"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

vendredi 4 novembre 2022

UNE INJURE RACISTE OU UN ANTIRACISME A GOGO ET A GOGOL?

 

 


Au pilori l'infâme!

Bis repetita après la crucifixion de Quatennens

ou comment une diversion peut succéder à une autre

 

L'impulsivité en politique n'est pas bonne conseillère. Le député RN Grégoire de Fournas aurait pu faire son interpellation plutôt contre un député...blanc car mettre en cause un noir sur n'importe quelle question c'est du racisme. Notons en passant que ce type arrondit fort largement ses fins de mois avec le gros salaire de député car c'est surtout un plouc exploiteur viticole. Je suppute que la provocation ne vient pas de là où on veut nous le faire croire. Pourquoi LFI ont-ils choisi de faire intervenir un de leurs députés noir sur une question qui ne questionne pas spécialement les noirs mais l'humanité ? N'était-ce pas plutôt que la simple interruption du député RN, une façon de favoriser le racisme en faisant donc de la question de l'immigration une question « noire » ? Et elle est noire en effet la question, pas au sens de la couleur mais au sens de la manipulation et de dévier des vraies questions. Pour se faire une idée de l'hystérie générale qui a saisi tous les partis politiques bourgeois et petits bourgeois, il suffit de lire l'édito du NPA, toute l'indignation feinte gouvernementale y est. Les huissiers du Parle-ment ont eu beau confirmer que le Grégoire avait utilisé le pluriel et que son concurrent LFI n'était pas visé personnellement, rien n'y fît. L'infâme « tentait de se justifier », « le raciste n'a même pas voulu s'excuser », toutes les gazettes en firent des tonnes, sans oublier le répugnant Hanouna qui flatte systématiquement sa clientèle racaille « anti-système » alors que lui est bien grassement rétribué par ce même système.

D'entrée de jeu, je voudrais dire combien gouvernement, laquais parlementaires et journaleux sont ridicules, non simplement à mes propres yeux mais à ceux de l'opinion en général qui ne peut s'exprimer dans des médias plus totalitaires que Poutine. Les gens que j'ai rencontré secouent la tête. On sent un mutisme général tellement la connerie gouvernementale et oppositionnelle fait pitié, comme elle se dévoile si hypocrite à déformer ou dissoudre la réalité.

Le débat sur l'immigration s'annonçait âpre et sanglant. Comment le gouvernement allait-il se sortir de ce miroir aux alouettes[1], de ce puits sans fond ? En gros cela débutait de manière classique et si simpliste:d'un côté les racistes qui veulent empêcher les migrants de venir massivement travailler en France et en Europe, de l'autre les humanitaires antiracistes relais des assistantes sociales politiques de toutes les fractions de la gauche disparue. Le gouvernement annonçait des mesures plus restrictives mais pas pour ceux qui veulent vraiment travailler, et éventuellement(quand c'est possible la reconduite à la frontière des assassins et des violeurs. Autrement dit du pipeau ! Comme l'opinion générale anonyme et sans voix le considère avec affligeance. « Incident raciste », les députés gouvernementaux quittent la salle avec fracas, Mélenchon, pourtant affaibli par le même genre de détournement concernant son petit protégé rouquin, hurle avec les loups gouvernementaux qui «ne reviendrons pas dans l'enceinte du Parle-ment « tant qu'une sanction lourde n'aura pas été prononcée » contre le vilain canard raciste et génocidaire !

 

LES MIGRATIONS UNE CHANCE POUR LE PATRONAT...ANTIRACISTE

L'interjection, au pluriel « qu'ils retournent en Afrique » du député RN ne peut aucunement passer pour raciste aux yeux de l'opinion silencieuse (surtout ouvrière). Imaginez 50 français dans une embarcation légère sauvés par la Royal Navy au large de l'Angleterre, on considérerait normal qu'ils soient rapatriés en France. Pourquoi est-ce différent pour les pauvres africains ? A cause de la misère, « héritée du colonialisme blanc » ? Pas seulement, ni à cause du bateau « réchauffement climatique », mais parce qu'il y a une DEMANDE PATRONALE ! Et cette demande pose question à plusieurs niveaux :

–          pourquoi y-a-t-il pénurie d'ouvriers (de base) dans un certain nombre de corporations ?

–          Est-ce la simple cause de l'incapacité de l'Eduque Naze à fournir le minimum intellectuel aux jeunes générations actuelles ?

–          L'immigration joue-t-elle le même rôle de complément pour le capital et de solidarité internationaliste pour le mouvement ouvrier ?

–          quelles solutions au chaos ?

 

PENURIE D'OUVRIERS ?

 

Une étude résume assez bien le problème du patronat antiraciste[2].

« L'étude dévoile d'abord que "sur le seul champ des offres déposées à Pôle Emploi en 2012, 116 000 recrutements ont été abandonnés faute de candidats et 215 000 offres sont restées non satisfaites après trois mois d'annonce." Parmi les secteurs les plus touchés, on trouve le tourisme, notamment les métiers de l'hôtellerie et la restauration, mais aussi les industries mécaniques, l’électricité, la maintenance, l’informatique, les métiers de bouche, la santé et les aides à domicile. Dans notre secteur, les serveurs de cafés et de restaurants sont les plus difficiles à recruter. En 2013, sur 66 446 projets de recrutement, 30 632 ont été jugés difficiles par les employeurs, soit 46,10%.
Les employés de l'hôtellerie sont également en tension, avec 14 476 recrutements difficiles sur 29 970 soit 48,30%. La plus récurrente reste l'inadéquation entre la formation des candidats et les besoins du marché, invoquée par 82,5% des employeurs. Une problématique bien connue dans le monde du tourisme. Certains métiers souffrent également d'un manque d'attractivité, à cause de conditions de travail difficiles, d'horaires atypiques, ou d'une image négative, comme c'est le cas dans l'hôtellerie et la restauration. Les territoires peinent également à trouver des salariés, surtout en raison de "problématiques liées au coût élevé des logements ou des transports, notamment en haute saison."

Les 10 métiers où les difficultés de recrutement sont les plus élevées :Aide à domicile et aides ménagères , 2. Serveurs de cafés, de restaurants, 3. Animateur socio-culturel :4. Aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine5. Viticulteurs, arboriculteurs, cueilleur 6. Agriculteurs salariés, ouvriers agricoles :7. Cuisiniers8. Agents d'entretien locaux : 9. Ingénieurs cadres étude, R&D, informatique10. Aides-soignants (médico-psycho, auxiliaire puériculture).

Vous l'aurez remarqué, 95 % de ces métiers sont des métiers de merde, non pas qu'il y ait de sots métiers du point de vue de la marche de la société, mais des métiers de merde parce que méprisés par les bourgeois, sous-payés, qui favorisent les attitudes de persécutions par les petits chefs ou les petits patrons (de merde). ET donc ce n'est pas principalement parce qu'ils sont sous-payés comme syndicalistes et petits bourgeois les plaignent mais parce que ce sont des boulots où l'humilité devient humiliante ! On pourrait d'ailleurs que notre gauche bien-pensante et antiraciste pense qu'n puisse naturellement réserver ces emplois « de merde » aux migrants et aux noirs en général, et comme quoi, au fond, ils sont plus racistes que le RN !

Une autre question qui découle de la première et apparaît plus intéressante au-dessus de la cour d'école parlementaire et qu'on évite de mettre sur la table. Bien sûr on est tombé sur nombre d'articles décrivant le spleen des ingénieurs qui méprisent le travail, qui songent à s'évader dans leur résidence secondaire te quelques heures par jour pianoter pour un patron sur ordinateur. Mais ce refus du travail de merde, généralisé dans la classe ouvrière, doit être pris en compte plus sérieusement que les états d'âme des bobos romantiques. Le refus du travail...aliéné de la part des masses de prolétaires s'est manifesté pour la première fois au niveau historique (car jadis dans le mouvement ouvrier le travail avait un aspect honorable voire respectable jusqu'à ce que le stalinisme le sanctifie) à la fin des années 1960. Des groupes gauchistes comme Potere Operaio en avaient fait leur cheval de bataille dans d'un point de vue encore petit-bourgeois. L'abrutissement au travail répétitif, si bien démontré dans le film d'Elio Petri (La classe ouvrière va au paradis), avait pour conséquence que les ouvriers poussèrent leurs progénitures à faire des études. Un  enseignement plus poussé et plus long accompagnait d'ailleurs les modernisations successives du capitalisme qui avait moins besoin de manœuvres mais de plus d'employés de bureaux, d'ingénieurs, de profs, etc. Mais le retour de bâton est vite venu, et, en milieu ouvrier le must est devenu : fuir e travail manuel méprisé et mal payé et humiliant. Le bleu de chauffe n'était même plus le stade suprême du marxisme-léninisme, lequel s'est reconverti en antiracisme et en stalino-féminisme. Un antiracisme d'ailleurs raciste et un féminisme débile.

