"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

samedi 2 mai 2026

BOUFFONNERIE : LE PREMIER MAI N'EST PLUS CE QU'IL ETAIT


suivi de "A quoi sert Mélenchon?"

et l'olibrius candidat

Depuis longtemps le premier mai ne passionne plus la foule ; celle-ci était en effet amaigrie depuis des lustres pour ne pas dire des années. Jadis et naguère, depuis 1945 en tout cas, on nous faisait défiler par paquets, corporations ou partis. Or depuis la fin des années 1980, il s'était produit un nouvel ordonnancement : les non organisables ou non organisés défilaient de plus en plus nombreux devant le cortège planifié et encadré des bureaucraties syndicales et de leurs suiveuses, les sectes gauchistes. Mais voilà que cette pré-manifestation prenait finalement une dimension plus imposante que sa queue organisée et ficelée. Fallait-il ré-imposer de force l'ancienne configuration ? Que nenni à une époque où les gros bras staliniens ont fondu avec leurs rides d'agonisants encore encartés. Impossible d'inverser la chose car les inorganisés sont habiles pour longer sur les trottoirs et les CRS peu soucieux des envies de leurs néanmoins collègues salariés.

De même que tous les partis politiques (bourgeois, faut-il le rappeler aux abstentionnistes?) se sont présentés aux dernières élections municipales sans étiquette ; avec la même pensée neuronale nos organisateurs syndicrates ont décidé qu'il valait mieux supprimer les barrières corporatives ou autres qui rythmaient le défilé plan-plan naguère au temps où les ouvriers votaient encore majoritairement pour la gauche social-démcrate et stalinienne.

Ainsi, nous voilà tous défilant comme un seul troupeau sans étiquette où les ballons syndicaux peuvent encore prétendre représenter toute la manifestation ; encore faut-il rappeler qu'ils sont gonflés à l'hélium, gaz plus léger que l'air et donc aussi volatile que les promesses syndicales. Les abribus servent de bureau de recrutement, de pétitionnement et de diffusion de tracts sur papier glacé, ne contenant que quelques phrases vides de toute réflexion, renvoyant au musée du rouet et de la hache nos vieilles Gestetner poussiéreuses.

Cette foule mollassonne est venue défiler pour des raisons diverses et incertaines. Disons, pour donner raison au lider Maximo, que ce pouvait être pour protester contre cette atteinte à ce jour de repos supplémentaire dont les origines sanglantes sont méconnues des jeunes voire oubliées. Un jour où ma boulangère et mon fleuriste donneront le mauvais exemple pour les patrons fiévreux et foireux . Mélenchon se gardera de toute solidarité avec les employés des commerces arabes ouverts jours et nuits, même le dimanche et qui se fichent des martyrs de 1890.

Cette foule est lâche et peu dynamique. A part crier que « tout le monde n'aime pas la police » ou que « le fascisme ne passera pas », elle attend, avec ce frisson du voyeur, que quelques encapuchonnés bombardent de cannettes ou de morceaux de béton les protecteurs casqués de l'Etat macronien pour ensuite s'enfuir comme des lapins à la moindre charge.


UN DISCOURS DE CLASSE POPULISTE


Le clou, j'allais dire le clown du spectacle, fût, pour les médias, surtout le discours « de classe » de Mélenchon. Sa tribune, au coin de la place dite de la République, plagiait allègrement le fonds de commerce d'un concurrent plus sérieux, la grande surface Leclerc : « Bloquer les prix, libérer nos vies ». Leclerc faisait plus militant ! « Lutter contre la vie chère ».

Entouré de ses groupies qui boivent les bons mots du lider Maximo et hochent de la tête comme mon chien gadget chinois sur la lunette arrière, il attaque par une saillie saluant la classe ouvrière. Il dénonce une prétendue fête du travail, crie sous des applaudissements nourris : « il faut travailler moins pour gagner plus ». Il faut un temps libre, le temps choisi...et aller faire le plein (de vie?) chez Leclerc. C'est tout à fait dans l'air du temps. Au milieu du parcours on assista à l'installation laborieuse par de vieux nanars d'une banderole moche, mal écrite, accrochée par une ficelle tendue entre deux réverbères : « Crève le travail » ? applaudie par les rangées successives. Et après, on fait comment ? Saluons néanmoins la révolution des fainéants avant l'heure post-révolution ?

