"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

samedi 10 octobre 2009

LA REVOLUTION POURRA-T-ELLE ETRE ENCORE D’ACTUALITE AVEC LE CERCLE PERSPECTIVES INTERNATIONALISTES ?

(La vision de cette réunion par Candide)

Je suis blonde aux yeux bleus et je m’appelle Candide. Moi, prolétaire, j’ai assisté pour la première fois de ma vie à une réunion de maximalistes à l’AGECA à Paris, rue de Charonne.

Arrivant en retard, je fus surprise de trouver une assemblée d’une vingtaine de personnes autour d’une table qui me firent penser d’abord à une réunion d’employés de bureaux ou de parents d’élèves, chacun parlant à tour de rôle.

Le sujet de la réunion portait sur l’analyse de la crise capitaliste, et, malgré quelques interventions centrées sur des questions de boutique sur l’importance de la baisse tendancielle de profit ou de l’analyse de la limitation des marchés capitalistes, la discussion s’orienta naturellement sur des questions plus politiques. Quelques plaisanteries, lancées à droite et à gauche comme dans une cour de collège, affaiblissaient la discussion alors que je m’attendais à un certain sérieux par rapport à la gravité des problèmes de la classe ouvrière. Je pense que les problèmes du prolétariat ne vont pas se résoudre avec des réunionites comme celle-ci. L’ensemble des personnes présentes révélait une certaine expérience militante et des connaissances intellectuelles dans les domaines économiques et politiques. Je m’attendais à une réunion où on allait mettre en avant des propositions pour la période après la révolution, dite de transition, et de plus dans un minimum de sérieux. Et on ne rit pas bêtement, merci.

Michel Olivier, pour un groupe nommé BIPR, s’exprime avec beaucoup de « je pense ». Je sens qu’il manque de conviction. La classe ouvrière est au niveau zéro pour lui. Beaucoup de banalités de sa part sur le fait que la classe ouvrière serait différente des années 1960. On n’est plus certes en mai 68, ce n’est plus le même monde, mais les ouvriers sont toujours dans la merde. Il n’y a rien de nouveau. Michel ne m’apporte rien de nouveau dans son discours. Il a tort, à mon avis, de voir l’émiettement des révolutionnaires comme un simple miroir du désarroi de la classe ouvrière.

M.Lavoine a fait une analyse érudite sur la question économique avec le souci de réunir les opposants au capitalisme. C’est dommage qu’il ne s’exprime pas avec plus de passion parce que ce qu’il disait était intéressant.

Jean-Louis Roche a défendu que l’on ne pouvait juger du niveau de conscience de la classe ouvrière sur ses seules grèves, l’expression de cette conscience se traduit dans le refus de suivre les grèves bidons et, d’autre part, les commentaires sur le web en particulier, contre les grèves fantômes, sont très critiques des votations et autres consultations citoyennes de la gauche bourgeoise.

Dans le même sens, Guy Sabatier contredit Michel Roger en définissant la diversité du prolétariat moderne, avec ses couleurs différentes, ses cultures différentes, avec pas forcément les mêmes luttes que dans les années 60 et 70, mais avec cette volonté indéniable de mettre en commun des expériences plus internationalistes dans le sens de renverser le système.

Un camarade hollandais, dont j’avais du mal à comprendre le français, parla avec passion de la gravité de la situation, de la nécessité de réagir, d’arrêter de discourir.

Cela ronronnait cependant. On passait d’une personne qui parle à une autre, il ne se passait rien, il n’y avait pas vraiment d’échange. Certains posaient des questions justes mais chacun restait centré sur son propre discours. Tout le monde écoutait attentivement mais pas avidement. Certains semblaient dormir ou se satisfaire de ce qui se disait. Guy Sabatier avait parlé justement du fait qu’il n’y aurait plus d’alternative au capitalisme, soulignant qu’on voyait se développer une psychose avec le danger de désespoir et de suicides (pas seulement d’ingénieurs mais aussi de chômeurs) parmi les prolétaires et aussi des massacres comme on l’a vu en Guinée.

Un professeur semble par après focaliser l’attention à la suite de Guy par son témoignage sur le problème social généraliste et éducatif dans sa corporation où il pensait dévoiler une vision des jeunes comme ne respectant plus rien. Son discours montrait, d’une façon peu originale, que les valeurs ont changé. Il nous témoigna qu’un étudiant lui avait répondu : « mais pourquoi il ne veut pas être patron celui-là? ». Le professeur voulait signifier que nous n’étions plus à la même époque que par le passé. Ce qui était, selon moi, parler à nouveau pour ne rien dire. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. Il n’y a pas que des abrutis dans la jeunesse. De même qu’il n’y a pas que des abrutis dans les prolétaires. C’est une façon de baisser les bras dans la société actuelle. Et cela ne me surprend pas de la part d’un enseignant.

