"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

vendredi 15 juin 2012

Ce n'était pas une révolution... rien n'a changé



Tunisie : déçus par la révolution, galvanisés par la religion !??(c’est la presse bourgeoise française la plus puante qui l’affirme, le trust US Le Point et L’Express)

Des émeutes qui détournent de la question principale: rien n'a changé, les mêmes assassins policiers et militaires sont toujours en place comme en Egypte, après la comédie des procès de deux ou trois dirigeants. Comme en Europe la bourgeoisie peut bien provoquer des émeutes pour des conneries, et elle est relayée par la presse française. Lire ci-dessous.

Des émeutes ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi et mardi toute la journée dans plusieurs régions de la Tunisie, dont Cité Intilaka. Certains boivent de l'alcool, d'autres fument des drogues, mais tous ont "défendu" l'islam.
À Cité Intilaka, banlieue populaire de Tunis, la vie reprend son cours. Le métro circule de nouveau. Quelques klaxons de voiture retentissent. Des traces de pneus brûlés, des pierres et des cartouches de gaz lacrymogènes qui traînent sur le sol témoignent des affrontements qui ont opposé les forces de l'ordre aux manifestants pendant près de 24 heures. Mais dans les rues, ce mercredi 13 juin, pas un seul policier ou militaire.
"Il y avait environ 2 000 personnes dans la rue à cause des dessins. Il ne faut pas s'attaquer à Dieu, c'est un sujet très sensible", explique le gérant de la librairie Nasser, qui fait l'angle devant la station de métro. Il sort de son tiroir une feuille A4 sur laquelle figurent quatre peintures. Ces affichettes auraient été accrochées aux murs de la ville et étaient censées représenter les tableaux de l'exposition du Printemps des arts. Trois d'entre eux étaient bel et bien exposés au palais Abdellia, à La Marsa, mais le quatrième qui représente Mahomet sur un âne en train de chevaucher La Mecque ne l'était pas.
"Ces images nous ont tous choqués. Ce sont des salafistes, mais aussi des voleurs et des gamins de 14-16 ans qui manifestaient", témoigne un serveur du Café de l'oasis, qui avait vidé sa terrasse la veille. "Beaucoup sont des jeunes en manque de sensations fortes", nuance, de son côté, Hichem, étudiant en informatique.

"C'est la faute d'Ennahda"

"Le gouvernement s'est moqué de nous ! On veut qu'il réagisse à ces dessins", fustige Marouan Ghribi, pour qui la décision de porter plainte pour "atteinte aux valeurs du sacré" contre les organisateurs de l'exposition est "insuffisante". Qamis, barbe en bataille, n'y va pas par quatre chemins : "Les responsables de ces images doivent être jugés selon la loi islamique. Selon la religion, tous ceux qui touchent au Prophète ou à Allah doivent être tués", assène ce vendeur de prêt-à-porter, père de deux enfants. Il sait pourtant que, fin mars, le mouvement Ennahda, dominant au sein de l'Assemblée constituante, a déclaré que la charia ne serait pas inscrite dans la Constitution. Une décision dénoncée dimanche par le chef d'al-Qaida, Ayman al-Zawahiri. "Pourquoi ils se sont présentés comme des islamistes ? Le peuple ne votera pas pour eux aux prochaines élections", lance Marouan.
"Tout ça, c'est la faute du gouvernement d'Ennahda. C'est lui qui a pris cette décision d'exposer. C'est la faute du ministre de la Culture", dénonce un jeune homme âgé de 16 ans portant une casquette militaire. Le palais Abdellia, où se tenait l'exposition tant controversée, se trouve être sous la tutelle du ministère de la Culture. La voix éraillée, l'adolescent soulève son tee-shirt pour montrer la brûlure laissée par une grenade lacrymogène prise en pleine poitrine la veille. Un de ses doigts est pansé. "On manifestait pacifiquement. Puis la police est arrivée et a tiré des gaz lacrymogènes", raconte-t-il. À ses côtés, un autre jeune homme du même âge ramasse une cartouche tombée au sol. Dans la nuit de lundi à mardi, les forces de l'ordre ont tiré en l'air pour disperser les manifestants. "Ils nous tiraient dessus avec des balles qui ne tuent pas", explique le lycéen. Des balles à blanc ? "Non, des balles qui lâchent de petits projectiles."

Choisir entre les bars et la mosquée

Les vitres du café Le rendez-vous sont brisées. "Une personne a sauté par la fenêtre du premier étage, parce que la police a envoyé des grenades lacrymogènes à l'intérieur. Elle a les deux jambes brisées", explique Wahid Rajhi, le propriétaire. Lui se vante de boire de l'alcool. La prière ? "Des fois", répond-il, ce qui ne l'empêche pas de "donner raison aux salafistes". Les cheveux grisonnant, il explique de manière pointilleuse : "Il y a des choses dans la vie qui sont très sacrées. On ne joue pas avec la religion. La religion passe avant tout, même avant les parents ! Salafistes ou pas, il faut respecter la religion." Contradictoire ? "C'est très personnel, la religion. Je peux boire et prier. Avant [sous Ben Ali, NDLR], quand on allait à la mosquée, on était suivis. Et on ressortait sans passeport ni travail. Mais on avait la religion dans nos coeurs. Maintenant, on est libres. Avec Ennahda, je peux choisir entre les bars et la mosquée", sourit cet homme qui porte de grosses lunettes de soleil noires.
"Moi, je fais pas la prière, mais je suis allé manifester. On a attaqué ma religion", lâche Mohamed, 21 ans. Devant les regards interrogatifs des adolescents à ses côtés, il justifie : "Je suis étudiant, je ne peux pas pratiquer correctement." Lui n'est "pas du côté des salafistes. Mais ils font des choses bien. Ils collectent de l'argent pour aider les veuves, par exemple. Et ils ont protégé des bâtiments qui allaient être attaqués [mardi] soir [premier soir du couvre-feu, NDLR]. Ils sont bien."

"La religion, on grandit avec"

Du haut de ses 17 ans, Najeh est, lui aussi, allé protester "à cause des dessins qu'il a vus sur Facebook". Mais sa cible, c'était la police : "Elle ne nous donne aucune liberté. Ceux qui fument des joints prennent le risque d'aller en prison pendant un an et de ne pas avoir de travail après. C'est pas normal." En rougissant, celui qui se vante d'avoir fait la révolution avoue fumer des joints. En janvier 2011, Cité Intilaka était l'un des principaux foyers de contestation de la capitale. "En fait, c'était pas une révolution. Rien n'a changé. On a toujours la pauvreté et le chômage."
"Certains vont dire que c'est de la démagogie, mais c'est pas ça. Je comprends ceux qui ont manifesté. L'adoration du Prophète et d'Allah unit tout le monde ici. Personne ne nous l'impose, on grandit avec", rappelle Hichem. Assis sur des marches, à l'ombre d'un magasin fermé, il estime que "la liberté d'expression absolue n'existe pas et n'a jamais existé. Dans n'importe quelle société, il y a des tabous."

EN  EGYPTE L'ARMEE LEGIFERE A SA MANIERE

En Egypte, grand pays arriéré, où ont lieu régulièrement des exactions contre les femmes qui ne veulent plus avoir des têtes de tortues avec le voile obligatoire des bigots, où l’armée réprime les prolétaires en lutte, la fiction de la démocratie salafiste a du plomb dans l’aile. La bourgeoisie US qui a voulu jouer avec des apprentis sorciers – incapables de toute façon d’apporter une solution à la crise capitaliste - fait machine arrière avec son armée de mercenaires égyptiens.
Jeudi, la Haute Cour constitutionnelle égyptienne a décidé d'invalider un tiers des sièges de la Chambre basse du Parlement, élue durant l'automne et l'hiver dernier. Ce sont les fauteuils des députés indépendants qui sont visés. La plupart d'entre eux, frères musulmans ou salafistes, sont en fait issus des partis politiques islamistes et ont bénéficié de leur appui pendant la campagne. D'après la décision de justice, ce traitement de faveur n'est pas conforme au principe d'égalité inscrit dans la Constitution de 1973. Cette décision entraînerait de facto la dissolution du Parlement et crée un sentiment de vertige intense, à deux jours du deuxième tour de la présidentielle et à moins de deux semaines de la date butoir fixée par les militaires pour rendre le pouvoir aux civils et retourner dans leurs casernes. Le plus drôle est cette presse française qui ose parler de « démocratie en panne » !
Une  parenthèse démocratique avec des salafistes et des Frères Musulmans au parlement, est-ce une blague ? Une démocratie en panne ? On ne sache point que les Frères Musulmans étaient des modèles de démocratie ; en tout cas ils sont éligibles par la démocratie représentative bourgeoise car bien financés dans ce cadre pourri typiquement occidental.
La plus haute instance juridique du pays a également validé la candidature d'Ahmed Chafiq, en lice pour le second tour de la présidentielle. Ancien général, dernier premier ministre de Moubarak, le candidat tombait sous le coup de la loi d'isolement, votée par le Parlement en avril, et ratifiée par le Conseil militaire, à la tête du pouvoir exécutif depuis la chute de l'ex-raïs. Ahmed Chafiq avait alors porté plainte devant la Commission électorale, qui avait transmis l'affaire à la Haute Cour constitutionnelle. Cependant, peu croyaient à l'invalidation de sa participation. «Cette loi d'isolement est anticonstitutionnelle, car, selon la Constitution de 1973, n'importe qui peut être candidat, et seule la justice peut s'y opposer, non le Parlement», précise Clément Steuer, chercheur en sciences politiques tombales et pharaoniques au Caire. Ces deux décisions sont rendues au lendemain d'un décret émis par le ministre de la Justice, donnant le droit à la police et aux services de renseignements militaires d'arrêter des civils barbus sans autre justification, jusqu'à l'adoption de la nouvelle Constitution.
Maintenant que le Parlement est dissous, qui va endosser le pouvoir législatif? Des sources militaires ont annoncé jeudi que l'armée pourrait assurer ce rôle jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée. On ne sait ni quand ni dans quelles conditions ce scrutin aura lieu. Se pose également la question de la rédaction de la Constitution, alors qu'après plusieurs semaines de paralysie les députés du Parlement, chargés de nommer les membres de la Constituante, avaient trouvé un terrain d'entente. Un envoyé d’Allah serait pressenti.
Verra-t-on un jour une vraie révolution dans les pays arabo-musulmans ou démocratico-musulmaniaques? Pas tant que la religion lave le cerveau des masses ...dans ces pays !