Un couplet féministe nunuche s'impose ensuite : « sans l'aide gratuite des femmes au foyer, sans salaire, à l'entretien quotidien de la reproduction sociale, il n'y aurait pas d'accumulation capitaliste possible, car, il faut le rappeler, le capitalisme est l'appropriation de la propriété privée ». (applaudissements). Curieux raisonnement vaguement marxisant et racoleur qui oublie que les femmes servent surtout à l'accumulation capitaliste dans les usines et depuis les débuts. Et les hommes au chômage à la maison, ils contribuent à quoi ?

La causerie en tribune souffre cependant d'un argumentaire familier, à tu et à toi, trumpiste et du


même type de vantardise. Le lider Maximo s'y croit et ses ouailles du premier cercle en ont presque les larmes aux yeux . Mélenchon n'est qu'un néo-stalinien qui veut nous promettre des salaires garantis pour tous, idem pour chômeurs et étudiants et la remontée du capitall français grâce à de nouvelles nationalisations où les riches seront moins riches. On est au cœur de la mystification anti-capitaliste mélenchonnienne : c'est du Mitterrand bis, cuvée 81-83, avec un gros soutien aux inspecteurs du travail et aux juges islamo-gauchistes, que le noble parlement feançais a heureusement défendu. On s'attend presque à ce qu'il prétende comme le grand délirant Trump que les « français » vivent les plus beaux jours de leur vie. Le projet mélenchonien reste très nationaliste-trotskien. La révolution internationale n'a aucne compatibilité avec des nationalisations ou une échelle universelle des salaires !

Le clou du discours, certes brillant tant il ressemble à ceux du PN Trump, version populiste de gauche bourgeoise, est surtout la dénonciation in fine des milliardaires, ces salauds. Une affichette en nombreux exemplaires circulera dans le cortège, admirée voire photographiée : « mon problème c'est les milliardaires ». Mélenchon ne fait que plagier le sociologue américain Peter Turchin obsédé par les présidents américains milliardaires ; ce pitre de sociologue nous refile une définition du pouvoir des élites bourgeoises niveau gauche bobo, évoquant des « pouvoirs plus mous » (sans doute Mélenchon et sa clique, opposants éternels rouges comme les radis qui sont blancs à l'intérieur. ('cf. page 36 in Le chaos qui vient », ed Tempus, 10 euros).

Du Zola me direz-vous. Non mais une vision simpliste de la bourgeoisie, portée par tous ces petits bourgeois qui jalousent plus riches qu'eux. Et après un éventuel bouleversement émeutier, faudra-t-il les pendre cette minorité de très riches, de puissants et d'actionnaires ? Possible puisque le lider Maximo en réfère à Robespierre comme un défenseur de l'éligibilité contrôlée par le peuple (le prolétariat il s'en fiche le maximo sans barbe). Un mensonge de plus, c'est la Commune de Paris qui a posé la première la question de la révocabilité et le exécutions à la va vite sont étrangères à la théorie du prolétariat.

Pour ne prendre que le Lénine d'avant la révolution de 17, celui-ci a fourni des descriptions autrement plus complexes de l'Etat bourgeois et de son fonctionnement - il a prouvé par devers lui qu'il peut y avoir un Etat bourgeois sans bourgeoisie! - loin de ce simplisme mélenchonien qui focalise du doigt sur les très riches. Dénoncer les riches comme étant la bourgeoisie en tant que telle est aussi un wokisme qui exclut le terme de classe – laquelle n'est pas seulement composée des possédants, elle compte ses institutions, ses syndicats laquais qu'elle rétribue, ses serviteurs faussement radicaux comme la clique LFI, chargée d'encadrer les électeurs immigrés, la petite bourgeoise commerçante et agricole envieuses des plus riches... L'échelle mobile des salaires, vieilles lubie trotskienne il peut la vouloir et faire rigoler banquiers et patrons.

Enfin il faut (électoralement) bloquer le prix du carburant et zou : « vous savez ce que vous avez à faire » , « c'est pas la peine que je vous le dise », mais le guru sans barbe le leur dit : « moins d'un an mes petits amis, et zou, on fait le porte à porte, ON Y VA» (où?).



