RECAPITULONS LA STRATEGIE D’EPUISEMENT ET DE DISPERSION DES SYNDICATS GOUVERNEMENTAUX et de leurs complices gauchistes
(Ce samedi 16 octobre 2010, cette contribution a été également publiée ce matin sur LE POST, mais retirée immédiatement par la lâche rédaction journaleuse de ce site bienséant)
UNE SUITE DE JOURNEES D'ACTION PLUS NOMBREUSES QUE NE LE RAPPELLE LA PRESSE BOURGEOISE/
- JA du 23 mars
- JA du 26 mai
- JA du 24 juin
- JA du 7 septembre
- JA du 23 septembre
- Procession syndicale du samedi 2 octobre
- JA du 12 octobre
- Procession syndicale du samedi 16 octobre
- JA du 19 octobre ( ?).
La tactique d’épuisement des syndicats d’Etat, en lien permanent avec la Préfecture de Police s’est déroulée jusqu’ici comme un entrainement sportif : séquence espacée d’abord pour voir si le marcheur tenait la distance, puis accélérée pour lui faire prendre conscience de ses limites et laisser ses entraîneurs s’occuper de ses prochaines compétitions.
Le mouvement de protestation n’a pas oublié l’échec de 1995, ni les réformes de 1993, 2003 et 2008. Certains se souviennent encore que le bonze Chérèque avait été chassé de la manif à Paris en 2003 et Thibault également mais en 2007. Pourquoi alors ce succès paradoxal des manifestations sans remise en cause des appareils de collaboration à l’Etat ?
Dans le mouvement ouvrier il s’écoule généralement de longues périodes où les masses cherchent obstinément toutes les voies légales pour se faire entendre. Elles peuvent buter contre un mur, se laisser égarer momentanément, êtres défaites mais ce qui a été défait revient toujours tôt ou tard sur le tapis de la rue dans le deal des classes. Depuis le début de l’année on pouvait pester contre le caractère moutonnier, cyclique et répétitif de gentils défilés carnavalesques suspendus à la programmation syndicale suivante. La bataille des chiffres sembla même un temps suppléer à la bataille des classes. Les chefs syndicalistes ont eu beau alterner le chaud et le froid, la menace de grève générale et les grèves partielles, les défilés en semaine et en weekend, enfin en jouant de mille façons sur les mots, ils se retrouvent toujours, plusieurs mois après avec cette masse grouillante qui continue à pousser, qui ne se rend même pas compte qu’elle pousse des bergers affolés.
DES SYNDICATS REPRESENTANTS DE L’OPINION PUBLIQUE DU … GOUVERNEMENT MAIS PAS DES MILLIONS DE TRAVAILLEURS FLOUES DE LEUR RETRAITE ET HUMILIES A CHAQUE FOIS (Balladur est resté en place, Fillon aussi et Juppé va reprendre sa place de premier ministre, ce qui sera son meilleur camouflet à l’humiliation de 1995).
La presse bourgeoise QUI VEUT UN TRIOMPHE SAIGNANT ET HUMILIANT DU GOUVERNEMENT fonctionne en « équipes » complémentaires qui se relaient pour relativiser la durée et l’intérêt du challenge et surtout pour épauler les bergers-entraineurs à la ramasse.
Le 8 octobre on lit ceci : « LES PROPOSITIONS DE L’ELYSEE DIVISENT LES SYNDICATS » (le figaro de vendredi 7) « LES SYNDICATS ENTRE RADICALISATION ET EXASPERATION », titrait du Monde. « LA RADICALISATION DU MOUVEMENT VIENT DE LA BASE » titre de 20 MINUTES (sans préciser que la « base » c’est celle des appareils gauchistes et syndicaux);
20 MINUTES continue à féliciter le CGT de haut en bas et de bas en haut, dont un bonze qui lâche que les préavis de 24 h c’est de toute façon du pipeau sans réelle dynamique au bout d’un an de défilés inutiles. Tout en haut de l’échelle cégété, le discours est beaucoup plus mesuré, on laisse la pagaille assurer un bon sommeil aux ministres du gouvernement : «La CGT n’appelle pas à la grève reconductible (comme à la CFDT). Mais nous, on l’a toujours dit: ce sont les salariés qui décideront de ce qu’ils feront(ah ah!). Si certains veulent reconduire, ils reconduiront», indique le bonze Eric Aubin à 20minutes.fr. A la CFDT, le cynisme est encore plus manifeste, les bonzes « savent » ce que pensent les travailleurs baladés (qui sont ‘en crise ») : «On n’a aucun appel en faveur d’une grève illimitée. Et c’est loin d’être la majorité pour une grève reconductible. Ils sont en situation de crise, ils ne peuvent pas se le permettre financièrement», explique Jean-Louis Malys, secrétaire national du syndicat, à 20minutes.fr. Malys malin rassure le gouvernement avec un langage à la Titi Bernard qui fait « bouger les lignes » et la « largeur » : «La force du mouvement, c’est sa largeur. S’il y a radicalisation, il y a un risque que l’opinion se retourne». La radicalisation n’est donc pas un enjeu mais un « jeu » complémentaire souhaité par les généraux syndicaux, dans la mesure où elle favorisera le « retournement de l’opinion » (les travailleurs bloqués dans les transports et excédés si ça dure contre les excités gauchistes « reconducteurs » à la bêtise illimitée…). Dans la mesure surtout où elle accréditera la théorie gauchiste, trotskienne et anarchiste, que les « directions trahissent » la base et "ont encore trahi" et "faudra les empêcher la prochaine fois de nous trahir". Ainsi seront sauvegardés les appareils en entier sous le soleil de la défaite, si longue à être reconnue. Et on se perdra à nouveau dans la focalisation sur ce « salaud » de Sarko et on déblatèrera sur la crise du syndicalisme… qui aura été vaincu du fait de son très faible nombre de cotisants…
Le 7 octobre, M. Dautanqueue (Michel Noble de cour du Monde) était chargé de modérer les enthousiasmes béats en répercutant les consignes de prudence de Titi Bernard : «D’autant que… La fédération CGT des cheminots qui, avec l'ensemble des syndicats de la SNCF, a déposé des préavis de grève reconductible, fait preuve d'une grande prudence, en soulignant que c'est lors d'assemblées générales, convoquées le 13 octobre au matin, que les cheminots décideront ou non de poursuivre leur mouvement "dans un cadre interprofessionnel et unitaire le plus large possible". Didier le Reste, le patron de la fédération CGT, a déjà prévenu que les cheminots n'entendaient pas être les seuls à porter une grève sur les retraites et n'étaient prêts à continuer qu' "à condition d'être dans un groupe de plusieurs locomotives, de plusieurs secteurs professionnels". Cette position est conforme à celle de Bernard Thibault qui, soucieux de préserver son alliance privilégiée avec la CFDT qui mène le bal au sein de l'intersyndicale, ne souhaite pas jouer le jeu de la radicalisation. (…)
NE PAS SE COUPER DE L'OPINION PUBLIQUE (cette vieille pute)
« Les syndicats, et d'abord la CGT et la CFDT, ont comme préoccupation majeure de ne pas se couper du soutien de l'opinion publique qui se confirme sondage après sondage. Or, une grève longue des transports, alors même que la réforme des retraites ne s'appliquera pour les régimes spéciaux qu'à partir du 1er janvier 2017, au lieu du 1er juillet 2011 pour l'ensemble des salariés et des fonctionnaires, risque de devenir vite impopulaire. De plus la loi qu'a fait voter Nicolas Sarkozy sur le service minimum, ou plutôt le service garanti, dans les transports terrestres, limitera la portée d'un mouvement reconductible » (toujours l’immonde Dautanqueue).
REMARQUABLE TEXTE DE SUGGESTION GOUVERNEMENTALE où l’on apprend successivement par Monsieur DAUTANQUEUE, que :
1. Le syndicat CGT fait preuve « d’une grande prudence » (Noble Dautanqueue répercute pour la énième fois après les autres journalistes que la locomotive CGT du rail français ne veut pas envoyer les cheminots seuls au combat; ni l'ensemble des ouvriers du privé qui ne se font pas d'illusions sur le but du jeu syndical... c'est pourquoi on pousse les... lycéens nubiles en politique à généraliser la dispersion.
2.Cette prudence est « conforme » à celle du chef Titi Bernard,
3.Lequel est « soucieux de préserver son alliance privilégiée avec la CFDT » (qui suce mieux le gouvernement)
4.La CFDT mène le bal au sein de l’intrasyndicale,
5.Comme la CFDT donc Titi « ne souhaite pas jouer le jeu de la radicalisation » (il l’a dit personnellement au journaliste ?) ; (la radicalisation n’est qu’un « jeu »).
6.Titi a ajouté que la radicalisation « ferait le jeu de Sarkozy » doté d’une « inflexibilité à l’arrivée victorieuse » (toujours ce parler abstrait de Titi roi de la cégéti).
7.Titi le démocrate a posé que faire grève (cette incertitude) doit « être discuté partout» (tiens d’habitude le bonze donne des consignes…)
8.Commentaire du journaliste dans le sens de Titi « les grèves reconductibles » dite « radicalisation » sont « incertaines » (« d’autant que » a-t-il précisé) car les grèves (lors des JA) ont « diminué de manière sensible » (= preuve de la réussite de la tactique d’épuisement tout au long de cette année).
9.Le journaliste Dautanqueu en remet une couche (Titi lui dictait au téléphone), il rappelle (ce qu’on avait oublié) la grève de 15 jours des cheminots au mois d’avril qui s’était échouée toute seule (= bien douchés il y a 6 mois les mecs vont pas rempiler pour le beau Serge).
10.« ne pas se couper de l’opinion publique », ah… en voilà un argument de poids pour ne pas se lancer… à l’aventure. L’opinion publique c'est-à-dire « les sondages » nous glisse le journaliste élitaire ne comprendrait pas une éventuelle « reconduite illimitée » d’autant que (one more time) la réforme des régimes spéciaux ne s’appliquera pas en juillet 2001 – c’est Sarko One qui a dû le téléphoner à Michel Dautanque – mais en janvier 2017 ! Quoi vous ne le saviez pas ? Non ! Mais voyons l’opinion des sondages serait d’autant plus affectée d’un mouvement sans limites pour une date aussi lointaine !
11.D’autant que… Monsieur Sarkozy « a fait voter une loi sur le service minimum », laquelle limite de toute façon, précise Monsieur Dautanque, « limitera la portée d’un mouvement reconductible », CQFD !
12.Heureusement (ladite loi ou l’opinion de l’opinion publique ?) « rend de fait impossible les scénarios de l’hiver 1986-1987 (cette horrible grève sauvage de 29 jours).
13.Les autres cons de jusqu’auboutistes des syndicats secondaires FO et SUD, repaires à gauchistes excités, seront forcément ridicules car (d’autant que…) « la logique des grèves reconductibles conduit(ra) ses protagonistes à demander le retrait pur et simple de la réforme » (ils rigolent ou quoi, chuchote Monsieur Dautanque).
14.Monsieur le Président étant de toute façon « déterminé », vous êtes priés de ne pas nous déranger avec vos grèves reconductibles à la con, d’autant qu’elles « risquent d’aboutir à une impasse » (ce que ne veulent ni Titi ni le Ché CFDT).
15.Mieux vaut des miettes que rien du tout dit en substance le pigiste de la courroie de transmission du PCF rabougri, pardon répercute Michel Dautanqueu.
16.D’autant que Titi Bernard a fait savoir que vous pouvez tous pisser dans la mer avec vos grèves reconductibles à la con et contre les cons de l’opinion publique, il faudra voter contre ce gouvernement dans deux ans parce qu’il fait semblant de ne pas être complice avec nous.
Comme vous le voyez, la propagande est extrêmement lourde, et les journalistes accumulent tous (d’autant qu’ils sont au service du pouvoir) plus d’arguments que la terre entière n’en pourrait contenir.
Le journal gouvernemental Figaro pavoise ce samedi avec ses indices:
• « En dépit d'une forte mobilisation contre la réforme des retraites, le chef de l'État et le gouvernement estiment que l'étau se desserre. L'Élysée sent la victoire possible, mais n'ose encore y croire. Une excitation mesurée perce, au détour des phrases. Un optimisme encore voilé, tant le combat pour la mise en œuvre des retraites soulève à droite superstition et inquiétude: même si l'opposition n'arrive toujours pas à opposer de contre-projet crédible, on sait, de l'Élysée à Matignon, que la gauche a toujours été protégée par le talisman de «la rue». On pointe le fait que le baroud d'honneur des ultras de la résistance est à la peine (…) »
DES REVELATIONS : l’envoi des lycéens seulement début octobre était bien un coup planifié par gouvt + manipulateurs de la gauche caviar (veille de la Toussaint) + une météo complice + un gros mensonge qui ne passe pas (y a du boulot pour les vieux OU pour les jeunes, pas pour les deux): « Pourtant, plusieurs indices convergent pour dessiner une sortie de crise. Le premier indice est lié à un hasard du calendrier. «On compte les jours jusqu'aux vacances de la Toussaint. Quand les lycéens reviendront, la réforme aura été votée», confie un ministre. «Cette semaine, il faisait doux et grand soleil. La semaine prochaine il fera froid et gris», se réjouit encore ce dernier. Vendredi, les contre-argumentaires circulaient pour démentir l'idée que les emplois pour les jeunes seraient plus rares si les «seniors» prenaient leur retraite plus tard: «Les études faites dans les pays du Nord démontrent le contraire. Quand le taux d'emploi des seniors est élevé, le taux d'emploi des jeunes l'est aussi. Cela s'explique parce que les seniors ont plus de pouvoir d'achat, et ils tirent la croissance.»
La manifestation parisienne du 16 octobre, se situera Place de la République à Paris, l’heure de départ est fixée à 14 h 30. Un défilé qui aura à sa tête la CFDT, l’UNSA, FO, Solidaires, suivra le parcours suivant : Place de la République, le parcours sera le suivant Boulevard Voltaire pour arriver Place de la Nation. Un défilé, qui aura à sa tête la CGT, la CFDT, le FSU, les jeunes, suivra le trajet suivant : Place de la République, Bastille, Boulevard Saint- Antoine pour arriver Place de la Nation. Récapitulons, Manifestation Paris 16 octobre 2010, horaire 14 h 30, lieu départ, Place de la République, lieu d’arrivée, Place de la Nation. La rédaction du Post informe avec malice sur les lieux prévus par les sergents recruteurs de la gauche caviar et du tintin trotskien qui se prend pour Dany le fourbe: « Mis à part Martine Aubry qui descendra dans les rues de Lille, les principaux leaders de la gauche ont donné rendez-vous dans Paris. PS : Bertrand Delanoë, Harlem Désir, Benoît Hamon se retrouveront dès 13h45 devant le Cirque d'hiver, pour défendre "une réforme juste et durable".
PCF (Pierre Laurent) et Parti de gauche (Jean-Luc Mélenchon) donnent rendez-vous à partir de 14h30 place de la Bastille. Le MRC de Chevènement invite dès 15 h au niveau du métro Chemin Vert à se mobiliser, pour que soit "garanti le système des retraites, unique capital de ceux qui n'en ont pas". NPA : Besancenot appelle à "un nouveau Mai 68", sur le boulevard Beaumarchais, dès 13h30 ».
Hier Titi Bernard, bonze CGT, qui veut sauver son pays depuis le début, (et qui est essoufflé par tant de processions bien ordonnées) a radoté qu’il faut ouvrir les négociations entre les traîtres syndicaux et les traîtres gouvernementaux : « L'objectif en soi des mouvements de grève, notamment dans le secteur de l'énergie, n'est pas de stopper l'activité économique. L'objectif de cette mobilisation c'est bien d'obtenir des discussions pour un autre avenir de nos retraites. Il va bien falloir que le gouvernement aborde le fond du problème ».
Ce crétin n’illusionne aucun prolétaire, même pas ses propres syndiqués. Les réactions sur LE POST sont géniales et apparemment je ne suis pas le seul à avoir pensé à détourner les manifs vers l’Elysée, mais cela fait peur à certains…:
- « (…) j'approuve le mécontentement des gens qui manifestent. Cependant, bloquer tout un pays ne me parait pas la bonne solution. C'est une supposition mais pourquoi ne pas tenter de bloquer l'Elysée ou d'entreprendre des actions de ce genre qui pénaliseront uniquement le gouvernement sans pénaliser le citoyen qui a besoin de travailler au vu des maigres salaires pour une bonne partie ». (Woods)
- « Martine Aubry préconise de tout remettre à plat! D'accord mais ça veut dire supprimer tous les régimes spéciaux, tous les voyages gratuits de la SNCF, Air France, les tarifs EDF des gens qui y travaillent et je suis sur que j'en oublie...Il faudrait aussi baisser la paye des gens qui siègent a Bruxelles, a l'Assemblée nationale, la, au moins nous ferions des économies substantielles, je le pense ».(gogo 6)
- « Thibaut il est maintenant fâché avec Sarkozy après avoir pourtant été si copain ?
Son syndicat ne représente plus rien ». (Hussard)
- « Pouvez vous dire une fois pour toutes le montant du salaire de bernard thibaut ,et surtout et comment fait il sans travailler, et quel sera son décompte lors de la prise de sa retraite, et comment il roule avec un véhicule haut de gamme et en plus un chauffeur, et enfin quelles sont ses propositions, voila si quelqu'un est capable de répondre qu'il le fasse ». (Sauveur de Caro)
- « N'est ce pas la politique de SARKO diviser pour mieux régner Public/Privé, travailleurs smicards contre chômeurs RSA. Méthodes connues trouver un bouc émissaire. Les petits se bouffent entre eux, et les gros se gobergent. Bloquer l'ELysée vous rêvez, avec tout le service de sécurité. Enfin connaissant des policiers, n'importe quel GVT les conflits qui perdurent leur font peur ». (Crack)
- « les syndicats ne choisissent pas le lieu de la manifestation, c'est la préfecture de police qui autorise le lieu et les heures de manifestation une manif devant l'Elysée ? impossible ». (mettalo de retour).
FAIBLES ESPOIRS DONC DE CONCRETISER DE LA SEULE REACTION LOGIQUE ET SYMBOLIQUE CONTRE LA MONARCHIE SARKOZIENNE (*) QUI NE REFORME PAS MAIS PLANIFIE, AVANT LES GOUVERNEMENTS QUI VONT LUI SUCEDER, LA SUPPRESSION DE LA RETRAITE. TOUS LES DIX ANS DEPUIS BALLADUR 1993 ON PRENAIT DEUX ANS DE MALUS ? MAINTENANT C’EST TOUS LES DEUX ANS QU’ILS VEULENT NOUS EN RAJOUTER :
En 2012 : 64 ans au lieu de 62 et 69 au lieu de 67. Puis en 2014 : 66 ans au lieu de 64 et 71 au lieu de 69, etc. La plupart des travailleurs crèvent septuagénaires… alors concluez vous-mêmes !
Autrement dit, s’il n’y a pas de réelles discussions, des AG de rues et une critique frontale du sale boulot des syndicats et des gauchistes, vous pourrez bientôt tous plier vos banderoles et dégonfler les ballons syndicaux et attendre devant votre télé… la remise de médailles par le roi Sarko, devant sa cour de journalistes et d’artistes conseillers, aux chevaliers syndicaux de la collaboration d’Etat.
