"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

mardi 24 juillet 2012

HOLLANDE INAUGURE LES CHRYSANTHEMES

...et déguise un crime commis par la bourgeoisie lâche en France!

C’est sûr il n’est pas stressant comme l’autre zèbre disparu des écrans, omniprésident et agaçant PN.
Mais il va le devenir s’il ne sait pas fermer sa g… Le changement… c’est du passé ! Drôle de passé emberlificoté!
Et comme il n’a pas plus de solution à la crise endémique, obsédante et pantelante, il s’essaie au bla-bla commémoratif. Son but minima : défendre la pérennité des institutions bourgeoises des IVème à la Vème républiques bourgeoises : ni l’Etat ni ses flics ne doivent être mis en accusation mais « les français » en général comme en 1945 le nazisme était devenu selon les nationalistes juifs la faute au peuple allemand ! (voir articles de Chazé et Chirik contre cette mystification bourgeoise). Le président "normal" est devenu président banal.

LA MEME HYPOCRISIE QUE LA COMMEMORATION ANNUELLE DE 14-18!

Comme ses prédécesseurs Hollande est un peigne-cul de l'idéologie bourgeoise américaine qui exige une repentance permanente, qui stipule:
- tu corneras éternellement avoir sauvé la France "vichyste"
- tu agiteras la seule victimologie juive pour mieux faire oublier les crimes des guerres actuelles.

Guaino et Chevènement assurent l’après-vente

Comme il est aussi ridicule d’accuser la France que l’Allemagne, sauf pour crétins écervelés, le violoniste sarkozien Guaino nous refait le coup du héros planqué à Londres mais excuse aussi l’appareil d’Etat et ses flics :
«Ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin!» Ancien barde chauvin de Nicolas Sarkozy à l'Élysée devenu député UMP des Yvelines, Henri Guaino a réagi lundi aux propos tenus la veille par François Hollande. Lors de la commémoration de la rafle du Vél' d'Hiv', le chef de l'État de gauche normale a disqualifié l'arrestation, l'internement et la déportation de 13.520 Juifs de nationalité étrangère réfugiés en France, dont plus de 4000 enfants, de «crime commis en France par la France». Sur BFMTV et RMC, Guaino s'est interrogé sur ce que la France «a à voir avec cela», marquant la distinction entre «la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice» et l'autre France. «Elle était à Londres, elle était avec la France libre, elle était dans les maquis», a-t-il indiqué.
Chevènement en rajoute dans la confusion en oubliant de signaler que ses ancêtres du PS avaient tous voté pour l’intronisation du maréchal Putain (que Sarko a fait enseigner comme le sauveur de Verdun mais pas le déporteur d’enfants juifs), et excuse, comme petit Valls, l’obéissance des flics.
Jean-Pierre Chevènement aurait donc « corrigé » les propos du président de la République qui, «dans son discours du 22 juillet, a malheureusement omis de dire que les crimes commis par les policiers et les gendarmes français, lors de la rafle du Vél' d'Hiv', l'ont été sur l'ordre de l'État français de Vichy collaborant avec l'Allemagne nazie». Pour le sénateur du territoire de Belfort, «c'est occulter les accords passés avec la Gestapo par René Bousquet, alors secrétaire général de la police, agissant pour le gouvernement de Vichy. C'est faire comme si Pétain était la France et comme si le véritable coup d'État opéré le 10 juillet 1940 par un gouvernement de capitulation n'avait pas existé».
C’est vrai en partie seulement, car, il  n’est interdit à aucun être humain même sous uniforme de désobéir à des ordres criminels. Pour ma part, je ne connais que quatre gendarmes qui ont déserté à l’époque en Auvergne. Avec les seuls arguments que flics et militaires peuvent comprendre en temps de guerre. Lorsque mon père est entré dans la caserne de Rochefort Montagne, revolver au poing : vous nous rejoignez dans la résistance ou je tire ?
Ceux-là n’ont pas été complices des déportations honteuses.

