"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

lundi 5 janvier 2026

BRAVO TRUMP ET MERCI

 


Détrumpez-vous, je ne suis pas là pour saluer l'agression impérialiste de l'armée US au large du Venezuela, dont les bombardements préliminaires ont dû tuer des civils, ni pour féliciter Trump d'être le représentant de la haute bourgeoisie américaine désireuse d'empêcher le déclin de l'empire, et souhaitant même en accroître la surface au Groeland et au Canada, car cela reviendrait à opérer le même type d'invasion que son « ami » Poutine en Ukraine. Les grands impérialismes ont tous le même but mais ni les mêmes moyens ni les mêmes méthodes. Contrairement aux cris d'orfraie de la gauche bourgeoise et de ses larbins gauchistes, Elizabeth Burgos  tape juste pour le premier aspect. : «Les États-Unis n’ont pas envahi le Venezuela, ils sont intervenus contre une bande de mercenaires»1.


Plus assourdissant est le silence de l'Etat venezuelien sur le nombre de morts, leur qualité civile ou militaire. Surtout , et avant tout sur la nationalité (internationaliste?) des gardes du corps du dictateur. On notera que ce truand au pouvoir était entouré de gardes du corps...cubains, preuve de la confiance que le dictateur avait en son propre peuple ! Que le mytheux Cuba était fourni gratos en pétrole depuis longtemps et que les faux communistes cubains vont y perdre de leur superbe et probablement à terme leur dictature2. Chacun a compris que sur place une partie de l'appareil d'Etat avait collaboré avec la CIA pour virer le dictateur, sans donner carte blanche aux gentils bourgeois démocratique, dits opposants, affamés à l'idée de reprendre la mangeoire.

Je remercie l'action incroyable et conjuguée de la CIA et les acteurs de ce raid audacieux d'abord pour l'enlèvement du Ceaucescu de l'Amérique latine, d'une république pétro-bananière ou le grand moustachu avait usurpé le pouvoir, mais ensuite en ce que cette action met à poil toute la gauche bourgeoise occidentale et surtout nos faux révolutionnaires wokistes gauchistes. Oui, bravo Trump !

La capture de Maduro est techniquement spectaculaire. Mais ensuite ? D. Trump a-t-il imaginé que ce raid allait amener par crainte le gouvernement vénézuélien à une meilleure composition ? Rien n’est moins sûr quoique le sûr soit en bonne voie. Il est un habitué des coups d’éclat qui le mettent en scène, mais ne s’inscrit pas dans la durée qui nécessite un minimum de réflexion et de persévérance. On attend toujours qu'en 24 heures il mette fin à l'horreur en Ukraine. Attendons la suite. Par ailleurs, l’inculpation de Maduro pour trafic de drogue est grotesque, alors que le même Trump vient de gracier l’ancien président du Honduras, condamné à 45 ans de prison pour le même motif.

LE PLUS IMPORTANT n'est pas de savoir la tournure que va prendre la dénonciation de la sorcière Maduro à New York, c'est de ne pas se laisser berner par une primauté du pillage venezuelien (bavardage simpliste véhiculé par les petits-bourgeois gauchistes et leur idole Mélenchon) ; tous les médias décrivent Trump comme un vulgaire milliardaire, mais comme je l'ai établi dans mon article précédent, économie et politique sont confondus désormais. Le coup surprenant de Trump est avant tout géopolitique et un avertissement pour tous les autres gangsters impérialistes dominant. Poutine le premier est resté sans voix !

Quant à l’initiative américaine visant à piller à nouveau les vastes réserves du Venezuela, elle pourrait à terme peser sur les prix. «Ce processus sera long, car l’industrie est à l’arrêt, les infrastructures sont vétustes, ressources humaines et capitaux font défaut, cette offre ne sera pas disponible avant plusieurs années», observe Kyle Rodda, basé en Australie pour Capital.com. Trump embrouille lui-même les véritables enjeux pour l'heure. La place centrale de la capture rocambolesque n'est pas l'enjeu pétrolier. Certes le Venezuela renferme les plus grosses réserves de brut du monde. Mais avant d’investir à nouveau des dizaines de milliards de dollars dans l’exploitation de ce trésor enfoui, les compagnies pétrolières américaines auront besoin de stabilité politique et juridique. L'enjeu en vérité  c'est de dire au monde entier, foi de MAGA: « nous ne sommes pas en déclin et en contrôlant l'ensemble du continent américain du Groenland en passant par le canal de Panama jusqu'à l'île de Thulé, nous resterons la principale puissance du monde face à la Russie et à la Chine"3 .

