"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

CORRESPONDANCES ET PROJETS REVOLUTIONNAIRES

Cette nouvelle rubrique aura pour but de rendre officiels les textes ou prises de positions de cercles, groupes ou individus se situant résolument dans la perspective de constitution d'une organisation communiste cohérente sur la base des principes nécessaires à la lutte de la classe prolétarienne aujourd'hui, sans se baser sur les rabachâges dépassés.
Elle aura pour souci d'éviter la circulation privée et parallèle de courriers des uns et des autres, et qui ne cessent de viser à régler des comptes de personne à personne.


CORRESPONDANCES ENTRE ELEMENTS REVOLUTIONNAIRES EN FAVEUR DE LA RECONSTITUTION D’UN GROUPE VERS LE PARTI MONDIAL

1. AXES DE TRAVAIL PROPOSES PAR XAVIER

Thèmes prioritaires à approfondir favorisant la clarification, la préparation révolutionnaire et la recomposition d’un Groupe marxiste en vue de la reformation du Parti communiste mondial
Obstacles, conditions, nature, fonction, fonctionnement du futur groupe communiste, conception du travail d’unification, de délimitation ; éléments de méthode sur la conception des confrontations, fusion et/ou absorption en vue d’un regroupement marxiste ;

- Nature, forme et périodisation du travail des révolutionnaires ; caractéristiques de la nature du travail dans la période dominante;

- Apports, conséquences, causes, nature et origine des insuffisances et erreurs de la Gauche communiste d’Italie ;

- Genèse, stratégie, tactique, fonctionnement et organisation du futur Parti communiste, premiers résultats atteints en la matière ;

- Cours du capital, prévision du contenu catastrophique du capital, Etat bourgeois et effondrement du capital, hypothèses sur les délais d’ effondrement du capital, confrontation de la doctrine marxiste aux formes concrètes de l’évolution du capital, contradictions fondamentales valorisation/ dévalorisation dans sa phase de soumission réelle au capital; limites du travail dans l’époque actuelle et réflexion sur la méthode; formes de l’autonomisation de la valeur, crédit fictif et capital fictif, etc..; éléments d’ explication sur le cycle d’accumulation du capital après les années 75 ;

-« Gauche communiste internationale », la revue « Bilan », et la « Gauche Communiste d’ Italie », éléments de clarification et précisions sur ce que revêtent ces intitulés ;

- Eléments d’explication sur la crise de 1986 et de la dissolution du Groupe communiste mondial en 1991 (Le Programme de la société communiste) ;

- Eléments d’explication sur la dissolution de Communisme ou Civilisation.

