"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mardi 28 janvier 2025

UN JOURNAL BETE ET PAS MECHANT

 


« Oui oui, moi aussi, j'aimerais bien un journal d'une autre qualité, mais faut faire avec ». Marc Chiric


Tout lecteur lambda en recherche d'analyses et de positions révolutionnaires, disons anti-capitalistes, voire surtout marxistes, peut remercier microsoft et le capitalisme informatique de permettre d'abord de permettre à des minorités ou sectes qui se disent communistes, voire étrangement « gauche communiste » comme le PCF, de s'afficher au monde entier, ensuite de les ruiner en les obligeant à publier gratos des articles qui, seulement publiés dans leur invendables feuilles de choux, ne seraient lus par personne.

Pour éviter à ce lecteur de s'ennuyer à la lecture de leurs longs pensums, nous pouvons résumer rapidement le contenu, le jugement et la conclusion invariante des dits articles. Le contenu ? Tout simplement la reproduction de la description du marasme politique généralisé et de la crise économique et militaire mondiale, spectacle pathologique et regrettable d'un monde en destruction. Le jugement est simple, plat et invariant depuis au moins le décès de son inventeur Marc Chirik, il y a trois ou quatre décennies : tout est de la faute à la décomposition. La conclusion de tous les articles est évidente et indiscutable : seule la lutte de classe va sauver le monde.

A la lecture des intertitres vous disposez grâce à votre serviteur d'un excellent résumé du contenu qui vous rappelle TF1, le mot capitalisme en plus :

Le capitalisme s’enfonce dans le chaos à grande vitesse

La décomposition aggrave la crise économique

Une terrible illustration des guerres engendrées par la période de décomposition du capitalisme

Le capitalisme fait payer la crise à la classe ouvrière

Guerre et militarisme, expressions du capitalisme décadent

Vers plus de massacres et de destructions

Cyclone Chido à Mayotte: Le capitalisme nous mène à la catastrophe

Des inondations en Allemagne aux flots destructeurs en Espagne: Catastrophes “naturelles” ou impasse d’un système capitaliste agonisant?

C'est répété à chaque fois ce mot capitalisme, ignoble coupable caché aux masses, pour le cas où vous n'auriez pas compris. En espérant que ce pauvre lecteur va nous remercier de lui avoir évité de perdre du temps, passons à quelques commentaires sur un contenu non seulement fade, souvent hors de la réalité mais qui d'une part ne pose pas les vraies questions imposées par la situation, mais, plus grave, ne répond à rien qu'avec le mantra sacré, digne des témoins de Gévéor : le prolétariat va sauver le monde. Pourtant ce dernier n'est-il pas en réalité comme le bon dieu fictif un mauvais dieu fantasque puisqu'il n'empêche aucunement les tremblements de terre, les millions de morts dans les guerres (dont il remplit pourtant majoritairement les cercueils), puisqu'il n'a joué aucun rôle dans libération des otages en Palestine ni protesté à l'ONU pour mettre à bas les cartels de la drogue ? Dieu a promis la lune pendant des siècles, le prolétariat va-t-il promettre la planète mars avec Elon Musk ? J'ai de sérieux doute comme Marx en son temps.

LE PROLETARIAT UN IDIOT INTERNATIONAL 

On vante régulièrement ses nombreuses grèves corporatives en effet partout dans le monde, avec certes un nouveau poncif, créé il y a une paire d'années : sa possible politisation. Terme vague souvent utilisé par les gauchistes au cours des trente heureuses post 68. Je n'ai jamais apprécié ce terme que je trouve politicard et méprisant. En gros le prolétariat est pris pour un con par Tartempion du CCI (ne pas confondre avec la banque) ou Juan du GIGC ( ne pas confondre avec le PSG), il n'est supposé réfléchir qu'à partir de sa feuille de salaire et ne devenir un gêneur du capital que par l'accumulation (primitive?) de ses grèves corporatives débordant dans la rue ou dans les grandes messes syndicales.

Nulle part ces « éveilleurs » (= wokistes)1 ne se soucient de ce que pensent les prolétaires, car individuellement sondés ou rassemblés ce sont des cons soumis aux organisations professionnelles de l'Etat. C'est un fait léniniste patent : le prolétariat ne pense que lorsqu'il est en ébullition et derrière son « parti de classe » qui pense d'ailleurs surtout pour lui, ou à sa place. Nulle part n'est analysé le populisme et le pourquoi de son succès parmi de larges couches de la classe ,ouvrière, celui-ci est dénoncé comme le nouveau mal absolu avec un même niveau de dénonciation superficielle que les gauchistes et leur fixation sur le fascisme disparu

Nulle part on ne mesure les conséquences pourtant pas si irrationnelles de la gouvernance idéologique chaotique de la bourgeoisie partout dans le monde

Le prolétariat cet idiot international pense pourtant politiquement même s'il apparaît noyé dans les sondages ou autres consultations électorales. Pas besoin de journalistes laquais ou d'interviews de grévistes sur le niveau de leur gagne-pain. Les forces bourgeoises, au contraire dos révolutionnaires en chambre, savent ce qu'il pense, et en grande partie par des sondages qui ne sont pas tous publics, ou qui, publics sont ciblés dans des quartiers où les classes ne sont pas toutes mélangées. L e hautain membre du crédit commercial ou du PSG me répondra : m'enfin les masses sont soumises à l'idéologie et aliénées par le capital avec ses immenses moyens de manipulation ! Jean-louis tu n'as jamais rien compris au marxisme !

Et quoi ? Il apparaît bien que la masse « des gens salariés ou chômeurs » sont catastrophés par l'ampleur des massacres dans les guerres ininterrompues, pas besoin d'en lire un compte rendu chez nos révolutionnaires observateurs et lecteurs du Monde et de Libé. Lorsqu'ils sont endettés ils osent penser que ce n'est pas uniquement de leur faute... La conscience de classe est aussi dans les files à la caisse du supermarché. Ils se posent les mêmes questions que vous : comment en sortir ? Faut-il tout foutre en l'air ? Pourquoi y a-t-il une majorité d'élèves noirs dans la classe où ma fille est la seule blanche ? Parce que je suis raciste ? Pourquoi face à la justice bourgeoise vaut-il mieux être criminel que victime et qu'un adolescent tueur est immédiatement excusé  ? Est-ce que les sectes gauchistes qui appellent à laisser entrer toute la misère du monde, s'occupent de ces centaines de migrants à la rue et mendiant dans la plupart des grandes villes ? L'insécurité gagne partout, en réclamant plus de sécurité ne suis-je qu'un vulgaire partisan du « fâchiste Bardella » ? Nos éveilleurs d'un prolétariat considéré surtout comme corporatif sont aussi ignorants et bêtes que leurs concurrents bordiguistes qui décrètent éternellement que le parti pense à tout, ce qui n'est en rien la méthode du jeune Lénine qui se faisait toujours une opinion après avoir été en discuter avec des ouvriers dans les lieux où il se trouvait2 . Car il sentait et savait que la plupart des ouvriers, exceptés quelques imbéciles, ont de fait une conscience de classe et réfléchissent plus concrètement et historiquement que les bobos intellectuels, quoique sans toujours oser le projet révolutionnaire.

UNE BOURGEOISIE MONDIALE INCAPABLE DE CONTRER LE CHAOS ? Ou une incapacité à comprendre le populisme ?

Avec cette vision floue et tronquée de la conscience de classe, il nous faut encore déplorer l'absence des vraies questions3, puis signaler la même absence de connaissance ou de reconnaissance des moyens encore « extra-ordinaires » et pas irrationnels de contrôle de la marche des événements par l'ordre dominant.

« Donald Trump a officiellement pris ses fonctions présidentielles. Cette victoire représente un échec retentissant pour les factions les plus responsables de la bourgeoisie américaine qui avaient tenté d’empêcher le retour au pouvoir de ce triste sire durant tout le mandat de Joe Bide ».

Depuis quand devrions-nous déplorer la gravité de la victoire d'une faction de la bourgeoisie contre une autre présumée plus responsable ? Plus responsable Biden en Afghanistan, en Ukraine ? La clique à Bilden a été l'héritière de ses ancêtres qui ont toujours menés aux guerres mondiales précédentes ! Pas la fraction républicaine. Même gêné aux entournures quant à sa prétention à faire cesser rapidement la guerre en Ukraine, Trump est un bon signe et pour deux raisons :

  • la guerre coûte cher à toutes les économies capitalistes (et à Poutine surtout), en vies humaines bien entendu,

  • le retour de la fraction US plus isolationniste, très dérangeante pour la fraction va-t-en guerre, fait apparaître Trump comme un Bonaparte plus social nécessaire face à un prolétariat mondial non embrigadable à l'heure actuelle, si tant est qu'il ne soit pas l'étincelle de l'insurrection du prolétariat européen s'il force l'élite de Bruxelles à aller compenser en Ukraine (hé hé Napoléon III n'a-t-il pas déclenché la révolution de 1871?).

L'élection de Trump n'est donc pas un malheur en soi comme le clame le CCI à la suite des médias européens. Le suivisme du Cci, ou plutôt la débilité de son analyse fait pitié :

« La mainmise de Trump sur l’ensemble des institutions est plus solide et étendue qu’elle ne l’était en 2017, ce qui traduit une perte de contrôle plus importante sur l’appareil politique de la part des fractions les plus lucides de la bourgeoisie américaine et l’exacerbation des tensions en son sein pour défendre au mieux les intérêts du capital national. Le programme de Trump, plus brutal et outrancier qu’entre 2017 et 2021, traduit bien l’enkystement et l’expansion du populisme qui sévit sur le monde » 

Comment se fesse-t-il qu'une secte dite marxiste puisse déterminer avec une telle faconde qu'une des factions de la bourgeoisie américaine est « des plus lucides »  en « perte de contrôle de l'appareil politique »?4 Lucides les fournitures massives d'armement à l'Ukraine ? Quant à la mainmise trumpienne sur les institutions, c'est de la foutaise d'amateurs en politique . J'ai rappelé la dernière fois qu'un président US n'a pas autant de pouvoir national qu'un homologue européen. Ce que confirment les dernières contrariétés pour Trump, oppositions à ses mesures, contre les migrants, sur les questions sociétales (avortement, transgenres, etc.) sans oublier la montée de boucliers sur le Groeland et le canal de Panama. Ignorance incroyable comme je ne cesse de le rappeler : Trump est encore plus que Biden (et comme milliardaire) le représentant des cartels pétroliers !

Ensuite vient l'horreur quasi inexplicable et inexpliquée : l'expansion du populisme qui sévit sur le monde ! Ici encore nul ne nous explique à quoi correspond LOGIQUEMENT le populisme, et comment la classe ouvrière le perçoit-elle (si elle réfléchit un petit peu) ? Et de sauter le questionnement :

« Utilisant sournoisement les miasmes de la décomposition de son système moribond, la bourgeoisie sait parfaitement les retourner contre la conscience de la classe ouvrière, tant pour pousser les prolétaires au désespoir que pour semer l’illusion d’un futur plus « juste » et plus « démocratique ».

Argument beau comme un camion, c'est encore la faute à la décomposition ! Mais rassurez-vous, le CCI n'est pas un manipulateur comme Mélenchon qui n'attaque que les individus : « Trump n'est pas à l'origine du désordre planétaire ». L'exposition de Trump vise à « dissimuler l'impasse historique du système », bof... cette politique de voilement est celle de toutes les factions bourgeoises. Cette interprétation ne répond pas à l'essentiel : comment la classe ouvrière perçoit Trump et pourquoi il est populaire ? Et pourquoi la plupart des ouvriers ne s'embarquent pas dans l'anti-fascisme ? Et plus encore, nouveau dada du CCI, la bourgeoisie mystifierait plus désormais les ouvriers en les convainquant de défendre la démocratie. Trump et même le petit Bardella viennent tenter de répondre à la disparition du couple maudit gauche/droite. Leurs électeurs ne croient plus aux vertus des urnes, et pas eux seulement, en France nombre d'élections locales culminent à 30% de participation ! Le CCI balance des décennies d'analyse correcte de l'effondrement historique de la crédibilité de la gauche bourgeoise certifiée par après par la débilité de Mélenchon (déjà Mélendéchu).

Conclusion invariable d'une analyse fausse, incapable de comprendre comment il se fait que la bourgeoisie puisse continuer à organiser le bal par le chaos, voici la rédemption :

« Aujourd’hui, le seul moyen de lutte pour la classe ouvrière reste le combat sur le terrain de ses intérêts de classe et la défense de ses conditions de vie face aux attaques de tous les États, même les plus « démocratiques », et de tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche.  Un tel combat contient en germe la perspective d’une politisation, il contient la perspective, pour le futur, du renversement du capitalisme et de l’édification d’une autre société, sans exploitation, sans barbarie guerrière ».

Oh Seigneur priez pour nous !


Le populisme est-il un racisme ?

Le populisme semble non seulement tombé du ciel mais de plus on lui accole l'explication psychologique du gauchisme, le racisme. Là, y a pas de réponse, on se contente de poser des questions bêtement alors que la terre entière est dégoûtée la politique. Les populismes sont divers, plus ou moins racistes, plus ou moins nationalistes, de Mélenchon à Le Pen ils sont tous navrants mais la question n'est pas là : mais à quoi tentent-ils de répondre ou d'embrumer. Réponse du CCI, niveau sociologie bourgeoise :

« Au contraire, le rejet du parti démocrate par les ouvriers induit-il une prise de conscience de la réelle nature de ce parti bourgeois ? L’apparence de dictateur de Trump peut-elle favoriser la colère et la réaction de la classe ouvrière ? A Et tout comme pour la première partie de la discussion, ce qui manque c’est une boussole, celle de considérer chaque question non pas en soi, séparément les unes des autres, mais dans un ensemble et dans un contexte international et historique ».

Et avec ça t'as un billet de train gratis. Heureusement la boussole reste la décompo5.


UNE BIENHEUREUSE REUNION DE L'AVANT-GARDE DU MONDE ENTIER(ou comment le policier Juan a ridiculisé le CCI)



Voici enfin la synthèse du contenu et du contenant d'une réunion avec la TCI ; la TCI est une tendance vers le communisme, le CCI un courant derrière le communisme. Ce n'est pas Libération mais cet imposant organe de presse simulant l'orgasme révolutionnaire qui rend compte du bonheur d'un tel conclave. Le même organe néo-stalien qui se propose d'enchanter ses lecteurs en leur demandant d'envoyer leurs commentaires qu'il triera suivant leur degré de douceur critique. Comme Libération il n'y a aucun commentaire autorisé à la suite des articles sur leur blog, car dangereusement direct et horriblement démocratique.

Adonc « un climat très chaleureux et ouvert » mais avec un loup dans la bergerie, le flic Juan . J'avoue n'avoir jamais lue une telle flagornerie introductive, masquant une haine pathologique,avant crucifixion garantie.

«  Les lecteurs attentifs auront remarqué que nous avons signalé en introduction la participation à cette réunion d’un représentant du GIGC, l’individu Juan, sans jamais rien dire de son rôle dans les débats. Certainement qu’en apparence, aux yeux des participants, Juan a eu une attitude fraternelle vis-à-vis de l’assemblée, qu’il a participé au débat de manière claire et dynamique, qu’il a fait de très bonnes interventions permettant à la réflexion collective d’avancer (sic!).

Il est tout à fait vrai que Juan a été éloquent, que ses interventions étaient même brillantes,( resic!) qu’il a toujours affiché sourire et bonne humeur. Il a ainsi défendu dans la première partie du débat les mêmes positions que le CCI sur le piège des luttes de libérations nationales en période de décadence et donc contre l’invariance du PCI. Dans la deuxième partie, il a repris les positions de la TCI pour dire que la Troisième Guerre mondiale approche. Surtout, il a souligné avec insistance son accord avec le combat que mène le CCI afin que les groupes de la Gauche communiste produisent un appel commun pour défendre l’internationalisme, affirmant qu’il était prêt à le signer. »

Que du bonheur. Certes Juan a été longtemps le meilleur orateur du CCI en milieu ouvrier, excepté moi. Brillant en récitant le même blabla que le CCI (ou pour leur faire plaisir en radotant les mêmes concepts éculés), j'en doute. Juan a surtout de l'humour et du courage, ce n'est pas le cas des zigotos du CCI ou en tout cas de la rédactrice coincée du déroulement du cénacle pincé. Le crachat sur le flic doublé du mouchard ne va pas tarder (« les apparences sont souvent trompeuses »). Si Juan était un flic, j'en voudrait plein d'aussi brillants (quoique seulement dans les syndicats policiers). Juan n'est pas un flic mais un prolétaire qui se prend pour Lénine à la tête de trois bolcheviques canadiens . C'est un type froid, du genre apparatchik qui préfère politicailler que baiser. Il est parfaitement ridicule de le persécuter depuis des années comme un simple pandore (je vais de ce pas en rendre compte à Retailleau). Le ridicule tue par contre le CCI pendant cette réunion où la salle meurt de rire face à sa protestation shizo. On dénonce un type violent, qui se moque d'un zigoto du CCI qui venait d'échapper à une crise cardiaque ((on en pâlit dans les chaumières), sans parler d'un Acolyte avec toujours un canif dans sa poche. Une accusation pourtant fragile basée sur du sable comme le conclut la concierge : « Voilà pour la réalité de la fraternité quand les témoins manquent ! » C'est tout de même cette concierge qui s'y connaît professionnellement en la matière qui ajoute : « ses bulletins sont parsemés de ragots contre le CCI ». Du tout, j'ai été témoin et l'affreux délateur Juan n'invente pas ce qui était contenu dans les délires des BI (pardon de révéler les sigles : bulletins internes).

S'enfonçant dans le ridicule la rédactrice est contrainte reconnaître que Juan (avec raison) a réussi à faire rire le public malgré sa condamnation à mort :

« Lors de la réunion de la TCI, nous avons rappelé très brièvement qui est réellement Juan en disant : « Nous ne débattons pas avec les mouchards ». La réaction de Juan a alors été de tourner en dérision notre accusation, en en rajoutant : « Oui, c’est moi le mouchard, le flic ! », ce qui a fait rire l’assistance. L’arme de la dérision est efficace et maligne, elle détourne et distrait, mais elle est aussi l’aveu que Juan ne peut contredire notre accusation, car il sait que toutes les preuves sont accessibles, tous ses actes de mouchardages sont sur Internet ».

Ce mouchard comique n'était qu'un habile prestidigitateur, aussi post festum ce public naïf est mis en garde : « ne pas se laisser berner par le sens de la dérision de Juan, ni par ses flagorneries adressées au CCI lors de cette réunion ». Certes parce que dans son univers mental le CCI ignore la dérision même vis à vis du populisme.


Le masque de Juan est-il tombé ?

Conclusion, au souvenir du regard rieur de Juan la rédactrice remercie ce Juan avec tous les autres : en «  saluant la TCI et tous les participants pour la tenue de ce débat ».


NOTES

1On ne peut quand même pas les ranger parmi cette vague réactionnaire du révisionnisme hystérico-fémino-décolono-gogol, décrié aussi par Trump et l'extrême droite quoique au nom de la pire conservation cléricale bourgeoise, mais enfin cela contribue à la confusion généralisée, en tout cas le CCI n'a critiqué qu'une fois ce révisionnisme débile des bobos...par peur d'être assimilé à Trump ?

2Marc fonctionnait comme cela pour tester ou mûrir sa réflexion. Retraité il n'avait plus le loisir de « sonder » ses compagnon de travail, alors il « sondait » les militants non universitaires : Bernadette, moi et d'autres...

3Certaines sont posées dans l'article sur leur réunion publique version vidéoconférence planérarium, et mzalgré les manquantes de pois, elles sont intéressantes, s'ils sont capables d' répondre comme ils le promettent : Le triomphe de Trump est-il le fruit d’une politique voulue et consciente de la bourgeoisie américaine ? Trump est-il la meilleure carte pour la défense des intérêts de la bourgeoisie américaine ? Ses choix impérialistes vis-à-vis de l’Iran, de l’Ukraine ou de la Chine sont-ils un pas en avant vers la Troisième Guerre mondiale ? Sa politique protectionniste, à coups de hausses des taxes douanières, est-elle une pièce de ce puzzle vers la guerre ? Ses velléités d’attaquer férocement la classe ouvrière, en particulier les fonctionnaires, sont-elles liées aux sacrifices nécessaires pour préparer l’économie nationale à cette guerre ?. En tout cas elles contredisent toute leur analyse minable du phénomène Trump que nous venons de lire.

4L'Etat bourgeois aurait-il perdu le pouvoir en faveur d'un nouvel Hitler ? Oui répond le milieu artistique parisien et ses bobos acteurs.

5Plus drôle la suite : « Nous ne pouvons ici développer plus notre réponse, nous y reviendrons, dans notre presse et dans nos prochaines réunion ». Je vous laisse deviner la révélation de la boussole explicative.

dimanche 26 janvier 2025

LA GUERRE DE RAPINE PETROLIERE DE TRUMP et de ses obligés



« Grâce à la méditation américaine, Israéliens et Libanais ont trouvé un accord pour la délimitation de leur frontière maritime et de leur zone économique exclusive. Les enjeux sont de taille: l’exploitation des gisements off-shore et la stabilité régionale. TotalEnergies qui exploitera le gisement côté libanais devra reverser des royalties à Israël.(24 octobre 2022) Gaz en Méditerranée: l'Israël et le Liban signent un accord - Challenges

J'ai consacré plusieurs articles au bouffon Trump. Mais entre alertes au « danger Trump » et il sera « le roi du monde », il faut raison garder. Dans mon article du 17 août 2017 – Trump est-il immonde ? - j'avais cité Orwell : “Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent.”