Or la majorité des enfants d'ouvriers ne réussissent pas dans les études. Un million d'élèves au moins sortent chaque année de l'Eduque Naze mais sans diplôme. La reproduction des inégalités sociales est donc assurée. Mais voilà que ces sans diplômes ne veulent pas pour autant s'incliner dans des travaux où ils savent qu'ils seront méprisés et maltraités. Vendeur de came est la première porte de sortie, surtout pour les fils d'immigrés, pas jolie-jolie comme alternative avec tant d'autres trafics en tout genre,  mais qui peut rapporter gros. La majorité, français ou immigrés va trouver plus normal de faire durer, même si c'est aussi mal payé, le chômage ou les minuscules aides à une réinsertion de plus en plus impossible.

Le problème est que ce rejet des travaux les plus aliénés ne s'accompagne pas d'un regain de conscience de classe mais favorise la démerde individualiste. Les vrais révolutionnaires ont raison de maintenir que la conscience de classe réside surtout dans le milieu du travail, mais on verra que même dans ce milieu cette conscience peut disparaître. La pose anticapitaliste ne garantit pas qu'on est un vrai révolutionnaire contre le système ni, surtout, capable d'envisager son remplacement. Pars conséquent, le fait que la bourgeoisie embauche des migrants sans défense, confirme que ces boulots n'étaient pas « pour moi français de souche », que je méritais mieux qu'on me foute au chômage et qu'on ne m'offre pas d'emplois dignes !

Pourtant c'est bien le capitalisme qui détruit l'honorabilité de tous les métiers sous le règne du salariat inique, qui généralise des emplois bureaucratiques et franchement inutiles tout en favorisant un massif travail au noir avec un total mépris de milliers de migrants tenus en otage une fois débarqués en Europe ou en Arabie Saoudite (ou de nombreux prolétaires ont été tués pour la beauté olympique bourgeoise).

Donc, encore une fois, le refus du travail n'est pas révolutionnaire s'il est confondu avec sa seule exploitation.

 

QUAND LE SYSTEME SE DEVOILE AUX YEUX DE TOUS

 

La limite de l'antiracisme patronal est atteinte lorsqu'il constate « une immigration trop peu qualifiée » ; cette considération faisait aussi partie de la pantalonnade gouvernementale proposant « un choix » de migrants qualifiés » (rêve!). Les sociologues gauchistes peuvent tenter de voiler la réalité mais  l'immigration qui arrive habituellement en France n'est pas nécessairement la plus à même de répondre aux besoins de l'économie. Si de nombreux étrangers arrivent chaque année sur le territoire, très peu y viennent pour de strictes raisons économiques ou pour remplacer les français au travail. Les motifs d'admission des titres de séjours l'attestent. En 2019, 39.000 titres ont été délivrés pour des raisons économiques contre 91.000 pour motif familial et 90.000 pour raison scolaire et universitaire. Venir pour mener des études en France est la meilleure porte d'entrée du territoire, puis il suffit de passer des diplômes à la con comme celui sur le tourisme, pas bien compliqué, pour arguer de rester enseigner ou « animer ».

De plus, vu le faible niveau scolaire de nombre d'arrivants... ils vont rejoindre les refuseurs du travail ingrat pour toucher le chômage, avec un gouvernement démagogue antiraciste qui assure qu'il va se démerder pour trouver des « solutions d'emploi » pour les étrangers déjà présents en France ; et moi, franchouillard raciste, je m'indigne qu'on ajoute ces derniers arrivés « incompétents » (comme moi) à ma queue à pôle emploi. Conclusion d'un enquêteur : « En résumé, faire venir de la main-d’œuvre étrangère s'avère une solution en trompe-l’œil qui permettra de soulager les entreprises sans pour autant prendre à bras-le-corps la vraie nature du problème des tensions de recrutement »[3].

Parce que ces « tensions de recrutement » reflètent quand même, et paradoxalement, un refus croissant de « se sacrifier pour le système d'exploitation », même inconscient, même rendu plus dissolvant et complexe grâce à l'antiracisme. Les arrivants en plus bourrés de superstitions comme jamais ou ficelés par l'idéologie islamique, sont encore moins enclins « à croire » à une conscience de classe.

LES MARCHANDS D'ILLUSIONS QUI VISENT A DISSOUDRE LE PROLETARIAT

Avec ma troisième question - « L'immigration joue-t-elle le même rôle de complément pour le capital et de solidarité internationaliste pour le mouvement ouvrier ? » - nous irons au fond du sujet, qui est bien plus qu'une manipulation mais une mystification des idéaux les plus chers du mouvement ouvrier : solidarité de classe, internationalisme au-delà des races ou des origines.

Sur le plan économique le travail des migrants n'est pas vraiment indispensable au capital, il lui est utile accessoirement pour les emplois de merde, ce qui reste périphérique. Certes la nounou africaine à Neuilly est adorable, serviable et tout, mais ses enfants n'iront jamais se mêler aux blancs bourgeois à Jean de Sailly.

L'utilité de l'immigration est surtout idéologique. On sert d'abord systématiquement une morale interclassiste, l'antiracisme qui prouve chaque jour que les ouvriers « blancs » sont des beaufs racistes grâce à la démonstration des petits bourgeois trotskiens et de nos maîtres à penser mélenchoniens ; il faut noter au passage que l'idéologie stalinienne était basée sur la culpabilisation morale et la menace de l'enfer capitaliste pour celui qui voulait penser par lui-même et à refuser d'obéir aux ordres des petits chefs de parti. Héritage putatif de nos moralisateurs antiracistes et stalino-féministes.

Le débarquement de la misère ne peut que choquer tout le monde, y compris les racistes, et cette errance a été d'abord causée par les pillages colonialistes, qui continuent et surtout par des grandes puissances qui se vantent de n'avoir jamais été colonialistes. Deuxièmement, avec cet humanitarisme dégoulinant, le Capital cache le plus grave, il est  et a été incapable de développer économiquement et industriellement les zones les plus déshéritées de la planète, arguant que les rétifs aux fuites massives de la misère africaine, en communion avec les clowns LFI et NPA, sont la cause de cette misère. Raisonnement certes antiraciste mais si poutinien !

Les particules de la gauche disparue ont pour fonction d'encadrer (illusionner) les nouveaux arrivants, en les accompagnant auprès des services sociaux ou en les racolant dans leurs syndicats. En réalité le migrant se retrouve le plus souvent seul et reste démuni. C'est le même genre de campagne « humanitaire «  que les parents gauchistes, activistes façon "extension rebéllion", menaient pour les immigrés des années 1970, mais une fois les lumières éteintes, les « braves » immigrés étaient abandonnés à leur sort. Là où le passeur "clandestin" échoue (s'il n'a pas lui-même perforé le bateau gonflable) le passeur "humanitaire" officiel (rétribué par l'Europe "humanitaire et antiraciste") réussit; sauvés de la mer les pauvres bougres ne seront pas sauvés du chantage capitaliste. Toute obtention de papiers légaux sera soumise au bon vouloir du patron, si un patron "a bien voulu" l'embaucher; et ce sera encore le cas même si Darmanin a promis de supprimer ce chantage. Pour obtenir des papiers légaux c'est la galère sans fin. Pire, une bonne partie d'entre, après certes avoir reçu couvertures et vibres, puis des cours de langue, et contrairement à ce que dit l'extrême droite, se retrouvent errants sans un sou, à la rue, sous les ponts de Paris ou à traîner dans l'espoir d'un larcin pour survivre.

