"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

vendredi 18 mars 2011

LES SCENARIOS D'UNE INTERVENTION MILITAIRE



(article pertinent du Figaro)

Du simple brouillage des systèmes radars libyens au bombardement du bunker de Kadhafi, différents degrés sont envisageables.

La France, la Grande-Bretagne, les États-Unis et leurs alliés arabes devront choisir entre plusieurs scénarios pour leur opération militaire décidée contre la Libye, après le vote de la résolution à l'ONU. Brandie par les diplomates, la «zone d'exclusion aérienne» semblait davantage destinée à éviter un veto russe ou chinois, en dissimulant, sous un vocable acceptable par tous, la réalité d'une intervention militaire.
En Bosnie, où elle fut imposée au début des années 1990 pour empêcher les Serbes de bombarder les populations civiles, elle n'a pas empêché le massacre de Srebrenica. En Irak, elle fut maintenue pendant douze ans sans infléchir d'un pouce la politique de Saddam Hussein. De toute façon, le temps d'imposer une «no fly zone» au-dessus de la Libye, les troupes de Kadhafi auront probablement déjà repris le contrôle des dernières zones rebelles.
Plus sérieusement, et parce que le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU promet de protéger les civils «par tous les moyens», les alliés pourraient décider de lancer, dans les heures suivant ce vote, des frappes ciblées contre des intérêts stratégiques libyens. Des raids visant à détruire la défense antiaérienne de la Libye, les centres de commandement et les aéroports, afin de clouer les avions au sol.
La route de Rommel
Parallèlement, une guerre électronique pourrait être déclenchée pour neutraliser les systèmes radars libyens. Dans cette configuration, la France pourrait participer en faisant décoller ses chasseurs de la base aérienne de Solenzara, en Corse. Mais également en envoyant des avions radars Awacs. Une telle action militaire constituerait un signal fort, dont certains espèrent qu'il pourrait avoir un effet psychologique et provoquer une débandade dans l'entourage du Guide libyen. Mais rien n'est moins sûr.
Si le but de l'intervention est de faire tomber le régime, comme le suggèrent certains diplomates, les alliés pourraient également décider de s'attaquer aux chars et à l'infanterie libyenne en frappant dans le désert, le long de la route jadis empruntée par la 8e armée britannique et par le général allemand Rommel. «Un acte particulièrement intense, politiquement et militairement», prévient un officier général. Et qui risque en outre de ne pas suffire.
S'il s'attend à des frappes aériennes, le colonel Kadhafi ne manquera pas de disperser ses forces au sol, comme le fit Saddam Hussein en mars 2003. Il sera difficile alors d'éviter des dégâts collatéraux sur les populations. Comme le rappelle un officier général, «on ne gagne jamais une guerre uniquement avec l'aviation. Pour détruire une armée de terre, il faut aller au carton.» Or, le projet de résolution exclut «une force d'occupation terrestre».
Bien qu'affaibli, le colonel Kadhafi pourrait encore compter sur la fidélité de 10.000 à 12.000 soldats. Sans oublier des mercenaires africains, des missiles sol-air, de nombreux tanks et pièces d'artillerie.
Dernière option, attaquer directement le centre de gravité du régime, Kadhafi lui-même, en bombardant son bunker ou les abris dans lesquels il est susceptible de se cacher. En 1986, les frappes aériennes lancées par Ronald Reagan contre sa résidence l'avaient manqué de peu. Depuis, les moyens de détection, notamment satellitaires, mais aussi de frappe, se sont beaucoup modernisés, rendant théoriquement une telle opération faisable. Mais, en 2003, les premiers bombardements aériens de l'armée américaine lancés contre Bagdad avaient eu pour but de liquider Saddam Hussein. Ce fut un échec.

mercredi 16 mars 2011

Japon : LE CAPITALISME SAUVAGE dans ses oeuvres



On est gouverné partout par des incapables et des impuissants !


Pas de chance pour le Japon ? Il est victime de deux ennemis naturels, imparables ( ?) – séisme et tsunami (mot japonais) - plus d’un ami-ennemi créé par l’homme : le nucléaire. Les secours s’organisent, on cache les cadavres, on espère que les centrales nucléaires ne vont plus s’échauffer, mais l’irradiation vole déjà dans les airs vers les pays voisins. Américains et allemands dévalisent les pharmacies de pilules d’iode. Car, tout à fait cyniquement, chacun, partout dans le monde, même éloigné des lieux asiatiques de la catastrophe, pense à sauver sa peau. Très peu d’aide par les français car les japonais sont considérés comme riches. Cris affolés des bobos écolos pour stopper « nos » centrales nucléaires, pour repenser le nucléaire. Lobby nucléaire contre lobby écologique, égale zéro. Lamentable bourgeoisie mondiale !

