordre du fait divers instrumentalisé par toute la gauche bourgeoise. Le pauvre sportif assassiné est élevé au rang de héros de...l'antiracisme. Tout à son soutien an nationalisme palestinien du Hamas, la secte mélenchonienne fait passer au second plan que le djihadisme demeure une menace dominante...juste après Poutine. Quant aux crimes racistes de déjantés incontrôlables il faut reconnaître, depuis 2019 les tueries racistes, poursuivies en droit commun ou selon la législation antiterroriste, ont été l’œuvre de déséquilibrés inconnus de la police, mus par le racisme mais en marge de la mouvance d’ultradroite radicale violente. Il n'y a eu que trois attentas l'an passé, relevant de cette ultra-droite, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas d'autres, du même genre que celui du tireur solitaire en Norvège, Anders Brejvik. Il n'est pas nécessaire de rappeler ici la longue liste des attentats contre des personnes de tous les pays, comme le rappelle l'article de Goldnadel. La bévue de Macron révèle surtout qu'il veut surdramatiser ce drame pour couvrir un peu plus une révolte sociale qu'il n'a plus les moyens d'endiguer.

    Les faits divers peuvent avoir une signification politique. Laissons de côté pour l'instant le meurtrier de Trappes où tout est loin d'être clair ; il aurait déclaré ne pas avoir eu une motivation raciste ; un médecin vient de déclarer qu'il n'est pas du tout schizophrène. Ce qu'il faut noter c'est que les partis petits bourgeois de la gauche bourgeoise amoindrie ne se servent de faits divers que s'ils servent à valider leurs boniments. Quand, non seulement des journalistes mais aussi le vulgum pecus s'interroge sur la répétition de crimes commis par des immigrés, le questionnement est détruit sous l'accusation de racisme. Plus c'est simple, mieux ça passe.

   Le rideau de fumée de l'ultra droite pour atténuer ou masquer les destructions du lumpenprolétariat et les crimes des islamistes, est bien ténu et partial. Parce que lorsque des djihadistes tuent des mécréants, ce ne sont pas des crimes racistes ? C'est du terrorisme, un truc politique légitime c'est ça ? Où comment la sémantique des médias et des potes LFI cherche à rendre confus le ressenti de la population !

   Dans une interview à l’hebdomadaire allemand «Die Zeit», le maire LR se livre aux mêmes raccourcis que la clique LFI considère que ce qu’il s’est passé dans sa ville le 17 octobre est comparable à la destruction de la Chambre basse allemande en 1933, qui précède la fin des libertés en Allemagne et la traque des opposants de gauche. N'importe quel bled provincial est prévenu, les nazis vont venir incendier leur « maison du peuple » tenue par de véritables bureaucrates « démocratiques ». Pour fermer la marche antifa, il suffit d'ajouter la secte LO dont Nathalie Artaud est la figure de proue aussi charismatique qu'une religieuse apostolique, qui évoque une variante de la peste brune :

   « Beaucoup de responsables politiques, jusqu'à Macron, ont exprimé leur indignation et qualifié l'attaque mortelle perpétrée à Trappes d'acte terroriste raciste. Mais qui favorise la contagion de la peste raciste depuis des années ? Le RN bien sûr, mais aussi des ministres, actuels ou anciens, Darmanin, Retailleau, et autres, relayés par des médias complaisants, qui, à des fins électorales, veulent concurrencer le RN en la matière. Leurs déclarations répétées contre les migrants et les musulmans alimentent la haine dont se nourrissent les apprentis fascistes et les meurtriers" .

Aussi simplet que les toutous de Mélenchon.



Sur la révolte lycéenne et étudiante laissons conclure Pierre Vermeeren :

 « Or un étudiant sur deux de l’université n’obtient pas sa licence, car on lui a vendu du rêve à vil prix, et ceux qui vont dans le privé commercial achètent souvent des diplômes sans grande valeur marchande. Dès lors, la rancune monte envers la société, notamment vis-à-vis des retraités, appelés « boomers », qui représentent un quart de la population et reçoivent un huitième du PIB sous forme de pensions. La société de pénurie attise les tensions et la recherche de boucs émissaires.

