"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

dimanche 16 juin 2024

LE PARTI DE LA PEUR ET DE LA SUFFISANCE

 

PLACE A LA LUTTE DES PLACES

Pourquoi ont-ils manifesté les bobos étudiants et syndicalistes des grades villes ? Contre un fascisme inexistant ? Contre Macron, non puisqu’il use de la stratégie de la peur avec laquelle ils sont complices! Mais bien contre un résultat électoral »démocratique » qui les gêne ! 
Les fachos c’est donc la gauche caviar et bobo !

A leur côté, dans les salons feutrés, voici les antifascistes gouvernementaux avec à leur tête l’ange Gabriel qui ne peut laisser que perplexe… lui aussi comme la gauche du front culinaire en promettant lui comme la gauche culinaire de distribuer l’argent à tous … quand à la veille de la catastrophique annonce il était question d’économiser 10 milliards  Les belles promesses augmentatrices pleuvent comme cette remise en cause totalement improbable de la retraie à 64 ans que les milieux financiers ont eu tant de mal à faire valider. Les marchés financiers ont clairement répondu: merde!

Le RN est le seul à modérer ses promesses et à faire marche arrière, probablement parce qu’il risque de ne pas pouvoir les tenir car tout confirme qu’il va finir en tête, même si la bourgeoise fait tout, avec hystérie, pour qu’il n’obtienne pas la majorité absolue et soit à la merci de la fraction de droite ralliée avec Ciotti, représentant plus sérieux de l’oligarchie et à l'humeur du sieur Macron lorsqu'il lui conviendra d'appuyer à nouveau sur le bouton dissolution pour jeter à nouveau une nouvelle grenade incapacitante à toute alternative au système bourgeois régalien ; il est hors de question de laisser rééditer l’expérience désastreuse de 1981 à 1983. Plutôt le chaos que de nouvelles augmentations de salaire!

La soudaine perte de crédibilité du front culinaire n’est pas due au seul Mélenchon (quoique rien n’empêche que ce franc-maçon n’ait pas négocié en catimini avec l’Etat profond un deal pour couler provisoirement leur programme débile en vue d’attendre 2027). La façon dont le front culinaire a commencé par négocier et découper le gâteau électoral – au siège le plus ridicule et réduit par l’élection…les verts de rage – pour, seulement ensuite – parler de programme rapidement ficelé en promesses de raser gratis, a eu pour effet de révéler encore plus leur mépris de la classe ouvrière : puisque ces cons d’ouvriers racistes ne croient plus à ce fantasme cinquantenaire du retour d’Hitler avec béret Ricard, on va leur jeter des sous ! Leur promettre en tout cas car, Macron est peut-être méchant mais quand il laisse défiler tous les économistes chevronnés sur les plateaux, on comprend simplement que c’est intenable dans le système capitaliste. Si, sur leurs tréteaux de foire,  tous ces crétins d’une économie sociable sous règne du capital mondial étaient révolutionnaires, ou pas illogiques, ils diraient « la révolution maintenant, insurrection » ! Et pas, encore plus débile, à l’unisson de leur public islamo-communautariste crier : Macron et Bardella, on va vous égorger ! ».

Macron n’est pas du tut du genre impulsif, comme sa classe d'appartenance, ou à obéir à un quelconque conseiller lambda. Il apparaît que sa pochette surprise a été préparée il y a de longs mois, surtout avec les cadres financiers. Hélas le raz de marée en faveur du parti le plus contestataire et moins soumis que les dits insoumis, totalement soumis au rejet comique du fascisme par le chefaillon de l’Etat, est venu perturber la « grenade jetée dans les jambes » (de la racaille parlementaire, dixit Macron selon Le Monde).

L’heure est « grave », toutes les belles greluches à brushing parfait sont boostées dans tous les cirques télévisuels pour déplorer non leur peur mais leur « haine » du facho car il faut en prémunir la France des coiffeurs et des beaux culs.

Macron n’est ni un idiot ni un taré, comme l’a taxé l’enfantin Star Trek d’Amiens, qui pose au créateur du front culinaire, ce qui fait radical mais pour faire l’impasse que les vrais tarés sont les pantins de la gauche bourgeoise décrédibilisés comme le pantin Flanby qui espère retrouver un scooter électoraliste, après avoir flingué l’industrie nucléaire et laissé le petit dictateur libéral lui succéder1. La mise en scène de l’opposition superfétatoire des deux « extrêmes » était prévue, afin de les dézinguer à tour de rôle par…étapes. On va voir que, si les sondages en général ne se trompent pas, c’est une méthode en effet scientifique, ils sont avant tout un instrument de manipulation. Face à l’évidence surprise du score du RN, la réplique a été subtile : l’invention du front culinaire en trois jours avec l’association de toutes les racailles de la gauche caviar et des écolos va-r-en guerre dont on avait subi les insultes et délires pendant des semaines, puis au quatrième jour un programme dessiné sur un coin de table qui ne pouvait cacher, malgré le ronron ringard traditionnel gauche utopique et consensuel avec les masses petites bourgeoises, mais seulement hors du pouvoir. Deuxième surprise, l’hameçon semblait prendre voire venir menacer le RN en son sommet. Rétropédalage avec un nouveau Ciotti de gauche, Mélenchon soi-même, un « même » traître à la sacro sainte démocratie.  En somme, voilà de quoi plomber les « deux extrêmes » et voguer vers une énième restauration du centre sauveur émérite face à la caducité du faux dilemme droite/gauche bourgeoises. Or comme ce « centrisme bourgeois » ne fait toujours pas remonter, la mayonnaise, nouvel épisode pour la suite des 15 jours restant du feuilleton électoral, très suivi par une majorité des spectateurs et de sectateurs semble-t-il :

LA PEUR !

LE PARTI DE DE LA STRATEGIE DE LA PEUR

Depuis au moins cinquante ans, voire plus, le parti de la peur, celui qui s’en sert comme celui qui sert d’épouvantail, a toujours été le moyen principal de domination de la bourgeoisie : la peur (justifiée) du nazisme dans les années 1930, la peur des « communismes » au temps de la guerre froide. Le parti de l’étranger,  Tout ce qui était à gauche du centre politique était suspecté de vouloir affaiblir la volonté de défense du pays. De cette manière, l’anticommunisme était aussi un moyen pratique de marginaliser la critique de l’État, de l’armée et de la patri. L’usage de cette peur explique la longévité du gaullisme, et fait qu’il reste la référence de TOUS les partis politiques en France depuis le petit gauleiter Zemmour jusqu’au Chavez français.  Même stratégie avec l’antifascisme de la déplumée NUPES des DUPES. Le problème est que cette peur si elle conditionne encore les nombreuse couches petites bourgeoises citadines, le prolétariat s’en fout dont les principales peurs sont relatives au chômage, à la pauvreté et aux menaces des va-t-en guerre Macron et Glucksmann (traduction de l’allemand : l’homme du bonheur, sic ! depuis qu’il s’est fait rouler par « les appareils » et est retombé aussi bas que Jadot comme je l’avais prévu).

