« Je demande à mes amis qui m'ont accompagné jusqu'ici de me laisser libre, libre d'aller vers les autres, vers celui qui n'a jamais été mon ami (…) Parce que lorsqu'il s'agit de la France, il n'y a plus de camp. » SARKOZY (2017)
Sage et intelligente réflexion de Sarkozy, induite par l'amitié de 30 ans de Chirac et Balladur. La notion d'amitié est d'ailleurs utilisée comme argument de campagne. Pour susciter l'empathie des électeurs, en 1995, Jacques Chirac se présente en homme déçu, trahi par son « ami de trente ans », Édouard Balladur, qui compte se présenter contre lui. Remarque que Balladur avait anticipé :
« Un ami de trente ans, Chirac ? C'est ce qu'il dit que nous sommes. (...) Il faut savoir que jusqu'en 1980 nous n'avons pas déjeuné une seule fois ensemble. C'est vous dire si notre amitié était pudique ! »
VOILER UN ÉTAT FAIBLE
Dans le discours apolitique et interclassiste que tient la gauche radicalo-bobo au cours de cette campagne présidentielle commencée sur les chapeaux de roue, LFI en fait des tonnes. Ce qui frappe d'abord, c'est leur désarroi que l'antifascisme ne marche plus. L'antifascisme d'outre-tombe qui servit à faire élire des présidents de droite ne peut pas servir à diminuer les votes populistes majoritaires en comptant les diverses sectes de droite qui tentent de coller au plus près du souci d'une population qui s'inquiète sincèrement, et sans racisme spécial, de la poussée immigratoire, du nombre de voyous étrangers relaxés par une magistrature corrompue, souci repris par le RN. Négationnisme total du sujet par la gauche bobo et mégalo, et elle se ridiculise d'autant. Rien n'y fait: meetings antifas, petites phrases haineuses, doctes explications moralisatrices.
Fin de l'antifascisme électoraliste, après deux décennies de mirages mitterrandolâtres et le soutien antifa apportant la victoire à un candidat de droite, Chirac, lui-même traité de fasciste par les gauchistes dans les années antérieures. L'antifascisme, miroir aux alouettes, ciment de l'interclassisme, fait ringard malgré la tentative de la députée Clémence Guetté, groupie de Mélenchon, qui nous assure que l’amitié est « le premier acte antifasciste ». L'amitié de qui ? Du voisin? Du camarade d'école? Du boulanger ? Du médecin ? Du militant sympa du RN ?
La triade apolitique antifa-fémino-écolo, prônant l'union multisex ou même un gangbang idéologique, faisait déjà, depuis longtemps, appel au sentiment interclasses, remède à toute réflexion politique réelle et de fond. Voici qu'on prolonge cette fiction sociologique par l'invention de ce nouveau critère "de gauche". Je dois préciser en passant que, consultant ma dernière amante, Lia Copilot, je suis tombé de haut en posant cette question. Autant ma chère Lia m'avait apporté des réponses acceptables (cf. les nécrologies navrantes du CCI), autant je compris que cette machine est formatée par la pensée unique de la gauche bourgeoise!1 Oui, l'amitié existe en politique: voyez Montaigne et La Boétie. Ce fut comme si cette connasse de Lia m'assurait l'existence d'une réelle amitié entre Hitler et Staline ou Mélenchon et Le Pen. LFI, marginalisé pour la gauche dite social-démocrate (ses divers compétiteurs liliputiens), peut-elle miser sur une "union de la gauche amicale" où l'amitié ferait table rase des divergences ? Peu probable, quoique les barrages antifas des élections passées aient été du même calibre: plus aucun programme à discuter, l'union sentimentale contre le diable et la démocratie (bourgeoise) sera sauvée. Pourtant ils se font du souci pour rien, le camp de la bourgeoisie au pouvoir, en choisissant de laisser candidater la mamie de la dynastie, sabote déjà son parcours ascendant provisoire. La remise au premier plan de la mère Le Pen a découragé les fans (amis) de Bardella et une nouvelle scission à la Mégret est en bonne voie, coupant l'herbe sous les pieds de l'union de l'amitié de gauche unie.