« Parcoursup a été créé pour affecter chaque bachelier dans le supérieur. Il sert en premier les étudiants ayant de bons résultats, faisant sentir aux moins bons, voire aux très faibles, que leur affectation se fait par défaut. Il leur faut attendre quelques semaines que les meilleurs, une fois pourvus, se désistent, et qu’au pire leur vœu plancher (s’ils l’ont fait) se réalise. À cela s’ajoute le doublement des étudiants étrangers voulu par le président depuis dix ans, qui a raréfié les places dans un système sans crédits ni postes supplémentaires. On augmente les étudiants et il y a moins de professeurs d’université qu’il y a vingt ans… En outre, la montée générale des notes du bac, engagée il y a plus de vingt ans, n’arrange pas les choses : quand des centaines de milliers de bacheliers ont des mentions, comment déterminer les plus méritants et lesquels sont vraiment bons et motivés ? Il y a donc beaucoup de perdants, de mal orientés et de fausses promesses. Mais, comme l’État, sans autorité, refuse de dire à un mauvais élève qu’il doit tenter sa chance ailleurs, on embolise le système.

Qu’ensuite, il y ait de mauvais diplômes, c’est autre chose. On forme trop d’étudiants dans les filières artistiques, de sciences politiques, de sciences humaines, de commerce, de sociologie, de psychologie, en staps, etc., sans parler des ravages en cours de l’IA. Or les services aujourd’hui surprivilégiés accompagnent en théorie la production, que l’on a abandonnée. Il faudrait plus d’étudiants en sciences et dans les filières techniques qui ont besoin de bras et de compétences. Mais l’effondrement scolaire en sciences et le mépris envers les filières techniques et des métiers pourtant bien rémunérés minent le système et notre économie. Un bon diplôme dans un secteur en crise ne vaut rien. Et beaucoup snobent les concours de la fonction publique qui les astreindrait… en envoyant par exemple de jeunes enseignants en banlieue ou à la campagne… La méritocratie est impuissante à résoudre ces contradictions ».


   Une grande partie de ces lycéens en colère, aux objectifs plus confus que réformistes, n'y seront plus l'an prochain dans l'Eduque naze. Lénine, comme d'autres, a dit un jour ne pas vouloir être le démagogue de la jeunesse. Ils sont collants et nombreux les politiciens bobos pour flatter une jeunesse, qui n'a jamais été une force politique. Je pense au tract du CCI intitulé « notre force », englobant un mouvement lycéen réformiste et encadré par les mafias électorales des cliques de gauche, et donc eux-mêmes minorité maximaliste en queue de cortège contre "la vie chère".

   Ajoutons enfin, que les médias ont choisi, comme lors des gilets jaunes, à la tête du client des crétins futurs cadres syndicaux mais peu de ministrables, dont on ne sait qui les avait élu ou choisi ; de plus on ne nous vendit que des syndicats étudiants, autrement dit les mêmes pourritures substitutionnistes que les mafias dites ouvrières. De comités élus et révocables et d'AG, point.

  L'essentiel de l'entretien de la contestation bigarrée et idéaliste n'est-il pas de former de futurs bureaucrates syndicalistes, rattrapage des bobos floués de l'université ?







jeudi 22 octobre 2026

LE BASHING ANTI-MACRON ET LA RESISTIBLE ASCENSION DU FUREUR MELENCHON

 

Chemise noire et brassards rouges

"Combien de temps encore la France peut-elle projeter une influence internationale alors qu’elle est incapable de maintenir sa cohésion sociale ?"
Abdulaziz al-Anjeri, analyste koweïtien

"C'est Chikirou qui le manipule, le vieux." anonyme

"Le croyant n'est plus un musulman lorsqu'il pille." recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz,  ..mais il le redevient par après!

