"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

jeudi 23 avril 2026

IRAN VERSUS USA : DROLE DE GUERRE


Donald Trump

« Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent ». Caligula

« Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. » (Henri Queuille)

« Après tout, entre chefs d'Etat, on est du même bord sans qu'il soit besoin de se demander des comptes en légitimité ». (à props de la rencontre entre le dictateur Jaruzelski et le démocrate Miterrand). Pilippe Alexandre (paysages de campagne 1988)

« Le front est calme, drôle de guerre » Roland Dorgelès (1940)


LES CAUSES DES GUERRES LES PLUS RECENTES DE LA DECADENCE CAPITALISTE ONT POUR PRETEXTE DE SIMPLES MENSONGES


C’est avec un air sévère et contrit que Tony Blair a fait pour la première fois des excuses pour les informations « fausses » qui ont conduit à la guerre en Irak. George Bush, à l’époque, avait également exprimé des regrets pour avoir, disait-il, cru trop aisément les informations fournies par ses services secrets. En 2003, Colin Powell avait, d'ailleurs, fait de la tribune de l’ONU un véritable show télévisé en présentant une fiole grandeur nature qui aurait contenu de l'Antrax. 

Les États-Unis ont cherché à obtenir une suspension de 20 ans du programme d'enrichissement d'uranium iranien en vue d'un accord pour mettre fin à la guerre, ont rapporté des médias américains lundi, après l'échec de négociations dimanche.



L'ENSEMBLE DE LA CLASSE BOURGEOISE RESPONSABLE DONNE RAISON AU CCI : LE CAPITALISME EST VRAIMENT EN DECADENCE

Dans l’histoire, le déclin des empires est accéléré par l’accession au pouvoir de dirigeants incompétents, irresponsables, tyranniques et caractériels voire carrément fous, tels l’empereur romain Commode et le président Donald Trump, relève Patrick Sabatier, journaliste et ancien directeur adjoint de la rédaction de «Libération».

Quelle qu’en soit l’issue et quelles qu’en aient été les motivations, la guerre lancée par Trump contre l’Iran restera comme un épisode important, sinon décisif, dans l’histoire de la chute de l’empire américain. Comme Edward Gibbon l’a expliqué dans sa Chute de l’Empire romain, les empires ne s’effondrent pas du jour au lendemain. Ils sont minés de l’intérieur et assaillis de l’extérieur par une combinaison de facteurs et d’événements non seulement militaires mais aussi économiques, diplomatiques et civilisationnels. Ils s’effritent au ralenti, de batailles perdues en initiatives funestes aux conséquences incontrôlées dont l’effet n’est pas aussitôt visible.

L’empire américain est certes très différent de ce qu’était l’empire romain. Mais il en est l’équivalent contemporain depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et encore plus depuis l’effondrement de son rival soviétique. La République proclamée à Philadelphie en 1776 s’inspirait de celle qui avait gouverné Rome dont elle a repris les emblèmes (l’aigle) et la monumentalité (le Capitole). Elle a connu une mutation similaire. L’idéal démocratique s’est mué en pouvoir personnel et tyrannique et en idéologie impérialiste. Le processus a été décrit dès 1973 par l’historien Arthur Schlesinger dans The Imperial Presidency et repris en 2007 par Cullen Murphy

LA GUERRE INFANTILE EN IRAN AVEC CE TROUBLE DESIR CAPITALISTE DES UNS ET DES AUTRES et son principal fou furieux1


TRUMP CE CRIMINEL DE GUERRE présente un paranoïa proche et comparable à celle de Hitler  (sauf que les MAGAS ne sont pas des SA et des SS). Ce pauvre Hitler présentait une personnalité volatile, méchante, de nature sado-masochiste et indifférente au sort des humains, sans oublier un évitement permanent de la honte de ses propos calamiteux et minables.

En face, la mafia nazislamiste ne vaut pas mieux. On dirait, si la situation n'était pas si sinistre pour le monde entier, et surtout les populations civiles bombardées, une querrelle de cour de maternelle : « c'sst toi qui l'a dit, c'est toi qui l'est », « tu m'as fait mal, je vais te faire pareil »...


En 2018, lors de son premier mandat, Donald la girouette avait retiré les États-Unis de l'accord nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran et les grandes puissances, un texte qui prévoyait un allègement des sanctions en échange de strictes limitations de l'enrichissement de l'uranium et d'un contrôle renforcé des installations du pays.

«C'est une chose que les Iraniens affirment qu'ils ne se doteront pas de l'arme nucléaire, mais c'en est une autre pour nous de mettre en place les mécanismes nécessaires pour garantir que cela ne se produira pas», a dit lundi JD Vance à l'issue des négociations infructueuses pour la paix, au Pakistan, ajoutant que les États-Unis avaient présenté des «lignes rouges claires». L'Iran a déjà dit exclure toute restriction à son droit d'enrichir de l'uranium dans le cadre de ce qu'il affirme être un programme nucléaire civil.

La «question centrale» est le retrait de l'ensemble de l'uranium que l'Iran a déjà hautement enrichi, ainsi que «la garantie qu'il n'y ait plus d'enrichissement dans les années à venir, voire les décennies à venir», avait indiqué lundi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, un proche allié de Donald Trump. La Russie a annoncé lundi est prête à accueillir sur son sol de l'uranium enrichi iranien dans le cadre d'un éventuel accord de paix entre Washington et Téhéran.

