"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

jeudi 6 mai 2021

LA MISSION DU PROLETARIAT (?)

par Julien Coffinet (1907-1977)


Ce texte de Julien Coffinet est écrit en 1938, pour l'essentiel il vous paraîtra très actuel, pertinent sur la composition moderne de la classe ouvrière, ses contradictions et ses jalousies et inégalités corporatives, sur la faillite du « progrès capitaliste ». La plupart des discours qui se veulent marxistes de nos jours affichent leur conviction d'une sainteté de la classe ouvrière unie les mains jointes à la fin des temps (capitalistes) pour une prière finale communiste ; ils idéalisent le chômeur qui n'est de plus en plus ni prolétaire ni étranger à une rédemption nationaliste de la société. Coffinet nous dit que la « mission » du prolétariat est finie dès 1938, alors qu'il n'y a en fait jamais été question de mission chez Marx mais d'un projet, d'une alternative au capitalisme « possible » mais peut-être un jour finalement impossible.

Les classes ouvrières des différents pays, devrait-on dire plutôt, n'ont pas été fichues d'empêcher deux guerres mondiales, malgré la fin provisoire de la première, sous la poussée d'une situation révolutionnaire (aléatoire) à partir de la Russie. Coffinet, en particulier à la fin de son raisonnement assez brouillon ne croit plus à une « mission » du prolétariat sans doute parce que, un peu artiste sur les bords, il y a cru lui aussi à cette soit disant mission. Ses doutes et sa remise en cause de la classe ouvrière sont compréhensibles. Un an avant la guerre mondiale, inconsciemment il est le reflet du cours à la défaite programmée du prolétariat, en plein désarroi et qui n'a plus ni confiance en soi ni vigueur pour relever la tête face à l'abîme qui s'annonce.

Mais hormis cette inconscience de la gravité de l'heure, Coffinet creuse bien sur la nature de la classe ouvrière moderne. Elle n'est pas homogène structurellement. Il a travaillé avec Mattick et Lucien Laurat, qui étaient tout sauf léninistes. Or, comme lui ces théoriciens du mouvement ouvrier, économistes plus que politiques se sont interrogés sur un sujet qui fâche léninistes et trotskiens, et même le CCI qui a toujours plus ou moins évité le sujet : la hiérarchie dans la production. Coffinet est le premier à faire le parallèle et le lien entre hiérarchie syndicale et hiérarchie à l'usine ; il y a un aller et retour et équivalence. A la fin de ma carrière dans le service public, la CGT et les autres mafias syndicales s'affaiblissant, les permanents ne perdirent pas leur emploi hiérarchique, les bonzes en chef étaient nommés contremaîtres... sans connaître le travail.

Il y aurait beaucoup de choses à écrire sur les méfaits du corporatisme, l'orgueil des conducteurs de train, le mépris des commerciaux pour les bleus, l'indifférence pour les esclaves d'UBER, des grèves où des prolétaires d'une même « boite » restèrent compartimentés, la longue exclusion des prolétaires immigrés des boites « nationales ». Coffinet ne va pas jusqu'au bout de ce constat, sinon il en tirerait une autre conclusion, la véritable : la révolution ne viendra jamais d'un empilement de luttes corporatives ou pour la simple défense de l'emploi. Les révolutions ont toujours un aspect soudain, pour des causes parfois inattendues, une répression féroce, une explosion massive de colère... Les gilets jaunes au début donne une idée du symptôme de l'explosion, pas toujours capable de s'imprégner de l'esprit de lutte collective pour un avenir autre qui a toujours été porté plus ou moins par les meilleurs défenseurs du prolétariat. Ce qui se passe en Colombie en ce moment est important, surtout quand les journalistes s'obstinent à parler de « révolte des couches moyennes », ce qui ne veut plus rien dire au moment où fondent les couches dites intermédiaires et où elles se révoltent massivement à la manière du prolétariat mais sans son fort sentiment de classe basé sur la solidarité et la volonté de décider collectivement. En Algérie aussi, la révolte gronde même avec pour misérable bouclier contre les futures balles, le fanion national vert.

Mais le plus intéressant chez Coffinet c'est le démontage auquel il se livre brillamment contre le progrès qui n'est finalement qu'aliénation, et ce qui se vérifie clairement de nos jours. Ce progrès se retourne contre ce qu'il incarnait : il déshumanise les relations sociales (le portable utilisé à tout bout de champ, surtout aussi chez les ados, l'abêtissement des face book et autres lieux d'effacement pervers de l'autre pour tous les clochards qui sentent le renfermé ou le trotskien décati). Avec le portable vous êtes suivi partout, une appli accessible vous révèle vos trajets quotidiens. Les instruments de cette communication aliénée, comme Free sont injoignables, vous posent tout un tas de questions stupides si vous avez perdu votre pin ou votre puk. L'ennemi principal est le hacker, le monde est parano et tous les chefs d'entreprises aussi. Et surtout sa réflexion sur la pourriture de la hiérarchie va de pair avec sa critique du productivisme en même temps qu'il dépoussière le même genre d'illusionnisme sur le passage à un tranquille socialisme encore empesté de « socialisme national ».

Si focalisé sur la nécessaire « culturation » du prolétariat, et il est le premier à faire primer cette notion, il ne pouvait pas anticiper le rôle délétère de l'islam ni le soutien des islamo-gauchistes (que certains nomment de plus en plus « christiano- gauchistes », du fait de leurs ancêtres guérilleros d'Amérique du sud, où en effet il n'était pas question d'émancipation du prolétariat mais « des pauvres ». La notion de pauvre n'est pas aussi dangereuse que celle de classe (je développerai une autre fois). Coffinet aurait certainement placé comme moi l'abrutissement idéologique de l'islam au rang de cancer du prolétariat. Le capital et ses patrons ont soutenu et défendent une place pour l'islam en entreprise depuis 20 ou 30 ans, et les christiano-gauchistes soutiennent pleinement ; or cette intrusion avec les jérémiades d'un religion arriérée vient désormais comme facteur de division du prolétariat plus nocive que la hiérarchie des salaires ou les sabotages des mafias syndicales qui ajoutent aussi aux revendications immédiates stupides la construction de mini-mosquées en entreprise. Si j'étais encore au travail je dénoncerai cette intrusion de l'islam sur le lieu de travail, tant prisée par le patronat. Les islamistes sont en mission partout et surtout contre les grèves et pour inférioriser la femme. Nous on n'est pas des missionnaires et on n'en veut pas à la vie des gens. (cf. Religion en entreprise : les comportements conflictuels en hausse (lefigaro.fr) .


* * *


C'est Marx qui a donné la vie à la conception d'une mission du prolétariat, conception un peu mystique mais à laquelle il sut attacher une application rationnelle qui parut longtemps incontestable. La société actuelle étant divisée en deux classes principales, violemment opposées, la bourgeoisie et le prolétariat, le développement de la première a pur résultat l'augmentation du nombre et de la cohésion des prolétaires.

« A mesure que diminue le nombre de grands capitalistes... on voit augmenter la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégénérescence, l'exploitation, mais également la révolte de la classe ouvrière qui grossit sans cesse et qui a été dressée, unie, organisée, par le mécanisme même du procès de production capitaliste ». Dans le même temps le monopole du capital gêne de plus en plus le mode de production qui s'est développé avec lui et par lui et devient l'entrave du progrès technique. Hégélien, Marx déduit hardiment de ces différentes constatations que le prolétariat est l'antithèse du capital et que de sa révolte sortira la nouvelle synthèse sociale, autrement dit que le prolétariat est chargé par le mouvement de la société de délivrer les forces productives arrêtées dans leur progrès, « d'exproprier les expropriateurs ». Comme le régime féodal le fît autrefois la bourgeoisie arrête aujourd'hui le développement des forces productives, le prolétariat, à son tour, servira le progrès par la subversion du régime capitaliste.

Cette conception suppose d'abord une foi implicite et la croyance à l'unité des intérêts du mouvement ouvrier et de ceux de la culture humaine. Le progrès technique doit s'entendre des modifications techniques qui améliorent le rendement humain, celles qui permettent, avec moins de travail, de permettre de produire autant ou plus d'objets utiles. En ce sens il n'est pas douteux qu'il serve les intérêts de la culture puisque celle-ci ne s'améliorera d'une manière décisive que dans la mesure où les possibilités pour chacun d'utiliser et de développer ses aptitudes personnelles, seront augmentées. Accepter la conception d'une mission historique du prolétariat c'est donc juger que le prolétariat, de par sa fonction sociale, son nombre, sa conscience, non seulement s'emparera du mode de production capitaliste mais aussi qu'après l'avoir débarrassé de l'hypothèque capitaliste et de ses résidus, il pourra l'utiliser pour favoriser la liberté et par conséquent la culture humaine.

Marx s'appuyait sur le fait constaté que les anciennes classes moyennes, ruinées par la centralisation du capital, augmentaient le nombre des prolétaires en même temps que ceux-ci subissaient une aggravation de leurs conditions de vie. Si l'on entend par prolétaires les travailleurs libres politiquement mais entièrement dépouillés, ne possédant que leur force de travail, qu'ils doivent vendre pour obtenir des moyens de subsistance, il est bien exact que les prévisions de Marx ont été entièrement justifiées par le temps. Le nombre des salariés va augmentant.Les moyens de production sont la propriété de monopoles de moins en moins nombreux. Mais si l'on entend par prolétaires les seuls ouvriers industriels, comme c'est le cas le plus fréquent, alors il faut reconnaître que la prévision marxiste a cessé d'être juste depuis pas mal d'années et que le nombre de prolétaires n'augmente plus ou diminue.

C'est que le même mouvement de centralisation du capital, en augmentant le nombre de salariés, développait aussi la division du travail et augmentait la spécialisation des travailleurs. Le développement des moyens de transport, des entreprises commerciales, du crédit, des assurances, des entreprises publiques, etc. a suivi les progrès de l'industrie. Pendant que diminuait le nombre des entrepreneurs individuels, celui des employés, techniciens, fonctionnaires de toute sorte se multipliait. Par rapport aux propriétaires des moyens de production, il peut être parlé de prolétariat en faux-col ou d'un prolétariat agricole. Ce serait une erreur de les confondre avec le prolétariat industriel qui n'a ni les mêmes conditions de vie ni les mêmes réactions.

C'est ce qu'a fort bien montré Henri de Man en baptisant de « nouvelles classes moyennes » ces groupes de nouveaux salariés. Il en fait néanmoins des classes anticapitalistes. Peut-être. Mais l'erreur commune est de confondre anticapitalisme et socialisme. Le socialisme n'est pas la qualité de n'importe quelle organisation collective. Le socialisme, il est grand temps de le rappeler, c'est une revendication de justice sociale et un espoir de libération humaine.

Marx avait perçu les premières conséquences de la division du travail purement technique. « A côté de ces classes principales (d'ouvriers) il y a un personnel peu nombreux, chargé du contrôle et de la préparation de toute la machinerie, ingénieurs, mécaniciens, menuisiers, etc. Ceux-ci constituent une classe supérieure, composée de savants et d'hommes de métier... ». Il avait insisté aussi à plusieurs reprises dans Le Capital, sur la séparation de la fonction et de la propriété du capital. Mais ce n'est que longtemps après lui qu'il a été possible de se rendre compte que se développait un esprit technicien tout à fait différent de l'esprit prolétaire. Dans ses « Réflexions sur l'économie dirigée », H. de Man écrit que « l'homme dont la fonction est d'organiser la production est naturellement porté à exalter cette activité par rapport au rôle qu'il considère volontiers comme subordonné ou même parasitaire, du détenteur de capitaux ou du spéculateur ». Il est même porté à vouloir étendre cette activité à l'extérieur de la fabrique. Le congrès de la Taylor Society, décembre 1930, dans son nouveau programme de revendications demande « l'application des principes d'organisation scientifique développées et expérimentées dans l'entreprise individuelle à l'économie comme telle, considérée comme une grande entreprise, dans laquelle tous les membres du monde économique sont ensemble ouvriers et actionnaires ». Mais ces techniciens ne se séparent pas seulement des propriétaires de capitaux ; chargés de travaux d'organisation ou de direction ils ont une tendance naturelle à considérer les ouvriers comme des manœuvres qu'il est possible et même moral « dans l'intérêt de tous », de manier et d'utiliser rationnellement, le seul critère de leur travail se trouvant être l'efficiency. Ils subissent la déformation de tous ceux qui détiennent une parcelle du pouvoir. Dans leurs bureaux d'étude ou de direction ils jouent avec la matière humaine aussi inhumainement que l'officier qui dirige de son P.C. Les opérations militaires sur un front éloigné. Par la force des choses toute autre considération que celle du rendement leur devient étrangère. Ils sont même prêts à concéder que chacun, l'ouvrier et le manœuvre comme le technicien, joue un rôle utile dans la société mais ils tiennent à ce que chacun ne joue que ce rôle et reste à sa place. Personne n'est plus antidémocratique qu'un technicien. « Comment permettre qu'un manœuvre viennent se mêler de choses qu'il n'entend pas, qu'il ne peut pas entendre, faute des études, des longues études nécessaires ? ». Et, il faut reconnaître, que dans la division du travail telle que le mode de production l'a développée, la séparation des travaux intellectuels et manuels s'est faite de plus en plus profonde.

Les fonctionnaires participent à cet état d'esprit dans la mesure où ils prennent conscience de leur rôle d'organisation et de direction dans l'Etat moderne et de la supériorité que leur donne leur savoir – je ne dis pas leur culture – sua la masse primaire des manœuvres.

Les employés de commerce et les ouvriers agricoles nécessiteraient une étude plus détaillée et fouillée ; il suffit ici de constater que ces nouveaux salariés se séparent nettement par leurs goûts, leurs besoins, leur mentalité, du prolétariat industriel.

A l'intérieur de prolétariat industriel lui-même, un autre phénomène a introduit une différentiation profonde: le chômage permanent. Tant que l'armée industrielle de réserve n'a été constituée que de chômeurs momentanés, comme sa qualification l'indique bien, car une réserve est faite pour y puiser à mesure des besoins, le chômage n'a eu d'autre résultat que d'abaisser le niveau des salaires par la concurrence sur le marché du travail. Mais dès l'instant que les chômeurs deviennent pour une large part des sans-travail permanents et sans espoir, il se forme à côté de la mentalité de l'ouvrier une mentalité fort différente, voire même opposée. Et plus les années passent moins les chômeurs sont composés d'anciens ouvriers. Les membres ruinés des anciennes classes moyennes, où les sans-travail des classes libérales, intellectuels ou artistes, ou les techniciens sans emploi, ne se prolétarisent plus : ils viennent directement grossir la masse des chômeurs. Les jeunes gens sortant de l'école demeurent souvent inactifs. Le capitaliste qui, il y a un siècle, faisait travailler les enfants au sortir du berceau ne sait plus aujourd'hui leur assurer du travail quand ils arrivent à l'âge adulte. Ainsi est créée peu à peu une masse de déshérités, coupés de travail et de l'action, que le désespoir fataliste mettra à la merci du premier mirage démagogique mais rendra incapable de parvenir à une conscience sociale progressive.

Une autre différence se marque entre ouvriers des grands monopoles et ouvriers des moyennes et petites entreprises, incapables dans la plupart des cas d'assurer le respect des lois sociales sans travailler à perte. Les grands monopoles étant les principaux fournisseurs de la défense nationale, la formidable accélération des fabrications de guerre accentuera encore cette différence, en assurant des surprofits qui permettront des sursalaires.

Loin d'égaliser la condition ouvrière, comme le prévoyait Marx, la marche en avant du capitalisme n'a cessé de développer une division du travail social « organique », c'est à dire augmentant les différences individuelles par la spécialisation.

Si le prolétariat n'augmente plus, s'il se divise en groupes discordants, il semblerait qu'au contraire, la foi en un progrès technique continu et illimité ait pu être renforcée par les prodigieuses acquisitions de la science moderne. Il suffit d'évoquer les immenses réalisations industrielles des deux mondes pour être convaincu par la puissance du génie constructif de l'homme et de considérer le rythme accéléré des découvertes et de leurs applications pour être persuadé qu'il n'y a pas de raison apparent de prévoir un arrêt, sinon celui qu'apportent les crises périodiques provoquées par les désordres capitalistes. Ainsi, il est tout naturel de penser que Marx avait raison de prévoir un conflit entre le développement des forces productives et le capitalisme. « A un certain degré de maturité la forme historique du procès de travail déterminée fait place à une forme plus élevée. On s'aperçoit que le moment d'une telle crise est venu dès que s'accentuent la contradiction et l'opposition entre les conditions de répartition et par la suite la forme historique déterminée des conditions correspondantes de production d'une part, et d'autre part les forces productives, la capacité de production et le développement de leurs agents. Il s'établit alors un conflit entre le développement matériel de la production et sa forme sociale ». Mais des doutes sont venus sur l'exactitude de cette conception.

Le développement des forces productives tend, en augmentant la productivité du travail, à augmenter la quantité d'objets utiles produits dans un même temps de travail. D'où est venue la revendication de la diminution de la durée du travail. Pourtant un examen plus attentif montre qu'on s'est souvent trompé sur les économies de travail apportées par l'introduction des machines automatiques, puis de l'énergie électrique : on ne regardait que la diminution des ouvriers au sein de l'usine transformatrice, on ne voyait pas l'augmentation correspondante de techniciens, d'employés, de fonctionnaires, d'intermédiaires à tous les échelons, que nous montrent si bien les statistiques d'ensemble.

On ne considérait pas non plus que le mode de production d'aujourd'hui a entraîné le besoin de la vitesse dans les relations entre les groupements humains. Rien de plus coûteux, en travail humain, que la vitesse. Pour doubler une vitesse donnée, ce n'est pas deux mains mais quatre, ou huit fois plus de travail qu'il faut. Des questions de prestige personnel ou national s'en mêlent. L'accélération de la vitesse est préférée à l'augmentation du matériel, moisn gaspilleuses des forces humaines quand elle est possible.

Sans compter que le même progrès technique, en mettant entre les mains d'hommes de moins en moins nombreux, la propriété d'entreprises de plus en plus gigantesques, de plus en plus hors de proportion avec les capacités humaines, a provoqué de nouveaux gaspillages, par impossibilité d'assumer des charges réellement écrasantes, et par la prodigalité qui accompagne toujours une certaine grandeur dans les entreprises humaines. On a trop oublié que tout achat représente le résultat d'un travail quelque part dans la société et que toute dépense inutile est du travail exécuté en pure perte, du travail qu'il aurait mieux valu économiser, dans une société mieux organisée, parce que du travail inutile c'est des loisirs perdus. Il faudrait écrire un éloge de l'avarice.

Julius Dickmann a signalé dans ses intéressantes études sur la production capitaliste que l'introduction imprudente des inventions nouvelles dans la production pouvait avoir pour conséquence une perte et non une économie de travail pour la société. Il suffit que la quantité de travail incorporée aux moyens de production de l'ancien outillage, dépasse la quantité de travail épargné par les nouvelles machines pendant le temps que les moyens de production devenus inutiles et sans valeur auraient pu fonctionner. « Plus on part d'une technique avancée, autrement dit plus les investissements consacrés à la production des machines de l'ancien type sont importants, et plus il faut de temps, bien entendu, avant que le fonctionnement plus économique du nouvel outillage puisse, une fois compensée la perte causée par l'introduction de cet outillage, être considéré comme un gain pour l'ensemble de la production. Et si, dans l'intervalle, on fait une nouvelle invention qui remplace le type de machine nouvellement introduit par un autre encore plus productif, alors la nouvelle invention n'arrive même jamais à jouer son rôle en épargnant du travail pour l'ensemble de la société ». Comme le dit Dickmann, ces remarques sont en tout cas bonnes à rafraîchir l'enthousiasme que l'on éprouve en général pour le progrès technique et rappellent utilement que le progrès ne signifie pas par lui-même un progrès économique et ne conduit pas nécessairement à une extension de nos possibilités d'existence. Beaucoup de difficultés qui paraissent venir du régime capitaliste lui-même appartiennent en fait aux innovations de la technique moderne et reparaîtraient aussitôt dans un régime socialiste.

La possibilité d'un accroissement continu de la productivité du travail est elle-même en question. A mesure que la productivité du travail augmente, s'accumulent les travailleurs occupés à entretenir, réparer et reproduire les moyens de production et de subsistance et diminuent les travailleurs qui peuvent être employés à produire des moyens de production et de subsistance « en excédent » qui permettront un élargissement futur de la production, inséparable d'une amélioration nouvelle de la productivité. Chaque nouveau progrès diminue la possibilité, dans l'état actuel des choses, d'un progrès futur. Il ne peut pas être question d'un progrès continu et illimité mais au contraire d'un progrès de plus en plus difficile, de plus en plus limité pour finalement devenir une régression. Le progrès technique n'a pas visé à produire le même nombre d'objets avec moins de travail mais à produire plus d'objets avec le même travail. Ce qui me fait dire que l'amélioration de la productivité est inséparable de l'élargissement de la production. D'où la nécessité des marchés extérieurs. La production d'objets simplifiés et unifiés dépasse la capacité réelle d'absorption du marché national. Il y a certes des causes venant du capitalisme lui-même, mais il y a aussi des causes techniques. Le socialisme, s'il prenait la suite technique du capitalisme, se trouverait devant la même nécessité impérialiste de lutter pour sa possession des marchés extérieurs. Marx dit bien qu'à mesure que la force productive se développe, elle entre en conflit plus aigu avec les fondements étroits des rapports de consommation. Mais il est évident qu'il pense que ce conflit n'aurait pas lieu si la consommation n'était pas limitée par la nécessité implacable des lois capitalistes. Or, il est non moins évident aujourd'hui qu'entre forces productives et consommation, il y a un conflit qui n'est pas de source capitaliste mais technique. Il vient de ce qu'on n'a pas cherché à travailler moins, mais à produire plus.

Il est possible de supposer une meilleure utilisation du génie humain ?

Peut-être, mais il n'en reste pas moins que nous nous trouvons devant un énorme appareil producteur, au contraire de ce qui était prévu par Marx. Ce qui a fait illusion, c'est qu'une avance considérable a permis aux vieux pays capitalistes de vivre aux dépens des pays moins évolués. Nos masses travailleuses ont bénéficié, pour une certaine part, de l'exploitation des peuples coloniaux ou en retard. Toute la technique moderne est basée sur cette exploitation. Mais, maintenant que l'avance de certains pays est perdue, maintenant que les exploités d'hier se dressent en concurrents, que va-t-il se passer ?

Le schéma marxiste d'une progression continue des forces productives, arrêté aujourd'hui par le capitalisme, libérée demain par le socialisme, ne résiste pas à l'examen de l'observateur non prévenu. La technique dont le socialisme s'est montré si jaloux pendant cinquante ans et si pressé d'en avoir la direction, a dilapidé les ressources naturelles de la terre et gaspillé le travail humain. Du point de vue humain qui devrait être toujours le point ed vue socialiste, l'appareil producteur capitaliste ne peut plus servir de base à un nouveau progrès, pour aller de l'avant il faudrait trouver une technique de production radicalement différente.

La progression du prolétariat en nombre et en cohésion a été arrêtée et remise en question par l'évolution des modes de production : le progrès technique continu et illimité que devait libérer la révolte du prolétariat grandissant se révèle lui-même comme illusoire et comme menant à l'appauvrissement de la communauté humaine : pour justifier la mission du prolétariat il ne reste que la notion plus intuitive de l'identité des revendications ouvrières et de la cause de la culture. Beaucoup de camarades, et des meilleurs, gardent un attachement sentimental aux ouvriers, en raison du passé héroïque du prolétariat industriel, par sympathie naturelle pour les exploités et par mépris pour le bourgeois, par révolte contre tout ce qu'il représente de conformisme repu, de sottise cruelle et d'inhumanité intéressée. La question est de savoir si les ouvriers sont demeurés ce qu'ils étaient, c'est à dire s'ils représentent encore le non-conformisme, l'élément critique dans la société. D'autres après Jaurès et de Man, pensent que les ouvriers n'ayant aucun privilège social, leur unique privilège est de n'avoir jamais besoin du mensonge, et que par conséquent la cause de la classe ouvrière est celle même de la culture. Mais des catégories d'ouvriers sont privilégiées par rapport à d'autres ; toute la classe ouvrière des vieux pays capitalistes est privilégiée par rapport aux travailleurs des pays en retard et des colonies, et le mensonge n'a jamais été aussi employé, si massivement et systématiquement utilisé que par une des organisations les plus influentes de la classe ouvrière.

Moins les hommes auront besoin de travail nécessaire pour vivre et se reproduire normalement, moins ils auront besoin du mensonge et plus ils auront de loisirs, de liberté et de goût pour les recherchent désintéressées, les études sans préjugé et les travaux personnels pour cimenter la vie sociale. La cause de la culture et de la liberté physique et morale de l'homme sont liées. La cause de la culture est entièrement séparée et opposée de celle des pouvoirs, quel qu'ils soient. IL y a opposition irréductible entre le pouvoir et la culture. L'un ne cherche qu'à gouverner, l'autre qu'à libérer les hommes. Il y a une malédiction réelle sur les fonctions de gouvernement de par la fonction même. Comment des marxistes ne le voient-ils pas ?

Or, le mouvement ouvrier s'intègre de plus en plus, par son mouvement normal, son évolution naturelle, dans l'Etat moderne. Le corporatisme mérite mieux que les réfutations de propagande ; il vient de plus loin qu'on ne le croit généralement et il serait utile de chercher enfin un jour, objectivement, quelle communauté l'unit aux besoins de la technique que nous a donnée le capitalisme et quel rapport existe entre l'organisation militarisée de la production et l'asservissement de la révolte ouvrière.

Marx disait que la manufacture estropie l'ouvrier et fait de lui une espèce de monstre en favorisant, à la manière d'une serre, le développement de son habileté de détail par la suppression de tout un monde d'instincts et de capacités. « Un certain rabougrissement intellectuel et physique est inséparable même de la division du travail dans la société en général ». Avec l'introduction des machines automatiques cette évolution s'exagère. « La séparation des puissances intellectuelles du procès de travail d'avec le travail manuel et leur transformation en moyens par lesquels le capital s'assujettit le travail, s'opère dans la grande industrie basée basée sur le machinisme. L'habileté particulière, individuelle de l'ouvrier ainsi dépouillé n'est plus qu'un accessoire infime et disparaît devant la science, les forces naturelles énormes et la masse de travail social qui, incorporées au système mécanique, constituent la puissance du maître ». La subordination technique des ouvriers crée une discipline toute militaire et supprime l'initiative individuelle.

Cette séparation entre activité intellectuelle et activité manuelle dans le procès de production s'est étendue à l'extérieur, dans les organisations politiques et économiques du prolétariat. Il s'est formé une sélection entre cotisants de la base et techniciens de l'action militante, et les méthodes se sont modifiées en conséquence. Le manœuvre de l'usine est devenu le manœuvre du parti et du syndicat et, en fait ne participe pas plus à la direction ici que là. La démocratie meurt dans les organisations ouvrières comme elle meurt dans la société bourgeoise. Les organisations sont dirigées par des militants dont les intérêts coïncident avec ceux des techniciens de la production. On pouvait espérer, avant 1936, qu'un mouvement de révolte puissant balayerait les bureaucraties parasitaires. Ce n'est plus permis aujourd'hui. Nous sommes loin d'une classe ouvrière agissant par erreurs redressées et surmontées, sans préjugé et sans dogme, rejoignant la production culturelle du savant désintéressé, uniquement passionné de vérité.

La cause du mouvement ouvrier ne rejoint plus celle, par l'intermédiaire de ses bureaucraties dirigeantes, d'une sélection de techniciens de toutes espèces, épris d'ordre et d'organisation scientifique, ou prétendue scientifique, mais aussi de subordination hiérarchisée de la société sur le modèle de la production. La classe ouvrière se révèle non comme l'héritière culturelle du passé et l'accoucheuse de l'avenir mais comme l'appendice manuel d'une société dégénérescente et condamnée avec elle. Sa mission disparaît, et il ne peut rester d'espoir que dans l'éternel besoin instinctif de justice, d'égalité et de vérité que seront seuls à représenter les non-conformistes de toutes origines, soumettant la décourageante et complexe situation actuelles à l'implacable critique de l'esprit objectif, pour préparer l'avenir, en attendant les catastrophes inévitables.



dimanche 2 mai 2021

Les ballons crevés de la CGT

 

CGT collabo !

Ne manquez pas en fin d'article les déductions "fachistes" de gauche et extrême gauche bourgeoises (à suivre)

Le commis de la bourgeoisie Martinez bafouillait, bredouillait, cherchait ses mots... évitait de répondre à la question du journaliste de LCI : « CGT collabo ! Ça vous fait quoi ? ».


Le bonze syndical rétribué plus de 4000 euros par mois par une maternité gérée par la mafia CGT, comme Séguy et Marchais l'étaient par la caisse de retraite des concierges (sic)1., il tremblotait non de colère mais de peur.