« Tout blancs, tout moches que vous êtes ». Mélenchon 1er



   On peut, sans risque de se tromper, faire équivaloir à la malheureuse dissolution le prétendu défaut d'anticipation gouvernementale du tragique samedi passé, qui n'est pourtant nullement une imprévision mais une cynique décision destinée à laisser casser le llus possible de magasins et de biens publics en paralysant sa propre police; afin d'horrifier l'opinion publique pour lui masquer le sérieux de l'immense protestation lycéenne; d'ailleurs la première chaîne d'État s'est sentie obligée d'aller à Canossa tellement tout le monde a compris la sordide manipulation. Ce que laisse entendre également, à sa manière perverse et elliptique, LFI. Et sans l'expliciter par souci de mensonge étatique auquel ses bureaucrates prétendent accéder.

LA MANIP S'EST RETOURNÉE CONTRE LES MANIPULATEURS!

   Cette manip classique de tous les gouvernements confrontés à une immense colère sociale, dépassant même catégories et classes, est venue accélérer subitement un processus de décomposition de l'État déjà sous-jacent depuis des lustres. Ce processus fait exploser le principal prêt à ne pas penser politique, la personnalisation à outrance. À mort Macron ! C'est lui le responsable de tout! La charge de la meute est sans pitié. Tous ses anciens amis se sont joints au lynchage, les Philippe, Attal, Ménard...

   Tous ces clébards aboient avec les antifas, pourtant vrais nouveaux fas qui cassent des vitrines comme ceux de l'Allemagne d'avant-guerre. La cabale est emmenée par un faux révolutionnaire, largement fabriqué par les médias, à la manière du choix de sponsoriser les liders autoproclamés de feu les gilets jaunes "provinciaux". Mélenchon est un nouveau petit fureur. Modèle construit à, partir d'une secte imprégnée à l'origine de l'idéologie néo-stalinienne trotskienne. Il y a plus du tempérament d'Hitler que de Staline chez "le vieux lider". Sa secte gonflée est bien un parti pas du tout démocratique, hiérarchisé, qui hait tout congrès ouvert et se fait passer pour un "mouvement" comme quand vous regardez le vent souffler un jour de tempête. Le langage est celui des gamins et des racailles : "Je vais te pourrir ta réunion."

Le fascisme ÉTAIT la dépendance absolue à un lider charismatique et infaillible; dans une relation directe et émotionnelle avec ce lider (ravi qu'on l'embrasse en public). Les "élus", ses obligés ridicules, le jouvanceau Boyard, le voyou Deloglu,  le grand laid jamais rasé (le vieux lui a laissé sa place à Marseille), et la poissonnière, lui doivent tout, et surtout leur promo comme députés bourgeois. La relation est par conséquent intensément affective;  je n'ai cessé depuis des années de souligner l'expansion délétère d'une sentimentalisation infrapolitique qui érige les chefs de clique en vedettes de variétés. La foule du lider démago rivalisait avec le public de Céline Dion. Cette même ascension du sentimental est doublée d'une injonction, très typique du stalinisme, d'empêcher de penser grâce à des impératifs moraux (antiracisme, antifascisme d'opérette et féminisme huppé). Le dictateur nain du minimalisme patriotard (il y aurait une solution économique à la faillite de l'État français) pose à l'incarnation d'une révolution nationale anti-riches - où l'antiracisme remplace l'internationalisme - les adhérents abandonnant tout esprit critique face à l'omniscience du lider en fureur et promettant la duce, pardon la dolce vita (le bonheur, cette blague des affiches staliniennes).