Délire complet, c'est comme la fiole de Collin Powell. L'Etat américain et son clown n'ont rien à fiche de la poudre nucléaire des nazislamistes, probablement mouillée. Il faut surtout mettre fin rapidement à une guerre, d ite asymétrique, le plus rapidement, non par rapport au moment «électoral (secondaire des midterms) mais sous la pression de la planète financière exhorbitée des coûts faramineux de cette guerre et de son aggravation d'une crise mondiale catastrophique pouvant conduire non à l'éradication des nazislamistes mais à l'effondrement du capitalisme mondial dans une guerre généralisée de la dernière chance, ou plutôt malchance. Depuis 1945 l'impérialisme amériain n'a gagné aucune guerre. Toutes, depuis le temps de la guerre froide se sont terminées par des partages du gâteau au niveau mondial (matières premières) sans cesse remis en cause. Dans le fond cette pas drôle de guerre ne révèle pas seulement le ridicule du PN en scène permanente mais le déclin irrésistible du capitalisme américain, qui fait semblant d'ignorer que l'impérialisme chinois « communiste » (hi hi) creuse sa tombe sous ees pieds. Quand les USA détruisent 100 missiles iraniens, la Chine fournit 200 nouveaux missiles à l'Iran.

Tout ça pour ça.

Le cessez-le-feu avec Téhéran suspendu aux sautes d’humeur de Donald Trump. Le Wall Street Journal révèle comment Trump, trop impulsif, est tenu à l’écart de certaines réunions. Le tableau du quotidien est aussi celui d’un président ralenti, doté d’une capacité de concentration aléatoire, prompt à enchaîner les réflexions contradictoires sans consulter ses équipes. «Parfois, Trump plaisantait avec Leavitt en lui disant qu’il avait parlé à une journaliste et fait une révélation fracassante, mais qu’elle devait attendre pour en savoir plus», ont indiqué des responsables de la Maison Blanche au Wall Street Journal. 

Le Wall Street Journal  brosse ainsi le portrait d’un président agacé d’une guerre qui dure et contrevient aux promesses de son programme politique visant à ne s’engager dans aucune «guerre sans fin», l’œil rivé sur les réactions des marchés face à la guerre et la crise énergétique engendrée. Et qui donc, contrairement à son indifférence affichée en public, s’inquiète des conséquences de la guerre et de potentielles pertes humaines sur son bilan politique. Trump a ainsi refusé d’envoyer des troupes au sol pour s’emparer de l’île de Kharg, d’où partent 90 % des exportations pétrolières iraniennes, par crainte de pertes américaines trop élevées ».

Sur le dossier iranien, le président Donald Trump semble au premier abord s’appuyer sur un cercle restreint : son gendre et conseiller Jared Kushner, l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient Steve Witkoff, le secrétaire d’État et conseiller à la Sécurité nationale Marco Rubio et le vice-président J. D. Vance, qui a conduit les récentes négociations avec les mollahs via le Pakistan. Depuis le mois de décembre 2025, les quatre hommes ont piloté des pourparlers parallèles – avant et après le déclenchement des hostilités – avec le régime iranien, chacun utilisant ses réseaux dans les pays autour de l’Iran comme au sein des différents groupes de l’opposition, cherchant notamment à préparer une alternative aux mollahs.

La réponse des nazislamistes provoque un grand éclat de rire mondial :

Blocus américain du cul d'Ormuz : Téhéran dénonce une «violation grave de sa souveraineté»

L’Iran a dénoncé lundi une «violation grave de sa souveraineté» après l’entrée en vigueur du blocus maritime imposé par les États-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d’Oman.

«L’imposition de ce blocus maritime constitue une violation grave de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République islamique d’Iran», a écrit l’ambassadeur iranien à l’ONU Amir Saeid Iravani dans une lettre au secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres vue par l’AFP.

Cette «mesure illégale constitue également une violation sérieuse des principes fondamentaux des lois de la mer», ajoute le diplomate.

L’acte «illégal» des États-Unis «représente une menace grave sur la paix et la sécurité internationales, et exacerbe manifestement le risque d’escalade dans une région très volatile», explique M. Iravani.

APRES AVOIR EPUISE LA PLUPART DE LEURS MISSILES, et bornés par leurs négociations impossibles, LES DEUX BELLIGERANTS SE TOURNENT A NOUVEAU VERS LE PEUPLE IRANIEN

Les nazislamistes mettent en scène une liesse populaire (on a gagné tralala) et projettent des magas moqueurs quand certains journalistes occidentaux se posent la question d'un parachutage d'armes.. ? Mais par qui ? Par le terrorisme juif ? Le pluis mal placé pour soutenir toute émancipation d'un peuple contre une dictature de type nazi (même volonté d'anéantir les juifs) et qui se livre au génocide des palestiniens et maintenant des libanais !2

Craignent-ils une nouvelle vaste insubordination comme en janvier ou simplement se servir de ce malheureux peuple comme bouc émissaire de leur faillite respective ? Pour le plonger dans un chaos prolongeant de toute manière la guerre devenue « permanente «  comme celle d'Ukraine ou celles d'Afrique.

Le double blocage du détroit d'Ormuz a déjà provoqué des milliers de licenciements et le blocage naval pourrait susciter des émeutes...de la faim ; en effet l'essentiel du blé pour ce pays transite par la voie maritime !

Depuis le début de la guerre les nazislamistes corrompus et massacreurs de leur peuple ont baladé le clown américain et se sont amplement servis de ses clowneries. Du point de vue géostratégique ils ont eu le génie de paralyser les premiers le fameux détroit. En doublant la mise pour « asphyxier » l'Iran après avoir promis de « détruire sa civilisation » ce pauvre canard Donald sert à renforcer le nationalisme iranien et donc à paralyser le prolétariat iranien.