C'est au niveau du quotidien, le plus important, que les dégâts de l'immigrationnisme bourgeois sont les plus néfastes. Il aboutit à détruire la classe ouvrière en remplaçant l'internationalisme par un antiracisme qui devient l'idéologie humanitaire de référence, qui ne peut être défendue que pas des bourgeois éclairés puisque les ouvriers blancs sont racistes. D'ailleurs le terme de crétin à l'encontre de l'ouvrier blanc a été remplacé par impulsif; c'est le mot prisé par les petits bourgeois pour effacer tout contradicteur de sa morale capitaliste. 

Un autre univers est inventé avec les histoires de mixité sociale, de multiculturalisme, voire de créolisation. Bien sûr pour "faire évoluer" les "impulsifs" on va procéder à un saupoudrage de la population noire qui est vécu comme une intrusion utopique, chaque village devrait avoir désormais son quota de noirs en vertu d'une devise trilogique hypocrite inscrite au fronton des édifices bourgeois (sans doute pour extirper le racisme de nos campagnes) ; et ça ne marche pas ! Des familles de noirs n'ont pas fait de vieux os en Seine et Marne et en Lozère. En Bretagne des villageois ont protesté, hélas pour eux soutenus par les méchants fachos.  On trouve une plus grande concentration de noirs en région parisienne et dans les grandes cités régionales. Une plaisanterie, certes exagérée, dit que Paris est désormais la principale ville du Mali, au-dessus de Bamako ; on peut le penser lorsqu'on se promène dans le dix-neuvième. En soi cela ne me pose aucun problème, il faut constater souvent que les noirs sont mieux vus que les arabes et qu'ils conquièrent assez rapidement l'empathie avec leur chaleur humaine. Mais pas que. Je prends le métro parfois, et, à chaque fois, par exemple si nous ne sommes que quelques blancs, je remarque une grande solidarité entre les personnes noires et considérations, tandis que nous les méchants blancs on ne nous regarde pas voire on est toisé. On dira mon observation impressionniste, voire raciste, et je m'en fous. En plus dans les transports en commun, noirs comme blancs, enfants comme adultes personnes ne fait plus attention à personne qu'à son portable. Mais il subsiste un sentiment d'étrangeté : que j'aille au resto, faire réparer ma voiture ou faire mes courses je ne vois plus que des employés noirs, certes compétents, aimables, et que je respecte, mais pourquoi ? Et les vigiles, tous noirs, pourquoi leur réserver ce type de protection ? Parce que si un vigile est blanc et qu'il rabroue un jeune voleur noir, il se fera rapidement traiter de raciste !

J'ai déjà évoqué par ailleurs un autre aspect, plutôt primordial dans la perception commune des problèmes sociaux et criminels lié à une immigration "mâle":  l'irresponsabilité de la bourgeoisie antiraciste de faire venir des masses d'hommes sans femmes, méprisant ainsi des besoins sexuels humains, comme son indifférence (et celle de ses islamo-gauchistes) face aux quotidiennes agressions sexuelles de la "femme blanche" et même au viol de femmes immigrées; comme on peut le lire dans la presse chaque jour, le scandaleux fait partie du quotidien, par exemple "encore tel soudanais" violeur multirécidiviste qui a récidivé à sa sortie de prison puis est relâché à nouveau parce que son pays d'origine se refuse à le reconnaître (ce chaos est lié volontairement au marchandages avec des pays fournisseurs de ceci et de cela, quand les salaires versés en France servent aussi au pays étranger), je ne peux développer sur le sujet ici; les dits faits divers sont bien sûr liés à une partie de l'immigration, et que les élites croient, en le niant, abuser le bon peuple, est sidérant de médiocrité.

C'est dans le cadre du travail que les choses sont plus graves. La majorité des migrants de couleur ou pas sont employés dans de petites entreprises, chez le beauf artisan, dans la restauration exploiteuse à clientèle bobo, dans le bâtiment. Des lieux qui ne sont pas les endroits rêvés pour développer une conscience de classe. Ils restent interdits d'embauche dans les réservoirs à syndiqués hautains des « services publics » et autres administrations, même si un effort de panachages est effectués par les directeurs antiracistes pour embaucher ceux de la deuxième ou troisième génération.

Le découpage des embauches en plus est soigneusement délimité et programmé. Par exemple dans le bâtiment sont utilisés des travailleurs turcs saisonnier non destinés à parler la langue française, et qui, une fois le travail terminé retournent au pays, à la manière bananière allemande. Aucun contact possible avec nos propres ouvriers. Les petites unités de production, du commerce ou du nettoyage n'ont jamais été des lieux favorisant la lutte de classe face aux tout nouveaux patrons si soudainement « antiracistes ».

Enfin tout le « combat antiraciste » qui affiche un désir effréné de « réussir l'intégration » de nos frères en humanité, se retourne en lutte hypocrite visant à faire croire que le capitalisme serait porteur d'une justice possible, et, comme la gauche réformiste le proclamait naguère (pour « sauver le niveau de vie ») « sauver l'intégration de l'immigration fusse-t-elle massive et désespérée ; notons qu'il est facile d'être immigrationniste total en opposition, mais une fois au pouvoir ces hâbleurs font comme la droite et Macron ; cf. Obama aux Etats-Unis qui a procédé à beaucoup plus d'expulsions que ses collègues successifs à la Maison blanche (sic).

La ghettoïsation des travailleurs multiraciaux - le renforcement des communautarismes, la charité désordonnée et parfaitement cynique (et sélective, et pleine de chausse-trappes des migrants)  -  flingue toute conscience de classe, détruit tout réel internationalisme au nom de ce cosmopolitisme éclaté, mou et incohérent, qui élève la charité au rang de la principale qualité capitaliste.

De solution il n'y a point. C'est le chaos. Mais la bourgeoisie sait régner par le chaos et un des principaux carburants du chaos est l'antiracisme officiel et gauchiste. L'idéologie humanitaire a ceci d'indiscutable qu'elle permet de jouer avec le reproche à un colonialisme toujours présent, qui a pillé l'Afrique, de ne pas vouloir continuer à piller, non pas les matières premières, mais les ressources "humaines". Tout ;le monde sait que le capitalisme moderne a empêché le développement nationalo-industriel d'une série de pays artificiellement créés tardivement au nom d'une libération nationale les ficelant à tel ou tel impérialisme dominant. Quant à la solution agitée, pour tarir les flux de populations et prétendre aider à la lutte contre la pauvreté - L'aide au pays du Sud - ce n'est qu'une sinistre plaisanterie. La plupart des pays du sud sont cornaqués par des gouvernements dictatoriaux et corrompus qui détournent toute aide "humanitaire" à leur profit.

En effet il n'y a pas d'autre solution que le chaos dans ce système capitaliste et mieux encore sa capacité à voiler les causes du chaos en détruisant toute conscience de classe.

 

 

 




•      [1]Dans une certaine imagerie populaire africaine, Paris ne représente pas moins que le paradis terrestre ; le lieu de concrétisation de toutes les idées de bonheur. C’est la panacée de la misère. Que de rêves pourtant se sont brisés contre ce miroir aux alouettes ! — (Jean-Marie Mollo Olinga)

[3] « Mieux, les employeurs semblent prêts à signer des contrats durables. Plus de la moitié des recrutements sont envisagés en CDI ou CDD de 6 mois ou plus (+12 points), essentiellement pour remplacer un salarié après un départ ou afin de lancer une nouvelle activité. Parmi les métiers qui vont recruter : ceux des services aux particuliers comme les aides ménagères ou les aides à domicile, les animateurs socio-culturels, les serveurs de café, les employés de l'hôtellerie. Pour les cadres, ce sont les profils ingénieurs, R&D notamment dans le domaine de l'informatique qui ont le vent en poupe. Dans son dernier Guide des secteurs qui recrutent, le CIDJ a ainsi recensé 60 secteurs porteurs et 280 métiers qui recrutent. Le hic, c'est que beaucoup de ces jobs ne passionnent pas les foules : conditions de travail trop difficiles, déficit d'image ou rémunération trop faible comme nous l'avions déjà écrit dans une enquête publiée en 2013 par Capital. Et quand il s'agit de boulots plus en vogue, ce sont les profils qualifiés qui manquent. "Les jeunes ne sont pas formés aux bons métiers, ce qui entraîne une inadéquation entre les offres et les profils sur le marché", constate Isabelle Bastide, directrice de Page Personnel, l'un des plus géants du recrutement en France. Résultat : 60% des recruteurs peinent à embaucher. Pire, plus de 277.300 ont carrément préféré abandonner leurs recrutements, faute de candidat ».