EN TUNISIE LA JUSTICE MILITAIRE EFFACE SES CRIMES 

 Notre sympathie va beaucoup plus dans le sens du peuple tunisien, qui a été à l’avant-garde d’une juste révolte contre l’oppression étatique mais sans pouvoir dissoudre l’armée bourgeoise et le pouvoir capitaliste. Derrière l’exaltation du drapeau national, c’était foutu d’avance, la révolution sera internationale ou ne sera pas. Derrière le respect de l’aliénation religieuse, comme théorie pour endormir les masses pauvres, demeure la soumission la plus honteuse aux mêmes dirigeants impunis. C’est pourquoi nous partageons et comprenons la colère des familles des victimes des massacres militaires et policiers. Et nous fichons des émeutiers choqués des offenses à Allah (un prétexte débile).
Le ministère de l’Intérieur a refusé l’accès aux registres des crimes qui consignent minutieusement l’utilisation des armes. « La seule vérité qu’on a découverte, c’est que personne ne veut la découvrir. Tout a été fait pour ramener l’affaire à une histoire d’indemnités financières, comme si c’était un simple accident de la circulation », a clamé un avocat face au tribunal..
Aucun accusé n’a reconnu pendant l’audience avoir donné l’ordre de tirer. « Tous les avocats de la défense sont unanimes : quand une émeute vise directement les institutions de l’Etat, on ne peut pas attendre d’ordres. Les policiers étaient en situation de légitime défense, c’est la réalité du terrain qui a commandé leur action », estime Sami Souissi, avocat de Rafik Belhaj Kacem, qui souligne aussi les manquements de l’instruction, comme l’absence d’expertise balistique. Les salauds de militaires n’avaient donc pas besoin d’ordre pour tirer, ils tiraient naturellement puisque c’est leur métier dans les pays à touristes.
Les familles et leurs soutiens réclament toujours que le processus judiciaire soit confié à une instance civile, et non militaire. Après l’annonce du verdict, quelques troubles ont éclaté à Kasserine. « Mais les familles des victimes ont convaincu les jeunes de se calmer », rapporte un membre du conseil municipal. Indignées, elles n’en travaillent pas moins à une réponse. « C’est le calme avant la tempête, lance Helmi Chneti, frère d’une victime. Nous allons attendre quelques jours que le pays se stabilise [des émeutes en début de semaine ont éclaté et le couvre-feu a été décrété dans plusieurs régions, ndlr], mais on ne va pas fermer nos gueules. »
D’autres procès sont en cours, notamment celui qui concerne les victimes du Grand Tunis. D’après le rapport de la commission chargée d’établir les abus commis pendant la révolution, 338 personnes ont trouvé la mort lors du soulèvement.
Nous n’irons plus en vacances ni en Tunisie, ni en Egypte, ni en Syrie tant que les massacreurs resteront impunis. C’est dommage pour l’amplification de la misère et pour l’immigration massive. C’est dommage pour les milliers de travailleurs qui vivent de cette industrie, mais s’ils sont les complices électoraux du port obligatoire du voile pour les femmes, qu’ils comprennent que cela nous gêne pour profiter du soleil.

Les vraies vacances pour tout le monde c'est quand les prolétaires des deux côtés de la Méditerranée lutteront ensemble contre LA crise économique CAPITALISTE, leurs meurtres impunis et surtout la complicité de notre bourgeoisie et des Etats du croissant arabe. En laissant au musée de la hache et du rouet, et Allah et les paradis artificiels.


mardi 12 juin 2012

LE RESULTAT DES ELECTIONS RIDICULES C’EST MAINTENANT !



On devrait donner une prime de mérite au 45% d’abstentionnistes des élections les plus ridicules de la république bourgeoise, plus au 10% au moins qui ne sont pas inscrits, plus au 12% de votes blancs, plus à énormément de prolétaires immigrés de souche française ou sans papiers et de souche mondiale. Il n’y a pas plus élection censitaire et aristocratique que les « législatives ». Le sommet des appareils politiciens professionnels choisit qui il va « parachuter » pour le faire « lire localement », afin qu’il obtienne « le suffrage populaire », pour qu’ensuite cette race d’élus envolée vers  Paris, après avoir paradé une ou deux fois sur une estrade de campagne bouseuse, s’éclate dans les salles parlementaires parisiennes, et que ni Mauricette ni Roger n’entendent plus parler de leur champion « monté à la capitale ».
Le foutage de gueule est à son comble ce coup-ci avec les « triangulaires » où il ne s’agit même plus de cette politique bourgeoise minable basée sur la sélection de la tronche du client, car il est demandé à l’électeur d’être vraiment une pauvre larve pour arbitrer en faveur de règlement de comptes. Pas seulement la vilaine Le Pen, mais Aubry, l’idiot Copé, Machin ou Truc vous convient à voter même pas pour leur candidat (éliminé du triumvirat final) mais pour faire tomber une autre quille. L’électoralisme n’est plus qu’une vulgaire ducasse où les boutiquiers – ne pouvant plus écouler leur camelote faisandée – vous convient à vous défouler sur des quilles en bois, pour le plaisir fugace et pervers de voir dégommer un adversaire à défaut d’emporter une mise quelconque.

Depuis plusieurs années l’expression « destruction d’emplois » a remplacé « licenciement sec », on peut en dire de même avec les élections, choix d’un honorable député chargé de veiller aux lois de la République est devenu « dégommez-moi ce con qui me fait de l’ombre ».
Nous encourageons vivement ici évidemment à une abstention totale pour ce dernier tour de la noblesse censitaire énarchique, voire pour collecter les petits papiers autour des chiottes républicains pour se torcher avec. Comme disait Bordiga, c’est cette démocratie-là qu’il faudra détruire préalablement par l’insurrection que l’on voudra avant de prétendre proposer un vote digne et propre à la population.
Une bouffée d’oxygène d’intelligence pourtant hier soir sur Public Sénat dans le débat entre sondologues et journalistes. On est toujours pris pour des cons par celui-ci ou celle-là. Un gros chauve croyait déceler du « désarroi » dans l’énorme abstention du premier tour de piste. L’aimable larron de cirque ! Du tout, une majorité de la classe ouvrière, française et immigrée, s’en battait les c. Les députés non seulement on les connait pas mais ils nous connaissent plus une fois sponsorisés et grassement payés à rien foutre comme tous les édiles des différentes baraques à privilèges de la bourgeoisie.
Passons à l’analyse de ces messieurs. De Joffrin, délégué du Nouvel Obs après avoir été celui de Libé, et après avoir été celui du Nouvel Obs – cet homme va et vient mais toujours à gauche contrairement au pitre FOG – à ces obscurs envoyés de a sondologie, la bourgeoisie s’en sort bien. Une quasi bipolarisation rêvée depuis longtemps. Droite et gauche fifty-fifty et écrasement des rigolos verts et centristes, ré-embaumement du PCF grâce au stupide Mélenchon, tassement du FN appelé à rejouer la mouche du coche de la gauche au pouvoir.

Les programmes des rigolos verts comme celui du Front de gauche n’étaient vraiment pas crédibles, et leur présence contestataire n’aurait pu que handicaper le gage de sérieuse austérité et de tempérance salariale du gentil successeur du méchant blaireau.
La donne n’est plus comparable à mai 81 malgré la dramatisation outrancière de la droite (qui a fait assez vite flop) : pas de chars russes à l’horizon, le parti des Le Pen n’est qu’une outre à vieillards radoteurs et incapables, au point que les gauchistes auront du mal à recruter  dans leurs sectes sur la base de leur antiracisme primaire. Ces derniers exultent en catimini de la baffe à Mélenchon, que la presse hâtive avait nominé « nouveau représentant de l’extrême-gauche » voir nouveau Marchais en plus caractériel ; quand ce sous-marin du stalinisme français sous perfusion n’en aura été qu’un énième fossoyeur. Il fallait être particulièrement imbécile, comme devaient le souligner tous ces gens sur le plateau, pour foncer tête baissée à Hénin, marqué par disons les hostilités communautaires (pour ne pas dire les provocations vestimentaires) avec pour toute arme un antifascisme désuet et surtout proclamer que l’immigration n’est pas un problème !
Mélenchon, au lieu de critiquer les nouveaux exploiteurs s’en est pris à la mouche du coche, à l’hydre lepéniste qui n’est pas une lumière éblouissante concernant la crise économique ni une solution au chômage capitaliste. Exit le bateleur de foire. C’est un fait intéressant à souligner, malgré les efforts des hommes de plume de la bourgeoisie, il n’est apparu aucune « vedette », quelques clowns comme le précédent ci-évoqué, mais rien que des polichinelles des diverses factions bourgeoises. Cela nos troncs de plateau ne l’ont pas évidemment constaté.

