"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

mardi 5 février 2008

LE BON PLAISIR DE LA BOURGEOISIE EUROPEENNE

ET SES VOTARDS RIDICULISES

(ABSENCE DE COMMENTAIRE DES VEULES MEDIAS DE L’OLIGARCHIE DOMINANTE SUR LE TRAITE « SIMPLIFIE » mais analyse du Prolétariat Universel VERSION informatique du périodique qui nuit gravement à la pensée unique démocratique)

Relisons ce qu’écrivait le pamphlétaire Albert Libertad, en remplaçant le mot peuple par prolétariat :

« C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime. Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?
Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.
Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?
Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras, - par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, - par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?
Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.

Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produit tout, qui laboure et sème, qui forge et tisse, qui pétrit et transforme, qui construit et fabrique, qui alimente et féconde !

Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?

Tu élabores tout et tu ne possèdes rien ? Tout est par toi et tu n’es rien.

Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.

Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?

Tu es un danger pour nous, hommes libres. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, - et que tu nous imposes par ton imbécillité.

C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d’être fusillé aux colonies, d’être massacré aux frontières, à l’ombre de ton drapeau.

Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs. C’est que n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.

Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus.

Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.

Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action.

Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement du pourras vivre pleinement.

LE CRIMINEL, c’est l’Electeur ! »
(Albert Libertad)

REVISITONS MAINTENANT les fondements de notre brave pensée unique démocratique :

Le droit de vote est un des droits civiques de base dans une démocratie. Il permet aux citoyens d'un État d'exprimer leur volonté, par le biais d'un scrutin, et ainsi d'élire leurs représentants et leurs gouvernants ou de répondre à la question posée par un plébiscite ou un référendum.

Qu’est-ce qu’un corps électoral ?

Le corps électoral est constitué par l’ensemble des personnes qui bénéficient du droit de vote lors d’un scrutin, quel que soit le type d’élection (politique, professionnelle, associative...). Il est la source des autres pouvoirs (exécutif et législatif), car il désigne et révoque par son vote les gouvernants et les législateurs. Il se matérialise par un document appelé liste électorale, qui ne regroupe donc que les personnes effectivement inscrites sur cette liste (corps électoral inscrit), et non l’ensemble des personnes qui pourraient voter (ex : tous les majeurs de plus de dix-huit ans (corps électoral potentiel).

A quoi sert une élection ?

La République fonctionnant selon le principe du gouvernement représentatif, la fonction première de l’élection est de permettre aux citoyens de choisir leurs gouvernants et leurs représentants, qui rédigeront et voteront la loi en leur nom au Parlement. Ainsi, l’élection est une délégation de Souveraineté. Elle constitue, au sein d’une société organisée, une « soupape de sécurité ». En effet, la possibilité pour les citoyens de pouvoir régulièrement exprimer leur mécontentement ou, au contraire, de donner un nouveau mandat au pouvoir sortant, évite que les désaccords politiques majeurs ne trouvent un autre terrain d’expression (la rue) et d’autres modalités (la violence). (Hé hé !)

L’élection peut aussi permettre de régler une crise. Lorsqu’un débat extrêmement important divise les citoyens, le recours au suffrage universel peut permettre de trouver une solution. Ainsi, lors des événements de mai 1968, la dissolution de l’Assemblée nationale et la convocation à des élections législatives permirent de calmer les tensions dans la rue. (Hi hi !)

Enfin, l’élection peut revêtir un aspect stratégique : on peut recourir à l’élection afin de garder le pouvoir. Ainsi, en Grande-Bretagne, les élections législatives ont toujours lieu avant la fin du mandat de la Chambre des Communes, le Premier ministre choisissant, pour la dissoudre, le moment qu’il estime le meilleur pour son propre parti.

A quoi sert un référendum ?

Le référendum est une procédure de vote permettant de consulter directement les électeurs sur une question ou un texte, qui ne sera adopté qu’en cas de réponse positive. La constitution prévoit quatre cas de référendum : trois nationaux, pour l’adoption d’un projet de loi et l’autorisation de la ratification d’un traité (art.11) et pour réviser la constitution (art.89), et un local, pour soumettre à la décision des électeurs d’une collectivité territoriale un projet d’acte relevant de sa compétence (art. 72-1). Toutefois, aucune révision constitutionnelle, même approuvée par référendum, ne peut porter sur « la forme républicaine du gouvernement » (art. 89).