UN COUP DE MAITRE FACE A LA CHINE ET A L'ETAT RUSSE

L'Etat bourgeois chinois, qui se fournit principalement en pétrole vénézuélien, s’est dit «profondément choqué» (on le serait même avec moins de barils). «Aucun pays ne devrait se poser en gendarme du monde et nous n’approuvons pas non plus qu’un pays se considère comme le juge international. », et pour faire rire le monde entier, le sous-fifre Wang Yi a déclaré «La souveraineté et la sécurité de tous les pays doivent être pleinement protégées par le droit international». Plus tôt, et encore plus comique, Wang Yi avait enjoint « Washington »  «à garantir la sécurité personnelle du représentat commercial Maduro et de sa moitié, à les libérer immédiatement et à cesser de chercher à renverser le gouvernement du Venezuela». Il a qualifié leur capture et exfiltration de «violation flagrante du droit international». On n'en pouvait plus !

Les bourgeoisies européennes sont restées, elles, tétanisées comme le nain Poutinr, donc impuissantes, sauf Macron qui s'est fait traiter de fayot.

Poutine est resté donc lui aussi tétanisé dans un premier temps. En plus Trump s'est moqué de lui. Il a indiqué samedi n’avoir pas prévenu Vladimir Poutine, estimant que « cela ne poserait pas de problème ». Et simultanément, il l'a ouvertement brocardé comm il l'avait déjà fait pour les tueries incessantes en Ukraine, déclarant qu’il n’était « pas ravi » de ses agissements en Ukraine, où « il tue trop de monde » (sic). Ce coup dans le dos de Poutine est plutôt paradoxal pendant les négociations de paix pour l’Ukraine pour les spectateurs les plus superficiels et les bourreurs de crâne professionnels. Au lieu de nuire aux éternelles promesses intenables de paix, ce coup d'éclat peut plutôt signifier une mise en garde à destination de l'Etat russe. Voire, pire, un possible changement d'alliance, retournement tant pratiqué à la veille des guerres mondiales ou pendant.

Zelensky pour sa part a bien faire rire son public en saluant la méthode qui pourrait bien servir contre un certain dictateur... Poutine est ultra mieux protégé, et avec des sosies, que le pauvre Maduro, mais il a désormais tout un tas de raisons pour devenir un peu plus paranoïaque ; plus probablement qu'il sera un jour zigouillé de l'intérieur parce qu'il a ruiné la Russie et fait massacrer massivement russes et ukrainiens.

Du côté des groupes vraiment révolutiuonnaires et aux côtés du prolétariat une seule prise de position

Au Venezuela, pour la lutte de la classe ouvrière contre la bourgeoisie pour des salaires plus élevés, des retraites et de meilleures conditions de vie !Mobilisation et grève générale contre la guerre" 

Rien de la part des filiales divorcées du CCI, Controverses et GIGC, ni du CCI qui attend toujours les prises de position des autres pour ne pas avoir à se tromper (ou espionne les miennes).

Le groupe bordiguiste relève l'honneur bien qu'avec une grande faiblesse politique, avec ce mépris traditionnellement économiste de la classe ouvrière qui aurait besoin de lutter d'abord pour ses sous, dans une situation impérialiste et de misère accrue où seule l'insurrection devait être à l'ordre du jour ! Pour vos salaires voyons!, sans quoi vous serez  incapables de lutter politiquement contre la guerre !Et le tract finit mal à ce point de vue, appelant à un front syndical uni ?? Des cliques syndicats d'Etat et ceux des rigolos gauchistes pour quoi faire et avec qui ?

