"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

dimanche 11 janvier 2026

LUTTE CONTRE LA VIE CHERE OU CULBUTE DE L'ISLAMISME ?



«En Iran, séparer l’économique du politique est une erreur : les colères sont liées»

 Mahnaz Shirali 

« L’islamisme n’est pas un fascisme, mais  “les ressemblances l’emportent sur les différences [...] : le programme réactionnaire moyenâgeux, antidémocratique, misogyne, antihomosexuel, raciste envers les minorités ethniques et confessionnelles, appliqué non pas à la lettre mais à la hache”. » Mabrouk Rabahi 



Le 22 juin 2009, j'écrivais :

«  Les chefs d’Etat occidentaux sont tous des monsieur Jourdain1 (les mollahs aussi). Il faut balayer devant sa propre porte, disait Molière. Mais Molière écrivait des comédies. En Iran, c’est un drame qui se joue sous les hésitations hypocrites d’Obama et les protestations souffreteuses de la communauté internationale bourgeoise. Chimères... Notons qu’en Occident on n’est pas allé se faire tuer pour protester contre la première élection notoirement frauduleuse de Bush Junior, ni se faire zigouiller pour la fausse victoire de Sarkozy aux lamentables « européennes ». On a l’habitude de la tricherie raffinée en Occident. A la périphérie, la tricherie passe plus mal parce qu’on y subit l’illusion démocratique occidentale à distance. Combien de milliers de morts en Algérie pour justifier le maintien frauduleux du sinistre Bouteflika ? Les iraniens ne sont pas tenus non plus d’être des martyres pour un nouveau clan de bourgeois un peu moins intégriste ! ».

Depuis quinze jours aucune prise de position de nos minorités maximalistes (en particulier le CCI et son clone concurrent), mais gros ramdan contre l'impérialiste Trump2, ils restent tous assis devant leur poste de télévision pour les deux sujets dominant la météo et un triste enterrement en Suisse ; ce n'est pas la première fois qu'ils sous-estiment ce qui se passe en Iran3. Ils sont aveugles sur un tournant historique politique, économique et religieux où la guerre mondiale larvée peut devenir la principale bougie incendiaire. Et la mondiale qui s'avère impossible malgré les appels implorants et minables à se mobiliser, allez savoir pour quoi et pour qui ?

Qualifier des événements de révolution ne dépend pas seulement de la misère matérielle, d'émeutes et d'attaques contre des commissariats et des sièges gouvernementaux, ni d'un rapport de forces favorable aux insurgés. Simples émeutes économiques en ce moment en Iran ? Que nenni ! Il se passe quelque chose de nouveau en comparaison avec les émeutes passées. D'abord le pouvoir autocratique a manifestement peur, il n'avait pas coupé internet les fois précédentes, en particulier en 2022, preuve de plus que le mouvement s'étend irrésistiblement4. Il a tenté initialement de proposer de négocier sur le seul plan économique mais s'est ridiculisé avec sa minable proposition de filer à chacun 7 dollars par mois.

La menace de Trump y est incontestablement pour quelque chose, et contrairement aussi aux dénonciations hystérico-nationalistes des méchants impérialistes US jadis, renforçant l'esprit nationaliste des masses, cette menace a galvanisé en revanche les manifestants, eux-mêmes heureux de ce qui est arrivé à Maduro ; souhaitant comme nous tous les sans-voix la même chose au criminel Ali Khamenei. D'ailleurs, contrairement au tohu-bohu des politiciens bourgeois et des journalistes du monde entier contre la violation du fumeux « droit international », Trump a été approuvé par la majorité des peuples d'en bas. La capture de cet autre criminel le Maduro a même été, au fond, la principale opération pour déstabiliser le régime des mollahs terroristes, car la bourgeoisie vénézuelienne est une grande amie de la bourgeoisie et du clergé iranien , qui dépend comme la Chine et la Russie du pétrole sud-américain5.

Le Monde en réfère à la catastrophe économique évidente mais piteusement niée par un complotisme désuet : « « Confronté à une vulnérabilité économique croissante, le pouvoir s’abrite derrière une grille de lecture conspirationniste, réduisant la contestation à une manœuvre géopolitique orchestrée de l’extérieur par Israël et les Etats-Unis. Une telle lecture masque pourtant l’essentiel : il s’agit d’un mouvement social interne, nourri par l’échec du régime à gouverner efficacement, à stabiliser l’économie et à articuler une politique étrangère compatible avec les intérêts économiques nationaux [la monnaie nationale, le rial, s’est effondrée face au dollar, amplifiant les difficultés des commerçants, chez qui la contestation est apparue à la fin du mois de décembre 2025] »6.

Pourtant l'accusation de complotisme n'est pas totalement infondée. Si le mouvement de révolte interne naturel – il est parti de la petite bourgeoisie du bazar et a certainement entraîné une grande partie de la population et de la classe ouvrière -  sa durée, voire sa réussite, ne peuvent que favoriser une nouvelle emprise de l'impérialisme américain et détacher l'Iran de la Russie et de la Chine ; j'ajoute hélas que les tueurs islamistes sont probablement épaulés de ce fait par des tueurs russes.

Je l'écrivais déjà en 2009, signalant aussi la complicité du dictateur népotiste Chavez :

« C’est bien connu, quand la principale bourgeoisie impérialiste ne peut pas parvenir à ses fins par l’extérieur, elle agit de l’intérieur (cf. l’effondrement du bloc de l’Est sur lequel toute la lumière n’a pas été faite, et pour cause). La grande puissance a beau s’être cassé les dents sur l’os iranien il y a vingt ans, elle ne renonce jamais. Au cours de ce second acte, le démagogue Chavez a apporté évidemment tout son soutien au « non-aligné » Ahmadinejad, confortant tout le mépris qu’il a pour la comédie démocratique dans les pays de dictateurs qui règnent sur les masses »7.

Le complot est reconnu par les comploteurs eux-mêmes, mais il reste secondaire face à la sincérité de l'indignation des masses de la plupart des classes, il faut bien le reconnaître et pas seulement de la sainte classe ouvrière imaginée par nos amis maximalistes. Disons plutôt la manœuvre qui est facilitée par la présence d'une forte minorité juive en Iran, laquelle a pu épauler les actions du Mossad, service secret très pointu et efficace au point qu'il peut se vanter de connaître les adresses des principaux mollahs. Mieux, lors de l'émission de Rochebin avabt hier un correspondant de LCI ancien membre du Mossad ne s'est pas gêné pour dire que Khameini n'st plus en mesure de quitter l'Iron : « on abattrait immédiatement son avion ». Provoquant le courroux nunuche de deux autres commentateurs, façon « on a aboli la peine de mort, faut respecter la personne humaine », la spécialiste russe en avait rajout é une couche s'insurgeant d'un « attention Ali Khameini c'est le pape ». L'essayiste iranien présent sur le plateau n'eût aucun mal à démonter cette saillie : « Khameini est haï maintenant partout en Iran, il n'est pas représentatif de tous les courants chiites, et il est très impopulaire au-delà de l'Iran ». Fermez le ban.

On oublia de rappeler le principal slogan des manifestants : « A mort Khameini ! ».

L'Etat musulman a montré les crocs, promettant de s'en prendre aux garnisons américaines dans la région. En matière de terrorisme ils peuvent être pris très au sérieux tant ils sont expérimentés, c'est d'ailleurs certainement la principale raison qui retient Trump d'intervenir. On peut considérer que son attentisme repose sur l'attente que le régime intérieur, grâce à l'explosion populaire, s'effrite en débouchant sur la chute du régime. Cette attente permet d'éviter ce qu'expliquent tous les journalistes, une intervention au sol (qui a été évitée au Venezuela) serait désastreuse non seulement parce qu'elle réveillerait le nationalisme iranien mais, au niveau international elle affaiblirait le coup de génie de Trump. Russes et chinois sont réduits à l'état de spectateurs, même s'ils aident en sous-main. Trump peut apparaître aux plus naïfs comme un facilitateur de révolution – c'est d'ailleurs un aspect majeur du populisme de droite comme de Mélenchon et du pipeau – au cas où la situation en Iran ne serait plus sous contrôle, avec une bourgeoisie se tirant une balle dans le pied comme la bourgeoisie teutonne qui crut aider le tsar en laissant passer le wagon plombé contenant Lénine et une poign ée de dangereux bolcheviques.