Voilà c'est un résumé de mémoire parce qu'Open Office m'a fait une vacherie, détruisant un texte bien plus long et argumenté contre les arguties minables de Mélenchon. Je n'étais pas présent lors de sa plastronnade devant leur tribune sinon il m'aurait entendu l'interrompre contre ses pires énormités. J'ai donc suivi sa causerie filméev sur son blog. A lire et surveiller car il est très bien fait ce blog, malgré une affabulation du personnage avec photos en vedette ; lui et ses secrétaires écrivent très bien sur l'actualité avec les prises de poisition réacs que nous connaissons, mais plus lisible que nos rudes sectateurs, mais honnêtes, du maximalisme.


Il y a un an , en janvier 2025 j'écrivais ceci sur le lider Maximo de la grande surface française

A quoi sert Mélenchon ?

Mélenchon et sa clique font l'objet d'un tir de barrage incessant de la part de toutes les autres factions bourgeoises, alors que ponctuellement il a parfois raison mais toujours tort lorsqu'il veut se faire passer pour radical. Un jour les plus réactionnaires lui seront reconnaissants pour son utilité politique dans la farce oppositionnelle à l'Etat bourgeois. Pour trois raisons majeures :

  1. Mélenchon sert à encadrer la population immigrée et à la séparer de la classe ouvrière au motif qu'elle serait la plus ostracisée et la plus pauvre, au moyen bien entendu Mélenchon sert à conforter le nationalisme immigré de la fable de l'antiracisme et du blasphème Adolfe Bardella. Cette tâche d'encadrement est aussi utile que celle des syndicats ; imaginez le mouvement social sans ces principaux collaborateurs de l'Etat, à l'heure actuelle ce serait le chaos et certainement pas la révolution. La population immigrée d'origine devenue française donc apte à voter, est incitée à participer aux urnes avec la promesse que les élus soumis à Mélenchon viendront payer leur loyers.

  2. Mélenchon sert à conforter le nationalisme immigré, ce qui est en second lieu une excellente tâche de dissolution de tout internationalisme ; et, en effet, par exemple, des parasites et des touristes algériens algériens, mais pas les ouvriers, exhibent leur drapeau nationaliste à chaque match de foot, cette palinodie de classe est clairement rédhibitoire pour l'ensemble du prolétariat. Mélenchon est l'héritier de la théorie débile des libérations nationales où un colonialisme capitaliste a été remplacé par un autre colonialisme mafieux. Cette théorie fumeuse des gauchistes les plus cons les a toujours enfermés dans le soutien aux pires dictateurs, en gestation ou après, pourvu qu'ils se disent anti-capitalistes . Mais cette position, dite elle aussi anti-capitaliste a son intérêt pour l'Etat français. L'intérêt du double jeu. Les généraux mafieux d'Alger et leur potiche peuvent compter sur les insoumis à la nation colonisatrice éternelle pour justifier leur nationalisme « libéré », bénissant la flétrissure de tout opposant et l'internement comme otage d'un écrivain français vieux et malade . La mafia dite insoumise peut donc parallèlement servir d'interlocuteur entre les deux parties, comme les mafias syndicales sur le plan social

  3. Enfin le plus remarquable dans l'agitation apparemment chaotique du cirque mélenchonien est cette façon d'empêcher de penser sérieusement la politique. Il n'est plus question de discours argumentés ou de débats contradictoires. Tout est désormais petites phrases, insultes, accusations sans fin des individus Et un seul programme : raser gratis.

Qui part trop tôt arrive trop tard

« L'important c'est de participer » Baron de Coubertin

La secte LFI a eu les honneurs de la principale chaîne bourgeoise TF1 ce soir. L'olibrius Mélenchon a voulu poser au prétendant sérieux en cravate, costume et mine de croquemort . Modestement l'olibrius a plaisamment affirmé qu'il est l'homme de la situation. Etant le seul à pouvoir y répondre... (il ne manque pas d'air). Et, savez-vous, dans l'urgence ! L'urgence de quoi ? De prendre la place de l'autre ? Aucune chance après une telle proclamation égotiste. Son programme : battre à plate couture le RN ! Aucune chance non plus. Cette visée signifie de fait que la secte LFI n'a pas de programme sérieux et va à la cata complète en plus avec le tas d'autres candidats inutiles de l'arc politicien. Ce n'est pas en dénonçant le racisme à chaque coin de rue et en exhibant le drapeau palestinien lors de chaque exhibition militante que cet olibrius et ses groupies infantiles vont un tant soit peu effacer les deux préoccupations principales : l'insécurité liée à l'immigration sans limites et l'appauvrissement généralisé. 