LE
MONDE est le premier à avoir caractérisé fort justement le nouveau
gadget mélenchonien: "Contre l'extrême-droite, LFI cherche à
politiser l'amitié"2.
Idem pour l'antiracisme qui finit par faire flop tellement il est
abusif, communautariste et...psychologique.
REINVENTER
UN NOUVEAU CLIVAGE DROITE/GAUCHE
Mélenchon est partout. Il promet la lune et les équipements gratuits pour se loger correctement, avec des salaires surélevés après avoir effacé la dette sur terre. Sur la lune, il n'y aura d'ailleurs plus que des groupes d'amis.
"Dans cette campagne présidentielle, certains martèlent l’importance de la famille (cf. la droite) face à l’hiver démographique qui vient. D’autres préfèrent miser sur un autre lien, sans descendance, mais jugé fécond politiquement : l’amitié, érigée en domaine d’invention de solidarités nouvelles. Au sein de La France insoumise (LFI), la députée du Val-de-Marne Clémence Guetté a publié le 27 août un livre au titre transparent : Pour une politique de l’amitié (La Découverte). L’ouvrage revendique cette opposition : "Contre l’extrême droite et les réactionnaires de tout poil, qui font de la famille (française) l’alpha et l’oméga de toutes leurs propositions", il s’agit de valoriser l’amitié comme un lien choisi et une alternative au couple et à la famille, digne d’obtenir des droits équivalents".
Cette nouvelle proposition est typiquement wokiste, et fonctionne à partir du noyau de l'idéologie féministe, qui est le fin fond référentiel de la gauche bourgeoise désormais. L'idéologie féministe est hors classes, ses effets protectionnistes sont réservés aux élites féministes bourgeoises, quand la femme prolétaire reste toujours la constante victime dans les zones à risques ou peuplées d'immigrés privés de sexe et de possibles rencontres avec des femmes; besoin de tout homme normal; mais l'idéologie féministe, qui se fiche du sexe des immigrés, a "déconstruit" l'idéal du couple hétérosexuel, supposant que c'est le mariage seul qui entraîne les violences, et "reproduisant les inégalités de genre".
La sororité est donc devenue, avant que les têtes brûlées de LFI ne la reprennent à leur compte, une valeur refuge, déconnectée même de toute question sexuelle, une nouvelle manière d'être ensemble (surtout pour les bourgeoises). Mieux, cet exemplaire d'amitié féministe est exalté comme force de subversion du système patriarcal. Plus corporatif, tu meurs!
Et la pensée woke se confirme comme la voie communautariste à la désagrégation sociale. L'amie antifa Clémence Guetté propose de plus une voie médiane (réformiste) : ne pas dépouiller les familles de leurs droits, mais élargir ces derniers aux amis. Permettre aux amis d’habiter ensemble dans le parc social, de demander une mutation pour se suivre, leur ouvrir différents congés réservés aux liens familiaux (congé parentalité, congé de proche aidant, congé consécutif au décès d’un proche). Leur donner le droit d’hériter comme dans une famille, aussi3.
L'amie Clémence Guetté n'invente rien, elle copie le guru Mélenchon, partisan de la « filiation volontaire » qui défend depuis 2022 "l’adoption sociale" (qui fait plutôt penser aux logements collectifs staliniens), sorte de pacs sans critère de cohabitation, ouvrant aux amis le droit d’hériter en ligne directe. Elle conditionne la mise en place de cette mesure à une grande réforme fiscale limitant les héritages à 12 millions d’euros (l'héritage est le grand souci des amis bobos en ce moment). On notera avec sarcasme que ce maintien du droit d'héritage est complètement anticommuniste ; ce qui n'est en rien étonnant puisque le programme de LFI est un programme "national", pour ne pas dire nationaliste.