RESUME: La vérité ni Guaino ni Chevènement ne la rectifient:

1. c'est un "Etat" bourgeois (pas les français en général) qui a fait le sale boulot aidé des flics qui obéissent à n'importe quel régime;
2. La France et sa population n'y sont pour rien: près de deux millions de jeunes prisonniers en Allemagne, + fusil dans le dos de la soldatesque boche pour les autres.
Bientôt, nous apprendrons que les nazis étaient aux ordres de la France. Faudrait pas oublier quand même que l'armée nazie a écrasé l'armée française et arrêter de nous faire marrer avec cette histoire de repentance de vaincus cocus, qui est une autre manière d'excuser le régime nazi et de faire risette au nationalisme juif.
Au fond, le triomphe de la falsification de l'histoire, cette protection éhontée des institutions collabos de la guerre et de ses crimes (magistrats + flics) c'est la preuve qu'en 1945... le fascisme a gagné, comme disait Amadeo Bordiga!

Le témoignage d’une déportée alors qu’elle était enfant décrit bien l’absence de scrupules des flics. J’ai habité plusieurs années à côté de l’ancien emplacement du Vel d’Hiv, je n’y passe jamais sans un frisson.
Depuis vingt-sept ans, Sarah Lichtsztejn-Montard témoigne. Elle raconte, deux fois par semaine, à des collégiens et lycéens, son arrestation en juillet 1942 dans la rafle du Vél d’Hiv, sa fuite, son arrestation à nouveau en mai 1944, sa déportation à Auschwitz.(…) Sarah reste seule avec sa mère. En juin 1942, elle doit coudre une étoile jaune sur ses vêtements et se souvient «des regards». Le 15 juillet 1942, dernier jour d’école, une camarade l’avertit que se prépare une «rafle générale de Juifs, hommes, femmes, enfants, vieillards…» Un commissaire de police a donné l’alerte. Mais la mère n’y croit pas (à cette fable d’un flic juste ?) . «Elle m’a dit "en France, arrêter des femmes, des enfants… Ce n’est pas possible".»
Le lendemain matin, 6 heures, des coups sur la porte. Sarah est réveillée en sursaut. Entrent deux inspecteurs de la police française. La mère de Sarah les implore de laisser sa fille. «Elle était presque à genoux, j’avais honte.» Dans la cour de l’immeuble, elles rejoignent deux autres familles. Dans la rue, c’est le chaos. «On voyait arriver des parents hagards, tenant à bout de bras des petits enfants mal réveillés, qui pleuraient. Les gens sortaient de partout, avec des affaires ficelées à la hâte, des matelas d’enfants sous le bras. Ils étaient entourés de policiers, comme s’ils étaient des criminels.»
Sarah a 14 ans. «Je n’étais pas comme les préadolescentes d’aujourd’hui. J’étais une petite jeune fille naïve, qui vouait une confiance absolue aux grandes personnes.» Ce moment où elle monte dans le bus, poussée par les policiers, l’instant où elle voit, restés sur le trottoir, ses camarades non juifs, signe pour Sarah «la fin de l’enfance».
Les bus arrivent rue Nélaton, dans le XVe arrondissement de Paris. Les passagers sont poussés à l’intérieur du Vél d’Hiv, grand stade couvert voué aux manifestations sportives et concerts. «Il y avait déjà environ 5 000 personnes. Un brouhaha énorme. Une chaleur suffocante.» Constamment, de nouveaux autobus «viennent déverser leurs cargaisons». La journée passe sans eau ni nourriture. Les quelques toilettes sont rapidement bouchées, l’odeur devient insupportable. Les enfants pleurent.
La verrière du stade a été peinte en bleu, pour ne pas être repérée des avions bombardiers. Le soleil à travers répand «une lumière verte, glauque». Sarah regarde les visages rongés d’inquiétude sur les gradins. Elle a l’impression de voir «des fantômes verts».
Les policiers français - «ce jour-là, je n’ai vu aucun Allemand» , insiste Sarah - ne répondent pas aux questions. Ils répètent juste que le but de la rafle est d’envoyer des travailleurs dans les camps en Allemagne. Vers 17 heures, Sarah voit arriver des personnes handicapées, grabataires ou malades, certains en fauteuil ou sur des brancards. Sa mère comprend qu’on leur a menti. «Elle m’a dit : "Ce n’est pas pour travailler, ces gens-là ne peuvent pas travailler. Il faut se sauver."»

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire