POURQUOI LA FRANCE INSOUMISE EST UN PARTI BOURGEOIS COMME LES AUTRES MEME EN PLUS RIDICULE
« Rupture avec le capitalisme : Planification économique : Mettre fin à la politique de l’offre et instaurer une économie planifiée pour répondre aux besoins sociaux et écologiques. Relance keynésienne : Lancer un choc d’activité économique par la redistribution des richesses et des investissements publics massifs.
« Nous devons changer les modes de production, de consommation et d’échange. Tout cela doit être planifié. La planification est d’abord une méthode. C’est pour cela que nous proposons d’inscrire les principes de la règle verte ». Programme LFI
La France insoumise, ça n'existe pas, pas plus que la Belgique insoumise. On peut dire : la classe ouvrière est insoumise lorsqu'elle se bat, les grévistes sont insoumis face aux mesures d'austérité. France insoumise est une formule de type stalinienne, c'est-à qui ne se discute pas, qui n'est pas discutable, même si elle contient d'évidence une connotation chauvine et populiste, protectionniste et limite anar.
Est-ce de l'humour post-léniniste ? La Mélenchonnie a publié une brochure « Comment faire ? », qui est pourtant plus tordue et sent la manip électorale bourgeoise que le « Que faire ? » de Lénine. Ce parti, qui assure ne pas en être un, fonctionne en effet comme une secte, étrangère à la majorité de la population et qui est incontrôlable même par ceux qui y sont adhérents. Cela prétend ne pas fonctionner comme les partis classiques. Au top il y a une « assemblée représentative », représentative de quoi, on n'en sait rien. Puis suivent les comités divers : comité pour le respect des principes (pas marxistes en tout cas), le comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles (guépéou à la veille de la prise du pouvoir?). Et last but the least, le comité électoral composé d'une vingtaine de bureaucrates, élus pour ce poste par on ne sait qui.
Les assemblées sont présentées comme des fédérations chargées d'un « maillage territorial » (brrrr...), coordonnant des « espaces ». Les « groupes d'action » sont crédités d'une « autonomie » (système où comme chez les anars la démocratie est remplacée par le guru local comme chez feu les gilets jaunes).
Qui détient le pouvoir ? « La coordination des espaces de LFI » ? Laquelle représente 11 espaces que je ne citerai pas tous. Un principal cheffaillon dit coordinateur en tête, Bompard, après on a le subversif « pratiques citoyennes et éducation populaire » (formule très stalinienne des années 1950 ; « jeunesse et batailles antifascistes » (avec les nervis de machin qui avait la casquette à l'envers sur la scène de la fête de la musique) ; espace Élections et élu-es ».
En gros, une machinerie hyper-bureaucratique au sommet de laquelle le guru est roi, et ne s'en cache pas par ses prises de position très personnelles et sans laisser penser qu'il consulte quiconque, même pas son amante sectaire et chargée du pouvoir derrière les fagots.
LFI est un parti bourgeois par son programme : maintien de l'Etat bourgeois, épousseté de quelques réformes qui ne pissent pas plus loin que feu le programme commun de Mitterrand, qui sont cependant encore plus irréalisables et irresponsables comme je l'analyse plus loin. Très confondant a été le soutien récent de cette secte au pouvoir des juges concernant des affaires qui ne restent pour cette clique que des faits divers sans importance comparés aux malheureux taulards immigrés; car les magistrats manquent de moyens, sont surchargés de travail, et sont aussi les victimes d'une « crise systémique ». J'imagine que nombre des sectateurs eux-mêmes ont dû être choqués de cette absence de dénonciation de la justice bourgeoise, qui est au centre de l'insoumission du prolétariat depuis deux siècles contre les corbeaux noirs de la République. Vérification donc de plus d'une secte insoumise aux principes du prolétariat révolutionnaire. Pauvreté idéologique du populisme, totalement anti-marxiste, faut-il le préciser ; pour Marx : « La révolution communiste qui abolit la division du travail aboutit en fin de compte à la disparition des institutions politiques. » (p.175) Les institutions bourgeoises, le guru Mélenchon les maintient pour le profit de sa secte « fédéraliste ».
En outre la première mesure d'un changement de régime est la suppression des corps armés de la bourgeoisie, en premier lieu la police puis dissolution de la magistrature par essence bourgeoise et arme des puissants ; Mélenchon maintient une police "rénovée" et félicite les magistrats actuels et leur laxisme, tout en reconnaissant le patronat tout en faisant croire qu'on va "partager leurs richesses » ! Entre parenthèses, cette démagogie qui fait croire qu'il suffit de piller les riches est une hérésie économique qui élimine la réalité - la richesse sociale est dans la production – et promettre hausse des salaires et retraite sans limites à la suite d'un Etat surrendetté, c'est l'effondrement assuré et la misère généralisée ! Fariboles en deçà même du programme stalinien moscovite d'antan qui développa ses plans quinquennaux d'industrialisation forcée mieux que n'aurait pu y parvenir à l'époque une économie libérale.
