"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mardi 27 octobre 2026

LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE DU LUMPENPROLETARIAT


 Où la révolution caricaturée en émeutes de petits bourgeois fâchés et fachos


Lavilliers recadrant Mélenchon, en citant Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord : « La politique, ce n’est qu’une certaine façon d’agiter le peuple avant de s’en servir. » «Vociférer comme il le fait n’est pas très habile.»


MOBILISATION CONTRE LA VIE CHERE ???


   Avant il y avait la vie pas chère. C'est fini le bon temps. On mobilise donc. Pourquoi pas une mobilisation « contre la hausse des prix » ? Plus radical et creux tu meurs. On les a fait défiler ces braves manifestants en partie lycéens contre quoi ? Contre rien mais surtout contre qui ? Pour une démocratie à échelle variable ou instrument caméléon de chaque racket politique ? Mais non, contre le seul vilain Macron, imperator de toutes les injustices, tout comme Mélenchon et Le Pen sont les imperators d'idiots agglomérés par milliers pour applaudir leurs sornettes. Eux aussi sont entourés de conseillers de l'ombre et ne décident pas non plus tout seuls.

    Au grand dam des organisateurs de l’«acte II» de la mobilisation comique et pacifique contre cet objet insolite et désincarné « la vie chère », la préfecture a interdit au dernier moment le parcours initial dans le centre-ville pour imposer une déambulation en bordure de la capitale. Éloigner le cortège du centre-ville. La préfecture de police informe l’intersyndicale de sa décision d’interdire le tracé Bastille-Nation. L’arrêté publié indique que cet itinéraire est «incompatible avec les impératifs de l’ordre public». Il reprenait l’argumentaire du président de la République...

   Gros plan télévisé di visage boursoufflé de Mélenchon : « détourner une manifestation comme ça, c'est un scandale, on n'avait jamais vu ça, éructe le bonhomme réformiste radical. Arrêter les lumpen casseurs n'est-ce pas attenter à la démocratie ? Dévier les mêmes casseurs des centres ville une hérésie anti-démocratique.

Très bon choix du préfet ce parcours, il n'y a quasiment pas de commerce donc rien à casser dans ce parcours alternatif intelligent ! On devrait les faire manifester dans les quartiers d’origine des casseurs. Il n’y aurait plus de casse.

  Gros malin. Tu serais au pouvoir, t'aurais fait pareil sauf à risquer qu'un boutiquier vienne te buter. Même dans un monde qui t'es étranger, un changement de société sous la dictature du prolétariat, cette dictature ne serait pas plus tendre avec le lumpenprolétariat ; ton maître à penser, avant Mitterand, Léon Trotsky a trouvé comment juguler facilement la révolte des marins de Kronstadt, à la mitrailleuse. Ce qui te gêne c'est que la classe ouvrière en France, majoritairement ne se sent pas du tout proche des émeutes de lumpen que tu soutiens. Elle assiste au spectacle, bien souvent lâchement lorsqu'une partie d'entre elle, pas la plus éveillée, manifeste en applaudissant les casseurs ou en ne les interppelant pas lors de leurs frasques et honteux pillages.

Qu'une secte comme LO appelle la classe ouvrière à se mettre à la tête de cette lie de la société en dit long sur le trotskisme ouviériste décomposé ; ils sont autant à la queue du néo-stalinisme que leurs collègues wokistes.


COMPLICITE POLICIERE AVEC L'ULTRA DROITE ?


   Hélas la manif contre « la vie chère » ne pouvait pas éveiller un quelconque intérêt pour les téléspectateurs avec un intitulé aussi con et un défilé syndical gnangnan comme toujours. Heureusement, avec la même subtilité policière du 17, gouvernement et opposants réformistes radicaux ont trouvé ensemble truc pour faire croire à une dangerosité, ou du moins une démocratie manifestatoires « en danger », danger fasciste bien évidemment. Effroi.

   La principale bagarre entre les deux pantalonnades dites extrêmes, mais en réalité très banalement bourgeoises et cogestionnaires du capital, est leur prétention à défendte LA DEMOCRATIE ; l'une soupçonnant l'autre de sortir Hitler de sa tombe et l'autre promettant d'éliminer le même Hitler en dissolvant son parti lepéniste Cette opposition est révélatrice il n'a pas plus de démocratie que de beurre au cul. Même durant les dix ans du bloc central macroniste ou é à péricliter définitivement comme la secte écologique.

Voici venu le nouvel invité, qu'on avait lais é jusqu'ici dans les coulisses du spectacle.

   On apprit, en tremblant, en effet que la fin d’après-midi dans le centre de Nice avait été marquée par des affrontements entre des membres de l’ultra-droite vêtus de noir et des manifestants, vêtus de noir et de cagoules eux aussi.. La confrontation a eu lieu non loin de la place Masséna, dans le centre de Nice, alors que les forces de l’ordre composées de gendarmes, CRS et policiers étaient parvenues à tenir l’ultra-droite en marge des manifestations et ce malgré l’interdiction de se rassembler. Trois personnes ont été blessées dans ces rixes et onze autres interpellées, toutes membres de l’ultra-droite, a-t-on appris le samedi soir.

   «Interpellés dans deux véhicules, certains étaient en possession de masques, gants, gazeuses et matraques», a détaillé le procureur concerné dans un communiqué avant de préciser que «sur ces 11 individus, 5 sont déjà connus des services de police». Une enquête en flagrance a été ouverte et confiée au Service local de police judiciaire (SLPJ) pour «identifier et interpeller les membres de cette mouvance impliqués dans les violences aggravées qui se sont déroulées dans le centre-ville». Sollicité par l’AFP, le procureur a indiqué «vouloir apporter une réponse extrêmement ferme à ces faits de violence commis par ces individus». Des investigations sont en cours, a-t-il ajouté, notamment à partir de l’exploitation des images de manifestations. De son côté, le maire, Éric Ciotti (UDR), a condamné «les agressions commises aujourd’hui par des militants d’ultra-droite contre les manifestants du cortège pacifique», avant d’appeler à des sanctions tant pour leurs «auteurs» que pour «les nervis d’extrême gauche».

«Libération» , pour sa part, s’est procuré une vidéo qui confirme l’attitude passive voire complaisante de la police à Nancy où des militants d’extrême droite agressaient le cortège syndical (la source? Plenel ou le canard enchaîné des barbouzes?) Selon son décompte, des descentes violentes ont eu lieu dans plus d’une quinzaine de villes, pendant ou en marge des manifestations. L'explication dramatique se poursuit : « l’extrême droite a profité d’une nouvelle journée de mobilisation en soutien aux lycéens et contre la vie chère (sic) pour mener des raids contre les cortèges syndicaux. Dans plus d’une quinzaine de villes, Libé a pu se faire confirmer des attaques violentes de militants de la mouvance, associés à des hooligans ou des ultras de groupes de supporteurs de foot, pour certains armés (sans blague ?). Nous avons pu nous faire confirmer la présence de ces «milices» à Nice, Montpellier, Lille, Nantes, Rennes, Dijon, Bordeaux, Bayonne, Tours, Rouen, Toulouse, Caen, Clermont-Ferrand, Lyon, Bordeaux et Brest. Une mobilisation de la mouvance alors que toute la semaine, des influenceurs et des personnalités de l’ultradroite ont multiplié les appels à s’organiser ... ».