 Donald Trump impose un blocus pour asphyxier l’Iran

Donald Trump répond au blocage d’Ormuz par le blocus de l’Iran. La menace du président américain visant à interrompre tout le commerce maritime iranien est entrée en vigueur lundi à 10 heures du matin, heure de la côte est des États-Unis (soit 18 heures, heure d’Iran). La marine américaine a précisé que le blocus concerne les navires « entrants ou sortant des ports et des zones côtières iraniens », mais que les autres bâtiments seront autorisés à transiter par le détroit d’Ormuz à destination ou en provenance d’autres pays. Les Iraniens continuent de leur côté de faire peser la menace sur le trafic maritime qui ne coordonne pas son passage avec eux.

Trump avait annoncé dimanche l’imposition d’un blocus après l’échec des négociations directes avec l’Iran la veille à Islamabad. L’Iran avait fait du blocage partiel du détroit d’Ormuz son principal moyen de pression sur les États-Unis. Son contrôle sur cette voie maritime lui permet de perturber l’économie mondiale, tout en exportant son propre pétrole, et en prélevant un droit de passage aux navires autorisés à traverser le détroit. Trump avait de son côté conditionné le cessez-le-feu de deux semaines entré en vigueur mercredi dernier, à la réouverture du détroit par l’Iran. Le cessez-le-feu tient toujours, mais ce nouveau développement fait remonter les tensions dans le golfe Persique.

PROVISOIRES ET CONFONDANTES CONCLUSIONS

« Un cessez-le-feu n’est pas la paix. On en est très loin, tant les positions des belligérants sont éloignées. Mais une trêve peut s’installer dans le temps. Avec trois perdants et deux gagnants. Les perdants sont deux hommes, Trump et Netanyahou, et un peuple, le peuple iranien. Les Iraniens sont passés des balles du régime aux bombes des soi-disant libérateurs. Affaibli militairement et économiquement, le régime iranien sort renforcé de sa non-défaite. Il a survécu aux attaques de deux des meilleures puissances armées...

 Loin des pronostics américains et israéliens, la guerre n’a pas provoqué un effondrement de la République islamique. Elle a, au contraire, favorisé l’ascension de dirigeants plus radicaux, issus des gardiens de la révolution, et peu enclins à négocier.

Ce lundi 13 avril, un gigantesque anneau sous forme de montage photographique a poussé au centre de Téhéran. Une main, sortant de la manche kaki d’un gardien de la révolution, empoigne le détroit d’Ormuz pour empêcher les navires américains de passer. « À jamais entre les mains de l’Iran », prévient un texte en persan, assorti d’un défi au blocus imposé par Washington : « Trump n’a rien pu faire ! » Alors que le président américain menace, en plein cessez-le-feu, de renforcer les sanctions contre le secteur pétrolier iranien, le poster géant est à l’image du nouveau pouvoir iranien : décapité par quarante jours de guerre, mais toujours debout et provoquant. « Donald Trump  avait imaginé, à tort, que s’il coupait les têtes, le régime iranien allait s’effondrer. Or, le régime ne s’est pas effondré. Au contraire, il s’est militarisé et radicalisé », relève l’économiste Thierry Coville, chercheur à l’Iris et spécialiste de l’Iran.


Une guerre réduite à un «petit détour». C’est par ces mots que Donald Trump a qualifié jeudi 16 avril la guerre contre l’Iran malgré l’impopularité du conflit au sein de la population américaine. Lors d’un événement à Las Vegas où il est venu vanter sa mesure d’abrogation de l’imposition sur les pourboires, le président américain a tenté de défendre son bilan économique depuis le début de son second mandat, il y a plus d’un an.

«Nous avons eu la meilleure économie de l’histoire de notre pays lors de mon premier mandat. Et maintenant, nous explosons les compteurs, malgré notre petit détour par ce charmant pays qu’est l’Iran», s’est-il vanté.

Une opération militaire impopulaire

Un sondage Ipsos mené du 10 au 12 avril auprès de plus de 1000 Américains montre que 51% des interrogés considèrent que l’opération militaire contre l’Iran n’en valait pas la peine au vu des coûts associés. Seuls 24% ont répondu le contraire.

Et un sondage de l’université Quinnipiac publié mercredi montre que 65% des électeurs rendent Donald Trump responsable de la hausse récente des prix de l’essence. Dans le même sondage, 36% des électeurs interrogés disent approuver la manière dont Donald Trump gère la situation avec l’Iran, tandis que 58% ont exprimé leur désapprobation.

Les marchés pétroliers sous haute tension

Cette prolongation de la trêve par le président américain contredit ses déclarations faites le matin même, où il avait affirmé qu’il n’était pas prêt à étendre le cessez-le-feu. Donald Trump avait d’abord multiplié les annonces optimistes, assurant qu’un accord «fantastique» était prêt à être signé. Mais l’équipe de négociation iranienne avait fait savoir, par l’intermédiaire de médiateurs pakistanais, qu’elle ne se rendrait pas à Islamabad mercredi et qu’elle ne voyait aucune perspective de participation aux pourparlers aussi longtemps que le blocus naval américain resterait en place.