Pour tout révolutionnaire honnête, la démocratie électorale bourgeoise est un foutage de gueule de la population et surtout de la classe ouvrière où les élections ne permettent de rien contrôler, et LFI éventuellement élu au poste suprême encore moins. Sur ce point des journalistes bourgeois ont raison de remarquer que le seul aboutissement de cette bande d'irresponsables, irrationnels au demeurant, ne produirait qu'une variante de la dictature de Chavez. Douce rêverie en réalité car ces pauvres sectateurs misent sur les élections bourgeoises, pas sur une insurrection imaginaire et pitoyable comme s'en est vanté son supplétif antiraciste Bayoko.
LA FARCE DE LA SIXIEME REPUBLIQUE POUR UNE NOUVELLE FRANCE « ÉQUITABLE ET DURABLE » et verte...
Le vocabulaire est pauvre et peu exaltant1. La promesse de « changement de régime » sonne comme sa perpétuation, et résume la continuité « systémique » que le guru prétend voir venir. Or ce n'est pas de République dont ont besoin les classes opprimées et surtout le prolétariat, mais de révolution qu'il vaudrait mieux appeler communisme réel que République hâbleuse. Mais c'est la principale utilité de la secte : faire du radical en prétendant être émancipée du stalinisme avec cette bouillie de révolution « citoyenne » qui dissout le prolétariat dans la masse de la population civile manipulée et contrôlée par toutes les cliques politiques.
Enfin, at last but not least, la défense des bureaucraties syndicales rétribuées par l'Etat pour contrôler plus efficacement l'ordre social que la police.
Il n'y aura pas de sixième République comme il n'y a pas eu de socialisme avec l'idole de Mélenchon, le grotesque Tonton. Mais, contre toutes les accusations de simplisme voire de vieilleries soixante-huitardes que peuvent nous objecter ces nouveaux sectaires populistes, je vais citer ce paragraphe de mon ouvrage de 2008 : « Dans quel Etat est la révolution ? Réponse à l'anarchiste Berthier (qui avait le même type de raisonnement que Mélenchon).
« La révolution prolétarienne n'est pas le remplacement de la bourgeoisie par la classe ouvrière, cul par-dessus tête, car à ce compte, le stalinisme l'a réalisée mieux que Lénine et Marx ne l'avaient jamais rêvée. Le stalinisme a permis à nombre d'hommes d'appareil d'origine ouvrière et de syndicalistes plan-plan de se retrouver à la tête de grands consortiums, avec une bêtise, une ignorance et des privilèges du même ordre que nos énarques libéraux. La révolution n'est pas la recette enfin trouvée de l'ouvrier capable d'être lui aussi ministre comme la pauvre cuisinière de Lénine. Les prolétaires n'ont pas pour ambition dans leur écrasante majorité de devenir ministres. La révolution n'a pas pour vocation de valoriser et d'éterniser la fonction de ministre (ce dont rêvent Bompard et le petit Boyard, ndt). Les esprits simples ont besoin de certitude : « il suffit de ». Il suffit de « confier le pouvoir aux producteurs », « il suffit de confier la direction du plan aux conseils ouvriers », etc. Ce qu'un donneur de leçon marginal ne peut se représenter, c'est que la révolution est un rapport de forces, où le pouvoir ne sera plus dans l'État, même si la population et les prolétaires, y ont des représentants. La force devra être détenue par les Conseils ouvriers armés, avec le monopole exclusif de l'armement ; ce qui n'est ni une hérésie ni une nouveauté ; la Commune de 1871 avait officié à la suppression de l'armée permanente et à son remplacement par « le peuple en armes », même si elle ne fût pas exemplaire et si les armes ne permirent pas sa victoire ».
Résumé des courses et de l'imposture :
Le programme de LFI, intitulé « L’Avenir en commun », propose une transformation sociale, écologique et économique radicale avec 831 mesures pour la présidentielle 2027.
Principes généraux
LFI défend une gauche radicale centrée sur l’écosocialisme, le populisme de gauche et l’humanisme, visant à redonner le pouvoir au peuple et à instaurer une 6ᵉ République via une Assemblée constituante pour refonder les institutions et renforcer la souveraineté populaire. Le programme se veut une rupture avec l’ordre social, économique et écologique dominant, en impliquant les citoyens dans sa construction.
