"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

mardi 12 juin 2012

LE RESULTAT DES ELECTIONS RIDICULES C’EST MAINTENANT !



On devrait donner une prime de mérite au 45% d’abstentionnistes des élections les plus ridicules de la république bourgeoise, plus au 10% au moins qui ne sont pas inscrits, plus au 12% de votes blancs, plus à énormément de prolétaires immigrés de souche française ou sans papiers et de souche mondiale. Il n’y a pas plus élection censitaire et aristocratique que les « législatives ». Le sommet des appareils politiciens professionnels choisit qui il va « parachuter » pour le faire « lire localement », afin qu’il obtienne « le suffrage populaire », pour qu’ensuite cette race d’élus envolée vers  Paris, après avoir paradé une ou deux fois sur une estrade de campagne bouseuse, s’éclate dans les salles parlementaires parisiennes, et que ni Mauricette ni Roger n’entendent plus parler de leur champion « monté à la capitale ».
Le foutage de gueule est à son comble ce coup-ci avec les « triangulaires » où il ne s’agit même plus de cette politique bourgeoise minable basée sur la sélection de la tronche du client, car il est demandé à l’électeur d’être vraiment une pauvre larve pour arbitrer en faveur de règlement de comptes. Pas seulement la vilaine Le Pen, mais Aubry, l’idiot Copé, Machin ou Truc vous convient à voter même pas pour leur candidat (éliminé du triumvirat final) mais pour faire tomber une autre quille. L’électoralisme n’est plus qu’une vulgaire ducasse où les boutiquiers – ne pouvant plus écouler leur camelote faisandée – vous convient à vous défouler sur des quilles en bois, pour le plaisir fugace et pervers de voir dégommer un adversaire à défaut d’emporter une mise quelconque.

Depuis plusieurs années l’expression « destruction d’emplois » a remplacé « licenciement sec », on peut en dire de même avec les élections, choix d’un honorable député chargé de veiller aux lois de la République est devenu « dégommez-moi ce con qui me fait de l’ombre ».
Nous encourageons vivement ici évidemment à une abstention totale pour ce dernier tour de la noblesse censitaire énarchique, voire pour collecter les petits papiers autour des chiottes républicains pour se torcher avec. Comme disait Bordiga, c’est cette démocratie-là qu’il faudra détruire préalablement par l’insurrection que l’on voudra avant de prétendre proposer un vote digne et propre à la population.
Une bouffée d’oxygène d’intelligence pourtant hier soir sur Public Sénat dans le débat entre sondologues et journalistes. On est toujours pris pour des cons par celui-ci ou celle-là. Un gros chauve croyait déceler du « désarroi » dans l’énorme abstention du premier tour de piste. L’aimable larron de cirque ! Du tout, une majorité de la classe ouvrière, française et immigrée, s’en battait les c. Les députés non seulement on les connait pas mais ils nous connaissent plus une fois sponsorisés et grassement payés à rien foutre comme tous les édiles des différentes baraques à privilèges de la bourgeoisie.
Passons à l’analyse de ces messieurs. De Joffrin, délégué du Nouvel Obs après avoir été celui de Libé, et après avoir été celui du Nouvel Obs – cet homme va et vient mais toujours à gauche contrairement au pitre FOG – à ces obscurs envoyés de a sondologie, la bourgeoisie s’en sort bien. Une quasi bipolarisation rêvée depuis longtemps. Droite et gauche fifty-fifty et écrasement des rigolos verts et centristes, ré-embaumement du PCF grâce au stupide Mélenchon, tassement du FN appelé à rejouer la mouche du coche de la gauche au pouvoir.

Les programmes des rigolos verts comme celui du Front de gauche n’étaient vraiment pas crédibles, et leur présence contestataire n’aurait pu que handicaper le gage de sérieuse austérité et de tempérance salariale du gentil successeur du méchant blaireau.
La donne n’est plus comparable à mai 81 malgré la dramatisation outrancière de la droite (qui a fait assez vite flop) : pas de chars russes à l’horizon, le parti des Le Pen n’est qu’une outre à vieillards radoteurs et incapables, au point que les gauchistes auront du mal à recruter  dans leurs sectes sur la base de leur antiracisme primaire. Ces derniers exultent en catimini de la baffe à Mélenchon, que la presse hâtive avait nominé « nouveau représentant de l’extrême-gauche » voir nouveau Marchais en plus caractériel ; quand ce sous-marin du stalinisme français sous perfusion n’en aura été qu’un énième fossoyeur. Il fallait être particulièrement imbécile, comme devaient le souligner tous ces gens sur le plateau, pour foncer tête baissée à Hénin, marqué par disons les hostilités communautaires (pour ne pas dire les provocations vestimentaires) avec pour toute arme un antifascisme désuet et surtout proclamer que l’immigration n’est pas un problème !
Mélenchon, au lieu de critiquer les nouveaux exploiteurs s’en est pris à la mouche du coche, à l’hydre lepéniste qui n’est pas une lumière éblouissante concernant la crise économique ni une solution au chômage capitaliste. Exit le bateleur de foire. C’est un fait intéressant à souligner, malgré les efforts des hommes de plume de la bourgeoisie, il n’est apparu aucune « vedette », quelques clowns comme le précédent ci-évoqué, mais rien que des polichinelles des diverses factions bourgeoises. Cela nos troncs de plateau ne l’ont pas évidemment constaté.

Mais il est une deuxième partie où, avec des phrases courtes, ils surent se montrer lucides, terriblement lucides, étonnamment lucides. Joffrin en particulier, qui coupa court à la question bêbête de l’animatrice : « maintenant Hollande va pouvoir mettre en place son programme, n’est-ce pas ?… ».
-          Son programme ? Déjà appliqué, répondit sans rire et sans un pli du visage l’autre. Une poignée de retraités supplémentaires, l’allocation rentrée scolaire, quelques belles phrases et puis… dès juillet des impôts, parce qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses !
Les français étaient des veaux quand ils ne votaient pas pour le mafieux Général de Gaule  (ce qui ne l'a pas empêché de les envoyer à l'abattoir en Algérie) mais de bons moutons lorsqu'ils votaient pour lui.
Les élections organisées par la bourgeoisie sont une vaste tricherie, et elles fonctionnent si bien que les sondages ne se trompent plus du tout, tellement la population est découpée en tranches, sectorisée, auscultée, conditionnée et tamponnée. A quoi bon les faire déplacer, sauf pour les... faire marcher dimanche matin!

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