Mais il est une deuxième partie où, avec des phrases courtes, ils surent se montrer lucides, terriblement lucides, étonnamment lucides. Joffrin en particulier, qui coupa court à la question bêbête de l’animatrice : « maintenant Hollande va pouvoir mettre en place son programme, n’est-ce pas ?… ».
-          Son programme ? Déjà appliqué, répondit sans rire et sans un pli du visage l’autre. Une poignée de retraités supplémentaires, l’allocation rentrée scolaire, quelques belles phrases et puis… dès juillet des impôts, parce qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses !
Les français étaient des veaux quand ils ne votaient pas pour le mafieux Général de Gaule  (ce qui ne l'a pas empêché de les envoyer à l'abattoir en Algérie) mais de bons moutons lorsqu'ils votaient pour lui.
Les élections organisées par la bourgeoisie sont une vaste tricherie, et elles fonctionnent si bien que les sondages ne se trompent plus du tout, tellement la population est découpée en tranches, sectorisée, auscultée, conditionnée et tamponnée. A quoi bon les faire déplacer, sauf pour les... faire marcher dimanche matin!

vendredi 8 juin 2012

La lâcheté de la gauche modeste


 La lâcheté :

LE VRAI VISAGE DE LA GAUCHE MODESTE  QUI NEGOCIE AVEC LES ESCROCS SYNDICAUX 


Hollande n’a-t-il pas placé toute son odyssée élyséenne sous le totem de l’égalité, terme vague et anti-marxiste. Sans doute voulait-il parler de l’égalité de traitement réservée aux complices de tous les gouvernements les « partenaires sociaux ».
Avec pour souci d’obtenir un blanc seing large des moutonniers électeurs sans foi ni mémoire, le gouvernement intérimaire tremble à l’idée de ne pas disposer d’un nombre majoritaire de godillots à l’assemblée bourgeoise. Que de douceurs économiques promises ! Une petite retouche à la retraite à 60 ans (100.000 personnes concernées, avec pas mal de marchandages mesquins sur la pénibilité ou pas de leur travail, mesurette que Sarko pouvait intégrer). Le premier pompon gouvernemental a même pris le métro comme une vulgaire sardine salariée pour bredouiller qu’il se propose de « redresser le pays dans la justice ». Aubry la rétive a fait l’effort de soutenir ses frères ennemis en jurant que le bonheur était à portée d’urne avec : une banque d’investissement qui sera forcément plus honnête que les autres, les contrats de génération (toilettage du tutorat paternaliste) et le mariage homo ce gadget obamesque et abracadantesque ; la fumette autorisée par la tit grosse Duflot c’est pas pour demain vu la colère irrépressible des neuneus lecteurs du Figaro.
L’ impératif de justice hollandaise se traduit d’abord par des décisions populaires. L’ancien PDG d’Air France-KLM Pierre-Henri Gourgeon vient d’en faire les frais, lui qui a vu contester sa prime de 400 000 euros. En ces temps de jacquerie anti-riches, qui s’indignera de voir un si mauvais exemple au bout d’une pique ? ». Le nouveau Robespierre yaourt osera-t-il s’attaquer au maquis des avantages et privilèges indus accordés aux députés, sénateurs et autres élus locaux… tel les incorruptibles Trotsky, Lénine ?
Hollande  l’économe pour tous devra un jour prochain expliquer pourquoi « lui, président de la République normal », a décidé de garder pour son usage la résidence versaillaise de la Lanterne, un ancien pavillon de chasse construit sous Louis XVI devenu propriété de la République et qui fut dévolu au Premier ministre jusqu’à ce que Nicolas Sarkozy l’annexe…» Tout le monde a oublié le rapport enterré sur les mafias syndicales mais aussi le rapport « jamais rendu public » sur les dépenses de l’Assemblée, « dont le train de vie global est en constante et nette augmentation. A l’heure de la crise, les députés ne semblent pas décidés à se serrer la ceinture ». En détaillant « l’introuvable transparence de l’Assemblée », on peut évoquer une drôle de perspective d’un post divorce : si Ségolène Royal devient présidente de l’Assemblée, elle gagnera plus que son ex-compagnon (20 000 contre 13 500 euros net) !

UNE GAUCHE LACHE QUI PACTISE AVEC LES MAFIAS LOCALES

«SeaFrance : le ministre des transports Frédéric Cuvillier a rencontré les porteurs du projet de Scop » (La Voix du Nord)

 J'ai bien sûr été content que le PN ait été viré, mais sans illusion sur les pitres Hollande et Mélenchon. Beaucoup de bruit pour rien pour les premiers couacs gouvernementaux assez secondaires pour passionner les seuls réacs lecteurs du Figaro. Par contre le "visage local de la gauche bourgeoise se dévoile avec les "partenaires sociaux":
1) ceux-ci félicitent le gouvernement pour sa promesse de libérer 100.000 salariés pour la retraite l'an prochain, ce qui ne remet nullement en cause la réforme tranchante de Sarko éliminé;
2) le ministre des transports Cuvillier, membre de la mafia rose du Pas de Calais reçoit le chef des mafieux de la section CFDT de Sea France (déjà condamné mais avec mansuétude par les tribunaux et en principe exclu de la CFDT) pour discuter du "projet SCOP" où les mêmes mafieux prétendent gérer totalement à la place du patron disparu avec leur caïd comme PDG! (Montebourg avait cru bon de défendre cette mafia en traitant d'escroc le seul patron de Sea France, et a été  seulement condamné à 1 euro pour insulte!).
Cela c'est de la lâcheté face au "visage local" de la mafia syndicale des ports!
Sur la lamentable affaire de Sea France, se reporter à PU du 9 janvier : Une mafia syndicale peut en cacher une autre, et PU du 11 janvier : Sur les quais syndicaux. Comme par hasard la presse provinciale veule comme la presse nationale ne parlent plus ni de la SCOP comme la même bande de mafieux de l’ex-CFDT marins de Calais, et on ne sait même pas si cette section mafieuse a été finalement exclue ou pas… 
Toute l'affaire Sea France reste un noeud de vipères. Quelles sont les causes de la faillite:
1. Le tunnel sous la Manche qui a affaibli le trafic Boulogne via Folkestone (ville paupérisée)?
2. Un patron pourri de la SNCF qui aurait machiavéliquement manoeuvré pour couler une "entreprise qui marchait" (version syndicale boiteuse...)?
3. Le seul détournement du duty free par la mafia syndicale CFDT?


Les trois certainement mon colonel!

QUELQUES RAPPELS DES FAITS !

Résumé :(repris sur  Agora vox)

… Rebondissements de l’affaire Seafrance et la proposition de la CFDT Maritime Nord, via son secrétaire général Didier Cappelle, de créer une SCOP en partie avec les indemnités de licenciement des 880 emplois concernés. Un point de vue naïf consisterait à penser que voilà une entreprise fièrement défendue par son syndicat mais qui, coulée par la mauvaise gestion de ses patrons (dont la SNCF, propriétaire des 5 navires Seafrance), tente une sortie par le haut en créant une entreprise d’économie sociale et solidaire autogérée et devrait, si l’Etat ou l’UE ne l’en empêche pas (l’UE ayant interdit le financement de la SCOP via l’Etat ou la SNCF), relancer son activité et sauver son personnel ainsi que l’économie locale qui en dépends. Vision naïve sans doute car, pour commencer, les difficultés financières de Seafrance sont en partie dues à la toute puissance syndicale : comme le dit le dicton, le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. On trouve pas mal de documents sur les pratiques bizarres en matière de recrutement du personnel dit des services généraux (ceux qui ne sont pas marins, largement majoritaires sur un ferry). Et il ne faut pas longtemps à discuter, en privé, avec d’anciens ou actuels employés de Seafrance pour en apprendre de belles sur le pillage opéré par certains membres de ce même personnel (détournement du fruit des ventes à bord, notamment) et du chantage permanent à la grève que pouvait déclencher n’importe quel délégué syndical pour des peccadilles (genre le montant de la remise sur une bouteille de whisky en duty-free). La surcharge improductive et le manque à gagner d’un côté, la perte de confiance de la clientèle de l’autre et le tout couvert par Mr Cappelle et ses sbires, ne peuvent être totalement étrangers à la déconfiture de cette compagnie. Ceci explique peut être un élément fort surprenant du dossier SCOP, à savoir que personne – pas même Mr Cappelle – ne semble à même d’estimer le nombre d’employés qui seraient prêts à démarrer en SCOP plutôt que simplement empocher leur prime de départ. Pourtant s’il y a bien une donnée fondamentale dans la création d’une SCOP c’est le nombre et la motivation des participants, vu que chacun a une voix, vote à l’Assemblée Générale, et doit assumer ses responsabilités. Le fait de passer du statut de salarié fortement syndiqué à celui d’actionnaire, même d’une coopérative, est probablement un choc culturel très difficile à négocier pour la majorité des gens concernés mais je suspecte qu’au delà de cela il y a la crainte que la CFDT – et a priori Mr Cappelle – (re)deviendrait le patron de cette nouvelle entreprise ! On peut accepter voire trouver sympathique d’adhérer à un syndicat indélicat avec ses patrons, mais se marier avec est une tout autre affaire…
LE GOUVERNEMENT SARKOZY AVAIT FAIT PREUVE DE LA MEME LACHETE FACE AUX MEMES MAFIEUX DE LA SCOP
Ce qui pose alors la question des motivations de la CFDT dans cette affaire. D’après le secrétaire d’Etat aux transports Thierry Mariani, juste avant le volte-face du gouvernement en faveur de la SCOP, la CFTD avait été jusqu’à refuser d’examiner d’autres plans de reprise suite au refus, par le tribunal de commerce, du plan proposé par Louis Dreyfus Armateur (qui proposait de ne garder que 460 emplois). Pourquoi ces refus d’examens ? La CFDT a-t-elle décidé de mener à son terme, mordicus, une expérience de coopérative ouvrière ? A titre personnel je suis tout à fait pour ce type de projet et il existe pas mal d’exemples, telles certaines mines anglaises passées en coopérative suite à la destruction de cette industrie par Thatcher dans les années 80, qui montrent la viabilité de cette approche mais ce n’est pas non plus une potion magique et une mauvaise gestion finira toujours par couler une entreprise, qu’elle soit coopérative ou traditionnelle. Et that is the question : la CFDT de Mr Cappelle peut-elle se transformer de plutôt mauvais syndicat en plutôt bonne gestionnaire d’entreprise ? A contrario, peut-on imaginer que les adhérents à la SCOP, s’il se trouve suffisamment, rejettent l’emprise de la CFDT et roulent… sans syndicats ?
 Note : une SCOP est une société coopérative de type SARL ou SA, dont les associés majoritaires sont les salariés. Les décisions sont prises collectivement selon le principe coopératif “une personne = une voix”, indépendamment du montant de capital détenu.Réunis autour d’un même projet économique et des mêmes valeurs, ils s’impliquent totalement dans l’entreprise. http://www.apce.com/pid596/scop.html