Trois vérités oubliées par le monde entier.

- La nature rétablit toujours ses droits. Les raz-de-marée existent depuis Mathusalem et existeront toujours. Leurs causes ne sont pas toutes connues. Certains raz-de-marée causés par le creusement et l'atténuation brutale des cyclones les plus violents peuvent avoir un comportement similaire au tsunami (y compris dans son intensité, sa propagation sous forme d'onde sur de grandes distances, ou ses effets dévastateurs sur les côtes). Par exemple était répertorié un « mouvement singulier de la mer » à Marseille, le 27 février 1843, puis le 14 juillet 1841, et un autre le 8 juillet 1829, catalogués depuis comme faux séisme ou séisme douteux. Dans certains cas, l'origine sismique ou cyclonique du tsunami ne peut pas être complètement déterminée avec certitude ; des causes humaines peuvent en être responsables, tel le réchauffement climatique dû à l’industrialisation à outrance ou l’explosion souterraine de bombes nucléaires.

- Les leçons des catastrophes passées sont systématiquement oubliées. Le séisme de 2004 dans l'océan Indien est un séisme qui s'était produit le 26 décembre 2004, au large de l'île indonésienne de Sumatra avec une magnitude de 9,1 à 9,3. L'épicentre se situait à la frontière des plaques tectoniques eurasienne et indo-australienne. Ce tremblement de terre a eu la quatrième magnitude la plus puissante jamais enregistrée dans le monde. Le tremblement de terre avait provoqué un tsunami allant jusqu'à 35 mètres de hauteur qui avait frappé l'Indonésie, les côtes du Sri Lanka et du sud de l'Inde, ainsi que l'ouest de la Thaïlande. Le bilan en pertes humaines est de 227.898.En termes de pertes humaines, ce fut l'un des dix séismes les plus meurtriers et le plus grave tsunami de l'histoire. Il fît longtemps la une de l’actualité surtout parce que de riches vacanciers occidentaux avaient été emportés par les flots. Or, justement pour attirer le plus grand nombre de ces riches touristes, la spéculation immobilière avait procédé à l’éradication des barrières naturelles. Ce tsunami du 26 décembre 2004 avait causé très peu de dégâts dans les zones où des barrières naturelles, telles que les mangroves, les récifs coralliens ou la végétation côtière, étaient présentes ;les singes et les oiseaux l’avaient senti venir, ainsi qu’un vieille tribu de bipèdes humains, et s’étaient réfugiés dans la montagne. Les spécialistes du monde entier avaient immédiatement inventé un Système d'alerte qui devait éviter le retour d’une telle tragédie, dont voici extraits quelques fleurons :
« Il suffit généralement de s'éloigner de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres des côtes ou d'atteindre un promontoire élevé de quelques mètres à quelques dizaines de mètres pour être épargné. La mise à l'abri ne prend donc que quelques minutes à un quart d'heure, aussi un système d'alerte permet-il d'éviter la plupart des pertes humaines.
« Un dispositif de surveillance et d'alerte, utilisant une maille de sondes sub-océanique et traquant les séismes potentiellement déclencheurs de tsunamis, permet d'alerter les populations et les plagistes de l'arrivée d'un tsunami dans les pays donnant sur l'océan pacifique : le Centre d'alerte pacifique de tsunami, basé sur la plage d'Ewa à Hawaii, non loin d'Honolulu.
« A Hawaii, où le phénomène est fréquent, les règlements d'urbanisme imposent que les constructions proches du rivage soient bâties sur pilotis.
« A Malé, la capitale des Maldives, une rangée de tétrapodes en béton dépassant de 3 mètres le niveau de la mer est prévu pour diminuer l'impact des tsunamis.
« Deux indices annonçant la survenue possible d'un tsunami sont à reconnaître et impliquent qu'il faut se rendre en lieu sûr :
• retrait rapide et inattendu de la mer, car il annonce la survenue d'un raz-de-marée ;
• tremblement de terre, même mineur, car il peut s'agir d'un séisme majeur distant provoquant un tsunami.
« Si l'on est surpris par le raz-de-marée, grimper sur le toit d'une habitation ou la cime d'un arbre solides, tenter de s'accrocher à un objet flottant que le tsunami charrie sont des solutions de dernier recours. En aucun cas, il n'est sûr de revenir auprès des côtes dans les heures suivant le raz-de-marée, car celui-ci peut être composé de plusieurs vagues espacées de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures ».