 

dimanche 30 octobre 2022

QUAND LES BOBOS ECOLOS NOUS BASSINENT



« Le premier risque naturel en France, ce sont les inondations, donc contrairement aux idées  reçues, ce sont les excès d’eau qu’il faut gérer intelligemment pour ne pas inonder et ne pas en manquer l’été ! 
»

 Confédération paysanne

 

 

Faisant partie des gens qui n'avaient jamais entendu parler des mega-bassines, j'ai d'abord observé d'un œil indifférent le spectacle du gauchisme aux champs, puis j'ai étudié le problème, sachant déjà que l'agitation, elle, était basée sur une dramaturgie ridicule en plein dérèglement idéologique. La phraséologie romantique et nunuche était parvenue à mes oreilles : Les « soulèvements de la terre » se structurent et prévoient de nombreuses actions sur tout le territoire . Il s’agit notamment pour eux de délivrer des terres du capitalisme ! ». Ce qui est beau comme un camion les jours de pénurie d'essence.

Les télévisions n'ont cessé de se scandaliser de ces appels à la « désobéissance civile », qui ne sont pourtant pas nouveau dans le milieu de la bobologie anarchisante ; en août le malheureux Bayou, victime du féminisme stalinien, avait déjà usé de  la formule.

L'invocation de la sécheresse comme annonce de la fin du monde est un refrain également ancien qui sert d'universalisme « radical » à la planète petite bourgeoise, comme elle permet de présenter cette autre couche petite bourgeoise,  tous les agriculteurs – qui se prévalent tous être « chef d'exploitation » - comme des victimes que l'Etat ne renfloue jamais assez, à qui il ne faut que porter secours. A cela élus bobos et piétaille gauchiste nous invente une lutte des classes à la campagne entre « les gros et les petits », d'un côté les salauds de paysans riches qui bénéficient de ces « dangereuses » bassines géantes quand les petits crèvent sous la sécheresse. Je reviendrai sur la vacuité de cette idéologie populiste[1].

Donc et depuis des années des coopératives agricoles misent sur ces bassins de rétention géants pour lutter contre le fléau croissant de la sécheresse. Ces machins sont d'une taille géant en effet. D'une surface de l'équivalent de sept à dix terrains de football et d'une profondeur de 15 mètres, certaines peuvent accueillir jusqu'à 240.000 m³ d'eau. La future réserve en cause destinée à l'irrigation, d'une capacité d'environ 650.000 mètres cubes soit l'équivalent de 260 piscines olympiques, est dénoncée par ses détracteurs comme un «accaparement de l'eau» par l'agro-industrie, doublé d'une aberration écologique à l'heure du réchauffement climatique et des sécheresses à répétition. Ces ouvrages de près d’une dizaine d’hectares et d’une dizaine de mètres de profondeur – soit une capacité de l’ordre du million de mètres cubes – sont sensés permettre de stocker de l’eau en hiver en la pompant dans la nappe phréatique de manière à pouvoir arroser les cultures de maïs en été. Les énervés de la contestation écologique, consterné comme jamais par la faible pluviométrie, argue que ces bassines sont aussi du gaspillage, car sur de telles surfaces l'eau s'évapore en partie.

Les agités du bocal de l'écologie contestataire dénoncent l'accaparement de l'eau et la destruction des nappes phréatiques (les bassines asséchant donc les nappes souterraines) « au profit de l'agro-industrie ». Ce que dénie le syndicat gouvernemental – la Confédération paysainne :

« Il est totalement faux d’amalgamer irrigation et agriculture productiviste !
Selon la doctrine écologiste, l’irrigation servirait uniquement à la monoculture de maïs. Pourtant, tous types de cultures  en profitent : des plantes porte-graines à la production de fourrages destinés aux animaux, que ce soit en agriculture conventionnelle ou en bio. L’irrigation fait partie intégrante de l’agroécologie et facilite la diversification des cultures. Elle est indispensable pour la qualité de certaines cultures à haute valeur ajoutée : les fruits, les légumes, les semences. C’est aussi un facteur d’intensification en polyculture élevage qui permet de sécuriser et de maintenir des petites et moyennes exploitations »[2]
.

Le syndicat paysan (des gros bonnets) n'a pas entièrement tort. Il y a aussi un manque d'eau dans les nappes, obligeant les agriculteurs à pomper sans cesse comme les Shadoks pour remplir ces bassines et ce qui sera de plus en plus difficile face au « réchauffement climatique ». Solution provisoire autant que scandaleuse donc. Pas de quoi invoquer la révolution pourtant !

NO BASSARAN !

Est ressorti du placard mité pour l'occasion le slogan éculé du temps de la guerre d'Espagne qui témoigne de la culture politique limitée des antifas d'opérette du gauchisme.  Le jour J du no bassaran avait été préparé comme une pièce de théâtre : campement de tentes militaires, base arrière et déguisement obligatoire, les guerriers écolos sont en bleu de chauffe sauf Sardine Ruisseau, au milieu de ses collèges mal nupés, qui tient, bandée, son écharpe tricolore pour se donner de l'importance. Bref enfants et petits enfants des papys du Larzac sont venus pique-niquer et se taper du flic.

«Le but de ces actions est que chaque nouvelle tentative de construction de bassine ait un coût économique et politique prohibitif, de sorte à arrêter les projets en cours, précise aux journalistes Nicolas porte-parole des « Soulèvements de la terre ». C’est une action de désobéissance civile : face à des chantiers « climaticides », « on se sent en légitimité d’outrepasser un certain champ de ce que dit la loi pour arrêter ces projets.»

L'organisation de la production paysanne en France est très complexe. Et il ne faut pas oublier que les paysans n'ont jamais aimé les vaticineurs écolos. Vous l'avez tous oublié mais c'est le pitre Brice Lalonde qui avait provoqué jadis un tollé en déclarant tout de go « les paysans polluent » ! Le bobo des villes, qui a horreur de l'odeur des vaches – le pet des vaches est désormais taxé en Australie – n'est toujours pas en... odeur de sainteté à la campagne, mais il faut faire avec désormais puisque le flic gouvernemental est derrière. Et c'est un chantage sur tous les plans des consignes écologiques (qui vont sauver la planète mais pas les paysans du chômage). Tu peux obtenir une bassine sur ton lopin de terre mais à condition de ne plus polluer ! Tu réduis de moitié tes pesticides et tu plantes des haies sur plusieurs kilomètres. La moisson ne sera pas pour autant stalinienne.Des bureaucrates de l'État se sont engagés à visiter régulièrement chaque exploitation, avec réduction des quotas d'eau pour les mauvais élèves, selon la préfecture des Deux-Sèvres.  Donc tu auras suffisamment d'eau pour jouer le jeu et si tu ne le joues pas, attends-toi à ce qu'un escadron de blac bloks viennent te tomber dessus !. Sur dix agriculteurs utilisant la première retenue,  aucun n'a souscrit de réduction de pesticides...

Ainsi, pas seulement pour le paysan riche mais pour tous les autres, le débarquement des troupes blac bloks, des rigolos du NPA et de scientifiques ignares politiquement n'a aucune chance de généraliser une popularité quelconque chez la plupart des « cul-terreux », voire l'hilarité. La possibilité d'une nouvelle ZAD comme à Nantes, qui affolent les chaînes d'infaux Cnews et BFM, n'est pas du tout gênante en ce sens pour le gouvernement, comme ne le sont pas non plus les images de destructions par les anars écolos des tuyaux d'alimentation de la bassine en construction. Bien au contraire, cela représente le chaos d'irresponsables, et rien ne vaut un tel chaos pour gouverner tranquillement. S'il prenait l'envie à Macron de dissoudre le parlement, la plupart des rigolos de la NUPES, les Ruffin, Caron, Ruisseau, etc. iraient chercher carrière dans l'industrie privée ou retourneraient au chaud de leurs professions de fonctionnaires. Macron ne dissoudra pas sinon sa « renaissance » avorterait aussitôt, laissant un grand espoir au RN (les derniers sondages confirment cette réflexion).