COUPURES DE PRESSE DEBUT 2012 (mais c’était avant le triomphe de la gauche bourgeoise)

-           C'est un énorme revers pour le syndicat CFDT de SeaFrance. Jeudi soir, il a été désavoué par la confédération nationale, qui l'accuse de porter « une lourde responsabilité » dans la situation actuelle de la compagnie maritime. Dans un communiqué signé par la CFDT nationale, la Fédération générale des transports-équipements (FGTE-CFDT) et l'union régionale CFDT, la confédération regrette que les offres alternatives au projet de Scop aient été rejetées. Jusqu'à mi-décembre, Louis Dreyfus Armateurs (LDA) avait en effet déposé un projet de reprise de l'entreprise, et avait même proposé à la CFDT un dialogue autour des conditions de reprise des salariés. Le syndicat ayant catégoriquement rejeté toute négociation, LDA avait finalement dû jeter l'éponge. Un refus qui serait la principale cause de l'état actuel de l'entreprise. « Désormais, les salariés n'ont pas de perspective pour sauver leurs emplois. Malheureusement, les responsables CFDT de SeaFrance portent une lourde responsabilité dans cette situation », indique le communiqué.
À trois jours d'une audience capitale devant le tribunal de commerce, le projet de Scop est pratiquement mort et enterré. Il manque toujours 50 millions d'euros pour boucler le financement. La proposition du gouvernement d'augmenter les primes de licenciement des salariés si elles étaient réinjectées pour financer la Scop a été rejetée par les salariés, qui voient leurs espoir de sauver SeaFrance s'amoindrir d'heure en heure.
Des pratiques douteuses mises en lumière
Le communiqué de la CFDT nationale n'est pas vraiment une surprise. Pour la confédération, la situation n'était plus tenable : depuis quelques jours, les critiques pleuvent à l'encontre des dirigeants de la CFDT SeaFrance. Accusés d'avoir fait fuir le seul repreneur potentiellement viable, Louis Dreyfus Armateurs, ils se voient également reprocher des pratiques douteuses dans le fonctionnement de l'entreprise au quotidien. Un rapport de la Cour des comptes de 2009, révélé cette semaine, a mis en lumière un certain nombre de dysfonctionnements. Recrutement par cooptation plus que sur les compétences, promotions accordées ne correspondant pas aux qualifications: la Cour n'hésite pas à pointer du doigt « l'emprise de la CFDT » sur le fonctionnement de l'entreprise.
Cette chasse au mouton noir est également liée aux négociations syndicales à venir. Nicolas Sarkozy a convoqué pour le 18 janvier un sommet social capital. Alors que la crise économique semble partie pour durer, les organisations représentatives des entreprises vont tenter d'obtenir des concessions, notamment par la remise en place du chômage partiel dont certaines grandes entreprises avaient beaucoup profité en 2009, notamment dans l'automobile. Pour les organisations syndicales, il est donc capital d'être « blanc comme neige » pour avoir un maximum de marge de négociations.
Le salut de SeaFrance pourrait passer par les salariés non-syndiqués. Ils tiennent ce vendredi après-midi une réunion à Calais « afin de montrer à tous les acteurs du dossier SeaFrance qu'il n'y a pas que les porteurs du projet Scop dans l'entreprise. »

-          CFDT: la section SeaFrance sera exclue

AFP Publié Réactions (28)
La CFDT, en désaccord avec la CFDT Maritime Nord sur la stratégie de reprise de la compagnie SeaFrance et soupçonnant des malversations dans le fonctionnement du syndicat, réunira jeudi prochain son bureau national pour exclure cette section, a annoncé aujourd'hui François Chérèque. Le leader de la CFDT a réitéré au micro sur Europe1/i-télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France son sentiment de "honte" déjà exprimé à propos de la CFDT Maritime Nord, majoritaire chez SeaFrance, "qui a refusé d'étudier d'autres pistes que la coopérative (...) ce qui n'est pas raisonnable" et sur laquelle pèsent de forts soupçons de malversations. "Il y avait une présomption d'innocence (...), maintenant il y a des faits qui sont concrets", a-t-il dit, renforçant ces soupçons à l'encontre des principaux responsables de la section, sans pour autant donner de détails.
Appel aux salariés de SeaFrance Jeudi prochain, François Chérèque a précisé qu'il proposera au bureau national de la CFDT "d'entrer dans une procédure de radiation" du syndicat CFDT Maritime Nord, forte d'environ un millier d'adhérents, étape statutairement indispensable avant l'éviction des responsables de cette section.

Parallèlement, François Chérèque a lancé un appel aux salariés de SeaFrance en leur demandant de s'adresser ou de rejoindre la section CFDT de la société Philippe Louis Dreyfus intéressée par la reprise d'une partie de son personnel (880 personnes), une solution que la CFDT de Seafrance a toujours écarté. "Il y a une autre CFDT, qui est honnête", a-t-il dit à l'adresse des salariés de SeaFrance. "Nous pouvons travailler avec vous pour être réintégrés chez Philippe Louis Dreyfus. Faites nous confiance", a-t-il ajouté avant de conclure, martial: "Cette CFDT là (celle de SeaFrance), ce n'est pas nous. Cette CFDT là, nous n'en voulons plus. Cette CFDT là, nous allons la mettre dehors".

La fédération socialiste du Pas-de-Calais est-elle en train de rejoindre celle des Bouches-du-Rhône. Après les affaires Dalongeville, qui ont secoué Hénin-Beaumont, c'est au tour de Liévin, et de son député maire, Jean-Pierre Kucheida, de se retrouver au centre des accusations de financements occultes. Des affaires qui risquent de gêner François Hollande dans sa campagne. C'est ce que dit Gérard Dalongeville dans son sulfureux "Rose Mafia" sorti jeudi 23 février.

Dans Rose mafia (éditions Jacob-Duvernet), Gérard Dalongeville raconte comment des commissions ont été versées illégalement au PS par des entreprises du nord de la France en vue d'obtenir des marchés publics... Un système dont certains aurait également tiré profit personnellement. Ce zigoto ancien maire PS de Hénin-Beaumont qui a été lui-même incarcéré (détournement de fonds publics) est mal placé pour être « sulfureux » , et reste un des « responsables » du succès du FN dans la fameuse ville où Mélenchon tente de faire renaître de ses cendres le parti stalinien… il n’inquiète nullement la mafia rose puisqu’elle continue ses affaires avec les mafieux syndicaux de Sea France.Bas du formulaire


-          Enfin, y a-t-il eu vol en bande organisée et abus de confiance au sein de la compagnie SeaFrance ? C'est à cette question que tente de répondre un juge d'instruction lillois, chargé d'enquêter sur cette affaire qui remonte à 2009.
Six salariés avaient été entendus en mars et cinq d'entre eux mis en examen ; huit autres ont été placés mardi en garde à vue à la section de recherches du Portel dans le cadre de cette même affaire.
En 2010, dans son rapport, un commissaire aux comptes mandaté par la direction de SeaFrance a mis en évidence des erreurs et des écarts dans la gestion des comptes. Essentiellement au niveau des ventes à bord des navires. S'ensuit un dépôt de plainte de la direction et l'ouverture d'une enquête judiciaire. Le parquet de Lille se saisit de l'affaire et confie le dossier à la gendarmerie. Mardi soir, huit personnes, sept hommes et une femme, ont été convoquées au Portel et entendues par les enquêteurs. Pour Antoine Deguînes, avocat de l'un d'entre eux, « on est exactement dans le même cas de figure qu'en mars, lorsque j'assistais deux autres clients ». Les trois personnes qu'il défend nient toute implication dans cette affaire. «  Pour démontrer qu'il y a eu bande organisée, il faut apporter la preuve que quelqu'un tirait les ficelles pour s'en mettre plein les poches.
Nous n'en sommes pas encore là. » Peut-être y a-t-il eu des vols ? Les suspects les ont-ils reconnus ? Les enquêteurs vont devoir auditionner des dizaines d'ex-salariés SeaFrance qui, à un moment ou un autre, ont navigué entre Calais et Douvres. Les perquisitions effectuées aux domiciles n'auraient rien donné. Comme les cinq autres salariés entendus en mars, les huit ex-SeaFrance actuellement entendus, pourraient être mis en examen par le juge d'instruction lillois. (La voix du nord du 7/06)

Extrait article du Monde :

La Cour des comptes dresse un constat similaire dans un rapport remis en 2009 : pour les "agents de service général" à bord des navires, "le recrutement s'effectue largement par cooptation selon des critères peu transparents", écrit la haute juridiction, en ajoutant : "Les recommandations familiales et surtout l'appui de la formation syndicale majoritaire [la CFDT] entrent comme un facteur déterminant dans la sélection des candidats." Aux yeux de la Cour, cette politique entraîne des sureffectifs.
Didier Cappelle ne nie pas avoir eu "une certaine influence" en matière d'embauche, mais d'autres syndicats en avaient aussi et ces usages ne sont pas propres à SeaFrance, se défend-il.
La CFDT-Maritime Nord est également soupçonnée d'exercer son emprise sur les augmentations salariales et sur le déroulement de carrière des techniciens et des personnels d'exécution. A tel point qu'en février2007, l'intersyndicale CGT/CFE-CGC des officiers s'indigne des privilèges exorbitants qui seraient accordés à certains salariés : primes exceptionnelles sans justification, promotions aussi subites qu'inexpliquées… "Le président Riblier a acheté la paix sociale à la CFDT", fustigent les deux organisations.
Pour avoir relayé ces allégations, le quotidien Nord-Littoral sera condamné pour diffamation par la cour d'appel de Douai (Nord). Mais Pascal Dejean, le PDG du groupe propriétaire de ce journal, pense, aujourd'hui encore, que ces critiques étaient fondées : "Nous avons eu le tort d'avoir raison trop tôt", affirme-t-il. La preuve : la Cour des comptes a validé, dans son rapport de 2009, les observations faites deux ans plus tôt par l'intersyndicale des officiers.
Accusée d'être de mèche avec la direction, la CFDT-Maritime Nord est également montrée du doigt pour ses méthodes musclées. En mars 2002, un représentant de la CGT, Christophe Wadoux, est frappé au cours d'une "réunion paritaire" par Eric Vercoutre, l'actuel secrétaire du CE. Une agression commise sous les yeux d'un membre de la direction des ressources humaines. Un an plus tard, un groupe de salariés de SeaFrance emmené par Didier Cappelle envahit les locaux de Nord-Littoral à Calais. Un article leur avait déplu, raconte Pascal Dejean. Il n'y a ni coup ni casse – ou presque – mais par la suite, la CFDT-Maritime Nord distribuera des tracts menaçants contre des journalistes du quotidien, d'après le PDG du groupe de presse.
En avril 2005, une autre altercation éclate, entre Eric Vercoutre et Roger Lopez, un responsable de la CGT chez SeaFrance. Ce dernier s'écroule, après, dit-il, avoir été boxé par son contradicteur. La justice condamne le militant cédétiste à une peine d'amende, malgré ses dénégations. Enfin, quelques mois plus tard, un incident se produit lors d'une manifestation au Havre, mais cette fois la victime est une policière en civil qui photographie des manifestants. Plusieurs hommes tentent de s'emparer de son appareil, elle se retrouve au sol. Didier Cappelle, Eric Vercoutre et un de leurs collègues sont renvoyés en correctionnelle : le premier se voit infliger une amende, le second sept mois de prison avec sursis, le troisième cinq mois avec sursis.
Tous ces épisodes ont été grossis jusqu'à l'exagération, plaide Didier Cappelle. Il explique que la policière avait dissimulé sa véritable qualité aux manifestants – d'où la colère de certains d'entre eux. Il prétend même avoir cherché à la protéger avec ses deux collègues. Un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme a été engagé contre la décision sanctionnant les trois hommes… Un changement important survient lorsque Eudes Riblier est remplacé en 2008 par Pierre Fa à la direction. Celui-ci "siffle la fin de la récréation" et enterre la politique de cogestion, relate un syndicaliste. D'après lui, la CFDT-Maritime Nord cesse d'avoir la main sur une partie des recrutements. Depuis, la guerre fait rage entre le syndicat et le président du directoire. Les belligérants croisent le fer au sujet des comptes du CE : Pierre Fa multiplie les requêtes pour y voir plus clair. N'obtenant pas les documents réclamés, il lance des actions judiciaires, si nombreuses et si touffues que les protagonistes ont eux-mêmes de la peine à s'y retrouver.
Didier Cappelle assimile cette cascade de procédures à une "cabale" visant à "jeter le discrédit" sur son organisation. "Le CE a toujours été très bien géré et au bénéfice de tous", assure-t-il, tout en prenant un malin plaisir à rappeler que Pierre Fa fut condamné dans l'affaire Elf.
Début 2010, suspectant des détournements de produits à bord des navires, les patrons de SeaFrance portent plainte pour "abus de confiance". Une information judiciaire est ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Depuis, aucune mise en examen n'a été prononcée, mais les comptes bancaires de responsables de la CFDT-Maritime Nord auraient été épluchés.
Quelques semaines après le début de cette enquête, une autre affaire surgit : celle des biens immobiliers d'Eric Vercoutre. "Comment a-t-il pu se les offrir ?", s'interroge Nord-Littoral, le 4 juin 2010. Un sujet à nouveau abordé par Libération, dans son édition du 7-8 janvier. Au quotidien national, le secrétaire du CE indique qu'il a dû contracter de gros emprunts afin d'acheter ces logements qu'il met en location. Propriétaire, lui aussi, de plusieurs appartements à Calais, Didier Cappelle soutient qu'ils sont "hypothéqués" et qu'il s'est "surendetté" à cause de l'acquisition d'un immeuble.
"Sous prétexte de paix sociale, on a fait n'importe quoi", tempête Jacques Brouyer, secrétaire du syndicat CGT des officiers de SeaFrance. Des "calomnies" martelées depuis des années, rétorque Didier Cappelle. Selon lui, elles ressortent aujourd'hui pour torpiller le projet de SCOP. Celui-ci était considéré comme voué à l'échec en raison d'un financement insuffisant et d'un business plan boiteux. Mais la société Eurotunnel vient de créer la surprise en proposant d'appuyer le schéma construit par la CFDT-Maritime Nord. Si cette solution prend tournure, le pavillon français continuera peut-être de flotter entre Calais et Douvres ».
…Une information judiciaire a été ouverte à l'époque afin de mettre en évidence des fraudes éventuelles. La justice a tenté depuis de démonter le mécanisme grâce auquel, et pour un montant astronomique de 720 000 euros, des produits se sont volatilisés (parfums, cigarettes ou whiskys), après avoir prétendument fait l'objet de retours de la part de la clientèle. Mais, depuis, aucune mise en examen n'a été prononcée, bien que les comptes bancaires de responsables de la CFDT Maritime Nord aient été vérifiés.
Tapez sur wikipédia NMPP PRESSTALIS, et vous aurez un petit aperçu des agissements des syndicats à la française, tels la CGT. Détournements de matériel d'imprimerie pour envoi à Cuba, ventes détournées en kiosques, trafic d'armes et constitution d'arsenal...Les hommes politiques sont des lâches qui n'ont jamais osé s'attaquer à ces truands car ils siègent dans les administrations et y font la loi.
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lundi 28 mai 2012

MAROC : PROTESTATION SOCIALE CONTRE LES NOUVEAUX EXPLOITEURS ISLAMISTES





 CASS'TOI MOHAMMED VI avec ton
 gouvernement de bigots islamistes!