Ces vieux coucous soixantehuitards, assez complotistes, nous ressortent la découverte la plus débile de mai 68 : CRS = SS. Qui aide, indubitablement, à penser le capitalisme moderne comme un fascisme éternel.

    Une autre version, non flicophobe  donne un toute autre information : « C’est en début d’après-midi que les premières remontées du terrain ont laissé penser à un rassemblement sans lien avec les cortèges. «Une centaine de militants d’ultra-droite masqués convergent vers le centre-ville pour affronter les manifestants», rapportait ainsi la préfecture des Alpes-Maritimes. Sur les images relayées par le média régional Nice Matin, en amont de l’avenue Jean Médecin, principale artère, on aperçoit un homme s’adresser à des CRS et des policiers avant qu’un responsable de l’encadrement en uniforme - mégaphone en main - ne finisse par lui répondre : «On n’a pas besoin d’une milice».  La semaine précédente, le centre-ville avait été saccagé et des commerçants brutalisés par les casseurs. Comment s'étonner que cette fois, certains n'aient aucune confiance en l'efficacité des forces de l'ordre, et se félicitent de cette réplique de supposés fascistes ?

    Macron se frotta les mains ! Qui avait orchestré cette descente des fachos pour ce tranquillou acte II ? ? Des réseaux sociaux étrangers, comme semble s'en inquiéter le Macron ? Ou la même magouille que la supposée carence de policiers le 17 octobre ? Ordre est donné en tout cas aux médias de nous jouer la musique antifa. Le soir même le roi des bistrotiers au tutoiement irrespectueux, si prisé d'ordinaire pour son langage grossier au milieu d'un parterre de consultants et connesultantes huppés, Robert Ménard, se fait agonir par les remarques antifas agressives de ces braves exécutants , d'autant qu'il a protesté contre la censure de Zemmour, l'autre abruti faire-valoir de l'insécurité profonde. Ladu "en même temps" leçon de morale est virulente de la part de la jeune pétasse en promo journalistique. Le pauvre boutiquier en est réduit à demander qu'on ne lui fasse pas de leçon de morale. Ce bruit et cette fureur n'ont-ils pas pour visée, cher lecteur, de restaurer la mystification d'une « guerre des pauvres contre les riches, cette antiquité: valeurs de gauche versus voleurs de droite ?

   Les manifs sont devenues dorénavant un jeu spectaculaire navrant. On y vient déguisé avec des pétards de carnaval. On pose avec un doigt d'honneur devant les CRS. Le spectacle est dans la rue. Dommage que Guy Debord ne soit plus là pour ridiculiser ce cirque.

La leçon de morale se base surtout sur le drame de Trappes où un taré a mitraillé, tuant un jeune sportif et blessant grièvement plusieurs personnes et surtout une pauvre petite fille. La présidente du parlement a annoncé qu'une minute de silence sera consacrée par tous les « démocrates » debout pour une paix sociale « antiraciste » et oecuménique, sous le drapeau tricolore de Mélenchon.


UN ATTENTAT OPPORTUN : A CHACUN SON FAIT DIVERS

« Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne. » MacronAttentat dans les Yvelines : le profil psychiatrique du suspect «ne change rien» au mobile «raciste», affirma Laurent Nuñez. Curieux amalgame ! Un cinglé peut-il être raciste ? Tous les racistes sont donc cinglés ? C'est le même raisonnement du bobo gauchiste moyen : les électeurs du RN sont tous des fachos. Le racisme est un fascisme et vice versa. C'est simple et indiscutable. C'est pourtant des conneries pour lycéen attardé. Je connais plein de gens qui voteront RN et qui ne sont pas du tout raciste, dont certains sont et arabes et noirs, c'est toujours – et merde aux bobos simplistes – un vote protestataire contre l'insécurité ou ces gens méprisés d'en bas savent mieux que les fanatiques antifas que la police ne protège ni les ouvriers, ni les victimes de toute sorte. Tout en sachant que même si le clan familial de cette clique parvenait à décrocher le pompon cela ne changerait à peu près rien à la violence généralisée qui a pénétré tous les pores de la société et exprime aussi le dégoût de tous les politiciens.

Pierre Vermeeren l'exprime très bien : «  Il existe dans toute société, a fortiori dans une société multiculturelle et en crise comme la nôtre, nombre d’individus au bord de la rupture. C’est la raison pour laquelle tous les publicistes, acteurs politiques ou autres plumitifs qui cultivent la violence et exaltent les passions mauvaises, la rancœur, le ressentiment ou la haine (sociale, religieuse, ethnique etc.) sont irresponsables (…)  Or nous allons être confrontés à une situation économique et financière dont tout indique qu’elle sera violente et amère par ses effets, après des décennies d’insouciance à crédit, et qu’il faut s’y préparer. Si nos concitoyens s’arment, l’État aura failli. À lui de faire entendre sa force et son autorité, par le biais de nos dirigeants élus. Le contraire serait la porte d’une aventure qui peut conduire au pire, car, en période de crise, bonimenteurs, manipulateurs et pousse-au-crime sortent du bois »


QUAND L'ANTIRACISME DELIRE


Le mignon de Mélenchon, Louis Boyard y va de son commentaire ampoulé et chimérique :

« Vous avez des responsables politiques qui tiennent des propos racistes au quotidien, mais vous avez aussi des médias qui donnent une image des quartiers populaires qui est tellement injuste », aarce qu’on déshumanise ces habitants des quartiers populaires, ça favorise le passage à l’acte de ces militants d’extrême droite ». ajoutant avec cette brutalité réformiste typique de son maître : nous vivons actuellement «une mobilisation sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d’une part, et dans la vie chère d’autre part». Résumé époustouflant de profondeur elliptique. Le racisme n'est diffusé officiellement par aucun des partis politiques, il existe de tous les côtés et ce n'est pas dénonçant un présumé raciste blanc qu'on pourra excuser un racisme noir. Le racisme a existé dans toutes les sociétés et n'est pas prêt de disparaître. L'image des quartiers populaires n'est pas inventée par les journalistes, le lumpenproétariat s'en charge lui-même ; ce même lumpen que la secte LFI s'acharne à défendre et qui ne votera jamais même pas pour leur secte radicale réformiste.

     Lors de la marche blanche à Trappes, des pancartes dénonçaient le caractère politique de la tuerie de vendredi. «L’extrême-droite tue» ; «Il y a ceux qui tiennent les armes et ceux qui arment leur pensée» ; «Ce ne sont pas des faits divers». «Il y a eu un certain nombre d’attaques mortelles contre des musulmans, des juifs comme Sarah Halimi, ou le prêtre dans son église (le père Hamel, ndlr)», objecte une femme. Pour le meurtre de Pengo, le nom de Kévin T. est toutefois moins souvent cité que le rôle des «médias», Cnews et BFM en particulier.  Les complaintes antifas ridicules résonnent. Les sempiternels Siamo tutti antifascisti et «pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour nos fachos».