La manif chétive, pas seulement en raison du Covid – la CGT est en inexorable déclin - s'apprêtait à défiler gnangnan comme dab, hélas elle fût freinée deux heures d'entrée de jeu par des black blocs, mais pas seulement... Les journalistes oublièrent de préciser que cela fait des années, en particulier depuis les gilets jaunes, qu'une forte proportion de manifestants se postent systématiquement devant, en avant des cortèges syndicaux. Les gros bras CGT ont sans doute voulu cette fois-ci nettoyer ces ci-devant... Mais peine perdue ils seront attendus à la sortie.

Derrière la banderole pleurnicharde « Pour l'emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et la paix dans le monde », le ronron habituel, quoique clairsemé, avait fini par s'ébranler pour finir par être ébranlé au terme du défilé place de la Nation. Plusieurs vidéos montrent des charges violentes de jeunes cagoulés ou pas contre les gros bras en service de sécurité syndicale, jets de projectiles, fanions et drapeaux CGT déchirés ; on voit aussi la police de la CGT arroser de gaz lacrymogène les assaillants qui crient en effet « CGT collabo » et « cassez vous », pas ce que suggère le communiqué CGT :

« Un important groupe d’individus, dont certains se revendiquant gilets jaunes, ont fait usage d’une extrême violence à l’encontre des manifestants », peut-on lire dans le communiqué de la CGT. « Insultes homophobes, sexistes, racistes ont précédé des actes de vandalisation des véhicules des organisations (syndicales, ndlr), et, bien plus grave, la haine s’est exprimée par un déchaînement de coups et de jets de projectiles. Notre organisation, la CGT, était particulièrement ciblée », poursuit le syndicat ».(titré : Violences inacceptables contre le monde du travail)

Non ! violences contre les mafias syndicales !

Les insultes prétendues sont à la mode et bien sûr inventées par l'appareil syndical affolé, pourquoi n'a-t-il pas ajouté non plus « fascistes », comme au temps de son règne stalinien pour discréditer tout adversaire dans la classe ouvrière ? En plus il est en effet simplet de la part des journalistes d'assimiler tous ces assaillants aux seuls black blocs.

Cette agression frontale du SO syndicrate est du jamais vu, de ma propre mémoire. Il y a toujours eu naguère des bagarres dans les coins avec les gros bras. J'en ai vu tabasser des manifestants qui ne voulaient pas rentrer dans le rang il y a trente et quarante ans. Ils m'ont moi-même envoyé à l'hôpital alors que je me contentais de diffuser un journal avec pour titre « Révolution Internationale » (en 1979). J'ai vu aussi des manifestants remis à la police par ces zélés « flics syndicaux ».

En ces temps lointains l'armada CGT faisait la loi. Maintenant c'est fini, et ils peuvent s'attendre les

Les complices

prochaines fois à ce que leurs ballons ridicules soient encore crevés. Les petits politiciens Mélenchon et Roussel sont venus caracoler et le représentant du parti à 2% (le PCF) ledit Roussel a fait le malin en déclarant « on commence à exploser de colère » ; or, pas de pot, la colère c'est plus seulement contre Macron mais contre tous ces faux-cul de la gauche bourgeoise qu'elle explose.


LA PRESSE COLLABO

Toute la presse de gauche n'a ce jour rien dit sur ces « tensions en fin de manif », France infaux, Libération, L'OBS, 20 minutes. Motus bouche cousue. C'est ce qui s'appelle de la sidération car on n'a pas besoin de ces lâches pour s'informer. Sidérés mais pas pour longtemps ; ça va gloser et interpréter et moraliser avec avidité sur les plateaux bistrots des TV et radios. Mais notons pour l'instant la complaisance de la presse et ses minauderies avec le chefaillon Martinez décrit comme en colère et ferme, alors que son interview par LCI le montre piteux, presque tremblotant, interloqué et déstabilisé par les questions simples du journaliste.


Parmi les assaillants il y avait des black blocs qui ne sont certes pas la fine fleur de la classe ouvrière, qui ne me sont pas désagréables pourtant lorsqu'ils pètent des vitrines de banques ou d'agences immobilières, mais sans aucun projet politique ni graine de réflexion dans la cervelle. Par contre on a aperçu des gens qui se considèrent encore gilets jaunes, et qui se rappellent ne pas avoir été soutenus par les mafias syndicales, voire traités de « fascistes » par celles-ci et leurs obligés islamao-gauchistes (excusez la faute de frappe). On a pu voir aussi l'extrême jeunesse de ces divers assaillants, voilà qui est inquiétant pour tous les clans syndicaux en charge de la protection de l'Etat.

Il n'y a pas que dans la tête de ces jeunes hétéroclites et sans parti de référence qu'on considére que les syndicats sont des pourritures, les ouvriers licenciés eux aussi, qui ont vu les appareils étatiques « accompagner » les fermetures de boites, ou les combines pour sauver quelques uns en laissant les autres sur le carreau, et combien qui refusent désormais de prendre une carte syndicale ?


Ce crachat contre la flicaille syndicaliste est-ce l'Annonce d'une explosion plus vaste et plus pesée socialement ou bref feu d'artifice ? L'avenir proche nous le dira, mais à mon avis certainement pas un feu de paille. Et la symbolique est terrible. Même en 68 on n'osait pas cogner contre les « traîtres » professionnels.


 « Dans les pays de vieille culture parlementaire démocratique, la bourgeoisie a admirablement appris à agir non seulement par la violence, mais aussi par la tromperie, la corruption, la flatterie, jusqu'aux formes les plus raffinées de ces procédés. Ce n'est pas pour rien que les « déjeuners » des « leaders ouvriers » anglais (c'est à dire des commis de la bourgeoisie chargés de duper les ouvriers) sont devenus célèbres et qu'Engels en parlait déjà. La réception «exquise» que fit monsieur Clemenceau au social traître Merrheim, les réceptions aimables faites par les ministres de l'Entente aux chefs de l'Internationale de Berne, etc., etc., relèvent du même ordre d'idées. « Vous, instruisez les, et nous, nous les achèterons », disait une capitaliste anglaise intelligente à monsieur le social impérialiste Hyndman, qui relate dans ses mémoires comment cette dame, plus avisée que tous les chefs de l'Internationale « de Berne » réunis, jugeait les « efforts » des intellectuels socialistes pour instruire les leaders socialistes issus de la classe ouvrière ».

 

Lénine (Les tâches de la IIIe Internationale)




les pépères récup au bureau


1Toutes révélations qui se trouvent dans mon livre « L'aristocratie syndicale » sous-titré « Le syndicat instrument de l'Etat », publié en 2010, pages 335 et suivantes sur le financement louche de tous les syndicats.


Pour les « déductions » des potes islamo-gauchistes les assaillants du 1er mai étaient manipulés par les « fachistes » (suite)


Les islamo-trotkistes du NPA avec leur syntaxe débile se gardent toutefois de qualifier de fachistes les assaillants, sans doute au souvenir le leur propre tabassage de naguère par les gros bras CGT :

«  En prenant à partie le service d’ordre de la CGT et au-delà des militantEs de cette organisation syndicale, quelques dizaines de manifestantEs non identifiés ont commis des violences inacceptables contre une composante du mouvement ouvrier. Dégâts matériels contre les véhicules, insultes et attaques physiques contre des militantEs de la CGT et celles/ceux qui en prenaient la défense… Ce sont des méthodes qui n’ont rien à voir avec notre combat social. Nous ne confondons pas le nécessaire débat stratégique autour de la construction des mobilisations et des moyens de défendre les revendications du monde du travail avec l’action violente d’une petite minorité masquée. Nous tenons à assurer la CGT et ses militantEs de notre entière solidarité. Nous dénonçons aussi l’hypocrisie de ce gouvernement qui fait mine de regretter ces agressions contre la CGT, alors qu’au quotidien il réprime ou laisse réprimer les syndicalistes depuis des années et ne cesse d’attaquer le droit du travail. Il y a urgence à ce que les différentes composantes du mouvement ouvrier, forces sociales et partis politiques, se rencontrent pour discuter de quelle stratégie pour les mobilisations, et de quelle action pour protéger nos manifestations.

Montreuil le dimanche 2 mai 2021

Le bonze télévisé Benjamin Amar en a marre, c'est encore un coup de l'extrême droite. Seul collabo à être invité sur une chaîne en perte de vitesse face à CNEWS, Benjamin Amar s'exprime sur BFMTV, dimanche 2 mai 2021. Même s'il juge la question "assez compliquée"(sic), Benjamin Amar ne nourrit pas trop de doutes quant à la provenance idéologique de ceux qui ont violenté les cégétistes parisiens du 1er-Mai. Invité à réagir ce dimanche sur BFMTV aux insultes subies par le cortège de la CGT durant les manifestations, ce membre de la direction du syndicat contestataire s'en est tenu à "des déductions" (belle peau de banane du jouranliste de BFMTV) :

"Les insultes racistes, sexistes et homophobes, elles ont (...) été foisonnantes. En plus de ça, il y avait des insultes de classe", rapporte-t-il."Alliés objectifs ». Et le syndicaliste de donner un exemple. "À plusieurs reprises on a eu « elles sont à combien les merguez?' Alors ça je vais vous dire, c'est typiquement les insultes de l'extrême droite", assure Benjamin Amar. Pourtant la CGT vend bien des merguez au milieu de ses déductions et affabulations !

"Quand on s'en prend ainsi à un cortège CGT un 1er-Mai, idéologiquement, on est bien évidemment identifié. (...) Le 1er-Mai, Marine Le Pen a déposé sa gerbe devant la statue de Jeanne d'Arc en toute tranquillité, y a pas eu de problème", a regretté le bonze. Invoquant le marxisme, le syndicaliste en cite une notion "assez utile" à ses yeux, celle des "alliés objectifs", don le fachisme qui pourtant n'existait pas plus au temps de Marx qu'aujourd'hui.

Donc le marxisme CGT est un « marxisme collabo ».

Libé reste très neutre (clientèle bobo « insurrectionnaliste » oblige), ne donnant la parole qu'à une bonze syndicaliste qui demande pour les prochaines fois... une meilleure protection policière pour les « social-traîtres » !