L'immonde éradication de Gaza

Oui on peut affirmer cette fois-ci que Trump est immonde. Il a annoncé ce matin qu'il suffit de « faire le ménage », expulser les 1,5 millions de personnes vivant encore au milieu des décombres ; «excellente idée», pour le colon ex- ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich. Il ne s'agit plus de nommer le massacre à Gaza, tabula rasa génocidaire des populations civiles mais d'un « site de démolition », une vulgaire décharge selon le bouffon à la moumoute. Lequel s'est par après adressé à deux de ses vassaux, le roitelet Abdallah II de Jordanie et au despote égyptien Abdel Fattah-al-Sissi : «Je préférerais m'impliquer avec certaines nations arabes et construire des logements à un autre endroit où ils pourraient peut-être vivre en paix pour une fois», a ajouté le président américain. Il leur a suggéré que le déplacement des habitants de Gaza pourrait être «temporaire ou à long terme». La grande majorité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ont été déplacés, souvent à plusieurs reprises par la guerre déclenchée par l'attaque du Hamas contre le sud d'Israël le 7 octobre 2023. Mais tout porte à croire qu'il s'agit d'un déplacement définitif, si l'on réfléchit au laisser-faire criminel du 7 octobre par l'Etat colonialiste juif ; en y ajoutant les déclarations des vigies désarmées, ces jeunes otages libérées qui avaient prévenu (la veille de l'assaut des tueurs du Hamas) mais en vain le boucher Netanyahou. Ce déplacement se sert de la menace terroriste islamique et du refrain supposant les juifs éternellement menacés sur la terre entière. La vraie raison est très prosaïque et parfaitement cynique, de plus elle balaie totalement l'explication psychologique radotée comme décomposition par un infime petit groupe qui se prétend marxiste. On la détaillera plus loin. Les juifs en Palestine c'est comme si on y avait mis des auvergnats (lire mon analyse de la création de leur Etat artificiel, aussi improbable finalement qu'un futur Etat palesinien) : cf. Une nouvelle drôle de guerre offshore, 28/10/24. Le prolétariat universel : Résultats de recherche pour GAZ EN méditerranée (proletariatuniversel.blogspot.com)

Evidemment les colons israéliens et leur mentor impérialiste n'ont pas encore complètement gagné. Mais la provocation, comme celles qui concernent le Goenland et le Canada, vise à provoquer des « indignations nationales », et dans le cas du Moyen Orient à provoquer des manifestations impuissantes en faveur d'un impossible Etat palestinien confettis. Et pour sûr accroître la montée de l'antisémitisme. Enfin et surtout, depuis les terroristes nationalistes jusqu'aux pitres des troupes de Mélenchon, ce sera l'occasion rêvée pour l'ouverture de nouvelles campagnes contre cette extrême droite, soutenue par Trump, qui monte irrésistiblement contre « le droit des peuples »1. D'emblée le Bonaparte américain, immigré d'Ecosse, a refilé des tonnes de bombes à l'Etat colon, gage de paix comme promis par le bateleur de foire l'an passé !

L'élection de Trump signifierait-elle un affaiblissement de l'empire américain ?

Rien n'est plus faux. Le petit groupuscule qui imagine depuis des lustres un affaiblissement un affaissement de l'impérialisme américain se fourre le doigt dans l'Oeil2. On peut se marrer à le voir réitérer cette fable  du « repli du gendarme américain »:

« L’élection de Trump est un véritable camouflet, le signe que la bourgeoisie perd de plus en plus le contrôle sur son jeu électoral et ne parvient plus à empêcher un trublion irresponsable d’accéder aux plus hautes fonctions de l’État ». (…) « l’approfondissement de la crise du capitalisme et l’impuissance croissante des États à maîtriser la situation, que ce soit sur les plans géostratégique, économique, environnemental ou social, n’ont fait que renforcer l’instabilité politique à travers le monde : parlements écartelés, populisme, tensions entre les cliques bourgeoises, instabilité gouvernementale… Ces phénomènes témoignent d’un processus de délitement qui opère désormais au cœur des États les plus puissants de la planète. »3

Vacuité psychologique également leur affirmation d'un chacun pour soi quand Trump a dicté à Netanyahou de faire une trêve alors que ce criminel de guerre on nous le décrivait tout puissant et désobéissant à son maître américain.

À voir le retentissement mondial de l’investiture du 20 janvier, on saisit l’erreur du discours décomposeur décrétant le gendarme américain fini : c’est l’inverse, c’est le triomphe absolu de l’hyper puissance américaine. Première économie mondiale, grâce à la gestion prudente de Joe Biden, première armée par le budget, première nation technologique, un dynamisme démographique incroyable, un optimisme historique stupéfiant, des ambitions démesurées dont la conquête de Mars prônée par Elon Musk qui est en même temps un réel défit au ciel étoilé chinois, en stagnation économique. La réussite américaine, extraordinaire, souligne par contraste les déficiences européennes et le trébuchement russe. Car l’Occident est fracturé entre le vieux et le nouveau monde.  Mais l’impérialisme affiché de Trump, son appétit pour le canal de Panama, le Groenland, le Canada tient de l’effet rhétorique. Trump veut contradictoirement la paix et l’expansion, sa gourmandise territoriale est freinée par le souvenir cuisant de tant de guerres perdues depuis le Vietnam. Empereur et bouffon tout à la fois, il veut d’abord une allégeance totale des Etats européens tout en les poussant à relayer l'effort militaire de la bourgeoisie américaine. America at first ne veut pas dire qu'il aura les moyens de relever tous les défis face en particulier à une classe ouvrière américaine combative. Le protectionnisme nationaliste n'est pas une garantie contre le chômage ni la promesse mirifique d'une expulsion massive des immigrés mexicains.

UN BONAPARTISME PETROLIER

Reprenons ici ce que j'écrivais dans mes articles précédents.

Le bonapartisme est un phénomène cyclique dans l'histoire du capitalisme décadent, ce besoin qu'a la bourgeoisie d'avoir un commis au-dessus des partis, n'est pas intermède pacifique simplement, pour ressouder une unité nationale défaillante dans la compétition économico-impérialiste, il est marche à la guerre impérialiste de rapine. Notre Badinguet franchouillard nous avait entraîné dans une guerre stupide avec l'Allemagne, que nous avons perdue, qui a occasionné une courte expérience révolutionnaire en 1871 mais qui a mené finalement aussi à la Première Guerre mondiale. Trump, pas affolé par la montée de la Chine, est donc Badinguet II.

Comme notre empereur bis à barbichette il tient à s'emparer en premier de la matière première ou à en contrôler les plus importants gisements : 70% du pétrole se trouve dans la région cruellement et en permanence ensanglantée, 50% du gaz en Iran... Trump a gaffé en se mettant trop tôt l'Europe à dos. Même son « ami » Macron ne va pas rompre avec l'Iran puisque Total a déjà signé un contrat que nul juriste amerloque ne pourra faire résilier...