(*) Ceci dit en mai 68 on avait dévié la manif vers les Champs Elysées mais les CRS l’avaient coupée à la hauteur de chez Vuitton, après avoir laissé les anars faire les cons (c a d pisser sur la tombe du soldat inconnu).
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« Je veux rendre un hommage particulier aux partenaires sociaux qui ont fait preuve d’un grand sens des responsabilités » ainsi s’exprimait le Chef de l’État lors de ses vœux le 31 décembre 2009. En mars 2009, Alain Minc, qui se prétendait conseiller du Président de la République déclara lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI qu'il avait "la plus grande admiration pour le travail que fait actuellement Bernard Thibault à la tête de la CGT".(mars 2009).
« Le marxisme est une conception révolutionnaire du monde qui doit toujours lutter pour des connaissances nouvelles". Rosa.Luxemburg. "Le principal héritier du fascisme est l'antifascisme". BORDIGA
"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)
Marx (L'idéologie allemande)
«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »
Thucydide
samedi 16 octobre 2010
vendredi 15 octobre 2010
LES LYCEENS : NITROGLYCERINE OU HUILE DE RICIN ?

• Réponse à Louis Chauvel
DE L’UTILISATION DU LYCEEN EN MILIEU CRADE-UNIONISTE
Le lycéen a parfois été utilisé tragiquement en histoire passée. Dans l'Italie fasciste sous le régime de Benito Mussolini, l'huile de ricin était l'un des instruments des chemises noires. Les lycéens fascistes forçaient les adversaires politiques à avaler de fortes doses de cette huile. Dans les années 1920, certains fascistes étaient des cogneurs payés par certains patrons des ouvriers en grève, l'huile de ricin provoquant des diarrhées, ceci visait à humilier les adversaires. Dans le film « La Marche sur Rome », les deux anciens lycéens Ugo Tognazzi et Vittorio Gassmann échouent à faire boire l’huile de riçin à leur prof dont ils voulaient se venger, c’est celui-ci qui les met piteusement à la porte. On disait parfois que le pouvoir de Mussolini reposait sur « le gourdin et l'huile de ricin ». Le pouvoir du roi Sarkozy repose lui sur le gourdin et le syndicalisme à tout crin.
En pays sous-développé comme la Chine des années 1970, le lycéen peut devenir une huile garde-rouge. Longtemps utilisé pour ses effets laxatifs contre les ennemis de Mao, c'est un purgatif qui peut être violent quand il est embrigadé et son emploi est formellement déconseillé pour cette indication dans les pays de fausse démocratie occidentale. Il reste présent, en faible quantité, comme excipient dans de nombreuses spécialités syndicalistes gauchistes et anarchistes.
Le lycéen a été très utilisé dans les manifestations au temps de la cohabitation Mitterrand-Chirac. Mitterrand vit la mort de Malik Oussekine comme un don du ciel pour affaiblir son rival Chirac. Le lycéen, ou étudiant lorsqu’il commence à raser ses premiers poils, sert en petite quantité comme lubrifiant pour les futurs cadres politiques du parti socialiste et les bobos Verts. En effet, il a une excellente tenue à haute température dans la manifestation de rue et une onctuosité exceptionnelle si ses délégués de classe (souvent futurs flics syndicaux) lui expliquent qu’il va changer le monde en renversant des voitures, cette chose ignoble qu’il ne peut pas encore s’offrir. Cependant, comme la nubilité s'oxyde rapidement et forme des boues, il laisse la place à l’étudiant. Catégorie proliférante de la population impubère, il est cependant toujours utilisé par certains fabricants de démagogie pour la jeunesse sous forme modifiée, mais de plus en plus jeté comme chômeur déclassé à la poubelle.
En période électorale, le lycéen commence à être utilisé au début du vingtième siècle pour lisser et protéger les derniers cheveux gominés de Jacques Chirac en 2002, menacés par le pou Le Pen. Il est aussi utilisé pour expliquer aux vieux abstentionnistes que l’antifascisme de salon est la meilleure protection pour la démocratie bourgeoise. Outre sa fonction nourrissante et revitalisante, le lycéen manifestant favorise considérablement la repousse des promesses syndicales et leurs apporte également du volume.
La majorité des lycéens provient des couches moyennes et dépend de papa ou maman, un peu du 94 et très peu du 93. La récolte syndicale se fait manuellement parce que les graines ne mûrissent pas toutes en même temps. En Inde, il est courant de mélanger jusqu'à 3% de lycéens dans les manifestations comestibles.
Toxicité : L'adrénaline du lycéen altère la bienséance sociale et provoque des pertes importantes en démarche caritative et en convivialité avec les bureaucrates du Pole emploi, d'où son action purgative intense et irritante. Le suivisme de la gauche caviar présent à forte dose dans la plante et les graines du lycéen altère toutefois cette contre-indication et peut contaminer une démonstration mal préparée.
jeudi 14 octobre 2010
MENSONGES ET OUBLIS DES « RAFFINERIES SYNDICALES » ET DES RESERVOIRS DE JOURNALISTES VEREUX
Je n’ai pas vocation à être archiviste de toutes les saloperies des « partenaires sociaux » mais quand même, il faut reconnaître qu’en milieu prolétaire on a la mémoire courte en France. Voici ce que j’écrivais sur mon blog (Le Prolétariat Universel) le 25 février 2010.
LES SYNDICATS CONTINUENT A RIDICULISER LES GREVES
Avec la Grèce en pole position pour une grève générale sur commande comme les adorent les gauchistes et leurs amis anarchistes - qui nous annoncent à chaque fois « l’insurrection qui vient » au cul des bonzes syndicaux avec Besancenot et Mélenchon pour porter la bannière «tous ensemble » vers … plus de « justice sociale » - chaque grève, oui chaque grève est toujours plus bafouée par les « responsables » syndicaux locaux et régionaux. Qui parle encore de la grève d’IKEA ? Annoncée comme une « surprise », elle est aussitôt ramenée à l’occupation du « siège de la direction » par 6 ou 7 « responsables syndicaux ». Dans un secteur où la mentalité ouvrière est faible voire inexistante, les magasins réouvrent les uns après les autres, et les grévistes inexpérimentés n’ont plus qu’à lire Le château de Kafka.
Dans le cas de la grève dans les raffineries de pétrole TOTAL, la manipulation conjointe entre gouvernement et syndicats (CGT surtout) est si claire que même Libé ne peut que nous en fournir la description atterrante, avec un titre désarmant : « Après les menaces, la CGT siffle la fin de la grève » (20 minutes, plus réac en général, se contentait de : « Les syndicats ont-ils lâchés les salariés de Dunkerque ? ») (NB : vous détenez la réponse). Il faut ajouter un commentaire exceptionnel : c’est du jamais vu, la plupart de ces grèves font l’objet d’un traitement direct depuis l’Elysée avec le conseiller social du président, Raymond Soubie.
« Au septième jour de grève dans les six raffineries du groupe Total, la CGT a appelé hier soir à la suspension du mouvement. Eloignant le spectre d’une pénurie d’essence qui aurait bloqué la France entière à la veille d’élections régionales déjà périlleuses pour la majorité. A condition que les salariés sur le terrain, ce matin, ne désavouent pas la consigne nationale. Que s’est-il donc passé pour que le syndicat passe si vite d’un appel enflammé à la population, lundi, exhortant celle-ci «à créer la pénurie» de carburant dans le pays, à cette quasi-reddition décidée en raison des «avancées significatives» obtenues après une journée de négociations avec la direction du groupe ? A-t-il obtenu la réouverture de la raffinerie des Flandres (près de Dunkerque) à l’origine du conflit ? Eh bien non. A l’issue d’une journée entière à négocier avec le directeur des ressources humaines au siège de Total, à Paris, les syndicats n’ont obtenu que la confirmation de ce qui était grosso modo sur la table depuis deux jours : l’engagement du pétrolier qu’«au-delà du projet d’évolution de l’établissement des Flandres, il n’y aura ni fermeture, ni cession de ses raffineries françaises au cours des cinq prochaines années» ; la garantie que chaque salarié de Dunkerque aura un emploi chez Total correspondant à ses compétences ; l’organisation, avant fin mars, d’une table ronde portant sur les perspectives économiques du bassin dunkerquois (avenir de la raffinerie des Flandres, impact sur l’emploi…) et, au deuxième trimestre, d’une table ronde sous l’égide du ministre de l’Industrie consacrée à l’avenir du raffinage. Ce dernier engagement arrache un sourire un peu crispé à ce responsable national de la CFDT : «Il y a un an et demi, quand on commençait à voir venir la crise du raffinage en France, on avait demandé aux organisations patronales d’organiser une telle table ronde. Total était d’accord à condition que toutes les organisations syndicales y participent. La CGT avait alors refusé.» En réalité, la journée d’hier avait tout d’un baroud d’honneur. Car, en dehors du paiement des jours de grève, la principale avancée avait été obtenue dès lundi quand Total avait annoncé, sous la pression des pouvoirs publics, qu’il ramenait au 8 mars la tenue du comité central d’entreprise (CCE) destiné à clarifier la situation sur Dunkerque. Un CCE qui avait été, trois semaines plus tôt, repoussé au 29 mars à la demande… des mêmes pouvoirs publics. L’Elysée et le gouvernement vont-ils oser apparaître comme les pompiers du conflit alors qu’ils en ont été les principaux pyromanes ? » (NB : vous détenez la réponse)
La grève d’Air France n’est pas aussi médiatisée que les deux grèves précédentes car elle touche un secteur de hauts salaires et peut-être aussi facilement ridiculisée qu’une grève du RER A avec « une frange qui bloque tout ». Pourtant, à Air France, comme chez Total, même si les mafias syndicales prennent les devants, le fait qu’il y ait une participation (même moutonnière) aux rassemblements syndicaux, même sans AG, même en ficelant chaque secteur comme on sait depuis un siècle, il s’exprime une peur de l’avenir immédiat des conséquences de la crise systémique. Si les médias ont eu pour consigne de ne plus dramatiser avec les chiffres abyssaux et de laisser au placard les analystes catastrophistes, les prolétaires vivent eux, concrètement et cruellement, les menaces réelles sur leur vie par des annonces de fermetures (par ex. Carrefour en Belgique) qui alternent le chaud et le froid. La gestion directe des grèves par le sommet de l’Etat révèle néanmoins qu’une course de vitesse est engagée, par-delà la période électorale dont se fout royalement le prolétariat, par-delà même les échéances présidentielles ou octogonales : la crise implique une simultanéité des attaques et l’Etat bourgeois a donc plus que jamais besoin des feuilletons syndicalistes. Il faut éviter le tous en même temps, il faut éviter surtout qu’une même région soit drastiquement touchée pour éviter les risques d’embrasement.
LA DEFAITE ANNONCEE DANS LA BATAILLE DES RETRAITES
Je reprends la plume (ce jeudi 14 octobre). On mesure malheureusement comment, depuis plusieurs mois, les travailleurs en lutte ont été régulièrement bafoués, et cela continue, et bafoués par la complicité – ou même mieux « le partage du travail » entre partenaires sociaux. On prend le peuple pour un imbécile et il l’est souvent. Après toute une série de JA traînes savates le principal chef d’orchestre du sabotage de la haine de classe contre la suppression de la retraite pour les travailleurs, la CGT a lancé l’ordre de dispersion « démocratique » : chacun fait ce qu’il veut dans son coin, dans les AG comme dans les chiottes : participez au vote démocratique pour jouer les prolongations d’un combat perdu d’avance. La CGT, experte en la matière, a attendu comme un toréador, de faire suffisamment « marcher » une partie du peuple travailleur, de plus en plus nombreux à marcher à l’abattoir les pauvres (mais cela ne nous étonne point, on a vu pire en 1914 et avec des fleurs), pour faire mine de les consulter, évitant le simple appel à tout bloquer beaucoup plus simple.
La CGT ne pouvait et ne pourra jamais lancer un tel appel car elle n’est qu’un rouage de l’Etat. Par contre, complice en cela avec l’objectif du roi Sarko droit dans ses bottes, et sachant depuis longtemps que les prolétaires n’ont pas les moyens de faire grève longtemps ni d’être trop longtemps pris pour des caves, la CGT instrumentalise à nouveau le secteur des raffineries de pétrole… dès qu’il y aura pénurie, comme en 68, Sarko n’aura qu’à siffler la fin du cinéma via son vassal Thibault et tout rentrera dans l’ordre.
L’hypocrisie qui suinte de la classe dominante dans le règlement plus difficile que prévu de cette sombre attaque contre la classe ouvrière, est patente lorsque l’on lit Le Monde du jour (+ mes commentaires entre crochets):
« … Mais si les syndicats ont montré leur capacité de résistance face à Nicolas Sarkozy, [les appareils ou le smanifestants ?] ils ne feront pas céder le président - et ils le savent [hi hi depuis le début en effet]. La réforme des retraites sera votée par le Sénat le 15 octobre, moyennant des concessions marginales [le futur est de rigueur]. Et elle sera adoptée définitivement par l'Assemblée nationale avant la fin du mois [ah bon ! on la croyait déjà adoptée !?]. Face à la fronde, M. Sarkozy est resté inflexible [çà c’est un mec !]. Le président est en passe de gagner son pari [c’est l’ensemble des plumitifs du Monde derrière l’édito qui l’affirme]. Il aura réussi à imposer, malgré le rejet de l'opinion, une réforme des retraites qu'il n'avait pas inscrite à son programme de candidat en 2007. Mais son trophée est sérieusement terni. En refusant tout débat, toute négociation, il a gravement mis en péril une cohésion sociale dont il devrait être le garant [menteurs ! Ils négocient en permanence et les syndicats ont tranquillement « expliqué » » il y a un an qu’une « réforme (était) nécessaire »]. Au plus bas dans les sondages, il court le risque d'un effet boomerang lors de la présidentielle de 2012 [la bourgeoisie s’en tape, elle gagne toujours les élections avec un clan ou un autre].
Aujourd'hui, le blocage social est total et les syndicats sont en panne de stratégie de sortie [mensonge : ils organisent la dispersion]. L'éventualité d'une série de votes en faveur de grèves reconductibles à la SNCF et dans les raffineries, au moins jusqu'à la prochaine mobilisation, samedi 16 octobre, est une impasse [comment le savez-vous déjà alors que les consultations viennent à peine de commencer ?]. A l'image de la petite chèvre de Monsieur Seguin qui se battit vaillamment toute une nuit avant de succomber au loup, ils prennent le risque d'entretenir la tension alors même que le combat paraît perdu d'avance [bis repetita…malgré le nombre « considérable » et « considéré » de manifestants, on nous ressort la chèvre de Monsieur Séguy…]. Mais l'intransigeance de M. Sarkozy, à travers le refus du moindre dialogue, alimente le scénario de la radicalisation [radicalisation piège à cons, vieille mythologie anar comme la grève générale].
Dans ce contexte, et alors que la bataille va se déplacer sur le terrain politique [ça vient de sortir ? Ils vont en débattre à notre place dans l’oligarchie droite-gauche ?], le Parti socialiste cultive l'ambiguïté. Martine Aubry et Ségolène Royal en viennent à demander le retrait de la réforme, alors même que les syndicats - à l'exception de FO et de Solidaires - n'expriment pas cette exigence et réclament des négociations [la gôche caviar est plus radicale que la bonzerie syndicale ma chère !]. Tout en admettant le principe d'une augmentation de la durée de cotisation, le PS veut à la fois rétablir l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, ce qui est peu crédible, et accorder la liberté d'une retraite à la carte [la gôche caviar peut toujours promettre d’autant qu’elle fait le nécessaire pour rester confortablement dans l’opposition]. D'ici à 2012, il devra donc clarifier son projet [ah ah mais 2 ans c’est trop court pour la vie !]. D'autant que la réforme Sarkozy n'est pas financée au-delà de 2018 [en voilà un scoop, que veulent donc dire les francs-macs du Monde ?]. (Article paru dans l'édition du 14.10.10)
Un sacré raffinage du pétrole prolétarien, tellement fluidifié par les raffineries syndicales qu’il ne sera même plus capable de faire fonctionner le moteur à explosion de la lutte des classes.
LES SYNDICATS CONTINUENT A RIDICULISER LES GREVES
Avec la Grèce en pole position pour une grève générale sur commande comme les adorent les gauchistes et leurs amis anarchistes - qui nous annoncent à chaque fois « l’insurrection qui vient » au cul des bonzes syndicaux avec Besancenot et Mélenchon pour porter la bannière «tous ensemble » vers … plus de « justice sociale » - chaque grève, oui chaque grève est toujours plus bafouée par les « responsables » syndicaux locaux et régionaux. Qui parle encore de la grève d’IKEA ? Annoncée comme une « surprise », elle est aussitôt ramenée à l’occupation du « siège de la direction » par 6 ou 7 « responsables syndicaux ». Dans un secteur où la mentalité ouvrière est faible voire inexistante, les magasins réouvrent les uns après les autres, et les grévistes inexpérimentés n’ont plus qu’à lire Le château de Kafka.
Dans le cas de la grève dans les raffineries de pétrole TOTAL, la manipulation conjointe entre gouvernement et syndicats (CGT surtout) est si claire que même Libé ne peut que nous en fournir la description atterrante, avec un titre désarmant : « Après les menaces, la CGT siffle la fin de la grève » (20 minutes, plus réac en général, se contentait de : « Les syndicats ont-ils lâchés les salariés de Dunkerque ? ») (NB : vous détenez la réponse). Il faut ajouter un commentaire exceptionnel : c’est du jamais vu, la plupart de ces grèves font l’objet d’un traitement direct depuis l’Elysée avec le conseiller social du président, Raymond Soubie.