Entre en piste ce dimanche le fade truqueur chauve des sondages un certain Sananès, vigile habituel de la sondologie d’Etat :

« Une « victoire relative de la dédiabolisation du RN ». Voici comment Bernard Sananès, président de l'institut Elabe, analyse le résultat clé de notre étude réalisée mardi et mercredi, après le choc de la dissolution : seul un Français sur deux s'inquiète de l'arrivée de Jordan Bardella à Matignon ».

La question a évidemment été posée après que Macron l'ai distillée , insistant sur l'incompétence du RN et sur l'invraisemblance (bien vu) du fromage du front culinaire. L'ange Gabriel, Dupond le mari d'Isabelle Boulay, le conseiller Sarkozy et les sous-ministres se chargeant de répercuter la bonne parole, plus simplistement antifa, mais soulignant l'incompétence du RN et surtout du merdeux Bardella sans expérience de la rouerie étatique. A u fur et à mesure que se succède les répliques du camp présidentiel, et en effet il contre tout, souvent fort justement au plan économique et contre le chaos qui vient, ça ne marche toujours pas, même avec les belles midinettes qui jouent aux journalistes avisés sur les plateaux du cirque télévisé. Ne reste-t-il plus que la trouvaille d'un scandale de cul chez le RN ou une croix gammée dessinée su un cahier d'écolier de Bardella ?

Suivons encore la contribution obligée de Sananès, qui est tout de même intéressante concernant les peurs de la bourgeoisie :

« Ceux qui tremblent le plus ?2 Les électeurs de Valérie Hayer, tête de liste Renaissance aux européennes (93%) et de Manon Aubry, tête de liste de La France insoumise (89%), mais aussi les plus de 65 ans (60%). Une inquiétude très présente chez les habitants de l'agglomération parisienne (57%) mais beaucoup moins dans le monde rural (40%). Autre chiffre marquant : placées devant la possibilité de l'accession du RN au pouvoir, 20% des personnes interrogées se disent « indifférentes ». « Ceux-là ne sont peut-être pas favorables au RN mais se disent que ce n'est pas si grave », poursuit Bernard Sananès. « Nous avons aussi interrogé les Français sur leurs souhaits de victoire aux législatives. Le RN arrive en tête (32%), mais l'alliance de gauche n'est pas si loin (26%) (mais c'était avant la purge stalinienne). « On y lit un potentiel de mobilisation avec une dynamique comparable à celle des législatives de 2022 »3, poursuit Bernard Sananès. Quant à la dissolution, près de (58%) 6 Français sur 10 y voient une bonne décision. À commencer par les électeurs de Jordan Bardella. Ceux de Valérie Hayer approuvent également. « Preuve que l'argument de la clarification avancé par le président est un argument audible pour son électorat », conclut Bernard Sananès ».

Beau résumé « macronien » qui abonde face au parti « qui fait peur » pour sa place à Macron. Macron ne croit pas aux sondages, mais il semoque du monde, ils sont en général fiable, et il a dû prendre dans la gueule le sondage alertant sur l'embellie du RN. Il a beau faire le main, mais le RN est parti pour l'emporter, ce qui serait un moindre mal pour le patronat que les cinglés désunis du front culinaire. Il faut constater que la bourgeoisie fait tout pour amplifier son propre chaos, donc restreindre la montée du RN pour l'empêcher de détenir la majorité absolue. Le RN est un parti caméléon, plus que les cliques démagogiques de la gauche bourgeoise, il saura s'adapter aux exigences de l'Etat bourgeois maintenu, comme le fît le simplet Bolsonaro, même avec de ridicules manifs de rue des bobos antifas. Macon à qui il est reproché de vouloir se maintenir dans cette hypothèse, pourra apparaître comme le dernier barrage face aux « fachos au pouvoir », puis les laisser se décrédibiliser le moins longtemps possible en révélant leur incompétence puis dissoudre à nouveau. Suffisait de programmer mon cher Hitchcock


L'ORCHESTATION DE LA PEUR

Cette a été mise en exergue et fabriquée ou restaurée par les principaux défenseurs d'un capitalisme dépollué : la main verte kaki des écolos bobos. Agitant non la peur de la destruction du monde par la guerre permanente (quoique en soutenant la participation nationale à la guerre impérialiste en Ukraine)mais de la disparition de la terre du fait du réchauffement climatique .On ne prend pas en compte le fait que la bourgeoisie récupère régulièrement lubies ou délires de la petite bourgeoisie. Finalement principaux sponsors du grand remplacement, les bourgeois devenus écolos ont mis en place une dramatisation sociale, insistant sur les risques des déplacements des populations menacées par les inondations liées au réchauffement climatique. De quoi participer à la montée des inquiétudes sécuritaires dans les pays favorisés. Ce type d’interventions sert parfaitement à diluer la lutte des classes en faveur d'un souci primordial de non pas sauver l'humanité du capitalisme mais la planète considérée comme un espace neutre où tous les chats seraient écolos...et sans souci de niveau de vie et de considération sociale. La prégnance de cette idéologie confirme, pour les plus intelligents en politique de classe la collusion entre les sphères des divers partis politiques, tous devenus écolos, et les médias.

Plus généralement au plan politique des chercheurs en sciences sociales ont analysé l’influence de la peur sur le raisonnement social et politique, qui joue surtout parmi les couches petites bourgeoises et les étudiants, avec leur crainte très compréhensible pour leur avenir. . L’anxiété généralisée affecte la qualité des capacités de réflexion et de raisonnement. L’attention fixée sur le danger ou une menace diminue la capacité de traiter l’information et augmente les conduites d’échappement au risque. La psychologie politique a dégagé d’importantes implications de ce phénomène pour l’étude des relations raciales, la crainte de la criminalité, les réactions face aux menaces environnementales, au terrorisme, etc. Le pouvoir actuel et la gauche bourgeoise agitent une peur irréelle du fâchisme quand le RG agite une peur réelle de l'immigration de masse. Les quartiers bourgeois restent bien protégés quand les quartiers prolétaires sont l'objet de trafics, de meurtres répétés, d'invasion de femmes voilées, de comportements évitant voire méprisant des récents immigrés, etc.

Des analyses comportementales ont aussi mis en évidence une tendance chez les personnes en proie à une anxiété diffuse à devenir moins tolérantes à la différence, plus enclines à utiliser des stéréotypes et à manifester de l’agressivité face aux étrangers ainsi que de la conformité face aux normes culturelles et une préférence pour les leaders politiques affirmant chez les gens de droite comme de gauche, une vision nationaliste à géométrie variable, en version patriotique comme cosmopolite. Du côté des populistes de gauche les faits diverse sont présentés comme des cas isolés qu'il ne faut pas « essentialiser » Du côté des populistes de droite, insistant sur une criminalité immigrée réelle, que refuse de prendre en compte le populisme d'en face car ce serait secondaire, plus d'expulsion et de police réduirait les problèmes. Mais ces vrais problèmes sont dissous au départ car l'insulte prévaut des deux côtés des populismes.

Le psychologue social israélien Bar-Tal (2005) a montré qu’à ce type de mentalité correspond une rhétorique de la construction de l’autre ? N'est plus politique, « ...mais obéit à un processus de « dé-humanisation » visant à « délégitimer » l’adversaire, à l’exclure moralement du monde des valeurs et normes humainement partagées. Les traits caractérisant l’image de l’autre, qu’il soit palestinien ou israélien, le placent dans un espace infra-humain (animal, sauvage, etc.) ou sur-humain  (démon, monstre, diable, etc.), lui appliquent des étiquettes l’assimilant à des groupes rejetés (nazis, colonialistes) ou des figures négatives (Vandales, Huns). Chaque groupe dispose d’un répertoire propre de représentations qui servent de symboles du mal, du diabolique, de la brutalité ou de la méchanceté. Cette dynamique met bien en évidence que la peur est articulée à des systèmes de représentations produits autour d’un enjeu défensif d’ordre territorial, identitaire et vital. »4

En tout c'est mal barré pour Emmauel Hitchkoc dont les scénarios n'étaient bons qu'au cinéma. A chaque jour surgit sa peine et le ridicule de ses concurrents. Chaque jour et aujourd'hui nous sommes tous, pour la première fois de l'histoire intéressés à l'effondrement de la crédibilité, pour ne pas dire la débilité, de tous les partis politiques. On n'a pas fini de se marrer surtout avec la pantalonnade de la NUPES remise en orbite avec autant de boules puantes, avec le procureur Bompard, nul comparé au gifleur Quatennens (peccadille comparé aux PN qui peuplent le milieu artistique)  éliminé par les bourgeoises féministes, et qui se montra franchement ridicule ce midi sur BFM dans la défense hallucinante du gourou stalinien Mélenchon. Qui va faite donc couler le front alimentaire pour chasseurs des bons postes politiciens. Contrairement aux supposées projections à la 50/50 la NUPES claudiquante va se ramasser une bonne baffe électorale.

Contribuant à faire gagner les exclus et le RN , ou n'importe quel candidat de droite ou de gauche molle. Comparer des merdes comme Bompard à des personnages historiques comme Blum, mais pas en tant que politicien bourgeois, me conduit à penser que Mélenchon es comparable à Johnny en fu de parcours : abîmé par une trop forte consommation d'alcool et lucidité proche d'Alzheimer.

"Matignon n’est pas un sujet existentiel. Je ne suis pas en train de construire une carrière Les insoumis ont produit des dirigeants capables", assure l'ancien député des Bouches-du-Rhône, après avoir dit se sentir "capable" de devenir Premier ministre."Quand Léon Blum devient chef du gouvernement en 1936, il n’est pas au niveau de Manuel Bompard, ni de Mathilde Panot ou de Clémence Guetté, il était critique d’art et dirigeant marxiste du Parti socialiste".

À suivre ce vaudeville, passionnant pour une petite bourgeoisie hystérique et complètement manipulée dans son impuissance, mas navet lamentable pour le prolétariat. Ce dernier ne pouvant s'affirmer dans ce merdier électoral comme l n'avait pu s'affirmer pendant la crise des ilets jaunes orchestrée par la petite bourgeoisie provinciale. En plus dans ce cadre électoral bourgeois complètement ficelé par la classe dominante. Mais avec un bon point exceptionnel : le dégoût de tous les partis politiques et des médias. Y compris du RN qui ne fait office que de panneau publicitaire dans la mesure où il fait figure, pur pas très longtemps, de victime d'un acharnement médiatique outrancier qui n'efface pas sa nature bourgeoise et inquiète pour l'ordre national bourgeois, surtout à cause de la débilité de la gauche caviar et bobo. L'Etat macronien recrute soudain célébrités et fouteux, cela fait partie du programme pour voter bcbg pour une compétition européenne. Il n'y a plus de sport apolitique. Le sport est désormais de gauche et fidèle à Big Mac. Nous, on s'en fout de l'opinion autorisée de ces...milliardaires. Et merci à Serge Klarsfed.

NOTES

1 Le gentil Glucksmann nous avait fait bien rigoler en proposant l'ancien syndicaliste collabo Laurent Berger comme futur premier ministre, mais l'idée n'était si bête qu'on l'a dit. Même le come-back de Hollande. L'échec du front culinaire, même s'ils font semblant de ne pas s'en rendre compte est qu'ils n'ont plus de chefaillon, Mélenchon n'est plus rien qu'un gourou de secte néo-trotskienne. Or un vrai groupe populiste ne peut vraiment parader qu'avec un chef charismatique. Le RN l'a compris, même s'il lui reste encore un pas à faire pour éliminer mamie Le Pen qui fait de l'ombre au jeune prodige, vraiment populaire pour son allure élégante, ses mains jointes et son contrôle de soi. Aucun chefaillon d'un tel type, sauf des vieux cons haineux à gauche et des féministes bourgeoises hystériques.

2Non d'abord ceux qui tremblent le plus sont les vedettes de la mafia artistique dépendante de la gauche bourgeoise et les assocs du commerce secouriste immigrationniste.

3L'interprétation est sujette à caution, la NUPES reconstituées dans des conditions rocambolesques présente pas mal de candidat de couleut anti-raciste, noirset arabes (qui comptent en banlieue islamisée) . Cette « couleur politique » avec présentation d'abrutis communauatistes va coûter à la secte, dans la pluprt des cas là où il y a un candidat modéré ou PS, ils ramassent leur veste et surtout face surtout au RN !

4https://doi.org/10.3917/nrp.012.0239

vendredi 14 juin 2024

LA FILOUTERIE DU NAIN RIDICULE PUJADAS

 


Le mépris de classe puant 

de la télévision d'Etat


Hier, sur la principale télé politique de l'Etat, LFI, David Pujadas nous présenta un prétendu échantillon de base des français, en particulier pour une partie confrontés à ceux qui déclarent voter Bardella. L'émission, prétendue hors des débats politiciens habituels fût pire en termes de mépris et d'humiliation que les débats insultants entre compétiteurs des diverses cliques politiques.

Evénement présenté comme ceci par l'info attrape mouche sensationnaliste du site pipole-cul Microsoft : Ce jeudi 13 juin, LCI présentait une soirée spéciale, intitulée "La grande confrontation : deux France face à face" et présentée par David Pujadas, à l'occasion des élections législatives anticipées organisées les 30 juin et 7 juillet prochains après la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron. Le principe : 12 français de différents horizons débattent avec des responsables politiques sur des sujets d'actualité. Dans un premier temps, ce sont des représentants du Rassemblement National, arrivé en tête aux élections européennes, qui se sont confrontés à ces personnalités. Parmi celles-ci, le comédien Yvan Le Bolloc'h, qui a, à plusieurs reprises, exprimé son opposition au parti d'extrême droite".

Contribuant au soutien pervers à Macron, via un souci ouvrier dont les artistes néo-staliniens se fichent pas mal (avec leurs salaires mirobolant », Microsoft start (politicu)ne retient que cette noble interruption du nombriliste comédien contre le mou RN Jacobelli :

« Votre parti se revendique proche des ouvriers, du peuple, de tous ceux qui se lèvent le matin pour aller travailler", lance-t-il. "Alors pourquoi avez-vous voté contre l'augmentation du SMIC à 1500 euros net ? Pourquoi avez-vous voté contre l'indexation des salaires sur l'inflation ? Pourquoi avez-vous voté contre la revalorisation des salaires des fonctionnaires de 10 % ? Pourquoi avez-vous voté contre la suppression des aides publiques aux entreprises qui ont augmenté les dividendes des actionnaires sans augmenter leurs salariés ?" a-t-il enchaîné ».

"Laissez-le vous répondre", intervient alors David Pujadas. "Eh ho, il passe sa vie sur les plateaux télé, moi je viens une fois par an, alors tu permets que je développe David !", a-t-il poursuivi, en montant le ton ». Le développement d'un artiste des variétés politiques de la gauche bourgeoise et assoiffée de revenir, en jupes mode front popu mitées, au pouvoir d'Etat...pas du tout anti-capitaliste.

Or tout cela, les ouvriers le savent ou peuvent le voir, nonobstant que la gauche bourgeoise et Macron font autant de promesses qu'ils ne tiennent pas et que le PRINCIPAL SUJET EST LA VIOLENCE DONT LES PROLETAIRES NE SE SENTENT PLUS PROTEGE PAR L'ETAT LEQUEL ETAT VEUT EGALEMENT LES ENVOYER SE FAIRE MASSACRER EN UKRAINE, ce que tous ces suce-boules de Big Mac font sembler d'oublier en criant vertueusement au fascisme et au racisme !

On se serait cru dans une vulgaire assoc de parents d'élèves où les ouvriers sont généralement absents ou trop infériorisés pour prendre la parole.

Composition du panel de français « de tout horizon » non engagés politiquement. Voici d'abord les anti-Le Pen antifascistes de salon. Trois petits patrons fervents de l'immigré à petit salaire, deux femmes cadres financières dont une d'origine arabe qui se présente comme apolitique et exemple d'intégration réussie...dans la bourgeoisie. Puis un français vraiment moyen et inconnu du public le célèbre clown Yvan Le Bolloc'h , fils de parents staliniens, célèbre après sa promo à Canal+ et l'émission Caméra café, qui soutint Ségolène Royal puis Mélenchon et les gilets jaunes pour promouvoir le groupe de musique minable qu'il avait sondé.

Enfin un autre personnage peu connu du public, un véritable français moyen aux opinions humanistes, un certain Jean-Marc Dumontet, qui déversera sans compter son mépris sur ces cons d'électeurs du RN qui ne savent pas ce qu'ils font. Or cet inconnu choisi dans le panel de français lambda n'st autre qu'un grand bourgeois macroniste. Il suffit de se porter sur sa biographie sur wikipédia.

. Comme son père et son grand-père, il était depuis l’âge de 5 ans, « programmé pour être notaire » . Passons sur sa formation de journaliste dans des journaux de droite. Il prend ensuite la direction du magazine économique Objectif Aquitaine en 1993 et crée l'année suivante le Journal des Présidentielles, journal national destiné à couvrir l'élection de 1995. Il s'entoure d'un comité éditorial composé de Michèle CottaPhilippe Tesson et Dominique Jamet. Il va poursuivre son ascension dans le milieu du spectacle sponsorisant Nicolas Canteloup, Il rachète ensuite la plupart des théâtres parisiens et promeut une liste éloquente de nombreux acteurs et comiques. Autant dire un français moyen indépendant d'esprit. Pour preuve Il a animé en 1988 un meeting de Jacques Chirac devant 15 000 personnes à Bordeaux.

Lors de l'élection présidentielle de 2017 il soutient Emmanuel Macron, dont il vante la « modernité » et l'« audace folle ». Il s'interroge dans le journal Le Point s'il n'y a pas « du Bonaparte chez ce candidat ». Pour lui, ce qui sous-tend le candidat d'En marche ! serait « révolutionnaire » Il conseille le candidat pour ses meetings (mise en scène, langage corporel...). Il maintient son soutien à Emmanuel Macron en 2022, en tant que référent culture. Seule la presse pipole signale que Macron est coaché par un « célèbre producteur ». Ce larbin de Macron est Officier de l'ordre des Arts et des Lettres  depuis le 23 mars 2017.