Trois facteurs importants crucifient la prétention de l'olibrius, il est tombé au 59 ème rang des personnalités préférées (c'est le patron Leclerc qui est en tête!), trop clivant et agressif,, deux: la majorité des abstentionnistes ne votent jamais pour sa clique (et pourtant ils sont nombreux avec de faibles revenus mais nev croient pas à la lune démagogique) et trois, plus grave, du fait que 60% des musulmans votent pour lui, c'est une hérésie politique qui heurte toute personne consciente et rationnelle; il a été prouvé dès le 19ème siècle que dès qu'entre en question la religion elle devient prioritaire dans les choix politiques. Ce qui de fait inquiète plus encore la population, hormis les petits bourgeois recrutés, voyant dans l'olibrius le principal porteur en France du nazislamisme.

Par conséquent, ne représentant aucune tradition internationaliste même en situation insurrectionnelle cette secte faussement radicale car populiste nationaliste ne ferait pas le poids; sa vision nationale étriquée et communautariste n'est pas du niveau à répondre à une grave situtaion, en effet, mais qui exige des réponses sans frontières pour le prolétariat international. L'olibrius septuagénaire devrait plutôt préparer sa sépulture politique avec son vide sidéral. Sidérant car le ridicule ne tue toujours pas. En tout état de cause, les autres fractions bourgeoises se précipitent déjà pour s'en servir de repoussoir. La secte devrait grandement leur faciliter la tâche avec ses outrances et ses dévots "créolisés".

«L'heure du grand changement est venue. Faisons vivre une nouvelle France rassemblée sur des objectifs nationaux conformes à l'intérêt général humain. C'est le moment d'une révolution citoyenne», assure sans rire, par tract, le lider minimo national-bobo dans sa lettre aux « français » (peuple de France). Plus creux qu'une affiche électorale !



dimanche 26 avril 2026

Attentat contre Trump : UN HEROS QUI NE DOIT PAS RESTER SOLITAIRE

 


Hommage aux éléphants d'Afrique qui piétinent les milliardaires assassins.

Résumé des courses par le Figaro le samedi : Déclenché par une attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février, le conflit régional a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale.



BRAVO à cet homme courageux, Cole Tomas Allen

...qui vient de commettre l'acte le plus significatif contre un criminel de guerre en chef et en délire permanent, au cours d'une conférence sur "la liberté de la prsse" pas de sa collusion avec tous les pouvoirs. Moment tragique où Trump se faisait tant chier à la tribune  qu'il jouait avec son portable.. Quel plaisir de voir ces milliers de bourgeois en tenues de gala, membres du gouvernement, du chef du Pentagone Pete Hegseth au chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.  se jeter sous les tables comme les pauvres soldats au front, l'air affolé et pataugeant avec leur caviar et leurs verres  de Champagne brisés. On va certainement voir ramper toutes les larves du système pour accabler cet homme, et sans doute des minorités lâches.1 La bourgeoisie récupère toujours "l'acte individuel" pour moraliser les masses, mais nous on le comprend.  Les serviles médias et caïdes des autres Etats se félicitant que Trump soit "digne et décontracté", "sain et sauf" sauf qu'il est toujours malsain et  criminel; "TOUS les Américains tous traumatisés" selon sa groupie Margot Haddad. .Tous vont veulement nousassourdir avec cet attentat raté pour porter aux nues le principal pervers narcissique de la planète. Et Donald va en cancaner d'autant en caquettant misère auprès de ses électeurs les plus cons. Il s'est naturellement vanité d'exercer "une profession dangereuse".

Le menteur professionnel a aussitôt tenté de minimiser l'acte indurrectionnel contre la sale guerre, mais en trahissant à sa manière narcissique débile que c'est bien son hubris qui était visée : « «Cela ne va pas me faire renoncer à gagner la guerre en Iran», a déclaré le président américain. «Je ne sais pas si cela avait quelque chose à voir avec ça, je ne pense vraiment pas, sur la base de ce que nous savons»,

Il faut saluer et défendre partout Tomas Cole Allen, qui est notre nouveau Van der Lubbe, et surtout dans la lignée d 'un Friedrich Adler. Le qualificatif de terroriste, confondu systématiquement avec les actes nationalistes et religieux, reste un mot valise de la bourgeoisie pour confondre tout et faire de l'acte individuel, anarchiste ou communiste, le pire crime contre l'ordre démocratique bourgeois fauteur de guerres sans fin. Souvenons-nous de tous NOS martyrs solitaires!