En résumé on assiste à un statu quo de tous les requins impérialistes qui, comme les fois précédentes se croisent les bras, laissant massacrer la population iranienne, tout en voulant faire croire que les iraniens pourraient obtenir une démocratie impossible dans un pays multiethnique, sans armature politique solide ni crédible, avec cette seule alternative dérisoire de faire avaler que le bâtard du Shah, depuis son bureau à New York, aurait l'aura nécessaire pour calmer le jeu dans un intermède qui ne pourrait que virer au chaos comme en Syrie ou en Irak.

Or pour qu'il y ait une vraie révolution, pas simplement l'émeute, ce n'est pas l'argent qui est le moteur et le chemin de la réussite8. Deux facteurs sont fondamentaux, souvent conditionnés par une période de guerres : la destruction de la religion et la liquidation des faux amis du peuple et du prolétariat. Il ne faut pas voir dans le chaos que le chaos.

VERS UNE CULBUTE DE L'ISLAMISME RAIDE OU MOU ?

En France vous taguez par exemple « à bas le terrorisme islamique » sur le mur d'une mosquée, vous serez aussitôt villipendé comme nazi et islamophobe, avec poursuites judiciaires agrémentées d'accusation de racisme congénital, avec protestation de Mélenchon et quinze jours d'articles sur l'incident dans Libération. Là-bas ils les crament carrément les mosquées ; des jeunes filles ont brûlé leurs voiles en public. Cela est vraiment le signe d'une révolution qui commence, même si la victoire des opprimés reste aléatoire et peu crédible vu l'environnement, des gardiens « de la réaction » pourris de fric et qui ont tout à perdre9.

Une révolution au niveau international et dans toute la région orientale ! Qui aura des conséquences plus graves et plus intéressantes que la chute du mur dr Berlin. Aujourd'hui moins de la moitié des femmes iraniennes restent voilées10. Combien de fois n'avez vous pas pensé à dire aux jeunes filles voilées dans les rues en Europe : « ici tu es libre mais en Afghanistan et en Iran, on empoisionne des gamines comme toi, on les viole et on les tue ! ». Mais en vain, et voilà que des populations musulmanes, mais pas seulemnt montrent l'exemple indiscutable. J'ai déjà dit que les mosquées ont été désertées depuis des années. Pourquoi on les crames ajourd'hui ? Chacun peut rester libre de croire ce qu'il veut. Ici c'est le symbole de la corruption, des meurtres massifs qui est voué aux flammes.

Pas un commentaire pour autant du Monde à Lutte Ouvrière et au triste Mélenchon, ce que l'immonde résume ainsi :

« Leur colère est le symptôme d’un déclassement généralisé : la classe moyenne iranienne se délite, la pauvreté progresse, et plus d’une décennie de stagnation a détruit toute perspective de mobilité sociale. L’ascenseur économique est en panne. Cette paupérisation n’est pas conjoncturelle ; elle est le produit d’un échec structurel, celui d’un régime incapable de produire des stratégies politiques cohérentes et d’investir ses ressources dans la défense de l’intérêt général ».

C'est pas politique, une simple colère contre la vie chère, comme l'affirme le camarde Leclerc...Or contre tous ces falsificateurs, il faut rappeler que toutes les grandes et vraies révolutions ont commencé par la destruction des religions, peut-être de façon exagérée, mais à la mesure de tout ce que les divers curés nous ont fait subir pendant des siècles. 1789 a détruit des milliers d'Eglise mais il faudra attendre 1905 pour qu'il y ait séparation de l'Eglise et de l'Etat. Pendant la Commune de Paris un archevêque est zigouillé. A partir de 1917, on détruit aussi par milliers des églises ou elles servent de grenier à foin. Sans oublier la guerre civile espagnole où les curs passent à la casserolle. Les manifestants iraniens ne seront peut-être pas aussi cruels avec leurs mollah, quoique ces assassins le méritent mais on est en voie d'un grand nettoyage quand on les entend dire « les mollah retrournez dans vos casernes ». Et quelles répercussions épatantes dans le monde entier contre la collusion des Etats capitalistes avec cette religion d'exploiteurs, de voleurs et d'assassins. Qu 'Allah me pardonne.

L'autre religion, mais terrestre, la socialiste en carton pâte, n'est plus représentée en France que par deux nains : Faure et Mélenchon. En 1914 comme dans les années 1930, la force des minorités révolutionnaires marxistes a été de dénoncer les vrais ennemis du prolétariat, les faux amis du peuple formule de Lénine dans un écrit plutôt philosophique11. Deux peronnes au-dessus du lot, Lénine et Rosa Luxemburg ont su dénoncer les partis socialistes traîtres, mettant en avant notre position classique, le défaitisme révolutionnaire face à la pourriture de tous les partis socialistes ; voyez comment l'IA déforme complètement leur position de manière ignoble sur wikipédia12.

La position des groupuscules gauchistes et de LFI (lLa France ISLAMISANTE), les premiers choisissent toujours un camp, celui des pauvres nations éternellement colonisées, LFI aussi mais de par sa place au parlement, est en train de voter la plupart des crédits de guerre. Ces « amis du peuple » ne sont pas ni plus des traîtres mais des collabos sans honte de la bourgeoisie nationale militariste (le recrutement en France commence, normalement...demain lundi !

Tout le monde peut se tromper. Lors de l'épisode sanglant de 2022, le groupe Révolution Internationale tapait juste :

« Quel genre de révolution est à l’ordre du jour en Iran ?

Compte tenu de la faiblesse du régime, on parle beaucoup d’une nouvelle « révolution » en Iran, notamment de la part des gauchistes et des anarchistes de tous bords, ces derniers parlant d’une « insurrection féministe », tandis que les factions bourgeoises les plus traditionnelles évoquent un renversement « démocratique », avec l’installation d’un nouveau régime qui abandonnerait son hostilité envers les États-Unis et leurs alliés. Mais comme nous l’avions écrit en réponse à la mystification sur la « révolution » de 1978-1979 : « les événements en Iran font apparaître que la seule révolution qui soit à l’ordre du jour, dans les pays arriérés, comme partout ailleurs dans le monde aujourd’hui, est la révolution prolétarienne ». 

Voilà tout. Le plat était servi, déjà refroidi, protestez, faites vous tuer par les abrutis gardiens de la réacion mais attendez la révolution qui vous fera voir le ciel autrement ! Bon malgré ces défauts et ses radotages, le groupe offre encore un contenu révolutionneire qui le distingue radicalement de la gauche bourgeoise et de ses ridicules petits canards gauchistes. En attendant le pauvre peuple iranien tente à nouveau de remonter la pente qui ne semble pas s'aplanir pour éliminer les tueurs islamistes chiites, qui obéissent à une hiérarchie plus sévère que les sunnites.

Notons le grand absent des commentaires médiatiques, le prolétariat iranien comme s'il n'existait pas ou n'avait pas son mot à dire. J'ai envie de parodier Churchill : toute explosion sociale doit être masquée par un mur de mensonges. Comment oublier la vague de grèves en 2008 ? Battaglia comunista avait soulevé le couvercle en 2022, et à présent on peut préjuger qu'on saura plus bientôt :

« Mais maintenant les ouvriers de la raffinerie pétrochimique d’Assalouyeh, dans la province de Bouchehr, manifestaient début octobre en scandant «Mort au dictateur!» (sic) (10 octobre 2022.AFP) Et, depuis, des milliers d’autres ouvriers du pétrole ont rallié le mouvement de contestation. C'est une menace directe pour le régime des mollahs. Le pétrole est la principale source de revenus.

Selon IranWire, un média iranien critique du régime, “une série de grèves sur plusieurs sites [pétroliers] à travers l’Iran” ont déjà eu lieu lundi 10 octobre. “Plus de 4 000 travailleurs étaient en grève, affectant […] les raffineries pétrochimiques de Bouchehr et d’Assalouyeh […] et une partie de la raffinerie d’Abadan »13.