En face : une belle sexagénaire ancienne chauffeur routière, une petite commerçante, une jeune mère de famille juive, un écrivain d'origine marocaine Driss Ghali, considéré comme le Zemmour arabe (par le journal nationaliste Jeune Afrique) pourtant pas con comme Zemmour montra une hauteur de vue qui ridiculisait les antifas primaires macroniens.. Un jeune avec la traditionnelle casquette de travers d'animateur de site branché qui fût excellent face à la clique bourgeoise. Et, pour ridiculiser un peu plus ces électeurs complices du diable, Pujadas leur a collé l'antiquaire véreux Pierre-Jean Chalençon qui va faire le clown tout au long de l'émission. Le personnage est assez typique de la corruption de la bourgeoisie. En 2020 il est un des clowns de l'émission humiliante « Affaire conclue » où des pauvres prolétaires sont ridiculisés en train de vendre leurs objets sans grosse valeur. Il s'endette malgré sa grosse fortune. Il compte parmi les personnalités présentes au premier meeting de campagne d'Éric Zemmour, pour qui il vote au premier tour à l'élection présidentielle française de 2022. Le 24 juin 2020, il est présent à la célébration des 92 ans de l'ancien président et cofondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen . Il est placé en garde à vue à la suite de dîners bizarres dans les quartiers bourgeois avec des ministres. Il est également Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres depuis 2007.

Un débat faussé et piégé

.Le petit télégraphiste de l'ordre dominant, après avoir présenté d'aussi célèbres inconnus, qui peuvent ainsi exprimer librement, vraiment librement ce qu'ils pensent, dans le respect, auront affaire avec ceux qui contestent le RN et on verra comment ils vont les convaincre. Sans préciser que quatre intellectuels macroniens vont emberlificoter des électeurs ordinaires peu habitués à un débat public.

C'est toujours le sensationnel qui prévaut pour aguicher le spectateur, aussi la parole est-elle donnée à cette cafetière victime de violence « étrangère ». Un joue elle voit arriver deux immigrés qui demandent les WC. Elle leur signifie que c'est réservé aux consommateurs. Ils lui pètent la vitrine avec un pavé : « vous comprenez je n'avais jamais voté jusque là, c'est pourquoi j'ai voté Bardella. La retraitée ancienne conductrice de camion et le jeune à la casquette témoignent aussi de leur peur, du règne des mafias terroristes même dans les petites villes de province. L'intellectuel Driss Ghali abonde dans leur sens en précisent qu'il ne s'agit aucunement de viser tous les immigrés mais qu'il y a un laisser faire de la justice.

Le camp bourgeois macronien va ensuite passer à l'attaque sur l'air du vous êtes complices des waffen SS, tout va très bien c'est le RN qui nous divise. Les petits patrons témoignent du sérieux de leur brave employé immigré dont ils ont obtenu la régularisation, bien que le brillant Driss les interrompe d'un « pour quel salaire et division avec les ouvriers français ? ». Une bobo brune et hystérique, draguée au même moment par le vieux beau Le Bolloc'h et ses cheveux blancs, lui crie « c'est des conneries ».

C'est au tour du chevalier de la légion d'honneur, JM Dumontet, de se démonter : « vous êtes dans l'exagération et inconscient de pur qui vous votez. Nous avons la chance de vivre dans un merveilleux pays. L'électricité est une denrée rare et la moins chère de tous les pays.

On est heureux que le jeune à la casquette le remette en place :

  • c'est Hollande et Macron qui ont saboté le nucléaire et l'Allemagne qui nous ressort les centrales à charbon !

Pujadas appuie ensuite sur la question de la sécurité en donnant la parole au jeune qui prend la défense de la police (quelle horreur ma chère!) lors des refus d'obtempérer et qui trouve normal qu'elle tire, même avant, pour flinguer ceux qui vont tuer plus loin un simple passant.

  • pas de ça dans mon émission, hurle Pujadas

Entre deux lignes de coke, Le Bolloc'h hurle : « retire ça » !

Le jeune ne se démonte pas : « je ne suis pas partisan de Bardella mais il faut réagir face à ceux qui vont tuer une personne plus loin ! ».

Le Bolloc'h se lance à plusieurs reprise sur l'accueil, humain nécessaire pour les migrants et contre les waffen SS du « front national ». La camionneuse et la commerçante laissent éclater ponctuellement leur colère que les amis bourgeois ignorent royalement : des cris d'épiciers ! Cette colère nous fait du bien à nous spectateurs impuissants désolés de ne pouvoir surgir sur le plateau pour casser la gueule à ces bourgeois impavides.

La jeune mère de famille juive tient tête au chevalier Dumontet qui l'accable du ridicule classique et professoral « je vous explique » ; elle lui objecte qu'il y en a marre des menaces contre les juifs et montre des photos du 7 octobre, dénonce ensuite la perte d'autorité.

Le hâbleur Dumontet, après s'être vanté d'avoir organisé une réunion contre l'antisémitisme (la jeune juive lui objecte : il n'est pas représentatif de tous les juifs!) nous informe qu'un quatrième de liste du RN est le père d'un voyou qui a tabassé un jeune étudiant avec d'autres brutes l'autreb jour. Heureusement pour une fois le franc-maçon Chalençon fait rire tout le monde : et moi je suis le fils de Michou !

Deuxième épisode, la réception de trois politiques (LFI, RN, et Renaissance) : « vous ne pourrez leur poser qu'une question ». Parole est donnée à un pâle et mou député du RN qui fait immédiatement l'objet de l'attaque de la bobo brune : dites-nous vos projets économiques ? Celui-ci tente de commencer en dénonçant les insultes du début du débat...

Le freluquet n'a pas le temps de répondre que le chevalier macroniste JM Dumontet l'interrompt : "quelles insultes ? Le débat a été très courtois entre nous dans le respect de chacun. Puis il se tourne vers les criminels électeurs du RN : abandonnez votre petit cas personnel , un linge volé dans la cour...élevez-vous, pensez à la France ce beau pays !"

Ce n'était pas une question mais une question que le larbin Pujadas a laissé faire. Certifiant que les sordides électeurs de Bardella ne sont que de la merde transparente.

Place aux politiques. Quand je vois arriver la  poissonnière Panot avec sa queue de cheval et son allure décidée de matrone, j'éteins le poste.

Et doc Folamour Macron espère sauver les meubles avec autant d'indignité et de mépris de ceux d'en bas ?