2. REPONSE DES ANCIENS DE « COMMUNISME OU CIVILISATION » DE TOULOUSE
Il semble, au vu des différents documents que tu nous as transmis que ton intention soit sensiblement différente de la notre. Afin d'éviter toute confusion dans ce qui pourrait être une collaboration (au sens propre du terme, de travailler en commun), nous devons préciser les points suivants:
1) Notre but ne peut pas être de "poursuivre le travail du groupe communiste mondial":
a) Même s'il se peut que ce groupe ait fournit certaines contributions théoriques elles se situent bien en deça de celles d'Invariance. Certaines erreurs de ce dernier regroupement ayant été reconduites par le GCM ( question de la prévision)
b)Nous nous sommes déjà définis tant par rapport à Invariance qu'au GCM (cf CouC n°1)
2)Il ne peut pas non plus être de créer un énième groupe, prétendue médiation entre la défense du parti historique et la création du parti formel. Surtout à un moment où la classe ne tend pas à s'unifier réellement. Ce serait alimenter le délire sectaire du mouvement actuel et de surcroît gâcher les possibilités de se relier au mouvement à venir en sacrifiant la théorie à l'activisme. C'est certainement une des leçons qu'Invariance a tirée de son expérience dans le PCI (la non coupure avec le léninisme) mais qui ne fut pas théorisée en cohérence avec le marxisme parce que finalement Invariance rejeta le marxisme. Il n'y a eu qu'une ébauche. Ce travail fut réellement commencé avec le n°11 de CouC (Programme classe et parti). Même si ce texte comporte lui aussi quelques erreurs.Il reste d'ailleurs beaucoup de travail à faire dans la clarification de ce que peut être le mode d'existence des communistes en période de contre-révolution et leurs tâches, en particulier en rapport avec l'analyse du développement du capitalisme et de la lutte des classes depuis la terrible défaite des années 30.
Comme nous en avons discuté, l'objectif à court terme qui vise à clarifier les éléments fondamentaux de l'orientation communiste nous paraît incontournable.
S'il y a accord sur un certain nombre de principes et de thèses communs à tous les communistes et que l'on peut trouver exposés avec un maximum de clarté dans le Manifeste de 1848 (sans ce minimum, on tombe dans le débat d'idée cher aux démocrates et aux universitaires), alors on peut envisager d'aller au-delà et se pose la question des thèmes à aborder et de la méthode de leur traitement.
Le plus grand danger c'est de surestimer ses possibilités et de vouloir se substituer aux forces historiques qui ne sont pas encore parvenues à maturité, à commencer par celles que constituent les communistes eux-mêmes, mais surtout celles de la classe révolutionnaire qui ne se manifestent pas encore.
L'activisme consiste justement en cette surestimation. Le petit cercle de "militants" se constitue en groupuscule et croie qu'en s'agitant il va unir les prolétaires autour de son programme bricolé. Il s'illusionne sur ses forces et surtout sur la possibilité d'apporter une conscience de l'extérieur de l'être. Illusion totalement métaphysique!
En fait il se coupe de la classe réelle et du mouvement historique qui peut la faire passer de classe en soi, pour le capital ,à classe en soi et pour soi, sujet révolutionnaire qui se constitue en parti politique.
Tous les groupuscules finissent par colporter cet erzats de marxisme et se font les vecteurs de l'idéologie ambiante dans les quelques remous de luttes qui émaillent le cours de la contre-révolution, ainsi qu'auprès des quelques prolétaires qui luttent et qui cherchent la voie du programme de classe.
Ils sont rattrapés inexorablement par le passé et seront demain des obstacles que le prolétariat devra balayer. En aucun cas il ne faut mettre la charrue avant les boeufs.

Ta liste de thèmes est aussi large que le travail à accomplir, il vaut mieux en restreindre volontairement le champs et le nombre, dans un premier temps. Si l'on peut aller de l'avant, on pourra aussi élargir et approfondir.
Il est évident qu'il faut avant tout reprendre la question de la gauche communiste d'Italie (la question des rapports entre gauche d'Italie et Bilan, ainsi que d'une gauche communiste internationale, est liée à la première). Nous pensons pouvoir amener rapidement des matériaux sur ce sujet.
Il faudra bien situer aussi Invariance, voir dans quelle mesure elle a posé les bases pour la reprise du travail de restauration théorique demeuré inachevé dans la gauche pour des raisons qu'il faudra exposer avec le maximum d'argument, mais aussi pourquoi elle a dégénéré dans le sillage de 68 et de la contestation des nouvelles classes moyennes (quelles étaient les failles théoriques d'Invariance).
Nous y ajouterons la question de la dialectique parti historique/parti formel et celle des luttes économiques/politiques.
Bien à toi
Vitose.
PS: ce courrier peut bien évidemment circuler.
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PROPOSITION DE KLASBATALO AU GIO (janvier 2012)


La situation actuelle : crise économique et lutte de classes
            Le capitalisme subit aujourd’hui une crise sévère dont les implications politiques et sociales sont énormes. Inutile de rappeler que le capital est en crise pratiquement permanente depuis les années ’70. Mais le caractère désastreux de la présente crise n’évoque aucunement des lendemains qui chantent pour le prolétariat si l’ordre actuel des choses reste inchangé. Il est plus que temps d’en finir avec ce système barbare. Face aux cures drastiques d’austérité que la bourgeoisie nous lance, il a bel et bien des mouvements massifs de lutte qui s’organise, de la Grèce aux États-Unis en passant par l’Égypte.
La nécessité du regroupement des révolutionnaires et la fonction du futur parti de classe
            Ces mouvements de lutte embryonnaires se voient universellement barrer le chemin par la bourgeoisie, son État, sa police, ses syndicats. La bourgeoisie a intérêt à ce que ces mouvements restent dociles et inoffensifs, d’où la nécessité de la gauche bourgeoise, alors que leur potentiel subversif et révolutionnaire est bien existant. Cet état de fait pose deux problèmes intrinsèquement liés : 1. Le surgissement de groupes politiques d’avant-garde s’approchant du programme communiste au sein même des luttes de classe  et 2. L’intervention des organisations politiques « historiques » déjà existante du prolétariat, la Gauche Communiste. Le développement de ces deux aspects, en d’autres mots la construction d’un parti de classe international et internationaliste est ce qui manque cruellement actuellement dans la lutte de classe. La constitution d’une avant-garde organisée et centralisée pourra faire en sorte que des orientations politiques claires, révolutionnaires et communistes, soient mises de l’avant dans les luttes afin que ces luttes soient justement victorieuses et mènent à la révolution.