Mais le contenu est louable tout de même, extraits :

« Dans aux premières heures du 3 janvier 2026, les États-Unis ont lancé une attaque militaire sur diverses installations dans et autour de la capitale vénézuélienne, ce qui a abouti dans la capture et la destitution du président Nicolás Maduro et de son épouse.

Plus exactement L’agression militaire a été menée sous la « justification » de Lutte contre le trafic de drogue. Pendant de nombreuses décennies, les États-Unis n’ont jamais pris d’action militaire contre la Colombie ou le Mexique pour capturer les barons de la drogue. La lutte des États-Unis contre le trafic de drogue est très accommodante et sélective. Et avec ce récit, ils se sont une fois de plus moqués de ce que la légalité bourgeoise appelle le « droit international », précisant que le « droit » est imposé par ceux qui en ont le pouvoir.

Mais il est clair que l’impérialisme américain est menant une série d’opérations dans le cadre de sa confrontation avec L’impérialisme chinois, particulièrement concentré sur la préservation de son impérialisme contrôle et influence sur le continent américain, qui, en outre, pour être un marché pour ses produits, représente une source importante de matières premières, le Venezuela étant un acteur clé en raison de son vaste pétrole et des réserves de gaz et leurs gisements d’or, de diamants et divers des minéraux de valeur stratégique. Cela a été confirmé quelques heures plus tard lors d’un conférence de presse, où Trump a déclaré ouvertement et explicitement que le Les États-Unis « gouverneront » et administreront le Venezuela sur un Base temporaire jusqu’à ce qu’une « transition appropriée » soit réalisée et, dans ce contexte, les États-Unis prendront le contrôle du pétrole infrastructure pour « la réparer », car elle la considère comme « totalement ruinée » après des années de gestion chaviste.(...)

 Sur  la capture de Maduro, le gouvernement américain communique désormais et négocie avec un nouvel interlocuteur (Delsy Rodríguez, vice présidente, qui assume désormais la présidence) en posant des questions liées au contrôle de l’activité pétrolière et à une éventuelle Transition vers un nouveau gouvernement. Il reste à voir comment l’impérialisme chinois défendra ses intérêts.

Les ouvriers vénézueliens , qui survivent avec des salaires et des pensions de famine, ou qui sont harcelés par le chômage et le travail informel, doivent comprendre que cela est un affrontement entre deux États et gouvernements capitalistes. Travailleurs au Venezuela et dans le monde entiervous ne pouvez pas vous laisser mobiliser  pour soutenir une action impérialiste, défense d'un gouvernement chaviste, ou soutien à l’une des options pour un changement gouvernemental que la démocratie bourgeoise prétendrait vous offrir. C’est un combat entre les ennemis des travailleurs, entre ceux qui exploiternt le travail salarié. La seule vraie issue est de reprendre la lutte des classes des travailleurs au Venezuela et dans le monde entier, en faisant avancer les principales revendications économiques.

Au Venezuela et dans tous les pays, rassemblons les luttes dans une grève générale indéfinie sans services minimums.

Dans les différents pays, la seule solidarité possible doit être la solidarité de classe avec la classe ouvrière vénézuélienne et sa lutte.  Les appels à la « solidarité avec le Venezuela » ou à la « solidarité » avec le gouvernement vénézuélien » ne sont rien d’autre que des appels à défendre le capitalisme, l’exploitation et la bourgeoisie. Non à la Défense de la patrie, pas d’alliances avec la bourgeoisie ! La classe ouvrière n’a pas de patrie ! La seule issue à la guerre, c’est la révolution communiste ! Unité internationale de la classe ouvrière ! Nous appelons au Front syndical uni »4.

Un texte sur facebook est plus clair que le précédent.
« Le communiqué de Delcy Rodriguez s'inscrit dans les négociations qui ont pu avoir lieu entre une partie de l'appareil chaviste et l'impérialisme américain. Ce pacte négocié, antérieur ou actuel, démontre simplement le caractère bourgeois du régime bolivarien et comme toute la rhétorique anti-impérialiste n'est qu'un masque idéologique. C'est pourquoi la seule position communiste et indépendante de classe est celle qui appelle à combattre à la fois l'agression impérialiste américaine et le régime chaviste. Pas besoin de tricher. Appeler à la solidarité abstraite avec le Venezuela, et à une opposition frontale en même au régime bolivarien, signifie en fait se placer sous ses mêmes drapeaux et bannières. L'impérialisme américain et la boliburge chavista doivent être combattu en même temps.
Enfin, il est important de réinscrire l'action de l'impérialisme américain dans la crise de l'hégémonie mondiale du capital américain. L'unilatéralisme agressif et impérialiste de Trump est en réalité plus une preuve de faiblesse que de force. Une dynamique qui le distingue des alliés potentiels et qui met surtout en garde la Chine contre la nécessité de s'armer et de se préparer sérieusement au conflit avec les États-Unis. Telle est la dynamique des faits au-delà des interprétations : une tendance à la guerre qui s'inscrit dans la crise plus générale du capital et du déclin américain face à l'ascension chinoise.
Dans ce contexte, l'intervention impérialiste des États-Unis est un nouveau tournant dans la dynamique vers la guerre. C'est pourquoi, dans ce contexte marqué par la guerre capitaliste et impérialiste généralisée (qui encadre tous les acteurs politiques étatiques quelle que soit leur taille), la seule position invariante des communistes est la défense du défaitisme révolutionnaire contre toutes les bourgeoisies et blocs impérialistes en formation. La crise du capital et sa tendance à la guerre sont un incitation à la lutte des classes généralisée comme c'est le cas ces jours-ci en Iran. C'est dans cette dynamique vers des affrontements ouverts de classe que la politique du défaitisme révolutionnaire prend toute sa valeur : pour le communisme, contre le capital mondial et toutes ses bourgeoisies nationales. Pour plus d'informations, voir le texte sur le moment historique »5.
Toujours sur facebook, et sur d'autres réseaux sociaux, il est intéressant de constater le développement de polémiques intenses et de discussions sur la guerre que la bourgeoisie ne peut pas censurer, et témoignant d'une radicalité qui nous réjouit face au désarroi généralisé. La révolution passera-t-elle par les réseaux sociaux ?

 

Mais c'est surtout un certain Ernesto Roman qui transmet un texte fait le plus de mal à « la gauche du capital » le 2 janvier :
« Hier, la gauche du capital n'a pas manqué son rendez-vous commémoratif de la révolution cubaine. Pour certains, un tournant historique du guérillerisme, du « socialisme » latino-américain ou toute doctrine dissimulante de la logique d'État. Pour nous, un épisode de plus des conséquences autour des luttes de libération nationale comme expressions armées des conflits inter-impérialistes.
Pour certains, une oasis de « progrès » et de « bien-être » menaçante à quelques kilomètres de Miami. Pour nous, la poursuite d'un capitalisme teint de rouge qui n'a pas hésité à se révéler comme tel dès la première minute. À cette occasion, nous avons récupéré deux textes éclairants sur la question cubaine : "La rumba de Fidel Castro", écrit par Alarma, et "Stalinismo canaveral" de Emmanuel Santos. Signaler la réalité d'un régime qui, comme son homologue à Washington DC, n'a jamais rien en commun avec un projet révolutionnaire international est la première étape vers le démasquement de l'État bourgeois aujourd'hui existant à La Havane »6.

 

Au cul de  POUTINE et de la CHINE, LES LAMENTABLES PRISES DE POSITION NATIONALISTES (tiersmondistes et méprisables) de la gauche du capital et de ses queues gauchistes


Le principal pitre de la gauche du capital et ami de la dictature vénézuelienne, le nommé Mélenchon (PDG de LFI), s'est précipité avec ses suiveurs pour dénoncer un pillage pétrolier au nom d'un « ordre international libre de la loi du plus fort » ! Plus collabo de l'ordre dominant tu meurs7. Le truand Maduro n'était que le fils politique de l'autre dictateur néo-stalinien feu Chavez « modèle politique » pourtant pour le populiste démocrate pacifiste Mélenchon !