« Au septième jour de grève dans les six raffineries du groupe Total, la CGT a appelé hier soir à la suspension du mouvement. Eloignant le spectre d’une pénurie d’essence qui aurait bloqué la France entière à la veille d’élections régionales déjà périlleuses pour la majorité. A condition que les salariés sur le terrain, ce matin, ne désavouent pas la consigne nationale. Que s’est-il donc passé pour que le syndicat passe si vite d’un appel enflammé à la population, lundi, exhortant celle-ci «à créer la pénurie» de carburant dans le pays, à cette quasi-reddition décidée en raison des «avancées significatives» obtenues après une journée de négociations avec la direction du groupe ? A-t-il obtenu la réouverture de la raffinerie des Flandres (près de Dunkerque) à l’origine du conflit ? Eh bien non. A l’issue d’une journée entière à négocier avec le directeur des ressources humaines au siège de Total, à Paris, les syndicats n’ont obtenu que la confirmation de ce qui était grosso modo sur la table depuis deux jours : l’engagement du pétrolier qu’«au-delà du projet d’évolution de l’établissement des Flandres, il n’y aura ni fermeture, ni cession de ses raffineries françaises au cours des cinq prochaines années» ; la garantie que chaque salarié de Dunkerque aura un emploi chez Total correspondant à ses compétences ; l’organisation, avant fin mars, d’une table ronde portant sur les perspectives économiques du bassin dunkerquois (avenir de la raffinerie des Flandres, impact sur l’emploi…) et, au deuxième trimestre, d’une table ronde sous l’égide du ministre de l’Industrie consacrée à l’avenir du raffinage. Ce dernier engagement arrache un sourire un peu crispé à ce responsable national de la CFDT : «Il y a un an et demi, quand on commençait à voir venir la crise du raffinage en France, on avait demandé aux organisations patronales d’organiser une telle table ronde. Total était d’accord à condition que toutes les organisations syndicales y participent. La CGT avait alors refusé.» En réalité, la journée d’hier avait tout d’un baroud d’honneur. Car, en dehors du paiement des jours de grève, la principale avancée avait été obtenue dès lundi quand Total avait annoncé, sous la pression des pouvoirs publics, qu’il ramenait au 8 mars la tenue du comité central d’entreprise (CCE) destiné à clarifier la situation sur Dunkerque. Un CCE qui avait été, trois semaines plus tôt, repoussé au 29 mars à la demande… des mêmes pouvoirs publics. L’Elysée et le gouvernement vont-ils oser apparaître comme les pompiers du conflit alors qu’ils en ont été les principaux pyromanes ? » (NB : vous détenez la réponse)
La grève d’Air France n’est pas aussi médiatisée que les deux grèves précédentes car elle touche un secteur de hauts salaires et peut-être aussi facilement ridiculisée qu’une grève du RER A avec « une frange qui bloque tout ». Pourtant, à Air France, comme chez Total, même si les mafias syndicales prennent les devants, le fait qu’il y ait une participation (même moutonnière) aux rassemblements syndicaux, même sans AG, même en ficelant chaque secteur comme on sait depuis un siècle, il s’exprime une peur de l’avenir immédiat des conséquences de la crise systémique. Si les médias ont eu pour consigne de ne plus dramatiser avec les chiffres abyssaux et de laisser au placard les analystes catastrophistes, les prolétaires vivent eux, concrètement et cruellement, les menaces réelles sur leur vie par des annonces de fermetures (par ex. Carrefour en Belgique) qui alternent le chaud et le froid. La gestion directe des grèves par le sommet de l’Etat révèle néanmoins qu’une course de vitesse est engagée, par-delà la période électorale dont se fout royalement le prolétariat, par-delà même les échéances présidentielles ou octogonales : la crise implique une simultanéité des attaques et l’Etat bourgeois a donc plus que jamais besoin des feuilletons syndicalistes. Il faut éviter le tous en même temps, il faut éviter surtout qu’une même région soit drastiquement touchée pour éviter les risques d’embrasement.
LA DEFAITE ANNONCEE DANS LA BATAILLE DES RETRAITES
Je reprends la plume (ce jeudi 14 octobre). On mesure malheureusement comment, depuis plusieurs mois, les travailleurs en lutte ont été régulièrement bafoués, et cela continue, et bafoués par la complicité – ou même mieux « le partage du travail » entre partenaires sociaux. On prend le peuple pour un imbécile et il l’est souvent. Après toute une série de JA traînes savates le principal chef d’orchestre du sabotage de la haine de classe contre la suppression de la retraite pour les travailleurs, la CGT a lancé l’ordre de dispersion « démocratique » : chacun fait ce qu’il veut dans son coin, dans les AG comme dans les chiottes : participez au vote démocratique pour jouer les prolongations d’un combat perdu d’avance. La CGT, experte en la matière, a attendu comme un toréador, de faire suffisamment « marcher » une partie du peuple travailleur, de plus en plus nombreux à marcher à l’abattoir les pauvres (mais cela ne nous étonne point, on a vu pire en 1914 et avec des fleurs), pour faire mine de les consulter, évitant le simple appel à tout bloquer beaucoup plus simple.
La CGT ne pouvait et ne pourra jamais lancer un tel appel car elle n’est qu’un rouage de l’Etat. Par contre, complice en cela avec l’objectif du roi Sarko droit dans ses bottes, et sachant depuis longtemps que les prolétaires n’ont pas les moyens de faire grève longtemps ni d’être trop longtemps pris pour des caves, la CGT instrumentalise à nouveau le secteur des raffineries de pétrole… dès qu’il y aura pénurie, comme en 68, Sarko n’aura qu’à siffler la fin du cinéma via son vassal Thibault et tout rentrera dans l’ordre.
L’hypocrisie qui suinte de la classe dominante dans le règlement plus difficile que prévu de cette sombre attaque contre la classe ouvrière, est patente lorsque l’on lit Le Monde du jour (+ mes commentaires entre crochets):
« … Mais si les syndicats ont montré leur capacité de résistance face à Nicolas Sarkozy, [les appareils ou le smanifestants ?] ils ne feront pas céder le président - et ils le savent [hi hi depuis le début en effet]. La réforme des retraites sera votée par le Sénat le 15 octobre, moyennant des concessions marginales [le futur est de rigueur]. Et elle sera adoptée définitivement par l'Assemblée nationale avant la fin du mois [ah bon ! on la croyait déjà adoptée !?]. Face à la fronde, M. Sarkozy est resté inflexible [çà c’est un mec !]. Le président est en passe de gagner son pari [c’est l’ensemble des plumitifs du Monde derrière l’édito qui l’affirme]. Il aura réussi à imposer, malgré le rejet de l'opinion, une réforme des retraites qu'il n'avait pas inscrite à son programme de candidat en 2007. Mais son trophée est sérieusement terni. En refusant tout débat, toute négociation, il a gravement mis en péril une cohésion sociale dont il devrait être le garant [menteurs ! Ils négocient en permanence et les syndicats ont tranquillement « expliqué » » il y a un an qu’une « réforme (était) nécessaire »]. Au plus bas dans les sondages, il court le risque d'un effet boomerang lors de la présidentielle de 2012 [la bourgeoisie s’en tape, elle gagne toujours les élections avec un clan ou un autre].
Aujourd'hui, le blocage social est total et les syndicats sont en panne de stratégie de sortie [mensonge : ils organisent la dispersion]. L'éventualité d'une série de votes en faveur de grèves reconductibles à la SNCF et dans les raffineries, au moins jusqu'à la prochaine mobilisation, samedi 16 octobre, est une impasse [comment le savez-vous déjà alors que les consultations viennent à peine de commencer ?]. A l'image de la petite chèvre de Monsieur Seguin qui se battit vaillamment toute une nuit avant de succomber au loup, ils prennent le risque d'entretenir la tension alors même que le combat paraît perdu d'avance [bis repetita…malgré le nombre « considérable » et « considéré » de manifestants, on nous ressort la chèvre de Monsieur Séguy…]. Mais l'intransigeance de M. Sarkozy, à travers le refus du moindre dialogue, alimente le scénario de la radicalisation [radicalisation piège à cons, vieille mythologie anar comme la grève générale].
Dans ce contexte, et alors que la bataille va se déplacer sur le terrain politique [ça vient de sortir ? Ils vont en débattre à notre place dans l’oligarchie droite-gauche ?], le Parti socialiste cultive l'ambiguïté. Martine Aubry et Ségolène Royal en viennent à demander le retrait de la réforme, alors même que les syndicats - à l'exception de FO et de Solidaires - n'expriment pas cette exigence et réclament des négociations [la gôche caviar est plus radicale que la bonzerie syndicale ma chère !]. Tout en admettant le principe d'une augmentation de la durée de cotisation, le PS veut à la fois rétablir l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, ce qui est peu crédible, et accorder la liberté d'une retraite à la carte [la gôche caviar peut toujours promettre d’autant qu’elle fait le nécessaire pour rester confortablement dans l’opposition]. D'ici à 2012, il devra donc clarifier son projet [ah ah mais 2 ans c’est trop court pour la vie !]. D'autant que la réforme Sarkozy n'est pas financée au-delà de 2018 [en voilà un scoop, que veulent donc dire les francs-macs du Monde ?]. (Article paru dans l'édition du 14.10.10)
Un sacré raffinage du pétrole prolétarien, tellement fluidifié par les raffineries syndicales qu’il ne sera même plus capable de faire fonctionner le moteur à explosion de la lutte des classes.
mardi 12 octobre 2010
Syndicats débordés par le haut?
Une première chose frappe, personne n’a que faire des votes du parlement et du sénat avalisant la suppression à retardement de la retraite des travailleurs. En d’autres temps, médias et syndicats nous eussent serinés que les décisions des Chambres « républicaines » étaient définitivement les voix de la nation toutes classes confondues. Il est vrai que le roi Sarko vient juste de montrer l’exemple en s’asseyant sur le vote des deux assemblées concernant le permis à point. Confondant les « chambres d’enregistrement » n’enregistrent même plus les décisions du roi de France. Les syndicats avaient pourtant programmé des manifestations successives en évitant qu’elles ne se déroulent au moment des discussions de papier des députés corrompus et des vieux despotes rangés du palais du Luxemburg.
Une deuxième chose frappe aussi, personne n’a que faire des lois pour la retraite à 65 et 67 ans dans les autres pays. Chacun est bien conscient que si le prolétariat vraiment uni en France, et pas ficelé par des appareils syndicaux faussement associés, faisait plier la monarchie sarkozienne ce serait un appel général à l’insubordination prolétaire dans tous les pays.
Le mouvement déroute parce qu’il ne s’arrête même plus au problème de la retraite (un réel problème dans tous les pays) mais pose la question du travail. Non seulement le système n’est plus capable de donner du travail à tous durant toute une vie, mais il veut faire crever dans la misère un grand nombre. Non seulement le système refuse le travail au plus vieux mais il le distribue avec parcimonie et autoritarisme aux plus jeunes. Non seulement le système exalte le travail mais jamais il n’a autant produit de suicidés du travail. La conscience émerge peu à peu, lentement mais irrésistiblement que le système n’a pas de solution tout court tant ses prétendues réformes de la retraite sont minables et même totalement inefficaces à « remplir les caisses » vraiment.
Il faut bien le reconnaître ce mouvement social de 2010 déroute comme celui de 1995. En 1995 il était difficile de déterminer au début s’il s’agissait d’une simple agitation syndicale pour lâcher la vapeur comme d’habitude ou d’une cavalcade des bonzes sous la poussée de colère des travailleurs. Il y avait bien une réelle poussée qui provenait de tous les secteurs mais le mouvement avait été mené à la défaite sous les cris de « victoire » par les apparatchiks et leurs gauchistes sous prétexte que le fusible Juppé avait sauté, quand la loi allongeant la durée de travail était passée, quand les cheminots voulaient eux-mêmes continuer à lutter pour tous les prolétaires, y compris ceux du privé.
Il déroute parce qu’il finit par importuner gouvernement et syndicats. Tout avait trainé en longueur mais le roi Sarkozy et les grands chambellans syndicaux pensaient que l’intermède des vacances et une rentrée pluvieuse viendraient à bout de la masse des mécontents. Les syndicats avaient argumentés d’abord sur l’inévitabilité d’une « réforme douloureuse mais nécessaire au pays », sans convaincre l’immense majorité. Le gouvernement était présenté par ces mêmes syndicats comme « droit dans ses bottes » et « refusant de négocier avec eux », ce qui est un mensonge habituel des bonzes et qui ne passe plus. Il suffit de relire les déclarations des bonzes qui révèlent après chaque journée d’action, après chaque grève de 24 H, qu’ils espèrent que tout va rentrer dans l’ordre des antichambres de négociations secrètes.
Le mouvement de protestation n’a pas oublié l’échec de 1995, ni les réformes de 1993, 2003 et 2008. Certains se souviennent encore que le bonze Chérèque avait été chassé de la manif à Paris en 2003 et Thibault également mais en 2007. Pourquoi alors ce succès paradoxal des manifestations sans remise en cause des appareils de collaboration à l’Etat ?
Dans le mouvement ouvrier il s’écoule généralement de longues périodes où les masses cherchent obstinément toutes les voies légales pour se faire entendre. Elles peuvent buter contre un mur, se laisser égarer momentanément, êtres défaites mais ce qui a été défait revient toujours tôt ou tard sur le tapis de la rue dans le deal des classes. Depuis le début de l’année on pouvait pester contre le caractère moutonnier, cyclique et répétitif de gentils défilés carnavalesques suspendus à la programmation syndicale suivante. La bataille des chiffres sembla même un temps suppléer à la bataille des classes. Les chefs syndicalistes ont eu beau alterner le chaud et le froid, la menace de grève générale et les grèves partielles, les défilés en semaine et en weekend, enfin en jouant de mille façons sur les mots, ils se retrouvent toujours, plusieurs mois après avec cette masse grouillante qui continue à pousser, qui ne se rend même pas compte qu’elle pousse des bergers affolés. Sauf le respect que je dois à tous mes camarades prolétaires, je dois utiliser une image un peu surfaite et bourgeoise: une masse de vaches qui rentrent à l’étable et qui pousse pousse pousse pour entrer dans la grange en brisant peu à peu les barrières en bois, et sans savoir qu’elle risque de faire effondrer la grange. Les dits bovins débordent bien par le haut de la ferme, là où il est important qu’ils ne dérogent pas à la traite. Les syndicats sont dans la réalité débordés par le haut parce que le haut est cette conscience qui se généralise que ce n’est plus la simple question des retraites qui est en jeu mais l’avenir d’une société en perdition, d’une société qui jette et jettera de plus en plus à la rue les prolétaires.
La « viande » à exploiter (dans la vision bourgeoise) ne se soucie plus de servir du lait à la société. Ce qui la motive n’est pas vraiment de savoir combien de temps on va lui pomper le lait avec des trayeuses modernes, mais pour quoi (oui pour quoi et pour qui ?) on la fait marcher. Elle veut savoir. Sa poussée est si irrésistible que ses bergers en viennent à bafouiller. Le berger Chérèque déclare le dimanche 10 que « le 12 sera le dernier moment pour protester », mais le 11 il déplore que « le gouvernement (ait) besoin de l’affrontement ». La CFDT joue beaucoup plus gros qu’en 2003 et risque l’effondrement total si elle signe encore ce coup-ci l’arrêt du mouvement de protestation. La CGT aussi que l’on nous a suffisamment décrite jusqu’ici comme collée à la CFDT majoritaire, mais dont Titi Bernard ne cesse de tortiller du cul quand son acolyte Didier Le Reste (en effet) prétend parler au nom de la base et laisser décider la base. Après la tactique d’épuisement, les bonzes stratèges veulent nous faire le coup de la démocratie à la base, autrement dit le meilleur moyen pour eux de torpiller l’atmosphère de combat secteur par secteur en pourrissant toute coordination de la généralisation.
Tragique paralysie, le gouvernement Sarkozy ne peut plus reculer lui-même que ses syndicats. Et à tout prendre, la bourgeoisie préfèrerait une défaite de l’oligarchie sarkozienne à une défaite de ses derniers barrages corporatifs. Fillon et Woerth étant déjà des fusibles grillés, si ça coince le principal fusible de la bourgeoisie, un pâle remaniement ministériel ne rétablira pas le courant républicain anti-social et le roi Sarko, sautera, et également sa suppression anticipée de la retraite des travailleurs mais aussi les dites réformes (coups de poignards sociaux) de 1993 et 2003.
Des anarchistes incontinents ont pu déplorer qu’il n’y ait pas de casse à la fin de chaque JA programmée comme un enterrement. Tant pis pour eux. Ceux qui manifestent, même en partie membres des appareils ou employés obligés de municipalités staliniennes, même faiblement syndiqués, sont des salariés qui n’ont pas envie de brûler les voitures d’autres prolétaires, ne sont pas des émeutiers vulgaires de banlieue. C’est en cela que le mouvement reste une force tranquille un peu aveugle mais nullement décidée à se laisser entrainer dans l’impasse de la violence ou de la bagarre de rue. C’est aussi ce qui explique l’aspect légal de la protestation jusqu’à maintenant. Déborder le cadre légal autorisé ne signifierait pas simplement un combat en infériorité face à l’armada des robocops policiers en grand nombre qui encadrent et filment les manifestations, mais du sang versé. En prenant conscience de leur force les masses savent qu’on peut éviter de verser le sang, qu’il n’est pas besoin de barricades pour inquiéter et contrer le pouvoir bourgeois cynique. Il suffit de paralyser l’économie, ce que les syndicats redoutent par-dessous tout. C’est pourquoi les syndicats, en catimini avec les plénipotentiaires du gouvernement jouent la carte des lycéens. En envoyant les lycéens au casse-pipe – lesquels se soucient peu de savoir à qui appartiennent les voitures garées le long des trottoirs – l’Etat et ses syndicats ont une chance de pouvoir « retourner l’opinion » et généraliser l’amertume de la défaite.
Nous serions en train de vivre un retournement de situation en faveur d’une victoire des prolétaires selon les sergents recruteurs gauchistes du syndicalisme ? Voire un nouveau mai 68 pour les plus surexcités. Même une chute du roi Sarko, avec une dissolution de l’Assemblée nationale, ne ferait pas reculer la bourgeoisie. Un mouvement social qui s’étend n’a pas besoin de parti ni de programme défini à l’avance, Mai 68 avait bien surpris tout le monde. Ce qui serait surprenant aujourd’hui c’est qu’après tant de manœuvres la protestation sociale puisse retrouver un second souffle. Or, contrairement à 1968, 1995, 2003, 2007, et vers la fin du mouvement il ne s’élève pas une critique majeure contre le travail de dispersion syndical dûment coordonné. Sans confrontation conscience et claire avec les bergers syndicaux la protestation est condamnée à la défaite. A ceux qui croient encore que les syndicats sont AVEC nous, je demande d’imaginer une seconde si les milliers de robocops policiers qui seront aussi dans les manifestations sont avec nous ? (quoiqu’ils soient aussi marrons pour leur retraite, mais on va m’accuser le chercher à miner le moral de l’armée).
Ce qui reste important ce n’est pas non plus de déborder les syndicats par le bas de leur appareillage composés de rabatteurs, mais de chasser des assemblées et des manifestations ces avocats ubiques de la bourgeoisie.
Bonne promenade.
Une deuxième chose frappe aussi, personne n’a que faire des lois pour la retraite à 65 et 67 ans dans les autres pays. Chacun est bien conscient que si le prolétariat vraiment uni en France, et pas ficelé par des appareils syndicaux faussement associés, faisait plier la monarchie sarkozienne ce serait un appel général à l’insubordination prolétaire dans tous les pays.
Le mouvement déroute parce qu’il ne s’arrête même plus au problème de la retraite (un réel problème dans tous les pays) mais pose la question du travail. Non seulement le système n’est plus capable de donner du travail à tous durant toute une vie, mais il veut faire crever dans la misère un grand nombre. Non seulement le système refuse le travail au plus vieux mais il le distribue avec parcimonie et autoritarisme aux plus jeunes. Non seulement le système exalte le travail mais jamais il n’a autant produit de suicidés du travail. La conscience émerge peu à peu, lentement mais irrésistiblement que le système n’a pas de solution tout court tant ses prétendues réformes de la retraite sont minables et même totalement inefficaces à « remplir les caisses » vraiment.