La perspective d’une reprise des hostilités s’était traduite par un regain de nervosité des marchés pétroliers, l’un des indicateurs que suit de très près le président américain depuis le début de la guerre. En ne donnant pas suite à ses menaces de reprendre les bombardements contre l’Iran, Donald Trump a contribué à rassurer les marchés. Mais en montrant sa réticence à recourir de nouveau à la force militaire, il prend le risque de réduire ses moyens de pression, et voit s’éloigner la perspective d’un accord rapide. L’Iran continue de réclamer la fin du

pour convaincre certains membres de la hiérarchie militaire iranienne réticents à poursuivre les discussions, entamées il y a trois semaines à Islamabad, « Téhéran demande à travers le Pakistan quelques garanties aux États-Unis ». La principale pourrait être la levée du blocus américain sur les ports iraniens, que Donald Trump compte maintenir.

Ces négociations déjà complexes sont rendues encore plus difficiles par les commentaires publics constants d’un président américain imprévisible et irresponsable pressé d’en finir avec une guerre qu’il a déclenchée voici plus de sept semaines.

un enculage inter-impérialiste








NOTES

1Interrogé lundi sur la chaîne d’information américaine MS Now, l’ex-responsable du renseignement s’est montré particulièrement sévère à l’égard du locataire de la Maison-Blanche. «Je pense que le 25e amendement a été rédigé en pensant à Donald Trump», a-t-il affirmé, estimant que le président républicain est «clairement déséquilibré» et fait preuve d’une «incompétence flagrante». John Brennan a également dénoncé le «narcissisme» et la «mégalomanie» de Donald Trump, accusant son administration de multiplier les «mensonges».

2 Depuis que le Liban a été entraîné le 2 mars par le Hezbollah dans le conflit régional avec l’Iran, les frappes israéliennes ont fait plus de 2.000 morts -- dont les frappes meurtrières sans précédent du 8 avril -- et déplacé plus d’un million de personnes, malgré les appels de la communauté internationale à un cessez-le-feu.

samedi 11 avril 2026

LE DETROIT D'ORMUZ M'AMUSE

 

Bizarres négociations et diplomatie bizarre

(article d'humeur)


Allons il faut bien se poser des questions voire en imaginer ou même oser l'impensable face au déroulé quotidien du bla-bla journalistique, de la folie de Trump. Comme je n'ai nulle réputation à défendre ni ne suis dirigé par un quelconque comité de rédaction d'orga, je vais donc oser. Au risque de me trumper ou de me ridiculiser . Baste ! Que le dernier qui ne s'est jamais trompé me jette la première pierre.

Ce cessez-le-feu est venu choquer d'abord la population iranienne martyrisée, moi aussi, attendant cette prétendue aide extérieure du grand Satan capitaliste. Ou au moins faire tomber le nazislamisme. Les journalistes ne cessaient bien sûr de déclarer doctement que toute guerre ne peut se terminer que par des négociations « diplomatiques »  ; ces dernières, pantalonnades invraisemblables, leur permettent pour l'heure de broder, de supposer, et à leurs généraux de plateau de se pavaner en costumes civils. Avec leur anti-trumpisme générique ils croient que ce simplisme personnalisé peut les faire passer pour (radicaux de salon) radicalement hostiles à la guerre ; leur correspondant en Iran fait pitié tant il n'est en fait que le porte-parole autorisé de l'arrogant Etat nazislamique, l'air hébété, pissant dans sa culotte au risque de déraper sur une phrase.

Dans ce faux cessez-le-feu, qu'on pourrait traduire plutôt par « laissez couver le feu », l'horreur antisémite est presque justifiée par les massacres des centaines de civils hier au Liban par « l'Etat juif » ! (l'Etat colon s'obstine à vouloir remplacer l'Iran comme puissance régionale). De plus, on atteint les sommets du négationisme social par ces abstraites et froides discussions géopoltiques sempiternelles où on compte les points comme sur un jeu d'échecs (inventé par les perses). Oubliés les grévistes emprisonnés ou tués, les femmes violées et pendues. On suppute la paix des tombes sur des mausolée de cadavres contestés ou niés. L'aveuglement  du discours spécialisé tient lieu de bonne conscience.

Trump se serait fait piéger en ignorant la possible prise en otage du détroit d'Ormuz et baiser par Netanyahou qui lui aurait assuré que les iraniens ne bougeraient pas. Bof Trump est un Jupiter comme Macron refusant de prendre l'avis de leurs inférieurs (dissolution et entrée en guerre inopinée) et plutôt celui du premier venu. Et les journalistes nationalistes français de ridiculiser Trump pour son imprévoyance du détroit d'Ormuz. Balivernes de faux-culs, nous et eux étions des millions à souhaiter cette guerre au plus vite pour éradiquer le nazislamisme. Gros bêtes que nous étions, mal formés au marxisme intransigeant et à cet internationalisme qui ne soutient ni Satan le petit ni Satan le grand et qui au fond ne s'attend à rien. Sauf au rachat du genre humain par le christ prolétariat.

Ce début de négociations entre tueurs a un effet « collatéral » choquant à mon avis, celui de minimiser le massacre des civils en janvier dernier. Ce qui avait été déjà énoncé par le sinistre pitre Kahmenei avant d'être zigouillé ; « les milliers de morts chez nous on été causés par les américains ». Pour les activistes échevelés de la mélenchonie idem, même si je n'ai pas eu l'occasion d'en discuter avec eux, sans oublier les fanatiques musulmans1. Par contre je suis tombé de haut lorsqu'un très vieil ami, pourtant pas novice en politique m'a sorti : « moi en tout cas je ne les ai pas vu les 30.000 morts » !