Du côté de France-infaux le préposé collabo est Sylvain Boulouque présumé historien des mouvements sociaux mais lui aussi ordure flicarde sans nuance pour cracher sur toute révolte.

Quant au collabo national-pétainiste, le nain Zemmour, qui ne comprend que pouic à la situation sociale et aux besoins du prolétariat, du haut de sa petite taille il n'a rien trouvé de mieux que d'accuser encore et toujours  Robespierre, Lénine mêlé à Staline, et résumer le tout à une simple bagarre d'anarchistes contre les "autorités", alors qu'il prétend par ailleurs que la CGT ne sert plus à rien. Quel petit con.

Le 4 mai c'est le principal "Berger" social, collabo fort bien rétribué lui aussi, qui insulte et appelle à...dénoncer:

«Violence bête et aveugle», «gens décérébrés [...] qui vont se déchaîner sur une manifestation et passent à autre chose le lendemain», «ultraviolents», «extrémistes»... Le chef du syndicat réformiste a eu des mots durs envers les auteurs des violences, des «militants antisystème [...] qui sont parfois de petits-bourgeois» s'en prenant à des militants CGT sincères. Laurent Berger n'a pas souhaité s'avancer sur l'appartenance politique de ces personnes, ajoutant que cela n'avait «plus de sens [...] à ce niveau-là de violence». Les bonzes CGT si, devinez quoi?

jeudi 29 avril 2021

Patapouf Anasse président ?



Fin juillet 2018, je m'étais penché sur la crise souterraine du NPA, crise interne peu médiatisée. Je me hasardais à pronostiquer un éclatement inévitable, énième effritement du courant trotskien, posant la question d'un soi-disant « retour à la centralité de la classe ouvrière ? » :

«  La tension sociale et les craintes du prolétariat face à un avenir catastrophe sont pour beaucoup plus dans cette crise du NPA qu’une histoire de rivalité avec la secte bourgeoise LFI. La petite bourgeoisie multicultiraliste et islamocompatible perd pied face au malaise induit par la montée du gangstéro-islamisme et le pourrissement des relations sociales à cause des exactions (pas incivilités) parfois meurtrières contre les simples prolétaires, soutenues et théorisées par le milieu interlope des racialistes. Même avec une procréation politique assistée le trotskisme ne pourra pas constituer une arme bourgeoise pour freiner ou dissoudre le combat de classe, il se verra réserver plus probablement un strapontin au sein d’un conseil ouvrier transgenre, mais sans voix décisive au chapitre du prolétariat »1.

Le coup tordu que vient de faire aux officiels du NPA leur tendance dite CCR-Révolution permanente2 - balancer tout de go la candidature à la présidentielle bourgeoise d'un certain Anasse Kazib, sans consulter l'organisation dont la sous-secte est affiliée et tributaire – est dans la manière très « léniniste », (cf. le comité central c'est moi et je décide ce que je veux »). On verra par après la vacuité du gang à Kazib, mais aussi les réponses empruntées et gênées de sept membres du comité central du NPA. La véritable raison n'est pas seulement qu'un petit chef syndicaliste veuille pousser jusqu'au bout la logique islamo-gauchiste de la pire branche girouette du trotskisme, mais que le NPA ne veut pas renouveler l'expérience désastreuse du coup de la candidate voilée.

Début février 2010 Olivier Besancenot avait défendu un projet « tout à fait révolutionnaire »: permettre à une femme voilée de représenter le NPA. Il avait affirmé qu'une femme peut être « féministe, laïque et voilée », puis qu'une femme voilée, «c'est l'image de notre intégration dans les quartiers». Il avait confirmé que le NPA présenterait - sur la liste du Vaucluse, en région Paca - une jeune candidate qui porte le voile : Ilham Moussaïd, étudiante et trésorière départementale de son parti, membre du «comité populaire» à Avignon. Patatras, on peut même faire remonter la trouvaille du terme islamo-gauchiste à cette époque quand moi je me contentais encore de les qualifier d'islamophiles foireux. Cette candidature cautionnant une religion arriérée (surtout pour la condition féminine) avait fait sombrer le NPA dans le ridicule total, même à chaque fois qu'il essayait de se justifier. Le NPA a survécu péniblement à cette bévue cocasse au fond, et a fait pire entre-temps en tenant meetings communs avec intégristes et pitres racialistes.

Le projet autour de Patapouf Anasse était du même ordre - « Un jeune ouvrier issu de l'immigration à la présidentielle » - d'où refus du comité central piteux de compter dans son orga un individualiste pareil, boosté dans son orgueil de présumé « représentant des jeunes des quartiers », pour avoir été un temps toléré comme grande gueule sur RMC. Certains médias ont toutefois relevé l'ambiguïté islamophile de Patapouf – mais toute démagogie n'est-elle pas comestible sur le plan électoral bourgeois ? - le 10 novembre dernier, participant à la « manif de la honte » contre « l’islamophobie », il avait déclaré : « On a des collègues, aujourd’hui, qui se font licencier parce qu’ils ne disent pas bonjour, ne serrent pas les mains, ne font pas la bise ! », lesquels mensonges avaient été soutenus par un tonnerre d'applaudissements des syndicalistes divers du NPA. La « lutte contre l'islamophobie » allant de pair avec « la convergence des luttes ».

Les 7 rusés politiciens du CC du NPA – qui signent le communiqué dénonçant la félonie de Patatpouf - ont bien compris en outre qu'il s'agissait d'une attaque contre la possible majorité de l'orga. Cette « fraction », je dirais plutôt ce «bout de gras» du NPA, existerait depuis trois ans au sein de l'orga, peut-être plus.

Leur site « Révolution permanente » - dit « nouveau site d'information d'extrême gauche » - est réalisé par les zozos de ce CCR (Courant communiste révolutionnaire) du NPA, un courant fortement lié au Partido de los trabajadores socialistas (PTS) argentin, et dont le site Internet sert d’ailleurs de modèle à « Révolution Permanente », vieille rengaine du Trotsky décati. Le PTS est une des nombreuses scissions du Movimiento al Socialismo, créé par le guru du trotskysme argentin Nahuel Moreno, qui passa sa vie à osciller selon les opportunités entre lambertisme, sandinisme et péronisme de gauche.

Leur site « Révolution permanente » est surtout la vitrine du CCR. Il fait preuve d’un activisme sans relâche, d’une lutte « antiraciste » au soutien, yeux fermés, au gang Traoré, faisant usage du fait divers comme fait politique, ne reculant ni devant les images et les titres racoleurs, ni les sources douteuses. Mais avec une insistance perverse et truquée sur la « centralité de la classe ouvrière », comme je l'avais subodoré en 2018 sans connaître l'existence de ce gang interne. Cette classe (surtout imaginée comme composée uniquement d'exploités cher UBER et de djeuns de banlieue) n'est que le décor pour afficher un langage « radical », qui donne ce qui suit; je retranscris une partie de la bouillie et des salades de sa présentation en vidéo, dégoulinante de forfanteries et d'exploitation de faits divers certes racistes mais certainement pas destinés à éveiller à la conscience politique :

«Moi militant de Sud-rail... il rappelle la participation de ses grands parents pour la patrie... je suis un jeune de banlieue... on (qui?) va essayer de porter cette candidature... ce qu'on veut c'est une vraie rupture révolutionnaire avec le capitalisme, le racisme, les idées révolutionnaires doivent apparaître dans cette élection présidentielle sinon qui les fera... On veut un Etat des travailleurs... c'est nous les ouvriers qui produisons tout... avec le covid y bouffent dans les restos hors de prix pendant que ceux d'en bas font la queue pour un sandwich...y a une dégénérescence du capitalisme... un jeune des quartiers populaires c'est ultra-subversif... pas avec un programme tout fait mais avec un projet révolutionnaire pour la classe ouvrière... on est la génération Adama, la génération Georges Floyd... on veut faire entendre la voix des quartiers populaires... même si c'est une pré-candidature... On ne peut pas faire confiance aux « directions syndicales » ni à LFI, Mélenchon il veut conserver le capitalisme... avec le comité Adama, les antifascistes... tous ces comités se rejoignent, avec la jeunesse écologique, les femmes, l'objectif c'est tout renverser, renverser la table. On est prêts, radicaux, révolutionnaires, notre camp c'est celui des gilets jaunes, les combats pour la retraite, etc. »

Anasse récupère au passage les pauvres gilets jaunes qu'il traitait de « fachistes » au départ comme tous les divers compères trotskiens. Les dits quartiers populaires ils votent pas vraiment, ou sur clientélisme, et à Trappes le mode de vie islamique l'emporte sur toute connotation ouvrière. Comme les autres bouts de gras du NPA ces gens-là vont hurler contre les tags sur une mosquée mais se fichent de l'égorgement de la prolétaire de Rambouillet ou de l'égorgement de Samuel Paty, comme ils seront joyeux le jour où un autre taré zigouillera la petite Mila.

C'est bourré de confusion, de vieilleries trotskiennes tel le front unique, tel rompre avec les directions syndicales, tel le parti cocotte minute ressorti du tombeau, pensant à la place des masses incultes. C'est un curieux mélange dogmatique de lambertisme ou de spartacist gigue mais baigné dans la marmelade des révoltes en tout genre où la « centralité » exaltée de la classe ouvrière n'est que la crème Chantilly pour protéger la centralité du parti (ce qui est en réalité insulter le parti tel qu'on pouvait le concevoir dans le mouvement ouvrier ascendant), car cette bande de rigolos ne sera jamais ni parti ni révolutionnaires3.