SALUT AU PREMIER LUTTEUR CONTRE LE NAZISME, PARTI ELECTORALISTE


« Les conditions dans lesquelles est tombée la tête de Van de Lubbe ne signifient-elles pas que fascistes, démocrates, socialistes et centristes avaient déjà pu décapiter le prolétariat mondial qui, privé de son parti de classe, se trouvait dans l’impossibilité de réagir à la tragédie du procès de Leipzig et du contre-procès de Londres et de Paris ?

(…) Lorsque la social-démocratie engage les ouvriers à ne plus se défendre par la violence, à laisser l’initiative de la "violence criminelle" au fascisme, à laisser même se perpétrer les crimes des bandes fascistes, elle reste parfaitement logique avec la fonction historique qui lui revient. Suivant la haute sagesse du social-démocrate, les ouvriers n’auraient par conséquent aucune goutte de sang sur la conscience et pourraient rappeler les gouvernements bourgeois "au sens de leurs responsabilités".

(…) il aurait fallu réagir et se défendre.Van der Lubbe s’est trouvé seul contre un monde d’ennemis. Au procès, il s’est trouvé devoir renoncer à revendiquer même son geste, car s’il l’avait fait, il aurait directement compromis le système défensif de ses co-inculpés. Ces derniers ne disaient-ils pas qu’ils étaient les victimes d’une machination fasciste ? Si Van der Lubbe avait osé revendiquer son geste, il lui aurait été répondu qu’il continuait son rôle de provocateur en détruisant la thèse de la défense et en disculpant les responsables fascistes. Une tragédie d’une telle ampleur doit avoir fini par anéantir, bien avant que le bourreau n’arrive, la vie de Van der Lubbe. Son silence n’a été que le sacrifice même de sa vie morale dans une situation où, en face d’un monde d’ennemis, la vie de ses co-inculpés ne pouvait dépendre que d’une attitude d’atonie, d’insensibilité, qui devaient se conclure par sa déclaration disant qu’il savait qu’il exposait sa vie en incendiant le Reichstag et qu’il n’attendait que la mort, c’est-à-dire qu’il ne demandait que la fin du procès.Maintenant que l’ennemi a pu avoir sa tête, il ne reste que des groupes prolétaires insignifiants pour défendre sa mémoire. Demain, lorsque le prolétariat pourra reconstruire son parti, au feu des batailles révolutionnaires juges, contre-juges, socialistes et centristes auront leur compte : le régime qu’ils ont défendu s’écroulera sous les coups de la classe ouvrière qui reconnaîtra un des siens dans le "provocateur" Van der Lubbe et le vengera dans la bataille insurrectionnelle pour l’instauration de la dictature du prolétariat ».

Van der Lubbe - Les fascistes exécutent. Socialistes et centristes applaudissent

Bilan n°3 - Janvier 1934, texte intégral ici : Van der Lubbe - Les fascistes exécutent. Socialistes et centristes applaudissent - [Fragments d'Histoire de la gauche radicale]



DES FILS DE DEPUTES SOCIAL-DEMOCRATES (pacifistes) JUSTEMENT DEVENUS TERRORISTES CONTRE LA GUERRE ET POUR LE PROLETARIAT


Rien à voir avec les vrais terroristes d'aujourd'hui nazislamistes, palestiniens, Netanyahou et Trump dont la police anti-immigrés l'ICE fait autant penser à la sinistre Pide portugaise au temps de Salazar, qu'aux geôles nazies.


Voyez ces fils de vrais députés socialistes d'avant la Première Guerre mondiale : le fils d'Otto Bauer et le fils aîné de Victor Adler dont les actes terroristes ne visaient pas à justifier le terrorisme mais à s'en servir pour déclencher un mouvement de masse contre la guerre. Le fils d'Otto Bauer, un député social-démocrate autrichien, a été impliqué dans des activités terroristes après la guerre. Bien que le parcours de Bauer soit principalement connu pour son rôle dans le Parti social-démocrate d'Autriche, il est également mentionné dans le contexte de l'histoire politique autrichienne et internationale. 