(Le 24 mai 2012, Mohammed VI a été le premier chef d'État reçu par le nouveau président bourgeois Hollande, complice à son tour de par sa fonction des tyrans féodaux du capitalisme décadent, sur la suggestion de son prédécesseur à l'Elysée, blaireau en vacances consolatrices dans le paradis pour riches à Marrakech)



 Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche à Casablanca où la classe ouvrière subit l'austérité islamiste et un chômage en hausse. Cette manifestation qui a surpris par son ampleur est la plus importante contre le gouvernement dirigé depuis janvier dernier par un islamiste, Abdelilah Benkirane. Les élections de novembre 2011 avaient été marquées par une nette victoire de sa formation, le Parti justice et développement (PJD). Depuis plusieurs jours, alors que le chômage ne cesse d'augmenter, les bonzes syndicaux étaient chargés de lancer  au gouvernement des appels au "dialogue entre partenaires sociaux" (pour le maintien de l'oppression religieuse-bourgeoise) en vue d’une hausse des salaires et de l'amélioration des conditions sociales des prolétaires.  "Il y a un message d'unité syndicale et un message clair au gouvernement Benkirane pour qu'il clarifie sa stratégie gouvernementale", a déclaré un certain Hassan Tariq, syndicrate de son Etat,  avec cette emphase creuse typique de notre playmobil national CGT.  "Nous voulons aussi que la loi sur le droit de grève, qui sera prochainement adoptée, soit libérale et non répressive", a précisé pour sa part un autre irresponsable syndical de l'USFP. 
Des milliers de manifestants ont sillonné les grandes artères de la plus grande ville du Maroc, en scandant des slogans hostiles au gouvernement. "Benkirane et Fouad Ali El Himma (ndlr, un très proche conseiller du roi Mohammed VI), deux faces d'une même monnaie", ont notamment crié les prolétaires sous calicots syndicaux sous la surveillance discrète des forces mercenaires de l'ordre royal-islamique. 
En sus ce pauvre gouvernement islamiste se déprime avec la sécheresse et une baisse vertigineuse des recettes du tourisme: plus de 17% en janvier 2012 selon les derniers chiffres officiels. Le tourisme est la principale source de devises du royaume avec les transferts d'argent des Marocains établis à l'étranger et les ventes de phosphates.  Les mécréants touristes ne semblent pas prêts d’accepter que leurs femmes viennent bronzer voilées.
Des centaines de jeunes du Mouvement du 20 février, né dans le tumulte du défunt Printemps arabe qui n’espéraient que des réformes  de la monarchie bigote et ringarde, ont également participé à cette manifestation, où les fans islamistes étaient évidemment absents comme les sbires du PCF lors du premier gouvernement Mitterrand. "Le gouvernement  islamiste Benkirane ne peut clarifier son programme et doit se contenter de déclarations de pauvreté idéologique et d’austérité économique voulue par Allah . Le vide politique est tel que le risque de tomber de la bigoterie dans la syndicratie impuissante est patent comme en témoigne cet appel à l’ouverture du bla-bla pour les nuls entre appartchiks syndicaux et gouvernement religieux : « On ne connaît pas la stratégie de ce gouvernement. Il doit ouvrir un dialogue véritable et clair avec les syndicats", a déclaré un syndicaliste devant plusieurs manifestants, en se payant ouvertement de leur gueule. 
Malheureusement la classe ouvrière est trop faible dans ce genre de pays arriéré, et s’il existe quelques consciences politiques révolutionnaires, elles resteront pour longtemps encore minoritaires et opprimées par tous les collabos du roi et de ses bigots islamistes. Lisons les commentaires de lecteurs sur un des hebdos réacs de la droite bourgeoise l’Express, car, devant l’inanité des manifestations sociales dans cette contrée (pourtant très saines du point de vue politique marxiste et autrement plus exemplaires pour le prolétariat universel que les pleurnicheries estudiantines bobos  du Canada), seul l’humour et la lucidité nous permettent de patienter.

« Continuez à voter islamique ! »

« Pour l'immobilier le Maroc va prendre la concurrence de l'Espagne en pleine poire, les Européens préfèreront acheter à la grande braderie espagnole qu'à l'incertitude marocaine, le Maroc ou plus exactement Marrakech est victime d'un tourisme "douteux" si les islamistes souhaitent faire le ménage ils vont perdre leurs derniers investiteurs occidentaux en résidence secondaire ».
« ah ces djeunes .. quand donc comprendront'ils que pour avoir des lendemains qui chantent, avec des dattes et des poulets rôtis qui tombent du ciel, il faut se soumettre et admettre la Loi de viellards obscurantistes ? Décidément la djeunesse est bien partout la même dans tous les pays, irrespectueuse et irresponsable ! Tout ça c'est la faute à Mai 68 ! »

« Les soi-disant socialistes marocains et leurs vieillissants syndicalistes ont brillé par leur absence durant deux décennies. Le Maroc a changé. Les quelques milliers de participants représentent toute" la gauche". La société est, plus que jamais attachée à sa religion .Le PJD a été le grand gagnant de ce changement. Sans programme précis, mais avec un langage simple, il a su convaincre un électorat victime des désillusions de partis dits de progrès et du socialisme. Le taux d'analphabétisme élevé, l'échec des tentatives de réforme de l'enseignement, l'exode massif vers les villes, les privatisations, la sécheresse , autant de facteurs qui ont abouti à l'augmentation du taux de chômage. Les revendications de nos jeunes diplômés, à savoir,  l' intégration dans la fonction publique, n'existe nulle part ailleurs. La CDT et l'USFP, jadis pour le départ volontaire et la privatisation à outrance des secteurs clés, soutiennent aujourd'hui ces revendications. »
«Je dis à Mr Benkirane, qu'étant un prof de physique, dans sa politique l'incertitude doit-être égale à zéro. La corruption continue de battre son plein! Avez-vous pensé au moins aux racines de cette corruption? je vais vous le dire Mr: Ce sont les inégalités sociales et les fraudes fiscales faites par les soi-disons notables(comme certains députés par exemple),qui sont à l'origine de la corruption. Quand SM le Roi Med VI dis que le civisme est " savoir prendre ses responsabilités, respecter autrui et respecter les lois " et qu'on entend que le Directeur Général des Impôts, avec toute arrogance, a menacé le Président de la Cour Suprême et ses Conseillers s'ils continueraient à appliquer les lois fiscales car il faut laisser les gens payer les impôts même s'ils sont injustement imposés car c'est avec les impôts que les juges sont payés!Or c'est faux car ce qu'il cherche c'est de continuer à accorder des primes à ses fonctionnaires, primes semestrielles qui vont des fois jusqu'à 200.000,00 dirhams!!!! La Fonction publique est la même pour tout le monde Mr Benkirane, commencez par aligner les mêmes compétences et enlever tous ces privilèges! ce sont ces privilèges qui sont à l'origine de la corruption. Sachez Mr Benkirane que le Premier Ministre Sénégalais Abdou Diouf, au lendemain de sa prise de fonction il avait réduit de 50% le parc automobile de l'État , alors que dans les rue de notre pays, on voit des voitures de luxe (4x4 et autres) stationnées devant les pâtisserie et cafés aux heures du travail, alors qu'à côté, des misérables fouillent les poubelles et mangent les ordures!!Si vous voulez des photos , je me ferai  le plaisir de les publier ».
Beaucoup de marocains prêts à s'illusionner sur une gauche laïque face à l'équivalent de la droite bourgeoise en France, pour sous-développés, la noria islamique avec ses soft et ses hard.
Enfin, un célèbre touriste bling-bling semble avoir été le cadet des soucis  des manifestants mais risque lui aussi de porter tort au tourisme en terre arriérée d’Islam soft :

 « Rassurez-moi : Ils ne sont point allés jusqu'à Marrakech et ne sont pas parvenus à importuner notre Nicolas ? Non, parce que nous, nous voudrions qu'il reste là-bas...le plus longtemps possible ! Si vous saviez comme cela fait du bien de ne pas entendre parler de lui à chaque minute, de ne pas subir une de ses interventions sur tous les medias... On se ressource, franchement ! Et puis laissons-le récupérer car après le 17 juin, il est probable qu'il ait enfin à faire face à maints abus ou méfaits contre son pays et ...contre nous les citoyens-contribuables !!! (Merci l'Express de considérer ce billet comme non injurieux)






dimanche 27 mai 2012

ENCORE SUR LE "PRINTEMPS QUEBECOIS"

 

sur la suggestion d'un camarade canadien

Quelques brefs éléments afin de mieux comprendre le «printemps» québécois.