Le prophète et le prolétariat, mollah Mélenchon et l'apologie des dictateurs

Le gauchisme a pris un coup de vieux, surtout depuis qu'il s'est vu récupérer par le wokisme, ce révisionisme de toutes les révoltes et révolutions où le prolétariat état central. La reconversion d'un ancien trotskien, après une période cire-pompe du bourgeois cossu Mitterrand en populiste de gauche bobo, nous offre un intéressant paysage où une France Islamisante tente de recycler les vieilleries tiers-mondistes. Avec toujours cette ambiguïté de démagogue au petit pied. Jusqu'ici il se faisait passer comme un révolutionnaire (de bistrot) opposé à la violece et militant pour une 5 ème République farfelue. Mais voici qu'avec l'enlèvement de son pote Maduro il se permet d'appeler le peuple vénézuelien à prendre les armes...pour libérer le dictateur voleur Maduro avec le souien du pape ? Tout comme il ne porte aucune critique aux mollahs dans un pays où se déroule seulement une colètre contre la vie chère. Il vient d'annoncer qu'il est (comme il le présume nous tous) un bi-national : pied noir colonisateur et arabe électeur, c'est pourquoi on peut désormais l'appeler par son vrai nom : Mélencon. Le mollah Mélencon n'invente rien, il ne fait que piquer les âneries de Chris Harman, grand trotkien britannique devant l'Eternel. Harman est tout de même moins inculte et moins con.

Le vieux livre de Chris Harman, Le Prophète et le prolétariat, référence pour la plupart des trotskiens wokistes est le principal ouvrage à théoriser explicitement la possibilité d’une alliance entre le socialisme révolutionnaire et l’islamisme. Qui débouche sur des prises de position inquiétantes. 

«  Le Prophète et le prolétariat » a fini par se faire connaître. Rédigé en 1994 par ce militant trotskiskien du Socialist Worker Party (SWP), un tout petit parti gauchiste anglais qui n’a jamais dépassé les trois mille membres. Le livre est devenu la référence théorique d'une alliance de type front unique entre une présumée gauche radicale et l’islamisme.

Progressistes les curés islamistes ? Non. Harman écrit : ils « luttent [...] contre la laïcité, les femmes qui refusent de se plier à la notion islamique de “pudeur”, contre la gauche et, dans certains cas très importants, contre les minorités ethniques ou religieuses. Les islamistes algériens établirent leur emprise sur les universités à la fin des années 1970 et au début des années 1980 en organisant, avec la complicité de la police, des “expéditions punitives” contre la gauche. La première personne qu’ils assassinèrent n’était pas un représentant de l’État mais un militant trotskiste ». Plus loin : « De même, en Égypte, les groupes islamistes [...] encouragent les musulmans à la haine communautaire […]. En Iran, entre 1979 et 1981, l’aile khomeyniste de l’islamisme exécuta quelque cent personnes pour “crimes sexuels” comme l’homosexualité et l’adultère ».

« Cela ne veut pas dire que nous pouvons pour autant prendre une position abstentionniste, indifférente à l’égard des islamistes. […] Leurs sentiments de révolte pourraient être canalisés vers des objectifs progressistes, si une direction leur était offerte par une montée des luttes ouvrières. » Stratégie que vient résumer la formule célèbre : « Là où les islamistes sont dans l’opposition, notre règle de conduite doit être : “avec les islamistes parfois, avec l’État jamais”. »

Comme quoi le gauchisme a vieilli et comme l'a dit un jour Trotsky, ses résidus militants ou fans de Mélencon, se vanter d'être capables d'allier le diable et sa grand-mère. Si des élections anticipées ont lieu dans les trois mois, La France Islamisante sera laminée et l'on ne verra plus derrière les pupitres du parle-ment leurs tristes figures.

Harman, le principal inspirateur de notre mollah pieds sales, a écrit à la fin des années 1990 un livre sur la tentative révolutionnaire en 1918 en Allemagne dont il tirai : une conclusuion totalement à côté de la plaque, il faut réinventer le front unique ; cette vieillerie qui avait pourtant contribué à la défaite du prolé tariat mondial entre les deux guerres mondiales. Qu'il traduit ainsi : « appeler tous les ouvriers à l’action commune contre la bourgeoisie et les forces politiques conservatrices » car c'est « renoncer au sectarisme » et qu'il faut donc s’adresser aux autres organisations dites ouvrières, même les plus pourries pour « faire reculer la bourgeoisie et ses alliés et, d’autre part, renforcer les partis communistes » (stalinisés pourtant à l'époque)..

Sa secte, le SWP s’est proposée d’adopter une stratégie de front unique avec des organisations islamistes en visant deux objectifs : faire reculer les forces pro-impérialistes en Grande-Bretagne et renforcer le SWP. Les modalités proposées sont assez confuses.

L’unité d’action d’abord, décrite par exemple dans un dossier de 2004 de la revue Socialisme international éditée alors par une tendance de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) : « En tant que révolutionnaires, nous sommes évidemment entièrement opposés à l’idéologie et aux tactiques des différents mouvements islamistes (y compris bien sûr la tactique du terrorisme individuel). Nous ne pouvons les considérer comme des alliés. Mais nous voyons dans la brutalité du capitalisme et des puissances impérialistes l’ennemi principal. Puisque les mouvements islamistes ont surgi comme une réponse à cette domination impérialiste, nous pouvons nous trouver dans les mêmes luttes aux côtés de certains de ces mouvements, sans faire des concessions politiques. Dans ces luttes, il peut être possible de convaincre de jeunes islamistes que les idées révolutionnaires répondent infiniment mieux à leur besoin de lutter contre l’impérialisme. »

L’action commune a pu concrétiser la tartufferie électorale (qui allait éveiller en France Mélencon) lea secte SWP en 2004, aux élections locales et européennes, intègre une coalition nommée RESPECT aux côtés de la Muslim Association of Britain qui se décrit elle-même comme proche des Frères musulmans. Dans un texte de 2014, le Parti socialiste de lutte, un petit parti belge, fait le bilan de l’action de cette coalition : « Si RESPECT avait profité de cette situation pour gagner des musulmans ainsi que d’autres sections de la classe ouvrière au véritable socialisme, cela aurait été louable. Mais au lieu de cela, ils ont fait appel aux musulmans en tant que bloc dans l’espoir d’obtenir des gains électoraux à court terme. […]. Lors des récentes élections au Sud de Leicester, RESPECT a obtenu un résultat électoral non négligeable. Sa candidate était Yvonne Ridley, la journaliste qui s’est convertie à l’islam après avoir été capturée par les talibans en Afghanistan. Encore une fois, RESPECT a fait appel à la communauté musulmane sur une base purement religieuse. Le tract spécial qu’elle a destiné à la communauté musulmane faisait référence à un dirigeant local de la communauté qui a dit que Ridley était “la seule candidate MUSULMANE” et que “les musulmans vont jouer un rôle clé lors de l’élection”. Le tract n’indiquait pas d’autres raisons de voter pour RESPECT. »

Adieu la libération des hommes de l'aliénation religieuse, l'aliénation électoraliste musulmane est devenue le vrai tremplin pour n'importe quel politicien de la bourgeoisie.

Pourtant les belges ont déchanté : a coalition de front unique musulmano-trotskienne « ne fait pas qu’échouer à élever la conscience de classe parmi les musulmans. Si elle continue sur cette voie, la coalition peut entretenir des divisions dangereuses parmi la classe ouvrière entre les musulmans et les autres communautés. Si RESPECT a des succès en étant vu comme un parti musulman qui ne s’adresse pas aux autres sections de la classe ouvrière, il peut éloigner les autres sections [...] et renforcer les idées racistes ».

Encore merci aux manifestants iraniens de brûler des mosquées (qui servent de QG aux pasdarans) mais ne pas oublier les locaux trotskiens. Il n'est pas sûr que les deux ou trois cent bourgeois qui ont manifesté cet après midi pour la "désislamisation" de l'islam et la remise au trône du vieux bâtard du shah soient un renfort pour le peuple iranien en révolte ni pour combattre l'islamisme, voire servira à le renforcer. La question doit rester au niveau politique : séparation de l'Etat de l'islam, dissolution des gardiens de la réaction islamiste (et royale) . Quant à la religion islamique totalitaire il doit lui être interdit d'interdire. Par après personne n'empêchera les croyants de croire.

C'est un nouveau massacre sauvage qui est en cours mais mais le sang va finir par étouffer les mollahs assassins, qui ne pourront pas faire cesser la paralysie de la société: grève génrale de faitQ, rideaux baissés des boutiques, écoles fermées (les écoliers ne peuvent plus travailler via internet), les masscres dans les hôpitaux marquent un point de non retour dans la haine des tenanciers ivres des mosquées,plusieurs mollahs ont été tués. Mais il faut des armes pour les manifestants, vite, vite. Mais qui va les fournir? Mais dans ces condtions de paralysie même le régime le plus autocratique ne peut tenir que quelques jours.