Il faut bien le reconnaître ce mouvement social de 2010 déroute comme celui de 1995. En 1995 il était difficile de déterminer au début s’il s’agissait d’une simple agitation syndicale pour lâcher la vapeur comme d’habitude ou d’une cavalcade des bonzes sous la poussée de colère des travailleurs. Il y avait bien une réelle poussée qui provenait de tous les secteurs mais le mouvement avait été mené à la défaite sous les cris de « victoire » par les apparatchiks et leurs gauchistes sous prétexte que le fusible Juppé avait sauté, quand la loi allongeant la durée de travail était passée, quand les cheminots voulaient eux-mêmes continuer à lutter pour tous les prolétaires, y compris ceux du privé.
Il déroute parce qu’il finit par importuner gouvernement et syndicats. Tout avait trainé en longueur mais le roi Sarkozy et les grands chambellans syndicaux pensaient que l’intermède des vacances et une rentrée pluvieuse viendraient à bout de la masse des mécontents. Les syndicats avaient argumentés d’abord sur l’inévitabilité d’une « réforme douloureuse mais nécessaire au pays », sans convaincre l’immense majorité. Le gouvernement était présenté par ces mêmes syndicats comme « droit dans ses bottes » et « refusant de négocier avec eux », ce qui est un mensonge habituel des bonzes et qui ne passe plus. Il suffit de relire les déclarations des bonzes qui révèlent après chaque journée d’action, après chaque grève de 24 H, qu’ils espèrent que tout va rentrer dans l’ordre des antichambres de négociations secrètes.
Le mouvement de protestation n’a pas oublié l’échec de 1995, ni les réformes de 1993, 2003 et 2008. Certains se souviennent encore que le bonze Chérèque avait été chassé de la manif à Paris en 2003 et Thibault également mais en 2007. Pourquoi alors ce succès paradoxal des manifestations sans remise en cause des appareils de collaboration à l’Etat ?
Dans le mouvement ouvrier il s’écoule généralement de longues périodes où les masses cherchent obstinément toutes les voies légales pour se faire entendre. Elles peuvent buter contre un mur, se laisser égarer momentanément, êtres défaites mais ce qui a été défait revient toujours tôt ou tard sur le tapis de la rue dans le deal des classes. Depuis le début de l’année on pouvait pester contre le caractère moutonnier, cyclique et répétitif de gentils défilés carnavalesques suspendus à la programmation syndicale suivante. La bataille des chiffres sembla même un temps suppléer à la bataille des classes. Les chefs syndicalistes ont eu beau alterner le chaud et le froid, la menace de grève générale et les grèves partielles, les défilés en semaine et en weekend, enfin en jouant de mille façons sur les mots, ils se retrouvent toujours, plusieurs mois après avec cette masse grouillante qui continue à pousser, qui ne se rend même pas compte qu’elle pousse des bergers affolés. Sauf le respect que je dois à tous mes camarades prolétaires, je dois utiliser une image un peu surfaite et bourgeoise: une masse de vaches qui rentrent à l’étable et qui pousse pousse pousse pour entrer dans la grange en brisant peu à peu les barrières en bois, et sans savoir qu’elle risque de faire effondrer la grange. Les dits bovins débordent bien par le haut de la ferme, là où il est important qu’ils ne dérogent pas à la traite. Les syndicats sont dans la réalité débordés par le haut parce que le haut est cette conscience qui se généralise que ce n’est plus la simple question des retraites qui est en jeu mais l’avenir d’une société en perdition, d’une société qui jette et jettera de plus en plus à la rue les prolétaires.
La « viande » à exploiter (dans la vision bourgeoise) ne se soucie plus de servir du lait à la société. Ce qui la motive n’est pas vraiment de savoir combien de temps on va lui pomper le lait avec des trayeuses modernes, mais pour quoi (oui pour quoi et pour qui ?) on la fait marcher. Elle veut savoir. Sa poussée est si irrésistible que ses bergers en viennent à bafouiller. Le berger Chérèque déclare le dimanche 10 que « le 12 sera le dernier moment pour protester », mais le 11 il déplore que « le gouvernement (ait) besoin de l’affrontement ». La CFDT joue beaucoup plus gros qu’en 2003 et risque l’effondrement total si elle signe encore ce coup-ci l’arrêt du mouvement de protestation. La CGT aussi que l’on nous a suffisamment décrite jusqu’ici comme collée à la CFDT majoritaire, mais dont Titi Bernard ne cesse de tortiller du cul quand son acolyte Didier Le Reste (en effet) prétend parler au nom de la base et laisser décider la base. Après la tactique d’épuisement, les bonzes stratèges veulent nous faire le coup de la démocratie à la base, autrement dit le meilleur moyen pour eux de torpiller l’atmosphère de combat secteur par secteur en pourrissant toute coordination de la généralisation.
Tragique paralysie, le gouvernement Sarkozy ne peut plus reculer lui-même que ses syndicats. Et à tout prendre, la bourgeoisie préfèrerait une défaite de l’oligarchie sarkozienne à une défaite de ses derniers barrages corporatifs. Fillon et Woerth étant déjà des fusibles grillés, si ça coince le principal fusible de la bourgeoisie, un pâle remaniement ministériel ne rétablira pas le courant républicain anti-social et le roi Sarko, sautera, et également sa suppression anticipée de la retraite des travailleurs mais aussi les dites réformes (coups de poignards sociaux) de 1993 et 2003.
Des anarchistes incontinents ont pu déplorer qu’il n’y ait pas de casse à la fin de chaque JA programmée comme un enterrement. Tant pis pour eux. Ceux qui manifestent, même en partie membres des appareils ou employés obligés de municipalités staliniennes, même faiblement syndiqués, sont des salariés qui n’ont pas envie de brûler les voitures d’autres prolétaires, ne sont pas des émeutiers vulgaires de banlieue. C’est en cela que le mouvement reste une force tranquille un peu aveugle mais nullement décidée à se laisser entrainer dans l’impasse de la violence ou de la bagarre de rue. C’est aussi ce qui explique l’aspect légal de la protestation jusqu’à maintenant. Déborder le cadre légal autorisé ne signifierait pas simplement un combat en infériorité face à l’armada des robocops policiers en grand nombre qui encadrent et filment les manifestations, mais du sang versé. En prenant conscience de leur force les masses savent qu’on peut éviter de verser le sang, qu’il n’est pas besoin de barricades pour inquiéter et contrer le pouvoir bourgeois cynique. Il suffit de paralyser l’économie, ce que les syndicats redoutent par-dessous tout. C’est pourquoi les syndicats, en catimini avec les plénipotentiaires du gouvernement jouent la carte des lycéens. En envoyant les lycéens au casse-pipe – lesquels se soucient peu de savoir à qui appartiennent les voitures garées le long des trottoirs – l’Etat et ses syndicats ont une chance de pouvoir « retourner l’opinion » et généraliser l’amertume de la défaite.
Nous serions en train de vivre un retournement de situation en faveur d’une victoire des prolétaires selon les sergents recruteurs gauchistes du syndicalisme ? Voire un nouveau mai 68 pour les plus surexcités. Même une chute du roi Sarko, avec une dissolution de l’Assemblée nationale, ne ferait pas reculer la bourgeoisie. Un mouvement social qui s’étend n’a pas besoin de parti ni de programme défini à l’avance, Mai 68 avait bien surpris tout le monde. Ce qui serait surprenant aujourd’hui c’est qu’après tant de manœuvres la protestation sociale puisse retrouver un second souffle. Or, contrairement à 1968, 1995, 2003, 2007, et vers la fin du mouvement il ne s’élève pas une critique majeure contre le travail de dispersion syndical dûment coordonné. Sans confrontation conscience et claire avec les bergers syndicaux la protestation est condamnée à la défaite. A ceux qui croient encore que les syndicats sont AVEC nous, je demande d’imaginer une seconde si les milliers de robocops policiers qui seront aussi dans les manifestations sont avec nous ? (quoiqu’ils soient aussi marrons pour leur retraite, mais on va m’accuser le chercher à miner le moral de l’armée).
Ce qui reste important ce n’est pas non plus de déborder les syndicats par le bas de leur appareillage composés de rabatteurs, mais de chasser des assemblées et des manifestations ces avocats ubiques de la bourgeoisie.
Bonne promenade.
dimanche 10 octobre 2010
Chérèque en blanc chez Ruquier

On n’était pas couché ce samedi soir. La protestation contre la suppression de la retraite est le sujet récurrent du moment. Elle avait donc sa place sur le plateau de la principale émission pipole française. Oh bien sûr avec la légèreté et le cynisme qui sied à une émission en sursis, usée jusqu’à la corde et frisant le crime de lèse-majesté face au roi de l’Elysée. Pourtant aucun danger avec Ruquier et ses deux procureurs culturels. L’émission est comme le four à pyrolyse de votre kitchen équipée : auto-nettoyante. Ruquier est devenu le clown blanc défenseur de la veuve sans talent et de l’orphelin en mal de reconnaissance artistique ou politique. Le meneur de plateau poignarde ses deux vilains à chaque fois qu’ils semblent porter une critique indépendante de toute publicité clandestine. Le jeu des trois compères est encore plus visible lorsqu’arrive l’heure du potiche politique de la soirée : Ruquier, Naulleau et Zemmour sont très respectueux des puissants mais veules avec les faibles. Le scoop de la soirée, animal assez rare dans ce genre d’émission rigolote, fût samedi le principal bonze français, François Chérèque, le type qui emmerde plus les traitements de texte parce qu’ils ne savent jamais s’il faut deux é accent aigu ou deux è accent grave à son nom, que le roi Sarko dont il reste le premier chambellan en milieu col blanc, majoritaire désormais face aux bleus.
Depuis que les syndicats sont subventionnés par l’Etat capitaliste, les permanents n’ont plus de soucis à se faire pour leur déroulement de carrière ni leurs sous-fifres de la base pour les cartes d’adhérents déchirées après les habituelles trahisons en fin de grève, les cotisants ne cotisent plus alors qu’ils sont toujours traités comme des cotisants. Chérèque en vedette donc est, avouons-le, assez représentatif de cette nouvelle classe ouvrière à prédominance de cols blancs : pugnace mais craintif, capable de bavardage mais mauvais discoureur, ambigu jusqu’à l’os, confusionniste dans l’âme. Même s’il n’est pas élu directement par les millions de prolétaires, son souci du « social » et des « salariés » est assez représentatif d’une classe ouvrière, pardon travailleuse, molle et inconsistante qui se laisse balader depuis bientôt un an par la plus considérable attaque anti-ouvrière depuis la guerre, parce qu’elle n’a aucune perspective politique, parce qu’elle n’a pas encore assez bouffé de vache enragée, parce qu’elle est émiettée en corporations étroites et que les tailleurs et costumes des employés et enseignants sont plus propices aux « négociations » de bureaux syndicaux qu’aux jeans des ouvriers minoritaires plus aptes à se frotter sur les trottoirs de la rue émeutière. Même Bernard Thibault, dit « Titi » avec son langage abstrait, ne fait pas le poids face à Grosminet de la CFDT, et cours derrière son passé en bleu de chauffe quand les ouvriers d’usine obéissaient encore au caporalisme stalinien. A classe ouvrière décevante et ronchonnante, général syndicaliste barbant et plastronnant. Le ton est rapidement donné par Ruquier, la discussion devra être vive et rapide, pour éviter tout temps de réflexion et noyer la gravité de la question sous les paillettes du studio et les applaudissements sur commande.
Ruquier : alors cette grève du 12 sera-t-elle suivie le 16 ?
Chérèque : Pour mardi c’est décidé, après… c’est les cheminots qui décideront. L’action syndicale paie mais pas toujours…Le décalage à 67 ans est injuste…
[Notez bien, pour mardi les Etats-majors avaient décidé, et pour après ce n’est pas tous les travailleurs qui sont éventuellement appelés à décider mais… une minorité (un peu privilégiée encore pour la retraite, faut le dire) les cheminots (et merde aux victimes usagers)]
Zemmour (en lévitation Dupond) : … se moquent du monde. Sont pas concernés… partent à 52 ans en retraite…
Chérèque (le coupant comme un ignare) : ouais tout le monde n’est pas concerné tout de suite. L’autre réforme ne s’appliquera que dans cinq ans. (Le débit de la parole s’accélère). Certains cheminots partent en ce moment à soixante ans… Ce décalage s’appliquera à tout le monde. Les salariés ont compris qu’il leur fallait travailler plus longtemps.
[La discussion de bistrot permet de voir le perpétuel double langage du larbin n°1 du gouvernement : alternance de la déclaration protestataire gratuite et inodore (« 67 ans c’est injuste ») et de la « lucidité gouvernementale » (« les salariés ont compris… »]
Zemmour (vindicatif): En 2003 vous avez signé, accepté le report à quarante et une année, vous avez fait face à une énorme contestation syndicale qui a donné lieu à une hémorragie de militants…
Chérèque (calme) : n’exagérons pas ! Pas une hémorragie, nous sommes des centaines de milliers, à Peine 30.000…
Zemmour : oui mais 30.000 qui ont fondé SUD !
Chérèque (complaisant) : Vous savez on a signé honnêtement pour mettre fin aux inégalités, pour aligner le public sur le privé. Par équité. D’ailleurs cette réforme de 2003 était une réforme plus juste.
[Zemmour se tait après cet incroyable aveu de cynisme et de complicité syndicats-gouvernement, juste après avoir filé à sa manière un coup de chapeau à un autre syndicat de merde, complémentaire des saloperies des autres, le rabatteur à défile SUD]
Naulleau : Ce bras de fer depuis des mois est un aveu d’échec ?
Chérèque : Aveu d’échec… pour notre pays, à partir du moment où il n’y a pas de négociation de la part du gouvernement.
[Double esquive du bonze et un bon gros mensonge: il ne répond pas aux raisons de la durée du tortillard gréviste et renvoie la question au souci (bourgeois) de la nation – sous-entendu que la réforme est inévitable – et il est (comme ses compères des autres mafias) 24H sur 24 au téléphone avec les ministres et le roi.]
Naulleau (doublant sur sa droite Zemmour): Comment donc ? Qu’est-ce que cette situation ? Des partis votent la réforme dans les assemblées parlementaires et des gens persistent à manifester dans la rue ! Est-ce admissible qu’on conteste des élus du peuple tout de même ?
Chérèque : A partir du moment où vous avez un refus de négociation de la part du gouvernement… car vous n’avez pas été sans remarquer qu’il y a eu une nouvelle étape, des concessions au parlement et au sénat. Le président a fait des concessions lui aussi, bien sûr elles ne sont pas suffisantes par rapport à ce que nous demandons. Mais on commence à changer les choses avec les grèves reconductibles.
[Même rengaine ridicule du bonze mais il trahit à nouveau le caporalisme syndical foncier avec ce « on commence » et alors que les grèves reconductibles ne sont même pas encore mises en œuvre, rien n’est changé ni ne sera changé tant que les derniers agités du gauchisme ne seront pas calmés… dans l’attente d’un retour de la gâoche caviar dans deux ans comme le leur a répondu Titi via Monsieur Dautanqueue (Noble de court du Monde).]
Naulleau : … pour faire quoi ?
Chérèque : Nous on respecte le travail républicain. On peut encore gagner des choses. Si ça s’arrête, le débat ne s’arrêtera pas. On a fait comprendre aux salariés que la réforme était injustifiée. [Lecteur tu te rappelles qu’il a dit au début que « la réforme est comprise par les salariés », ne mouillant pas le syndicat sémantiquement, langage très franc-mac]
Nous avons un message à faire passer au gouvernement. Nous avons le soutien des sondages.
[D’abord il faut rappeler que le syndicat est soumis au parlement, ensuite pacifier la colère en l’engageant à quitter la rue pour regagner les salles feutrées de la négociation permanente où le « débat » entre ministres et syndicalistes pourraient reprendre sereinement un verre à la main]
Ruquier (rigolard): Vous êtes pour la grève illimitée ?
Chérèque : On a jamais appelé à la grève illimitée. Si les salariés la décident, je soutiendrai.
Zemmour : Vous êtes poussé vers un affrontement ?
Chérèque : Le déficit est dû à la crise, mais il n’est pas normal que les salariés la paye. Le capital est taxé trois fois moins que le travail.
[Suit une passe d’arme de spécialistes économiques entre Zemmour et Chérèque, où il est question de retraite à la carte (non syndicale) et de ponctionner les hautes fortunes, et où les artistes du plateau de l’échange avouent leur ignorance et font rire la salle. Les deux protagonistes parlent si vite et ont l’air de s’y tant connaître que le spectateur prolétaire lambda se dit que c’est trop compliqué pour lui, mais qu’ils se foutent quand même de la gueule du monde.]
Chérèque : On arrive au bout du moment pour faire pression sur le gouvernement pour qu’il change.
[Tout est dit en une phrase sybiline – à la manière de Titi cégéti – montrant que les appareils gouvernementaux-syndicaux s’essoufflent en pronostiquant la fin de la haine générale contre la suppression de la retraite pour les prolétaires, ou en tout cas sa mise au rancart. Chérèque se lève sous les applaudissements des demeurés spectateurs du studio et s’en va vers d’autres négociations plus discrètes. A demi inquiètes.]
vendredi 8 octobre 2010
COMMENT JOURNALISTES ET GAUCHISTES PROTEGENT LES APPAREILS SYNDICAUX

- « LES PROPOSITIONS DE L’ELYSEE DIVISENT LES SYNDICATS » (le figaro de vendredi)
-« LES SYNDICATS ENTRE RADICALISATION ET EXASPERATION », titre du Monde.
-« LA RADICALISATION DU MOUVEMENT VIENT DE LA BASE » titre de 20 MINUTES;
Le Figaro analyse : « Nicolas Sarkozy a-t-il réussi à semer la zizanie au sein de l'intersyndicale en dévoilant jeudi deux amendements majeurs à sa réforme des retraites ? Oui, peut-on répondre en première analyse, si l'on s'en tient aux réactions relativement contrastées des principales centrales. D'un côté, il y a les «durs» gauchistes (Solidaires, CGT…), sans surprise insatisfaits. «Ce ne sont pas des amendements de nature à modifier la critique fondamentale sur le caractère injuste et inefficace de la réforme», a jugé Bernard Titi de la cégéti. « Le leader cégétiste accuse le gouvernement d'adopter une «posture de dédain qui est en train de provoquer davantage de colère et de détermination» et appelle toujours les salariés à se mobiliser mardi. «Cela montre que des marges de manœuvres sont encore possibles et que la mobilisation est capable de faire bouger un certain nombre de lignes sur un texte qu'on nous présentait comme parfait», a-t-il poursuivi toujours avec son célèbre langage abstraite. De l'autre, la bande à Grosminet Chérèque de la CFDT qui, sans crier victoire et renoncer à la mobilisation de mardi, saluent les avancées consenties. Les amendements ridicules du roi Sarko One : «C'est un pas en avant qui contribue à réduire les inégalités de la réforme», juge la CFDT qui trouve même «pertinente» la ponction supplémentaire sur les revenus du capital pour financer la mesure destinée aux mères de trois enfants et plus. «On ne peut pas soulever des injustices et critiquer le gouvernement quand il y répond, même imparfaitement», lèche Jean-Louis Malys, le « M. Retraite» de la CFDT. Pour les machins de cadres CFTC et Unsa, superlèches-bottes le gouvernement a fait un effort indéniable. 20 minutes fait part ensuite de l’aide fraternelle du roi Sarko à ses vassaux syndicaux : « Nicolas Sarkozy a aussi voulu aider les principaux leaders syndicaux à éviter que le conflit dérape. «Il fait tout pour encourager Titi et Grosminet à tenir bon face à leurs bases de plus en plus revendicatives , explique Bernard Vivier », lequel veut nous faire croire que les deux clowns auraient perdu le contrôle de la base. Pour cet expert, les annonces de jeudi permettent donc surtout aux patrons de la CGT et de la CFDT «de dire qu'ils ont obtenu des avancées grâce à la mobilisation de leurs militants». Les plumitifs de 20 minutes vont dans le sens de Monsieur Dautanqueue du Monde (cf. post précédent hier) et veulent faire croire qu’il y aurait des risques (sous-entendu de « débordements ») mais que les broquilles de Sarko peuvent être prises en compte comme autre chose qu’un foutage de gueule gouvernemental: « Un pari risqué puisque les amendements présentés peuvent «certes faire baisser la pression auprès de certains salariés qui vont réfléchir à deux fois avant de faire grève plusieurs jours, mais aussi les encourager à taper encore plus fort», selon un autre spécialiste en relations sociales, contacté par ce journal gouvernemental.