Interloqué tout d'abord, je lui ai répondu : « tu déconnes, il y en a eu des milliers, peu importe le nombre exact, et on a vu des tas de cadavres même si personne pas pu vraiment les dénombrer ». Tout à coup cela m 'a rappelé l'empirisme stalinien. Par exemple au tout début, l'empirisme stalinien était encore dominant : « je ne crois que ce que je vois. Dans mon entreprise je me confrontai un jour avec un collègue de la CGT se présentant pour le PCF à Ivry. Alors que je lui avais objrecté qu'il existait en Russie de grands camps de concentration avec des milliers de prisonniers, on ne les nommait pas encore goulags, il me répondit avec un geste de mépris : « tu les a vu où toi ces camps ? », puis il avait tourné les talons. J'étais saisi par le doute : ne suis-pas aussi une victime lambda de la propagande occidentale ? Sur quoi se base Je ? Je il peut invoquer les chiffres des ONG, qui sont plutôt imprécises ? Des journalistes partiaux qui invoquent ces mêmes ONG ? En soi en effet je n'ai rien vu car je n'habite pas en Iran. De retour à la maison j'ai poussé un soupir de soulagement grâce à Lia, ma bien-aimée, qui m'informa que le sinistre Khamenei avait au moins reconnu des milliers de morts, certes en déniant toute responsabilté car Allah est grand.

En plus d'être antisémite – « c'est la banque juive Golmann Sachs et l'Etat juif qui gouvernent le monde », « les juifssont des rats » - cet ami me décevait totalement en reprenant la casquette de la bêtise stalinienne. Je cessai de discuter avec lui.

Cet aveuglement, il faut le reconnaître est aussi celui de la plupart de nos compatriotes (cons-patriotes, y compris ouvriers) : moi ce que je vois c'est que mon plein d'essence me coûte de plus en plus cher...

LE DETROIT D'ORMUZ M'AMUSE donc

Trump aurait ignoré la possible paralysie de ce détroit (ce que je ne crois pas) désormais plus célèbre que James Bond. Il est devenu l'objet central des négociations emmenées par JD Vance, cette sorte de Judas qui aurait élé le seul adulte de la pièce, seul à contester le choix trumpien de la guerre. Nos anti-trumopistes télévisuels en ont conclu que Vance avait fait pencher la balance. Stupide mon cher Watson ! L'arrogant second a été envoyé au casse-pipe car les échanges diplomatiques vont foirer et ainsi l'adulte de la bande sera remis à sa place.

Ensuite, je me suis posé trois questions :

La première : pourquoi l'île de Kharg - d'où partent 9 barils sur 10 à l'étranger pour enrichir la mafia dominante des mollahs - n'a-t-elle pas été tout simplement rasé ? Il eût suffi de deux ou trois bombardiers. D'abord parce que pour récupéer le bon pétrole iranien il faut en conserver les moyens d'extraction, grand désir de la bourgeoisie américaine (pour le mélanger à celui plus épais du Venezuela). Le débarquement, malgré les histoires de terrain rugueux, est impossible parce que les militaires iraniens pouvaient canarder sévérement ou même détruire des installations, ce qui aurait été préjudiciable aux désidératas US ; c'est un constat expliquant pourquoi Trump et Cie sont obligés de traiter avec les nazislamistes.

La deuxième : pourquoi arrêter subitement la guerre quelques heures avoir menacé de disparition la  « civilisation iranienne », connerie monumentale pour le monde entier (et sans doute Poutine) qui justifie l'appel affolé desdémocrates et de nombre de républicains à un psychiatre. On lui fait d'ailleurs fermer sa bouche pendant les diplomatiques discussions peu diplomatiques. Tout simplement parce les réserves d'engins tueurs sont épuisées des deux côtés et surtout que la finance internationale a crié : bon dieu de merde ou pas, arrêtez les frais !

La troisième : risque d'explosions sociales généralisées. La guerre coûte très cher et les populations du monde entier en ressentent les conséquences, voire les subissent déjà, pas principalement pour le réservoir de la bagnole. Au pays du gaga Trump la paupérisation est si ga lourdementlopante que maga n'est plus que caca. Un peu partout les taxes gouvernementales tombent dru. Gare à la classe ouvrière mondiale ! Un bond gigantesque du coût de l'essence dans les pays européens pourra impliquer des réactions sociales autrement plus graves que celles de nos gilets jaunes. Avec il faut le souligner sans cesse, cet autre drame pour la bourgeoisie mondiale, l'impossibilité de mobiliser le prolétariat européen. Macron l'aurait bien voulu et il s'est ingénié à l'expliquer à ce con de Trump ; lequel va échouer encore et encore et en accuser les européens en étant obligé de reprendre la guerre sanglante, avec l'espoir de la généraliser avec des européens qui voudront bien mourir pour continuer à rouker en voiture. Mourir pur le pétrole mais de mort lente.


1De toute manière pour moi, extrême gauche et extrême droite sont aussi débile, populismes souvent proches ou confondant. Lire : Comprendre et combattre le fascisme : "Que Faire ?" ou "Comment faire ?" - Matière et Révolution , et la reprise du sigle trois flèches antifa de la SFIO avant guerre. R .Paris démontre en quoi l'antifascisme de ces années a permis aussi le développement du fascisme.

lundi 6 avril 2026

COMMENT TRUMP MASQUE SA DEFAITE

 

Femme voilée en France mais pas en Iran

GUERRE voilée ou dévoilée ?