NOTES


1Monsieur Jourdain : « Suivez-moi, que j'aille un peu montrer mon habit par la ville. » (Molière Acte III, scène 1).

2Accusé par toute la presse de n'être qu'un marchand, ne voulant que du pétrole (même le plus pourri, velui du Venezuela) alors que c'est un stratège qui fait la nique à Poutine et au chinois avec sa prétendue lutte contre les cartels de la drogue, alors que son souci est la constitution d'un immense bloc territourial comprenant toutes les amériques et s'affirmer superpuissance mondiale, laissant Poutine s'occuper de l'Europe impuissante.

3Je l'avais remarqué lors de la vague d'émeutes précédentes : « si les gauchistes et léninistes de tout acabit en appelle au casse-pipe, les sectes de la « Gauche communiste » ne se précipitent pas au portillon pour prendre position sur le drame en cinq actes qui se déroule sous nos yeux. Seul le BIPR a publié un communiqué lisible sur le site « la bataille socialiste » qui répercute également images et films des meurtres des « gardiens de la révolution » musulmaniaque ». Cela se confirme même par mon nombre ridicule de lecteurs : 38 depuis deux jours, alors qu'à l'époque des gilets jaunes j'étais lu par des milliers.

4Il faut savoir que Musk peut rétablir les communications car les sattelites sont américains et que les infos peuvent encore circuler grâce aux téléphones satellitaires.

5L’Iran assure pour l’heure que ses liens avec le Venezuela, désormais dirigé « par intérim » par l’ex-vice-présidente chaviste Delcy Rodriguez, restent inchangés. « Nos relations avec tous les pays, y compris le Venezuela, sont fondées sur le respect mutuel et le resteront », a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï. « Nous sommes en contact avec les autorités vénézuéliennes », a-t-il ajouté. L’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Caracas assure de son côté qu’il n’est pas question de fermer, même temporairement, la représentation Quatre jours avant l’attaque américaine, l’armée vénézuélienne avait officiellement mis en service des drones de combat iraniens Mohajer-6, également utilisés par la Russie en Ukraine.

Iran : DRAME à double, à triple fond ?

8Le « il y de l'argenr, faire payer les riches », ce langage de péquenot de Mélenchon et de LO, ces fauchés du capial en lévitation pécuniaire.

9Il faut savoir que ce n'est pas papy Khameini qui seul chie dans son froc mais aussi cette clique d'assassins qui prend des contacts avec leur famille résidant aux Etats Unis si cela tourne mal, et qui savent qu'ils ne pourront pas compter sur Badinter.

10C'est un acquis de la révolte précédente « Femmes, vie, liberté » dont le CCI a eu tort de se moquer. Pour les prévisions c'est plutôt un bazar français chez ce groupe. En 1979 ils ont cru (moi avec) à la révolution prolétarienne. Ils ont défendu la théorie anarchiste d'une « autonomie du prolétariat », ignorant qu'il faut en passer par l'alliance avec d'autres classes qui peuvent êtreaussi conscientes que le système mène à la catastrophe, sans compter avec des analyses fantaisistes, et depuis 50 ans des articles qui se concluent par : « une seule solution : la révolution de préférence prolétarienne » ; en attenant vous pouvez crever.

11« Ce que sont les « amis du peuple » (1894) : « Ces messieurs qui, en général, prétendent représenter dans leur revue les idées et la tactique des véritables « amis du peuple », sont les ennemis jurés de la social démocratie. Examinons de plus près ces « amis du peuple », leur critique du marxisme, leurs idées et leur tactique ».

13Voix ouvrières et révoltes en Iran | Leftcom


temps d'écriture de l'article: 8 H

vendredi 9 janvier 2026

EN IRAN LE DEBUT DE LA REVOLUTION MONDIALE ?



QUAND TRUMP SECOUE LE COCOTIER DU MONDE ENTIER

Tout semble indiquer l'approche d'une troisième boucherie mondiale , au moins d'ici cinq ans: bond des dépenses militaires, de plus en plus d'incursion de drones et de bateaux étrangers de la part de l'impérialisme russe, volonté de constitution d'un empire américain du Groenland jusqu'à l'île de Thulé, coup de force de Trump au Venezuela, arraisonnement d'un tanker russe, menaces trumpistes de tuer les dictateurs mollah à domicile mais ...silence de Poutine, inquiet d'un possible retournement d'alliance !

Sa frappe généralisée cette nuit sur tout le territoire de l'Ukraine était-elle la seule manière de répondre à la gifle de Trump ? Il semble bien qu'elle a manifesté plutôt l'émotion d'un régime aux abois (et provocant aussi celle du cinglé parano de Corée du nord). Macron qui ne sera plus rien dans un an mostule déjà à remplacer Van der Leyden comme comme chef de guerre. Après avoir laissé courir le projet d'envoyer des milliers de pioupious français pour soutenir le régime corrompu de Zelensky, se voit sollicité par un écervelé ministre danois d'en envoyer avec des trouffions allemands défendre le Groenland face à un débarquement américain. Jamais des danois ni des français ne voudraient tirer sur des soldats américains ! Et vice versa, à moins de créer une Communde de Paris bis en Alaska. Les danois sont des faux-culs et se sont toujours dits pro-américains en faisant souvent des enfants dans le dos des européens. Ils viennent d'ailleurs d'acheter 35 avions à l'Amérique. Plus suce-boule tu meurs.

QUAND L'IRRATIONNEL COTOIE LE RATIONNALISME MILITARISTE

L'achat possible du Groenland par la bourgeoisie US scandalise toute la diaspora européenne estimant que ce territoire glacé grand comme quatre fois la France serait un territoire « appartenant » au Danemark et motiverait, selon un écervelé ministre danois qu'on envoie des troupes européennes combattre ce viol du droit international. On n'a que foutre du droit international bafoué que la gauche bourgeoise de Faure à Mélenchon pleurent et qui se plaignent que le Groenland puisse être acheté. On n'a rien à foutre qu'il soit vendu surtout si les 58.000 habitants sont grassement indemnisés et séparés des racistes colonisateurs danois dont les pillages et massacres de la population colonisée au 18ème siècle furent ignobles. Acheter une région pourquoi pas ? Et en plus la faire fructifier. La Savoie et Nice n'ont-ils pas été vendus à la France par l'Italie ?

Les danois et leurs colonisés groenlandais par souci écologique nunuche ne veulent pas creuser dans la glace pour récupérer énergies fossiles et terres rares ; raison de plus pour que Trump fasse le boulot, très rémunérateur, et cela seul compte pas de contrôler bateaux chinois et russes qui ne font que passer. Il n'y aura pas cette invraisemblable confrontation entre soldats américains et européens. D'abord parce qu'elle est farfelue nsuite parce que la noria des partis européens n'est qu'impuissance organisée.

On continue à s'entretuer gaiement en Ukraine quand soudain ce massacre passe au second plan avec priorité à cette réorganisation impérialiste du monde. On n'y comprend plus rien. Sauf que l'Iran ressurgit merveilleusement.

TRUMP REVOLUTIONNAIRE MALGRE LUI ?

Puis la révolte a une nouvelle fois éclatée en Iran, renforcée par la déclaration de Trump ; « si les mollahs font des morts, on va leur faire payer cher » : extraordinaire déclaration d'un Trump qui se soucierait du sort du peuple iranien comme il se fout du peuple vénézuelien. C'est surtout d'abord réaffirmer que les USA restent la principale puissance. En même temps c'est affolant. Les deux guerres mondiales antérieures ont été à chaque fois mues par l'opposition d'une puissance en déclin et d'une puissance montante. Mais, malgré les gros bras et les menaces nucléaires de chacun le DANGER RESTE INTERIEUR. Le principal ennemi de Trump reste non pas Poutine mais le peuple américain (plus ou moins la classe ouvrière silencieuse). Ce n'est pas seulement l'embargo et la misère croissante pour financer flics er tarmée qui expliquent le regain du combat en Iran, mais bien cet étonnant regain de  confiance en malgré tous les périls, et favorisé pa la déclaration de Trump, lequel vise électoralement l'importante communauté iranienne aux Etats Unis. Lutte ouvrière dans son article de cette nuit ignore les principaux déterminants qui concernent le ras le bol depuis 47 ans de la dictature religieuse et ne voit (ou ne veut voir) "dans cette révolte qui s'étend" que l'aspect économiste comme ses confrères islamo-gauchistes et uniquement le chaos à terme. C'est un fait que cette accélération des événements révèle que les gauchistes sont des idiots qui n'y comprennent rien, comme le NPA qui appelle samedi à une  manif pour soutenir le peuple vénézuelien, c'est à dire Maduro!