    Le drame de Trappes est pourtant de l'ordre du fait divers instrumentalisé par toute la gauche bourgeoise. Le pauvre sportif assassiné est élevé au rang de héros de...l'antiracisme. Tout à son soutien an nationalisme palestinien du Hamas, la secte mélenchonienne fait passer au second plan que le djihadisme demeure une menace dominante...juste après Poutine. Quant aux crimes racistes de déjantés incontrôlables il faut reconnaître, depuis 2019 les tueries racistes, poursuivies en droit commun ou selon la législation antiterroriste, ont été l’œuvre de déséquilibrés inconnus de la police, mus par le racisme mais en marge de la mouvance d’ultradroite radicale violente. Il n'y a eu que trois attentas l'an passé, relevant de cette ultra-droite, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas d'autres, du même genre que celui du tireur solitaire en Norvège, Anders Brejvik. Il n'est pas nécessaire de rappeler ici la longue liste des attentats contre des personnes de tous les pays, comme le rappelle l'article de Goldnadel. La bévue de Macron révèle surtout qu'il veut surdramatiser ce drame pour couvrir un peu plus une révolte sociale qu'il n'a plus les moyens d'endiguer.

    Les faits divers peuvent avoir une signification politique. Laissons de côté pour l'instant le meurtrier de Trappes où tout est loin d'être clair ; il aurait déclaré ne pas avoir eu une motivation raciste ; un médecin vient de déclarer qu'il n'est pas du tout schizophrène. Ce qu'il faut noter c'est que les partis petits bourgeois de la gauche bourgeoise amoindrie ne se servent de faits divers que s'ils servent à valider leurs boniments. Quand, non seulement des journalistes mais aussi le vulgum pecus s'interroge sur la répétition de crimes commis par des immigrés, le questionnement est détruit sous l'accusation de racisme. Plus c'est simple, mieux ça passe.

   Le rideau de fumée de l'ultra droite pour atténuer ou masquer les destructions du lumpenprolétariat et les crimes des islamistes, est bien ténu et partial. Parce que lorsque des djihadistes tuent des mécréants, ce ne sont pas des crimes racistes ? C'est du terrorisme, un truc politique légitime c'est ça ? Où comment la sémantique des médias et des potes LFI cherche à rendre confus le ressenti de la population !

   Dans une interview à l’hebdomadaire allemand «Die Zeit», le maire LR se livre aux mêmes raccourcis que la clique LFI considère que ce qu’il s’est passé dans sa ville le 17 octobre est comparable à la destruction de la Chambre basse allemande en 1933, qui précède la fin des libertés en Allemagne et la traque des opposants de gauche. N'importe quel bled provincial est prévenu, les nazis vont venir incendier leur « maison du peuple » tenue par de véritables bureaucrates « démocratiques ». Pour fermer la marche antifa, il suffit d'ajouter la secte LO dont Nathalie Artaud est la figure de proue aussi charismatique qu'une religieuse apostolique, qui évoque une variante de la peste brune :

   « Beaucoup de responsables politiques, jusqu'à Macron, ont exprimé leur indignation et qualifié l'attaque mortelle perpétrée à Trappes d'acte terroriste raciste. Mais qui favorise la contagion de la peste raciste depuis des années ? Le RN bien sûr, mais aussi des ministres, actuels ou anciens, Darmanin, Retailleau, et autres, relayés par des médias complaisants, qui, à des fins électorales, veulent concurrencer le RN en la matière. Leurs déclarations répétées contre les migrants et les musulmans alimentent la haine dont se nourrissent les apprentis fascistes et les meurtriers" .

Aussi simplet que les toutous de Mélenchon.



Sur la révolte lycéenne et étudiante laissons conclure Pierre Vermeeren :

 « Or un étudiant sur deux de l’université n’obtient pas sa licence, car on lui a vendu du rêve à vil prix, et ceux qui vont dans le privé commercial achètent souvent des diplômes sans grande valeur marchande. Dès lors, la rancune monte envers la société, notamment vis-à-vis des retraités, appelés « boomers », qui représentent un quart de la population et reçoivent un huitième du PIB sous forme de pensions. La société de pénurie attise les tensions et la recherche de boucs émissaires.

« Parcoursup a été créé pour affecter chaque bachelier dans le supérieur. Il sert en premier les étudiants ayant de bons résultats, faisant sentir aux moins bons, voire aux très faibles, que leur affectation se fait par défaut. Il leur faut attendre quelques semaines que les meilleurs, une fois pourvus, se désistent, et qu’au pire leur vœu plancher (s’ils l’ont fait) se réalise. À cela s’ajoute le doublement des étudiants étrangers voulu par le président depuis dix ans, qui a raréfié les places dans un système sans crédits ni postes supplémentaires. On augmente les étudiants et il y a moins de professeurs d’université qu’il y a vingt ans… En outre, la montée générale des notes du bac, engagée il y a plus de vingt ans, n’arrange pas les choses : quand des centaines de milliers de bacheliers ont des mentions, comment déterminer les plus méritants et lesquels sont vraiment bons et motivés ? Il y a donc beaucoup de perdants, de mal orientés et de fausses promesses. Mais, comme l’État, sans autorité, refuse de dire à un mauvais élève qu’il doit tenter sa chance ailleurs, on embolise le système.

Qu’ensuite, il y ait de mauvais diplômes, c’est autre chose. On forme trop d’étudiants dans les filières artistiques, de sciences politiques, de sciences humaines, de commerce, de sociologie, de psychologie, en staps, etc., sans parler des ravages en cours de l’IA. Or les services aujourd’hui surprivilégiés accompagnent en théorie la production, que l’on a abandonnée. Il faudrait plus d’étudiants en sciences et dans les filières techniques qui ont besoin de bras et de compétences. Mais l’effondrement scolaire en sciences et le mépris envers les filières techniques et des métiers pourtant bien rémunérés minent le système et notre économie. Un bon diplôme dans un secteur en crise ne vaut rien. Et beaucoup snobent les concours de la fonction publique qui les astreindrait… en envoyant par exemple de jeunes enseignants en banlieue ou à la campagne… La méritocratie est impuissante à résoudre ces contradictions ».


   Une grande partie de ces lycéens en colère, aux objectifs plus confus que réformistes, n'y seront plus l'an prochain dans l'Eduque naze. Lénine, comme d'autres, a dit un jour ne pas vouloir être le démagogue de la jeunesse. Ils sont collants et nombreux les politiciens bobos pour flatter une jeunesse, qui n'a jamais été une force politique. Je pense au tract du CCI intitulé « notre force », englobant un mouvement lycéen réformiste et encadré par les mafias électorales des cliques de gauche, et donc eux-mêmes minorité maximaliste en queue de cortège contre "la vie chère".

   Ajoutons enfin, que les médias ont choisi, comme lors des gilets jaunes, à la tête du client des crétins futurs cadres syndicaux mais peu de ministrables, dont on ne sait qui les avait élu ou choisi ; de plus on ne nous vendit que des syndicats étudiants, autrement dit les mêmes pourritures substitutionnistes que les mafias dites ouvrières. De comités élus et révocables et d'AG, point.

  L'essentiel de l'entretien de la contestation bigarrée et idéaliste n'est-il pas de former de futurs bureaucrates syndicalistes, rattrapage des bobos floués de l'université ?







jeudi 22 octobre 2026

LE BASHING ANTI-MACRON ET LA RESISTIBLE ASCENSION DU FUREUR MELENCHON

 

Chemise noire et brassards rouges

"Combien de temps encore la France peut-elle projeter une influence internationale alors qu’elle est incapable de maintenir sa cohésion sociale ?"
Abdulaziz al-Anjeri, analyste koweïtien

"C'est Chikirou qui le manipule, le vieux." anonyme

"Le croyant n'est plus un musulman lorsqu'il pille." recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz,  ..mais il le redevient par après!