Une pré-candidature qui ne passe pas

Laissons-les régler leurs comptes entre eux et s'exclure mutuellement comme d'hab. Ils sont assez représentatifs de ce qui a laissé la gauche bourgeoise-écolo-racialo-féministe pantoise et disqualifiée aux yeux du prolétariat: leur incapacité congénitale à reconnaître ce qui ne va plus avec l'immigration, l'islam et une violence contre les flics qui n'est pas du tout révolutionnaire. Enfin tout ce pourquoi la gauche bourgeoise et son extrême gauche ont déjà perdu les élections et ne les gagneront plus pour un long moment. La réponse du CC (provisoire) de ce qui va rester du NPA a une certaine tenue mais n'ose pas attribuer à leurs collègues des méthodes staliniennes, mais on n'est pas dans les couloirs du NPA où fusent quolibets et insultes ; sans doute parce que leurs méthodes « démocratiques » ne valent pas mieux.

« Le problème n’est ni la personnalité d’Anasse ni le fait que la démarche serait inédite (sic). Ce qui est en jeu est une façon de faire de la politique, une manière de concevoir les rapports militants et un certain type de projet organisationnel. Autant le dire d’emblée : l’histoire colportée par le CCR-Révolution permanente, selon laquelle la démarche entreprise se ferait dans le respect du fonctionnement du NPA et de ses militantEs, ne convainc personne dans le NPA, à l’exception des membres… du CCR-Révolution permanente. Et pour cause : l’annonce publique de la « pré-candidature » d’Anasse Kazib et la campagne publique qui est menée depuis constituent de facto une rupture avec les principes du NPA, son fonctionnement et ses modalités de prise de décision, entre autres concernant les candidatures à la présidentielle.

« Le NPA — comme avant lui la LCR — n’a jamais fonctionné avec un système de « pré-candidatures » individuelles, a fortiori annoncées à l’extérieur de notre organisation, et ce pour au moins deux raisons : le rejet de la personnalisation et la volonté de garantir au maximum aux militantEs du NPA la possibilité de faire leurs choix démocratiquement et sans pression extérieure. Des centaines de militantEs ont ainsi été choqués qu’un membre du NPA annonce lui-même, en premier, publiquement, sur son compte Twitter, sa propre « pré-candidature » à la présidentielle, après l’avoir « teasée » pendant plusieurs jours. Annonce suivie deux jours plus tard d’un « communiqué de presse officiel » signé d’Anasse lui-même et rédigé à la première personne (avec 19 « je » dans ledit communiqué)…  (…) Et il ne suffit pas, comme on peut le lire dans ledit « communiqué de presse officiel », de prétendre se référer à la Commune de Paris, citation de l’appel du comité central de la garde nationale à l’appui, pour faire illusion : « Ceux qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux ». Certes. Mais c’est dommage d’avoir oublié la suite : « Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c'est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. »

« Comment peut-on en effet raisonnablement envisager que nous ayons un débat et un processus démocratiques au sein du NPA si, dès le départ, ce processus est mis sous la pression d’une campagne menée pour et avec l’extérieur ? Nous n’avons jamais procédé de la sorte, et pour cause : un parti qui fonctionne de manière démocratique doit être libre de ses choix, ce qui ne signifie évidemment pas qu’il évolue en étant étanche au monde et aux pressions extérieures, mais qu’il se dote des outils pour pouvoir résister au mieux à ces pressions et prendre ses décisions collectivement et démocratiquement. La campagne lancée par le CCR va exactement à l’inverse : il s’agit ni plus ni moins que de favoriser ces pressions en entretenant délibérément la confusion entre une campagne externe, à propos de laquelle le tout-venant est invité à se prononcer, et un processus de discussion/décision interne qui regroupe les seuls militantEs du NPA.  

...Une candidature du NPA pour la présidentielle ne peut être légitime qu’à l’issue d’une conférence nationale du NPA, préparée dans les comités du NPA. Mais au-delà, la logique des primaires ne faisant pas partie de notre logiciel politique, le choix d’une candidature doit être précédé d’un débat sur l’orientation et le projet, impliquant l’ensemble des membres du parti, et certainement pas d’une course de petits chevaux entre « pré-candidatEs », à moins de vouloir importer les logiques d’écurie dont on mesure les effets dans la plupart des partis institutionnels. (…) De manière plus globale, ce à quoi nous assistons n’est rien d’autre qu’une offensive en règle menée contre le NPA par un groupe politique autonome, le CCR-Révolution permanente, qui envisage en réalité la « pré-candidature » d’Anasse Kazib comme la rampe de lancement d’une nouvelle organisation, un « Parti révolutionnaire des travailleurs », les membres du CCR expliquant et écrivant qu’ils et elles entendent aller « jusqu’au bout ».

« La démarche actuelle du CCR est cohérente avec le comportement que ce groupe a adopté depuis de longues années vis-à-vis du NPA, duquel les militantEs du CCR sont formellement membres mais tout en s’organisant de manière séparée : réunions « Révolution permanente », organisations étudiante et féministe autonomes (« le Poing levé » et « Du pain et des roses »), articles et vidéos publiés sur le média « Révolution permanente » sans jamais rien proposer aux médias du NPA, etc. Le NPA est en réalité envisagé non comme un outil commun à construire mais comme une organisation dont il s’agit de tirer profit pour ses propres intérêts de boutique, en bénéficiant notamment de son logo, de son influence, de sa trésorerie, de la popularité de ses porte-parole, etc. »

(...)« Anasse Kazib n’est donc ni le candidat, ni même le « pré-candidat » du NPA à l’élection présidentielle de 2022.  Montreuil, le 5 avril 2021 ».

Ces bisbilles entre trotskiens n'intéressent en rien la classe ouvrière, vulgaires chamailleries entre léniniens et staliniens tout au plus et qui ne touchent pas aux questions de fond. En particulier sur le type de combat à privilégier du point de vue de la classe ouvrière. Je reviens sur ce que j'ai dit par ailleurs, le cas Anasse comme celui de la candidature voilée montre le danger d'importer (de l'extérieur) une « conscience islamiste » en lieu et place de la conscience de classe, elle-même découpée en revendications des bobos écolos, féministes, antifas, antiracistes, anti ceci, anti cela, et toutes les couleurs de la psychologie se posant en remplacement de toute sérieuse réflexion sur ce qu'est réellement la pensée révolutionnaire aujourd'hui. Et où l'histoire semble avoir perdu la raison.


NOTES

1VERS UN TROTSKISME TRANSGENRE version américaine ?https://proletariatuniversel.blogspot.com/search?q=crise+au+npa

2Le label CCR = Courant Communiste Révolutionnaire, est étrange au départ. Vol de sigle ? Pied de nez au CCI = Courant Communiste International, qui n'est tout de même pas un groupe de rigolos faussement révolutionnaires comme le gang de Patapouf. Le CCI ne semble même pas s'être aperçu de l'existence de ce prototype de secte lénino substitutive, et il a raison de s'en foutre, des sectes trotskiennes on en compte à la pelle. Ce sera un des confettis de l'éclatement du NPA.

3Voir l'interview d'un autre petit chef de cette « fraction » délirante qui se présente comme anticorporative et internationale : « ...le but était aussi, sinon surtout, de forger un outil au service de notre classe, de tous les prolétaires d’aujourd’hui, sur le terrain direct de la lutte du monde du travail, mais tout autant pour la défense des droits démocratiques et la mise en avant de revendications démocratiques radicales et transitoires, contre le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie, mais aussi la catastrophe écologique que produit par nature le capitalisme etc. – avec les méthode de la lutte des classes comme disait Trotsky dans son « Programme d’action » pour la France en 1934.Le pari que nous faisons consiste à renouer explicitement, évidemment dans les coordonnées historiques, politiques et technologiques propres à notre époque, avec la conception léniniste du « parti-presse », jouant le rôle d’organisateur collectif non seulement de ses militants, mais aussi des secteurs de notre classe auxquels nous nous adressons en priorité, conception telle que Que faire ? l’avait esquissé en 1902. À l’instar de nos camarades qui animent le réseau de quotidiens en ligne La Izquierda Diario dans un certain nombre de pays ».Lénine doit se retourner dans son mausolée.

samedi 24 avril 2021

La prolétaire Stéphanie, deux fois assassinée par la gauche bourgeoise

 


Parmi les derniers débats superficiels qui agitent le petit monde des journalistes, on retiendra ce curieux constat : « les médias sont de gauche, l'émission de Pascal Praud est trop à droite ». Il est certain que les Zemmour et Praud ne sont pas des passeurs de la génération Mitterrand et qu'il s'y dit souvent des vérités claires comme l'eau de roche (sic) qui ne peuvent déplaire à la masse des gens, le plus souvent prolétaires qui consentent à les regarder et qui ne supportent plus les autres lèche-bottes d'un pouvoir qui se veut ni droite ni gauche, mais au fond les deux en même temps. Cependant la tonalité restant causette de bistrot n'est qu'un déversoir pour contribuer à l'abrutissement du public et n'offre pour alternative que souverainisme mité ou mondialisme creux, autour des variations et caprices de petits personnages égocentriques, qui sont rétribués pour faire le buzz et le job. Il y a une crise de la croyance aux « informations » plus anciennes que celle de la croyance aux rackets politiques.

Leçon d'infaux : la propagande de la gauche bourgeoise ne varie pas

Souvenir souvenir. Meurtre islamique de Magnanville, le principal journal des bobos titre :

Double meurtre de Magnanville : ce que l'on sait

« Lundi soir, un homme a tué un policier et sa compagne dans cette commune des Yvelines. L'Etat islamique a revendiqué l'attaque. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête ».

A chaque crime islamique Libération se garde de prendre position, se cache derrière « les faits » et finalement met tout sur le dos du FN (jamais appelé RN). Jamais le prude islam n'est mis en cause au nom de padamalgam. Le crime est atroce, même si l'enfant a été épargné (pour qu'en grandissant il reste toujours habité par cette horreur... et craigne Mahomet et sa dague à chaque coin de rue). On en reste toujours à un « ce que l'on sait » comme si on ne savait pas à chaque meurtre lâche. Par la suite on a quelquefois droit à « l'enquête suit son cours ». Les petits bâtards du NPA, lecteurs de ce torchon, eux ne se gênent carrément pas, ils n'en parlent pas, mais remplissent leurs colonnes des protestations contre les crimes racistes des policiers américains.