20 MINUTES nous sert ensuite « la radicalisation du mouvement (qui) vient de la base »
«Dernière cartouche» ou «continuité dans le mouvement»? La prochaine mobilisation contre la réforme des retraites prévue mardi, avec grève reconductible et illimitée au programme, n’est pas perçue de la même manière par tous les syndicats et selon les niveaux de responsabilité. Si pour l’heure, les leaders syndicaux ne se sont pas trop avancés sur une radicalisation du mouvement, les différentes fédérations sectorielles, cheminots en tête, ont décidé de prendre les devants.
«C’est la base qui nous demande de faire une grève reconductible», a affirmé sur France Info ce jeudi le cheminot Bruno Duchemin, de la FGAAC-CFDT, qui estime que les syndicats de la SNCF sont «dans l’obligation de durcir» le mouvement. Et c’est bien la base qui en détient le succès, selon les fédérations. «C'est la dernière cartouche, sinon il faudra plier les gaules», estime Philippe Touzet, délégué central Sud-RATP, contacté par 20minutes.fr. «On va quand même essayer, mais ça va dépendre de comment ça embraye ailleurs [dans les autres secteurs]», ajoute-t-il, estimant que la RATP et la SNCF sont les porte-étendards du mouvement.
NOTEZ BIEN : dans les porte-étendards présumés des transports (dernière catégorie ouvrière capable de bloquer la France entière mieux qu'une grève générale) les mecs de la RATP en ont marre de faire grève cycliquement pour les "désidératés" des généraux syndicaux et, de toute manière, comme nous l’a expliqué hier Monsieur Dautanqueue, à la RATP ils sont tenus à la loi sarkozienne d’obligation de service minimum… A la SNCF une partie des cheminots a fait grève pour rien 15 jours en avril, et ils n’ont pas envie eux aussi de récidiver pour le beau Serge ou le beau Titi, ou l’excité de base. DONC les secteurs (encore épargnés par la suppression de la retraite) RATP et SNCF ne sont les porte-étendards de rien du tout, et (classiquement) archi-ficelés par leurs mafias syndicales. Deuxièmement, notez-bien, s’il n’y a pas de véritable grève d’un secteur central, les manifestants pourront bien défiler avec les lycéens et les collectionneurs de timbres syndicaux, tout le monde pourra aller se coucher devant « l’opinion publique », c'est-à-dire le gouvernement bourgeois.
LE TOURBILLON DES AVIS DIVERGENTS ET MULTIPLES : UNE DIVERSION POUR PROTEGER LA BASE DES APPAREILS SYNDICAUX
20 MINUTES continue à féliciter le CGT de haut en bas et de bas en haut, dont un bonze qui lâche que les préavis de 24 h c’est de toute façon du pipeau sans réelle dynamique au bout d’un an de défilés inutiles. Tout en haut de l’échelle cégété, le discours est beaucoup plus mesuré, on laisse la pagaille assurer un bon sommeil aux ministres du gouvernement : «La CGT n’appelle pas à la grève reconductible (comme à la CFDT). Mais nous, on l’a toujours dit: ce sont les salariés qui décideront de ce qu’ils feront(ah ah!). Si certains veulent reconduire, ils reconduiront», indique le bonze Eric Aubin à 20minutes.fr. A la CFDT, le cynisme est encore plus manifeste, les bonzes « savent » ce que pensent le travailleurs baladés (qui sont ‘en crise ») : «On n’a aucun appel en faveur d’une grève illimitée. Et c’est loin d’être la majorité pour une grève reconductible. Ils sont en situation de crise, ils ne peuvent pas se le permettre financièrement», explique Jean-Louis Malys, secrétaire national du syndicat, à 20minutes.fr.
Malys malin rassure le gouvernement avec un langage à la Titi Bernard qui fait « bouger les lignes » et la « largeur » : «La force du mouvement, c’est sa largeur. S’il y a radicalisation, il y a un risque que l’opinion se retourne». La radicalisation n’est donc pas un enjeu mais un « jeu » complémentaire souhaité par les généraux syndicaux, dans la mesure où elle favorisera le « retournement de l’opinion » (les travailleurs bloqués dans les transports et excédés si ça dure contre les excités gauchistes « reconducteurs » à la bêtise illimitée…). Dans la mesure surtout où elle accréditera la théorie gauchiste, trotskienne et anarchiste, que les « directions trahissent » la base et "ont encore trahi" et "faudra les empêcher la prochaine fois de nous trahir". Ainsi seront sauvegardés les appareils en entier sous le soleil de la défaite, si longue à être reconnue. Et on se perdra à nouveau dans la focalisation sur ce « salaud » de Sarko et on déblatèrera sur la crise du syndicalisme… qui aura été vaincu du fait de son très faible nombre de cotisants…
jeudi 7 octobre 2010
16 raisons pour éviter de reconduire la grève le mardi 12 octobre

Une analyse du texte de propagande de Monsieur Dautanqueue
( porte parole de la CGT et du gouvernement, Monsieur Dautanqueue (de cortège), dit Michel Noblecourt du journal Le Monde)
Voici la partie du texte publiée aujourd’hui par le principal journal en France qui mène la danse pour l’Etat et les institutions bourgeoises. On analysera par après les 16 suggestions de M. Dautanqueue.
« LA CGT NE SOUHAITE PAS JOUER LA RADICALISATION
La fédération CGT des cheminots qui, avec l'ensemble des syndicats de la SNCF, a déposé des préavis de grève reconductible, fait preuve d'une grande prudence, en soulignant que c'est lors d'assemblées générales, convoquées le 13 octobre au matin, que les cheminots décideront ou non de poursuivre leur mouvement "dans un cadre interprofessionnel et unitaire le plus large possible". Didier le Reste, le patron de la fédération CGT, a déjà prévenu que les cheminots n'entendaient pas être les seuls à porter une grève sur les retraites et n'étaient prêts à continuer qu' "à condition d'être dans un groupe de plusieurs locomotives, de plusieurs secteurs professionnels".
Cette position est conforme à celle de Bernard Thibault qui, soucieux de préserver son alliance privilégiée avec la CFDT qui mène le bal au sein de l'intersyndicale, ne souhaite pas jouer le jeu de la radicalisation. Comme d'autres dirigeants syndicaux, le secrétaire général de la CGT considère qu'une radicalisation risque de faire l'affaire de Nicolas Sarkozy qui ne serait pas mécontent d'affronter une épreuve de force avec le secteur public et d'afficher, aux yeux de son électorat, une inflexibilité à l'arrivée victorieuse, comme cela s'était produit, fin 2007, lors de réforme des régimes spéciaux.
Le 5 octobre, à l'issue d'une réunion de toutes les fédérations de la CGT, Bernard Thibault avait clairement posé la règle que "le principe d'arrêts de travail doit être discuté partout ". La radicalisation, à travers des grèves reconductibles, est d'autant plus incertaine que dans le secteur public, et en particulier à la SNCF et à la RATP, le taux de grévistes a diminué à chaque journée nationale d'actions, notamment de manière sensible le 23 septembre. la SNCF, l'hésitation risque d'être d'autant plus grande que les cheminots ont mené en avril, à l'appel de la CGT et de SUD, une grève reconductible de deux semaines sur l'avenir du fret qui s'est soldé par un échec sur toute la ligne. Il s'ajoute aussi le fait qu'en période de vaches maigres sur le pouvoir d'achat, les salariés y regarderont à deux fois avant de se lancer dans une grève qui se solderait par de nouvelles pertes de salaire.
NE PAS SE COUPER DE L'OPINION PUBLIQUE
Les syndicats, et d'abord la CGT et la CFDT, ont comme préoccupation majeure de ne pas se couper du soutien de l'opinion publique qui se confirme sondage après sondage. Or, une grève longue des transports, alors même que la réforme des retraites ne s'appliquera pour les régimes spéciaux qu'à partir du 1er janvier 2017, au lieu du 1er juillet 2011 pour l'ensemble des salariés et des fonctionnaires, risque de devenir vite impopulaire. De plus la loi qu'a fait voter Nicolas Sarkozy sur le service minimum, ou plutôt le service garanti, dans les transports terrestres, limitera la portée d'un mouvement reconductible.
Elle rend de fait impossible les scénarios de l'hiver 1986-1987, où la SNCF a connu la plus longue grève de son histoire – 29 jours – ou de 1995 où les cheminots ont paralysé le trafic pendant une vingtaine de jours. La logique des grèves reconductibles conduit aussi ses protagonistes à demander le retrait pur et simple de la réforme des retraites, une position que seuls FO, Solidaires et la FSU défendent au sein de l'intersyndicale.
Les grèves reconductibles, compte tenu de la détermination de Nicolas Sarkozy, risquent donc d'aboutir à une impasse, situation que Bernard Thibault et François Chérèque veulent à tout prix éviter. "Tout ce qui pourra être gagné, on le mettra à l'actif de la mobilisation", affirmait Eric Aubin, en charge du dossier des retraites à la CGT, dans l'Humanité-Dimanche du 30 septembre. A défaut de faire capoter la réforme de Nicolas Sarkozy, les syndicats ne veulent pas sortir bredouilles de leur combat.
Arracheront-ils de nouvelles concessions ? Bernard Thibault a commencé à déplacer le débat sur le terrain politique, en prévenant dans l'Humanité du 4 octobre : "Je pense qu'un gouvernement, quel qu'il soit, qui ignore à ce point un mouvement social, se condamne pour les prochaines échéances électorales". Rendez-vous en 2012».
REMARQUABLE TEXTE DE SUGGESTION GOUVERNEMENTALE où l’on apprend successivement par Monsieur DAUTANQUEUE, que :
1.Le syndicat CGT fait preuve « d’une grande prudence » (Noble Dautanqueue répercute pour la énième fois après les autres journalistes que la locomotive CGT du rail français ne veut pas envoyer les cheminots seuls au combat; ni l'ensemble des ouvriers du privé qui ne se font pas d'illusions sur le but du jeu syndical... c'est pourquoi on pousse les... lycéens nubiles en politique à généraliser la dispersion.
2.Cette prudence est « conforme » à celle du chef Titi Bernard,
3.Lequel est « soucieux de préserver son alliance privilégiée avec la CFDT » (qui suce mieux le gouvernement)
4.La CFDT mène le bal au sein de l’intrasyndicale,
5.Comme la CFDT donc Titi « ne souhaite pas jouer le jeu de la radicalisation » (il l’a dit personnellement au journaliste ?) ; (la radicalisation n’est qu’un « jeu »).
6.Titi a ajouté que la radicalisation « ferait le jeu de Sarkozy » doté d’une « inflexibilité à l’arrivée victorieuse » (toujours ce parler abstrait de Titi roi de la cégéti).
7.Titi le démocrate a posé que faire grève (cette incertitude) doit « être discuté partout » (tiens d’habitude le bonze donne des consignes…)
8.Commentaire du journaliste dans le sens de Titi « les grèves reconductibles » dite « radicalisation » sont « incertaines » (« d’autant que » a-t-il précisé) car les grèves (lors des JA) ont « diminué de manière sensible » (= preuve de la réussite de la tactique d’épuisement tout au long de cette année).
9.Le journaliste Dautanqueu en remet une couche (Titi lui dictait au téléphone), il rappelle (ce qu’on avait oublié) la grève de 15 jours des cheminots au mois d’avril qui s’était échouée toute seule (= bien douchés il y a 6 mois les mecs vont pas rempiler pour le beau Serge).
10.« ne pas se couper de l’opinion publique », ah… en voilà un argument de poids pour ne pas se lancer… à l’aventure. L’opinion publique c'est-à-dire « les sondages » nous glisse le journaliste élitaire ne comprendrait pas une éventuelle « reconduite illimitée » d’autant que (one more time) la réforme des régimes spéciaux ne s’appliquera pas en juillet 2001 – c’est Sarko One qui a dû le téléphoner à Michel Dautanque – mais en janvier 2017 ! Quoi vous ne le saviez pas ? Non ! Mais voyons l’opinion des sondages serait d’autant plus affectée d’un mouvement sans limites pour une date aussi lointaine !
11.D’autant que… Monsieur Sarkozy « a fait voter une loi sur le service minimum », laquelle limite de toute façon, précise Monsieur Dautanque, « limitera la portée d’un mouvement reconductible », CQFD !
12.Heureusement (ladite loi ou l’opinion de l’opinion publique ?) « rend de fait impossible les scénarios de l’hiver 1986-1987 (cette horrible grève sauvage de 29 jours).
13.Les autres cons de jusqu’auboutistes des syndicats secondaires FO et SUD, repaires à gauchistes excités, seront forcément ridicules car (d’autant que…) « la logique des grèves reconductibles conduit(ra) ses protagonistes à demander le retrait pur et simple de la réforme » (ils rigolent ou quoi, chuchote Monsieur Dautanque).
14.Monsieur le Président étant de toute façon « déterminé », vous êtes priés de ne pas nous déranger avec vos grèves reconductibles à la con, d’autant qu’elles « risquent d’aboutir à une impasse » (ce que ne veulent ni Titi ni le Ché CFDT).
15.Mieux vaut des miettes que rien du tout dit en substance le pigiste de la courroie de transmission du PCF rabougri, pardon répercute Michel Dautanqueu.
16.D’autant que Titi Bernard a fait savoir que vous pouvez tous pisser dans la mer avec vos grèves reconductibles à la con et contre les cons de l’opinion publique, il faudra voter contre ce gouvernement dans deux ans parce qu’il fait semblant de ne pas être complice avec nous.
Comme vous le voyez, la propagande est extrêmement lourde, et les journalistes accumulent tous (d’autant qu’ils sont au service du pouvoir) plus d’arguments que la terre entière n’en pourrait contenir. Ouais, malgré mon dégoût, malgré mes constantes analyses sur la planification de l’échec de toute riposte conséquente je finis par avoir envie moi aussi de leur rentrer dans le lard, mais pas avec les syndicaux et les journaleux dans le dos. Ceux là aussi font partie de nos ennemis. Tant que vous le comprendrez pas chers camarades prolétaires vous continuerez à mordre la poussière.
mardi 5 octobre 2010
LA DIVISION SYNDICALE A L’EPREUVE DE SON UNITE CORROMPUE : APPEL AUX GREVES RECONDUCTIBLES CONTRE LE PROLETARIAT PAR LA BONZERIE EN DELIRE
OU LES MANOEUVRES PERVERSES DE L'EMIETTEMENT...
C’est toujours pareil, même si Thibault ment en prétextant préserver l’unité syndicale, chaque syndicat dit une chose et son contraire ; pour l’essentiel il faut bien en réalité fractionner les derniers couloirs de manifestants. Le truc de « la grève reconductible » à volonté permet d’éviter la paralysie générale. Les bonzes s’arrogent en même temps de parler qui à la place des cheminots (qui en auraient marre de « se sacrifier ») qui à la place du personnel de la RATP (tout en rappelant que la dernière grève n’avait pas trop marché), qui à la « masse des travailleurs dans une (sic) lutte » (le langage abstrait de Titi de la CGT). Vous êtes des lecteurs intelligents aussi je me suis contenté de souligner en gras les phrases équivoques et putains des bonzes. Tout y passe, tous les arguments sont jetés dans la corbeille médiatique de merde, le pour et le contre, le faux et le vrai, le partiel comme le général, afin de déboussoler encore plus le prolétariat et de lui faire oublier toute possibilité de conquérir une unité quelconque. Vous m’avez compris.
Une dépêche de l’AFP du 05/10/2010 à 19h21 fait dans la poésie : « Les appels à des grèves reconductibles commencent à fleurir » et souligne le coup de clairon CGT un peu miteux:
« Le dépôt par la CGT de la RATP d'un préavis de grève illimitée à partir du 12 octobre, date de la prochaine journée d'action contre la réforme des retraites, a donné un coup d'accélérateur au débat sur les formes d'action pour faire capoter ce projet. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a appelé lui-même à ne pas chercher "une uniformité des modes d'expression et d'action", le tout étant que les formes d'action "reposent sur des décisions collectives". Les initiatives en faveur de grèves reconductibles ont fleuri ces derniers jours, face à la détermination du gouvernement à reculer l'âge de départ en retraite, que la répétition de manifestations de grande ampleur depuis la rentrée n'a pas ébranlée. Lundi, le syndicat CGT de la RATP, le premier de l'entreprise publique, a déposé un préavis de grève illimitée. FO et SUD prônent la même chose. Un dirigeant national de la CGT relativise toutefois: la grève a été assez peu suivie à la RATP le 23 septembre (16% de grévistes selon la direction).A son tour, la fédération CGT de la mer a appelé mardi à "des mouvements de grève reconductible à compter du 12 octobre". A la SNCF, l'idée de grèves durables est discutée dans l'intersyndicale (CGT-Unsa-SUD Rail-CFDT). Dimanche, Didier Le Reste, le secrétaire général de la CGT-cheminots, a toutefois conditionné un durcissement des cheminots à la participation d'autres secteurs. Ici et là, comme à Lille, naissent des comités "pour la grève générale" répondant à un appel national de syndicalistes CGT, FSU et Solidaires (SUD et autres), dont l'écho auprès des salariés est encore incertain. D’autres initiatives encore voient le jour, comme cette opération escargot organisée mardi à Poitiers par Solidaires et baptisée "roulons d’un pas de sénateur".
Dans les transports comme au niveau national, beaucoup dépend de la centrale de Bernard Thibault, la plus puissante en France, qui a réuni mardi ses fédérations et unions départementales. Poussée à durcir le mouvement par certaines, comme la chimie, la direction de la CGT veut éviter une fracture au sein du salariat, alors que le mouvement en cours est populaire, selon les enquêtes d'opinion. "Notre stratégie syndicale repose sur la masse des travailleurs engagés dans une lutte", soulignait M. Thibault début septembre.