Le référendum est donc, avant tout, un instrument de " démocratie directe " car il permet au peuple d’intervenir directement dans la conduite de la politique nationale ou locale. Aujourd’hui, beaucoup d’observateurs proposent de recourir davantage au référendum, notamment pour faire évoluer certains domaines de la vie sociale difficiles à réformer (ex : Éducation nationale).

Lisons ensuite la presse du jour, par exemple le journal prolétarien « Challenges » :

Le Congrès a entériné à Versailles la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité.

« La révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne a été entérinée lundi 4 février par le Congrès réuni à Versailles. L'adoption définitive du texte requerrait la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, à savoir 445 voix sur 741.
Or la révision a été approuvée par 560 voix contre 181. Sur les 907 parlementaires inscrits (un poste de sénateur vacant), 893 ont participé au vote. 152 parlementaires se sont donc abstenus, dont une majorité de socialistes. (…)La révision constitutionnelle est la première étape vers la ratification par la France du traité signé par les Vingt-sept à Lisbonne le 13 décembre dernier. »

Indignation des bloggers :

Mais a quoi a servi le référendum ... Pour faire simple : Vous les petits prolétaires vous avez très mal voté; Alors on le fait quand même !!!! moi j'appelle ça : Un déni de démocratie !

Non cher conseiller pour prolétaires, la « simplification », autrement dit le passage en force de la dictature bourgeoise c’est bien la DEMOCRATIE BOURGEOISE FEODALE. Rappelle-toi comme les « élus » de Cohn-Bendit aux Sarko et Hollande avaient étalés leur profond mépris du NON. Quand on méprise les « électeurs » avant et pendant les élections, il est normal qu’on leur chie dans la gueule après. Mais ce n’est pas assez, ils iront encore veauter aux Municipales ! Qui sont encore une arnaque pire puisqu’ils vont élire le principal PDG et flic de leur commune !

Sur « Marianne » un lecteur vitupère en restant sur ses illusions démocratiques aux jupons de la mère Royal :

« Apparemment les retournements de veste sont nombreux au PS ! Puisqu'on évoque son éventuel changement de nom, je propose "PR", Parti Réversible ...
Finalement, on voit que la situation n'est pas encore décantée dans ce Parti. Heureusement, Ségolène -dont je regrette qu'elle approuve le nouveau traité, mais qui a le mérite de la cohérence - reste fidèle au poste, et elle est la seule chance du PS d'obtenir un jour une majorité , à condition de retrouver le chemin du peuple ».

Dans la stupeur du vote "noniste" bafoué - plus vote de protestation contre les élites -et dans la colère contre le fonctionnement usurpateur des institutions démocratiques bourgeoises, on voit que des prolétaires croient encore à l'insupportable démocratie bourgeoise. Ce n’est donc pas sur ce terrain qu’on peut les éclaircir ni leur enlever leurs chaînes. Encore un effort prolétaire pour entrer dans une bonne guerre DES CLASSES !

On ne va pas s’énerver ici pour si peu, l’Europe « simplifiée » ou « compliquée » restera une baudruche sans consistance et ne peut résoudre ni le chômage, ni le mal être ni les inégalités, ni ébranler les hiérarchies sociales. L’heure est à la blague.

Blaguons.

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Nicolas SARKOZY SE SUICIDE COMME LE GENERAL BOULANGER

PAR AMOUR POUR CELLE QUI L’A QUITTE

Il est accueilli au Paradis par Saint Debré qui lui dit :

- Bienvenue. Cependant, nous devons régler un petit problème. Nous voyons si
rarement des rois de France ici que nous ne sommes pas certains de ce que
nous devons faire de toi. Le Grand Patron veut que tu passes un jour en
Enfer et un jour au Paradis. Tu devras ensuite choisir l'endroit où tu
voudras passer l'éternité.

- Mais j'ai déjà décidé, je veux rester jouir au paradis !

- Je regrette, mais nous avons nos règlements.

Saint-Debré conduit SARKOZY vers un ascenseur qui le conduit en
Enfer.

Quand la porte s'ouvre, il se retrouve sur un magnifique terrain qui ressemble à cracher à celui de son séjour sur terre à la Lanterne, le soleil brille dans un ciel sans nuages. Au loin se profile un superbe montgolfière qui arbore la banderolle « Sarko for ever ». A l'avant de l'édifice se trouvent son papa Louis XIV, Napoléon III,Louis XVI, Johnny Hallyday et Mireille Mathieu.