PS: j'ai tenté naïvement de faire parvenir mon indignation à l'ARCOM contre cette émission pourrie de bourgeois puant instrumentalisé encore une fois pour faire passer les ouvriers pour des cons, mais impossible d'écrire plus de cinq lignes et si vous n'êtes qu'un particulier sans horizon visible vous n'êtes que de la merde.


mercredi 12 juin 2024

LES PLUS FACHOS NE SONT PAS CEUX QU'ON IMAGINE

Au Front en 1914 (A.Zinoviev)

 C'est un vote de classe ". Ségolène Royal


TOUT VA TRES VITE MADAME LA MARQUISE

La gauche bourgeoise se raconte des histoires pseudos révolutionnaires. Que ses troupes de petits bourgeois cassent des réverbères et promettent de guillotiner Macron ou de pendre Bardella tient plus du ridicule gauchiste que d'un remake de 1789, ou en plus minable de 1981.

La précipitation des cliques de la gauche bourgeoise pour combattre un fâchisme présumé à la veille de s'emparer du pouvoir ne fait que révéler la puanteur et le mépris de ces messiers dames qui se prennent pour l'élite.

Anachronique est cette prétention à faire barrage à un RN qui a recueilli cette fois-ci les suffrages des diverses couches de la population, des jeunes, de la province, à Paris aussi, dans 93 départements ils ont été en tête, et aussi de plus en plus de voix de la classe ouvrière. Etonnant mon cher Watson ! Non détonnant ! Excepté quelques journalistes intelligents, Ségolène Royal, seule une minorité des commentateurs – aucun des particules politiques (sauf le RN) – n'a compris le sens de ce vote de ras-le-bol. Ce n'est pas en premier lieu la « vie chère » ni la retraite à 64 ans, ni « le reprise des grèves » selon nos amis maximalistes qui ont provoqué cette « révolte du vote », pas simple vote mais manière de protester vivement dans un creuset où on ne l'attendait pas, considéré classiquement comme nul est sans signification en général par les plus cons des abstentionnistes.

Les termes extrême droite ne sont plus appropriés (comme ceux d'extrême gauche), on pourrait parler, même si cela reste confus dans le merdier actuel d'une marche vers une recomposition d'une droite classique moribonde, avec à terme une gauche bourgeoise reconstituée non en comique front populaire de circonstances magouilleuses, mais comme force d'alternative sérieuse. Une recomposition de ces deux cliques rivales du spectacle de domination de la classe bourgeoise peut être repoussé pourtant aux calendes grecques.

Clou de la liquidation des carrières de la députaille, la lutte contre le RN ce n'est pas un programme mais un. Slogan. Les agités du bonnet qui cassent et appellent au meurtre avec en arrière fond des drapeaux palestiniens rendent un bien grand service non seulement au RN mais confortent une grande partie du prolétariat dans son dégoût pour des émeutes ridicules de potaches bobos, qui, surtout, méprisent leur droit de voter en toute conscience contre un système qui les prend pour de la merde, comme la clique RN bien sûr, mais le but est de faire scandale dans le magasin de porcelaine institutionnelle. Et c'est réussi ! Tant pis si cela apparaît paradoxal aux bobos superficiels et impulsifs, mais on se trouve en face de trois types de problèmes déjà posés en 1968 : sentiment de déclin social, crise de la famille, scepticisme prononcé contre la politique des pouvoirs ; comme le remarque en plus Luc Rouban : « La généralisation du vote RN traduit un malaise social qui dépasse la question de la xénophobie et du racisme »1.

COUP DE PIED DANS LA FOURMILIERE SANS BENEFICE A COURT TERME

On pourra retenir, quelles que soie la suite des événements, un aspect positif d'abord avec cette dissolution surprise (partagé par une grosse partie de la classe ouvrière) : Macron a donné un coup de pied dans la fourmilière des divers politiciens, se permettant de parler de « bricolages d'appareils » dont il est pourtant expert .. On assiste comme jamais à des marchandages et tripatouillages dans toutes les cliques, reniant toute dignité programmatique pour autant qu'on puisse supposer de de dignité à ces différentes plate formes bourgeoises. Niveau zéro de la politique avec la campagne européenne où les insultes ont remplacé de vrais arguments politiques. Les Coups de tête individuels au mépris de toute règle de parti, qui ont déstabilisé autant les hauts barons des partis de droite comme ceux de la gauche bourgeoise, tel ceux des Macron, Ciotti et Marion Maréchal, enchantent les masses méprisées, tout comme Bardella fait passer Marine Le Pen pour une vieille mémé confiture2. L'affolement a gagné les petits soldats de la macronie, des républicains, des zemmouristes et les militants des couches petites bourgeoises qui promettent un grand soir électoral avec manifs front popu, mafia CGT à la queue. Les diverses cliques se sont empressées de former des alliances de bric et de broc entre tous ces clowns dont la tronche nous été devenue insupportable depuis leurs prestations télévisées médiocres et tous méprisant un prolétariat à qui il faut cesser expliquer les « valeurs de la république » et comprendre le danger de la fonte des glaciers.

Docteur Folamour à l'Elysée ? A éructé le nain Alain Minc, représentant du patronat. Peut-être au niveau économique mais le narcissique Big Mac n'avait pas le choix et il avait son Villepin, Bruno-Roger Petit, pitre bien connu devenu affidé du chef, mais probable perfide conseiller3.

Le mépris du peuple et du prolétariat, pas seulement par ce chef d'Etat égotiste et impavide, mais surtout par les bobos gauchistes et les vieux barons de la gauche caviar, preuve de leur bêtise et aberration. Les masses elles sont intelligentes et de moins en moins manipulables. Quelle inanité macronienne que se lancer dans cette courte compétition où Big Mac croyait prendre de vitesse les diverses tribus politiciennes avec l'élimé « tout sauf Le Pen », alors qu’il vient de payer au prix fort un « tout sauf Macron ». C'est minable de tout construire sur la dénonciation d’un parti qui a dépassé les 30 % sans faire un minimum d’introspection sur les raisons qui ont conduit la macronie moutonnière, bien qu’élargie aux centristes de l’UDI, à tomber sous le seuil des 15 %.