Pour autant, la CGT juge prématurée une grève générale, alors que nombre de salariés ne peuvent se permettre de cumuler un grand nombre de jours de grève. Alors que Solidaires et, à un degré moindre, la FSU encouragent les grèves, la centrale de Montreuil est d'autre part attentive à ne pas se couper de la CFDT, notamment, l'autre pilier de l'intersyndicale. Pour Bernard Thibault, "l'unité des syndicats doit survivre à tous les événements". La centrale de François Chérèque évite d'opposer un veto à des grèves dans les entreprises. "Si les salariés veulent aller plus loin, ce n'est pas moi qui les retiens", a déclaré vendredi M. Chérèque. En même temps, son numéro deux Marcel Grignard appelle à "déjouer tous les pièges que tend le gouvernement", qui "tente de jouer la radicalité". Ce qui compte, souligne Jean Grosset (Unsa, autonome), "c'est l'efficacité". Selon lui, "la pire des choses serait d'isoler certains secteurs" qui porteraient seuls le poids de grèves longues ».
Pour autant, il semble peu probable de revivre le scénario de 1995, ajoute « 20 minutes ». Des grèves générales avaient alors paralysé le pays pendant trois semaines pour protester, déjà, contre une réforme du système des pensions. Dans le secteur très stratégique des transports, une grève reconductible ne fait pas encore l'unanimité. Si les préavis se multiplient à la RATP ou dans la filière maritime, la CGT-cheminots, majoritaire à la SCNF (40%), ne se prononcera que mercredi. Car son secrétaire général, Didier Le Reste, ne veut pas se lancer seul dans la bataille. Il a appelé dimanche d'autres secteurs s'engager dans ce type d'actions. «En 1995, le mouvement était avant tout porté par les cheminots. Mais ces derniers ont essuyé plusieurs échecs ces dernières années et ils ne veulent pas jouer les kamikazes dans ce conflit», explique à 20minutes.fr, Stéphane Sirot, historien spécialiste des syndicats et des mouvements sociaux.
Réticence nationale
Et ils ne sont pas les seuls à freiner devant une grève illimitée. Au niveau national, plusieurs syndicats ne souhaitent pas radicaliser leur mouvement. La CFDT ou l'Unsa refusent depuis le début de se lancer dans une mobilisation longue et coûteuse pour les salariés. La CGT de Bernard Thibault est plus hésitante. «C'est l'une des grandes différences avec le mouvement de 1995. La CGT était alors très motivée. Et une mobilisation aussi importante ne peut se faire sans ce syndicat», analyse l'historien.
Position de faiblesse (?)
Des réticences qui s'expliquent, selon lui, par des raisons structurelles et conjoncturelles. «Il y a un mouvement de fond dans le syndicalisme français avec un recentrage sur la négociation plutôt que l'opposition frontale», explique Stéphane Sirot. «Les syndicats se sentent aussi aujourd'hui en position de faiblesse, avec seulement 7% de syndiqués. Ils craignent un nouvel échec qui viendrait saper leurs dernières bases de légitimité, analyse-t-il. Mais rien n'est encore fait: le mécontentement social est tel que les choses peuvent très bien s'envenimer.»
Suivant les chiffres si discutés lors des semaines précédentes les syndicats se prétendaient pourtant bien forts de millions de manifestants, et maintenant ils pleurnichent qu’ils ont peu de syndiqués !? Et le journaliste et son sociologue jette une peau de banane aux abrutis jusqu’auboutistes en leur faisant croire qu’il subsisterait une once de radicalisation. Et les étudiants dont on nous avait rebattu les oreilles avant les promenades du samedi 2 ? Il en est venu quelques uns, en touristes, comme les autres. Ce sera pareil avec les grèves dites reconductibles ou illimitées dans la connerie, et autres machins "pour la grève générale" grâce à cette élégante et fraternelle désunion des bonzes syndicaux qui vient nous servir la pagaille, où on n’appellera plus un chat un chat, mais une humiliation de la classe ouvrière une humiliation bien causée par l’aristocratie syndicrate.
Ps : ces communiqués syndicaux contradictoires sont tellement équivoques et puants que Libé a décidé de ne pas ouvrir la dépêche aux commentaires.
C’est toujours pareil, même si Thibault ment en prétextant préserver l’unité syndicale, chaque syndicat dit une chose et son contraire ; pour l’essentiel il faut bien en réalité fractionner les derniers couloirs de manifestants. Le truc de « la grève reconductible » à volonté permet d’éviter la paralysie générale. Les bonzes s’arrogent en même temps de parler qui à la place des cheminots (qui en auraient marre de « se sacrifier ») qui à la place du personnel de la RATP (tout en rappelant que la dernière grève n’avait pas trop marché), qui à la « masse des travailleurs dans une (sic) lutte » (le langage abstrait de Titi de la CGT). Vous êtes des lecteurs intelligents aussi je me suis contenté de souligner en gras les phrases équivoques et putains des bonzes. Tout y passe, tous les arguments sont jetés dans la corbeille médiatique de merde, le pour et le contre, le faux et le vrai, le partiel comme le général, afin de déboussoler encore plus le prolétariat et de lui faire oublier toute possibilité de conquérir une unité quelconque. Vous m’avez compris.
Une dépêche de l’AFP du 05/10/2010 à 19h21 fait dans la poésie : « Les appels à des grèves reconductibles commencent à fleurir » et souligne le coup de clairon CGT un peu miteux:
« Le dépôt par la CGT de la RATP d'un préavis de grève illimitée à partir du 12 octobre, date de la prochaine journée d'action contre la réforme des retraites, a donné un coup d'accélérateur au débat sur les formes d'action pour faire capoter ce projet. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a appelé lui-même à ne pas chercher "une uniformité des modes d'expression et d'action", le tout étant que les formes d'action "reposent sur des décisions collectives". Les initiatives en faveur de grèves reconductibles ont fleuri ces derniers jours, face à la détermination du gouvernement à reculer l'âge de départ en retraite, que la répétition de manifestations de grande ampleur depuis la rentrée n'a pas ébranlée. Lundi, le syndicat CGT de la RATP, le premier de l'entreprise publique, a déposé un préavis de grève illimitée. FO et SUD prônent la même chose. Un dirigeant national de la CGT relativise toutefois: la grève a été assez peu suivie à la RATP le 23 septembre (16% de grévistes selon la direction).A son tour, la fédération CGT de la mer a appelé mardi à "des mouvements de grève reconductible à compter du 12 octobre". A la SNCF, l'idée de grèves durables est discutée dans l'intersyndicale (CGT-Unsa-SUD Rail-CFDT). Dimanche, Didier Le Reste, le secrétaire général de la CGT-cheminots, a toutefois conditionné un durcissement des cheminots à la participation d'autres secteurs. Ici et là, comme à Lille, naissent des comités "pour la grève générale" répondant à un appel national de syndicalistes CGT, FSU et Solidaires (SUD et autres), dont l'écho auprès des salariés est encore incertain. D’autres initiatives encore voient le jour, comme cette opération escargot organisée mardi à Poitiers par Solidaires et baptisée "roulons d’un pas de sénateur".
Dans les transports comme au niveau national, beaucoup dépend de la centrale de Bernard Thibault, la plus puissante en France, qui a réuni mardi ses fédérations et unions départementales. Poussée à durcir le mouvement par certaines, comme la chimie, la direction de la CGT veut éviter une fracture au sein du salariat, alors que le mouvement en cours est populaire, selon les enquêtes d'opinion. "Notre stratégie syndicale repose sur la masse des travailleurs engagés dans une lutte", soulignait M. Thibault début septembre.
Pour autant, la CGT juge prématurée une grève générale, alors que nombre de salariés ne peuvent se permettre de cumuler un grand nombre de jours de grève. Alors que Solidaires et, à un degré moindre, la FSU encouragent les grèves, la centrale de Montreuil est d'autre part attentive à ne pas se couper de la CFDT, notamment, l'autre pilier de l'intersyndicale. Pour Bernard Thibault, "l'unité des syndicats doit survivre à tous les événements". La centrale de François Chérèque évite d'opposer un veto à des grèves dans les entreprises. "Si les salariés veulent aller plus loin, ce n'est pas moi qui les retiens", a déclaré vendredi M. Chérèque. En même temps, son numéro deux Marcel Grignard appelle à "déjouer tous les pièges que tend le gouvernement", qui "tente de jouer la radicalité". Ce qui compte, souligne Jean Grosset (Unsa, autonome), "c'est l'efficacité". Selon lui, "la pire des choses serait d'isoler certains secteurs" qui porteraient seuls le poids de grèves longues ».
Pour autant, il semble peu probable de revivre le scénario de 1995, ajoute « 20 minutes ». Des grèves générales avaient alors paralysé le pays pendant trois semaines pour protester, déjà, contre une réforme du système des pensions. Dans le secteur très stratégique des transports, une grève reconductible ne fait pas encore l'unanimité. Si les préavis se multiplient à la RATP ou dans la filière maritime, la CGT-cheminots, majoritaire à la SCNF (40%), ne se prononcera que mercredi. Car son secrétaire général, Didier Le Reste, ne veut pas se lancer seul dans la bataille. Il a appelé dimanche d'autres secteurs s'engager dans ce type d'actions. «En 1995, le mouvement était avant tout porté par les cheminots. Mais ces derniers ont essuyé plusieurs échecs ces dernières années et ils ne veulent pas jouer les kamikazes dans ce conflit», explique à 20minutes.fr, Stéphane Sirot, historien spécialiste des syndicats et des mouvements sociaux.
Réticence nationale
Et ils ne sont pas les seuls à freiner devant une grève illimitée. Au niveau national, plusieurs syndicats ne souhaitent pas radicaliser leur mouvement. La CFDT ou l'Unsa refusent depuis le début de se lancer dans une mobilisation longue et coûteuse pour les salariés. La CGT de Bernard Thibault est plus hésitante. «C'est l'une des grandes différences avec le mouvement de 1995. La CGT était alors très motivée. Et une mobilisation aussi importante ne peut se faire sans ce syndicat», analyse l'historien.
Position de faiblesse (?)
Des réticences qui s'expliquent, selon lui, par des raisons structurelles et conjoncturelles. «Il y a un mouvement de fond dans le syndicalisme français avec un recentrage sur la négociation plutôt que l'opposition frontale», explique Stéphane Sirot. «Les syndicats se sentent aussi aujourd'hui en position de faiblesse, avec seulement 7% de syndiqués. Ils craignent un nouvel échec qui viendrait saper leurs dernières bases de légitimité, analyse-t-il. Mais rien n'est encore fait: le mécontentement social est tel que les choses peuvent très bien s'envenimer.»
Suivant les chiffres si discutés lors des semaines précédentes les syndicats se prétendaient pourtant bien forts de millions de manifestants, et maintenant ils pleurnichent qu’ils ont peu de syndiqués !? Et le journaliste et son sociologue jette une peau de banane aux abrutis jusqu’auboutistes en leur faisant croire qu’il subsisterait une once de radicalisation. Et les étudiants dont on nous avait rebattu les oreilles avant les promenades du samedi 2 ? Il en est venu quelques uns, en touristes, comme les autres. Ce sera pareil avec les grèves dites reconductibles ou illimitées dans la connerie, et autres machins "pour la grève générale" grâce à cette élégante et fraternelle désunion des bonzes syndicaux qui vient nous servir la pagaille, où on n’appellera plus un chat un chat, mais une humiliation de la classe ouvrière une humiliation bien causée par l’aristocratie syndicrate.
Ps : ces communiqués syndicaux contradictoires sont tellement équivoques et puants que Libé a décidé de ne pas ouvrir la dépêche aux commentaires.
vendredi 1 octobre 2010
MORTEL COMBAT OU UN STUPEFIANT DEBAT DANS LES TRANCHEES DE LIBERATION ?

LES CAUSES DE LA PREMIERE BOUCHERIE IMPERIALISTE MONDIALE SUJET TOUJOURS BRULANT
Sur un champ de bataille de Libération, pardon sur un forum pacifiste à la suite de l’article « Dimanche, l’Allemagne aura fini de payer les réparations de la Première guerre », ça a bardé. Dans nos tranchées virtuelles, ça vole bas parfois, personnes sensibles s’abstenir de lire ce message-blog ou enfiler un masque à gaz. Le site de retransmission de Libération doit avoir un problème pour la réception des messages radios des combattants car ils sont publiés dans le désordre au milieu des schrapnels et des explosions de rage des combattants internetisés.
Le feu ayant duré du jeudi au samedi, des dates sont inversées et il est parfois difficile de s’y retrouver pour savoir qui répond à qui et à quel général à quel trouffion. Essayons de rétablir ici l’ordre des questions et réponses sans nous laisser dominer par les aléas de la bataille.
Picsou avait d’abord bien jeté d’indignation son casque au sol devant cette vieillerie d’un siècle (pourquoi pas rembourser les emprunts russes ?) : « J'y crois pas! Incroyable cette histoire! Cela a vraiment quelque chose de honteux surtout lorsqu'on sait que les conditions de traité de 1918 étaient telles qu’elles menèrent tout droit à Hitler ». Talpha tentait de dévier : « C’est bien… Ils peuvent commencer à rembourser la seconde… ». Moonmartre revenait à la surprise légitime du lecteur : « Vous voudriez que les jeunes allemands se sentent responsables des conneries de leurs aïeux? Et pour quelle raison? S'il faut que je fasse mon mea culpa pour les conneries de ce cher pays "France", çà va être très long. On remonte jusqu'où dans l'histoire ? ». Elyian ne voit pas le rapport « de tout amalgamer et de critiquer les allemands pour des événements datant de 60 ans. Sinon la colonisation ce n’était pas le club Med non plus. Vous voulez quoi qu’on attribue une médaille à la France parce que Hitler a fait pire qu’elle ? ». Marc 75, un lieutenant gras du bide, veut vraiment faire raquer les boches et les hitlériens : « Et les coûts de la seconde guerre mondiale? L'Allemagne ne les paierait elle qu'en mea culpa éternels? On tend à nous faire croire depuis des décennies que les nazis étaient une sorte d'espèce extra terrestre, alors que la majorité du peuple allemand soutenait cette barbarie. Les allemands qui ont la trentaine aujourd'hui savent très bien que leurs grands parents soutenaient ern grande partie le régime nazi et que les armées nazies avaient tout le peuple allemand derrière elles. Juste une petite parenthèse pour simplement rappeler que l'Allemagne n'a jamais fait son auto critique ni payé pour son soutien infaillible au régime nazi. Les films de propagande sur les attentats manqués contre Hitler ou les glorifications exagérées sur la résistance interne au nazisme ne masqueront jamais cette réalité manifestement bien dérangeante pour certains... Les 20 millions de victimes de la seconde guerre mondiale attendent cette reconnaissance collective des crimes par les allemands. L'argent ne rachète pas tout ».
Je n’avais pas lu tous les commentaires des soldats de la tranchée la plus boueuse lorsque je prends connaissance de l’article d’info de Libé que je qualifie d’aberration : « On en apprend tous les jours de bonnes! Ainsi le capitalisme fait payer deux fois à l'Allemagne: une première fois en la poussant à la misère, à l'isolement et à la guerre, et une deuxième fois... près de cent ans après! Le capitalisme est bien un système pervers... Quand la France va-t-elle régler ses dettes pour occupation de la Ruhr, et pour ses pillages dans les colonies? ». Un beauf chauvin me saute illico dessus, Lecandide, médaillé de celle de 1870 : « Juste une question, "ainsi le capitalisme fait payer deux fois à l'Allemagne". Elle fait payer deux fois quoi?
Ah??? Il y a eu une guerre entre 1914 et 1918? Oh??L'Allemagne aurait déclaré la guerre à la France en 1914? Je suis sûr que Hempel va démentir ces allégations mensongères ». Je renvoie dans les cordes Lecandide : « question perverse de chauvin génétique. Pose une question à la foi au lieu de masquer ton ignorance ! ». Lecandide fait le malin en brossants son pantalon garance : « Ah, mes excuses. J’aurais dû me douter à la lecture de son post qu’Hempel était incapable de répondre à plusieurs questions qui se suivent. Alors, une seule : c’est vrai qu’il y a eu une guerre entre 1914 et 1918 où la France et l’Allemagne étaient ennemies ? ». Je réponds que la question du soudard, même seule, est stupide : « et tu ne dévoiles surtout pas ton arrière-pensée. En tout cas voici la même, si je comprends bien tes borborygmes nationalo-complexés.
1. çà ne veut rien dire "tel pays a déclaré la guerre à...", la compétition impérialiste au début du siècle dernier pousse tel ou tel pays à déclarer la guerre aux autres, en l'occurrence l'Allemagne est étranglée (ce qu'Hitler résumera très bien par "il faut exporter ou périr", doctrine de tout entrepreneur capitaliste); donc ce n'est pas parce que l'Allemagne a déclaré la guerre qu'elle fût seule responsable de la boucherie capitaliste qui a suivi.
2. deuxième exemple, en 1938 France et Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne: a- dis-moi pourquoi? b- qui est responsable de la seconde boucherie mondiale? ».
Lecandide, droit dans ses vieilles bottes, veut me ridiculiser : « Que d’informations dans ce post. Nous partions de 1914; à cette date, ça ne veut rien dire qui déclare la guerre à l'autre. C'est déjà un scoop. Et en un clin d'oeil nous voila en 1938: Et on apprend que la France et l'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne! Mince, moi qui croyait que c'était en 1939! J'aurais juré que l'Allemagne avait déclaré la guerre à la Pologne en 1939, avec un pacte de défense nous obligeant à la soutenir en cas d'agression! Bon, j'arrête là la discussion avec quelqu'un qui parle de " borborygmes nationalo-complexés dont les théories fumeuses ne peuvent venir que d'un malade. Note aux libénautes: si, si, c'est écrit! Vérifiez si vous ne me croyez pas: des borborygmes nationalo-complexés!. Au fait pourquoi des borborygmes nationalo-complexés et pas des complexes nationalo-borborygmeux? Ou des borborygmes complexo-nationaux? C'est le mystère! Ceci dit il aurait pu y avoir des complexes génétiques chauvins nationalo-borborygmeux ».