   Comme le nazisme, la lutte des classes ne doit plus exister. Comme le nazisme, il ne faut pas s'en prendre au capitalisme comme système (abolition du salariat, des frontières, du mercantilisme..) mais s'en prendre aux riches, forcément juifs, du quartier du Marais, des banques (Goldman & Sachs). En ce sens, la bourgeoisie de droite a raison de dire non pas que LFI dirige, mais qu'ils inspirent les émeutiers primaires et sous-développés du décolonialisme et haineux des Blancs, forcément graines de fachos.

   Cependant, c'est à dessein que l'État le met en valeur. Exhibition de meetings massifs comme dite propagande de masse. Le petit électeur en est transmis devant sa télé numérique. Et pire ce coup-ci, l'antifascisme de carnaval qui avait tant servi à Mitterrand, Chirac et Hollande, ne fonctionnera plus pour un deuxième tour, sauf s'ils flinguent la mère Le Pen deux mois avant. En attendant, le mal est fait, après la dissolution ratée, le montage émeutier raté, Les appareils de l'État bourgeois sont décontenancés de l'impossible diabolisation de l'insoumisme.

   Il ne fallait pas leur dérouler un tapis rouge à chaque prise de parole, se féliciter qu'une gauche bourgeoise affaissée se rallie à lui béatement à chaque élection avec de ridicules postures qui n'avaient aucun sens, lui laisser dire des insanités et tout excuser sans jamais s'en démarquer franchement. Il ne fallait pas se dire de gauche et s'afficher avec lui honteusement, tel ce pauvre petit Olivier Faure, piteux suiviste (je le lui ai dit personnellement) qui s'est mis à hurler, à nouveau, avec les loups insoumistes contre la répression policière (exagérée) alors que son parti, lorsqu'il est au pouvoir, ne se gêne pas pour faire cogner les manifestants; et qui, avec sa piteuse défaite, se colle derrière la clique petite bourgeoise la plus irresponsable.

La gauche et le centre, même LR, ont beaucoup a se faire pardonner. Leurs candidats, par leur manque total de clairvoyance, d'anticipation, leur aveuglement politique jusqu'à la lâcheté, leurs discours lénifiants de moutons de Panurge sont gravement responsables de l'envolée de l'insoumisme. Pratiquement personne dans la classe ouvrière consciente n'a envie de se laisser embarquer dans les délires révolutionnaires de ce vieillard toujours énervé, agressif et totalement hasbeen avec son programme de tiers-mondiste attardé. Aujourd'hui, nous subissons le chaos des racailles et des milices antifas des sectes LFI, NPA et autres imbéciles minoritaires. Et les fractions politiques de droite se défaussent à l'envers, avec leurs propres sylogismes: ce n'est pas le capitalisme qui est responsable du chaos mais l'horrible Mélenchon. Et s'ils encouragent le vedettariat de lider Minimo c'est parce qu'il est un antidote à un véritable processus révolutionnaire.


UN FASCISME ROUGE DÉCADENT


   Le parti nazi utilisa initialement une rhétorique sociale et anticapitaliste pour attirer les ouvriers et les classes populaires, mais il ne défendait pas le socialisme au sens traditionnel du terme. Le programme en 25 points du NSDAP (1920) contenait effectivement des mesures qui pouvaient paraître socialistes : nationalisation de certains trusts, participation aux bénéfices dans les grandes entreprises, augmentation des retraites, limitation des revenus non issus du travail, réforme agraire, etc.


  • Le cœur de l'idéologie de l'insoumisme racial, écolo-bobo + giletjauni (récent) n'est pas la lutte des classes, mais le nationalisme antiraciste, le syllogisme antisémite : le capitalisme, c'est les riches, tous les juifs sont riches (et électeurs du criminel Netanyahou) donc le capitalisme est juif. Tous les partis hors de LFI sont des partis blancs et moches étrangers à la nation créolisée. 