Les réactions au meurtre de Magnanville étaient recopiées sans commentaires par Libération (qui ne dit mot et consent) :

« Le président François Hollande a affirmé que le meurtre de Magnanville était «un acte incontestablement terroriste». Exprimant «son infinie tristesse», le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dénoncé «un acte terroriste abject. Soutien à leurs familles et collègues». C'est sûr que ce soutien piteux et impuissant aux familles endeuillées des policiers n'est pas de nature à les pousser à voter pour les socialos, les écolos ou les abrutis islamo-gauchistes !

Le résumé ce qui sera la perpétuelle absence de réaction de l'Etat est parfaitement résumé par le faux-cul mais inculpé Sarkozy désormais simple spectateur : « «notre niveau de vigilance doit être adapté sans délai […] Tous les enseignements de l'enquête judiciaire en cours sur le profil et le mobile du terroriste doivent être tirés pour renforcer la sécurité des Français et la protection de nos forces de l'ordre». Et mon cul c'est du poulet ?

Le péteux combattant islamiste (ou con battant pavillon islamiste)  Larossi Aballa appelait en vidéo à « faire de l'Europe un cimetière ». Encore heureux que Libé n'ait pas porté plainte avec le NPA pour meurtre raciste de la part des policiers ! Faisant la liste des attentats lâches contre les policiers1, dans un résumé fallacieux Libé notait: «  Alexandre Dhaussy a finalement été déclaré irresponsable pénalement par la justice en raison de troubles psychiatriques et ne sera donc jamais jugé pour ses actes », l'acquittement « psychiatrique », mais surtout antisémite de l'assassin de Madame Sarah Halimi était déjà en vogue chez les magistrats gauchistes du mur des cons2: fume un joint, tue qui tu veux et la justice crypto-gauchiste te condamnera à te faire engraisser aux frais de la société en hôpital psy pour une durée indéterminée, et tu recommenceras quand tu voudras mais avec une drogue plus dure, ce qui sera à nouveau excusable; l'africain tueur a en outre déchargé de toute responsabilité criminelle parce qu'il était avant une victime du colonialisme blanc selon les juges "anti-racistes". Au fond les racailles islamistes ne font qu'adopter le "droit de tuer" de la justice française, qui a tant besoin de se cacher derrière d'utiles égorgements aléatoires des tueurs musulmans. Pardons d'assaillants comme ils disent pudiquement sur France info, pour ne pas choquer les croyants, comme on leur apprend dans les écoles de journalisme à ne pas appeler salopards  des crapules tout juste bons à être fusillés sans jugement.

LA METHODE D'INFORMATION « DES FAITS » PAR LE TORCHON LIBERATION

« Les faits se sont produits vers 14h20 dans le sas de ce commissariat, a précisé la source policière. La fonctionnaire administrative, qui était d’abord en arrêt cardio ventilatoire, est décédée sur place, malgré l’intervention des pompiers. D’après les premiers éléments de l’enquête, elle a été touchée à la gorge ".   (notez bien pas égorgée mais simplement « touchée ».

« A 15H38 : Titre : Le meurtrier présumé est mort. Le meurtrier présumé est décédé. Est-il présumé meurtrier ou présumé décédé ? « les faits », pas de prise de position. A peu près à la même heure Libé précise : Une fonctionnaire de police est décédée après une attaque au couteau à caractère terroriste ce jeudi après-midi ».

Ce n'est qu'une chose « à caractère terroriste », pas vraiment terroriste... et l'autre con est « présumé mort » voire « présumé pas coupable »... Le premier article publié hier était conçu comme une interview des habitants de Rambouillet, et on plaçait comme dernier interrogé celui qui déclarait que cela allait encore servir au front national (l'article a disparu du paysage web).

La messe était redite, le problème prioritaire c'est le parti de Le Pen pas les assassins islamistes qui appliquent le droit religieux de tuer à chaque période de ramadan. Comprenez : le danger lorsque le couteau s'abat plutôt sur la gorge d'une femme, même pas policière, c'est que « le FN » va s'en servir !3 Aucune protestation des féministes du NPA ni du gang Traoré qui lui sable le champagne à l'abri de la presse. Les flics eux ont droit aux mêmes larmes du gouvernement compatissant qui les baise deux fois, en les héroïsant et en se gardant de trop critiquer la « pratique musulmane », comme au début sous Hitler la bourgeoisie US se gardait bien de critiquer les « pratiques nazies », jusqu'à ce que vers la fin de la guerre ils déplorent « la révélation des gaz dans les camps de la mort ».

Castex et « l'héroïsme du quotidien » : «A ses proches, je veux faire part du soutien de la Nation tout entière. A nos forces de sécurité, je veux dire que je partage leur émotion et leur indignation», a poursuivi le chef du gouvernement dans un message publié sur Twitter. Plagiant les pleureuses successives Hollande et Sarkozy.

En effet être révolutionnaire aujourd'hui c'est tuer des flics au nom de la religion « des opprimés », et ainsi s'attaquer directement à l'Etat bourgeois et raciste des français blancs de souche.

Résultat des courses concernant ce nouveau meurtre lâche d'une simple ouvrière, mère de famille qui avait encore droit à une longue vie au milieu de ses enfants, en attendant les assasinats « religieux » suivants :

- renforcer la parano et l'esprit de corps policier en privilégiant la séparation avec la population, qui ne compte pas sur la police pour la défendre même si celle-ci tient un rôle honorable et nécessaire pendant la pandémie ;

- faire croire qu'un islam doux et pacifique peut être intégré dans la société occidentale, surtout en laissant des ghettos comme Trappes se renforcer (bled pourvoyeur N°1 en France des soldats pour le djihad, et ville antisémite)

- la construction des mosquées à tout va serait un acte démocrate et républicain, avec appui des élus écologistes formés dans leur jeunesse par le trotskisme dégénéré.

- la position cynique des islamo-gauchistes est aussi très utile au gouvernement ; d'une part ils se marginalisent eux-mêmes par leur « soutien critique », pas du tout critique envers la religion islam, du même calibre que celui qu'ils affichaient pour l'URSS « contre l'impérialisme US ». On sait bien la nature de ces sectes « extrème-gauche » extrêmement poreuse aux idéologies woke. Dans chaque cas de figure les « trotskiens » choisissent toujours un camp capitaliste4, ou un accommodement tout aussi capitaliste comme LO, qui, en 1995, s'associe au plan vigipirate « à condition d'y rallier la population immigrée » pour ne pas dire musulmane (cf. mon livre p.187). Ensuite ils jouent un rôle, sous-estimé par les aveugles, de syndicats de l'islam pour laisser croire aux ouvriers musulmans qu'ils les soutiennent et en se tapant électoralement des électeurs de souche musulmane, monter sur leur dos pour assurer leur arrivisme politicien.


RETOUR VERS LE FUTUR : LA GAUCHE BOURGEOISE CAMELEON

Au cours des années 1980, années de la gauche au pouvoir, les lendemains électoraux glorieux sont tristes et c'est paradoxalement à ce qu'elle est devenue aujourd'hui une gauche lucide face au pourrissement de la société qui s'avançait même au sein de la classe ouvrière. Au gouvernement n'importe quel parti ne peut pas bercer d'illusions (fussent-elles islamo-compatibles) aussi quand les Mauroy et Cie sont informés du désir de prière dans les usines et de conflits plus d'ordre religieux que salarial, le premier ministre va lâcher une vérité que les Taubira et Cie conchient aujourd'hui au nom d'une haine racialiste et post-coloniale éternelle de la société française, ce que le Libération de l'époque traduit comme « un supposé problème musulman »: « L’existence de « groupes religieux et politiques qui se déterminent en fonction de critères ayant peu à voir avec les réalités sociales françaises ». Pauvre Mauroy qui sera dénoncé pire que le diable par les gauchistes pas encore islamisés, Auroux lui se dégonfle5. On apprend à l'époque toujours «La demande d'avoir des salles de prière a été faite par la CGT de Citroën». Les renseignements généraux (RG) «font des rapports évoquant "l'islam ouvrier"». On m'objectera que cette demande de prière n'a rien à voir avec les égorgements islamistes d'hier et d'aujourd'hui, mais si car la guimauve de la croyance induit d'abord la sentimentalité communautaire, sinon comme naguère dans les méthodes de la classe ouvrière sans races ni religion - prêt-à-ne-pas-penser, ces ouvriers croyants dénonceraient ou manifesteraient contre les égorgements lâches de leurs coreligionnaires.

Un management religieux était devenu nécessaire en 1983 et de bonne guerre pour un patronat sachant la nécessité d'un prolétariat immigré, et sans défense, pour mieux réaliser ses profits. Les collaborateurs syndicaux emboîtèrent le pas. La première entreprise à ouvrir une salle de prière à ses salariés musulmans en 1976 avait été Renault suivie deux ans plus tard par Talbot. Les directions d’entreprises étaient favorables à des aménagements de lieux de cultes dans leurs usines, y voyant un élément de régulation social corporatif. En 2021 on peut constater la même logique avec l'autorisation de la construction de mosquées un peu partout par les meilleurs nouveaux élus capitalistes les écologistes ; quoique la revendication de salle de prière au boulot tombe en désuétude et ridicule (qui a vraiment envie de prier ou de jouir sur le terrain de la « torture »?). En gros, du fait de l'effondrement et de la faiblesse de l'encadrement syndical laïque, la bourgeoisie avait compris qu'il lui restait le flicage musulman, bien plus efficace d'ailleurs pour éviter les grèves à répétition où la prétention à une « autonomie ouvrière », sans oublier l'intérêt de cliver religieusement la classe ouvrière.