Avec mon introduction, pas besoin d'y revenir, cette dire rupture avec l'ordre social et écologique (sic) est du pipeau. La plaisanterie n'en est pas moins totalement affligeante. Prétendre, en 2026, avec une crise économique et militaire mondiale insoluble que la gestion de l'État national permettrait de « sauver la France », c'est minable. Aucun pays ne peut plus s'en sortir seul, c'est pourquoi de grands regroupements se constituent comme avait été celui de l'Europe. On crache sur l'Europe dans le programme mais on reste dépendant d'elle en toute bonne conscience, imaginant une Europe sociale2. A une époque où pas un gouvernement en Europe ne tient plus de trois mois,Mélenchon 1ᵉʳ ne tiendrait pas une semaine, même en faisant chanter ses bobos sectateurs place de la République. Européen mais populo chauvin avec la notion trumpienne bien connue et adaptée : « passer au protectionnisme écologique et social » ! Aux urnes citoyens ! Sans oublier les formules « penser obscur », même pas universitaires, qui révèlent des élaborations collectives de libertaires en état d'ivrognerie avancée.3
Les mesures sociales et économiques attrape-couillons, c'est le commissaire politique Eric Coquerel qui va les appliquer ? Avec ce tonitruant appel, probablement le plus ridicule de tous les temps (arrête de fumer, Jean-Luc!) : « Mettre en place un plan de séparation entre l'argent et l'Etat).
Que le SMIC soit porté à 1600 euros nets (ils ont rajouté 100 euros pour réactualiser la promesse), c'est pas terrible, mais admettons, mais quel organisme de bureaucrates va s'occuper d'indexer les salaires, de contrôler les marges commerciales, ou plus décoiffant, « limiter l'inflation », ce que Trump ne parvient pas à faire de lui-même ?
Le retour à la retraite à 60 ans, démence pure malgré les millions de rêveurs et de dégoûtés du travail salarié ; on est une majorité de vieux et revenir à 60 ans ce serait pénaliser les jeunes travailleurs qui verraient les cotisations s'alourdir et ne trouveraient pas plus de travail grâce en particulier à la crise et à l'IA.
Pallier les problèmes particuliers et inévitables du capitalisme en « garantissant l'emploi pour les chômeurs de longue durée » (phrase antinomique et au moins discordante, comme promesse de la lune et son contraire) « dans les secteurs de la transition écologique et sociale » (c'est quiqui ces secteurs qui devraient donc être plus protégés que les autres?). La prétention la plus comique et invraisemblable de nos libertaires insoumis serait le pillage des riches, la taxation des superprofits sous le règne du capitalisme et de l'État bourgeois doté des mêmes prérogatives. Seuls des bobos shootés peuvent avaler cela.
L'indépendance et le pluralisme de l'audiovisuel public, cette autre bonne blague mélenchonesque
Protéger le secteur des intérêts financiers et politiques en dotant les rédactions d’un statut juridique, en introduisant une charte déontologique dans la convention collective. Instaurer une neutralité des plateformes pour empêcher les espaces numériques qui servent à transmettre des informations d’être des instruments d’influence au service des convictions personnelles de leurs dirigeants. Donner aux abonnés des journaux et aux usagers de l’audiovisuel public des droits sur la gouvernance de ces médias
« Protéger le secteur des intérêts financiers et politiques », j'ose penser que cette formule est un acte manqué. Quant à l'indépendance revendiquée quand on voit comment la secte censure, refuse de discuter, qualifie tout contradicteur de raciste , veut partager le pouvoir d'illusion avec les plus rassis bonzes syndicaux... jusqu'à la demande d'interdiction de Cnews, chaîne que je ne prise pas mais qui a tout autant le droit d'exister que TF1 ou BFM – ce qui sous-entend que LFI considère que toutes les autres chaînes avec la même idéologie de fond de conservation du désordre bourgeois mais avec moins de faits divers et de curés, sont acceptables et gages d'honnêteté intellectuelle...
INVENTERUNEN POLICE ANTIRACISTE PUISSANTE ET MORALE
L'antiracisme,e plus quel'antifascisme,e a les faveurs de la jeunesse habituée à la mixité des races dès l'enfance scolaire, elle a le vent en poupe dans les agitations de rue de la gauche bobo. C'est une bonne chose et on ne s'en plaindra pas. Ce qui est dommageable est que rester à cette sensibilité et conviction humaine n'est pas politique ou en tout cas évacue la politique au profit d'un hystérie simpliste totalement utilisable et manipulée par l'ensemble des cliques de la gauche bobo et bourgeoise. J'ai signalé au passage que peu de gouvernements européens perdurent plus de trois mois.En années,s c'est aussi le hic de l'antifascisme ; si les quatre derniers présidents de la République en ont fait leur fonds de commerce, ce commerce est en faillite, plus encore si le pitre Mélenchon était présumé sauver la démocratie face au « facho » Bardella. Même les patrons et moipréférerionst Bardella et ses alliés moins irresponsables de la droite caviar. Bardella serait un pi-allerr plutôt impuissant lui aussi, mais tout aussi inquiétant en promettant le retour à 62 ans... Dans les deux cas faillite du régime assuré, mais pas vraiment cette révolution de classe qu'on attend depuis si longtemps où le prolétariat, comme lebon Dieu,u n'est jamais là quand on l'attend.