SUR LA QUESTION DU TARRISSEMENT DE L'EAU SUR LA PLANETE

On se moque du monde, j'allais dire de la planète. Ce discours fait partie du catéchisme écologique avec le diable « réchauffement de la planète », un drame « qui nous concerne tous », petit ou grand, riche ou pauvre. Ce que je nomme par son nom chauvinisme écologique, ce que des gens plus organisés que moi vous diront « mystification interclassiste ». Je le répète les deux premières et principales pollutions ce sont l'exploitation salariée et la guerre impérialiste. On nous gonfle en ce moment avec les pantalonnades ridicules des excités écologiques quand des centaines de soldats et de civils meurent chaque jour en Ukraine, quand des dizaines de jeunes anti-voiles sont tués en Iran par les barbapapas. Et je me permettrai de terminer pour le moment sur le sujet du tarrissement de l'eau : quel tarrissement ? Il y a plus de surface en eau sur la planète que de terre, l'eau représente 70% de la surface terrestre ! Elle est salée, et alors !

C'est le même problème que pour le pétrole et l'énergie nucléaire. Les écolos ont été et restent les idiots utiles du capital américain et allemand... ces bourgeoisies sont aux mains des compagnies pétrolières, qui ont non seulement tout intérêt à faire croire qu'on peut se passer déjà du nucléaire, mais surtout qui bloquent une recherche fondamentale, qui a déjà dépassé la nocivité du nucléaire, en se basant sur les ressources fournies... par le soleil.

Le problème n'est pas écologique mais politique. La destruction du tissu industriel français pour tout envoyer réaliser en Chine ne reste traitée qu'au niveau du fait divers (il faut savoir que la plus grande partie du bois des forêts françaises est vendue à la Chine, sans protestation écologique !.

Je reviens sur l'eau salée. C'est trop coûteux de dessaler en Grèce ou à Malte, aussi pour l'heure, surtout à Malte, il y a des milliers de bassines sur les toits pour faire le même usage que nous de cette matière si indispensable à la vie ; en France également nous sommes des millions à avoir déposé dans le jardin ou sur le toit des containers ou des grandes bassines. Au long terme, tout cela ne sera pas suffisant. Alors, contre les actions picrocholines ridicules des écolo-bobos, de leurs amis américains des compagnies pétrolières, de leur ami Poutine avec son gaz[3], il faut dire la vérité : plutôt que de produire à outrance des armes de destruction massives, si coûteuses et autrement plus destructrices d'humains que leur « urgence climatique » de mes couilles, la société a les moyens, aura les moyens sous un autre système de généraliser les usines de dessalement présentées comme trop coûteuses aujourd'hui. Comme le montre la photo ci-jointe, le capitalisme est déjà bien plus en avance que nos économiseurs d'eau de village.

La plus grande usine d'Europe de dessalement de l'eau de mer est installée près de Barcelone, en Espagne. Elle transforme l'eau salée en eau douce potable. Elle a été construite après la sécheresse qui a frappé la Catalogne en 2008. De nombreux pays produisent de plus en plus  l'eau dessalée. Merde aux bobos-écolos !

 

LA QUESTION D'UNE LUTTE VIOLENTE SE POSE...

 

Sardine Ruisseau, universitaire mais analphabète en politique, ne rate jamais une occasion de se ridiculiser; au niveau médiatique sa participation à la guerre des bassines s'est soldée par une attaque (inclusive?) au Bescherelle; : ""Nous avions la gorge qui grattions, nous avions les yeux qui brûlions"; puis elle s'est dégonflée lorsqu'on lui a demandé si elle soutenait la violence des nouveaux zadistes de piscine ; elle a commencé par "bafouillons" pour "lâchions" : « non je soutiens une lutte pacifique » (qui ne l'empêche d'être très violente pour déstructurer Jadot pour lui piquer la place).  Ce ne fût pas le cas du brave Poutou, rouge trotskien, gentil ancien ouvrier devenu simple conseiller municipal, le stade suprême de l'engagement politique pour le NPA qui a connu des postes plus honorables comme député européen avec feu Krivine. Poutou a été applaudi par tous les zonards masqués, les étudiants en goguette et les papys scientifiques rigolos avec leur credo mutuel simpliste et des jeunes bobos sans conscience: la violence anti-flic, qui les rapproche un peu plus des potes racailles de banlieue. Or cette apologie de la violence en soi, et en particulier d'une petite bourgeoisie décomposée, est lamentable. Qui mieux que Anselm Jappe, un peu le successeur de Debord, n'a mieux décrypté cette ânerie anarchiste, j'allais dire conarchiste ?

« Aujourd'hui, quoiqu'en dise Michéa, il existe bel et bien un populisme d'extrême gauche dont l'anticapitalisme se réduit aux invectives contre les « fortunes indécentes » des managers et à la défense des « travailleurs honnêtes » contre le capital financier et les revenus sans travail (tout le monde serait d'accord) pour imputer la faute aux banquiers, et non pas au capitalisme en tant que tel » (…) Condamner comme le fait Michéa, les richesses « indécentes » présuppose déjà l'acceptation des richesses marchandes « décentes », et celles-ci ne peuvent que se développer jusqu'à l'indécence. Même les hommes politiques de droite et de gauche condamnent maintenant les « indemnités indécentes » des top managers – ce qui implique cependant d'être d'accord avec des « parachutes dorés » « un peu plus décents ».Ici, Michéa, comme d'ailleurs Christopher Lasch, semble croire en la possibilité que le capitalisme s'autolimite ».(p. 179-180

 

« Face au sabotage ou à d'autres formes de « violence », la question est toujours : qui l'exerce, et dans quel but ?  La gauche radicale a souvent confondu la violence, même employée pour des buts absolument immanents à la logique marchande, tels les revendications salariales, avec la « radicalité ». Le sabotage pourra tout aussi bien se confondre avec l'affirmation violente d'intérêts particuliers et provoquer des réactions violentes également de l'autre part : ainsi les exploitants de terrains cultivés en OGM et saccagés par des faucheurs, ne se sentant pas défendus par l'Etat, pourraient recourir à des agences de sécurité privées. Le caractère émancipateur d'un mouvement d'émancipation, même s'il démarre sur de bonnes bases, n'est jamais garanti dans la durée, il pourra toujours basculer dans un populisme qui « dépasse le clivage gauche-droite ». La transformation de certains mouvements de résistance à l'Etat en mafias qui luttent seulement pour elles-mêmes (comme les FARC en Colombie) est hautement significative. Et, une fois que les « communes » dont parle « L'insurrection » (et dont la conception rappelle quelque peu les survivalistes nord-américains qui se préparent à l'apocalypse) constateront que le reste de la population ne se met pas sur la même voie, elles ne combattront que pour leur propre compte (…) Ce ne sont pas nécessairement les « prolétaires » qui sont les plus enclins à la violence, mais surtout les petits et moyens bourgeois : épargnants floués, propriétaires dont les maisons ont été saisies. Dès qu'on leur donnera satisfaction, ils feront à nouveau allégeance à l'ordre, et ils patrouilleront devant leurs maisons avec des fusils pour les défendre contre d'autres « prédateurs » (…) Le fait de détester la société existante ne veut encore rien dire, il faut voir si c'est pour de bonnes ou de mauvaises raisons. L'islamiste aussi est mû par la haine de cette société, et les supporters fascistes dans les stades crient : « All cops are bastards ». Les négristes (du philosophe A. Négri) croient voir des alliances parfaitement imaginaires – de tous les ennemis de ce monde, du kamikaze palestinien jusqu'au professeur en grève, des banlieues parisiennes aux mineurs boliviens – pourvu que ça pète...(...) Ce qu'on veut fuir aujourd'hui, en général, ce n'est plus l' « adaptation » à un cadre jugé insupportable, comme en 1968, mais la marginalisation dans une société qui se réduit comme peau de chagrin 

Admirer la violence et la haine en tant que telles aidera le système capitaliste à décharger la fureur sur des boucs émissaires. »  (p.87 et suiv.)