« Tout blancs, tout moches que vous êtes ». Mélenchon 1er



   On peut, sans risque de se tromper, faire équivaloir à la malheureuse dissolution le prétendu défaut d'anticipation gouvernementale du tragique samedi passé, qui n'est pourtant nullement une imprévision mais une cynique décision destinée à laisser casser le llus possible de magasins et de biens publics en paralysant sa propre police; afin d'horrifier l'opinion publique pour lui masquer le sérieux de l'immense protestation lycéenne; d'ailleurs la première chaîne d'État s'est sentie obligée d'aller à Canossa tellement tout le monde a compris la sordide manipulation. Ce que laisse entendre également, à sa manière perverse et elliptique, LFI. Et sans l'expliciter par souci de mensonge étatique auquel ses bureaucrates prétendent accéder.

LA MANIP S'EST RETOURNÉE CONTRE LES MANIPULATEURS!

   Cette manip classique de tous les gouvernements confrontés à une immense colère sociale, dépassant même catégories et classes, est venue accélérer subitement un processus de décomposition de l'État déjà sous-jacent depuis des lustres. Ce processus fait exploser le principal prêt à ne pas penser politique, la personnalisation à outrance. À mort Macron ! C'est lui le responsable de tout! La charge de la meute est sans pitié. Tous ses anciens amis se sont joints au lynchage, les Philippe, Attal, Ménard...

   Tous ces clébards aboient avec les antifas, pourtant vrais nouveaux fas qui cassent des vitrines comme ceux de l'Allemagne d'avant-guerre. La cabale est emmenée par un faux révolutionnaire, largement fabriqué par les médias, à la manière du choix de sponsoriser les liders autoproclamés de feu les gilets jaunes "provinciaux". Mélenchon est un nouveau petit fureur. Modèle construit à, partir d'une secte imprégnée à l'origine de l'idéologie néo-stalinienne trotskienne. Il y a plus du tempérament d'Hitler que de Staline chez "le vieux lider". Sa secte gonflée est bien un parti pas du tout démocratique, hiérarchisé, qui hait tout congrès ouvert et se fait passer pour un "mouvement" comme quand vous regardez le vent souffler un jour de tempête. Le langage est celui des gamins et des racailles : "Je vais te pourrir ta réunion."

Le fascisme ÉTAIT la dépendance absolue à un lider charismatique et infaillible; dans une relation directe et émotionnelle avec ce lider (ravi qu'on l'embrasse en public). Les "élus", ses obligés ridicules, le jouvanceau Boyard, le voyou Deloglu,  le grand laid jamais rasé (le vieux lui a laissé sa place à Marseille), et la poissonnière, lui doivent tout, et surtout leur promo comme députés bourgeois. La relation est par conséquent intensément affective;  je n'ai cessé depuis des années de souligner l'expansion délétère d'une sentimentalisation infrapolitique qui érige les chefs de clique en vedettes de variétés. La foule du lider démago rivalisait avec le public de Céline Dion. Cette même ascension du sentimental est doublée d'une injonction, très typique du stalinisme, d'empêcher de penser grâce à des impératifs moraux (antiracisme, antifascisme d'opérette et féminisme huppé). Le dictateur nain du minimalisme patriotard (il y aurait une solution économique à la faillite de l'État français) pose à l'incarnation d'une révolution nationale anti-riches - où l'antiracisme remplace l'internationalisme - les adhérents abandonnant tout esprit critique face à l'omniscience du lider en fureur et promettant la duce, pardon la dolce vita (le bonheur, cette blague des affiches staliniennes).

   Comme le nazisme, la lutte des classes ne doit plus exister. Comme le nazisme, il ne faut pas s'en prendre au capitalisme comme système (abolition du salariat, des frontières, du mercantilisme..) mais s'en prendre aux riches, forcément juifs, du quartier du Marais, des banques (Goldman & Sachs). En ce sens, la bourgeoisie de droite a raison de dire non pas que LFI dirige, mais qu'ils inspirent les émeutiers primaires et sous-développés du décolonialisme et haineux des Blancs, forcément graines de fachos.

   Cependant, c'est à dessein que l'État le met en valeur. Exhibition de meetings massifs comme dite propagande de masse. Le petit électeur en est transmis devant sa télé numérique. Et pire ce coup-ci, l'antifascisme de carnaval qui avait tant servi à Mitterrand, Chirac et Hollande, ne fonctionnera plus pour un deuxième tour, sauf s'ils flinguent la mère Le Pen deux mois avant. En attendant, le mal est fait, après la dissolution ratée, le montage émeutier raté, Les appareils de l'État bourgeois sont décontenancés de l'impossible diabolisation de l'insoumisme.

   Il ne fallait pas leur dérouler un tapis rouge à chaque prise de parole, se féliciter qu'une gauche bourgeoise affaissée se rallie à lui béatement à chaque élection avec de ridicules postures qui n'avaient aucun sens, lui laisser dire des insanités et tout excuser sans jamais s'en démarquer franchement. Il ne fallait pas se dire de gauche et s'afficher avec lui honteusement, tel ce pauvre petit Olivier Faure, piteux suiviste (je le lui ai dit personnellement) qui s'est mis à hurler, à nouveau, avec les loups insoumistes contre la répression policière (exagérée) alors que son parti, lorsqu'il est au pouvoir, ne se gêne pas pour faire cogner les manifestants; et qui, avec sa piteuse défaite, se colle derrière la clique petite bourgeoise la plus irresponsable.

La gauche et le centre, même LR, ont beaucoup a se faire pardonner. Leurs candidats, par leur manque total de clairvoyance, d'anticipation, leur aveuglement politique jusqu'à la lâcheté, leurs discours lénifiants de moutons de Panurge sont gravement responsables de l'envolée de l'insoumisme. Pratiquement personne dans la classe ouvrière consciente n'a envie de se laisser embarquer dans les délires révolutionnaires de ce vieillard toujours énervé, agressif et totalement hasbeen avec son programme de tiers-mondiste attardé. Aujourd'hui, nous subissons le chaos des racailles et des milices antifas des sectes LFI, NPA et autres imbéciles minoritaires. Et les fractions politiques de droite se défaussent à l'envers, avec leurs propres sylogismes: ce n'est pas le capitalisme qui est responsable du chaos mais l'horrible Mélenchon. Et s'ils encouragent le vedettariat de lider Minimo c'est parce qu'il est un antidote à un véritable processus révolutionnaire.


UN FASCISME ROUGE DÉCADENT


   Le parti nazi utilisa initialement une rhétorique sociale et anticapitaliste pour attirer les ouvriers et les classes populaires, mais il ne défendait pas le socialisme au sens traditionnel du terme. Le programme en 25 points du NSDAP (1920) contenait effectivement des mesures qui pouvaient paraître socialistes : nationalisation de certains trusts, participation aux bénéfices dans les grandes entreprises, augmentation des retraites, limitation des revenus non issus du travail, réforme agraire, etc.


  • Le cœur de l'idéologie de l'insoumisme racial, écolo-bobo + giletjauni (récent) n'est pas la lutte des classes, mais le nationalisme antiraciste, le syllogisme antisémite : le capitalisme, c'est les riches, tous les juifs sont riches (et électeurs du criminel Netanyahou) donc le capitalisme est juif. Tous les partis hors de LFI sont des partis blancs et moches étrangers à la nation créolisée. 

  • L'insoumisme est un mythe miteux. Cette humeur des miteux est farouchement antiraciste (sauf pour les Juifs), ce qui évite d'être vraiment anticapitaliste pour demeurer une morale œcuménique inoffensive pour l'ordre dominant; en résumé ce vague "mouvement" est un populisme de gauche antimarxiste. Une fois au pouvoir, ledit mouvement se révélera être un parti de bureaucrates comme les autres. Il interdira tous les partis de droite, du centre et de l'extrême droite, y inclus les minorités maximalistes qui n'ont jamais cessé de dénoncer ce mystificateur; enfin, cette secte, une fois consolidée au pouvoir, éliminera ses partisans gauchistes les plus fanatiques; Besancenot sera interné en Nouvelle-Calédonie, et nous jouera la complainte de la contre-révolution comme son arrière-grand-père Gourov qui s'est tout le temps gourré.

  • L'économie insoumisme conservera la propriété privée des petites et moyennes entreprises en les taxant lourdement. L'État nationalisé interviendra fortement pour orienter la production, surtout en vue du réarmement obligé après une provocation internationale inédite. Il n'a aucune envie de remplacer le capitalisme par une propriété collective des moyens de production, non sens éclusé suffisamment par le stalinisme. Les manifestations hors des syndicats et les protestations étudiantes seront sévèrement réprimées par la police insoumise.

   Pour cette raison, le terme insoumis n'est que symbolique, il ne remet nullement en cause le capitalisme. Il relève d'une propagande simpliste destinée à élargir une base suiviste et croyante de bobos blancs et pas rasés et de musulmans nombreux et voilés. Le mot populiste, d'origine anarchiste, "insoumis" a un sens individualiste totalement étranger à la lutte de classe collective par essence.

En résumé, l'insoumisme a intégré des thèmes sociaux anticapitalistes dans son discours, mais son objectif principal n'est pas l'égalité économique ou le pouvoir des travailleurs. Il s'agit avant tout de l'excitation pour des bureaucrates arrivistes assis sur un projet nationaliste, antiraciste hors classe et autoritaire. LFI et leurs otages des particules PS et du résidu écolo, en décriant la "répression" et des exactions policières inouïes (seulement deux ou trois mutilations, mais pas de morts), ont une plus grave irresponsabilité, c'est de faire passer les pillages pour des actes de légitime défense économique, voire révolutionnaires. Les disciples modernistes de Proudhon ont pignon sur rue : "La propriété, c'est le vol", donc les lumpen veulent devenir propriétaires à leur tour des objets qu'ils volent. En outre, c'est mal vu par la gauche bobo de les qualifier de   pillards car le terme a une connotation essentialisante mettant l'accent sur la personne qui pille indépendamment du contexte précis. On utilisera donc le mot pilleur dans un contexte manifestatoire. Tout comme la statistique des pillards se limite à l'âge, mais en évitant de mentionner l'origine religieuse nihiliste ni la provenance du 93 ou de Vaux-en-Vélin.

Avec le syllogisme: Les pillards ont des besoins mercantiles, Macron les réprime, donc Macron est responsable de leurs exactions. Depuis des décennies, les gentils manifestants sont aussi ravis d'assister à la casse des abribus et des boutiques, au point qu'on peut regretter les gros bras CGT des années 1970 qui calmaient rapidement les lumpen.

   Les caïds "coordinateurs" soumis au Fureur ne croient pas vraiment pouvoir accéder au pouvoir, Kerensky n'est pas qui veut, et pépé Mélenchon n'est pas Lénine.. Ils sont un repoussoir à toute révolution de classe. Pour l'instant ils servent trop bien à alimenter le chaos dans la coproduction France insoumise et Conseil constitutionnel. Le bordel que le pouvoir accepte pour faire durer un remue-ménage sans solution, même en filant dix milliards aux gestionnaires des lycéens, ceux qui aiment donner des bâtons pour se faire battre.

Celui-ci tout en n'étant pas révolutionneire est pourtant intéressant pour le prolétariat. Il affole les salopards au pouvoir du monde entier jusqu'en Iran, en Russie et chez le foldingue Trump.

Le chaos empêche la guerre. Pour l'instant.









dimanche 18 octobre 2026

Des émeutes réussies, c'est tout bon pour l'opinion publique


De l'utilisation des vandales

Suivi de l'interview de deux lycéens

"Le lumpenprolétariat, cette lie d'individus dévoyés de toutes les classes, qui établit son quartier général dans les grandes villes, est de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est absolument vénale et importune. "Tout chef ouvrier qui emploie ces vagabonds comme gardes du corps, ou qui s'appuie sur eux, prouve déjà par là qu'il est un traître au mouvement". Engels

Les dégâts des émeutes de samedi partout en France sont en effet, considérables et inimaginables même en mai 68: commerces saccagés, pillages, destructions de bâtiments publics comme la mairie de Limoges, probablement accomplie par des black blocs dotés d'une certaine culture politique puisqu'il a été tagué "comme pendant la Commune de Paris", piètre référence; or cela a été une des principales conneries des communards que d'avoir cramé l'hôtel de ville qui contenait des archives de plusieurs siècles. Comme je l'avais annoncé dans mon dernier article, ce fut bien un foutoir, en pire. Quelle chance gouvernementale d'enfumer tous les problèmes de fond grâce à l'émeute nihiliste sponsorisée par le Che d'opérette Mélenchon, le roi des faux-culs.

Nos lycéens ? De pauvres vandales ? Nouveaux luddites : la négociation par l'émeute ? Guerre hybride de Poutine? Qui a allumé la mèche ? Poser la question est déjà y répondre de notre part à nous tous les milliers. Hein, qui avait vraiment intérêt à un tel désordre ? Est-ce Mélenchon qui préparerait la bordélisation du pays? Laissons répondre Mélenchon qui dit vrai tout en restant dans la généralité: "Le désordre est organisé par le préfet qui interdit l’accès à la place de la République en gazant sans relâche." Le Premier ministre a oublié le terme "organisé", pour botter en touche : "Faire porter aux chefs de la police la responsabilité des violences, c’est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités", "On ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des excuses à ceux qui les commettent. C’est VOTRE responsabilité politique ».

C'est pourtant tout faux. La complaisance du gourou Mélenchon aux jeunes indifférenciés des lumpen est à la fois infantile et inopérante puisque la plus grande partie de la jeunesse n'est pas en âge de voter. On ne peut lui contester d'avoir dit une partie de la vérité: "le gouvernement a joué avec le feu (sic) en comptant sur le pourrissement de la situation. Jouant tout de même au Mélenchon bon prince: "je vous appelle au calme". Il exècre le terme chaos et lui préfère pourrissement, qui signifie qu'on laisse s'enliser une situation (plus culpabilisateur pour dénoncer un gouvernement) alors que le chaos, c'est le vide et qu'il n'y a plus d'issue. Mais c'est bien plutôt de décomposition du système capitaliste, et pas le pourrissement imaginé par Mélenchon qui veut faire croire qu'on peut le réformer en rasant gratis et en fusillant les riches.