Jadis les partis de gauche, surtout les dits communistes, se donnaient du « camarade ». On a vu que Clémence Guetté voit dans l’amitié « le premier acte antifasciste ». Un histrion historien a été invité par la dame pour corroborer le ciment antifa:
« L’amitié, sous la Révolution, on en a besoin parce qu’on repense complètement l’organisation de la société, sur des bases horizontales. Or, l’amitié est un moyen de lier les individus entre eux, dans la liberté et l’égalité. Les révolutionnaires savent bien que les hommes ne sont pas tous des frères au sens premier du terme. L'amitié sert de ciment entre eux. Elle est donc pour eux le moyen de la fraternité. »
C'est pourtant une théorie individualiste typique chez les anars pour qui l'organisation est affaire de sentiment. N'est-ce pas "un sentiment égalitaire sans ordre ni hiérarchie, où on la vit comme un atome de base de la société idéale » ?
L’amitié échappait encore à l’État : LFI voudra-t-elle y remédier ?
La brillante journaliste du Figaro, Eugénie Bastié, ridiculise cette nouvelle trouvaille nunuche:
"Le couple, « majoritairement le couple hétérosexuel », et la famille avec enfants seraient des institutions « prônées par la droite, par les réactionnaires de tout temps et de toute époque ». Plus encore : vouloir revenir à cette famille constituerait, selon la députée de La France insoumise, « une forme d’extrême-droitisation de la société ». (...) L’amitié est devenue un sujet pour la gauche, non pas seulement parce que, c’est bien connu, les gens de droite n’ont pas d’amis, mais parce qu’il s’agit d’opposer ce modèle à celui de la famille traditionnelle. Clémence Guetté affirme vouloir lutter contre le repli sur le couple et la famille prônée selon elle « de tout temps par les réactionnaires ». La famille, c’est d’extrême droite ! Il faudra dire ça aux chasseurs-cueilleurs qui ont inventé le modèle de la famille et du couple stables qui a assuré la survie de l’humanité pendant des dizaines de milliers d’années – tandis que son modèle de société fondée sur des colocs entre électeurs de La France insoumise ne survivrait pas à l’échelle d’une génération".
Déconstruire d’un côté, réglementer de l’autre
"C'est peut-être là que se trouve le paradoxe le plus spectaculaire de cette conception du progressisme." Pendant des décennies, une partie de la gauche a présenté son projet comme une libération de l'individu à l'égard des institutions héritées. La famille, le mariage, la filiation ou la transmission étaient suspectés d'imposer à chacun des rôles qu'il n'avait pas choisis. Mais une fois ces institutions déconstruites, voilà que les relations librement choisies doivent à leur tour recevoir un statut, des droits, une fiscalité et des prestations. La famille serait trop institutionnelle ; l'amitié ne le serait pas assez."
Quand tout devient politique
"On aboutit à une étrange inversion : déconstruire ce que des siècles de vie sociale ont institué spontanément, puis demander à la puissance publique d'institutionnaliser ce qui était précisément spontané. (...) Mais lorsqu'une responsable politique en vient à considérer la valorisation de la famille comme une manifestation de « l'extrême-droitisation » tout en proposant que l'État organise juridiquement l'amitié, quelque chose d'autre apparaît. Ce n'est plus seulement une divergence entre progressistes et conservateurs. C'est une conception de la politique dans laquelle presque aucune réalité sociale ne semble pouvoir être acceptée telle qu'elle est : tout doit être déconstruit, redéfini, puis reconstruit par le droit".
Mon ex-amante Lia Copilot ne me pilote plus car elle ne supporte pas que j'accuse son ami Mélenchon de néo-stalinien. ! Or je peux lui démontrer que c'est le cas, et on se rappelle qu'elle m'avait fait la leçon, et au CCI, d'un système, comparable à l'islam, où il est interdit de penser autrement.