23/05/2012 
1- Au Québec, la crise économique ne se laisse pas voir directement, la plupart des gens croit encore que le pays s’en sort bien parce que le taux de chômage n’a pas grimpé en flèche comme aux États-Unis, beaucoup de monde pense que le pays n’est pas en crise. Les raisons pour lesquels le Canada et le Québec sont en mesure d’absorber les effets directs de la crise ne seront pas traitées ici. Cependant, considérant que la crise touche en fait un capitalisme mondialisé, le Canada et ses provinces ne sont pas exemptés d’appliquer à leur tour des plans d’austérité permettant aux capitaux internationaux de se revaloriser et aux entreprises financières de renflouer les coffres. Donc, bien que les effets de la crise furent tant bien que mal amortis par les politiques gouvernementales, ces mêmes gouvernements doivent désormais rendre des comptes aux grandes institutions capitalistes.
La hausse des frais de scolarité fait partie du plan d’austérité que doit appliquer le gouvernement de Jean Charest, premier ministre du Québec. L’augmentation des frais de scolarité vise minimalement deux objectifs précis :
a) l’augmentation des frais aura pour conséquence une augmentation de l’endettement étudiant et qui dit endettement dit aussi taux d’intérêt qui profitent surtout aux banques ;
b) la hausse des frais se veut également un moyen de rentabiliser et de favoriser la compétition des universités québécoises sur le marché mondial de l’éducation. Le gouvernement Charest cherche ni plus ni moins à remplacer la masse des étudiants locaux par une masse d’étudiants étrangers qui sont près à payer plus cher pour étudier ici.
Pendant que le gouvernement québécois se tape une grève générale étudiante face à ses politiques de hausse, le gouvernement fédéral canadien de Steven Harper dépose en bloc un projet de loi omnibus qui ouvre la porte à de multiples déréglementations au niveau du travail et de l’environnement, à un durcissement du système juridique et pénitentier, à des coupures de postes dans la fonction publique ainsi qu’un désengagement de l’État du filet de sécurité sociale. Avec de telles mesures venant des différents palliers de gouvernement, la crise, au Québec, apparait davantage comme une offensive gouvernementale et par conséquent comme une crise qui se donne à voir sous une forme politique : ici, l’austérité est avant tout un choix du gouvernement plus qu’une nécessité économique visible pour tous.
2- Ceci dit, revenons à la grève étudiante et aux politiques d’austérité du gouvernement Charest. Depuis le début de cette grève – qui aujourd’hui par son étendu et sa durée dépasse tout ce qui a été connu jusqu’à maintenant comme grève étudiante – le gouvernement de la province ainsi que les grands médias capitalistes du Québec cherchent à contenir et à brouiller le mouvement. Déformation des concepts, répression et campagne de salisage, démagogie et faux dialogue… Les deux mamelles de la désinformation se sont fait un plaisir de jouer des mots transformant une « grève » en « boycott » de service public et l’accessibilité à l’éducation un « droit » supérieur à celui de « faire la grève » et de tenir des lignes de piquetage. Cette manoeuvre gramatico-juridique a ouvert la porte aux injonctions que certains étudiants opposés à la grève se sont fait plaisir d’utiliser afin de casser le mouvement et de pouvoir enfin accéder à leur cours malgré la grève. Le problème c’est que la majorité des étudiants en grève n’ont pas respecté les injonctions, ce qui a forcé le gouvernement les faire respecter par la force. Mais la présence des policiers ne fait qu’augmenter la tension et provoquer des altercations qui se terminent par des arrestations et des blessés. Devant cette violence qui menace leurs enfants, les parents ont vite fait d’intervenir entre les étudiants et les flics, rendant inefficace le travail d’intervention des policiers. Sans compter que les profs, qui se voient dans l’obligation par la loi de se présenter en classe malgré la grève et les lignes de piquetage, se sont solidarisés avec les étudiants en refusant de donner leurs cours sous prétexte que la situation contrevient à la loi sur la santé et la sécurité au travail. Finalement, devant cette incapacité à faire respecter les injonctions, les recteurs d’école se sont vus contraints d’annuler les cours et de fermer les portes donnant ainsi gain de cause à la grève.
C’est donc devant cet insuccès de la stratégie juridique et l’obstination des étudiants à poursuivre la grève que le gouvernement Charest en vient à exiger en coulisse la démission de la Ministre de l’éducation, Line Beauchamp, pour la remplacer immédiatement par l’ancienne Ministre, Michelle Courchesne. Tout ceci n’est qu’une manoeuvre qui répond à l’échec d’une entente de principe dans laquelle le gouvernement ne s’est pas privé d’afficher toute sa mauvaise foi avant même que cette entente soit discutée dans les assemblées étudiantes en grève. Le gouvernement n’a jamais eu l’intention de se compromettre dans ce dossier et face à un mouvement de grève qui en fait tout autant, le gouvernement a finalement décidé de déposer un projet de loi spéciale (loi 78) dans le but non seulement de permettre aux étudiants qui « veulent étudier » d’accéder à leur cours, mais aussi et surtout de criminaliser le mouvement de grève dans ces aspects les plus dérangeants : soit les lignes de piquetage et les manifestations.
3- Ce n’est pas la première fois que le gouvernement adopte une loi spéciale face une grève qu’il ne tolère pas. Cette pratique anti-grève existe au Québec depuis le début des anées 80, mais cette fois, la loi dépasse le schème habituel d’encadrer et d’étouffer la grève en rendant illégal tout ce qui donne du pouvoir à la grève. En effet, cette loi spéciale ne fait pas que limiter l’efficacité des lignes de piquetages en interdisant sa pratique à moins 50 mètres de l’institution visée ou encore en décrètant que la grève est terminée puisque la sessions des 14 cégep et 11 facultés universitaires en grève est suspendue jusqu’à l’automne, elle franchit aussi le pas d’interdire pratiquement toute forme de manifestation… ce qui est un nouveauté.
Donnant l’impression de vouloir se montrer d’avant-garde dans la course mondiale à la répression, le gouvernement du Québec (qui possède la majorité des sièges au parlement et se sent donc légitime de faire ce qu’il veut) a tout simplement décidé que la contestation de son pouvoir était un crime contre la nation. Désormais, toute manifestation organisée qui prévoit plus de 50 personnes oblige les organisateurs à transmettre à la police l’itinéraire de la manif sans quoi la manifestation est déclarée illégale. De plus, la police a le pouvoir discrétionnaire de modifier l’itinéraire de la manif ou simplement de l’annuler. Mais ce n’est pas tout, car une fois que la manif est autorisée par la police, il n’en demeure pas moins que tout acte criminel commis par un manifestant est ultimement passible d’incriminer les organisateurs eux-mêmes… Bref, plus personne n’osera organiser des manifs de peur d’être des criminels en puissance.
En ce qui concerne la ville de Montréal, cette loi spéciale adoptée par le gouvernement provincial s’accompagne d’une loi municipale sur le port du masque que la mairie de Gérald Tremblay cherchait à adopter depuis quelques temps. Cette double législation a pour résultat de permettre aux policiers d’user d’un abitraire immense sur le déroulement des événements. Par exemple, les lois anti-terroristes ont déjà permis d’arrêter et d’accuser 4 jeunes étudiants et étudiantes (1 gars, 3 filles) pour avoir commis des actes dans le but d’ « incité à craindre un acte terroriste… » et sont donc suceptibles de 5 ans de prison pour des actes qui non seulement ne furent pas commis par eux (puisque cela semble difficilement possible) mais dont les preuves tiennent à des photos prisent hors contextes par des citoyens délateurs. L’arsenal législatif dont se sert la police contrevient présentement à toute les chartes sur les droits humains du pays et seront probablement condamnés par l’ONU comme ce fut déjà le cas envers la police de Montréal dans les années 2000 qui abusait de sa tactique d’arrestations de masse. C’est donc en raison de toute cette folie répressive que les manifestations à Montréal sont volontairement et formellement illégales dès le départ, car, comme disent les manifestants : « Ta loi spéciale, On s’en calisse ».
L’adoption de ces mesures répressives par le gouvernement n’a fait qu’élargir la base d’une grève qui commençait à succiter de la sympathie pour la frange de la population qui était directement touchée par cette grève et sa répression : les parents et les profs. Maintenant, c’est tout ceux et celles qui considèrent le droit de manifester comme inaliénable qui descendent dans la rue. Dans les manifs, depuis l’adoption de la loi spéciale, ce sont des familles, des personnes âgées, des travailleurs, des militants de tout horizons et, évidement, des étudiants qui défilent dans les rues. La loi spéciale a finalement transformé la grève générale étudiante en lutte politique de désobéissance civile. Cette métamorphose du mouvement a la particularité de faire revivre différemment le mouvement passé des indignés, mais l’indignation a ici pour cible le gouvernement Charest et ses politiques répressives.
Du côté mouvement étudiant lui-même, cette métamorphose de la grève étudiante en mouvement de désobéissance civile, a provoqué la première scission dans le discours unitaire des trois syndicats étudiants (CLASSE, FEUQ et FECQ). La CLASSE qui est majoritaire dans le mouvement de grève a finalement choisie de se faire le représentant du mouvement de désobéissance civile contrairement aux deux fédérations étudiantes (universitaire et collégienne) qui ont choisie une alliance avec les trois grandes centrales syndicales ouvrières (CSN, FTQ et CSQ) afin d’appeler au respect de la loi et au dialogue avec le gouvernement. Ce qui se dessine, selon moi, dans cette alliance, c’est une tentative de récupérer cette grogne populaire contre le gouvernement Charest en vue d’accélérer le processus de négociation ou encore le déclenchement des élections et, dans le même temps, de renouveler la base électorale du Parti Québecois (opposition officielle) ou encore d’élargir celle de Québec Solidaire.
Du côté policier, la surcharge de travail qu’impose plus de 100 jours de grève qui compte pas moins de 250 manifestations et 2000 arrestations, plusieurs émeutes ou actions de pertubation et 29 jours successifs de manifestation nocturne (ce sont les chiffres de Radio Canada), augmentent considérablement les risques de dérapage pouvant conduire à des tragédies mortelles. Un tel dérapage dans une conjoncture où le mouvement acquiert de plus en plus de sympathie pourrait faire basculer une situation de luttes sociales passablement pacifique en situation pré-insurectionnelle dans laquelle le gouvernement fédéral serait tenté d’user de la loi des mesures de guerre comme ce fut le cas face à la crise d’octobre de 1970. Si beaucoup se souviennent de l’armée qui occupait les rues de Montréal, d’autres se souviennent du FLQ et d’un certain Pierre Laporte en scandant des slogan comme : « Dans un coffre de Charest » (il faut mentionner que le Ministre Laporte a été retrouvé mort dans un coffre de voiture). Chose certaine, tout-le-monde est d’accord pour dire que la conjoncture est explosive et que tout semble possible.
Amer Simpson
22 mai 2012

 sous un bruit de casseroles...

LETTRES DE MONTRÉAL

par Feuille d’érable
vendredi 25 mai 2012.