Le conflit militaire exacerbé qui dure contre l'Iran a au moins une qualité, comparé aux guerres précédentes : tout le monde est concerné. C'est la conscience du fond aléatoire du réservoir de ma petite voiture. Sans oublier des conséquences très graves pour le niveau de vie de chacun. L'inquiétude a gagné manifestement les couches gouvernantes les plus responsables des Etats-Unis, en particulier les financiers qui bottent le cul à Trump à l'heure actuelle. Mais on se rassure vite ici : « c'est loin et ça ne peut pas nous arriver »...La concience de classe est, elle aussi, loin.



Pourtant le capitalisme, dans les faits, se remet en cause lui-même, ne cessant de détruire tout en éliminant toute chance de reconstruire à court terme ; le plus intéressant tout de même, et ce que personne ne semble remarquer, est l'atteinte aux bijoux pétroliers des sinistres monarchies du golfe, et cette disparition de la protection sécuritaire américaine qui fait trembler désormais les milliardaires.

L'article du CCI – La boite de Pandore d'un mode de production en voie de putréfaction1 – décrit le mieux l'état actuel du capitalisme, avec, hélas et toujours, ces conclusions en coup de clairon eschatologique2 « seul le prolétariat peut sauver l'humanité », ce qui reste encore à démontrer et qu'ils ânonnent sans se questionner ou questionner le prolétariat sur cette possibilité ou éventualité. Poser les questions urgentes, centrales, imaginer des solutions autres que la sempiternelle et invisible grève générale, en comparant avec les méthodes dépassées du passé.

Souligner aussi les critères d'optimisme : l'embrasement militariste ne peut toujours pas prendre en Europe. Macron s'est cassé les dents en croyant qu'il suffisait d'appeler au volontariat pour recruter massivement. Le chancelier allemand joue une partition aussi faiblarde en prétendant que les hommes de 17 a 45 ans devront avoir l'autorisation de l'armée en cas d'« un long séjour » à l'étranger, pas les femmes ?

Pourquoi le défaitisme révolutionnaire apparaît dépassé ou impossible de nos jours ? Avec la prise en otage du détroit d'Ormuz, lutter contre qui ? Contre Macron qui n'en est pas directement responsable ? Contre les nazislamiques au risque de se faire traiter par Mélenchon de fachos amis de Trump et deTF1 ? Imaginer un retour ringard des gilets jaunes tout justes bon à favoriser un chaos sans solution (le quoiqu'il en coûte n'est plus qu'une caisse vide) ? Ou compréhension de l'impuissance croissante de chaque Etat capitaliste à offrir un avenir au monde et expliquer ou comprendre que le choc des classes sera forcément violent mais pas que.

Le déclin de la puissance américaine est patent avec cette guerre qu'elle n'a pas contrôlé et ne contrôle toujours pas. Leur hypocrite appel aux ex-alliés européens confirme cette perte de puissance. Ce déclin aura-t-il seulement des conséquences géopolitiques et pas sociales ? L'ampleur de la crise économique va-t-elle précipiter la marche à la guerre mondiale ou générer des explosions sociales un peu partout ?

La situation sociale pourrait-elle s'embraser partout ? Bien sûr que oui, et de New York à Vladivostok où la paupérisation se répand, de manière accélérée comme conséquence majeure de cette guerre.

Tarzan échappe à la pieuvre

Phénomène outrageusement médiatisé et confiture à journalistes désoeuvrés, la récupération d'un pilote de chasse militaire (un seul) a été exhibée comme un acte héroïque, voire LE tournant essentiel d'une guerre où on est indifférent à ses millers de victimes, et précieusement bienvenue pour faire cesser l'inexorable chute du « fou Trump » zéro des mangas iraniennes, lequel se fiche parfaitement, comme ses concurrents nazislamistes de la vie de milliers d'otages civils de cette guerre sans fin crédible et même de celle du pilote s'il avait dû y passer.

Il s'est agi pourtant, avec ces si remarquables moyens électroniques (et LIA, cette bonne fée destinée à supplanter l'intelligence humaine?) de récupérer un des ces criminels de guerre de haut vol, qu'on nomme pudiquement « pilote de chasse ». Or ces types de militaires, qu'on dit chargés de « frappes ciblées » sont indifférents aux morts collatérales que leur lâche appui sur un simple bouton cause. C'est pourquoi, dans toutes les guerres depuis 1945, chaque fois que les populations d'en bas en saisissent un, il est lynché. Ce que les médias capitalistes ont évité de mentionner, maquillant en Tarzan innocent le petit colonel éjecté, regretté puis sauvé après avoir craint qu'il ne soit dévoré par la « pieuvre iranienne ».

On ne cesse de souligner la résilience des nazislamistes, voire leur « intelligence », comme de feindre ne pas savoir les objectifs du fou Trump. Or, et hélas, les gardiens de la pire réaction religieuse sont plus intelligents que le fou éructant. Ils ne font certes pas le poids militairement dans cette guerre dite asymétrique, mais c'est sur le plan idéologique qu'ils ridiculisent le vieux fou, en se servant de ses propres conneries d'impuissant er surtout des critiques de ce vieux gaga en Occident.

En toute concision, le quotidien britannique The Telegraph avait totré : «Tired-looking Trump has run out of things to say» (Fatigué, Donald Trump ne sait plus quoi dire).

Un des kapos de l'Etat musulmaniaque, le général Ali Abdollahi, n'a eu qu'à résumer la fuite en avant du milliardaire à casquette prolo3, alors le début il n'était question que de fuite en avant des mollahs:

«Le président américain agressif et belliqueux, après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens de l’Iran »4.