Le minuscule et mité PS a déclaré via le fils d'Edgard Faure : « Quoi que l’on pense de Maduro (sic!) , cet acte doit être unanimement condamné. La force ne peut remplacer le droit. » « C’est un pas de plus dans la délégitimation des institutions internationales et c’est à l’inverse un feu vert donné à tous les autocrates du monde ». Pas du tout, mais une bonne suggestion pour les kidnapper tous !

L'encore plus minuscule PCF a exprimé (sic) sa dénonciation de la capture de Maduro, qualifiée "d'acte de violation de la souverainté du Venezuela », précisant, ce qui est vrai en partie « que le peuple vénézuelien est seul habilité à décider de son avenir politique sans intervention extérieure ; mais c'es du pipeau car les peuples ne se libèrent jamais de rien sauf à rester des troupeaux électoraux, et leur prolétariat est si faible qu'il y faudra l'intervention « extérieure » des prolétariats des zones les plus développés si toutefois la révolution montrait son nez international.

Enfin une certaine Marine Tondelier, qui ne représente rien, a dénoncé sans savoir ce qu'elle dénonçait : « une agression manifeste et illégale contre un État souverain », condamnant les bombardements nocturnes au Venezuela et affirmant que Macron « doit condamner avec la plus grande fermeté cette énième violation du droit international ». Le droit international violé ? Pas possible, encore un argument fébriliste !

J'allais oublier une femme encore plus gauche, la mère Le Pen, sibylline et surtout électoraliste en diable qui a pleurniché qu'il y avait "mille raisons de condamner le régime de Nicolas Maduro: communiste, oligarchique et autoritaire" mais que "la souveraineté des États n'est jamais négociable". "Renoncer à ce principe aujourd'hui pour le Venezuela, pour n'importe quel État, reviendrait à accepter demain notre propre servitude", appelant à "rendre la parole" aux Vénézuéliens. C'est bien dit mais aussi creux que « la souveraineté des Etats... capitalistes » !


LUTTE OUVRIERE ou les fesses serrées. Assurément la prise position la plus contrite et peureuse du lot trotskien. Gêne elle aussi électoraliste pour une secte qui se ditingue en général du tiers-mondisme woke et tente de parodier, mais grossièrement les positions internationalistes.

« Après des mois de menaces, de piraterie contre des bateaux causant déjà des dizaines de morts, d’arraisonnement de pétroliers, les États-Unis ont fini par frapper directement le Venezuela. Trump se vante que les troupes américaines ont fait prisonnier Maduro, le président vénézuélien. Depuis longtemps l’impérialisme américain veut mettre au pas un des rares pays d'Amérique latine qui refuse de s'aligner, et mettre la main sur ses immenses réserves de pétrole. À bas l’impérialisme et son cortège de pillage, de guerre et de soumission ». Un Etat de gangster qui « refuse de s'aligner » ! Ces trotskiens restent des staliniens dans l'âme.

LE SOUTIEN MENSONGER DU NPA l'anticapitaliste (hi hi)

« ... après des semaines de pression militaire dans les Caraïbes et le déploiement d’une importante armada et plus de 15 000 soldats aux portes du Venezuela, Donald Trump franchit ainsi un nouveau seuil. Cette stratégie vise à soumettre le Venezuela et à envoyer un message de menace à tous les peuples latino-américains. Face à cette nouvelle offensive impérialiste brutale, l’urgence est à la construction d’une mobilisation large et unitaire en défense du droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien. Nous appelons à la constitution d’un mouvement de résistance anti-impérialiste et de solidarité internationaliste avec le Venezuela et toute l’Amérique latine. (…) Si nous avons affirmé à plusieurs reprises notre rejet de l’autoritarisme de Nicolás Maduro et notre soutien aux camarades des gauches sociales et politiques qui luttent au Venezuela à la fois contre ce régime et contre les droites pro-impérialistes, nous réaffirmons haut et fort que c’est au peuple vénézuélien de décider de son avenir. La démocratie ne peut pas s'imposer par l'intervention militaire extérieure d'un État impérialiste, et encore moins en bombardant la population civile. Yankees Go Home ! Non à cette agression impérialiste ! Pour le droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien ! ».