Le probe Talleyrand7 vient à ma rescousse : « Hempel ne répondez pas au candide Et comme on dit, si certaines provinces françaises sont devenues allemandes, d'ou le surnom de "LAPINS" à une certaine catégorie de français. C'est que le lapin est un spécialiste du "détaler "car même son ombre lui fait peur. C'est pour celà que les ancêtres au candide de retrouvèrent démobilisés en 14 car c'étaient les premiers à avoir une cicatrice dans leurs derrièresdes héros d'opérette, qui avaient les meilleures places dans l'administration pendant que les vrais, "eux " se battaient au "chemin des dames " et en Somme. Suivez le regard et regardez la descendance... Hempel , um himmels willen laissez ce hampelmann, c'est un troll ump Le Feldmarchal Von Moltke qui dirigeait les opérations en 14-18 , à écrit lui-même un livre sur la stratégie et la tactique des plus remarquables.. "L'Infanterie française, une très vaillante et courageuse infanterie, parmi les meilleures au monde... Et il finit ..." Grand dommage qu'elle soit commandée par des officiers imbéciles et incapables.." Quand on voit certains idiots, ériger des statues à des généraux comme "Mangin" qui étais surnommé "LE BOUCHER DE VERDUN" celà prouve que la bêtise des plus crasses n'à pas de fond... En 14 un fusil pour deux fantassins français, (LEBEL), une mitrailleuse (Hochepot) qui avait tendance à s'enrayer lors des combats, l'intendance pas mieux des vareuses et capotes d('été pour l'armée dans les hivers 1915, aussi des spahis et autres corps qui sa battaient en été dans les champs de blé habillés de pantalons rouges vifs et vareuses bleues à boutons dorés... Des cibles parfaites dans les champs de blé. Pauvre infanterie française de grande valeur, sacrifiée par des idiots... Beaucoup d’officiers qui se prenaient pour des élites comme le candide étaient bêtement abattus par des tireurs d'élite alors qu'ils paradaient comme des coqs sur les tranchées pour montrer qu'ils n'avaient pas peur de la mitraille... C'EST A CELA QU'ON RECONNAIT LES IMBECILES ILS OSENT MÊME S'OPPOSER A LA RAISON ».
Je remercie évidemment mon camarade de combat Talleyrand : « Merci et OK avec vous. Je ne répondrai pas au délirant pervers, mais je constate avec pitié que le chauvinisme ne peut plus qu'éructer de manière délirante et impuissant à argumenter. (bon je me suis trompé sur la date de la déclaration de guerre de la part de la minable armée française, mais c'est parce que ça a pas commencé tout de suite, ils ont attendu un an des deux côtés du Rhin de 39 à 40... se demandant s'il n'y aurait pas un nouveau 9 novembre 1918 à Berlin et une nouvelle Commune de Paris côté parisien. Hélas le prolétariat avait bien été écrasé par les idéologies staliniste, démocratique et fasciste. Il paraît en tout cas que Hitler (et la bourgeoisie allemande) craignaient la "puissance" de l'armée française... Depuis on a eu plein d'autres lignes Maginot pour ridiculiser l'ex-grande puissance mondiale... (il faut savoir que, malgré la fin du front populaire très réformiste, l'Etat français avait donné consigne de ne pas joindre l'équipement militaire pour les avions montés dans les usines... un des éléments de plus qui favorisa l'incurie des militaires, puis ce fût la grande débandade des officiers en premier... je pense que la classe ouvrière, même impuissante, se souvenant des massacres des parents en 1914, a aussi pris les jambes à son cou dans la débâcle générale. Il faudra attendre 4 terribles années avant que 2 millions d'ouvriers italiens ne viennent déranger les belligérants pour dire stop à la gigantesque boucherie civile surtout. La fin de la guerre ne dépendit cependant pas de la menace du prolétariat (sinon on aurait eu une nouvelle révolution mondiale) ni des victoires militaires mais des tractations dans les deux camps, avec leurs sordides marchandages pour se repartager le monde ».
Un de nos grands blessés, Tatort rejoint depuis l’infirmerie les analyses de Talleyrand : « OK. Bonne analyse, je complèterai en disant qu'il y a eu pire que Mangin, à savoir Joffre, et 95 ans après je n'arrive toujours pas à admettre que toutes les villes de France possèdent une rue à son nom. Il est responsable des 400 000tués pour nos 5 premiers mois de guerre, dont la terrible journée du 22 août qui nous coûta au moins 25000 hommes. Spécialisé sur cette guerre depuis plus de trente ans et vivant sur des lieux où les combats furent sanglants (je retrouve chaque année sur mon terrain shrapnells, têtes d'obus, gros éclats d'acier, etc...), je n'arrive toujours pas à comprendre cet entêtement qu'ont eu nos chefs à offrir des poitrines faces aux importantes mitrailleuses allemandes et leurs artillerie lourde. Pour preuve le haut commandement britannique, qui envoie au massacre ses divisions le 1er juillet 1916 dans la Somme. Après 2 années de guerre ils n'avaient toujours pas tiré le moindre enseignement sur les pertes de telles attaques imbéciles. Les anglais détiennent d'ailleurs le triste record de cette journée: 27000 tués. Je terminerai en rappelant que Gamelin qui nous conduisit au désastre de juin 40, était en 14 un des sbires de Joffre, dans son état major ».
Avec émotion et mon complet soutien Talleyrand7 revient à la charge contre les sous-beaufs comme Lecandide : « Quand j’avais 12 ans, Je passais mes vacances dans un vieux village breton (famille de ma mère) j'ai trouvé dans les tiroirs de mes grands parents et arrières grands parents des médailles et citations pour récompenser la bravoure des poilus tombés au combat. Du métal vil, sans valeur, voilà la première pensée qui me vint à l'esprit, est -ce donc là le prix de la valeur d'une vie humaine?Je suis de descendance alsacienne et de mes arrières grands parents (hommes) et grands-oncles se trouvant en frères à table, l'un dans un uniforme de dragons cuirassiers lourds, l'autre dans celui des uhlans du Kaiser Wilhelm III. Je n'ose penser à mon aïeule -grand -mère déchirée de voir ses fils happés par cette guerre , car dans les deux camps ce ne sont que des hommes aimants et souhaitant une vie normale que la politique des imbéciles à arraché à leurs vies de garçons, de fils , de maris et de pères...Toute cette imbécilité crasse reposant sur des chants guerriers idiots pour gagner un pré-carré d'herbe sans valeur. Mon arrière grand père Georges (uhlan) est tombé à la charge de Reichshoffen. Mon grand oncle Lucien (dragon) à la bataille du Hartmannswillerskopf. Mon père fut incorporé de force lors de la seconde guerre mondiale Stalingrad . Il était médaillé et nommé au titre de "Combattant de l'Europe". J'ai pour ma part servi dans un Détachement d'Assistance Opérationnelle en tant que breveté S.O.T.G.H(saut opérationnel à très grande hauteur) au G.C.P ( Commandement des Opérations Spéciales) du 1er RPIMA (régiment parachutiste d'infanterie de marine)
EN CLAIR....J'EMMERDE ""LE CANDIDE "" "" CE PAUVRE CON (en majuscules)ET TOUTE SA RACE DE HEROS DE COMPTOIR QUI VEULENT DERRIERE LEUR BALLON DE ROUGE DONNER DES LECONS DE CYNISME, et de savoir aux autres intervenants de ce forum...Encore un idiot qui à sa langue fourrée dans le derrière des Joffre ou des Mangin. LE CANDIDE...UN GROS CON CYNIQUE !!! ».
Tatort remercie Talleyrand pour son témoignage : « Eh oui. Merci. Pour info, et pour abonder dans le même sens, le neveu de Jules Ferry, Abel Ferry parlementaire de l'époque et faisant partie du comité secret à la guerre, allait sur le front sans cesse. Il remarqua qu'entre fin octobre 14 et le début du printemps 1915, les gradés au delà de 3 barrettes n'étaient plus tués!!! Ils avaient compris pour eux-mêmes que ''le feu tuait'', ils se mettaient bien à l'abri, mais n'hésitaient pas à envoyer les autres au casse pipe. Il fut tué sur le front en septembre 18, en allant essayer notre nouvelle mitrailleuse. Cependant il avait noté toutes ses remarques, et toutes ses interventions, sur le dysfonctionnement de nos armées. Ces fameux ''carnets secrets' furent interdits de publication, jusqu'en 1957. A leur lecture, on prend encore plus conscience de tout ce gâchis. 14-18, c'est quand même 2 tués français par mètre de front, soit 700 tués par jour!!! ».
Moonmartre, général en retraite, vient nous soutenir : « A Tatort et Hempel, merci pour vous 2 et à d'autres pour vos avis affûtés. Vous l'êtes plus que moi sur ce sujet brûlant. Ayant lu quelques articles sur l'état de notre équipement militaire et plus encore de "ces " Généraux, je me suis toujours demandé comment on a pu la gagner cette putain de guerre, hormis avec les taxis de Verdun. D'ailleurs "Les sentiers de la gloire" de Kubrick, ont montré le vrai visage de nos bouchers Généraux; a tel point qu'il ne fut pas diffusé pendant 15 ans chez nous. Pitoyable pays, jaloux de la réussite économique de son voisin ».
Talleyrand revient apporter des précisons : « Aussi vu que vous et moi et Hempel semblent y connaître quelque chose mais que nous ne voulons pas paraître arrogants dans notre savoir (la vie est courte) ..J'ajouterais qu'il est courant pour certains non férus de faire des erreurs
des plus courantes. Ainsi... Le comte Helmuth Karl Bernhardt Von Moltke 1800-1891 sous Bismarck qui écrivit dans la ligne des travaux de Carl Von Clausevitz son fameux "Testament" notes sur la tactique , la stratégie , et tout ce qui se rapporte à la connaissance de l'effort de guerre. Est-il souvent assimilé à Helmuth Johannes Ludwig Von Moltke 1848-1916 Qui est le neveu du premier et qui perdit ,lors de l'application du "Plan Schlieffen",de la faute de la mauvaise coordination des mouvements de troupes , incriminés à ses généraux , Von Klück et Von Bülow la "bataille décisive " de la Marne, Joffre tirant profit de cette faiblesse en attaquant l'armée allemande de flanc , cette bataille décisive sonna la fin de la der des der. En somme et sans mauvais jeu de mots l'aristocratie militaire allemande avait une haute opinion de ses hommes et chaque fantassin était correctement équipé, respecté , et formé, contrairement à l'infanterie française... Ces deux chefs de guerre ont toujours fortement appréciés la valeur guerrière et le courage de l'infanterie française; mais déploraient qu'elle soit sacrifiée par goût de recherche de renom par des imbéciles d'officiers supérieurs... Ludwig Von Moltke écrivit dans ses"errinerungen " toutes les faiblesse ahurissantes qu'il avait remarqué sur le plan , de la stratégie, de la tactique, de l'intendance et de l'approvisionnement et équipement des poilus, qu'il trouva proprement scandaleux... L'Etat Major Français était pour cette aristocratie militaire allemande. Un ramassis d'imbéciles présomptueux, non respectueux de la vie de leurs hommes. Rien ne change, hormis les saisons ».
Une certaine « victoire » (un spadassin chauvin ou une infirmière chauvine ?) vient me demander ensuite quelle est ma thèse sur le Japon ? Je lui indique la même réponse qu’au faux candide : « un peu de jugeote voyons ! ». Victoire surenchérit : « Un peu de jugeote de votre part oui, votre avis était seulement un prétexte pour Hitler, le Japon était dans notre camp lors de la der des ders, donc si vous appliquez votre thèse, il n’aurait pas dû être dans le camp nazi. » Je réponds illico : Notre camp ? Celui de la bourgeoisie en guerre ? Et apprenez à vous exprimer un peu mieux ». Le chauvin Pete en est révulsé : « Pitié. Celui de la « bourgeoisie en guerre ». Mais qu’est ce qu’il ne faut pas lire comme connerie. »
Le chauvin(e) revanchard(e) Victoire revient à la charge, prêt à dégoupiller sa grenade, confusément mais, sarcastique, sur mon premier constat l’aberration de ce remboursement 100 après : « Vous avez raison : Une aberration! On en apprend tous les jours de bonnes! ainsi le capitalisme fait payer deux fois à l'Allemagne: une première fois en la poussant à la misère, à l'isolement et à la guerre, et une deuxième fois... près de cent ans après! Le capitalisme est bien un système pervers... Quand la France va-t-elle régler ses dettes pour occupation de la Ruhr, et pour ses pillages dans les colonies? On, qui est "on" On en apprend tous les jours de bonnes, belle phrase. Vous pourriez vous expliquer un peu mieux et ne pas englober tout le monde. La Ruhr a construit toute l'artillerie d'Hitler, les Panzers en pillant les autres pays occupés. La bataille de la Somme en 1916 a fait 1 400 000 victimes dont 57 000 anglais en un seul jour. La bougeoise (sic, JLR), elle ne part pas en guerre, Les insultes, après une bonne analyse, viennent régulièrement de révionnistes, porteur de la croix gammée. D'un point écologique, la Rhur a continué après la seconde guerre mondiale avec le plan Marshall de produire même occupée en produisant de belles pluies acides et lorsque le vent était à l'Est sur les Vosges. Comme dirait Pierre Dac, les menteurs et les cons ne sont pas toujours du côté que l'on croit. Les Allemands ne doivent pas payer 1000 ans la faute des Nazis, mais il n'est pas besoin de raconter autant de contre sens, la RFA a toujours été capitaliste, et si Vous dites que Mme Merkel ne l'est pas, vendre en Chine ne la dérange pas. Un blocus de la Chine de sa part serait bienvenu. Il faut être logique avec vous-même, son capitalisme est pervers "lorscon" a échappé au communisme. Et puis laisse béton. Votre héritage historique m’a l’air un peu perturbé ».
Ptivince, ancien syndicaliste aux armées, très applaudi pour sa science par sous-beauf Lecandide, vient pour corriger des « erreurs historiques » : « Le traité de Versailles est déjà une version bien amoindrie du plan français, amputé de pas mal de trucs par les US et Anglais... Les US pour raisons "humanistes" et morales, les anglais car ils ne faisaient pas confiance en leur nouvel allié (équilibre européen, etc..), et par nécessité d'un État fort à opposer à l'URSS ont tout fait pour éviter le découpage de l'Allemagne. Je tiens à rappeler qu'à l'époque, détruire un empire n'est pas inconcevable (il suffit de voir le sort de l'Autriche-Hongrie), et que le respect des frontières historiques est ... aléatoire (cf. les Balkans post 1918 et la Pologne post 1945). Si le plan français avait été appliqué (i.e. rive gauche du Rhin pour la France, vaste zone démilitarisée, et Allemagne recoupée comme à l'époque du Saint Empire Romain Germanique, désindustrialisation massive) tu peux être assuré que la WWII n'aurai jamais eu lieu. Des tas de conflits, sans aucun doute, mais pas aussi massifs). Si l'Allemagne à pu entretenir cette idée de "diktat" et de vengeance nécessaire, c'est surtout à cause de deux légendes:
-L'Allemagne a perdu à cause de traitres à l'arrière, l'Armée n'était pas vaincue.
-Donc le traité est inacceptable, vu que l'Allemagne n'a pas perdue la guerre.
L'erreur des alliés, quelque soit le plan de paix retenu au final, c'est de ne pas avoir obtenu de capitulation sans conditions à Berlin ».
Je réponds à Ptivince qu’il a tout faux : « mais j'ai déjà répondu à ces sornettes, Fredbel et sergent Lecandide refusent de répondre aux questions concernant les causes de la guerre, concernant les responsabilité de la bourgeoisie, et sont ignorants de l'histoire réelle: c'est le prolétariat allemand qui a arrêté la guerre mondiale le 9 novembre 1918, ratifié par la bourgeoisie internationale le 11, mais des historiens du même bord (droite caviar ou troll) que ces interlocuteurs superficiels, soutiennent que ce sont les bons généraux allemands qui se seraient inclinés devant la défaite... Hé Hé pourquoi alors les alliés ont-ils laissé canons et lance-flammes aux corps francs? Ne vous bousculez pas pour répondre ».
Ptivince revient mais pour se répéter : « Je vais m’auto-quoter : « "Si l'Allemagne à pu entretenir cette idée de "diktat" et de vengeance nécessaire, c'est surtout à cause de deux légendes:
-L'Allemagne a perdu à cause de traitres à l'arrière, l'Armée n'était pas vaincue.
-Donc le traité est inacceptable, vu que l'Allemagne n'a pas perdue la guerre. L'erreur des alliés, quelque soit le plan de paix retenu au final, c'est de ne pas avoir obtenu de capitulation sans conditions à Berlin."Je ne vois pas où je dis que se sont les généraux qui se sont seuls inclinés... Je ne vois pas non plus où je nie les troubles dans les arrières, où je nie les républiques socialistes, l'assassinat de Rosa Luxemburg par les Socs dems, etc... Je dis que si l'armée allemande avait été clairement défaite et l'Allemagne largement envahie, personne n'aurait pu propager la légende de l'armée "trahie" ».
Je m’insurge contre l’argument platement chauvin de Ptivince, quitte à jeter le trouble dans l’ encasernement : « Ce que vous ne comprenez pas tous dans ce forum, où Felwebell est le plus caricatural de la soumission à l'interprétation bourgeoise de la guerre, c'est l'enjeu de la confrontation des classes et le danger représenté par la révolution russe en toile de fond (Hitler a été choisi essentiellement pour faire barrage aux "rouges" en Europe, c'est sa mission première pas les juifs mais le prolétariat en révolution (il le dit clairement aux juges lors de son procès de 1923). Posez vous la question bon dieu! Pourquoi les armées alliées n'écrasent pas leur consoeur, la bourgeoisie allemande? La problématique est la même que l'armée allemande devant Paris qui stoppe face à l'insurrection des communards et laisse les versaillais leur régler leur compte (et en prêtant main-forte par endroits...). Si les alliés avaient continué leur offensive (mais réfléchissez un peu bordel):
1. effondrement de l'armée du kaiser
2. insurrection prolétarienne réussie à Berlin et propagation à vitesse grand V de l'insubordination dans les armées alliées (il y avait eu pas mal de fraternisation russo-allemandes au front de l'Est.
La guerre est la poursuite de la politique, et puisqu'il "faut protéger la guerre par un rempart de mensonges (dixit Churchill) continuez à suivre ses préceptes... dans l'intérêt de l'ordre dominant qui tente tous les jours de faire croire que la 3e sera définitivement impossible... or si elle sera possible si vous gobez tous les mensonges (non seulement sur la seconde, mais c'est normal vous êtes la génération du bourrage de crâne sur le seul méchant Hitler et le brave Staline) mais surtout sur la Première qui reste ancrée en notre mémoire, à nous les maximalistes révolutionnaires, comme exemplaire de la menace du prolétariat partie de Russie et s'étendant dans le principal pays industriel. Ne vous laissez pas avoir par les historiens rétribués par l'ordre scolaire, laisser nos bons classiques: Rosa Luxemburg, Rosmer, Trotsky et les dénonciations de la Gauche Communiste de France de Marc Chirik (revue Internationalisme 1944-1952) ».
Ptitvince le prend mal : « Ouais, d’accord, okay, lache moi ! Je ne donne pas de raisons à cet arrêt des armées alliés, je dis juste que les alliés se seraient arrêté à Berlin, on aurait pas eu la deuxième... Va te battre avec des gens qui te contredise, la, on parle juste pas de la même chose... ».