Les bases politiques du regroupement des révolutionnaires
            Les positions politiques basiques d’un regroupement des révolutionnaires en un parti sont l’héritage et les positions politiques de la Gauche Communiste, c’est-à-dire l’expérience des différentes fractions de gauches qui surgirent dans l’Internationale Communiste durant les années ’20-’30. Les critères de base sont donc l’internationalisme, la reconnaissance du principe politique de dictature du prolétariat, le rejet des méthodes de lutte bourgeoises comme le syndicalisme, le parlementarisme et la lutte de libération nationale, la reconnaissance du caractère prolétarien de la révolution d’Octobre, la reconnaissance de la nécessité d’un parti communiste international et le rejet des tactiques de front avec la bourgeoisie. Ce sont là synthétiquement les frontières de classe qui délimitent une organisation prolétarienne d’une organisation petite-bourgeoise ou bourgeoise.
Le nécessaire débat entre groupes révolutionnaires et la clarification politique
            Le débat entre révolutionnaire est vital pour la constitution du parti. Non seulement les organisations prolétariennes déjà existantes viennent d’expériences historiques plus ou moins différentes, parfois convergentes et parfois divergentes, mais les luttes actuelles portent spontanément une partie des prolétaires en lutte à s’approcher politiquement du programme communiste. Le débat sert donc à confronter les positions divergentes, transmettre les expériences et positions politiques aux nouveaux militants et finalement à clarifier le programme communiste, c’est-à-dire les orientations politiques fondamentales à mettre en œuvre pour la révolution. Le débat entre révolutionnaires n’a pas pour but de mélanger éclectiquement les différentes expériences et positions politiques, mais il a davantage pour fonction de délimiter les bonnes orientations communistes des orientations opportunistes et sectaires et de se débarrasser de ces dernières. Nous sommes aussi d’accord que le développement d’une organisation communiste passe par son intervention dans la classe et dans les luttes réelles. La clarification politique dépend dialectiquement du débat entre groupes communistes et l’intervention dans la classe.
La lutte contre le sectarisme et l’opportunisme
            La lutte contre l’opportunisme et le sectarisme se résume à tenter de restreindre l’influence au sein du camp prolétarien des positions politiques opposées aux bases fondamentales de la Gauche Communiste. Les positions politiques opportunistes et sectaires sont malheureusement très présentes dans le camp prolétarien. Cela va de, par exemple, un esprit de chapelle (du chacun chez soi) jusqu’au révisionnisme modernisme au passant par l’acoquinement avec des fractions politiques bourgeoises. Il va sans dire que plus l’opportunisme et le sectarisme auront leur emprise sur le futur parti, moins celui-ci sera en mesure d’assumer sa tâche révolutionnaire.
La nature d’une collaboration politique ponctuelle entre les différents groupes révolutionnaires
            Les possibilités de collaborations entre groupes révolutionnaires sont larges. Cela peut être par exemple une intervention commune dans une lutte avec un tract dont l’accord est mutuel. Cela peut aussi passer par le débat politique ouvert et public, en d’autres mots devant la classe, sur les enjeux politiques des luttes et du regroupement politique. Bref, toute collaboration politique vise à terme le regroupement en parti de classe.
La TCI et son  rôle
            La TCI, de par son expérience politique à travers la fraction italienne et Battaglia Communista, donc à travers son expérience historique, a eu rôle à jouer vis-à-vis des organisations d’avant-garde qui se développent et se développeront davantage prochainement. Son rôle est en quelque sorte de prendre sous son aile ces groupes, transmettre son expérience politique et aussi participer avec eux à la construction du parti communiste international.