Comme cet autre toxique de Trump, il dit une chose et son contraire le lendemain; à chaque émeute avec pillage, c'est la faute du gouvernement, la violence, ce sont toujours les policiers en ignorant ce qu'ils prennent sur la gueule, ce qui excuse les pilleurs ; donc c'est un soutien. Il a le toupet, sans rougir, de répondre à la journaliste qui l'interroge qu'il ne sait pas ce que c'est les mortiers et que ce n'est pas son problème, avec ce langage d'un gamin de dix ans. Par après, le lendemain, il assure professer la non-violence.

Et, en vérité, lui-même, même en prenant son air patelin, il est dépassé par des événements inédits, plus violents partout en une seule journée qu'en un mois en 1968, et qui n'étaient pas prévisibles à ce point même pour lui, menteur rondouillard. Ajoutons ce curieux aveu de faiblesse: " Quelles que soient les responsabilités du pouvoir et de ses incompétents et leurs violences, nous devons refuser de participer à des actions sans signification politique et contraires à nos méthodes. » Le "sans signification politique" vaut son pesant de cacahuètes. Il dit qu'il faut refuser d'y participer mais de fait il y participe en ne les dénonçant pas comme étrangères à la lutte de la classe ouvrière.

Quand un évènement lui échappe et met en cause sa prétention à contrôler la "radicalité", il sort "sans signification politique", quand les deux mamelles de son argumentaire en général sont, elles, vraiment de nature infra-politique: antiracisme et islamophobie, accompagnées du simplet "c'est toujours la faute aux autres", en l'occurrence le gouvernement qu'il voudrait bien relayer l'an prochain.. Il faut noter que Mélenchon correspond à ce que dit Engels du lumpenprolétariat1; il ne cache pas son empathie pour le lumpen, en particulier islamiste des banlieues; sachez aussi que dans les milieux bobos parisiens le mot racaille est interdit de séjour. Engels qualifiait le lumpen de décomposition du féodalisme, vieux constat qui pourrait se traduire aujourd'hui comme suit: wallah le lumpen, c'est la décomposition de l'islamisme.

Mélenchon est encore plus drôle lorsqu'il donne des leçons de compétence au gouvernement. C'est une technique. Il ne nous dit pas laquelle. Donner des bonbons aux émeutiers? Payer tout le monde 4000 euros par mois ? En organisant (comment ?) ce nunuche "maintien de la tranquillité" ? Pourtant surpris de ces actions "sans signification politique", il a le culot de faire croire que lui, devin insoumis, aurait anticipé. Mais anticipé quoi? À gouverner, ce dont il est incapable avec ses fadaises, tant il est creux avec ce genre de blague pour simplet: "nous avons besoin d'une issue positive". Ou encore en reprenant la mendicité lycéenne: "dix milliards", on va pas se disputer pour des bouts de chandelle quand on en est à 3500 milliards de dette! Aux commerçants spoliés, il suffit de leur faire un chèque, on va pas pinailler pour des bouts de chandelle !2

De même cela ne lui coûte pas cher de mentir : "nous ne dirigeons pas le mouvement lycéen, c'est lui-même qui décide avec ses syndicats". On ne sait pourtant pas qui décide quoi. Ce qu'on sait, c'est qu'il place ses petits boyards (petits chefs militaires) et ses enturbannés tricolores devant les manifestants. Les arguments sympas donnés à ses petits boyards sont l'insulte: oui, on peut traiter les flics de bâtards (ACABEUH), c'est de bonne guerre, le premier ministre est un pauvre type et un gugusse. Toujours cette capacité mélenchonesque à empêcher toute réflexion politique en sponsorisant l'attaque des personnes avec des promesses invraisemblables. Il évite d'aborder la nature des pillages qui n'ont rien à voir avec la misère.

Vantard et menteur, il excelle dans l'esbroufe, déformant et tordant à l'envers faits et drames, et surtout, ce pourquoi il est réactionnaire: il pose au meilleur défenseur de la "démocratie" bourgeoise. Le fait révolutionnaire, insoumis par excellence, c'est de voter ! C'est lui enfin le principal démagogue de la jeunesse et du jeune lumpenprolétariat. C'est lui, le gourou révélé des ânes de LFI, qui accompagne et soutient ce dit pourrissement que le gouvernement a laissé se développer. LE MONDE décrit bien ce qui n'a rien à voir avec la pauvre théorie du pourrissement façon Mélenchon, un mode de décomposition, anti-parti à la LFI et nihiliste: "Les objectifs des petits rassemblements autonomes qui se forment dès la matinée ? Avancer vers l’Élysée, la place de la Concorde, ou Opéra, aussi loin que possible. Il n’y a pas de cortège, pas de chef, pas de but véritablement défini, juste des individus en mouvement, aux pieds légers. « Grève, blocage, manif sauvage ! », clame-t-on derrière les masques en galopant vers l’avenue de l’Opéra".

Malgré les discours fades de la mère Le Pen et d'un président en fin de règne sans solution, l'État peut se reposer pour l'instant sur une opinion publique tétanisée et une colère lycéenne dispersée et dubitative. Combien de temps ? Outre une dénonciation médiatique hystérique, disproportionnée et confuse sur les causes, de destructions très disproportionnées, et d'émeutes très mal contrôlées, en effet, le bordel de samedi permet à l'État de poser au chevalier blanc, même s'il reste soupçonné d'avoir accumulé les braises. On se rappelle, ma génération, du "pompier volant", Red Adair, américain devenu célèbre par l'utilisation de sa méthode pour stopper les incendies et les fuites géantes de pétrole ou de gaz, en posant un explosif à la source. Hélas, les grenades de désencerclement et de lacrymogène n'y suffiront pas.

Osons trois leçons pour un bouleversement qui n'en est qu'à son début:

Première leçon, au-delà de l'émeute – même si des manipulations de l'ombre sont toujours possibles (le comique Vance taxe notre immigration) –, c'est une confirmation de la perte de contrôle politique du terrain social, car l'émeute, même vilaine, manipulée ou pas,, exprime l'état de déliquescence de la société capitaliste actuelle. Pour preuve, radico Mélenchon et radiquette Sandrine Rousseau n'ont pu cacher leur désarroi3. La gauche spectatrice n'a pas d'explication satisfaisante, sauf: tout est de la faute de la police (dont elle se servirait autant si elle était au pouvoir). Et il n'y a que le roi des faux-culs pour prétendre qu'il y a trop de policiers.

Deuxième leçon, pour ma part, liquider politiquement Mélenchon à son tour après avoir ciblé Bardella (mais c'est pas gagné). Mélenchon lui-même donne tous les jours un bâton pour se faire battre. Il vient de déclarer qu'il va mettre au pas l'administration et "la nettoyer", discours qui fait radical pour de jeunes idiots suivistes mais de nature à terroriser les vieux électeurs qui, en plus, avec les déclarations policières de toutes les cliques de droite qui étalent un affolement calculé, choisiront celles-ci en cas de panne du RN. Son arrogance pateline et vantarde de ce soir n'entamera pas la certitude des aveugles qui l'adulent, mais il en sera pour ses frais, les industriels et grands bourgeois ne cesseront pas de le considérer comme un petit bourgeois plein de plumes.

Troisième leçon, qui est liée à la perte de contrôle politique étatique et de l'encadrement de la classe ouvrière, une violence urbaine, pourtant ancienne avec des comportements antisociaux qui s'aggravent et en particulier lors des compétitions sportives, surtout de football. Les forces de l'ordre en France sont incapables d'une répression efficace contre la violence des racailles. Le fiasco de la finale Liverpool-Real Madrid au Stade de France en 2022 en avait été une illustration parfaite. La théorie du maintien de l'ordre "à la française" se base sur une répression violente et principalement réactive.


PRELIMINAIRES POUR UN POURRISSEMENT OU SIMPLE SABOTAGE?

On nous annonçait la veille une révolution plus ou moins rajaunie. Les journalistes nous assuraient que le pouvoir tremblait. On allait voir ce qu'on allait voir. Une levée du peuple: gilets jaunes, avec la plupart de leurs chefaillons improvisés devenus électeurs du RN, des paysans, des routiers, des porteurs de valise du Hamas, accessoirement lycéens et étudiants pas encore partis en vacances. Dès l'aube on annonça des filtrages aux carrefours de filets jaunes rescucités.

Dès la fin de la matinée tout était clair pourtant. Le ministre, avec ses conseillers flics, avait mis en place une technique très efficace: la nasse. Elle est toujours utilisée lors des diverse manifs d'ampleur. Cela consiste à fragmenter les troupes de manifestants par des cordons policiers, les empêchant de rester un corps uni. Vous restez coincé et ils ne vous laissent pas sortir de la nasse. Vous êtes cadenassé, sans jeu de mots. Mes deux lycéens interviewé en ont fait l'expérience pendant cinq heures.

Pour ce terrible jour plein de fantasmes journalistiques (le chaos) la théorie de la nasse fût élevée au rang d'une science stratégique imparable. Il a suffi de laisser se masser en matinée les premiers arrivants, surtout jeunes excités à l'idée d'un grand soir supposé après tant d'annonces d'une collection de catégories sociales, pour qu'ils se prennent pour l'avant-garde d'une vraie révolte générale. Sauf qu'ils se sont vite rendus compte qu'ils étaiet cadenassés, c'est à dire coupés de la manifestation officielle des chars de carnaval inoffensifs des cliques syndicales (la CGT seule cette fois-ci). Il a suffi de lancer leurs barbouzes immédiatement suivis par les marginaux lumpen ou clochards sans tête et à leur suite quelques naïfs lycéens. Cela, gaza, jeta et enfuma la place dite de la République.

Après quoi, surtout si vous n'avez pas compris, il suffit de suivre le déroulé du bourrage de crâne des employés du journalisme d'Etat. Un premier déplore une atteinte à la démocratie par les black blocs qui, non seulement empêchent de manifester le gros des troupes pacifistes, mais en quelque sorte leur interdisent de s'exprimer, ce fameux droit démocratique limité aux traîne-savates syndiqués. D'ailleurs la nasse dure au point que le même employé rajoute qu'ils empêchent scandaleusement la manif de démarrer.

Plus les bagarres enfumées durent dans la nasse, plus les employés de la propagande affichent leur honte parce que tous les médias étrangers nous voient. Il leur faut aussi restituer la vérité, via CNEWS, ce sont tous des fils à papa qui aiment casser pour casser, se gardant pour l'heure de cibler les arabes et les noirs de banlieue. Pourtant, tout finit par se savoir, dès que les masques tombent; une bonne partie descend de la Seine Saint Denis.

UNE SEULE CONSIGNE: NE PAS INTERVENIR

L'imagerie officielle fait un petit tour en province pour découvrir, avec stupeur, que l'utra-gauche enfonce le portail de la mairie de Marseille. Ils y mettent du temps et comme un quidam pose la question: pourquoi la police n'intervient-elle pas? Elle est absente face à la plupart des rues commerçantes vandalisées. Elle fait de la figuration face aux agitations des lumpen de banlieue; surveillée par les juges si elle tape trop fort. C'est le monde à l'envers; la racaille a tous les "droits démocratiques" de casser. Les gardes à vue sont pleines, donc pas de souci. Des vitrines sont défoncées, il ne faut pas l'ombre d'un crs pour que la vue des dégâts ne soit pas brouillée pour la France moyenne. Un syndicaliste policier, pas très intelligent répond: "vous ne vous rendez pas compte, si on intervient on est tout de suite entouré par une centaine qui vont nous lyncher (ce qui est très improbable car dès que dix flics chargent ils s'envolent tous comme des mouettes), mais ce benêt lâche le morceau: "on a ordre de ne surtout pas intervenir"4.

Toujours en gros plan sur la nasse de la place, le cameraman de service zoome sur une policière qui trébuche et semble avoir été victime d'un lancer de pierre; soutenue par ses collègues, elle ne semble pas très atteinte. Dans les minutes qui suivent va passer le sous-titre à répétition: un policier blessé par les manifestants; possible que cela efface la gêne provoquée par l'absence de chiffres vérifiables de nombreux policiers dits amochés. Voilà cet autre employé, en voix off, qui s'indigne encore que la manif soit empêchée de commencer, mais là, c'est indubitable, juge-t-il, on assiste à une insurrection, une guerrilla... ces imbéciles sont incontrôlables. Des boutiques sont déjà pillées. On annonce qu'une armurerie a été enfoncée. Tremblez braves gens dans vos chaumières! Et cet autre de déplorer: voilà avec ces dégâts de l'ultra-gauche, toutes les revendications ont disparues, ces gens sont venus pour casser.

En sous-titre apparaît une révélation ébouriffante: "La possibilité que l'ultra-gauche fasse dégénérer dans les collèges", d'après l'entourage de M. Nunez (hi hi). On va être abreuvé ensuite d'images d'incendies non plus de simples poubelles mais de bâtiments (très peu de voitures). Le suspense continue, on nous informe qu'à Bordeaux se déroule une manif sauvage de lycéens et de gilets jaunes. Lepremier indigné revient au crachoir: si çà se développe ça va foutre en l'air le mouvement social! Il aurait pu préciser que c'est déjà le cas. Les sous-titres de CNEW ne varient pas: PILLAGES ET TENSIONS. Les quatre chaînes montrent maitenant des avenues vides. A 17H20, BFM sous-titre: MANIFESTATION TERMINEE. VIOLENCES A PARIS.

Depuis le début de l'après-midi jusqu'en soirée pas une seule image de la foule manifestante. En soirée non plus, zoom sur des poignées de flics cavalant et incendies de poubelles rougeoyantes dans la nuit. Une pensée pour les sociétés Sulo, Contenur, Craemer, et Ese, fabricants de poubelles dont les usines tournent à plein régime, rapportant des millions d'euros de bénéfices payés par les contribuables. Une pensée aussi pour les fabricants de vélos de location.

LCI ajoute: HEURTS ET PILLAGES EN MARGE DES DEFILES, puis: "PLUSIEURS CORTEGES SAUVAGES AU COEUR DE PARIS.

LECORNU parte à 20H: "Nous ne nous laisserons pas intimider". Un beau lapsus car il va plutôt comme un gant aux lycéens et révèle plutôt la peur du gouvernement. Sa dénonciation d'une "violence d'une extrême intensité" montre ses limites de vocabulaire et n'a pas de quoi effrayer une mouche.

Les désordres ne sont pas terminés à 22H mais toujours pas d'images des nombreux manifestants encore sur place. Série de gros plans sur les incendies, et commentaires moralisateurs et généralistes par flics et généraux en plateau.

Lundi rebelotte mais les médias n'ont qu'une bande de zonards et quelques lycéens qui s'ennuient en vacances pour filmer deux ou trois brasiers et zoomer sur une charge policière. La soirée TV est réservée aux grands clowns: Le Pen, Philippe, Mélenchon suivi de Zemmour et enfin Jupiter, l'air hébété devant son pupitre d'écran.

A bientôt pour d'incertains lendemains. Albanie, Belgique, Italie, la révolte des "jeunes" gronde...



TEMOIGNAGE DE DEUX LYCEENS DE 17 ANS (Y. et M.)

(papy devant sa télé et les jeunes au charbon)


JLR: Je vous résume mon avis. La préfecture a parfaitement organisé le pied par le système des nasses. Sur ce point Mélenchon a vu juste tout en restant à cette généralité idiote que tout serait la faute de la police. L'émeute, plus ou moins préparée ou favorisée, a toujours un formidable moyen de manipuler les foules et de baiser l'opinion publique. Mais dans l'ensemble quelle a été votre perception?

Y.: une joie permanente malgré le fait qu'on était nassés et noyés sous les gaz. Il y a eu des blessés des deux côtés et un mort.

JLR: tu es sûr?

Y: oui mais chuuut... bon les black blocs c'était vraiment une minorité ça n'explique pas tout. Les ruesétaient remplies partout. C'était énorme gare du nord et gare de l'Est. Nous on est resté prisonniers cinq heures dans la nasse au départ de République. On en était réduit à la confrontation incessante avec les CRS, ils nous chargaeint mais on les chargeait aussi. Quand ils ont enfin consenti à nous laisser passer pour rejoindre la grande manif, ils nous ont fouillé au corps et nous ont piqué masques et lunettes.

JLR: de mon temps cela constituait la preuve qu'on était des casseurs avec en prime un coup de bidule. Des sources dans l'environnement de Nunez (rires) ont fait savoir que des black blocs seraient venus de Londres et de Berlin, vous en avez entendu?

- non, c'est le fantôme de l'étranger

JLR: la cinqième colonne...

Y: on s'en fout, c'était noir de monde et dans toutes les rues avoisinantes...

JLR: moi j'ai rien vu de tout ça, les quatre chaines d'infaux n'ont montré, et systématiquement, que les incendies. Mais vous avez pas hote d'avoir pillé?

M: mais c'était pas nous, pas les lycéens, pas les jeunes, pas les manifestants, mais les mecs en insécurité sociale.

(ils me montrent leurs portables avec images et films pour prouver leurs dires).

JLR: à votre avis ça va reprendre après les vacances?

Y: une autre manif est prévue par les syndicats...

JLR: oui mais ça c'est un éteignoir classique des pompiers syndicaux...

Y: on verra, mais c'était vraiment une manif de convergences.

JLR: en coursde route vous avez pourtant oublié vos revendications pour un comportement anti-étatique?

Y: c'est pas vrai, regarde tout au long du boulevard Magenta l'exhibition de centaines de panneaux en carton...

JLR: pourquoi vous avez toléré le drapeau palestinien et le drapeau nationaliste français?

Y: tu peux pas dire ça, nous les lycéens en lutte on ne peut pas rester silencieux pendant que se déroule un génocide en Palestine.

JLR: mais vous soutenez le Hamas et un Etat palestinien! c'est de la foutaise,, l'Etat facho israélien, soutenu par le grand Satan débile, ne le permettra jamais en tant que puissance régionale.

Y: si on doit soutenir...

JLR: non, vous soutenez ainsi le Hamas qui n'est aucunement le représentant du peuple palestinien, vous reprenez les conneries de Mélenchon. Et le drapeau tricolore, franchement vous pouvez pas vous débarasser de ce machin de Mélenchon qui vise à intégrer mais nationalement les immigrés? En 68 on n'a jamais vu ce machin tricolore ridiculiser nos manifs.Revenonsà la composition du défilé et à l'ambiance.

Y: toutes les catégories de la population, parents, médecins, profs, même des vieux. On déferlait. On assiégeais Paris. On était partout, à Concorde, à Bastille...

JLR: comment vous le saviez que vous étiez partout?

M: nos téléphones... on s'est même approchés de l'Elysée.

JLR: et cette histoire de mains arrachés, c'est les gars qui ont fait eux-mêmes la connerie de les ramasser?

M: pour beaucoup de jeunes c'était leur première manif et ils ne sont pas habitués aux précautions, en plus des grenades ressemblent à celles de désencerclement.

JLR: et les pillages, c'était qui?

Y: pas les lycéens, c'est une récupération des marginaux, piques-assiette des banlieues, on les voyait surgir en bandes, plutôt des adultes masqués.

JLR: ouais je me rappelle un ancienne manif où ils étaient desendus de leur banlieue pour piquer le portable des lycéens. Et vous n'en avez pas profité vous aussi pour piquer des vêtements ou dessacs de marque?

M: pas du tout, on se tenait à l'écart. En tout cas dans notre foule il y avait une véritable solidarité.

JLR: allez dites-moi la vérité, dans l'ensemble vous aviez fini par vous en foutre de vos revendications, c'était l'ivresse de combattre l'Etat comme les anars... car de toute manière l'éducation nationale est naze, ils n'ont plus de fric et préfèrent avancer 70 millions à Zelenski. Dans tous les domaines ça bloque. Aucun aspirant préésident n'est crédible ni n'aura de solution réelle, pourtant ils se battent comme des chiens pour une place qui ne va plus être enviable.

Et vous l'avant-garde de mes vieux jours, à un moment, vous ne pouvez plus être de simples lycéens mais des acteurs de rue, du combat social, qui pensent politiqument...

Ils rougissent:

M: oui un peu comme les anars.

JLR: la révolution c'est pas l'émeute?

M: non.


NOTES


1 Merde à l'historien maquignon Jean-Claude Bourdin qui a récusé cette notion, Sur le pape du lumpen, l'édifiante démystication du faux discours révolutionnaire: «Il va falloir qu’ils obéissent» : comment Jean-Luc Mélenchon compte mettre l’État à sa botte

2L a mère Le Pen apparaît plus logique, avec une réflexion proche de celle des lycéens: faut arrêter de donner 70 milliards pour la guerre en Ukraine!

3Madame 2% Tondelier résume bien la confusion et la gêne des élus de la gauche bobo: « J’en ai ras-le-bol de la doctrine de maintien de l’ordre dans ce pays. Il faut la revoir et vite car ça finit par être une atteinte aux libertés publiques et, en plus, cela met tout le monde en danger : les manifestants et les policiers. » « J’en ai ras-le-bol de la doctrine de maintien de l’ordre dans ce pays. Il faut la revoir et vite car ça finit par être une atteinte aux libertés publiques et, en plus, cela met tout le monde en danger : les manifestants et les policiers. »

4 Le lendemain, dimanche matin s'élèvera une polémique portée par plusieurs maires: pourquoi les policiers ont-ils laissé piller les magasins? Avec le même genre de réponse: ils ne pouvaient pas être en même temps au four et au moulin.