"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

SYNDICATS CACA

RUBRIQUE A COMPLETER EN PERMANENCE…
(NOS CLASSIQUES DE LA COLLABORATION D’ETAT)

LES SYNDICATS PROFITENT DE L'ARGENT DES RETRAITES... ET DU PATRONAT

Rassurez-vous chers lecteurs il n'y a pas que les députés et maires qui profitent de l'Etat "d'assistance' aux plus favorisés (par des Assedic complémentaires à leurs salaires de cadres supérieurs). Lisez (ou relisez pour ceux qui connaissent PU depuis le début).
Le parquet de Nanterre a été saisi, à la fin décembre 2008 , d'un rapport de l'IGAS sur la Caisse de retraite interprofessionelle (CRI). Une enquête préliminaire a été ouverte. Ce rapport de l'Igas détaille comment patronat et syndicats s'entendent à merveille pour assurer leur train de vie sur le dos des assurés sociaux, à travers le CRI. Le rapport a été révélé dans une longue enquête publiée par le magazine Marianne (...) Le CRI, l'un des multiples organismes de retraite complémentaire, surtout actif dans la métallurgie, aurait financé les principales centrales syndicales (CGT, CFDT, FO, CGC et CFTC) à hauteur de 34 millions de francs au cours des quatre dernières années. Avec la bénédiction du Medef, représenté par Yves Espieu, président en titre de la CRI. L'essentiel de ce financement passe par la rémunération de permanents syndicaux (...) Dès octobre, le Canard Enchaîné avait déjà révélé qu'une filiale de cette caisse de retraite, spécialisée dans les concierges (sic), avait versé des pensions à George Marchais, ancien secrétaire général du PCF, et à Georges Séguy, son homologue de la CGT. Selon l'Igas, la CRI a également investi dans des courses de chevaux de course, sous prétexte de relations publiques" (publié dans Libération du 8 janvier 2000, cf. archives de PU, éléments pour une étude sur la corruption et le foutage de gueule de l'Etat moderne). Etonnez-vous après cela que les ouvriers soient impuissants à décider et à conclure leurs grèves; ils ont dans les pattes une noria de permanents, mercenaires directement intéressés et rétribués pour le maintien de l'ordre. Ces "aristocrates" de la parlote négociée ne sont pas achetés... ils sont vendus!
Et, étonnez-vous, au surplus, qu'il y ait eu autant d'abstentions en ce premier tour pour élire les parasites municipaux! La presse bourgeoise reste discrète sur le sujet, car en période électorale: beaucoup d'appelés et peu d'élus (bourgeois)! Cette affaire de l'an 2000 a été prestement oubliée comme tous les scandales. A quoi bon? Ils ont "la justice" pour eux! On a oublié aussi l'article pointu et documenté du Point du 2 février 1987: "Syndicats: d'où vient l'argent?": Quatre milliers de francs de subventions diverses, dix milliards de "crédits d'heures", pour moins de deux milliards de cotisations... C'est l'image de la France syndicale, petite minorité portée à bout de bras par les pouvoirs publics et le contribuable... Dans la même veine actuelle, et en plus drôle, le pugilat entre la fringante et  moderniste Laurence Parisot du Medef et les vieux caciques de l'UIMM. Ils se disputent comme des gamins dans la cour de l'école: "c'est toi qui l'a dit, c'est toi qui l'est!" On ne sait trop pourquoi (comme pour les histoires d'EADS) car le pognon (19 millions d'euros), retiré en liquide a bien été versé aux syndicalistes pour "fluidifier les relations sociales"!
Si les ouvriers ouvraient les yeux, ils exigeraient au début de toutes leurs prochaines grèves:
1. L'interdiction de toute présence de permanent syndical,
2. L'interdiction de toute négociation entre ces salauds et ceux du patronat, mais exigeraient des discussions directes avec le gouvernement et publiques (comme à Gdansk en 1980)!

Mais les syndicats ont encore bien des années de sabotage impuni à réaliser avant que la révolution ne se débarrasse définitivement de ces organes indispensables à l’Etat bourgeois moderne et à la promotion du petit gauchiste de base.

L'ouvrage de référence: L'argent noir des syndicats par Lenglet, Touly et Mongermont (ed Fayard, 2008)