Le fils de Victor, Friedrich Adler est retourné à Vienne en 1911 et devient l'un des quatre secrétaires du parti social-démocrate autrichien. Leader de l'aile gauche du parti, il s'oppose à la politique de guerre nationaliste du parti et donne sa démission en 1914. Adler exprime son opposition véhémente à la Première Guerre mondiale dans le journal Le Combat (Der Kampf).

Cette opposition prend un tour dramatique le 21 octobre 1916, lorsqu'Adler assassine, en tirant à bout portant, le ministre-président, le comte Stürgkh responsable selon lui de la poursuite de la guerre. Le parti social-démocrate condamne cet acte de terrorisme individuel totalement étranger à l'idéologie marxiste dont le mouvement se réclamait. Friedrich est jugé par un tribunal d'exception et condamné à la peine de mort. Il profite de son procès pour prononcer durant quatre heures un plaidoyer contre la guerre. Il explique notamment : « Je ne crois pas aux actes de terrorisme individuel, je crois au pouvoir des masses. Je ne suis pas un anarchiste, je persiste à insister sur le fait que l'action des peuples est décisive. Je voulais établir les conditions psychologiques favorables à de futures actions collectives »[3]. L'empereur Charles, ayant succédé à François-Joseph (qui s'éteint le 22 novembre 1916), commue la peine capitale en emprisonnement à perpétuité. Durant son incarcération, il rédige La conquête du matérialisme mécanique d'E. Mach (publié en 1918). Le 12 novembre 1918, la république d'Autriche allemande est proclamée et de nombreux prisonniers politiques sont amnistiés, dont Friedrich Adler, qui est nommé vice-président du parti social-démocrate.

Son acte l'a rendu très populaire auprès des membres du nouveau parti communiste d'Autriche (Kommunistische Partei Ôstereichs (KPÖ)) dont Ruth Fischer est une des fondatrices. On lui propose d'en devenir le président en 1919, ce qu'il refuse. Il participe en 1921 à la fondation de l'Union de Vienne (appelée également Internationale « deux-et-demie ») visant à unifier les courants des deuxième et troisième Internationales. L'Union de Vienne se rallie ensuite à l'Internationale ouvrière socialiste (anciennement deuxième Internationale). Friedrich Adler en est secrétaire à Londres (1923-27), Zurich (1927-35) puis à Bruxelles à partir de 1935, sous la présidence d'Émile Vandervelde.

Deuxième attentat raté, à  quand un troisième réussi? Le courageux californien a raté son coup, il est tout à fait possible qu'un autre le réussisse. Mais dur dur de percer le blindage de l'Etat capitaliste. Nous regretons tous que l'attentat contre Hitler n'ai pas réussi. Cependant la « neutralisation » des chefs nazislamistes a rappelé que notre but principal (sans mépriser des buts secondaires) n'est pas le meurtre d'une poignée de salauds mais le meurtre du capitalisme.



1Ainsi le CCI en 1979 qui laisse écrire dans un artcle honteux que je m'étonne d'avoir laissé passer (puisque j'étais encore dedans) – Les théories fausses sur le parti - : « Dès le début des années trente, il ne reste donc de la gauche allemande et hollandaise que des éléments regroupés dans le SPD, des individus "anti parti" isolés, des terroristes comme Van der Lubbe, et des groupes communistes issus de l'AAUD-(E) qui nieront la nécessité d'une organisation révolutionnaire du prolétariat pour garder intacts les principes du programme communiste ». Qualifier lâchement Van der Lubbe comme un simple terroriste, est insulter la mémoire du premier martyr du nazisme, heureusement bien défendu par les communistes italiens réfugiés en Belgiue (revue BILAN). C'est lâche de traiter les conseillistes comme des ennemis de classe parce qu'ils n'avaient pas la religion du parti et de méprise des victimes aussi de la vague contre révolutionnaires d' « individus anti-partis isolés », combien de millions d'anti-partis isolés ne sommes-nous pas aujourd'hui ? En général les articles du CCI contre le terrorisme relèvent du genre pacifisme honteux comme l'ont souvent dénoncé les bordiguistes. Sans oublier leur minable article contrte Andreas Baader.