Sans avoir le courage de nommer Jean-Louis Roche, Raoul Victor a commencé à se moquer de ceux qui insistent sur la nécessité de revisiter le passé par l’écrit en disant que ces gens passent leur temps à remuer la poussière. Et puis il a sorti des âneries sur le logiciel libre. Ce à quoi le représentant du CCI lui a fait la remarque que, derrière le logiciel libre, il y a des sociétés qui se font beaucoup d’argent. Dans le même sens, Guy Sabatier a cassé ce discours sur la soit disant révolution technologique, complètement hors propos. Il a fait rire la salle en évoquant des cas de pannes de fibre optique qui avaient nécessité une journée entière de réparation. Michel Olivier s’est aussi démarqué des bêtises de Raoul sur le sujet.

La discussion d’une façon générale, à travers le questionnement sur une insuffisance de leçons tirées de l’effondrement du faux communisme à l’Est, a porté son insistance sur la nécessité de parler à nouveau, ou de se pencher sur la théorie de la transformation de la société, singulièrement abandonnée depuis longtemps. Il est temps d’y venir au bout de deux heures de bla-bla… Je suis déçue de voir que les personnes présentes se contentent de discourir aussi longtemps chacune mais ne cherchent pas plutôt à faire des réunions pour proposer une alternative. J’ai l’impression que ces discussions sont vouées à avorter. Pour moi, le travail de réflexion, de lecture pour la connaissance des problèmes du prolétariat devrait se faire en amont de manière à avancer et d’être à même de proposer des plans d’action. Raoul Victor et ses toiles d’araignée se moquait des questions de fond ; lui aussi il ne proposait rien. Il était mal venu de critiquer tous ceux qui apportent par leur contribution écrite le rappel des leçons de l’histoire.

Contrairement à Jean-Louis Roche, je n’ai pas perçu les participants à cette réunion comme des éclopés, mais comme des gens sincères mais marqués par un manque certain de dynamisme qui laisse un mauvais présage pour la défense de la cause du prolétariat.

J’ai apprécié la prestation de Rose qui a su, à la fin de la réunion, faire un compte-rendu de l’ensemble de ce qui avait été dit. J’ai été surprise de sa remarque concernant la psychose dans la classe ouvrière qu’elle semblait ne pas avoir comprise à travers l’intervention sensée de Guy Sabatier. Mais Guy Sabatier c’est quoi cette psychose ? Et laissons de côté cette notion psychologique. Il n’y a pas de séparation d’intérêts entre prolétaires actifs et prolétaires exclus de la production. Il faut prendre en compte le sentiment d’isolement des chômeurs qui ne sont pas opposés aux travailleurs, ni individualistes. Apparement personne dans cette salle n’avait été au chômage, et ne se rendaient pas compte de l’isolement et de l’exclusion du chômeur qui ne fait plus partie d’aucun groupe « social » ; il n’est plus reconnu socialement ni par les syndicats ni par l’Etat ni par personne. Il reste dans sa merde. Il n’est pas un émeutier professionnel comme les gauchistes altermondialistes. Il est temps aujourd’hui d’inclure les chômeurs dans le combat des prolétaires actifs, de les associer aux réunions. Tous les partis politiques actuels sont pourris mais pourquoi n’en fondez-vous pas un autre pour tenir le langage de la vérité? Quand serez-vous prêts à agir ?

Candide

jeudi 8 octobre 2009



Inglorious Basterds :


L’antifascisme vengeur enseigné aux jeunes et aux racailles



Nous les politiques maximalistes on nous accuse toujours de ne jamais nous distraire sans vigilance critique, de considérer toujours le cinéma comme un instrument de propagande de l’oligarchie bourgeoise dominante. Comme quoi, fesses serrées et un tantinet paranoïaque (j’allais dire un Tarentino), nous ne saurions aucunement nous détendre, soit en tant qu’intellectuels asexués, soit en tant que bedeau d’une quelconque secte eggregore. Tout cela est faux, nous rions comme tous les publics si le talent est là. Nous nous laissons aller sur le fauteuil et oublions nos soucis journaliers si c’est vraiment délirant. Le dernier film de Tarentino ne peut éliminer les deux dimensions pourtant: le plaisir de se laisser plonger dans une œuvre artistique déjantée mais en même temps - parce que le sujet est au cœur de la plus grande tragédie du XXe siècle - un questionnement ne peut manquer de surgir sur la « leçon politique » qui transparaît quand même et qui explique l’entier soutien des financiers du movie.