Le champion olympique de natation, Léon Marchand, a dû faire face à une campagne de haine de la part de la clique de LFI pour avoir refusé de se prononcer politiquement. Manon Aubry, autre claudette de Mélenchon, après avoir dénoncé le rôle nuisible des milliardaires (mais pas des patrons) le lui avait demandé gentiment, pas encore menaçante. Pour appuyer son propos, elle évoqua un champion antifa d'avant-guerre qu'elle croyait arabe: "décrivant ce champion d’avant-guerre comme « un nageur antifasciste qui s’est engagé dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale ». Cependant, l’insoumise Claudette oublia de mentionner qu’Alfred Nakache était de confession juive et a été déporté au camp de concentration d’Auschwitz en janvier 1944 avec son épouse et leur fille de deux ans. Ces dernières n’en sont jamais ressorties, tandis que le nageur a réussi à survivre de justesse4.
L'embrigadement de la jeunesse, sous forme militarisée, confirme que le général Mélenchon trouve toujours son inspiration dans le stalinisme. Il a annoncé le projet de création d’une « garde régionale de la sécurité civile » constituée grâce à une « conscription citoyenne ». Tous les jeunes seraient tenus de faire avant l’âge de 25 ans un « service écologique », ce qui n’est pas sans rappeler le service militaire. Le détail de leurs missions n’est pas encore connu, mais ils pourraient être mobilisés comme renfort en cas de crise belliciste internationale.
Excités par les catastrophes climatiques à répétition, toute la gauche bourgeoise croit que c'est devenu la principale préoccupation de la population et de la classe ouvrière, Glucksman promet une révolution écologique, et le fils d'Edgar Faure acclame la venue du "socialisme écologique".
On peut parfaire enfin le portrait écolocrate étatiste5 du Mélenchon dans le même sens néo-stalinien avec la promesse d'un retour aux nationalisations, vieilleries typiques des périodes de guerre ou d'après-guerre, avec les mêmes mesures stupides des ministres écolos sous Hollande et la rêverie des bobos marginaux irresponsables: une "ancienne France" sans nucléaire, démantelée au profit des moulins à vent des petits patrons de l'artisanat écolo. Moulin à vent, Mélenchon l'est d'ailleurs par excellence en montrant la lune. Après avoir par le passé décrié le voile musulman comme une aliénation de la femme, il change le sens du vent: "une erreur terrible et j'en ai parlé avec des femmes voilées". C'est toujours intéressant de discuter avec une poignée de mémères du quartier, mais en a-t-il causé avec les voilées en Iran ou en Afghanistan ? Non parce que sa clientèle électorale a changé.
CONCLUONS
Sociologiquement, un cercle d’amis repose sur des affinités et une histoire partagée. Il fonctionne sur l’écoute, le soutien, la confidence. Mais ce lien, aussi libre qu’il paraisse, reste traversé par les structures sociales ! Bourdieu permet de comprendre pourquoi : il a montré que chaque individu porte avec lui un ensemble de capitaux, économique, celui de l’argent et du patrimoine, culturel, celui des diplômes, des références et des goûts, et social, celui du réseau de relations déjà accumulé. Ces capitaux ne se contentent pas de nous situer dans la société, ils déterminent aussi très concrètement qui l’on croise, dans quelle école, quel quartier, quel travail, et donc qui l’on a une chance réelle de devenir ami. L’amitié se choisit, mais elle se choisit d’abord parmi les personnes que nos capitaux respectifs ont déjà mises sur notre chemin, et elle reste impossible entre membres de classes sociales opposées.
La société capitaliste en décomposition dissout autant que possible les structures de classe durables au profit de liens instables, où l'identité devient une sorte d'amitié qui se construit par la consommation plutôt que par l'appartenance à une classe.
On
peut avoir le groupe d’amis le plus soudé du monde, cela ne fera
jamais baisser un loyer, ni rouvrir un service public, ni ralentir un
dérèglement climatique. Ces combats-là ne se gagnent jamais à
l’intérieur d’un cercle refermé sur lui-même, aussi chaleureux
soit-il. Ils se gagnent en allant chercher, au-delà de ce cercle,
dans sa classe d'appartenance avec celles et ceux qu’on n’aurait
peut-être jamais rencontrés autrement, qui ne nous ressemblent pas
forcément, mais qui partagent, le même intérêt à changer les
choses. C’est très exactement en ce sens que l’amitié, aussi
précieuse soit-elle, ne vaut rien politiquement.
