"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

jeudi 1 mars 2012

LE GRAND EXPLICATEUR DU PEUPLE virtuel et odieuvisuel COINCE DANS UN BAR



Jouissive la bousculade du blaireau de l’Elysée, mais aucun film réel de la bousculade et de la mine effarée de Sarko n’a eu l’autorisation d’être publié sur le web (alors que des photos montrent affolement et abattement du PN ; où est passé le film réel de cette bousculade bayonnaise… sous les oukazes stalino-sarkoziennes ? On lit beaucoup d’arguments d’esclaves sur la démocratie « souillée » par les manifestants, alors qu’il ne s’agit que de simples cris au passage de la caravane de république bananière mais aussi ce constat aussi peu politique que la campagne des arsouilles, rejet focalisé sur ce triste personnage comme si sa disparition devait apporter un soulagement. Le cri de cœur de l’internaute de gauche se résume à ce constat qui n’est ni faux ni regrettable (mais insuffisant) : « Toujours aussi narcissique, se croyant aimé et adulé , et pour rester poli , disons-lui : IL SERAIT TEMPS QUE TU TE CASSES PAUVRE TYPE. La France ne pourra que mieux respirer. Pas très argumenté certes. Mais pas plus bas que nos prélèvements journaliers au long de notre suivi de campagne lamentable (qui dégueule plus bas que celle de 2017).

CARNETS DE CAMPAGNE AU RAS DU BITUME :

JEUDI 23 en off. Sarkozy « expliquait » (un PN ne parle jamais aux autres, il leur « explique ») devant quelques journalistes, dans le train Lille-Paris, qui le ramenait de la métropole du Nord, où il venait de tenir son troisième meeting de campagne. Reprenant la méthode personnaliste et perverse US, de déconstruction de son adversaire bourgeois, le représentant du peuple figurant leur a fait noter sur leur calepin de petits serviteurs de la parole gouvernementale assiégée : "Ce n'est pas Hollande que le PS voulait comme candidat, il voulait DSK", Dominique Strauss-Kahn, a « expliqué » le grand explicateur Sarkozy. Et toc ! donc Hollande n’est qu’un bâtard mal aimé. Comme Hollande avait comparé Sarkozy à « un petit garçon » dans son comportement, le petit garçon a voulu jouer au grand, en « expliquant » qu’il n’avait « jamais eu de mauvais rapport » avec lui, propos conciliant et hypocrite aussitôt suivi d’une vacherie à double sens « est rigolo, c’est quelqu’un qui a du talent ». Le mardi suivant (ou celui d’avant) le grand explicateur répondit à la question complaisante d’un journaliste nul : « êtes-vous le président des riches ? », par l’évocation des amitiés patronales de Hollande, qui n’en possède pas une fourchette aussi notable que le locataire provisoire de l’Elysée.

Mercredi candidat autoproclamé du peuple virtuel s’est lâché en « s’expliquant » : la femme journaliste de Hollande n’est-elle pas l’employée d’un milliardaire (Bolloré pourtant ami de Sarko, et cuisinier en chef des sondages)? Hé hé ! Mais tout ceci c’est peau de balle à côté de « l’amateurisme consternant » du mari de cette deuxième femme du concurrent, expliqué aux journalistes.

Le 29 février le FIGARO rêve encore : « Les courbes des sondages peuvent-elles se croiser ? ». « (Notre bon)Nicolas Sarkozy se donne trois semaines pour prendre l'avantage en multipliant les prises de parole. De son côté, François Hollande sait depuis le début qu'il doit gérer une campagne où il ne peut que baisser dans les sondages ». (Notre bon) Nicolas Sarkozy me l'a toujours dit, ajoute le journaliste couché, il lui faut terminer le premier tour en tête. Il croit en l'effet psychologique qui peut faire «changer l'espoir de camp», et créer un nouveau climat de campagne. Cet effet sera important, juge l'un de ses conseillers, «surtout au regard des quatre années écoulées ». Certes, selon ce conseiller, «cela ne résout pas forcément le problème des reports de voix au second tour (aïe, même les électeurs floués de Le Pen vont se venger en votant Hollande…), mais cela peut jouer, notamment sur la partie la plus suiviste de l'électorat, au centre, qui se rallie au candidat qui est porté par une dynamique ».