ANSELM JAPPE : CREDIT A MORT (ed Lignes 2011)

 



[1] « Les bassines ne concernent qu'une minorité d'agriculteurs, ceux qui sont sur un modèle d'un certain âge. Principalement des cultures de maïs destinées à l'alimentation du bétail et à l'exportation. Et non des productions maraîchères qui vont servir à l'alimentation du bassin de vie local. Résultat : 10 % d'agriculteurs vont avoir un accès privilégié à l'eau et priver d'un bien commun les 90 % restants », a déclaré Christine Graval, conseillère régionale écologiste de Nouvelle-Aquitaine. . Face à la nécessité de s'adapter face aux futures sécheresses qui menacent le monde agricole, les opposants aux bassines prônent d'autres leviers à développer en priorité : agro-écologie, changement de cultures, retour des prairies, avant de construire éventuellement des réserves d'eau, et qui soient plus petites. Mais en fait c'est du bricolage, niveau hippie régionaliste d'antan puisque cela revient au bout du compte à proposer des bassines... plus petites !

[3]Personne ne parle des responsables d'une Méditerranée complètement pourrie désormais par des millions de tonnes de plastique... ce sont les libérés nationaux d'Afrique du Nord qui en portent le chapeau. Chaque fois que j'ai pris le bateau pour l'Algérie, j'ai vu, la nuit, les marins cuistots balancer par dessus bord toutes leurs grandes poubelles... et pas un écolo à l'horizon ni la moindre communication journalistique à ce sujet, faut pas vexer les algériens avec nos besoins en matière première !

jeudi 27 octobre 2022

AVEC BESANCENOT LA CONFIRMATION DU SOUTIEN TROTSKISTE AU TERRORISME BOURGEOIS

 

« Depuis son passage dans le camp bourgeois, le trotskisme n’a jamais manqué une occasion d’attaquer la conscience de la classe ouvrière en poussant les prolétaires à prendre le parti d’un camp impérialiste contre un autre lors des conflits qui se sont succédé depuis la Seconde Guerre mondiale. Leur positionnement face au chaos guerrier sévissant en Ukraine le confirme encore une fois »[1].

UN SOUTIEN PAS CRITIQUE DU TOUT A LA GAUCHE DU CAPITAL 

On va examiner comment le sieur Besancenot s'est associé, en 2009, aux positions réactionnaires de ses pères en politique sous couvert d'un « terrorisme émancipateur » dans sa postface au livre de la fille du principal inaugurateur du terrorisme vengeur de la résistance bourgeoise, le fameux colonel Fabien, légende nationaliste, volontairement passée sous la table désormais... mais qui pourrait ressortir de la naphtaline historique si Poutine nous envahissait...

L'ambiguïté, faussement révolutionnaire, du trotskisme se vérifie encore aujourd'hui dans toutes leurs prises de position même et surtout sociétales. Certes la généralisation stupide de la cause du meurtre sauvage de la petite Lola comme conséquence de l'immigration par la bande à Zemmour et Cie est stupide et inadmissible, mais de là à parler de « fascisation » comme le clame le dernier édito du NPA, n'est pas mieux car cela permet de confirmer leur islamo-gauchisme et de cacher leur position irresponsable face à une immigration massive (pure et sans tâches) qui contient, même en minorité, une idéologie islamiste sans pitié et terroriste, avec laquelle sont aussi menacés les croyants arabes s'ils ne font pas profil bas sur des coutumes arriérées. Si l'on ne peut mélanger le sadisme (et la tarée ne peut être défendue par une prétendue folie comme le dit le NPA aux côtés des avocats souteneurs) de la tueuse au phénomène migratoire, il n'en reste pas moins que presque tous les jours une femme est violée ou tuée par des étrangers d'origines africaines ou arabes. J'ai déjà expliqué pourquoi et pas seulement en raison des gouffres culturels (sur lesquels les féministes se taisent). Il n'est reste pas moins que, par exemple, l'Etat algérien soutient le NPA en assurant : « nous ne voulons pas récupérer celles et ceux qui ont été déformés par vos moeurs » ; le même cynisme des deux côtés de la Méditerranée !

EN 1941-45 UNE RESISTANCE « POPULAIRE » ?

Mais surtout pas de classe, et sans la classe ouvrière ! Comme les gilets jaunes la résistance fût surtout un mouvement de petits bourgeois. En postface au livre de Monique Georges « Le colonel Fabien était mon père », Besancenot, en postface nous révèle la vraie face du trotskisme moderniste  en voulant faire partager aux jeunes recrues de sa secte son admiration adolescente pour un tueur stalinien, transformé en héros avec son nom d'emprunt sur des plaques des rues en France :

« Mais il y avait derrière son nom une illustration de la lutte contre le nazisme, qui n'avait pas été que l'affaire des militaires, mais aussi de résistances populaires »

Peu de groupes vraiment marxistes ont dénoncé la participation des trotskistes à la résistance bourgeoise ; cette histoire reste dans les limbes et ignorées ou masquée par les universitaires...gauchistes. Si encore ils ne s'en vantaient plus... mais leur politique de détournement de la réelle opposition de classe au capitalisme s'est poursuivie de la fin du XXe au XXIe siècle comme en ont témoigné leurs soutiens répétés aux libérations « nationalistes », comme à tant d'autres terrorismes pour autant qu'ils provenaient de « pauvres colonisés », et qui, en fin de compte, sert à justifier un antiracisme pervers qui revient à adouber l'expansion de ce ridicule racisme anti-blanc (l'invocation du racisme et d'une immigration sans tâches servant plus que le reste à diviser la classe ouvrière). Leur campagne dénonçant la « fascisation » du régime du fait de l'expression indignée dans les médias des simplistes zemmouriens (bons à rien politiquement) sert évidemment à écarter tout problème venant d'une immigration forcément incontrôlable par nature, et surtout venant à point pour faire passer au second plan la combativité des travailleurs en France et un peu partout. Cette FONCTION de déviation des problèmes de classe par les divers clans trotskiens, avec les diverses théories bourgeoises (féminisme, antiracisme à sens unique, écologie renaissance industrielle, etc.) puise évidemment sa source dans l'histoire de la décadence du trotskisme en idéologie sœur du stalinisme, puis grâce à des gens comme Besancenot dans une reconversion populaire-populiste qui est la caractéristique générale du gauchisme aujourd'hui complètement inféodé au syndicalisme et au parlementarisme bourgeois. 

Il y a quinze dans ce même blog j'ai largement rendu compte de la mystification auréolant les meurtres du colonel Fabien[2]. Sur cette résistance « terroriste » j'écrivais :

« Il s’agit bien d’un mythe (peu glorieux) de la gauche capitaliste en effet. Le PCF ne reconnut sa responsabilité dans l’attentat de Nantes qu’en 1950, mais non comme un crime. La résistance avait été enterrée depuis longtemps par la reprise en mains des rênes de l’Etat bourgeois et des corps militaires. Les résistants ne faisaient plus figure que de rigolos utopistes quand les anciens fonctionnaires pétainistes, Papon et Cie, avaient repris leurs fonctions dans l’appareil d’Etat. Lors d’une commémoration, devant 15.000 personnes, le 20 octobre 1991, le dernier membre du commando qui avait exécuté le lieutenant-colonel Karl Hotz à Nantes, entraînant les représailles contre les otages de Chateaubriant, Gilbert Brustlein avait exhibé un panneau « Marchais n’a pas sa place ici ! » et avait été expulsé manu militari par les officiels gaullistes et le SO du PCF. Désordre. Comme Guévara pour les trostskiens, Guy Môquet avait jusque là longtemps servi de vitrine à l’histoire maquillée du P CF. »

A la manière stalinienne, Besancenot ment dans son apologie du Colonel Fabien 

« De même il ne demanda pas l'aval du parti lorsqu'il décide d'abattre un officier allemand le 21 août 1941 ; il veut venger l'exécution de ses amis de la jeunesse communiste arrêtés après les manifestations contre l'occupant à l'été 1941, et lancer le signal d'une nécessaire lutte armée contre les nazis ».