Tous ces beaux personnages s'amusent, heureux et habillés de façon élégante
mais décontractée (Dior, Versace, Armani, etc.). Ils accourent à sa
rencontre, l'embrassent et Mireille Mathieu entonne une vieille rengaine de Piaf « Il y a des jours où tout va bien… »

Ils dînent au homard et au caviar. Le Diable, au masque de Chirac offre même une liqueur américaine

- Bois donc ce Bourbon et relaxe un peu, Nicolas !

- Euh, ben, je ne peux plus boire, j'ai fait un serment.

- Voyons, mon garçon, c'est l'Enfer ici. Tu peux boire et manger tout ce que
tu veux sans t'inquiéter. À partir de maintenant, ça ne peut qu'aller de
mieux en mieux !

SARKOZY boit son cocktail et commence à trouver le Diable
sympathique. Il est gentil, raconte de bonnes blagues, aime trinquer.

Ils s'amusent tellement qu'ils ne voient pas le temps passer. Arrive
pourtant l'heure de partir. Tous ses amis le serrent dans leurs bras et
SARKOZY prend l'ascenseur qui monte vers le Ciel.

Saint-Debré l'attend à la sortie.

- "C'est maintenant le temps de visiter le Ciel", lui dit le vieux parlementaire recasé en lui montrant la porte du Paradis.

Pendant 24 heures, Nicolas SARKOZY doit frayer avec Babeuf, Karl Marx, Bakounine, Rosa Luxemburg, Lénine, Trotsky, Pannekoek, Bordiga, Perrone, Damen, Munis, Marc Chirik et toute une confrérie de gens bienveillants qui conversent de sujets beaucoup plus intéressants que
l'argent et qui se traitent l'un l'autre avec courtoisie. Pas un seul
mauvais coup ou de trader indélicat, pas cet horrible garnement de Montebourg ni ce pervers narcissique de DSK, ni l’autre la toquée de Ségolène. Etant donné que ces gens sont tous pauvres, il ne rencontre aucune connaissance, et il n'est pas reconnu comme quelqu'un
d'important ou de spécial. Mais pire encore, le dénommé Karl Marx ne cesse d’expliquer que la bourgeoisie est si décadente en France particulièrement qu’elle a été incapable de se doter d’un nouveau « père de la nation » pour introniser un petit jouisseur de boite de nuit qui risque bien d’être le dernier prétendant à une fonction purement honorifique. Et Amadeo Bordiga au fond de la pièce qui surrenchérit: "moi yo souis pleinement d'accord avec Carlos, yé vois oune symbole da la fin dou système capitaliste par le fait qué lou dépoutés se soient réunidos au château di Versailles, coma les Etats généraux di 1789... bientôt on va lui couper le kiki (Ha Ha!)".

La journée terminée, Saint Debré revient...

- Alors, Nicolas, tu dois maintenant choisir.

SARKOZY réfléchit et répond :

- Bien, je n'aurais jamais pensé faire ce choix. Hum? Bon, je trouve le
Paradis «intéressant», mais néanmoins je crois que je serais plus à l'aise
en Enfer avec mes amis.

Saint-Debré l'escorte alors jusqu'à l'ascenseur et SARKOZY
redescend jusqu'en Enfer.

Quand les portes s'ouvrent et il se retrouve au beau milieu d'une grande
plaine brûlée et stérile, couverte de vidanges et de déchets toxiques
industriels. Il est horrifié d'apercevoir tous ses amis, en guenilles et
enchaînés tous ensemble, qui ramassent des déchets pour les mettre dans des
grands sacs noirs.

Ils gémissent de douleur, se plaignant de leur supplice, leurs mains et
leurs visages noirs de saleté. Le Diable s'amène, mettant son bras velu et
puant autour des épaules du nouveau et lui passe la corde au cou.

- Je ne comprends pas, balbutie SARKOZY en état de choc, lorsque
j'étais ici hier, il y avait un terrain magnifique comme à la Lanterne, on avait si bien mangé, chanté et bu, sans compter les girls et top models qui nous avaient été fournies.Maintenant, je ne vois qu'un désert rempli d'immondices et tout le monde a
l'air misérable.

Le Diable le regarde, lui sourit sournoisement et lui susurre à l'oreille :

- Ah… çà ira… çà ira… Hier nous étions en campagne électorale; aujourd'hui, tu as voté pour
nous, c’est pourquoi nous t’accrochons à la lanterne !