Le 1er février 2017, dans mon article « Trump un révolutionnaire ? » je notais que parallèlement au traitement démagogique des vagues de migrations, l'élection de Trump signifiait la fin de la « mondialisation heureuse ». Le jour suivant, dans l'article « Trump empereur révolutionnaire ? », je citais Ludovic Halevy se moquant de notre Badinguet :   Il (l'empereur) n’a pas manqué une occasion de faire des sottises ».Et je développais ceci : « Face à la protestation universelle des banquiers et des gauchistes contre le muslim act (interdiction d'entrée aux Etats Unis pour les ressortissants de 7 pays arabes et en plus pas ceux qui produisent spécialement des terroristes) je réplique, comme je l'ai écrit dans mon livre – Immigration et religion – que le Capital n'a jamais eu une âme charitable, de la part des crânes d'oeuf de la Silicon Valley jusqu'aux pires généraux faucons, car il ne s'agit pas de les intégrer (les migrants en surnombre) «mais de les domestiquer, de continuer à les soumettre en les maintenant dans les rets de la religion d'origine. Car, la bourgeoisie n'a pas oublié que traditionnellement les nouveaux arrivants du prolétariat pouvaient être des éléments dangereux, non seulement parce que leur rapide urbanisation leur faisait mettre de côté les vieilles croyances superstitieuses, mais les portait à combattre comme classe affirmée sur le terrain social  » (seul Richard Malka rappelle dans son dernier livre, dialogue avec Voltaire, qu'il ne faut pas négliger de combattre les religions, ce que tous les partis électoralistes considèrent comme un blasphème... électoral).)

Par ailleurs, et on l'oublie ou on l'ignore, mais le pouvoir d'un président américain est inférieur à celui d'un chef d'Etat européen. Trump n'a pas tous les pouvoirs et le bordel, pas la décomposition, assaille ses premiers pas. Plus de paix en Ukraine en 24 heures, blocages juridiques dans plusieurs Etats, interdiction d'atterrissage aux avions US voulant déposer des immigrés refoulés, etc. Mais là n'est pas le principal souci Trump qui dépend des financiers et surtout des trusts pétroliers est plus « dicté » que dictateur, comme le l'avaient corrigés les bordiguistes jadis concernant Hitler.

Pour en venir à l'essentiel, je ne puis que reproduire ce que j'écrivais le 28 octobre dernier (Une nouvelle drôle de guerre offshore) :

« La question du pétrole est mondiale, implique la domination de la planète, ce que la bourgeoisie américaine a réussi à maîtriser, et qu’elle maîtrise encore en pilotant son larbin l’Etat juif. Les crimes de l’armée sale d’Israël sont évidemment le moteur d’une explosion de l’antisémitisme, constat que tous les collabos juifs nationalistes repoussent avec horreur, mais arrange bien la domination américaine car dans l’impasse de cette idéologie débile, au moins les termes ne sont pas posés en lutte de classe contre la guerre ; islamophobie et antisémitisme sont devenus en fait les mamelles repoussantes de cette vieillerie, la guerre nationaliste, présentée comme « civilisation » contre un terrorisme qui n’est que le paravent de cliques étatiques, plus capitalistes qu’elles n’en ont l’air sous leurs jupes islamiques.

La compréhension et la dénonciation de la guerre ne peuvent en rester aux jérémiades sur la méchanceté du capitalisme comme s’en lamentent notre secte et les gauchistes qui, eux pourtant sans gêne, soutiennent les « libérateurs nationaux » mais terroristes larbins surtout de l’Iran et des « monarchies » arabes. Joyeuses libérations nationales pour les milliers de civils massacrés par la faute des deux camps INDEFENDABLES ».

Comme je le signalais le 28 octobre dernier c'est la découverte d'un immense gisement gazier en Méditerranée face à Gaza, au Liban et à l'Egypte que les appétits se sont aiguisés. Tout le monde veut sa part voire la plus grosse part. Liban, Israël, la Turquie (soudainement amie des gazaouis), liste non exhaustive. Face à cette évidence tue par les médias et ignorée par nos sectes maximalistes idéalistes, on peut comprendre que l'urgence de sauver les juifs ou de sauver les démocraties d'un terrorisme diffus au nom d'une civilisation "civilisation" hyper-armée , totalement cynique et criminelle, c'est du pipeau. Et nous prendre tous carrément pour des cons.

On n'avait pas prêté attention il y a une paire d'années à ce communiqué :"La bataille du gaz en Méditerranée | Le Liban et Israël sont encore virtuellement en état de guerre. Leurs frontières terrestres et maritimes n’ont pas été définitivement tracées et reconnues, même si des négociations historiques ont débuté le 14 octobre 2020. Au cœur des enjeux, notamment, un champ gazier offshore. Faute d’avoir défini leur frontière maritime, Israël et le Liban se disputent un champ gazier offshore. 

L'élimination (impossible) du Hamas sert en plus à faire la guerre par procuration à l'Etat fantoche libanais et par conséquent à ne plus être un concurrent de poids pour le pillage du gaz en Méditerranée, comme l'info nous le narre en ce moment. Des centaines d’habitants du sud du Liban ont bravé dimanche l’armée israélienne et tenté de revenir dans leurs villages, certains toujours occupés par les forces israéliennes qui ont ouvert le feu en leur direction, faisant trois morts et 44 blessés selon les autorités libanaises. Des correspondants de l’AFP ont aperçu des convois de dizaines de voitures, brandissant les drapeaux jaunes du Hezbollah libanais, converger vers plusieurs villages dévastés par la guerre entre la formation pro iranienne et l’armée israélienne. L’armée israélienne a ouvert le feu dans au moins deux localités frontalières sur «des citoyens qui tentaient de revenir dans leurs villages», faisant trois morts et 44 blessés, selon le ministère de la Santé.

Sans honte un barbouze israélien a été chargé de justifier ce meurtre des civils libanais
en déclarant vendredi que le retrait des forces israéliennes se poursuivrait au-delà de la date limite du 26 janvier. 
«L'accord de cessez-le-feu n'ayant pas été accompli totalement par le Liban, le processus de retrait par étapes se poursuivra en accord avec les États-Unis», a-t-il dit, alors que l'application de l'accord est notamment supervisée par les États-Unis (sic). Estimant que l'armée libanaise et le Hezbollah n'ont pas respecté les termes de l'accord, Israël «ne mettra pas en danger ses localités et ses citoyens» dans le nord du pays, a-t-il ajouté (mais peut tuer sans vergogne les libanais).4

Malgré la trêve, l'armée israélienne mène régulièrement des frappes, affirmant viser le Hezbollah, et l'agence officielle de presse libanaise ANI fait état de dynamitages dans les villages encore occupés. La bourgeoisie israélienne ne connaît pas le mot Trêve et préfère coloniser et assassiner des innocents dans la guerre opaque et planétaire pour les énergies fossiles.