Mensonge ! Sous couvert d'une vengeance contre l'assassinat de deux militants dans le bois de Verrières, c'est l'appareil du PCF qui s'est servi du petit soldat Pierre Georges. D'abord pour faire oublier sa demande de reparution de l'Humanité, puis la programmation de l'assassinat de n'importe quel allemand en uniforme est fixé à la date du 21 est choisie en référence à  l'invasion de la Russie stalinienne deux mois plus tôt.  L'attentat signifie l'entrée du PCF dans la guerre capitaliste. Cet attentat et ceux qui suivent sont réalisés, non par un héros « indépendant » mais par un parti clandestin dans le but d'aider la patrie russe en obligeant le Reich à maintenir des troupes à l'Ouest mais, perversement, en provoquant des répressions ignobles pour recruter des soldats maquisards dans la même fonction suicidaire que les pioupious de 14. Ce meurtre au métro Barbès, totalement étranger à toutes les conceptions et engagements du mouvement ouvrier révolutionnaire est la première cause des représailles féroces et décuplées de l'armée nazie. Cette analyse et cette causalité est totalement absente des manuels scolaires, comme elle l'était pour le jeune lycéen Besancenot.

La notice de wikipédia est dans l'ensemble pleine de contre-vérités. Comme pour Oradour sur Glane et la Corrèze les données sont inversées ; ainsi on parle d'abord des représailles allemandes sans placer en premier les conneries concernant une victoire locale incongrue et inappropriée des nationalistes résistants :

« Le massacre de Tulle est un ensemble de crimes commis dans la ville de Tulle par la 2e division SS « Das Reich » le 9 juin 1944, trois jours après le débarquement en Normandie. Après une offensive des FTP, les 7 et 8 juin 1944, au cours de laquelle les troupes allemandes perdent au moins 35 soldats et tuent dix-huit garde-voies, l'arrivée d'éléments de la « Das Reich » contraint les maquisards à évacuer la ville. Le 9 juin 1944, après avoir raflé les hommes de 16 à 60 ans, les SS et des membres du Sipo-SD vouent 120 habitants de Tulle à la pendaison, dont 99 sont effectivement suppliciés. Dans les jours qui suivent, 149 hommes sont déportés à Dachau, où 101 perdent la vie. Au total, les crimes de la Wehrmacht, de la Waffen-SS et du Sipo-SD font 218 victimes civiles à Tulle ».

Ainsi passe au second plan la cause des représailles de l'armée allemande[3], agissant en représailles comme n'importe quelle armée du monde dans ce genre de causalité ! Nos braves maquisards eux ont pris la fuite laissant la population civile comme cible de la vengeance de la soldatesque allemande. 

La première conclusion qui s'impose, et qui est encore valable hélas aujourd'hui (cf. Iran, Ukraine et Russie), toute résistance intérieure, hormis la grève même limitée, est un leurre : jamais des populations opprimées et humiliées par un régime dictatorial n'ont pu se libérer par elles-mêmes et encore moins avec ces méthodes terroristes, même plus anarchistes, mais organisées par la bourgeoisie ! La résistance a réussi à amplifier un esprit de vengeance aveugle chez le français lambda et à favoriser d'autres massacres nazis des populations civiles « otages » !

C'est le débarquement américain, plus que Stalingrad en Russie qui met à bas Hitler (la plupart des historiens taisent que Staline a bénéficié du prêt-bail américain et fait repeindre les chars US aux couleurs russes ! La résistance française resta méprisée par les alliés, d'autant qu'elle était surtout liée à l'impérialisme stalinien.[4]

Qu'on m'entende bien, je n'aurais eu aucune objection pour l'exécution immédiate des pires salopes nazies, mais pas dans un cadre nationaliste ; d'ailleurs les « probes alliés » n'en ont fait exécuter qu'une infime partie à la fausse  « libération » ; la majorité des salauds et des industriels nazis sont restés en fonction ou sont morts dans leur lit[5]. 

Face à cette logique résistancielle, aveugle, un Marcel Cachin resta digne de son passé socialiste en condamnant, par affiches, des attentats « individuels » (ce qu'ils n'étaient pas) mais bien organisés par le collectif stalinien ![6] Le militaire allemand n'est pas un officier ni un nazi, c'est l'aspirant Alfons Moser, simple auxiliaire d'intendance.

La première conséquence de cet acte de crétins permet aussitôt de renforcer la terreur nazie, ainsi que le montre l'avis ci-contre. Les lâches collabos français mettent ensuite en place des tribunaux d'exception qui condamnent à mort d'autres partisans staliniens. Hitler demande en plus l'exécution de 100 otages.

Pire encore, dans le débat interne entre les criminels dirigeants nazis, Hitler est contesté pour cette croyance qu'il suffit de démultiplier le meurtre des otages civils ; probablement que d'autres que Hitler (à l'intelligence limitée et confuse) ont remis sur la table la cible juive. Face à ce terrorisme nationaliste interne, le nazisme va faire coup double, ce n'est plus à un simple parti stalinien qu'il peut s'en prendre, d'autant que celui-ci n'est plus du tout internationaliste, mais à un symbole beaucoup plus pervers d'un internationalisme de « race », contre un peuple traditionnellement migrant. Ainsi, dans la foulée vont avoir lieu les premières rafles de juifs, d'origine étrangère dans le onzième arrondissement de Paris ; ce n'est pas moi qui tire cette conclusion pour un éventuel « révisionnisme » qui me sera reproché (alors qu'il ne s'agit que d'une mise en évidence) mais l'info sur wikipédia qui révèle le machiavélisme d'Otto Abetz[7].

D'autres fusillades massives auront lieu jusqu'à la fin de l'année, comme l'attentat de Nantes qui avait eu lieu la veille de l'attentat de Fabien et qui avait entraîné la première exécution de masse deux jours après à Châteaubriant, plus 50 otages deux jours après encore près de Bordeaux,

; exécutions sauvages et rapides qui seront, avec celle d'Oradour sur Glane, plus mises en exergue à la « libération » - pour leur cadre national - que l'exécution autrement plus massive des juifs, ces symboles enfin trouvé du « judéo-bolchevisme », théorie qui permet de flatter les croyances nationalistes (en général aussi antisémites) en France comme, au niveau international, de ridiculiser le soit disant communisme russe.


UN HEROS STALINIEN mythifié puis oublié

 

En préface du livre de la fille de Pierre Georges, le melting pote de Besancenot Gilles Perrault, stalinien peu repenti, affirme que la mort du Colonel Fabien est « aujourd'hui encore entourée de mystère ». « il fait partie de ces nombreux communistes  (qui savaient dès 1939 que les fiançailles équivoques du pacte germano-soviétique ne pouvaient aboutir qu'aux noces sanglantes de Stalingrad ». Mensonge éhonté, La date du 21 est choisie en référence, comme je 'ai rappelé plus haut, à l'invasion du territoire russe exactement deux mois plus tôt.

Autre mensonge des contes de Perrault : « le livre évoque ensuite l'offensive vers Berlin durant laquelle Fabien a perdu la vie, dans des conditions qui restent à ce jour inexpliquées ». Or Pierre Georges n'a pas participé à la bataille de Verdun c'est en France le 27 décembre 1944 qu'il est tué par une explosion... qui a donné lieu à nombre d'interprétation, dont la plus hâbleuse reste celle d'un « attentat nazi ».  Il explose en morceaux à Habsheim près de Mulhouse. Wikipédia est le plus proche de la vérité, si noyée par  le stalinien Perrault et le trotskien Besancenot : «  il serait décédé en voulant manipuler un modèle de mine qu'il prétendait connaître ; cette manipulation entrant dans la préparation d'une opération de franchissement du Rhin prévue le lendemain ». La fille fait veut croire à l'héroïsme de son père, c'est normal, mais en évoquant un ABC de la résistance en 2001 qui écrit « que Fabien est mort »en jouant avec une grenade dans son poste de commandement », elle est plus honnête que les deux stalino-trotskiens ! Et ce petit con de Beancenot qui rend hommage au pire stalinisme.[8]

Voici une partie de l'article que j'ai publié en 2007 (et que vous pouvez relire intégralement) et qui démonte les divers trucages ou omissions. Sous mon pseudo habituel de Pierre Hempel.