On trouvera ci-dessous un récit de Montréal, dont l’auteur préfère conserver l’anonymat (j’ai choisi son pseudonyme).
C. G.

1. Eh bien, c’est super chouette ce qui se passe. Bien sûr, il y en a qui paient le prix... violence policière, arrestations, amendes...
Le 22 mai, une manifestation d’environ 200 000 personnes a eu lieu et elle était illégale. Elle s’est divisée en trois manifestations qui se sont joint, à la fin, à la manifestation syndicale qui elle avait négocié son trajet avec la police (les assos nationales de droit- fecq et feuq- sont restées avec les syndicats). Le slogan de la manif était « 100 jours de grève, 100 jours de mépris ». Seul le syndicat étudiant radical LA CLASSE a ouvertement invité à défier la loi spéciale. D’ailleurs, tu peux aller sur le site nouveau de La Classe : « arrêtez-moi quelqu’un ! » les gens se prennent en photo, comme pour la police, et y écrivent « je désobéis ». C’est plutôt drôle...
Aussi drôle dans la manif du 22 mai, des syndicalistes et le mouvement communautaire se sont retrouvés dans les manifs illégales.... et heureux d’y être.... et même de scander : « On est plus que cinquante ! on est plus que cinquante ! » - d’après la nouvelle loi il faut annoncer le trajet quand on est plus de 50. On commence à réfléchir à la Formule 49 dans le cadre de la Formule 1.
Puis, dans la nuit du 22 mai, une autre manif illégale a eu lieu en soirée jusqu’à 3 heures du mat. On compte quelques arrestations.
Depuis quelques jours (samedi le 22), il y a des manifestions de casseroles (en souvenir du Chili des années 70- Pinochet). Cette reprise de type de protestation, ici contre la loi 78, est superbe, car elle est transformée dans le contexte québécois de 2012. Depuis samedi, le 22 mai, à 8:00 p.m. les gens sont invités à sortir sur leurs balcons ou sur les trottoirs avec leurs casseroles. Le mot d’ordre est sur facebooke, twitter, etc. : « A vos casseroles ! ». La population est invitée à faire du bruit contre la loi spéciale qui interdit le manifester sans annoncer l’itinéraire, etc.
Là où ça déborde, c’est extraordinaire, car les gens (familles, enfants, grands-parents, etc.), de plusieurs quartiers de Montréal et ailleurs dans d’autres villes, sortent à la rue et se mettent à manifester de manière spontanée, dans la joie et le bonheur, en faisant un bruit d’enfer ! Créant eux-mêmes des manifestations illégales. C’est rendu qu’on attend 8:00 p.m. pour faire du bruit et se mettre en marche. Hier mercredi, des manifestations spontanées se sont rencontrées au centre-ville et la police a arrêté 400 personnes (la ville de Québec a connu une centaine d’arrestations). Mais la loi 78 n’est pas appliquée, ou très partiellement (à part dans la ville de Sherbrooke - une trentaine d’arrestations). C’est la loi municipale d’attroupement illégal qui s’applique principalement. et personne ne comprend pourquoi, même si on défie la loi spéciale, elle n’est pas appliquée. Est-ce que l’État attend de le faire une fois qu’on reviendra en classe et tentera de lever les cours afin de faire respecter le mandat de grève ? Car c’est là que ça risque de faire réellement mal....
Aujourd’hui, trois manifs casseroles sont parties de trois points\quartiers différents et on parle d’environ 10 000 personnes dans les rues qui cognent de la cuillère sur les chaudrons. C’est la dérision pure. C’est génial. C’est l’euphorie. Il y en a même un qui a décidé de faire rouler son barbeque dans la manif pendant que son copain cognait dessus avec la spatule (bien sûr sans la bonbonne de gaz).
Bref, la population s’amuse à ridiculiser le premier ministre du Québec, Jean Charret, qui a fait voter cette loi. La population est en train de lui dire qu’elle ne la respecte pas. C’est du jamais vu ! tout le monde s’amuse à dire : « La loi spéciale, on s’en câlisse ! » (on s’en fout).
Les journalistes analystes de la situation (le canal LCN avec Jean Lapierre, un sympathisant du parti au pouvoir) parlent de crise d’autorité et disent que le mouvement étudiant, en ce moment, a un réel rapport de force. C’est la première fois depuis le début de la GGI (grève générale illimitée) que l’on parle en ces termes, surtout à la télé, dans un des canaux les plus à droite. Ce n’est pas peu dire. Il est même lancé comme idée trois solutions : renégocier (Etat - Mouvement étudiant), déclencher des élections ou appliquer la loi.
La ministre de l’éducation veut renégocier, mais dit déjà ne pas vouloir discuter de la hausse des frais de scolarité. La FECQ (asso collégiale) veut se mettre à table et faire des compromis. la FEUQ (asso universitaire de droite) veut également faire des compromis, mais parle de la hausse et exige que LA CLASSE y soit présente. LA CLASSE ( l’assé- asso progressiste) exige de parler de la hausse et revendique un gel et la gratuité scolaire. Mais cette dernière n’a pas encore dit qu’elle voulait se mettre à table avec la ministre.
Bref, ce qui est intéressant ici est de constater que depuis que la population conteste la loi spéciale, le gouvernement est obligé de relancer une invitation aux négociations, même si le processus et la rencontre relèvent plutôt de l’ordre du cosmétique !
Dans un autre ordre d’idées, mais toujours en lien avec la grève, aujourd’hui est sorti de prison un des quatre étudiant-e-s qui avait été arrêté pour un fumigène dans le métro. On connait le copain. On les accuse de méfait (10 ans de prison) et de vouloir faire craindre à un geste terroriste (5 ans de prison). Ils sont en liberté conditionnelle avec une liste de conditions extrêmement sévères. Je n’en dirai pas plus, car c’est un sujet délicat. Bien sûr nous on soutient la famille et les quatre du métro.
2. Ma participation aux assemblées à titre de gréviste m’a fait comprendre une chose. Les diverses générations d’étudiant-e-s en grève veulent un possible qui leur est inaccessible. Les étudiant-e-s savent que peu d’avenues se présentent à eux (à court terme) et luttent pour un droit de cité (semblable à celui des générations d’avant). On veut un diplôme, un travail, un salaire, etc., et des services sociaux. D’autres encore remettent en question cette idéologie. Associé à ces désirs, il y a chez elles et eux un espoir incommensurable, voire rarissime et un courage teinté de ludisme : pas peur de l’État ni des injonctions ni des administrations ni de la police ni de perdre la session scolaire ni de devoir recommencer. J’ai rarement vu cela. Il faut dire que cette réaction est occasionnée aussi par une attitude autoritaire d’un gouvernement austère. Bref, chaque fois que l’État réplique au mouvement, celui-ci lui répond, le contourne et détourne l’action vers une résistance encore plus forte, ou tout simplement plus engagée, consciente, organisée, inventive...
Je ne cherche pas à idéaliser ce mouvement, car il est de prime à bord réformiste, faisant même partie d’un agenda électoraliste, etc. mais il contient une poésie hors commun, un soupçon de rêve, un désespoir refoulé ou un espoir assumé et combien inspirant. Au-delà de l’affirmation suivant laquelle le mouvement n’implique pas l’idée de révolution, il contient de minces bribes subversives. C’est ici où je me situe. C’est ce que je cherche à comprendre afin de poser des gestes dans cette direction suivant mes valeurs politiques (comme gréviste maintenant ou comme prof à l’automne). J’ai fait quelques interventions en assemblée dont une en particulier en rapport à la peur qu’a le mouvement syndical de faire une journée de grève sociale.
Un professeur représentant le syndicat des profs universitaires (UQAM) est venu parler en assemblée étudiante de l’appui au mouvement, mais que cela excluait la grève. Je l’ai interpellé et posé l’hypothèse suivante : l’attitude austère qu’a l’État à l’égard du mouvement étudiant est un terrain d’essai qui vise à vérifier le niveau de solidarité communautaire, ouvrière, syndicale, prolétarienne. ce que subit le mouvement étudiant en ce moment sera imposé aux travailleuses et travailleurs lors des prochaines négociations des conventions collectives prévues dans le secteur public pour 2015 environ. Aucune lutte isolée ne peut gagner sa cause. La solidarité est plus que nécessaire. Cesser d’avoir peur de perdre, peur d’être puni, peur de... constitue une des clés de la mise en marche d’un nouveau mouvement social. C’est peut-être là où se situe la contribution de la grève générale illimitée étudiante au mouvement social. Elle défie les calendriers, les lois spéciales, les injonctions, l’anti-émeute, etc. Certes mon hypothèse est limitée et qu’on peut en poser tout plein d’autres. Lorsque je l’ai posée, ce fut dans la perspective d’interpeller le syndicat des profs de l’université, parce que mon propre syndicat de profs au collège a peur des représailles prévues dans la convention collective s’il fait grève sociale...
3. ...La vison humaniste et sociale démocrate mais de belles images et de belles phrases... ronflantes et nationaliste mais quand même : ici.
Montréal, le 25 mai 2012
Feuille d’érable


Aussi un vidéo démocrate et nationaliste mais qui représente bien le mouvement réel pour la très grande majorité malheureusement, la frange radicale de la rue va plus loin mais jusqu'où ? voilà la question qui doit se répondre sans un enthousiame puéril et malgré l'ivresse que procure toute cette mobilisation sans précédent ici. Je te fourgue ça pour te donner une idée de ce qui se passe.