 Les nombreux intellectuels français, surtout juifs qui apportent leur soutien à l'armée sale d'Israël sont donc complices des patrons américains pour éliminer le Liban de toute prétention à partager gaz et pétrole à défricher au bord des plages de Gaza! au nom du prétexte de la lutte antiterroriste contre le Hamas! dégueulasse et l'armée juive se permet de continuer à massacrer les civils libanais, après ceux de Gaza en toute impunité!

Enfin, en outre, le contrôle de la production et des champs pétroliers est une arme plus puissante que les chars d'assaut, périmés comparés aux drones.

Cela est concrétisé à chaque étape par les communiqués du principal gendarme encore fringant « il s’agit d’accentuer la pression financière sur Téhéran et « limiter la capacité du régime à récolter les revenus nécessaires à déstabiliser la région et attaquer les partenaires des Etats-Unis ». Pourtant chacun ne cache pas des craintes : « Ryad, Abou Dhabi et Doha refusent de laisser Jérusalem utiliser leur espace aérien pour répondre à l'attaque de Téhéran, craignant que l'Iran ne vise leurs propres sites énergétiques ».

Attendons de voir ce qui va se passer mais cela me déprime déjà.




NOTES

1Les Palestiniens «feront échouer» la proposition de Donald Trump de les relocaliser dans d’autres pays «comme ils ont fait échouer tous les projets de déplacement (...) pendant des décennies», a déclaré à l’AFP un haut responsable du Hamas. «Nous confirmons que notre peuple, avec tous ses soutiens, est capable de reconstruire Gaza», a ajouté Bassem Naïm, membre du bureau politique du mouvement islamiste palestinien, joint au téléphone par l’AFP. Le Djihad islamique, mouvement islamiste palestinien allié du Hamas à Gaza, a lui aussi dénoncé l’idée du président américain, jugeant que ses propos encourageaient les «crimes de guerre et crimes contre l’humanité». Ces «déclarations déplorables s’alignent sur les pires aspects de l’agenda de l’extrême droite sioniste et poursuivent la politique de déni de l’existence (...) du peuple palestinien», a ajouté le mouvement dans un communiqué, jugeant qu’elles encouragent «la perpétration continue de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité».

2J'écrivais ceci à l'époque de la première élection de Trump : « Du côté des derniers larrons du milieu maximaliste l'analyse est un peu en dessous de celles des trotskiens les moins bêtes. Le CCI gratifie "l'horrible" Trump du grade d'empereur décadent, nouveau Néron "imprévisible". Pire, il imagine que ce nouvel empereur - à ne pas confondre avec le socialisant Napoléon III - n'est pas soutenu par l'armée (quand on sait que le dernier coup de pouce gagnant lui a été donné par le chef du FBI...). Le rédacteur du CCI tombe dans les affres de l'aile clintonienne de la bourgeoisie US en croyant que Trump n'est pas capable de faire face à "la dangereuse résurrection de l'impérialisme russe".

3Dernier article depuis trois mois sur le site invariant du CCI.

4Les hostilités entre Israël et le Hezbollah avaient contraint 60.000 personnes en Israël et 900.000 autres au Liban à fuir de chez eux de part et d'autre de la frontière. Le député du Hezbollah Ali Fayyad, avocat de l'impuissance pacifiste a estimé samedi que «les prétextes invoqués par Israël» visent «à poursuivre une politique de la terre brûlée» et rendre «le retour des habitants (dans le sud) impossible». la nécessité qu'Israël «mette fin à ses violations successives, notamment la destruction des villages frontaliers (...) qui empêcheront le retour des habitants».

dimanche 19 janvier 2025

De la misère sexuelle en milieu immigré


Landru l'homme au 283 femmes

« Je préfère aller chez une française. Les femmes arabes, je préfère ne pas les fréquenter, car j’aurais honte de coucher avec une musulmane en France ». anonyme immigré

« Le travail, la vie, ce n’est rien si je ne peux pas faire l’amour ; c’est comme la mort ». immigré anonyme

 

 Nous pouvons affirmer, sans grand risque de nous tromper, que l’immigré en France est, après l'ouvrier et le chômeur, l’être le plus universellement méprisé. Si les raisons pour lesquelles on le méprise sont souvent de fausses raisons qui relèvent de l’idéologie dominante, les raisons pour lesquelles il est effectivement méprisable et méprisé du point de vue des clowns Zemmour et Le Pen sont refoulées et inavouées. Les tenants de la fausse contestation bobo savent eux pourtant les reconnaître, et s’y reconnaître. Ils inversent ce vrai mépris en une indifférence complaisante à la misère sexuelle. Ainsi l’impuissance du wokisme de gauche se pâme devant la prétendue éternelle culpabilité de la colonisation, et les sectes trotskiennes et féministes effectivement déclinantes (des Mélenchon et Poutou) se disputent jalousement un appui indifférentiste mais moraliste antifa ubuesque . Nous montrerons les raisons de cet intérêt pour les immigrés asexués et comment elles participent positivement à la réalité dominante du capitalisme dégénéré en religions débiles, et nous emploierons ces lignes à dénoncer un aveuglement volontaire : la sacralisation ne suit pas d'autre chemin que la désacralisation. :

Pas de vraie analyse du problème sexuel des immigrés dans la plupart des études publiées sur le web depuis des décennies. Une étude spécifique se contente de livrer les statistiques sur le débuts de l’activité sexuelle avant et après la migration, l’âge du début pour les jeunes femmes et les jeunes hommes mais rien sur le « marché sexuel » dans la métropole et les possibilités de rencontre. C’est encore pire dans l’ouvrage 1977 de Tahar Ben Jelloun qui ne fait que disserter sur l’impuissance du fait de l’expatriation, de la délocalisation ou des accidents du travail !?

 En matière d'immigration et de traitement de celle-ci le discours dominant est toujours assourdissant et mensonger. En 1977, sous le règne de Giscard d'Estaing, le régime s'apprêtait à prendre des mesures pour suspendre l'immigration familiale, qu'il n'a jamais prises, qu'il prétend envisager seulement 2025 . Discours fallacieux car, comme me l'ont témoigné mes amis manœuvres maghrébins, depuis des années ce regroupement est remis en cause, freiné aux douanes, et implique donc comme jadis que ce sont des groupes d'hommes sans femmes qui viennent travailler en France, avec tout ce que cela signifie comme privation affective et sexuelle (même si le portable abolit les distances auditives).

A l'époque le livre de Tahar Ben Jelloun1 fait figure d'importun en ce qu'il ose aborder un sujet indifférent à la gauche et à la droite bien-pensantes. Il aborde la question de la misère sexuelle des travailleurs immigrés, pas des racailles immigrées ni des maquereaux immigrés (que les cliques wokistes actuelles confondent et mélangent)

La publicité de l'ouvrage semblait engager le lecteur à ouvrir les yeux sur cette misère sexuelle et à sortir des redites sociologiques asexuées

« On a abondamment parlé du logement, de la santé, des conditions de travail, de l'absence de formation, mais presque jamais des files d'attente, le samedi et le dimanche, des Maghrébins dans les bordels de Pigalle et de Barbes. Tahar Ben Jelloun ose le faire, non pour nous apitoyer, nous culpabiliser, ou dénoncer le scandale. Plutôt, pour nous faire comprendre un aspect particulier de cette misère sexuelle, lorsqu'elle conduit certains exilés à une impuissance, considérée comme voisine de la mort : "la vie, ce n'est rien si je ne peux pas faire l'amour. C'est comme le cimetière ».