On entre dans une nouvelle période sans foi ni loi disent les commentateurs. Oui au niveau impérialiste mais oui aussi au niveau social. Toutes les dictatures sont désormais menacées par des émeutes.

Pourquoi ? Parce que l'économique et le politique sont désormais confondus. Les manifs en Iran contre la vie chère se sont muées immédiatement en révolte politique avec des « morts aux tyrans », non pas « a bas le régime » mais « il faut tous les tuer ». Et qui s'étend malgré la censure numérique.

Nos oeillères nationales titrent leus premières pages sur la météo, les caprices de Trump, le malheureux incendie en Suisse mais presque rien sur l'Iran ou en pages intérieures(l'organe principal de la gauche bobo, LeMonde, reste très laconique).

DISPARITION DES VOILES ET MOSQUEES VIDES = REVOLUTION CULTURELLE

C'est un constat, les mosquées se sont vidées progressivement partout, certaines sont même incendiées en ce moment (merde au mollah Mélenchon); on se souvient il y a quelque temps que des curés musulmans se faisaient arracher leur turban. Les jeunes filles en ont marre du voile au souvenir de Mahsa Amini qui s'est faite torturer et assassiner pour un voile de travers. Comme tout début de révolution, le peuple met le feu aux édifices publics, met le feu aux commissariats et s'empare des armes. Dans plusieurs villes l'armée a déjà basculé aux côtés des manifestants. Et ce ne sont pas les salopards des 100.000 tortionnaires « gardiens de la révolution islamique » qui pourront faire face à 90 millions de personnes en insurrection.

Je note, même si cela vous paraît dérisoire, que la levée en masse iranienne ressemble à mai 68 comme d'abord une révolte de la jeunesse (la classe ouvrière en tant que telle, je ne sais toujours pas où elle est). Bien sûr que c'est la petite bourgeoisie des bazars qui a joué un rôle déterminant en rejoignant le peuple dans la rue. Qu'est-ce qui nous empêche de penser que les slogans vont se développer avec plein d'imagination – comme « il est interdit d'interdire – par même les enfants des barbus et barbouzes enrichis. Une nouvelle génération qui n'a pas connu l'ignoble Khomeini et qui veut vivre à l'occidentale. Autre point commun plus intéressant. Les plus vieux se souviennent que De Gaulle déjà gâteux voulait faire tirer sur la foule des étudiants, mais, avisé par les parents bourgeois, le préfet de Paris, Maurice Grimaud évita une véritable révolution en ordonnant de ne surtout pas utiliser d'armes à feu....qui risquaient de tuer aussi les enfants des bourgeois.

Même problème en Iran. Lors de la vague d'émeutes précédentes le pouvoir avait fait venir ses troupes de répression des régions éloignées plutôt que celles des grandes villes où les bourgeois craignaient pour propres enfants en révolte contre le système arriéré, profiteur, et corrompu. Le même problème est posé cette nuit parce que les enfants des bourgeois sont aussi dans la rue et que les troupes mercenaires des mollahs se cachent pour l'instant

L'émission de LFI ce soir fût passionnante. Pour ceux qui veulent s'informer ou disposer d'éléments fondamentaux, elle existe en replay, menée de main de maître par l'ex iranien Darius Rochebin. Sur deux aspects :

  • l'utilisation par les Trumpistes

  • la comparaison avec Octobre 1917

Un ancien du KGB et un représentant desservices secrets israéliens apportèrent des réflexions étonnantes de sagacité. Presque comme conseillers de Trump et en ayant déjà compris la stratégie au Venezuela. Non pas installer au pouvoir les partisans de l'hypocrite démocratie oppositionnelle mais conserver un régime de type vichyste, en pompant une partie du pétrole mais surtout en coupant le sifflet aux russes et aux chinois. Ce qui évite pour l'instant la guerre civile. Malgré les protestations vertueuses des gauches caviar et tonitruantes, il a épaté le monde entier. Avec un contrôle avisé de l'après Maduro. Idem pour l'Iran. Nos deux ex agents des secrets ont insisté pour dire qu'on pouvait tolérer une intervention dans le style de Caracas mais surtout pas envoyer de troupes au sol, ce qui serait contre productif. Bien sû CIA et Mossad continueront à agir à leur niveau mais le principal de la lutte clandestine doit passer par le financement et la fourniture d'armes. Preuve que cette résistance risque d'être encore longue et sanglante même s'il est possible que le régime s'effondre en une semaine comme chez Poutine.

Quant à Trump pas question de procéderr à l'installation du fils du shah, ridicule solution, mais laisser les iraniens se choisir de nouveaux leaders. C'est le bla-bla de Trump qui ne sait pas comment ça va tourner d'atant que l'Iran est un peuple multi-ethnique et qu'il y a une nuée de partis et de programmes différents. Comme au Venezuela sont à proscrire les invasions militaires car d'autres moyens de pression plus subtils sont possibles, ce qui confirme l'intelligence politique de Trump qui n'est pas aussi belliciste qu'on le lui reproche mais prétend renforcer l'impérialisme américain avec l'argument défensiste et arrogant -  "Dans le cadre de notre nouvelle stratégie de sécurité nationale, la domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais remise en question" -  en s'asseyant sur le fallacieux "droit international"...comme ses autres concurrents indignés et moralisateurs. Mais ce que révèle la situation en Iran, bien saisie par Trump, c'est que les conditions de guerre et de préparation à la guerre deviennent de plus en plus insupportable pour les populations et que même les pires dictatures vont être de plus en plus désemparées.

C'est la comparaison avec Octobre 17 qui m'a fait sourire tant elle était pointue, judicieuse et aurait pu être une réunion interne du CCI, sauf que tous ces journalistes faisaient équivaloir Lénine à Staline.. Oui la révolution russe c'est "la paix et le pain" (encore un magnifique exemple pour aujourd'hui) qui mènent à l'insurrection. Mais à la différence de l'Iran, il y avait une classe ouvrière dynamique, une grève des femmes ouvrières et un parti organisé qui savait ce qu'il fallait faire et qui a su prendre le pouvoir. En Iran il n'y a pas de parti, et, noyée dans les couches petites bourgeoises révoltées, elle a peu de chance de pouvoir s'affirmer mais ce fut le cas aussi pour cette classe pendant des années en Russie (le don de la terre à l'immense paysannerie rallia cette couche au pouvoir pourtant minoritaire des bolcheviques.

L'éruption des masses en Iran est un rayon de soleil dans ce monde qui pue la guerre et nous angoisse un peu plus chaque jour, et peut servir d'exemple pour les pays en guerre où la soumission à la guerrev devient insupportable.. Elle est bien plus révolutionnaire que les louanges du CCI et de LO à tout un tas de grèves corporatives étroitement. Elle peut devenir le fanal de toutes les populations opprimées par des dictatures impitoyables, en Russie aussi. Parce que la guerre de Poutine a trop duré, qu'il est vallé trop loin et qu'il va le payer comme le lui a signifié Trump. J'analyserai une aure fois comment tel dirigeant ou roi a favorisé l'irruption révolutionnaire involontairement . Car viendra le temps ou Trump sera dépassé par les événements. « Evénements » c'est par cet euphémisme que la presse bourgeoise qualifiait émeutes et manifestations de mai 68. Et moi, modestement j'étais dedans les événements. Comme au début du mai 68, toute la presse bourgeoise minorise ces "événements" ou n'y voit qu'un épiphénomène toujours endigué par une répression féroce. Ignorant une révolte sociétale, féminine et pour la dignité humaine.

Sans compter qu'on assiste, comme en notre 1789, à une volonté révolutionnaire de séparer l'Eglise de l'Etat et merde au mollah Mélenchon souteneur des dictateurs immondistes et des voilées sans consentement.


Temps de rédaction 3 heures


lundi 5 janvier 2026

BRAVO TRUMP ET MERCI

 


Détrumpez-vous, je ne suis pas là pour saluer l'agression impérialiste de l'armée US au large du Venezuela, dont les bombardements préliminaires ont dû tuer des civils, ni pour féliciter Trump d'être le représentant de la haute bourgeoisie américaine désireuse d'empêcher le déclin de l'empire, et souhaitant même en accroître la surface au Groeland et au Canada, car cela reviendrait à opérer le même type d'invasion que son « ami » Poutine en Ukraine. Les grands impérialismes ont tous le même but mais ni les mêmes moyens ni les mêmes méthodes. Contrairement aux cris d'orfraie de la gauche bourgeoise et de ses larbins gauchistes, Elizabeth Burgos  tape juste pour le premier aspect. : «Les États-Unis n’ont pas envahi le Venezuela, ils sont intervenus contre une bande de mercenaires»1.