À ce jour, la plupart des instituts rangent les deux candidats à un ou deux points d'écart, jure l’admirateur de grand explicateur. «Cela veut dire en réalité qu'ils sont à égalité », résume un sondeur (archifaux le 1er mars). Mais, pour le moment, aucun sondeur n'annonce encore le croisement des courbes. Les enquêtes constatent que Sarkozy est porté par «une petite tendance, mais lente». Déjà à 26% dans les sondages, sa «marge de progression» au premier tour paraît réduite tant que le Front national se maintient autour de 17%, estiment plusieurs sondeurs. En revanche, le candidat socialiste reste inhabituellement haut pour un premier tour. Il est donc vital pour Nicolas Sarkozy d'accélérer la baisse de son adversaire dans les sondages ». C’est « rêve qui peut » chez les larbins du blaireau !

HOLLANDE est jugé PLUS CREDIBLE QUE SARKOZY au niveau économique, assure le NOBS de Jean Daniel – quand ce dernier se réfugie dans le bla-bla et l’attaque personnelle… Sondage du camp d’en face, ou presque :

« Le candidat socialiste à l'Elysée François Hollande est jugé plus crédible sur l'économie, contre le chômage et pour rassembler les Français que le chef de l'Etat sortant, selon un sondage qui prend aussi la mesure du pessimisme des personnes interrogées sur l'avenir économique. Au total 66% des personnes interrogées font davantage confiance à François Hollande pour rassembler les Français qu'à Nicolas Sarkozy (22%), selon ce baromètre de l'économie "BVA-Avanquest-BFM-Challenges". Les sondés accordent leur confiance au candidat PS pour lutter contre le chômage (57%/30%) – (quand on est sondé on est sondé ! et quand on est con, on est…), faire des propositions crédibles (54/34), prendre des réformes positives pour le pays (53/36) et lutter contre les déficits et la dette (50/38). Sont vraiment sondés les sondés ?

La vérité n'est pas que Hollande est plus crédible, ce candidat bourgeois de ressemelage d'un Etat exploiteur ne prétend même pas "être dangereux" pour l'ordre, la maintenance et la continuité capitaliste, comme il a été l'assurer à ses compères bourgeois britanniques, mais il est devenu, par devers lui (du fait de l'incroyable nunucherie de la fille Le Pen) LE VECTEUR DU VOTE PROTESTATAIRE CONTRE Nicolas Ceaucescu... pardon Sarkozy. La passion mauvaise générée par cette campagne électorale malsaine, favorisée par l'affolement de la faction de droite stupide et capable de toutes les bassesses, et une faction de gauche bourgeoise qui n'est en rien unie ni vertueuse, semble devoir aboutir à une limitation des abstentionnistes, c'est à dire à la fois faire croire à l'électeur abruti à l'intérêt de voter, juste pour faire tomber une quille de l'ordre bourgeois, dopé par les cris d'orfraie du Figaro et Marianne (merde souverainiste qui fait toujours partie des réseaux de soutien au pervers DSK).

"Sarkozy ne ressert pas l'écart avec Hollande" (devinez où est la faute ?)

Une majorité de personnes interrogées (54% contre 35%) considèrent que François Hollande "propose les mesures les plus convaincantes en matière économique", selon ce sondage réalisé avant la proposition de François Hollande d'une tranche d'impôt à 75% pour les revenus supérieurs au million d'euros annuel (cette farce à Mélanchette). Son entrée en campagne ne permet pas à Nicolas Sarkozy de resserrer l'écart avec François Hollande dans le domaine économique", commentent les sondeurs. "L'écart de crédibilité économique [...] s'est légèrement accentué : en un mois, Nicolas Sarkozy perd trois points, quand François Hollande n'en perd qu'un".

(Enquête réalisée par l'Institut BVA les 23 et 24 février 2012 auprès d'un échantillon de Français recrutés par téléphone et interrogés par Internet. 1.017 individus de 15 ans et plus ont répondu à l'enquête (méthode Coué).

Coincé une heure dans un bar le grand explicateur:

Visite très mouvementée jeudi après-midi pour M. Explication à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) où il a été accueilli par des huées et des sifflets dans le centre-ville. Selon plusieurs médias-menteurs sur place, des dizaines de jeunes opposants attendaient le Président-candidat à sa descente de voiture et ont crié «Sarko président des riches!», «Sarkozy dégage!», couvrant largement les «Sarkozy Président» des partisans du chef de l'Etat. Le blaireau a été coincé dans un bar pendant une heure environ. Une compagnie de CRS en habits robocop a été déployée devant et autour de l’oiseau qui ouvrait, affolé, son bec, pour lui permettre de s’échapper.