Big Mac justifie aujourd’hui l’exact inverse de ce qu’il défendait au cours de la campagne. Réclamée par le RN, la dissolution n’était qu’une lubie de Marine Le Pen qui voulait « chaque jour changer la Constitution et tout le bazar. La percée du RN n'est pas un accident : elle traduit une colère qui vient de loin, qui désormais déferle sur l'Europe entière, et qui se nourrit, pour l'essentiel, d'une double inquiétude : les risques qu'une immigration incontrôlée fait peser sur l'équilibre de la société, la menace que l'islam politique fait planer sur l'avenir d'une civilisation qui n'est ni la pire ni la meilleure (quand il faudrait avoir honte d'être français et blanc). Macron aura beau sonner les cloches, dénoncer l'incompétence de Bardella et son manque de diplôme -pour encenser les bons « Républicains » contre les méchants « extrémistes », il est peu probable que cette angoisse se développe chez les millions d'électeurs qui viennent de dire merde4. Ses palabres ronflantes aujourd'hui devant les journalistes, qui s'adressaient surtout au personnel politique élitaire et sourd, ont montré qu'il n'a plus rien dans le ventre sauf des poncifs éculés auxquels plus personne ne croit plus exceptés les crétins gauchistes et mélenchoniens, .5 On note que soudain il semble se moquer des élites pour assurer qu'il fait confiance au peuple, qu'il a toujours méprisé comme tous ses acolytes serviles. Trop tard et pauvrement démagogique. Par ailleurs il a repris les éléments de langage de LFI et des divers immigrationnistes qui ferment les yeux sur les crimes des OQRF, donc un clin d'oeil aux braves électeurs du RN et un autre à la gauche « pas de vague, oublions le meurtre de Samuel Paty »6.

Mais, preuve qu'il a travaillé avec son Villepin à tenter de séduire chaque tribu hors du danger fâchiste, ce salut à Monsieur Glucksmann qui, en effet, a surtout brillé sans cesse sur les plateaux télé pour renforcer la guerre en Ukraine en accord avec le discours belliciste du général Macron ; attitude honteuse qui lui a valu l'hostilité fondée de LFI (quoique pro-Hamas) et surtout des électeurs diabolisés du RN qui, par leur vote, ont plus conchié les va-t-en guerre7.

LA FARCE OPPORTUNISTE DU REMAKE FRONT POPULAIRE DE STAR TREK: FRONT CULINAIRE POUR ARRACHER LE GATEAU AU GOURMAND BARDELLA

Le pitre d'Amiens, Star Trek Ruffin, s'est vu attribué la paternité de ce concept copier-coller. L'invention a été Suivie immédiatement par un front républicain du dernier carré gaulliste en décomposition, Cette image de Front est une copie assez nulle de celui de 1936 et en tout point différent. Les fronts populaires finissent mal en général, comme l'a justement remarqué n politicien du PS. On peut rapidement comparer le peu brillant 1936 à ce minable 2024. Différences énormes. Mais mensonges énormes surtout quand, entre autres Libération laisse dire à un historien de pacotille que juin 36 nous a sauvé du fascisme, ce pourquoi il suffirait de le réitérer en 2024. On pourrait répondre qu'il eût été mieux que celui-ci l'emporte, ce qui aurait empêché Hitler d'envahir la France... Or, si le fascisme n'est pas devenu un gouvernement de la France, il y eût plus grave peu après : le soutien de la majorité des députés socialistes à Pétain. Le 10 juillet 1940, la Chambre des députés et le Sénat, réunis en Assemblée nationale à Vichy, dans une France écrasée par sa récente défaite, dont les deux tiers du territoire sont occupés par les Allemands, vote par 569 voix contre 80 et 17 abstentions volontaires un texte qui remet le sort de la France et celui du régime entre les mains du gouvernement du maréchal Pétain : « L'Assemblée nationale donne tous pouvoirs au gouvernement de la République sous l'autorité et la signature du maréchal Pétain, à l'effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle Constitution de l'Etat français. Cette constitution devra garantir les droits du travail, de la famille et de la patrie. Elle sera ratifiée par la nation et appliquée par les assemblées qu'elle aura créées. »

UN FRONT D'AUJOURD'HUI ou quand la gauche ne peut plus nous raconter des histoires

Non ! une énième pantalonnade électorale assez ridicule parce que guidée même pas par un programme commun mais une bagarre pour se partager les bonnes places à la députation La course aux places, aux tractations secrètes, se fiche autant de morale que de prolétariat. Leur "Front populaire" se concrétise lamentablement. Après l'annonce d'une union en début de semaine, un accord a été trouvé à 5h cette nuit par les partis de gauche pour la répartition des circonscriptions aux législatives: 175 pour PS/Place publique, 50 pour le PCF, 92 pour Les écologistes, 229 pour LFI. Il reste maintenant à les attribuer, une par une. Et le gâteau culinaire n'est pas très grand ni la place assurée par les temps qui galopent.

Les faux frères d'hier se sont partagés une pizza de mauvais goût et espèrent gagner avec pour seul programme la haine du RN, avec les mêmes arguments que Macron. Pas sûr que cela leur réussisse face aux 270 prévus pour le RN. Lequel peaufine sa normalisation en recrutant Ciotti, Marion Maréchal et vous le souhaitez dans un concert de trahisons remarquables mais au moins sans le petit dictateur roquet Zemmour. Pas écrit dans la Bible que le RN va gagner autant de voix face à une réalité gouvernementale plus prosaïque que l'enceinte à blabla du parlement européen, jetant un froid sur la finance internationale, mais pas plus que l'élection surprise de Tonton en 1981.

On nous ressort du grenier qu'une fois au pouvoir, on ne peut pas y déloger le fascisme. Peuchère ! Je le répète pour les idiots bobos : le RN n'est pas fasciste et s'il est placé dans le cas de l'alternance (l'appareil d'Etat est prêt à s'adapter) il n'y fera pas vieux os, comme en ce moment en Europe centrale (Slovaquie, Hongrie, Roumanie) où les partis dits d'extrême droite reculent...une fois qu'on les a vu à l'oeuvre ils équivalent aux partis bourgeois classiques sauf pour nos bobos réacs prêts à voter Chirac puis Macron, non pour nous sauver d'un fascisme inexistant mais pour continuer à nous exploiter voire plus si mobilisation nationale...anti-fa.