Proposition de travail entre révolutionnaires de Klasbatalo au GIO et la TCI

-          Considérant l’aggravation toujours plus prononcée de la crise économique mondiale et surtout considérant ses impacts sur notre classe et ses luttes,

-          Considérant l’essor de luttes prolétariennes partout autour du globe,


-          Considérant la nécessité pour l’avant-garde prolétarienne d’intervenir selon ses capacités et de manières adéquates dans les luttes,

-          Considérant l’état de dispersion actuel des forces communistes en Amérique du Nord,

-          Considérant, qu’il semble y avoir une volonté, du moins chez la CWO, à un travail commun et une entraide entre révolutionnaires :

« Aujourd'hui, il y a beaucoup de groupes et d'individus dans le monde qui, comme nous, défendent cela ; mais, nous sommes soit trop dispersés soit trop divisés pour prendre l'initiative de former un tel mouvement unifié. Certains sont opposés, par principe, à la formation d'un tel mouvement, car ils pensent que le mouvement spontané se suffit à lui-même. Nous aimerions partager leur confiance. Nous pensons que les révolutionnaires responsables devraient réexaminer leurs divergences et se demander si, à la lumière de cette période de la lutte de classe qui s'ouvre aujourd'hui, les divisions qu'ils pensaient avoir jusque là persistent. Nous devrions nous baser sur nos nombreux accords et non pas sur le peu de désaccords qui existent entre nous. Nous devrions chercher à travailler ensemble dans les luttes, non pour simplement recruter tel ou tel individu pour notre propre organisation, mais pour chercher à élargir la conscience de ce que signifie réellement la lutte de la classe ouvrière. Face aux obstacles que nous avons soulignés plus haut, il serait suicidaire de ne pas le faire » (RP 59, repris par Bilan et Perspectives 12, décembre 2011, la revue de la TCI en France).

-          Considérant, qu’une attitude positive de la TCI (et du GIO) envers Klasbatalo et cette proposition serait un pas de géant dans le combat contre le sectarisme, c’est-à-dire vers le regroupement des révolutionnaires en parti de classe,

-          Considérant que des divergences politiques entre deux groupes politiques différents ne sont pas un prétexte pour rester chacun de son côté et mener une politique de sourde oreille,

Klasbatalo propose au GIO :

-          Que chacun des groupes, autant Klasbatalo et que le GIO, accepte de revoir ses erreurs du passé ainsi que les critiques qui lui sont adressés et que s’il les juge incorrectes, qu’il les réfute politiquement et publiquement au lieu de garder le silence,

-          Ultimement, que de relations politiques fraternelles, de solidarité et de confiance, se rétablissent entre Klasbatalo et le GIO,

-          Qu’à termes un travail commun (traduction, tracts, revues, réunions publiques et surtout interventions) entre le GIO et Klasbatalo soient mit de l’avant,

C’est de la responsabilité historique du GIO et de la TCI de bien vouloir accepter ces propositions, ou à tout le moins d’en discuter les modalités.
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Response to the IWG 07 04 12

Here is our reply to the IWG concerning their negative and sectarian response to our
proposition for common political work. This had been written directly to the IWG. We
now see the weakness of the initial proposition, a weakness not of a political order
strictly speaking – we still be believe that the basis of the proposition is correct, but
rather it’s the approach that’s at fault. We’d have been better off directing our
proposition to the ICT as the international group. This political approach, namely
addressing the IWG directly rather than the ICT, has two principle causes: First, we
deferred to certain conceptions tending towards a localist perspective. Secondly, from past experience, when we called on the ICT for political questions concerning the IWG, they directed us to deal with the IWG, rejecting their responsibilities as an international and centralized organization. What’s done is done. However, with this reply, we now ask that the ICT intervene in the debate, since the debate has been completely blocked by the
IWG, and since our proposition also concerned the ICT and all its territorial sections. Up to now, we haven’t received any feedback.