- Les exigences de rentabilité du capitalisme se fichent de la vie humaine. La spéculation immobilière fait reculer toutes les exigences de sécurité en rasant les « barrières naturelles » et les Etats laissent construire des centrales nucléaires sur des polders (terres gagnées sur la mer ou en les laissant construire à proximité de la mer pour que la prise d’eau de refroidissement soit proche des réacteurs et limite les coûts de transport éloigné d’approvisionnement en eau). Construite à zéro mètre d’altitude les centrales japonaises ont donc été fragilisées immédiatement non par le tremblement de terre mais par l’assaut du tsunami ! Comme on oublie curieusement le drame dans l’océan indien en 2004, on passe en même temps sous silence en France en ce moment le résultat exemplaire de la spéculation immobilière sauvage à une échelle moindre, en 1992 à Vaison la Romaine. Les pluies diluviennes avaient transformé la petite rivière de l'Ouvèze en vagues dévastatrices. Ce 22 septembre 1992 il avait plu durant plus de cinq heures. Ces inondations ont provoqué la mort de 21 personnes et entraîné la disparition de 40 autres. Cet événement dit encore simplement « météorologique » sur wikipédia (corrigé régulièrement par la police des médias), désigné aussi sous le terme pudique « d'épisode méditerranéen », avait été été amplifié par les modes d'occupation du sol et de gestion des lits des cours d'eau, les requins de l’immobilier avaient fait bâtir impunément sur le lit de la rivière réduit l’été....

La catastrophe au Japon est donc une véritable catastrophe DU CAPITALISME et pas écologique (les centrales ont été construites sur des polders). Catastrophe due à l’incurie de tous les dirigeants et patrons capitalistes, bande d’incapables, politiciens de merde écolos ou anti-écolos, maquereaux des lobbies financiers. Les gouvernements actuels sont dépassés dévoient l'essor technologique et industriel des dernières décennies dans une utilisation irrationnelle (sauf financièrement) et dangereuse des moyens énergétiques dont disposent les hommes pour s’éclairer et se chauffer. Cloisonnés dans la compétition acharnée, autistes aux risques encourus par l’humanité, les hommes et clans industriels du pouvoir planétaire sont incapables de prévoir ou d’anticiper. Ils foncent et veulent nous faire foncer avec eux à l’abîme ! Ces crétins sont bien plus préoccupés par leur fric-frac financiers et électoraux et leur ami Kadhafi qu'au bien commun universel.
Halte aux idéologues des 2 camps – lobby nucléaire et lobby anti-nucléaire - place aux faits : la cause du terrible drame au Japon n’est pas le tsunami ni le nucléaire mais la façon dont la bourgeoisie utilise ce dernier pour sa rentabilité maximum ! Les centrales nucléaires sont encore nécessaires, mais à l’avenir on doit pouvoir inventer d’autres modes d’énergie. Les éoliennes et les centrales thermiques sont des joujoux pour les artisans anarchistes du village écologiste. Nous n’avons pas à entrer dans le débat entre bourgeois sur quelles nouvelles énergies ou de savoir s’il faut supprimer immédiatement le nucléaire. Le débat que nous voulons c’est celui qui va amplifier l’incurie gestionnaire de la bourgeoisie, et pour faire avancer ce débat il faudra abattre cette classe d’incapables profiteurs cyniques !

Dernier exemple honteux de la mentalité des vautours de cette classe nocive pour l’humanité :

HONG KONG (AFP) - La panique qui a touché la Bourse de Tokyo mardi, alors que la crise nucléaire au Japon ne cesse de s'aggraver quatre jours après un séisme dévastateur, a gagné à leur tour les places européennes, puis Wall Street, toutes en très forte chute.(…) A Tokyo, aucun secteur n'a échappé à la déroute, des géants de l'électronique, comme Panasonic (-11,27%) ou Sony (-8,86%), aux constructeurs automobile, tel Toyota (-7,40%), Nissan (-3,32%) ou Honda. Même les firmes de BTP, qui avaient bondi lundi grâce aux perspectives de grands travaux nécessaires à la reconstruction du nord-est dévasté par un séisme et un tsunami, ont chuté lourdement à leur tour, tout comme l'immobilier ».