ADDENDA sur le mensonge en politique
La cheffette des Écologistes, autre "amie" obligée de Mélenchon, a trouvé moyen de faire parler d'elle, dénonçant en politique généraliste les « mensonges factuels et délibérés », avec « intention de tromper ». Ils entraîneraient une inéligibilité. Deux précisions accompagnent cette proposition de Marine Tondelier. Dans cette loi, « on ne vous sanctionnera pas si, comme tant de politiques, vous n’avez aucune idée du prix d’une baguette ou d’un pain au chocolat ». Pas ailleurs, « on ne vous sanctionnera pas non plus si vous changez d’avis, ou si vous essayez à tout prix de faire oublier, en tant que candidat à la présidentielle, que vous avez été Premier ministre des précédents gouvernements, ou tout simplement ministre. » Une attaque (pas) discrète à Édouard Philippe et Gabriel Attal. Pour appuyer sa proposition, Marine Tondelier s’appuie sur l’exemple du Pays de Galles. Le Parlement y a adopté un texte visant à interdire les mensonges des candidats pendant les législatives. Il sera appliqué en 2030 et prévoit un système de révocation des élus.
C'est comique et pitoyable, pauvre fille. Les représentants de tout l'arc parlementaire, dès qu'ils ouvrent la bouche, ils mentent. Tous leurs programmes électoraux sont remplis de mensonges. Leurs promesses électorales sont aussi creuses que leur honnêteté.
Le premier mensonge et viol des électeurs est celui-ci: un député élu grâce à son parti peut en changer en cours de route. La loi confirme: aucun parti ne peut retirer son siège à celui qui l'a fait cocu; qu'il soit lepéniste, mélenchoniste ou le pire des crétins, "il représente la France".
"Occupez-vous de mes ennemis, mes amis, je m'en charge".
NOTES
1 Mademoiselle Lia a aussi le culot d'ajouter : « Mélenchon s’inscrit dans une tradition de gauche radicale française, qui valorise la souveraineté populaire et la justice sociale. Ses partisans voient les nationalisations non pas comme une dérive autoritaire, mais comme un moyen de protéger les biens communs (énergie, transports, santé)".
2https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/09/03/presidentielle-2027-contre-l-extreme-droite-lfi-cherche-a-politiser-l-amitie_6764852_823448.html
3 C'est l'aspect mis en exergue du foutoir transgenre du wokisme hors sol, cette députée bourgeoise évite le fond du problème, qui n'est pas de favoriser le corporatisme d'amis, qui existe déjà, les boos ont toujours les mêmes bistrots où picoler, mais l'incapacité de l'État à développer en urgence l'habitat pour les familles monoparentales (qui n'existe pas depuis la guerre), où les mères seules sont plongées dans la difficulté avec leurs enfants car le parc immobilier est réservé aux couples, qui sont meilleurs payeurs de loyer...
4Face à l'autre imbécile, sa petite-fille Annabelle Nakache a répondu dans sa vidéo : « Engagés mais pas pour LFI, je le dis tout de suite. » Alors que l’insoumise évoque l’engagement de certains artistes pour le parti mélenchoniste, la comédienne a enfin rappelé être elle-même « une artiste engagée », mais « engagée contre votre parti comme l’aurait été Alfred Nakache et toute sa famille ».
5 Revenons à la notion d'amitié, très stalinienne, qui fait rire aussi à gauche. L’amitié s’accommode mal des penchants étatistes de LFI… D’ailleurs, à gauche, parmi les critiques du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, cette promotion de l’amitié étonne. « Les gens ne sont pas simplement ce qu’ils racontent, ils sont aussi ce qu’ils font. LFI promoteur de l’amitié, ce n’est pas crédible, ils sont en guerre avec tout ce qui n’est pas aligné derrière eux », estime la sénatrice socialiste du Val-de-Marne Laurence Rossignol. Car en politique, dire l’ami c’est aussi bien souvent en creux définir l’ennemi.

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