ELOGE DE LA FESSE BLANCHE

Les écologistes n'ont pas tardé à dévoiler qu'ils sont les nouveaux khmers rouges contre des habitudes « occidentales » : supprimer le Tour de France machiste et pollueur (Doucet maire de Lyon), ne plus couper les sapins (Hurmic maire de Bordeaux), autoriser la big mosquée de Erdogan (le maire arménien de Strasbourg), etc.

L'islamo-gauchisme n'est pas seulement vert, il est aussi vert de gris, avec la même bouillabaisse qui contient l'anti-racisme de façade, l'acclamation de l'islam et l'interdiction de donner son avis surtout si l'on est blanc, porteur de « la pensée blanche » comme l'a établi l'immense philosophe Thuram, chargé de visiter les écoles de France pour enseigner ses conneries. Représentante de l'élite noire parvenue elle aussi, et qui avait su si bien se moquer de Philippe Poutou comme pauvre type sans diplôme, bombardée candidate du PS, Audrey Pulvar est venue ajouter sa touche racialiste, au nom du PS désormais à la suite des Verts multicolores, en interdisant à toute femme (blanche) de prendre la parole au milieu de femmes noires, dans les révolutionnaires réunions « en non-mixité raciale », qui signifient surtout évidemment en « mon-mixité de classe » ! Heureusement que le trotskien retraité Mélenchon a assuré que Pulvar « n'est pas raciste », non elle est pire que ça, elle est conne.

LA NOUVELLE GAUCHE ECOLO-BOBO, ANTIRACISTE ET MUSULMANIAQUE

Pour faire plaisir à la galerie sans remettre en cause les concessions aux clans, gangs et familles islamiques, le gouvernement venait de lancer des « Etats généraux de la laïcité », sans doute pour faire croire qu'il intervient un tant soit peu contre l'islamisation de la société voulue par le croupion PS, le résidu du PCF et les islamo-gauchistes ; toutefois avec des grosses têtes pour que les questions se tiennent en tout bien tout honneur. La laïque Marlène Schiappa a donc été considérée comme provocatrice par une ancienne députée, du quota gouvernemental pour une intégration ministérielle convenable des anciens colonisés, pas pour promouvoir un travail juste et équitable à tous les ouvriers venus d'ailleurs, Mme Najat Vallaud-Belkacem a vomi que la notion de laïcité est «instrumentalisée par l'extrême droite, par la droite, puis aujourd'hui, par ce gouvernement», comme son journal préféré Libération lorsque face à tout meurtre islamiste c'est un point de plus pour le FN. Selon elle, les «forces politiques» qui l'instrumentalisent sont de plus en plus nombreuses et donnent l'impression qu'elle n'est «convoquée régulièrement que pour exclure une religion, et en l'occurrence, l'islam». «J'ai beaucoup d'interrogations» a-t-elle déclaré. Pas de pot, trois jours après, il y a encore un autre con de musulmaniaque qui a flingué en plus « une femme blanche » et simple employée même pas armée pour se défendre.

N'avait-elle pas raison cependant ? ce débat sur la laïcité était-il si urgent pour le pays actuellement, alors qu'on continue d'égorger tranquillement après le meurtre de Samuel Paty avec cette pauvre Stéphanie qui n'avait que le tort d'être française et d'élever « dans la paix et l'amour » ses deux enfants. Le sujet de fond de nos cyniques mitterrandiens antiracistes et des nimbus écolos est de s'emparer électoralement du pouvoir, ou à défaut de nuire au prolétariat. En outre la laïcité n'est pas en cause à chaque égorgement : « «La laïcité est un pilier de notre République, le ciment de notre concorde, de notre paix civile et je pense qu'il faut éviter d'en faire un champ de bataille», a expliqué la « socialiste » qui croit que l'on va éviter de se défendre sur le champ de bataille de l'islam. La redondante ex-ministre de l'Etat capitaliste, diplômée et parvenue contrairement à ce manant de Poutou, exhiba ensuite son passé de prêcheuse pédagogue d'âneries et de clichés à dormir debout aux écoliers révérencieux :

«L'égal respect pour les individus quelles que soient leurs convictions religieuses ou leur absence de conviction religieuse et le fait que les services publics doivent traiter ces individus de la même manière sans discrimination». Et de conclure : «Lorsque j'expliquais cela aux jeunes, leur regard sur la laïcité changeait, ils se rendaient compte que c'est une valeur, que c'est précieux et que ça mérite d'être respecté, aimé et chéri».

On n'a pas eu droit au couplet sur l'accueil généreux des migrants vu un autre scandale en cours6. L'arc en ciel couleur caca des clans de la gauche bourgeoise patauge en vue de son inévitable fiasco électoral, mais on fait ce qu'on peut lorsque l'on est complètement ridicule face aux principes politiques du prolétariat.

Heureusement on a avec nous un virus communiste depuis 2019. Selon lui il n'y a plus de classes sociales, tous on peut les crever tous. Pas de privilégié, sauf parfois encore dans la délivrance des vaccins, plus ou moins fiables. Notre ami Convid nous rappelle à tous que les labos pharmaceutiques sont des engeances de fumiers, comme les clubs de football. Avec l'internement de toutes les populations, la fin du petit commerce mercantile, les restrictions de circulation, le monde respire mieux, on ne dépense plus inutilement, les guerres sont immobilisées, la production des bagnoles est ralentie. On se soucie non de la santé certes du vieux isolé dans le village, mais de savoir s'il n'est pas porteur du virus pour éventuellement le faire interner. Les infirmières et aide-soignantes se sont rendues compte qu'on se foutait de leur gueule. Les payes tombent « quoiqu'il en coûte ». Ne serait-on pas en voie de faire le saut automatique einsteinien dont rêvait notre ami Bordiga. Je suis sûr que le petite Stéphanie aurait ri de ma parabole assez utopiste, il faut en convenir.





NOTES


2 Ce fut une des preuves les plus tangibles de la gauchisation des trous du cul magistrats, la publication d'une vidéo du mur des cons en avril 2013, sur le site Atlantico, avait donné naissance à l'affaire du même nom. Sur ce panneau, situé dans un local privé du Syndicat de la magistrature, figuraient des photos de personnalités de droite et de parents de victimes sous l'inscription « Mur des cons ». Pendant plusieurs semaines, la polémique avait enflé. Quand les détracteurs du syndicat s'interrogeaient sur l'impartialité de la justice de classe, ses suce-boules gouvernementeurs répondaient en brandissant l'argument des images volées, qui n'auraient donc pas dû être diffusées. La ministre de couleur (libérée et adepte du vélo) Taubira avait d'ailleurs tardé à prendre une position plutôt doucereuse envers le « scandale inventé » de ses collègues magistrats bourgeois.

3Même raisonnement après le meurtre de Samuel Paty, le NPA invente une avalanche d'actes « islamophobes » par après, l'assassinat de Paty est simplement « horrible » mais il suffit de compiler des dégradations, certes débiles, mais de les coller ensemble sans lieu ni date indiquée pour excuser égorgement et meurtres d'islamistes (et ils osent s'offusquer qu'on les qualifie « d'islamo-gauchistes »)  : « Depuis l’horrible assassinat de Samuel Paty, pas un jour ne se passe sans de nouvelles violences, symboliques ou très concrètes, contre des individus, des collectifs ou des lieux de culte musulmans : dégradation de mosquées (à Montélimar, Bordeaux, Béziers…), agression armée à caractère raciste contre des femmes voilées près de la Tour Eiffel, appels au meurtre contre des militants de diverses organisations musulmanes – ou supposées telles, etc. ».La chasse aux musulmanEs et aux «islamo-gauchistes» est ouverte, et le gouvernement en est responsable | NPA (nouveaupartianticapitaliste.org) . Ce n'est même plus padamalgam mais changeons de sujet ou évitons le sujet qui fâche pours défendre systématiquement « la religion des damnés de la terre et du colonialisme ».

4Mon livre « Les trotskiens » publié à mes frais en 2002 est probablement le meilleur décryptage et déshabillage de l'histoire du trotskisme en France et reste une bible de référence. Un bonne nouvelle, la faillite il y a deux ans de l'imprimerie France Quercy, cette association de voleurs « français » qui m'a coûté si cher. Vive les impressions en Allemagne ou en Chine !

5Auroux se dégonfle aujourd'hui pour son constat de l'époque. Quand on lui lit aujourd'hui ses propos de l'époque, Jean Auroux pense qu'il faudrait «les nuancer». Mais il explique que ses informations lui étaient arrivées par le biais de syndicalistes : «ils m'avaient alerté sur le fait qu'au-delà de la revendication syndicale et sociale, certains s'étaient immiscés dans le débat syndical pour donner une couleur religieuse.» Sans intention, insiste-t-il, de casser le mouvement : «Mon état d'esprit n'était pas d'arrêter le mouvement, c'était d'éviter sa dérive.» « Une «dérive» dont la réalité de la menace n'a donc jamais été clairement établie », ajoutait Libération de l'époque toujours fidèle à toutes les modes du mensonge déconcertant.

6https://www.capital.fr/economie-politique/un-gigantesque-montage-pour-blanchir-de-largent-demantele-en-seine-saint-denis-1400516

Tags racistes ou anti-islam? Ou quand le gouvernement emprunte le langage amalgame simplet des islamo-gauchistes. Puis quand Darmanin se déplace pour voir ce qui est sur la photo, inscription  plus  théorie de l'extrême droite et pas spécialement raciste mais fausse, le problème principal n'est pas l'immigration mais l'islam qui sert de prétexte à tout meurtre de taré, du mode de vie différent mais imposé on ne peut aboutir qu'à ,l'élimination du non-croyant, c'est dans le coran.. Mais Darmanin fait dans la démagogie et le cynisme en plaçant sur le même plan l'assassinat lâche d'Elodie et un tag plutôt confus mais compréhensible; alors que si par exemple il avait été écrit avec humour: "Allah vous a prévenu"... il serait resté à Paris.