Ce n’est pas la première fois (ni la dernière qu’il subit les quolibets de la foule), un autre jeudi, alors qu’il avait été allé plastronner à Lille pour « parler du travail», où il avait « expliqué » : «Je ne suis pas allé à Lille pour aller à Lille, aujourd’hui, j’explique» (sic, je n’invente pas), lors de la visite d’un centre de formation des apprentis (CFA) de Tourcoing. Flanqué de Xavier Bertrand et de la gourde Rachida Dati, il avait été accueilli sous les quolibets, et avait prétendu « expliquer » à des illettrés la réduction des charges salariales sur les bas salaires annoncée la veille (le filmage des quolibets avait été soigneusement extirpé des rush télévisuels…). Aucun journal n’a eu le feu vert pour détailler la nature des quolibets des jeunes apprentis et Dame Anastasie a encore accompli son œuvre… sans que personne, ni le clan Hollande (hautain opposant contraint) ni Marine Le Pen (bourgeoise tenue au silence) ne soutiennent les quolibets de ces « gens d’en bas »

Comment les chaines d'info « continues » (contrôlées étroitement par l’Etat bourgeois) ont traité la bousculade à Bayonne… réduite à des « cris d’indépendantistes » ploucs :

1) pas de sons permettant de juger par nous-même de la colère anti-sarko des manifestants

2) on décrédibilise les manifestants "des indépendantistes"...ah Bon? et si on écoutait ce qu'ils crient pour en juger? Et si on leur donnait la parole pour en juger?

3) le commentaire du journaliste "en direct" relativise l'événement (peu de personnes....faux, en plan large on en voit plutôt quelques centaines et jeunes...) alors qu'aucun président de la cinquième République n'a jamais été dans une telle situation d’humiliation publique!

Depuis 5 ans le blaireau voyageait avec des cars de CRS et des militants UMP par Bus entier, et s’arrange toujours pour qu’en en certaines localités, nul contestataire ne vienne troubler la cérémonie adipeuse et veule de félicité populeuse autour du « Sarkozy me voilà ».

Non messieurs les journalistes, ce n'est pas anodin et on n’entendit pas de slogans indépendantistes : ce n'est pas, hélas pas l'Etat français qui est attaqué, mais bien le Sarkozy qui terrorise les journalistes à sa botte, ceux qui pratiquent "le journalisme d'accompagnement" (ou comment "bien" présenter un évènement défavorable à leur candidat). C’est bien le zozo Sarkozy qui est l’objet d’une détestation « populaire » (incroyablement supérieure à la vindicte dont VGE fût la cible en 1981). Cette détestation de Monsieur Explication n’est cependant plus qu’une vision aliénée elle-même de la vie politique bourgeoise, qui s’évite toute réflexion réellement alternative, se repait d’insultes, non dans l’espoir véritable d’un avenir meilleur, mais dans une joie mauvaise, vengeance populaire à quat’sous des partisans de la soumission à la religion électorale.

Ces incidents, à vrai dire modestes, correspondent parfaitement à l'indice de popularité du blaireau Sarkozy, et plus drôles encore sont les appels à la moralisation des chiens de garde gouvernementaux qui jouent les vierges effarouchées et demandent au PS de s’agenouiller et demander pardon à la place de ces salauds qui ont osé porter atteinte à l’image intouchable de sa majesté le « roi des riches ».

Double peine : tout ce tintamarre n’est-il pas fait pour décourager les électeurs, bourgeois et prolétaires, de se rendre aux urnes mitoyennes et peu bandantes élevées ? Et cette passion malsaine, détestation de l’adversaire politique, usage récurrent et pervers de basses polémiques de cour d’école ou de latrines de roman noir, une dissolution de toute pensée politique rationnelle et non psychologique, sondagière et cancanière ?

Cette campagne putride est au fond très subliminale, plus que le choc des mots, la bagarre entre factions bourgeoises se mène par les images. Et l'image ci-dessus, reprise par le Figaro (pour la faction compatissante) et Libé (pour la faction heureuse de l'humiliation) à quelque chose qui fait irrésistiblement penser à la chute du dictateur Ceaucescu, très soucieux lui aussi de remplir ses meetings de plein air de ses affidés. Mais on est en France, et la bagarre électorale n'a pas fini de cesser de faire enrager les spectateurs qui croient participer au spectacle, ou y changer quoi que ce soit.