Inglorious Basterds débute dans la France occupée où Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent) assiste à l'exécution de sa famille par le colonel nazi Hans Landa (Christoph Waltz superbement cynique mais il ressemble trop à Adamo et du fait de sa subtile perversité, le jeu de l’acteur finit hélas par nous le rendre sympathique). Shosanna parvient à s'échapper et on la retrouve adulte dans un Paris occupé où elle se construit une nouvelle identité en tant que gérante d'un cinéma ; ce qui permet à Tarentino de truffer son histoire délirante de coups de chapeaux aux plus grands cinéastes de Pabst à Lang. Simultanément, ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) forme un groupe de soldats juifs spécialisés dans des actions ciblées – qui empêchent Hitler de dormir - qui consistent à scalper les nazis abattus sur leur propre territoire. Le chef du groupe des vengeurs, Aldo l’Apache est le seul non-juif, qui veut « transformer l'antinazisme en guerre sainte », sans cacher sa propre ambiguïté et absence de morale ; avant-guerre il était un « vrai apache » (= voyou en France) membre d’une mafia dans le Tennessee (clin d’œil de Tarentino à la complicité de la mafia sicilienne avec l’armée US ?).


Connus par un Hitler terrorisé sous le nom de The Basterds, Raine et ses hommes vont faire équipe avec l'actrice allemande et agent double Bridget Von Hammersmark (Diane Kruger) pour tenter d'assassiner les leaders du Troisième Reich. Ils vont ainsi croiser Shosanna qui mène sa propre vendetta à Paris pour venger l’assassinat de ses parents exploitants agricoles cachés par un paysan français qui avait fini par les dénoncer.


Il n’y a rien du bon Schwarzenegger chez Tarentino – la série des Terminator est excellente elle en ce qu’elle ridiculise la violence individuelle. Tout à sa volonté de gagner à l’antifascisme les casquettes à l’envers (et la tête aussi) des tarés des banlieues, Tarentino fait lui l’apologie de la violence individuelle (conçue comme rédemptrice): ricanements des Basterds dans des scènes qui recréent plus la zone à la périphérie des villes modernes que les champs de bataille de 39-45 ou les culs de basse fosse des camps d’extermination, joie de fracasser les crânes de nazis à coups de battes de base-ball, jubilation de scalper les victimes pour faire plaisir au chef dans sa guerre sainte antinazie. Nos racailles de banlieue sauront quoi faire si on leur dit qu’il y a un nid de nazis dans le quartier (même si ce n’est pas vrai)… ou s’il faut défendre la patrie, à coups de battes de base-ball ! N’oublions pas que le cinéma continue à s’adresser au 15-25 ans !


Quand la violence fait son apparition, elle est fulgurante, sale, déchirante mais jouissive pour le spectateur (la salle rit en général devant les pires éclaboussements d’hémoglobine). Rien d'étonnant à ce que la véritable vedette de l'histoire échoit à ce colonel S.S. fin lettré, polyglotte, subtil stratège et tenace détective, mais qui est trop humain tant la ressemblance est frappante avec le chanteur belge Adamo.


Pour ceux qui réfléchissent il y a par contre un autre clin d’œil de l’anar Tarentino. Tout est ambigu dans les guerres capitalistes, surtout celles qui se proclament antiracistes après coup. Pour traverser ces sales guerres, il faut obéir aux consignes les plus inhumaines des Etats en guerre, mais tout criminel galonné sait qu’il doit se préparer une sortie au sein du camp victorieux. En croyant devoir se comporter comme les ennemis dont ils ont une vision tronquée, ces commandos juifs emmenés par le métis texan revanchard (Brad Pitt) sombrent dans la pire caricature. On pourra même imaginer à la fin que ce sont eux qui vont se la couler douce dans une île à la place du colonel SS Adamo qui croyait avoir bien négocié son recyclage.