En effet l'armada américaine qui n'a cessé de piétiner, sous prétexte de récupérer quatre cent kilos d'uranium (pourquoi seulement quatre cent?), de tuer (d'avion) des milliers d'êtres humains, quoique fort heureusement dans le tas des dizaines de kapos, en est venue, comme n'importe que Etat voyou, à détruire les infrastuctures économiques, industrielles et même universitaires qui conditionnent la « vie  civile » de n'importe quelle nation ! Avec cette méthode la vertueuse démocratie américaine s'est alignée sur le terrorisme nazislamique !

Le sauvetage du Tarzan ailé ne peut aucunement effacer cette infamie, même s'il recourt à l'ordalie : gloire à dieu !

LA FUITE EN AVANT DE « L'ADMINISTRATION TRUMP »

L'idéologie dominante nous promène gentiment avec cette personnalisation de la politique, en particulier avec l'exhibition permanente du sinistre pitre Trump. On ne peut l'attribuer seulement à la décomposition du système. En réalité c'est la comédie du pouvoir qui s'adapte. La masse des populations est dégoûtée des partis politiques. Elle joue sur l'aura du leader « mal élevé » (si possible avec une casquette) ; en France, dans la campagne municipale, la plupart des partis se sont présentés « sans étiquette ». Mais, par derrière, la classe bourgeoise reste une classe aux intérêts collectifs. Si Trump a fermé sa gueule quelques jours, c'est que les financiers affolés lui tiraient les oreilles et qu'il pissait dans sa culotte si les gardiens de la réaction avaient pu s'emparer du pilote.

La récupération spectaculaire du pilote éjecté est devenue, plus qu'un épisode forfuit d'une guerre de massacres, une affaire personnelle pour Trump, plus même : un triomphe sans lendemain.

Bien plus grave que le sauvetage d'un pilote galonné, est cette dernière, ou avant-dernière stratégie de l'impérialisme américain : cibler les infrastructures industrielles et civiles, et même nucléaire (preuve de l'irresponsabilité des grandes puissances, cf. même méthode de projection contre le nucléaire iranien). Preuve surtout de leur échec militaire et preuve de leur bêtise d'avoir cru qu'il suffisait de bombarder en haute altitude sans se salir les mains. D'abord preuve d'impuissance donc. Double impuissance face aux simples drônes alors que le Trump se vantait d'avoir un contrôle total du ciel. Gloire à dieu ?

Par après c'est surtout les implications qui posent problème. C'est le peuple iranien tout entier qui, après les massacres de son propre régime, est à la fois spectateur et victime. Trump rend un fieffé service aux mollahs terroristes en provoquant volontairement ou involontairement, une résurgence du nationalisme5. Résurgence presque naturelle face aux exactions et desidératas de l'Etat juif contre ce pauvre Liban, parti pour être un nouveau Gaza. Quel iranien, antérieurement a-t-il été enthousiasmé par un criminel corrompu comme Netanyahou lorsque celui-ci appelle avec outrecuidance à une libération du peuple iranien, après avoir massacré celui de Gaza ? L'annonce répétée de négociations (secrètes) en cours est une réalité que nous avons du mal, nous grands naïfs, à imaginer or toujours il y a eu des négociations souterraines entre requins en guerre. Toujours avec la méthode de la projection, Trump a multiplié les vantardises et les chantages les plus grotesques – à l'Europe, à l'Ukraine, pour une intervention au sol -Trump a besoin de la complicité des nazislamiques, comme Hitler eût besoin (brièvement) de celle de Staline. Il aimerait présider une fausse paix les laissant au pouvoir avec des concessions lui permettant de brailler « j'ai gagné ». Chaque jour en revanche il apparaît un peu plus comme un charlatan.

Jamais une armée bourgeoise n'a libéré ni apporté une quelconque démocratie aux peuples floués des révolutions industrielles. L'invasion impérialiste est une humiliation nationale. La seule alternative dans ce cas c'est Pétain. Et lorsque l'impérialisme vainqueur se retire c'est pire, le chaos ou la pire religion s'installent comme en Afghanistan ou en Syrie. Au tout début Trump a failli nous faire croire qu'il militait pour installer une démocratie perse, et à nous donner espoir que cette armada et lescolons israéliens aboutiraient « au moins » à faire chuter le nazislamisme (même en catimini chez nos preux internationalistes). Le voile politique se déchire : les iraniens ne veulent pas du pétainisme israélien ni ne font plus confiance à la girouette Trump. La résilience iranienne rest bizarre, quelle est l'ampleur de l'aide russe et chinoise ?

En vérité, on le sait, l'administration Trump se fiche des peuples et de leur libération. En totale continuité avec l'héritage démocratique bourgeois, les Etats démocratiques dominant ont besoin des peuples spoliés et fournisseur de main-d'oeuvre malléable et corvéable ; jamis ils n'envisagent d'installer des démocraties aussi consensuelles que celles d'Occident pour continuer à puiser un prolétariat corvéable car ayant fuit le plus souvent la guerre, et avec peu d'engouement pour participer à une révolution forcément violente ; comme l'expliquent Guigou et son copain polonais dans leur excellent livre « Mai 68 et le mai rampant italien »6. Comme dans la guerre en Ukraine des milliers et des milliers sont jetés sur les routes , terrorisés ou massacrés sous la mitraille. Trump ne s'en cache pas, il a besoin de la continuité d'un régime dictatorial, comme ceux des milliardaires du pétrole au Moyen-Orient, qui permettent les plus grands profits pour les camarillas au pouvoir, sans partage... Les puissances démocratiques ont besoin des dictatures de fer dans les zones riches en matières premières ; si vous ne le saviez pas, maintenant vous le savez. Elles compatissent aux destructions généralisées, mais c'est la guerre, n'est-ce pas ?