Or non seulement l'objet du livre esquive la question du regroupement familial et son éventuel lien avec une misère sexuelle maritale, voire polygamique mais il ne traite de la question que d'un point de vue clinique et à savoir par le petit bout de la lorgnette de l'impuissance masculine. Il est incapable de s'élever au niveau global et sociétal du problème En outre, comme simple vacataire d'un centre de médecine psychosomatique iJelloun révèle qu'il n'y connaît rien et ses conseils aux impuissants sont à mourir de rire : massez-vous la verge.

La publicité de l'éditeur est encore plus consternante, mélange de mépris colonialiste pour ce superstitieux arabe (il n'imagine pas que « c'est la faute à son psychisme ») et d'un racisme de gauche pas encore féminisable (« pour un maghrébin seule compte la puissance sexuelle »?)2 .

Parler du désir sexuel des immigrés à l'époque affolait certainement les délires de l'extrême droite, mais de la même manière qu'aujourd'hui tout viol est attribué à un immigré prioritairement. Mais là n'était déjà pas le problème. L'étudiant Ben Jelloun, future vedette de l'intelligentsia de la gauche bourgeoise ne s'est jamais placé du point de vue de l'ouvrier immigré qui débarque sans femme et qui, comme tout homme, veut, dans l'ordre ou le désordre : un travail, un logement et une femme.

Lorsqu'il descend du bateau à Marseille le jeune immigrant n'est pas en général impuissant. L'impuissance n'est pas une maladie spécialement répandue ni référentielle pour cette partie de la population. La question était et reste : que vais-je faire et devenir dans la société française  et par conséquent aurais-je droit au plaisir sexuel, ou plus romantique, à l'amour ?? Surtout que dans mon pays de généraux mafieux et de magistrats islamiques pas question de causer sexualité.

Ben Jelloun, au lieu de poser le problème sur le terrain de la rencontre ou plutôt de l'opposition entre deux cultures - et surtout sur le plan de la socialisation et des possibilités de communication, de rencontres, etc. - nous peint un immigré déjà réduit au bordel et du coup impuissant, puis, plus pervers, notre auxiliaire du blabla veut soigner « sa volonté »3 .

Le problème sexuel de l'immigré est réduit à l'impuissance de quelques uns. Imbécillité qui ramène et réduit le problème à une question de guérison pour un sujet qui est avant tout social, politique et humain. Une seule critique à l'époque, Martine Charlot, a dénoncé, mais en partie seulement, la supercherie4.

Cette thèse qui commençait sur un plan strictement médical, dont faux politiquement dès le départ, se déguisait aussi sous un langage ambigu, à la mode gauchiste néo-marxiste de l’époque:

« Ils ne trouvent en France aucune structure d’accueil sinon celles qu’impose la logique du capitalisme, c’est-à-dire des structures qui garantissent la rentabilité au mépris de l’humain, au mépris de la vie affective et sexuelle des immigrés ».

En voilà une idée bonne qui aurait dû commencer et déterminer un ouvrage vraiment politique et non pas d'aide soignant superficiel et ergoteur.

Des remarques d'importance prioritaires du point de vue méthodologique sont parsemées comme pétales de rose au milieu d'un discours psychologique de cacahuète, lorsque Jelloun remarque que la misère sexuelle que connaît l’immigré est comparable à celle que peut vivre un paysan d’une région sous-développée (sic) en France. Ceci dit en passant car on doit subir à la queue leu leu des interviews qui ne se concentrent  que sur l’impuissance (universelle?) et les troubles dans les testicules (problème très politique). Où le seul traitement apparaît être la masturbation.

Comme thérapeute incompétent et charlatan, Jelloun se pose là :

« Depuis qu’il ne va plus au bordel, il se masturbe, mais il se plaint d’avoir des éjaculations douloureuses. Je lui conseille de se masser la verge ». Il se permet des essentialisations bizarres et infondées : « Pour la mentalité maghrébine , seul le corps peut être atteint ». Il nous a fait le même coup plus haut on s'en souvient avec la « puissance sexuelle » supposée premier attribut du migrant. Il peut continuer sa diversion en focalisant sur l'islam au sortir de la société religieuse ascétique, mais toujours aux dires de « certains » pas de le lui, en tant qu'adorateur du roi du Maroc et d'Allah5 après son ascension littéraire et bourgeoise.

 PERMISSIVITE OCCIDENTALE ou envie d'échapper à la mafia étatique et à l'islam rigoriste ?

« Il est incontestable que l’émigré nord-africain considère les sociétés européennes comme des sociétés permissives où l’homme n’a pas la prééminence manifeste sur la femme (…)  la femme française ou européenne est souvent considérée comme femme de zina (péché), c’est-à-dire à la portée du désir. Elle est assimilée à une civilisation qui « avance techniquement mais recule dans les mœurs ».

 D'abord tous les immigrés nord-africains ne sont pas obligés de penser la même chose. Ce n'est pas l'idée de permissivité française ou européenne qui motive mes jeunes amis ouvriers sur les chantiers, mais de liberté d'aller et venir, liberté plus que restreinte aux pays des généraux mafieux surtout en Algérie. On a encore affaire à une projection d'intellectuel bobo hors des réalités, hier comme aujourd'hui.

De même lorsqu'il nous assure que les travailleurs nord-africains sont victimes du colonialisme et du racisme, voici ce que répondent mess amis kabyles et algériens :

- la colonisation, on s'en fout, c'est du passé ! Le racisme en 2025 ? Pas du tout, les gens nous respectent et nous aiment bien6.

C'est lorsqu'il veut justifier sur le plan politique sa focalisation sur quelques patients (qu'il est incapable de soigner, et à l'époque on n'avait pas encore inventé le viagra) que ce petit-bourgeois, précurseur des thinks tank de la gauche caviar démolisseur de la notion de classe ouvrière et promoteur d'une spécificité immigrée, sombre dans le ridicule. Les travailleurs immigrés seraient étrangers à la lutte des classes car...plus pauvres, et voués à se castrer par les accidents du travail. Plus débile tu finis en HP :

« C’est peut-être parce qu’ils se sentent étrangers à la lutte des classes en France (les travailleurs immigrés n’ont pas les mêmes moyens, ni les mêmes raisons pour lutter contre le grand capital que leurs camarades européens ; il existe bien sûr une solidarité collective, mais on constate qu’il existe aussi de grandes différences économiques et sociales entre la classe ouvrière européenne et le prolétariat importé) que certains travailleurs  transplantés avec violence expriment leur désarroi et aussi leur impuissance politique par le trouble psychique (…) on peut interpréter au niveau symbolique l’accident du travail comme le début d’une espèce de « révolte passive » qui passe par son propre corps : une mutilation symbolique ».

SE CONTENTER DE PARLER DE SEXUALITE DE SUBSTITUTION EST EXONERER UN SYSTEME QUI FAVORISE L'ISOLEMENT

 Toutes les questions sexuelles sont traitées finalement comme des maladies, en finassant et en théorisant dans un domaine, la sexualité, où Jelloun est aussi nul.