Comrades,
No, there’s no mistake. We have indeed put forth our proposal for common political
work. Moreover, this would seem a bad joke on your part, or is it simply bad faith? How
can you ask if we sent the right text, when this text consisted of the various points
proposed to you during the joint meeting between IWG-Klasbatalo? Your attempt to
depict our proposition as coming out of nowhere can’t be serious. Do we have to remind
you that it was in fact your delegate who asked us to put our political proposals on paper?
What’s worse, you imply that our political proposal would be delusional by drawing
attention to a letter that one of our comrades sent to one of yours, which has nothing to do
with Klasbatalo’s political proposal to the IWG and the ICT. You have to separate the
personal from the political, comrades! In fact you say yourself:
“Camaraderie does not require friendship.” It remains to be seen just how you will
apply this principle. We’ll leave it, then, to comrades in the militant political milieu to
judge whether our proposal is “delusional”. For our part, this shows vividly that the IWG
is currently unable to engage in serious debate on regroupment and political intervention
with others from the Communist Left, preferring to say that the dog (referring to
Klasbatalo) is rabid and should be put down (no debate or common work, in other
words).
You then have the revelation in your ‘answer’ that the two Klasbatalo delegates who met
with your delegate are most generous and sincere, but that their militancy has nothing to
do with communist work. We would have appreciated your illumination on what
constitutes communist intervention. Unfortunately, nothing. You speak of “revolutionary
work”, but say nothing about what that is. Do we detect a whiff of leftism and
unprincipled activism on your end? For our part, we briefly but clearly reviewed the
nature and function of communist intervention in our proposal:
The need for regroupment of revolutionaries and the function of the future class
party:
These embryonic movements of struggle are universally obstructed by the bourgeoisie, its
government, its police, and its unions. The bourgeoisie has a vested interest in keeping
these movements docile and harmless, so long as their revolutionary and subversive
potential exists - hence the need for the bourgeois left. This state of affairs poses two
problems that are intrinsically linked: 1. The emergence of groups of the political
vanguard brings the communist program to the very heart of the class struggles. 2. The
involvement of 'historical' political organizations already existing within the proletariat,
and the Communist Left. In other words, the development of these two aspects in the
building of an international class party is sorely lacking in the current class struggle. The
establishment of an organized and centralized vanguard to ensure a clear political
direction for revolutionaries and communists advancing these struggles to victory
leading to the revolution.”
You then ask what Communist Left we’re speaking of. Should we reply to this ridiculous
question by saying that we’re referring to the Left Communists of Alpha Centauri? But
seriously, let’s take a look at another excerpt from our proposal, which, though concise, is
quite clear on this question:
“The basic political positions for a regroupment of revolutionaries into a party are the
legacy of the Communist Left, namely the experience of different sections of the left that
emerged within the Communist International in the '20s-'30s.”
Comrades, we claim the same political heritage, particularly that of the Italian communist
left. You ask frankly about our position on trade unions, the party and nationalism. We
invite you to look at our basic positions. You will see that we more or less have
essentially the same political positions as you. Again, we were very clear in our proposal
regarding this:
“The basic criteria are internationalism, the political recognition of the principle of
dictatorship of the proletariat, rejection of bourgeois methods of control, such as
unionism, parliamentarism and national liberation struggles, the recognition of the
proletarian character of the October Revolution, the recognition of the need for an
international communist party, as well as the rejection of bourgeois united front tactics.
These are in fact, synthetically, class boundaries that distinguish proletarian
organization from that of the bourgeois and the petty bourgeois.”
Then we gather from you that in order to be “practical and materialist”, we must debate
with you on the nature of unions, the party and nationalism. A funny order of priorities
when we are currently experiencing a massive attack from capital against the working
class, which has opened enormous possibilities for communist intervention. Aside from
the points on which we agree and on politically convergent positions between our two
groups, we must unite particularly on the need for the party, on the rejection of unionism
and nationalism, etc.
As well, you’re ordering us to remove alleged slander towards you from our blog.
Evidently, you can’t specify what you mean, since such slander simply doesn’t exist…
There are certainly some texts critical of positions or activities of the IWG on our blog.
But these remain critical texts: frank and fraternal. You should know the difference
between criticism and slander! Do comrades of the IWG have difficulty in dealing with
criticism? This should be useful to you. In declaring that we are conducting alleged smear