Aux origines du front popu, moment grave et pas culinaire comme aujourd'hui,  il y avait eu une crise politique par suite à un scandale qui implique des politiciens de l'Etat. L'affaire Stavisky provoqua une manifestation des ligues d'extrême droite (Croix de feu) le 6 février 1934, qui fait 16 morts et suscite une grève générale et des manifestations dans toute la France le 12 févier. On assiste à une vague d'antiparlementarisme de droite. Le gouvernement Daladier démissionne. L'ancien président de la République, Gaston Doumergue, forme un gouvernement d'union nationale où le maréchal Pétain est ministre de la guerre. Les socialistes et les communistes signent un pacte d'unité d'action le 27 juillet, puis les communistes invitent les radicaux de gauche à former au mois d'octobre un front populaire , lequel accordera se substantielles concessions sociales à la classe ouvrière. Il ne s'agira pas d'un début de révolution, comme le crut Trotsky, mais de concessions temporaires le temps de bercer le prolétariat dans un pacifisme aveugle face à la montée des périls, pas seulement de l'hitlérisme, mais de la nécessité pour les bourgeoisies d'aller à la guerre généralisée. En soit, ce n'est pas le front populaire qui a mené à la guerre, mais c'est ce mouvement d'illusion pacifiste et de grèves enfermées qui l'a préparée. Le terme utilisé Front était un vocable repris de celui de 1914 : « au Front ». L'idée de front renvoie à l'image de deux armées en confrontation. Dans ces années 1930 tout a concouru pour que ce soit disant front social devienne un front de guerre ; et je ne m'étendrai pas ici sur le sujet.

Le texte de soutien à Pétain en 1940 qui n'est pas fasciste est approuvé par 569 parlementaires sur les 649 présents. Parmi eux 283 de droite et 286 de gauche. 80 parlementaires s'y opposent, dont 73 de gauche conduits par l'ancien président du Conseil Léon Blum.

La rebaptisation des cliques de la gauche bourgeoise (NUPES et nulles) décatie et de ses ridicules écolos en Front popu n'a vraiment rien à voir avec 1936 où :

  • le fascisme était vraiment aux portes ;

  • le mouvement de grèves avait été provoqué par un scandale politique 

  • la guerre mondiale allait commencer.

Seul ce dernier pourrait être considéré comme commun aux deux époques. Mais les différences sont béantes. Il ne reste que des croupions de partis, des sectes va-t-en guerre (la bande à Glucksmann avec la tribu écologique amaigrie), les partisans du soutien à la guerre du Hamas (LFI et NPA). Les ouvriers ne sont pas dans des grèves comparable à 1936 , n'ont plus de partis pour leur classe, et en partie sont obligés de se contenter de voter pour un parti scandaleux, honteux, alors qu'il faut en pendre et en égorger les membres. Les réactions épidermiques des bobos au lendemain de l'élection détonante sont du même genre que celles des Croix de feu avant guerre, quand les présumés fachos apparaissent blancs comme neige, ce qu'ils ne sont pas pour autant. Quoiqu'il en soit, les plus fachos ne sont pas ceux qu'on imagine !

Qu'elle réussisse ou qu'elle échoue, dans un sens ou un autre, Macron ne pourra pas limiter les dégâts, des partis secondaires vont finir par éclater et disparaître, LFI aura deux fois moins de postes que le RN, personne ne sait si une majorité se dégagera, ni si le chaos … ça va péter m'a dit aujourd'hui un ouvrier à la veille de prendre sa retraite . Possible, mais on ne sait pas encore comment et par qui.



NOTES


1 Il précise : « Il y a globalement une généralisation sociologique du vote pour le Rassemblement national (RN). A part quelques grandes villes, le parti arrive partout en tête. Extension qui touche les classes moyennes et supérieures, cadres compris : cette généralisation traduit un malaise social profond, qui dépasse largement la question de la xénophobie et du racisme, qui caractérisait le Front national ». Ségolène Royal déclarait à peu près la même chose hier sur un plateau de télévision : « la plupart des électeurs du RN ne partagent pas ses idées et n'ont pas envie de militer pour ce parti ». Ce qui était le cas à une lointaine époque contre révolutionnaire des électeurs nazis (JLR)

3Un temps membre du PS et conseiller politique d'Arnaud Montebourg, il tente plusieurs fois d'obtenir l'investiture du parti, notamment pour les élections législatives de 2007. Il n'obtient toutefois jamais satisfaction et est surnommé « Opportuniste odieux » en raison de sa propension à utiliser les médias pour régler des problèmes personnels. Sabio sur wikipédia est éloquente.

5« Emmanuel Macron a dénoncé une «alliance électorale qui donnera 300 circonscriptions à La France insoumise et donc à des gens qui ont assumé très clairement de ne pas condamner l'antisémitisme»«Tous les responsables politiques démocrates sociaux et écologistes doivent se poser la question» de cette alliance, a-t-il affirmé ajoutant par ailleurs que «Monsieur Glucksmann» avait fait «une campagne digne avec des idées fortes».

«On ne peut pas faire des alliances de boutiques pour aller à l'élection en étant en désaccord sur tout», a-t-il aussi affirmé, ajoutant qu’à droite, «ils ont un président qui a fait le pacte du diable».

Interrogé sur l’éventualité d’une cohabitation avec le Rassemblement national, le président de la République s’est lancé dans une tirade visant à rappeler que cette alternative n’était pas encore devenue réalité. «Vous ne voyez que le jeu politique et la contemplation du désastre», a-t-il reproché au journaliste qui l’interrogeait.

«Si le RN venait aux responsabilités, que deviendraient vos retraites, (...) vos prêts immobiliers, (...) nos valeurs, nos compatriotes d’origine diverses, vivant dans les quartiers ?», a-t-il lancé. «Non à l’esprit de défaite, oui au réveil, au sursaut républicain ! (...) L’esprit de défaite a toujours été dans les élites, toujours (...) ! J’ai fait le choix de faire confiance, confiance dans nos compatriotes !» Applaudi par des journalistes présents sur place, Emmanuel Macron a conclu : «Je suis confiant dans la France, son avenir, il ne se construit pas dans la trahison de ses valeurs, de sa devise, de ses principes !»

6 Dénonciation des médias qui privilégient et instrumentalisent les faits divers les plus horribles, etc. Oubliant que le 25 mai 2023 il avait dénoncé d'une façon vague et indifférente « les comportements irresponsables qui tuent », après une série de faits divers, qui n'en sont plus mais des preuves du niveau de violence et de barbarie atteint par le capitalisme décadent.

7Comme ils conchient non pas les pauvres migrants, mais les laudateurs d'une migration infinie et le catastrophique entassement des jeunes migrants un peu partout dans des hôtels ou des lieux de rétention.de sectes aux objectifs cacophoniques et sans véritable objectif concernant la classe ouvrière.