« D’une façon générale, l’homosexualité est une pratique courante au Maghreb, mais jamais affichée ». Oui mais c'est une généralité partout, même encore ici où elle reste considérée anormale. Sauf peut-être dans les prisons... Hérésie du point de vue freudien que de considérer l'homosexualité comme une réponse à la « répression » des mœurs !

A coup de « il faut savoir » et « selon certains » l'homosexualité serait une « sexualité de substitution »7 . Ce n'est pas faux en soi, mais pourquoi ne pas faire le lien avec l'expatriation et l'impossibilité de faire, pour la plupart, des rencontres hétérosexuelles ?

Ce serait alors la « guérison » par l'homosexualité !!!

Idem concernant le recours à la masturbation, mais vue encore (en 1977) comme une alternative condamnable (habitude malheureuse...qui rend sourd) :

 « Les pratiques solitaires sont entourées des mêmes tabous et interdits dans la société maghrébines que dans toute autre société ». « Le manque de contacts entre filles et garçons, le manque d’argent pour fréquenter les prostituées font que la masturbation s’installe chez les jeunes en tant qu’habitude malheureuse, culpabilisante, honteuse, inavouable. Il est à peine excessif de dire que tout le monde se masturbe ou s’est masturbé une fois dans sa vie, chose naturelle et normale. »

Tout le monde se masturbe mais c'est une blague de laisser dire que l'onanisme serait aussi « compensatoire » comme l'homosexualité ! L'ouvrage n'est donc pas à la hauteur de son titre « la plus haute des solitudes » pourtant génial. Parce qu'il place la question de la misère sexuelle ses immigrés sur le plan médical, psychologique et déjà avant-coureur des théories sur le genre, les bisexualités et tout le tintouin wokiste. Pour résumer grossièrement : tu trouves pas de femme (chercher femme n'est-ce pas ringard?), va donc voir du côté des homos ou branle-toi !

UNE ISSUE SOCIALE ET POLITIQUE... ?

Indépendamment des périodes successives, les demandes de rencontre depuis Landru dans le

petites annonces de Landru

chasseur français jusqu'à Meetic, ont toujours été aléatoires, risquées, décevantes ou parfois heureuses. Pognon, beauté, argent, ces trois mamelles du désir ont toujours là. Nous sommes tous devenus des étrangers au système dominant, immigrés de l'intérieur comme de l'extérieur, amoureux transis comme amoureux sans amour. Il n'y a plus les bals d'antan mais de multiples moyens informatiques qui tuent le plaisir. Des différences culturelles ont la vie dure mais sont aussi une réalité. La réputation des arabes et des turcs comme violents avec leurs femmes. Le nombre de violeurs étrangers majoritaires en prison ; ce qui est aussi compréhensible du fait de la misère sexuelle consubstantielle à « l'organisation sociale » de la solitude, couplée à ce nombrilisme généralisé des individus cornaqués par l'idéologie capitaliste. Mais chaque problème de faits divers présente un risque de généralisation abusive voire de putasserie politique.

Une solution ?

Oui mes amis prolétaires nord-africains, venez chez moi samedi, je ferai venir des femmes sympas. 


NOTES

1Ben Jelloun (Tahar), La plus haute des solitudes (misère sexuelle d'émigrés nord-africains) Le Seuil, Paris, 1977.- Coll. Combats 175 p

2« Après avoir essayé les remèdes traditionnels et les exorcismes, ils se confient à la médecine occidentale dont ils attendent un miracle. Ils n'imaginent pas un instant que leur psychisme puisse être en cause. Ils accusent les sorts, l'influence maléfique des femmes françaises, un accident de travail, le climat du pays d'exil. Il y a quelque chose qui atteint une virilité autrefois sans défaillance : la radio devrait déceler la présence et l'origine du mal, les piqûres l'éliminer. Ils supplient que l'on trouve le remède qui leur rendra la vie. En effet, pour le Maghrébin, la puissance sexuelle, c'est ce qui permet, avant tout, d'exister comme homme véritable. Sans elle, on n'est plus rien. C'est ce qui permet d'affronter le père, de répondre au désir de la mère, de soumettre la femme à son pouvoir, d'engendrer, de connaître le chemin de la jouissance . Si l'on peut, en exil, conserver cette puissance, rien n'est perdu. Si elle vous abandonne, on n'existe plus : "le sexe, c'est le. vie, c'est ma vie, si je le perds, je meurs". En émigration, le désir du travailleur immigré est nié. Il existe pour devenir une machine. S'il laisse entrevoir son être désirant, il fait peur et la violence raciste à son endroit redouble ».

3« Il lui reste la satisfaction clandestine chez les prostituées ; mais c'est une satisfaction coupable, condamnée par le milieu d'origine, et répugnante par ses conditions : cinq minutes sans tendresse pour de l'argent soustrait à la famille. Ou c'est la masturbation, ou bien encore, la pire des hontes, l'homosexualité. Alors, l'émigré maghrébin développe en lui, sans le savoir, la "volonté" de ne plus exister sexuellement, de ne plus être présent au monde par la dialectique de la jouissance et aussi, de ne plus se perpétrer par une nouvelle progéniture". Il est devenu impuissant, et c'est sa "volonté" qu'il faut soigner « .

4« Au départ, il s'agissait d'une thèse de troisième cycle. Pour la rendre consommable, et supportable à un large public, on a surtout retenu de courtes monographies et des témoignages d'émigrés qui décrivent leur impuissance sexuelle. On ne trouve à peu près rien d'autre : néanmoins, les émigrés ont dû parler d'autre chose, de leur logement, de leur travail, du racisme. La totalité des propos de quelques-uns d'entre eux -et non la succession de trop nombreux cas assez semblables et trop rapidement présentés -aurait aidé à mieux comprendre. Il est dommage également que les analyses d'inspiration psychanalytique de l'auteur aient été réduites à quelques pages. »

5« Les relations sexuelles en dehors de la légitimité et religieuse sont sévèrement réprimées, du moins en principe ; la prohibition du Zina (adultère) est invoquée par certains pour expliquer en partie la pratique de la polygamie ».

6« L’analyse qui consiste à rendre responsable le colonialisme de la situation actuelle des pays maghrébins, obligés d’expatrier une partie de leur prolétariat, est plus le fait des intellectuels que des travailleurs immigrés ». Elle reste cependant vraie. L’immigré rend souvent responsable la France pour ce qui est de sa situation ». Or, après de multiples entretiens je peux confirmer que c'est faux même en ce moment de déchaînement orienté et policier de l'idéologie bâtarde du nationalisme algérien.

7« Considérée par certains comme une sexualité de substitution, l’homosexualité est une réponse à la répression qui sépare les sexes et surtout veille à ce que les jeunes filles arrivent vierges au mariage ». « …il faut savoir que, comme me l’ont confirmé plusieurs  maghrébins, l’homosexualité est considérée dans bien des cas comme une preuve supplémentaire de puissance sexuelle et parallèle à l’hétérosexualité ; elle est considérée dans bien des cas comme une étape rendue nécessaire par le manque de rapports avec l’autre sexe chez les adolescents ».

« l’homosexualité, quand elle n’est pas doublée d’une pratique hérérosexuelle, reste considérée comme une transgression par rapport à l’ordre établi ».