Plus assourdissant est le silence de l'Etat venezuelien sur le nombre de morts, leur qualité civile ou militaire. Surtout , et avant tout sur la nationalité (internationaliste?) des gardes du corps du dictateur. On notera que ce truand au pouvoir était entouré de gardes du corps...cubains, preuve de la confiance que le dictateur avait en son propre peuple ! Que le mytheux Cuba était fourni gratos en pétrole depuis longtemps et que les faux communistes cubains vont y perdre de leur superbe et probablement à terme leur dictature2. Chacun a compris que sur place une partie de l'appareil d'Etat avait collaboré avec la CIA pour virer le dictateur, sans donner carte blanche aux gentils bourgeois démocratique, dits opposants, affamés à l'idée de reprendre la mangeoire.

Je remercie l'action incroyable et conjuguée de la CIA et les acteurs de ce raid audacieux d'abord pour l'enlèvement du Ceaucescu de l'Amérique latine, d'une république pétro-bananière ou le grand moustachu avait usurpé le pouvoir, mais ensuite en ce que cette action met à poil toute la gauche bourgeoise occidentale et surtout nos faux révolutionnaires wokistes gauchistes. Oui, bravo Trump !

La capture de Maduro est techniquement spectaculaire. Mais ensuite ? D. Trump a-t-il imaginé que ce raid allait amener par crainte le gouvernement vénézuélien à une meilleure composition ? Rien n’est moins sûr quoique le sûr soit en bonne voie. Il est un habitué des coups d’éclat qui le mettent en scène, mais ne s’inscrit pas dans la durée qui nécessite un minimum de réflexion et de persévérance. On attend toujours qu'en 24 heures il mette fin à l'horreur en Ukraine. Attendons la suite. Par ailleurs, l’inculpation de Maduro pour trafic de drogue est grotesque, alors que le même Trump vient de gracier l’ancien président du Honduras, condamné à 45 ans de prison pour le même motif.

LE PLUS IMPORTANT n'est pas de savoir la tournure que va prendre la dénonciation de la sorcière Maduro à New York, c'est de ne pas se laisser berner par une primauté du pillage venezuelien (bavardage simpliste véhiculé par les petits-bourgeois gauchistes et leur idole Mélenchon) ; tous les médias décrivent Trump comme un vulgaire milliardaire, mais comme je l'ai établi dans mon article précédent, économie et politique sont confondus désormais. Le coup surprenant de Trump est avant tout géopolitique et un avertissement pour tous les autres gangsters impérialistes dominant. Poutine le premier est resté sans voix !

Quant à l’initiative américaine visant à piller à nouveau les vastes réserves du Venezuela, elle pourrait à terme peser sur les prix. «Ce processus sera long, car l’industrie est à l’arrêt, les infrastructures sont vétustes, ressources humaines et capitaux font défaut, cette offre ne sera pas disponible avant plusieurs années», observe Kyle Rodda, basé en Australie pour Capital.com. Trump embrouille lui-même les véritables enjeux pour l'heure. La place centrale de la capture rocambolesque n'est pas l'enjeu pétrolier. Certes le Venezuela renferme les plus grosses réserves de brut du monde. Mais avant d’investir à nouveau des dizaines de milliards de dollars dans l’exploitation de ce trésor enfoui, les compagnies pétrolières américaines auront besoin de stabilité politique et juridique. L'enjeu en vérité  c'est de dire au monde entier, foi de MAGA: « nous ne sommes pas en déclin et en contrôlant l'ensemble du continent américain du Groenland en passant par le canal de Panama jusqu'à l'île de Thulé, nous resterons la principale puissance du monde face à la Russie et à la Chine"3 .

UN COUP DE MAITRE FACE A LA CHINE ET A L'ETAT RUSSE

L'Etat bourgeois chinois, qui se fournit principalement en pétrole vénézuélien, s’est dit «profondément choqué» (on le serait même avec moins de barils). «Aucun pays ne devrait se poser en gendarme du monde et nous n’approuvons pas non plus qu’un pays se considère comme le juge international. », et pour faire rire le monde entier, le sous-fifre Wang Yi a déclaré «La souveraineté et la sécurité de tous les pays doivent être pleinement protégées par le droit international». Plus tôt, et encore plus comique, Wang Yi avait enjoint « Washington »  «à garantir la sécurité personnelle du représentat commercial Maduro et de sa moitié, à les libérer immédiatement et à cesser de chercher à renverser le gouvernement du Venezuela». Il a qualifié leur capture et exfiltration de «violation flagrante du droit international». On n'en pouvait plus !

Les bourgeoisies européennes sont restées, elles, tétanisées comme le nain Poutinr, donc impuissantes, sauf Macron qui s'est fait traiter de fayot.

Poutine est resté donc lui aussi tétanisé dans un premier temps. En plus Trump s'est moqué de lui. Il a indiqué samedi n’avoir pas prévenu Vladimir Poutine, estimant que « cela ne poserait pas de problème ». Et simultanément, il l'a ouvertement brocardé comm il l'avait déjà fait pour les tueries incessantes en Ukraine, déclarant qu’il n’était « pas ravi » de ses agissements en Ukraine, où « il tue trop de monde » (sic). Ce coup dans le dos de Poutine est plutôt paradoxal pendant les négociations de paix pour l’Ukraine pour les spectateurs les plus superficiels et les bourreurs de crâne professionnels. Au lieu de nuire aux éternelles promesses intenables de paix, ce coup d'éclat peut plutôt signifier une mise en garde à destination de l'Etat russe. Voire, pire, un possible changement d'alliance, retournement tant pratiqué à la veille des guerres mondiales ou pendant.

Zelensky pour sa part a bien faire rire son public en saluant la méthode qui pourrait bien servir contre un certain dictateur... Poutine est ultra mieux protégé, et avec des sosies, que le pauvre Maduro, mais il a désormais tout un tas de raisons pour devenir un peu plus paranoïaque ; plus probablement qu'il sera un jour zigouillé de l'intérieur parce qu'il a ruiné la Russie et fait massacrer massivement russes et ukrainiens.

Du côté des groupes vraiment révolutiuonnaires et aux côtés du prolétariat une seule prise de position

“Au Venezuela, pour la lutte de la classe ouvrière contre la bourgeoisie pour des salaires plus élevés, des retraites et de meilleures conditions de vie !Mobilisation et grève générale contre la guerre" 

Rien de la part des filiales divorcées du CCI, Controverses et GIGC, ni du CCI qui attend toujours les prises de position des autres pour ne pas avoir à se tromper (ou espionne les miennes).

Le groupe bordiguiste relève l'honneur bien qu'avec une grande faiblesse politique, avec ce mépris traditionnellement économiste de la classe ouvrière qui aurait besoin de lutter d'abord pour ses sous, dans une situation impérialiste et de misère accrue où seule l'insurrection devait être à l'ordre du jour ! Pour vos salaires voyons!, sans quoi vous serez  incapables de lutter politiquement contre la guerre !Et le tract finit mal à ce point de vue, appelant à un front syndical uni ?? Des cliques syndicats d'Etat et ceux des rigolos gauchistes pour quoi faire et avec qui ?

Mais le contenu est louable tout de même, extraits :

« Dans aux premières heures du 3 janvier 2026, les États-Unis ont lancé une attaque militaire sur diverses installations dans et autour de la capitale vénézuélienne, ce qui a abouti dans la capture et la destitution du président Nicolás Maduro et de son épouse.

Plus exactement L’agression militaire a été menée sous la « justification » de Lutte contre le trafic de drogue. Pendant de nombreuses décennies, les États-Unis n’ont jamais pris d’action militaire contre la Colombie ou le Mexique pour capturer les barons de la drogue. La lutte des États-Unis contre le trafic de drogue est très accommodante et sélective. Et avec ce récit, ils se sont une fois de plus moqués de ce que la légalité bourgeoise appelle le « droit international », précisant que le « droit » est imposé par ceux qui en ont le pouvoir.