L'antiracisme est-il une idéologie électoraleforte ??
Pas vraiment. Défendre l'arrivée en masse des migrants ou nier leur nombre en prison ne peut pas faire gagner les élections à l'heure actuelle, sans compter que, comme moi, nombre denon-natifss s'abstiennent. « Expulser les OQTF (qui procèdentgénéralementl au mariage blanc) est une mesure raciste a affirmé le bonze Coquerel pour renforcer les sondages en faveur du RN4.
Peu convaincant donc au plan électoral la promesse d'une solide police antiraciste (cette même police « qui tue ») avec pour fonctions :
harmoniser par le haut la mise enœuvree du renversement de la charge de la preuve en faveur des victimes de discrimination pour faciliter leur accès à la justice dans tous les États membres
Renforcer les organismes nationaux chargés de la lutte antidiscriminatoire et leur accorder le pouvoir d’enquêter à leur propre initiative sur des possibles casde discriminations.s
Mettre en place un organe européen indépendant à même de recevoir et d’examiner des recours de victimes de discrimination raciale
Il me faut ajouter leur souci de soutenir les bandes de rigolos européens qui veulent faire croire qu'un fascisme inventé serait plus dangereux que l'ordre dominant. Nos fieffés protectionnistes populo, avec ce souci révolutionnaire du « maintien de l'ordre » et de « lÉtatt de droit » (hi hi) promettent de généraliser à l'Europe la condamnation morale et « magistrale » de la police qui est quand même plus sadique que le pire des criminels immigrés5 :
« Plaider pour une doctrine européenne partagée en matière de stratégie de maintien de l’ordre visant à la désescalade et de lutte contre les violences policières, le racisme et les discriminations au sein des services de police, notamment au moyen du rapport annuel sur l’État de droit, et défendre la mise en place des formations initiales et continues de la police et des autorités judiciaires dans ce domaine ».
MATCH NUL : les deux cliques dites extrêmes ont au fond un même fonds de commerce électoral : renforcer la police d'Etat, plus anti-immigrés pour Bardella, plus pro-immigrés pou Mélenchon. Deux partis bourgeois excités mais incapables de gérer sérieusement le pays, de maintenir l'ordre souhaité dans ce monde décomposé, et de leurrer la classe ouvrière malgré la division introduite par l'antiracisme.
NOTES
1 « La révolution citoyenne vise à faire progresser partout la démocratie et l’intervention populaire : dans les institutions mais aussi dans la ville, et dans l’entreprise. Elle veut établir le primat de l’intérêt général sur les intérêts particuliers des ultra-riches et des plus gros propriétaires du pays. Enfin, la France doit renouer avec l’amour de la liberté ». Pluscreux,x tu adhères à LFI.
2 « Nous voulons lancer un plan européen d’investissement public pour éradiquer la pauvreté et pour la bifurcation écologique et sociale en faveur de l’agriculture, de la rénovation des logements, ainsi que du développement des énergies renouvelables et du transport ferroviaire de personnes etde marchandisess. .Ce plan sera financé par de nouvelles ressources propres européennes fondées sur la justice fiscale (sic), les droitsde douanes et le partage des richesses (hi hi) , détaillées dans ce chapitre. Au total, dans toute l’Union européenne et sur 5 ans, elles permettraient de générer 3 000 milliards d’euros de recettes supplémentaires » (et on calcule n'importe quoi).
3 « Mettre en œuvre, au niveau européen, la victoire insoumise sur la directive de présomption de salariat effective empêchant les plateformes d’avoir recours aux faux indépendants. Transposer cette directive en une loi nationale contenant une présomption de salariat forte ».
4Sonn collègue, David Guiraud, maire de Roubaix, ville très islamisée, s'est opposé à ce qu'on nomme un lycée Samuel Paty, ce qui, malgré son double langage, confirme qu'il faut choyer des électeurs musulmans qui ont aussi leurs héros dans l'intimité et ma prière.
5L'absolution de la magistrature bourgeoise s'accompagne de l'appel à un large recrutement de juges garants de l'ordre (et par après d'un éventuel régime mélenchonesque), sans l'ombre d'un doute pour leurs réelles capacités à être injustes : « Rétablir la police de proximité, supprimer la BAC, interdire les armes dangereuses dans le maintien de l’ordre, et créer une autorité indépendante pour remplacer l’IGPN. Recruter 13 000 magistrats, 20 000 greffiers et 10 000 administratifs pour la justice. Rendre certaines procédures (comme le divorce) gratuites »