campaigns and spreading alleged anti-IWG slander, you fail to respond to our critiques
and above all have not confronted us politically – moreover, you have never done so, and
continue not to. Have you adopted the ICC’s theses on political parasitism toward us, a
theory nonetheless rejected by the ICT?
The constitution of the CIM, if you recall, was indeed the result of the departure of IWG
sympathizers (Among them was a women who stopped doing any political work), but this
came about not through some crazy pretext, but importantly, among other things, through
the IWG’s ambiguous involvement in activities commemorating the death of a Canadian
Maoist leader! What would you think if the American IWG were involved in the
organization of a commemoration of say Bob Avekian, a former leader of the American
Maoists?
Then you make the following admission:
“We have no need of two communist groups in this part of the world, only one.”
This phrase, slipped in just after your final clearly written refusal to work with us – what
are we to make of it, comrades? So our existence as a group is of no use? That only the
IWG's current should exist in North America? Moreover, we should remind you that
we’re not the only two communist groups in North America: there is a section of the ICC
in the USA as well as a Bordigist PCI comrade in Canada.
In short, we made these proposals for political work as we have been very much
motivated by and strongly support the editorial content of the Revolutionary Perspectives
#59 from the CWO, British section of your organization, the ICT. Here’s an extract of an
important text in the current struggle for revolutionary regroupment:
At the moment there are many groups and individuals around the world who recognize
this but we are either too scattered, or too divided to take a lead in forming such a united
movement. Some object to it on principle, declaring that the spontaneous movement will
take care of itself. We wish we could share their confidence. We think responsible
revolutionaries should re-examine their differences, asking ourselves if the things that we
thought divided us now do so in the light of this new period in working class struggle. We
should emphasize not the little we disagree on, but the much that we agree on. We should
seek to work together in common struggles, not simply to recruit this or that individual to
our own organization, but to widen the consciousness of what a real working class
struggle means. In the face of the obstacles we have outlined above, it would be suicidal
not to. » (Editorial for Revolutionary Perspectives # 59)”
(RP 59, taken by Bilan et Perspectives 12, December 2011, the review of the TCI in
France).
Sadly, we find that you seem not to agree with the sound principles issued by your British
sister organization, but behave to the contrary. Your delegate, in a meeting with two of
ours, made it understood that they would be welcome anytime in the IWG so long as the
IWG could continue its sectarian code of omertà towards Klasbatalo. The IWG seeks
therefore “just to recruit this or that individual for [its] own organization” rather than
working “to broaden awareness of what the class struggle really means.” We see in this a
clear enough expression of federalism on the part of the ICT: two territorial sections
which have completely opposite political positions.
The CWO, for one, is for regroupment, while the IWG, on the other hand, is sectarian.
Even more problematic, your delegate has long been spreading rumours that one of our
militants is an infiltrator. Obviously, your delegate provided no evidence, skillfully using
innuendo. This is a dangerous game. We strongly urge you either to provide evidence or
apologize for the wrong done to the reputation of our comrade.
We’ll conclude with this passage from GCF’s journal Internationalism concerning
difficult debates between revolutionary groups:
“There have always been three methods used to overcome difficulties arising from these
circumstances:
1. the honest and fair revolutionary method,
2. the opportunistic method,
3. the sectarian and bureaucratic method.
The revolutionary method consists of raising political debate throughout the organization
and openly before the proletariat. Based on the differences between the two groups or
trends, it tends to elevate the debate and create an atmosphere allowing for a higher
awareness of the entire revolutionary movement and class.
The second method, that of opportunism, leaving certain things out, ‘letting bygones be
bygones’, splitting hairs, obfuscating, and obscuring the essence of debates.
The third method is judgment from on high conducted by ‘superior’ elements of the
organization, without allowing for verification by all of the organizations’ militants. Here
we see resolutions published by a CC or CE, resolutions pronouncing ‘ad hoc’
organizational and disciplinary measures, and administrative exclusions. In short,
separating the targeted group from the rest of the organization by any means available.
This method was honored in the CI during the time of Zinoviev and Stalin.”
(Translated from French http://fr.internationalism.org/gcf/annexe2
or http://www.fractioncommuniste.org/ficci_fra/b13/b13_04.php)
We have attempted to remain as faithful as possible to the spirit and application of the
first method, while the IWG nimbly juggles the last two. We strongly hope for another
response from you, this time a serious and thoughtful one.
Bravo for your timely and valuable intervention in the Greek language!
Greetings,
The Internationalist Communists Klasbatalo