Mais il est clair que l’impérialisme américain est menant une série d’opérations dans le cadre de sa confrontation avec L’impérialisme chinois, particulièrement concentré sur la préservation de son impérialisme contrôle et influence sur le continent américain, qui, en outre, pour être un marché pour ses produits, représente une source importante de matières premières, le Venezuela étant un acteur clé en raison de son vaste pétrole et des réserves de gaz et leurs gisements d’or, de diamants et divers des minéraux de valeur stratégique. Cela a été confirmé quelques heures plus tard lors d’un conférence de presse, où Trump a déclaré ouvertement et explicitement que le Les États-Unis « gouverneront » et administreront le Venezuela sur un Base temporaire jusqu’à ce qu’une « transition appropriée » soit réalisée et, dans ce contexte, les États-Unis prendront le contrôle du pétrole infrastructure pour « la réparer », car elle la considère comme « totalement ruinée » après des années de gestion chaviste.(...)

 Sur  la capture de Maduro, le gouvernement américain communique désormais et négocie avec un nouvel interlocuteur (Delsy Rodríguez, vice présidente, qui assume désormais la présidence) en posant des questions liées au contrôle de l’activité pétrolière et à une éventuelle Transition vers un nouveau gouvernement. Il reste à voir comment l’impérialisme chinois défendra ses intérêts.

Les ouvriers vénézueliens , qui survivent avec des salaires et des pensions de famine, ou qui sont harcelés par le chômage et le travail informel, doivent comprendre que cela est un affrontement entre deux États et gouvernements capitalistes. Travailleurs au Venezuela et dans le monde entiervous ne pouvez pas vous laisser mobiliser  pour soutenir une action impérialiste, défense d'un gouvernement chaviste, ou soutien à l’une des options pour un changement gouvernemental que la démocratie bourgeoise prétendrait vous offrir. C’est un combat entre les ennemis des travailleurs, entre ceux qui exploiternt le travail salarié. La seule vraie issue est de reprendre la lutte des classes des travailleurs au Venezuela et dans le monde entier, en faisant avancer les principales revendications économiques.

Au Venezuela et dans tous les pays, rassemblons les luttes dans une grève générale indéfinie sans services minimums.

Dans les différents pays, la seule solidarité possible doit être la solidarité de classe avec la classe ouvrière vénézuélienne et sa lutte.  Les appels à la « solidarité avec le Venezuela » ou à la « solidarité » avec le gouvernement vénézuélien » ne sont rien d’autre que des appels à défendre le capitalisme, l’exploitation et la bourgeoisie. Non à la Défense de la patrie, pas d’alliances avec la bourgeoisie ! La classe ouvrière n’a pas de patrie ! La seule issue à la guerre, c’est la révolution communiste ! Unité internationale de la classe ouvrière ! Nous appelons au Front syndical uni »4.

Un texte sur facebook est plus clair que le précédent.
« Le communiqué de Delcy Rodriguez s'inscrit dans les négociations qui ont pu avoir lieu entre une partie de l'appareil chaviste et l'impérialisme américain. Ce pacte négocié, antérieur ou actuel, démontre simplement le caractère bourgeois du régime bolivarien et comme toute la rhétorique anti-impérialiste n'est qu'un masque idéologique. C'est pourquoi la seule position communiste et indépendante de classe est celle qui appelle à combattre à la fois l'agression impérialiste américaine et le régime chaviste. Pas besoin de tricher. Appeler à la solidarité abstraite avec le Venezuela, et à une opposition frontale en même au régime bolivarien, signifie en fait se placer sous ses mêmes drapeaux et bannières. L'impérialisme américain et la boliburge chavista doivent être combattu en même temps.
Enfin, il est important de réinscrire l'action de l'impérialisme américain dans la crise de l'hégémonie mondiale du capital américain. L'unilatéralisme agressif et impérialiste de Trump est en réalité plus une preuve de faiblesse que de force. Une dynamique qui le distingue des alliés potentiels et qui met surtout en garde la Chine contre la nécessité de s'armer et de se préparer sérieusement au conflit avec les États-Unis. Telle est la dynamique des faits au-delà des interprétations : une tendance à la guerre qui s'inscrit dans la crise plus générale du capital et du déclin américain face à l'ascension chinoise.
Dans ce contexte, l'intervention impérialiste des États-Unis est un nouveau tournant dans la dynamique vers la guerre. C'est pourquoi, dans ce contexte marqué par la guerre capitaliste et impérialiste généralisée (qui encadre tous les acteurs politiques étatiques quelle que soit leur taille), la seule position invariante des communistes est la défense du défaitisme révolutionnaire contre toutes les bourgeoisies et blocs impérialistes en formation. La crise du capital et sa tendance à la guerre sont un incitation à la lutte des classes généralisée comme c'est le cas ces jours-ci en Iran. C'est dans cette dynamique vers des affrontements ouverts de classe que la politique du défaitisme révolutionnaire prend toute sa valeur : pour le communisme, contre le capital mondial et toutes ses bourgeoisies nationales. Pour plus d'informations, voir le texte sur le moment historique »5.
Toujours sur facebook, et sur d'autres réseaux sociaux, il est intéressant de constater le développement de polémiques intenses et de discussions sur la guerre que la bourgeoisie ne peut pas censurer, et témoignant d'une radicalité qui nous réjouit face au désarroi généralisé. La révolution passera-t-elle par les réseaux sociaux ?

 

Mais c'est surtout un certain Ernesto Roman qui transmet un texte fait le plus de mal à « la gauche du capital » le 2 janvier :
« Hier, la gauche du capital n'a pas manqué son rendez-vous commémoratif de la révolution cubaine. Pour certains, un tournant historique du guérillerisme, du « socialisme » latino-américain ou toute doctrine dissimulante de la logique d'État. Pour nous, un épisode de plus des conséquences autour des luttes de libération nationale comme expressions armées des conflits inter-impérialistes.
Pour certains, une oasis de « progrès » et de « bien-être » menaçante à quelques kilomètres de Miami. Pour nous, la poursuite d'un capitalisme teint de rouge qui n'a pas hésité à se révéler comme tel dès la première minute. À cette occasion, nous avons récupéré deux textes éclairants sur la question cubaine : "La rumba de Fidel Castro", écrit par Alarma, et "Stalinismo canaveral" de Emmanuel Santos. Signaler la réalité d'un régime qui, comme son homologue à Washington DC, n'a jamais rien en commun avec un projet révolutionnaire international est la première étape vers le démasquement de l'État bourgeois aujourd'hui existant à La Havane »6.

 

Au cul de  POUTINE et de la CHINE, LES LAMENTABLES PRISES DE POSITION NATIONALISTES (tiersmondistes et méprisables) de la gauche du capital et de ses queues gauchistes


Le principal pitre de la gauche du capital et ami de la dictature vénézuelienne, le nommé Mélenchon (PDG de LFI), s'est précipité avec ses suiveurs pour dénoncer un pillage pétrolier au nom d'un « ordre international libre de la loi du plus fort » ! Plus collabo de l'ordre dominant tu meurs7. Le truand Maduro n'était que le fils politique de l'autre dictateur néo-stalinien feu Chavez « modèle politique » pourtant pour le populiste démocrate pacifiste Mélenchon !

Le minuscule et mité PS a déclaré via le fils d'Edgard Faure : « Quoi que l’on pense de Maduro (sic!) , cet acte doit être unanimement condamné. La force ne peut remplacer le droit. » « C’est un pas de plus dans la délégitimation des institutions internationales et c’est à l’inverse un feu vert donné à tous les autocrates du monde ». Pas du tout, mais une bonne suggestion pour les kidnapper tous !

L'encore plus minuscule PCF a exprimé (sic) sa dénonciation de la capture de Maduro, qualifiée "d'acte de violation de la souverainté du Venezuela », précisant, ce qui est vrai en partie « que le peuple vénézuelien est seul habilité à décider de son avenir politique sans intervention extérieure ; mais c'es du pipeau car les peuples ne se libèrent jamais de rien sauf à rester des troupeaux électoraux, et leur prolétariat est si faible qu'il y faudra l'intervention « extérieure » des prolétariats des zones les plus développés si toutefois la révolution montrait son nez international.

Enfin une certaine Marine Tondelier, qui ne représente rien, a dénoncé sans savoir ce qu'elle dénonçait : « une agression manifeste et illégale contre un État souverain », condamnant les bombardements nocturnes au Venezuela et affirmant que Macron « doit condamner avec la plus grande fermeté cette énième violation du droit international ». Le droit international violé ? Pas possible, encore un argument fébriliste !