Une guerre consiste avant tout en un conflit politique déguisé dans lequel s'embarquent de belliqueux bourrins avides de sang et assurés de défendre la vérité nationale et raciale. Cela ne nous gêne pas que Tarentino viole l'Histoire (que nous ne contrôlons pas en général), mais l’ambiguïté demeure d’une logique infernale où l'action, même complètement déjantée, reste éminemment plausible. Il fait se confronter en permanence le prévu et l'imprévu. Si l'impression de ne pas tourner rond se fait parfois ressentir, c'est précisément parce qu’il faut maintenir la tension. On ne sait jamais qui va l’emporter entre les méchants trop caricaturés et les gentils antifascistes qui finissent par employer les mêmes méthodes que les fascistes. Les maquillages outrés des personnages historiques ont leur sens, n’introduisent pas une dimension grotesque : ils reflètent la représentation fantasmatique du nazisme que le bourrage de crâne bourgeois a imprimé dans nos têtes. La salle de cinéma où l’état-major hitlérien va être carbonisé recrée l'espace concentrationnaire et en compile toutes les déclinaisons : chambre à... feux, fosse d’exécution sommaire, labo d'expérimentation. A la représentation fantasmatique des méchants nazis, succède comme seules causes de la guerre une vengeance avec les méthodes nazies mais pour rappeler que, dans la réalité, chambres à gaz, fosses d’exécution sommaire, ont bien été la réalisation des nazis, délaissant les vagues de bombardements alliés et Hiroshima.


Dans cette improbable vengeance historique des races flouées et exterminées, Tarentino associe la directrice juive du cinéma à un technicien noir, Marcel qui déambule en pleine rue et vient travailler au cinéma comme un ouvrier (antifasciste) lambda alors qu'il fait partie d'une frange de la population qu’on imagine mal en liberté sous le régime pétainiste et nazi et encore moins mener un combat « antiraciste » à l’époque.


La vengeance des « peuples de couleur » et des juifs nous réjouit d’un côté par son aspect « naturel » et « mérité » mais nous attriste de l’autre : elle n’est qu’un remake de la grande vadrouille avec Bourvil, et de tous ces films franchouillards d’après-guerre où les héros faisaient les malins et se moquaient des occupants, pour donner bonne conscience à la population de l’hexagone si accommodante et si frissonnante peu avant sous l’œil du brave Maréchal cire-pompe d’Hitler. Seule différence avec nos navets revanchards, la vengeance posthume est beaucoup plus gore avec Tarentino. Les méchants nazis sont facilement caricaturés et on va les brûler aussi facilement que les juifs dans un remake d’OSS 117 et des vieux films d'espionnage de guerre avec les mêmes codes, les anglais déguisés en allemands qui se font baiser sur des détails d’accent ou de quantité de whisky. Tarentino va convaincre les racailles des banlieues qu’il faut s'abaisser au rang de brute pour combattre les brutes. A la fin on en est à se demander qui sont les basterds entre le nazi qui se fait étriper et le "bon apache" antifasciste sadique qui en sort sans un remord pour reprendre ses activités de maquereau dans le Tennessee.


Avec Tarentino, ce qui importe dans son cinéma est que le spectateur sorte secoué, pas qu'il réfléchisse. N’est-ce pas là le fin fond de la de la distraction ?


lundi 5 octobre 2009

LA VOTATION CITOYENNE « EN CARTON »

ET SES RATES

Merci aux nombreux commentateurs qui se sont moqués sur le site de Libération de la victoire « citoyenne » de 2,12 millions de vote de rue à 90% contre la privatisation de la Poste. Voici d’abord ma réaction et un choix des multiples réactions qui prouve que l’imbécillité ne progresse pas malgré les urnes en carton de mère Aubry et son petit Besancenot. Il y a de l’espoir que les urnes classiques continuent à être désertées surtout après la victoire de la gauche oligarchique en Grèce.

Quand les électeurs désertent les urnes...

... 60 queues de la gauche caviar viennent les fourrer sur le trottoir avec pour seule question "capitalisme ou capitalisme", "vieille bureaucratie sordide ou privatisation anarchique". Encore bravo aux écureuils anarcho-syndicalistes, à Tintin Besancenot et à la gauche oligarchique!Et la grève "illimitée" de la poste pour laquelle sifflaient nos braves syndicalistes gauchistes, elle est passée où?
Dans les deux cas il s'est agi encore et toujours de déposséder les prolétaires de tout avis sérieux sur l'avenir de la société!


Lundi 05 octobre à 17h16



* votation... vote.... ? c'est quoi ce terme de "votation" ? C'est pour donner plus de style au truc, se la jouer différent, pour que ça fasse "mieux"....?