Partout c'est table rase Koweït: deux centrales électriques et de dessalement attaquées. Une usine pétrochimique a été détruite. Idem un pont géant indispensable à l'économie du pays. 30 universités touchées par des frappes israélo-américaines depuis le début de la guerre. La liste s'allonge chaque jour avec le délirant Trump qui a promis un retour à l'age de pierre  (en bombardant leurs sites nucléaires)? Pour qui ? Pour 90 millions d'êtres humains ? Des armées « démocratiques » américaine et israélienne qui libèrent...cadavres, gravats et tirent dans le tas de la population civile.

Ces armées en guerre à but géopolitique, dont la plupart des journalistes se plaignent qu'on ne ne leur explique pas ce but géopolitique - Trump vient d'affirmer sans ambages que son but est de s'enrichir avec le pétrole iranien, dont acte - , n'ont pas à s'inquiéter des mouvements pacifistes, phagocytés par les clans de la gauche bourgeoise woke, multiethnique et islamophiles ; en gros des incapables à combattre réellement le capitalisme car bornés dans un anti-impérialisme US primaire. Les pacifistes non seulement ils ne proposent aucune alternative crédible sauf à soutenir de fait en fait n'importe que impérialisme minus et arriéré.

METTRE FIN A CETTE GUERRE A N'IMPORTE QUEL PRIX ?

Il est probable que c'est l'injonction des financiers à l'aventurier Trump. C'est plus grave et plus paralysant que la guerre en Ukraine.Le monde entier est tourneboulé, de l'Afrique à la Russie, et surtout aux Etats-Unis où une réelle paupérisation est de pllus en plus visible. La bourgeoisie intelligente devait penser à 1918 et à 1945.

Plus effarant dans toute cette guerre pleine de bruit et de fureur, sont oubliées les femmes iraniennes et cette majorité de la population perse (60 %) terrorisées et torturées par le nazislamisme triomphant, même de Trump

MONSIEUR ULTIMATUM va-t-il être le nouveau Cromagnon ?

«Le temps (financier) presse» : le Trump donne 48 heures à l’Iran pour conclure un accord avant de «déchaîner les enfers sur eux» (la bombe atomique?). Le Trump a donné samedi «48 heures» à l’Iran pour conclure un accord avec Washington ou rouvrir le détroit d’Ormuz, sans quoi les États-Unis déchaîneraient «les enfers sur eux».

«Vous vous souvenez quand j’ai donné 10 jours à l’Iran pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DETROIT D’ORMUZ. Le temps presse - 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux. Gloire à DIEU!», a écrit loufoque président américain sur sa plateforme Truth Social en ce week-end pascal.

Le 26 mars, le Trump avait émis un ultimatum de 10 jours à Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, voie maritime critique pour l’économie mondiale et bloquée par l’Iran depuis le début de la guerre. L’ultimatum avait alors été fixé au «lundi 6 avril à 20 heures, heure de Washington». En l’absence d’une réouverture du détroit, Jupiter 47 a menacé de détruire les centrales électriques en Iran, et les ponts. C'est à dire paralyser toute la population civile derrière ses amis gardiens de la contre révolution.


Rendez-vous demain 20 heures.



NOTES

2Leur marxisme serait-il plutôt religieux, et leurs partisans des guerriers de dieu ?

3C'est la marque de tous les autocrates, de Hitler à Kadhafi, ils ont besoin de s'afficher en casquette cette facette contestataire pour faire croire être du côté du bon peuple, en gros pour séduire le peuple révolté des bas-fonds : faire « mal élevé ».

4Un de ses autres collègues kapos, pas du tout agressif ni belliqueux avait simplement déclaré, humainement, quelques jours auparavant, en tenue kaki : « vos soldats on les massacrera, on les démembrera et on jettera leurs restes aux requins ». En toute amitié.

5Je ne crois pas vraiment à cette résurgence nationaliste quelques mois après le massacre de début janvier. C'est comme si en 1871, labourgeoisie avait déclaré, dès 1872, la guerre de 1914, après les 30.000 morts de la commune de Paris, voire plus. L'union nationale après un récent massacre du peuple est quasiment impossible. La bourgeoisie vfrançaise a d'ailleurs terdu la guerre peu après. Ce qui pend au nez du régime nazislamique.

6 L'immigration qui n'a plus rien à voir avec celle des années 1970. L'immigration interne italienne du sud vers le nord de l'Italie àcette époque a produit une critique et une lutte anti-travail que la « libre cirulation » des migrants et autres réfugiés d'aujourd'hui ne risquent pas de reproduire. Comme le disait la revue allemande d'onbédience opéraïste Kolinko, il n'y aura pas de nouvelle recomposition de classe avec les immigrés de l'extérieur qui sont de plus en plus nombreux , aujourd'hui à chercher, non pas un travail, comme venaient le chercher les anciens immigrés économiques, mais avant tout des moyens de survie dans une société capitalisée qui a détruit les anciennes communautés, la leur dans leur pays d'origine et la communauté ouvrière dans leur supposée terre d'accueil ».(p.342)