Le NPA est certainement le groupe néo-trotskien le plus woke et girouette de toute l'histoire du gauchisme en France. La secte à Besancenot ment résolument. Ses pères Krivine et Bensaïd ont toujours soutenu tous les dictateurs tiers-mondistes, sans compter l'URSS (anti-capitaliste?). Leur critique de Maduro a toujours été gentillette, incapable de dénpncer cette mafia vénézuelienne corrompue qui a faif fuir 8 millions de vénézueliens qui se foutent d' « autonomie nationale ». Cette secte n'a pas grande importance, continuant à ne recruter que parmi les lycéens et étudiants petits bourgeois ignorantins.

NOUS NOUS POSONS DANS LE CAMP MILITAIRE DU VENEZUELA et clairement en soutien à la clique à Maduro (mais pas à Maduro)

La dernière clique que nous allons évoquer est la plus grave de toutes, pour ne pas dire la plus réactionnaire d'autant qu'elle produit parfois des articles intelligents. Le procédé de présentation de « Révolution permanente » (ou connerie permanente) a une tournure lambertiste (les gens de ma génération comprendront » . Appel incongru tout d'abord avec sigles cuculs pour initiés : Déclaration du CRP-QI : « Nous dénonçons l’attaque impérialiste des États-Unis et l’enlèvement de Maduro ! ». Qui c'est ce ququ  avec QI? Et il se prend pour qui qui ?

« Le CRP-QI condamne fermement l'agression impérialiste menée par les États-Unis contre le Venezuela dans la nuit du 3 janvier. Face à cette agression directe, délibérée et criminelle, nous appelons à une mobilisation internationaliste massive.

(…) L’offensive néocoloniale de l’administration Trump a ainsi franchi un cap décisif, marquant une escalade majeure de l’agression impérialiste non seulement contre le peuple vénézuélien, mais aussi contre toute l’Amérique latine. (…) L’objectif stratégique est d’aggraver brutalement la condition semi-coloniale du Venezuela, (???)en subordonnant son régime politique, son économie et ses ressources stratégiques à la Maison Blanche, tout en tentant de discipliner l’ensemble des peuples d’Amérique latine. (...)

En tant que courant communiste, anticapitaliste et internationaliste, nous appelons à condamner fermement cette nouvelle escalade militaire, son arrogance impérialiste et son caractère ouvertement colonial. (...)Sans apporter le moindre soutien politique au régime autoritaire de Maduro, nous nous positionnons résolument dans le camp militaire du Venezuela et luttons pour la défaite des États-Unis ».

Nous réitérons également notre rejet total et notre dénonciation des politiciens de la vieille droite nationale, tels que María Corina Machado, Leopoldo López, Edmundo González, Ledezma, etc., qui ne font qu’agir comme des auxiliaires de la Maison blanche, au service de ses objectifs néocoloniaux et qui ont exigé de Trump une intervention militaire. (...)

Nous affirmons que la seule manière efficace de lutter contre cette agression est la mobilisation consciente des travailleurs et de la population. Aujourd’hui plus que jamais, il est urgent que les classes populaires et les peuples d’Amérique latine, ainsi que les secteurs conscients de la jeunesse, de la classe ouvrière et des intellectuels aux États-Unis, se placent à l’avant-garde de la condamnation active de cette agression criminelle.

C’est pourquoi nous appelons les travailleurs, les jeunes et les mouvements sociaux de toute l’Amérique latine, des États-Unis et du monde entier à se mobiliser contre cette offensive impérialiste. En particulier, nous appelons ceux qui, aux États-Unis, luttent contre le racisme, le militarisme et les oppressions, à s’opposer à leur propre impérialisme, principal ennemi des travailleurs et des populations du monde entier. Les travailleurs étasuniens n’ont rien à gagner des aventures militaires de Trump, qui ne défend que les intérêts des banquiers et des grandes entreprises. Le triomphe de l’arrogance impérialiste à l’étranger serait également un coup porté à ceux qui luttent aux États-Unis ».