* pourquoi on ne parle pas, plus simplement, de "vote" (ce que c'est, quoi). En plus on y adjoint le qualificatif de "citoyenne"... ah ouais, tout de suite "votation citoyenne" ça fait beaucoup plus classe, y'a pas à dire. Ca en jette. Le marketing touche même le domaine civique.... c'est top, j'adore. Comme ça qu'ils appellent un vote en suisse.


* Je ne comprends pas pourquoi libé s'acharne à utiliser le mot "votation" que je trouve personnellement ridicule. Au sujet du vote il s'agit de quoi exactement ? C'est la pétition que les syndicalistes faisaient signer aux petites vieilles à la sortie des super-marchés la semaine dernière ?


* Sur le forcing au niveau des urnes... En ce qui me concerne je suis pour la privatisation de la poste et je n'ai pas été voter. J'irai voter si un référendum officiel est proposé.
Pas envie de perdre mon temps à donner mon opinion dans un vote biaisé/militant.
D'autant que l'avis du public pour la Poste si c'est le même que celui qui a plébiscité la re-présentation du colis/recommandé le lendemain en cas d'absence, j'ai pas honte de dire qu'il ne me représente pas. Si je suis pas là un matin parce que je bosse, le lendemain à la même heure y a de fortes chances que je n'y sois pas non plus...Mais non à chaque fois que je reçois un colis il faut que j'attende 3 jours pour pouvoir faire la queue une demie heure pour finir par avoir mon colis qui a été envoyé presque une semaine plus tôt ! "L'avis de la majorité des français" m'a dit la guichetière. Que ce soient des services bancaires ou postaux, je n'ai que rarement été satisfait par les performances de La Poste, une privatisation donnerait un petit coup de pouce, quitte à choisir j'aurai cependant commencé par la SNCF avant la poste...


* Le gouvernement...conforté! Par souci d'honnêteté, je tiens à précisé que mon vote a eu lieu juste après la clôture du scrutin... Connaissant l'éthique à gauche concernant les élections, je vous remercie de noter que le résultat final est 2123716 et non 2123717... En tout cas je suis ravi que plus de 2 millions de personnes soit contre une privatisation que personne ne demande... C'est un solide soutien pour le gouvernement qui ne veut pas privatiser!



* Je me suis laissé dire qu'une certaine Martine A. de Lille plus connue sous le sobriquet de "Endive Triste" aurait également vu son vote compté deux fois et demanderait un recompte général voire un récolement ...


* Boire ou voter...il faut choisir!


* C'est extrêmement important d'occuper la population avec des conneries... Pour la population qui pense qu'elle s'exprime, pour la gauche qui se sent utile, pour les journaux qui titrent: "Les français, le gouvernement et l'ensemble des partis politiques contre la privatisation."Vive la France!



* La Poste et les écolos.. Seules alternatives à la gauche molle ? Une fusion La poste-Écolos pour 2012 serait-elle la seule solution pour échapper à 5 nouvelle années de Tsarkozie ?
Messieurs-dames du PS, prenez exemple, innovez, cette consultation du peuple et son succès est un des meilleurs exemples montrant que les français n'acceptent plus les réformes du gouvernement ! Bravo ! Population électorale Française : 48 millions
Abstention : 95.6%
Blancs ou nuls : on sait pas bien
Suffrages exprimés : 100% en faveur du Non. En 2009, Kim Jong-il fut réélu dans la 333e circonscription, officiellement avec 100% des voix et un taux de participation de 100%. «Ce rassemblement historique doit se poursuivre», indique la déclaration commune. C'est une manière de reconnaître que cette votation est sans contenu concret ni fondement juridique. Juste un coup de com sans lendemain. Quand le PS aura fini d'épuiser son crédit avec des plaisanteries de ce genre, il lui restera à participer au rendez vous démocratique qui se tiendra au parlement car la république c'est la loi et la loi reste à voter.


* Est-ce que :1 - les urnes étaient en carton2 - la votation a fait un carton 3 - les idées des syndicalistes et la gôche sont en carton ???


* A quand un vote citoyen sur la fin totale des privilèges des fonctionnaires organisé par la CGT. ?


* Au fait, 62.4 millions d' abstentions, c' est pas mal non plus, non ?


* La question aurait du être : voulez vous payer plus d'impôts pour que la poste reste public ?
ou alors voulez vous voir disparaitre la poste faute de moyens ou alors voulez vous classer la poste comme monument historique à sauvegarder comme les ours des Pyrénées.