  • L'insoumisme est un mythe miteux. Cette humeur des miteux est farouchement antiraciste (sauf pour les Juifs), ce qui évite d'être vraiment anticapitaliste pour demeurer une morale œcuménique inoffensive pour l'ordre dominant; en résumé ce vague "mouvement" est un populisme de gauche antimarxiste. Une fois au pouvoir, ledit mouvement se révélera être un parti de bureaucrates comme les autres. Il interdira tous les partis de droite, du centre et de l'extrême droite, y inclus les minorités maximalistes qui n'ont jamais cessé de dénoncer ce mystificateur; enfin, cette secte, une fois consolidée au pouvoir, éliminera ses partisans gauchistes les plus fanatiques; Besancenot sera interné en Nouvelle-Calédonie, et nous jouera la complainte de la contre-révolution comme son arrière-grand-père Gourov qui s'est tout le temps gourré.

  • L'économie insoumisme conservera la propriété privée des petites et moyennes entreprises en les taxant lourdement. L'État nationalisé interviendra fortement pour orienter la production, surtout en vue du réarmement obligé après une provocation internationale inédite. Il n'a aucune envie de remplacer le capitalisme par une propriété collective des moyens de production, non sens éclusé suffisamment par le stalinisme. Les manifestations hors des syndicats et les protestations étudiantes seront sévèrement réprimées par la police insoumise.

   Pour cette raison, le terme insoumis n'est que symbolique, il ne remet nullement en cause le capitalisme. Il relève d'une propagande simpliste destinée à élargir une base suiviste et croyante de bobos blancs et pas rasés et de musulmans nombreux et voilés. Le mot populiste, d'origine anarchiste, "insoumis" a un sens individualiste totalement étranger à la lutte de classe collective par essence.

En résumé, l'insoumisme a intégré des thèmes sociaux anticapitalistes dans son discours, mais son objectif principal n'est pas l'égalité économique ou le pouvoir des travailleurs. Il s'agit avant tout de l'excitation pour des bureaucrates arrivistes assis sur un projet nationaliste, antiraciste hors classe et autoritaire. LFI et leurs otages des particules PS et du résidu écolo, en décriant la "répression" et des exactions policières inouïes (seulement deux ou trois mutilations, mais pas de morts), ont une plus grave irresponsabilité, c'est de faire passer les pillages pour des actes de légitime défense économique, voire révolutionnaires. Les disciples modernistes de Proudhon ont pignon sur rue : "La propriété, c'est le vol", donc les lumpen veulent devenir propriétaires à leur tour des objets qu'ils volent. En outre, c'est mal vu par la gauche bobo de les qualifier de   pillards car le terme a une connotation essentialisante mettant l'accent sur la personne qui pille indépendamment du contexte précis. On utilisera donc le mot pilleur dans un contexte manifestatoire. Tout comme la statistique des pillards se limite à l'âge, mais en évitant de mentionner l'origine religieuse nihiliste ni la provenance du 93 ou de Vaux-en-Vélin.

Avec le syllogisme: Les pillards ont des besoins mercantiles, Macron les réprime, donc Macron est responsable de leurs exactions. Depuis des décennies, les gentils manifestants sont aussi ravis d'assister à la casse des abribus et des boutiques, au point qu'on peut regretter les gros bras CGT des années 1970 qui calmaient rapidement les lumpen.

   Les caïds "coordinateurs" soumis au Fureur ne croient pas vraiment pouvoir accéder au pouvoir, Kerensky n'est pas qui veut, et pépé Mélenchon n'est pas Lénine.. Ils sont un repoussoir à toute révolution de classe. Pour l'instant ils servent trop bien à alimenter le chaos dans la coproduction France insoumise et Conseil constitutionnel. Le bordel que le pouvoir accepte pour faire durer un remue-ménage sans solution, même en filant dix milliards aux gestionnaires des lycéens, ceux qui aiment donner des bâtons pour se faire battre.

Celui-ci tout en n'étant pas révolutionneire est pourtant intéressant pour le prolétariat. Il affole les salopards au pouvoir du monde entier jusqu'en Iran, en Russie et chez le foldingue Trump.

Le chaos empêche la guerre. Pour l'instant.