C'est un racolage éhonté qui déblatère des phrases en l'air sur la base d'une idéologie wokiste, racialiste et autre marmelades sociétales.Se termine parle programme national néo-stalinien populaire et classique ! Mais « Revolution permanente » avec un de ses cheffaillons, islamo-trotskien, l'arriviste Anasse Kazib, soutient autant tel ou tel nationalisme de « peuple opprimé » que la « libération du voile » et tout ce qui bouge. Bon à faire du bruit dans la rue mais aucun avenir sérieux.

Toute dernière info. Alors que la presse officielle du monde entier agonit Trump, on commence à voir des conséquences pas du tout aussi dramatiques qu'ils s'en plaignent tous...en Iran surtout.

Une semaine après le début des manifestations anti-régime, la colère ne démord pas. Certains protestataires, inspirés par la chute de Maduro, aspirent à la « fin rapide de Khamenei », "ah pourvu qu'ils le kidnappent lui aussi". Ali Khameni guide suprême de la Révolution, fait pipi dans sa culotte ; il aurait prévu un plan de secours en cas d’échec de la répression : la fuite. Un rapport du renseignement britannique, consulté par le Times, assure qu’un «plan B» «concerne Khamenei et son cercle très restreint de proches collaborateurs et de membres de sa famille, y compris son fils et héritier désigné, Mojtaba». Une vingtaine de collaborateurs serait concernée. Avant l’évasion, ceux-ci sont chargés de rassembler «biens, propriétés à l’étranger et argent liquide pour faciliter leur passage», abonde le Times. La destination, bien qu’elle ne soit pas communiquée par le renseignement, serait Moscou, la capitale russe, alliée du régime des Mollahs ». Nos trotskiens et Mélenchon vont sans doute en conclure qu'il s'agit d'un complot islamophobe de la CIA !



Et bravo à Charlie



NOTES

1Historienne, anthropologue et écrivaine vénézuélienne, Elizabeth Burgos a été proche de Fidel Castro au début de la révolution cubaine. Elle a ensuite travaillé pour Salvador Allende au Chili. Depuis sa rupture avec le castrisme, elle n’a cessé d’alerter sur le caractère dictatorial du régime de Maduro. Viol du droit internationale! Cette blague qui oublie l'invasion de Panama en 1989 et l'arrestation de Noriega; sans oublier les violations d'espace aérien un peu partout par Tsahal, petit pion US!

2 «Cuba est prêt à tomber», a déclaré Trump à bord d’Air Force One. Notons que les islamos-gauchistes ont toujours méprisé la classe ouvrière du tiers-monde en estimant que des dictatures militaires à couleur marxiste étaient un progrès voire normales et suffisantes pur eux car « anti-impérialistes » , ou « anti-coloniales » !

3Et Trump n'est pas le représdentant d'une dictature (ni un facho comme hurlent les gauchistes) comme en témoigne l'expulsion de l’élu démocrate Al Green, représentant du Texas, qui a été expulsé (avec égard, il est infirme) après avoir hué à plusieurs reprises le président, qui a dû s’interrompre sans manifester la moindre émotion. Avant cet incident, les huées de démocrates se sont confrontées aux «USA! USA! USA!» des républicains, qui ont conspué l’élu alors qu’il quittait l’hémicycle, dans un début de discours tendu. En Russie le type aurait été explosé dans sa bagnole . Au Venezuela jeté violement dans un cul de basse fosse.

7 « Les USA de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse. Le narcotrafic est désormais le prétexte de l’empire et de ses agents politiques et médiatiques pour détruire ce qu’il reste d’ordre international libre de la loi du plus fort» (Mélenchon).

«La France doit condamner au plus vite et sans ambiguïté cet acte de guerre. Solidarité totale avec le Venezuela et son peuple !» a renchéri le député LFI Éric Cocquerel, tandis que son collègue Manuel Bompard affirmait que Trump a «kidnappé le président vénézuélien» et condamnait «une agression qui viole toutes les règles du droit international et menace la paix dans toute la région.» Clair soutien à Ceaucescu 2. Tout ce beau monde s'est ensuite retrouvé à République pour brûler un drapeau américain. On a connu pire comme insoumission.

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