Je ne le lâche pas : « Ne le prend pas mal ptit prince. Je sens bien qu'on est proche. Je maintiens que la question de la continuation de la guerre était posée, d'ailleurs les généraux allemands voulaient reprendre les hostilités malgré l'armistice. La question que je voulais mettre en évidence est surtout que la raison première était de stopper le début de désagrégation de l'armée allemande, je rappelle que les premiers Conseils révolutionnaires sont surtout composés de soldats, et le risque de contagion côté armées alliées (il y a eu des fraternisations côté Alsace aussi, un film a été fait là-dessus je crois). Et enfin, chacun sait que la 2e guerre mondiale n'est pas une autre mais... la reprise de la première.. après avoir écrasé le prolétariat sous le stalinisme en Russie, sous Mussolini en Italie, sous la République de Weimar en Allemagne (Hitler n'a même pas fait le premier boulot de la contre-révolution comme l'a dit Trotsky). L'enjeu n'était pas d'aller jusqu'à Berlin en soi mais le contre-temps représenté par la révolution russe dans le charmant consensus de la boucherie inter-impérialiste. Et nous restons fiers dans le mouvement révolutionnaire, toutes tendances confondues de la mise au clair par Lénine de la théorie du DEFAITISME REVOLUTIONNAIRE: oui en cas de guerre nous sommes pour la défaite de notre pays, mais pas à la manière stalinienne pour la victoire du camp d'en face! Pour la généralisation de l'insubordination révolutionnaire et la mise au poteau d'exécution des généraux des deux camps. Bien cordialement ».
Rajustant son casque, le caporal Pete vient défendre l’idée que le traité de Versailles n’était pas une humiliation : « Le traité de Versailles ne comportait aucune des mesures punitives exigées par Clémenceau. L'intervention de Wilson et la passivité de Lloyd George ont contribué à grandement édulcorer le traité et à rendre les Français fous furieux, avec un Foch qui annonça dès la signature du traité que l'on allait tout droit vers une nouvelle guerre dans les 20 ans, puisque l'Allemagne n'était pas mise hors d'état de nuire. Le bougre avait raison. Hitler put s'appuyer sur 2 faits historiques pour exciter le sentiment de revanche allemand : le fantasme du diktat (l'Allemagne ne paya quasiment rien des réparations), et la réalité d'une armée allemande non entièrement défaite sur le terrain, les alliés refusant d'envahir l'Allemagne».
Le major Fredebel fait son entrée derrière les Pete et Lecandide avec une indignation bien posée contre mon argumentation : « L’Allemagne début XXe poussée à l’isolement et à la misère ? Vous avez vu jouer ça ou? L'Allemagne d'avant 14 est une des plus grandes puissances industrielles mondiales; elle dispose d'un empire colonial, d'une marine marchande et de guerre puissante (qui va entraîner l'alliance des anglais, inquiets, avec la France) et est à la tête d'une alliance politique avec l'Autriche Hongrie et l'Italie qui fait pièce à l'entente russo française. En plus elle possède l'Alsace Lorraine, conquise sur la France en 1870-71. On a vu plus catastrophique comme situation ».
Je réplique que oui : « mais en deux temps. 1. une puissance peut être très puissante mais se trouver étranglée par la concurrence des autres, sinon comment expliquez-vous la nécessité de recourir à la guerre? 2. la défaite en 1918 n'en est pas une et avive le désir de revanche national, et vous faites le sourd (par chauvinisme aveugle?) sur les conséquences du Traité de Versailles et l'occupation de la Ruhr, la chute du mark, la misère sous la République de Weimar... et vous ne pourrez pas nous dire non plus pourquoi la bourgeoisie allemande reconstitue son armée... ».
Fredebel me répond d’abord par le mépris professoral : « Commencez par lire un ouvrage sérieux sur la période. Ca vous évitera d'avancer des points erronés, comme la misère dans l'Allemagne des années 20, ou les causes de la guerre de 14 ».
Je pense d’abord me débarrasser de cet assaillant sans munitions : « Plaisantin morveux, prof ? Si vous êtes prof dans la vie civile, ça ne m'étonne pas, ils connaissent rien. Ensuite à ce point de nullité (vous ne savez même pas à qui vous parlez ni ne connaissez les livres que j'ai écrit sur le sujet c'est une question d'analyse politique et de conviction de classe. Comme les autres trolls de cette liste vous n'êtes pas du même bord que moi. Passez votre chemin mon pauvre ». Ma balle est passée au-dessus de sa tête, encore vivant mais lui me tire dessus sans ménagement un énorme projectile qui me fait chuter, se dévoilant pourtant : « Bien sur, c'est connu, à la fac on n'apprend rien, à Normale Sup non plus. L'Allemagne des années 20 connait un boom sans précédent; l'hyper inflation de 1923 est une manoeuvre des allemands pour démontrer qu'ils ne peuvent payer les réparations; au passage cela va ruiner les rentiers (ça doit vous plaire ça, pauvre taré stalinien). L'Allemagne en 1918 est au bord de l'effondrement; Hindenburg et Luddendorf vont faire pression sur l'empereur pour obtenir un armistice avant l'invasion du territoire, ce qui permettra ensuite d'entretenir le mythe de l'Allemagne invaincue et du coup de poignard dans le dos. Mais vous êtes trop stupide et englué dans l'idéologie pour utiliser la masse grisâtre qui vous sert de cerveau ».
A terre et saignant je trouve la force de répondre, bien que ma voix ne porte plus loin : « Réponse du pauvre taré de stalinien au pauvre taré de facho: 1. je ne suis pas stalinien et ne l'ai jamais été, taré c'est possible car je ne suis pas seul juge, 2. tout ce que vous dites est faux, faux historiquement et vous êtes incapable de démontrer quoi que ce soit à part insulter. Donc basta le beauf nationaliste! 3. merci (et adieu) à tous ceux qui ont témoignés ici contre les chauvins sur les meurtres sur les terrains de la boucherie fratricide. Merci à Kubrick et au réalisateur italien des "hommes contre". Et merci à tous ceux qui, en passant, vont chier sur la tombe de ce taré de Mangin, et des autres tarés à galons qui ont enrichis leurs familles, lesquelles n'ont pas encore remboursé l'indu salaire des mercenaires impunément gagnés dans le sang de milliers de pauvres prolétaires et paysans ».
Le caporal Pete avait surgi à son tour et se proposait de m’achever avec son lance-grenades : « Bof. "1. une puissance peut être très puissante mais se trouver étranglée par la concurrence des autres, sinon comment expliquez-vous la nécessité de recourir à la guerre?". Le militarisme belliqueux de l'Allemagne impériale n'avait pas "besoin" de déclencher une guerre, il souhaitait la guerre. Le jeu des alliances lui en donna le prétexte. "2. la défaite en 1918 n'en est pas une et avive le désir de revanche national, et vous faites le sourd (par chauvinisme aveugle?)". La défaite de 18 est réelle, la contre offensive sur la Marne condamne une armée allemande exsangue face à une entente galvanisée par l'arrivée des troupes américaines. L'erreur stratégique des alliés est d'avoir accepté l'armistice trop tôt et ne pas avoir concrétisé leur victoire par une occupation. Hitler put ensuite construire le mythe de l'armée invaincue, trahie par l'arrière. En 14, c'est l'aristocratie et non la bourgeoisie allemande qui appelle la guerre de ses voeux. Ce n'est ni le Traité de Versailles, archi édulcoré par l'intervention de Wilson, ni l'éphémère occupation de la Ruhr qui ruinent l'économie allemande. Et ce n'est pas cette crise économique qui est seule responsable de l'avènement de l'abjection nazie. C'est l'Allemagne et le peuple allemand qui portent l'écrasante responsabilité de l'émergence de cette monstruosité ».
J’avais répondu entretemps le jeudi soir à Pete pour sa réponse argumentée : « contrairement à fredebel incapable de démontrer quoi que ce soit , vous avez fait 'effort d'argumenter. Je vous en remercie. L'analyse des causes de 14-18 reste très disputée selon la vision que chacun a des classes, et sur ce plan il ne s'agit plus de simple connaissance mais de conviction politique. Il n'y a pas d'historien neutre vous en conviendrez, et personne, même les peigne-zizis comme vous et moi, n'est propriétaire de l'histoire et des histoires de l'histoire. Je me permettrai de vous répondre (amicalement sur 3 points) 1. sur la non défaite de l'Allemagne, il n'y a pas d'erreur stratégique des alliés, ils se refusent à rendre exsangue l'armée allemande because l'insurrection de novembre du prolétariat berlinois a mis fin à la guerre mondiale (comme vous ne l'avez point appris à l'école), il faut donc laisser les armes et les lance-flammes à la bourgeoisie teutonne pour qu'elle massacre Rosa Luxemburg et des milliers d'ouvriers allemands en insurrection. 2. Ce sont les généraux allemands qui demandent à Hitler de faire la propagande pour la théorie du coup de poignard intérieur par les juifs (les militaires n'ont pas signé l'armistice mais fait signer par leur ministre civil juif) et je vous rappelle que Ford finançait le parti nazi au début (mais lisez mon book au ed Spartacus: "le nazisme son ombre sur le siècle" qui dépoussière pas mal de bobards "antifascistes" de salon.
3. je ne suis pas OK avec vous (ni avec Mayer) sur la seule volonté de guerre de l'aristocratie allemande, c’est bien la bourgeoisie allemande qui est aux commandes désormais et qui tirera les ficelles, à l'occasion de la répression des spartakistes si vous voulez. Enfin la culpabilisation du peuple allemand est une énorme connerie, encouragée par tous les nationalismes français comme nationalisme juif. J'ai toujours combattu cette ignominie typiquement bourgeoise pour dériver les responsabilités. Bonne soirée ».
Le revanchard Victoire qui traine dans les parages, qui me croit mort, alors que je fais semblant de dormir face au nombre de mes assaillants, me chuchote l’air menaçant : « On va vous mettre au rationnement et encore, sans tickets. En 1949, la France était encore aux tickets de rationnement alors qu'en RFA, ils avaient déjà l'électricité dans tous les foyers. La ville de Brest totalement détruite par les nazis en 1940 n'a pas été reconstruite comme l’Allemagne, avec quel argent après 70 ANS de dictature ».
Lorsque l’infirmier de la croix rouge me relève la tête, haletant je murmure : « Je ne répondrai plus à tous ces trolls chauvins et chauvines qui perpétuent les mensonges bien franchouillards, certifiés anti-boches et anti-casque à pointe et qui étaient même pas nés ni à naître. Je vous signale quand même qu'il existe des photos et films des villes allemandes bombardées, une razzia comme à Hiroshima et que ça leur faisait une belle jambe d'avoir l'électricité (et enfin que 6 millions d'allemands ont été tués). La guerre est un malheur pour tous les peuples, et on ne peut pas quantifier la douleur, mais une chose est sûre, tous ceux qui cherchent à atténuer la responsabilité de toutes les bourgeoisies en lice, font partie des ennemis du prolétariat international. »
Le fier major Fredebel surgit à nouveau dans mon dos, baïonnette au clair, et sans égard pour le grand blessé que je suis devenu : « Resalut pauvre taré. "L'analyse des causes de 14-18 reste très disputée": non, c'est clairement établi; les 2 alliances (triple alliance et triple entente) ont été entrainées par la volonté de l'Autriche Hongrie de s'étendre au sud, contre la volonté des russes et des français, et le fonctionnement normal des traités. "Il n'y a pas d'historien neutre": si, les vrais, pas des théoriciens idéologues comme vous "la non défaite de l'Allemagne": en 1918, l'Allemagne est exsangue, et ne peut plus approvisionner son armée; on le voit à la dégradation du matériel; la puissance économique des Etats Unis rend leur victoire impossible; ce qui n'exclut d'ailleurs pas qu'on ait aidé les restes de l'armée allemande à écraser les spartakistes "l'insurrection de novembre du prolétariat berlinois a mis fin à la guerre mondiale": Non; Hindenburg pousse le Kaiser à un armistice avant l'effondrement complet de l'armée et l'invasion du territoire; l'insurrection communiste sera écrasée sans difficulté. "Ce sont les généraux allemands qui demandent à Hitler de faire la propagande pour la théorie du coup de poignard intérieur par les juifs": cette thèse du coup de poignard dans le dos apparaît dès 1919; et à l'origine l'Etat major allemand se méfie d'Hitler
"c'est bien la bourgeoisie allemande qui est aux commandes désormais et qui tirera les ficelles": Non, c'est Hitler, qui aura l'habileté d'utiliser tant les grandes sociétés allemandes que les aspirations du peuple allemand à la revanche; jusqu'en 1940, voire 42, le peuple allemand applaudit aux succès d'Hitler" nationalisme juif": vous n'êtes donc qu'un antisémite; nationalisme israelien si vous voulez; nationalisme juif, ça ne veut rien dire en Histoire. L'histoire idéologique, qu'elle soit d'extrême gauche ou d'extrême droite, est de l'idéologie, pas de l'histoire. »
La capitaine Jellyrolmorton tape amicalement, sur l’épaule de Fredebel, se plaçant devant lui : « Hempel, donne dans la fantaisie et sa capacité à déformer les choses est impressionnante. Ceci étant bien que tu sois plus près des faits, tu as des interprétations, certes distrayantes, mais elles aussi fantaisistes ».
Je ressors mon vieux fusil rouillé d’Octobre rouge cachée sous mes couvertures ensanglantées: « bye éternel lycéen formaté feldwebell ! Je ne vois toujours pas pourquoi et qui te permet de me traiter de taré et d'antisémite. C'est comme çà que tu parles à tes élèves quand ils contestent tes récitations idéologiques? C'est courageux par mail, mais si j'étais en face de toi petit con, tu ne me parlerais pas ainsi. OK? Je fais encore l'effort de relativiser tes énormités lycéennes: 1. lorsque (enfin) tu fais l'effort d'argumenter, en assurant d'abord détenir la vérité (c'est à dire ce que tu as ingurgité à l'école bourgeoise) tu nous sors une ânerie à faire pouffer les ouvriers du bâtiment: il y aurait des historiens neutres! (tu dois croire aussi en dieu) 2. Peu m'importe l'état de l'armée allemande, une guerre en réel ce n'est pas la bataille navale à laquelle tu jouais petit garçon, c'est TOUJOURS un rapport de forces entre classes (la bourgeoisie envoie la plus grande classe de la nation au sacrifice pour les marchands de canon) et n'est pas idiote au point de supposer qu'il n'y aura pas des crosses en l'air d'abord... Tu n'a pas réfléchi, pauvre diplômé à la phrase que tu récites "Hindenburg pousse le kaiser à l'armistice avant l'effondrement complet de l'armée", que ce n'est pas spécialement dû aux échecs sur le Front militaire mais sur le "front intérieur" (merci en tout cas de reconnaître que les armées alliées ont donné un bon coup de main à la répression des spartakistes, et cela fout en l'air tes arguties de lycéen cultivé). Le petit lycéen formaté par l'école de la république bourgeoise (très sectaire) ignore que Hidenburg comme tous les chefs de guerre est au courant des insubordinations dans l'armée depuis 1917, et que le plus important - ce que vous tous sur ce forum avez outrageusement oublié comme notre pauvre lycéen éternel: CONTINUER LA GUERRE OUVRAIT LA VOIE A LA GENERALISATION DE LA REVOLUTION COMMENCEE EN RUSSIE!!!! 3. Nous n'avons pas eu les mêmes lectures, moi c'est Ian Kershaw et d'autres plutôt assez proches de la réalité et assez connus. Mais avec ta tentative de démonstration professorale (et autoritaire) tu nous démontres par devers toi que ce n'est plus ici question de connaissance, lectures, etc. mais jugeote et parti pris. Et tu nous révèles que tu te situes pleinement dans l'interprétation mensongère bourgeoise qui:
- exalte plus ou moins les généraux sanglants de part et d'autre, ce n'est qu'une bataille entre "grands chefs" et les pions n'existent pas,
- fait croire que les généraux allemands n'étaient pas antisémites (ce qui est totalement faux comme l'ont montré Arno Mayer et Kershaw) et Kershaw montre que malgré leur méfiance du début ils libèrent vite Hitler de ses obligations militaires afin de pouvoir déployer la propagande nationaliste en civil,
- nous ressort l'argutie de la culpabilité du peuple allemand (argument typique des nationalistes américains et juifs); la "revanche du peuple allemand" est une invention repiquée à tes professeurs, et tu perpétues le mensonge: en disant qu'il n'y avait pas de misère en Allemagne dans les années 1920 (faut le faire!) laquelle va atteindre les 6 millions de chômeurs dans les 30, en passant sous silence que la "revanche du peuple allemand" avait échoué: des années de grèves et luttes insurrectionnelles écrasées avant que le militarisme (aidé par les politiques opportunistes du stalinisme en Allemagne de l'IC dégénérée). On t'as bourré le mou dans ta famille ou a la fac avec cette ânerie de culpabilité du peuple allemand.
4. Enfin comble de ta soumission àl'idéologie démocrate bourgeoise dominante dans l'enseignement de l'histoire tu es choqué par ma formule "nationalisme juif" qui n'est pas dans les livres d'histoire, ah ah, qui ne sont en effet pas fait pour réfléchir mais pour régurgiter. Je t'explique: le nationalisme juif c'est l'idéologie très commune et pas du tout cosmopolite qui se cache derrière le communautarisme juif, et qui sert de ratatouille à tous nos antifascistes de salon pour évacuer encore la question des classes sociales, qui se conclut par l'amplification du victimisme juif et du particularisme juif (qui arrangea bien aussi la bourgeoisie US qui ne mena jamais campagne pour sauver autant les juifs que les prolétaires européens during 5 ans) en 39-45, lequel permet d'éliminer la classe ouvrière, principale victime reconnue du premier carnage mondial... mais bon tu objecteras qu'elle n'avait qu'à se lever contre cette 2e guerre comme elle l'avait fait en Russie et en Allemagne à la barbe des putes de généraux que tu vénères (t'es copain avec Venner?). En conclusion, l'oublie de l'utilisation idéologique de l'histoire dans ton éducation et dans ton environnement médiatique de tous les jours, fait que tu es tombé dedans et que tu ne peux plus que te comporter comme un sergent recruteur de celle-ci dans ton rapport avec tes amis, tes voisins, tes éventuels correspondants sur le web. Je te plains ».
L’adjoint du capitaine Fredevel, Jellyrollmorton me tire une autre balle : « Que voilà des théories pour le moins vaseuses…..et plus qu’approximatives. Ta théorie sur la non invasion de l’Allemagne est amusante. Celle des généraux allemands demandant des 1919 à Hitler de mettre en avant la théorie du coup de poignard dans le dos, alors qu’Hitler en 1919 n’était RIEN, est fantaisiste. Si tout ton book est de cet acabit, l’on n’est pas fauché ». Je ne vois pas surgir le soldat Emman, ancien membre de l’amicale stalinienne aux armées, qui me poignarde rageusement dans le dos en me traitant de Brontosaure: « Brontosaure ! "La bourgeoisie tire les ficelles", "ignominie bourgeoise". Le florilège habituel et daté de ces thèses infra-marxistes . C'est la fameuse Histoire ou l'on demande aux faits de confirmer une "théorie". Les invectives n'inspirent guère confiance dans le sérieux de "l'historien". Es tu un Hitléro-trotskiste, ou un pathétique internaute petit bourgeois décadent qui entretien sur la toile l'illusion d'une révolution dématérialisée? Tu ne sais pas que le Grand Kapital a confisqué et détourné les forces révolutionnaires dans d'infantiles et immatures disputes».
Je finis par agoniser complètement, glissant dans un dernier soupir : « quelle bande de pauvres connards… ».
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