La mystification atteint son comble avec la légende du Colonel Fabien qui fût amené à chapeauter les divers groupes terroristes avec Ouzoulias. J'ai eu l'honneur d'interviewer en 1998 le seul témoin de la falsification de la mort de Fabien, qui a porté aussi son témoignage auprès d'historiens, qui, tous inféodés professionnellement à la domination bourgeoise, n'en ont rien répercuté. Ce jeune docteur, Raymond Boutroy qui, avec le professeur Milliez, s’est trouvé aux côtés des combattants FTP en France puis en Allemagne, témoigne du mode de vie d’aventuriers de la camarilla terroriste du PCF. Il explique comment était le colonel Fabien et réduit à néant cette autre mensonge du front national stalinien selon lequel Fabien aurait été victime d’un attentat :


« Oui, Fabien était un pur, les autres beaucoup moins. C’était un héros dans son système à lui. Il allait jusqu’au bout. « Tête brûlée » mais pour ceux qui ne sont pas de son avis. J’ai tout de même un certain respect pour lui. Comprenez qu’on peut avoir aussi un certain respect pour Hitler qui a été jusqu’au bout de ses idées, et qui est mort dans son système. Je n’approuve pas ses idées, mais… Les explosifs étaient une des passions de Fabien. Dans les cantines du régiment, il traînait des mines diverses. Il collectionnait les explosifs comme on collectionne des timbres. Je me souviens d’une de ses démonstrations dans l’école d’Etange-Grande devant tous les officiers. Son grand gag était d’étaler devant lui des mines anti-personnelles dites « à cisaillement » qui projetaient des lames de métal. Alors que nous lui faisions face, il sortait soudainement un marteau et tapait sur le poussoir supérieur de la mine… (…) la mine était toujours chargée. On avait tous un mouvement de recul. Il nous répondait sereinement : « voilà, ça résiste à 70 kilos, un coup de marteau n’équivaut qu’à 35 kilos. Inutile de vous dire que c’était tout de même un personnage assez curieux. (…) On a beaucoup reproché la perversité des allemands. Mais j’ai eu l’occasion de vérifier que cela existe aussi chez nous. Il y a des gens qui éprouvent un certain plaisir à dégringoler leur prochain. (…) Fabien et son équipe dont une secrétaire que j’aimais bien sont morts dans l’école d’Apsheim. (…) Ce n’était pas un attentat. Le colonel Fabien qui était un maniaque des explosifs a voulu dévisser, dans le local de son PC (il ne lisait pas les notes de service des « naphtalinars » qui informaient d’un nouveau type de mine) une taylor-mine à laquelle les allemands avaient joint un mécanisme pour qu’elle explose quand on la dévissait. La fenêtre du PC qui était carrée est devenue ronde, et tout l’état-major du premier régiment de Paris est passé en bouillie par la fenêtre. Fabien n’avait plus le haut de son corps

PH : la presse du PCF et ses éditions Messidor ont soutenu que Fabien avait été victime des « naphtalinars » (c à d les officiers de l’armée régulière)…

R.B. : C’est faux. J’ai été témoin de cette obsession de Fabien. Cyrille Koupernik peut aussi vous le confirmer. Un autre docteur aussi. Que voulez-vous, Fabien était un maniaque des mines. A l’époque tout le monde a dit dans le régiment « il était en train de dévisser ce nouveau type de mine ». Personne ne l’a vu bricoler. Les témoins sont partis eux aussi en bouillie. De toute façon, Fabien avait toujours avec lui tout un assortiment de mines. L’accident ne fit pas l’ombre d’un doute dans le régiment. (…) Cinoche du PCF lors de l’enterrement national ».

 

 

NOTES



[1]Le trotskisme, grand rabatteur de l’impérialisme, recruteur de chair à canon Soumis par Révolution Internationale le 11 avril,2022 :

https://fr.internationalism.org/content/10741/trotskisme-grand-rabatteur-limperialisme-recruteur-chair-a-canon . Et voir aussi : « Les trotskistes aujourd’hui prennent le soin de déformer ou de cacher l’importance de leurs activités durant la 2ème guerre mondiale. Seuls les plus cyniques et les plus stupides d’entre eux défendent cette partie de leur carrière sans aucune honte. Mais en général les trotskistes se montrent très discrets pour discuter de leur activités au cours de la guerre, dans la mesure ou ceci ferait apparaître au grand jour que leur déclarations d’”internationalisme” et d’”anti-stalinisme” authentiques ne sont rien d’autres que des mensonges. La vérité est que les trotskistes pendant la dernière guerre suivirent en pratique ce que, jusque là, ils avaient surtout défendu en paroles, (bien qu’au cours de la guerre civile espagnole, en 1936-38, les trotskistes eussent déjà participé à un conflit inter-impérialiste en se rangeant aux côtés de la république. A cette époque, Trotsky lui-même prétendit que les révolutionnaires devaientêtre de “bon soldats” dans l’armée républicaine ! https://fr.internationalism.org/Brochure/trotskiste1

[3]Les pertes allemandes sont estimées à 37 morts, 25 blessés et 35 disparus par Sarah Farmer. Pour G. Penaud, elles s’élèvent à une cinquantaine de morts, une soixantaine de disparus, sans doute faits prisonniers et de 23 à 37 blessés. La majorité des prisonniers est vraisemblablement abattue par la suite, seuls quelques soldats d'origine polonaise ayant accepté de se joindre au maquis. Affiche signée par le général commandant des troupes allemandes, placardée à Tulle : « Quarante soldats allemands ont été assassinés de la façon la plus abominable par les bandes communistes. [...] Pour les maquis et ceux qui les aident, il n'y a qu'une peine, le supplice de la pendaison. [...] Quarante soldats allemands ont été assassinés par le maquis, cent vingt maquis ou leurs complices seront pendus. Leurs corps seront jetés dans le fleuve. »

[4]http://tristan.u-bourgogne.fr/CGC/publications/Histoire_documentaire_communisme/Raphaele_Balu.html. Ans oublier  que De Gaulle refusé de serrer la main au principal chef résistant à la fin de la guerre... Tout devait rentrer dans l'ordre bourgeois républicain. Et on trouva mieux, les intégrer dans le corps des CRS !

[5]Le député-maire socialiste de Tulle, Montalat, avait demandé le 11 octobre 1968 que le gouvernement français exige de la République fédérale allemande d'introduire une procédure en Allemagne contre Lammerding (chefaillon de la sadique division Das Reich, massacreur d'Oradour sur Glane), estimant cette procédure d'autant plus impérieuse que le premier volume d'une apologie de la division « Das Reich » venait de paraître (sous la plume d'Otto Weidinger) en Allemagne. Comme les précédentes, cette tentative reste sans suite. En 1971, Lammerding meurt d'un cancer généralisé à l'âge de 66 ans.

[6]Il fût d'ailleurs kidnappé par les sbires du PCF et envoyé « se cacher » en Bretagne.

[7] Mais la vague d'attentats initiée le 21 août 1941 par Fabien à la station de métro Barbès-Rochechouart à Paris, a amené les Allemands à modifier leur politique des otages en privilégiant, pour tout attentat, la piste « judéo-bolchévique », même en l'absence de toute revendication. Cette politique sera parfaitement formulée par l'ambassadeur allemand à Paris Otto Abetz en décembre 1941 :

« Même lorsqu'il est clairement prouvé que les auteurs d'attentats sont des Français, il est bon de ne pas mettre cette constatation en relief, mais de tenir compte de nos intérêts politiques et de prétendre qu'il s'agit exclusivement de Juifs et des agents à la solde des services de renseignements anglo-saxons et russes. »

[8]«« Son parcours est aussi celui d'un militant du parti communiste, sincère et dévoué à sa famille politique parce qu'il est convaincu qu'un monde meilleur est possible à l'instar de plusieurs millions de ses camarades ».(postface de la vraie face du trotskisme dégénéré)