J'allais oublier une femme encore plus gauche, la mère Le Pen, sibylline et surtout électoraliste en diable qui a pleurniché qu'il y avait "mille raisons de condamner le régime de Nicolas Maduro: communiste, oligarchique et autoritaire" mais que "la souveraineté des États n'est jamais négociable". "Renoncer à ce principe aujourd'hui pour le Venezuela, pour n'importe quel État, reviendrait à accepter demain notre propre servitude", appelant à "rendre la parole" aux Vénézuéliens. C'est bien dit mais aussi creux que « la souveraineté des Etats... capitalistes » !


LUTTE OUVRIERE ou les fesses serrées. Assurément la prise position la plus contrite et peureuse du lot trotskien. Gêne elle aussi électoraliste pour une secte qui se ditingue en général du tiers-mondisme woke et tente de parodier, mais grossièrement les positions internationalistes.

« Après des mois de menaces, de piraterie contre des bateaux causant déjà des dizaines de morts, d’arraisonnement de pétroliers, les États-Unis ont fini par frapper directement le Venezuela. Trump se vante que les troupes américaines ont fait prisonnier Maduro, le président vénézuélien. Depuis longtemps l’impérialisme américain veut mettre au pas un des rares pays d'Amérique latine qui refuse de s'aligner, et mettre la main sur ses immenses réserves de pétrole. À bas l’impérialisme et son cortège de pillage, de guerre et de soumission ». Un Etat de gangster qui « refuse de s'aligner » ! Ces trotskiens restent des staliniens dans l'âme.

LE SOUTIEN MENSONGER DU NPA l'anticapitaliste (hi hi)

« ... après des semaines de pression militaire dans les Caraïbes et le déploiement d’une importante armada et plus de 15 000 soldats aux portes du Venezuela, Donald Trump franchit ainsi un nouveau seuil. Cette stratégie vise à soumettre le Venezuela et à envoyer un message de menace à tous les peuples latino-américains. Face à cette nouvelle offensive impérialiste brutale, l’urgence est à la construction d’une mobilisation large et unitaire en défense du droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien. Nous appelons à la constitution d’un mouvement de résistance anti-impérialiste et de solidarité internationaliste avec le Venezuela et toute l’Amérique latine. (…) Si nous avons affirmé à plusieurs reprises notre rejet de l’autoritarisme de Nicolás Maduro et notre soutien aux camarades des gauches sociales et politiques qui luttent au Venezuela à la fois contre ce régime et contre les droites pro-impérialistes, nous réaffirmons haut et fort que c’est au peuple vénézuélien de décider de son avenir. La démocratie ne peut pas s'imposer par l'intervention militaire extérieure d'un État impérialiste, et encore moins en bombardant la population civile. Yankees Go Home ! Non à cette agression impérialiste ! Pour le droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien ! ».

Le NPA est certainement le groupe néo-trotskien le plus woke et girouette de toute l'histoire du gauchisme en France. La secte à Besancenot ment résolument. Ses pères Krivine et Bensaïd ont toujours soutenu tous les dictateurs tiers-mondistes, sans compter l'URSS (anti-capitaliste?). Leur critique de Maduro a toujours été gentillette, incapable de dénpncer cette mafia vénézuelienne corrompue qui a faif fuir 8 millions de vénézueliens qui se foutent d' « autonomie nationale ». Cette secte n'a pas grande importance, continuant à ne recruter que parmi les lycéens et étudiants petits bourgeois ignorantins.

NOUS NOUS POSONS DANS LE CAMP MILITAIRE DU VENEZUELA et clairement en soutien à la clique à Maduro (mais pas à Maduro)

La dernière clique que nous allons évoquer est la plus grave de toutes, pour ne pas dire la plus réactionnaire d'autant qu'elle produit parfois des articles intelligents. Le procédé de présentation de « Révolution permanente » (ou connerie permanente) a une tournure lambertiste (les gens de ma génération comprendront » . Appel incongru tout d'abord avec sigles cuculs pour initiés : Déclaration du CRP-QI : « Nous dénonçons l’attaque impérialiste des États-Unis et l’enlèvement de Maduro ! ». Qui c'est ce ququ  avec QI? Et il se prend pour qui qui ?

« Le CRP-QI condamne fermement l'agression impérialiste menée par les États-Unis contre le Venezuela dans la nuit du 3 janvier. Face à cette agression directe, délibérée et criminelle, nous appelons à une mobilisation internationaliste massive.

(…) L’offensive néocoloniale de l’administration Trump a ainsi franchi un cap décisif, marquant une escalade majeure de l’agression impérialiste non seulement contre le peuple vénézuélien, mais aussi contre toute l’Amérique latine. (…) L’objectif stratégique est d’aggraver brutalement la condition semi-coloniale du Venezuela, (???)en subordonnant son régime politique, son économie et ses ressources stratégiques à la Maison Blanche, tout en tentant de discipliner l’ensemble des peuples d’Amérique latine. (...)

En tant que courant communiste, anticapitaliste et internationaliste, nous appelons à condamner fermement cette nouvelle escalade militaire, son arrogance impérialiste et son caractère ouvertement colonial. (...)Sans apporter le moindre soutien politique au régime autoritaire de Maduro, nous nous positionnons résolument dans le camp militaire du Venezuela et luttons pour la défaite des États-Unis ».

Nous réitérons également notre rejet total et notre dénonciation des politiciens de la vieille droite nationale, tels que María Corina Machado, Leopoldo López, Edmundo González, Ledezma, etc., qui ne font qu’agir comme des auxiliaires de la Maison blanche, au service de ses objectifs néocoloniaux et qui ont exigé de Trump une intervention militaire. (...)

Nous affirmons que la seule manière efficace de lutter contre cette agression est la mobilisation consciente des travailleurs et de la population. Aujourd’hui plus que jamais, il est urgent que les classes populaires et les peuples d’Amérique latine, ainsi que les secteurs conscients de la jeunesse, de la classe ouvrière et des intellectuels aux États-Unis, se placent à l’avant-garde de la condamnation active de cette agression criminelle.

C’est pourquoi nous appelons les travailleurs, les jeunes et les mouvements sociaux de toute l’Amérique latine, des États-Unis et du monde entier à se mobiliser contre cette offensive impérialiste. En particulier, nous appelons ceux qui, aux États-Unis, luttent contre le racisme, le militarisme et les oppressions, à s’opposer à leur propre impérialisme, principal ennemi des travailleurs et des populations du monde entier. Les travailleurs étasuniens n’ont rien à gagner des aventures militaires de Trump, qui ne défend que les intérêts des banquiers et des grandes entreprises. Le triomphe de l’arrogance impérialiste à l’étranger serait également un coup porté à ceux qui luttent aux États-Unis ».

C'est un racolage éhonté qui déblatère des phrases en l'air sur la base d'une idéologie wokiste, racialiste et autre marmelades sociétales.Se termine parle programme national néo-stalinien populaire et classique ! Mais « Revolution permanente » avec un de ses cheffaillons, islamo-trotskien, l'arriviste Anasse Kazib, soutient autant tel ou tel nationalisme de « peuple opprimé » que la « libération du voile » et tout ce qui bouge. Bon à faire du bruit dans la rue mais aucun avenir sérieux.

Toute dernière info. Alors que la presse officielle du monde entier agonit Trump, on commence à voir des conséquences pas du tout aussi dramatiques qu'ils s'en plaignent tous...en Iran surtout.

Une semaine après le début des manifestations anti-régime, la colère ne démord pas. Certains protestataires, inspirés par la chute de Maduro, aspirent à la « fin rapide de Khamenei », "ah pourvu qu'ils le kidnappent lui aussi". Ali Khameni guide suprême de la Révolution, fait pipi dans sa culotte ; il aurait prévu un plan de secours en cas d’échec de la répression : la fuite. Un rapport du renseignement britannique, consulté par le Times, assure qu’un «plan B» «concerne Khamenei et son cercle très restreint de proches collaborateurs et de membres de sa famille, y compris son fils et héritier désigné, Mojtaba». Une vingtaine de collaborateurs serait concernée. Avant l’évasion, ceux-ci sont chargés de rassembler «biens, propriétés à l’étranger et argent liquide pour faciliter leur passage», abonde le Times. La destination, bien qu’elle ne soit pas communiquée par le renseignement, serait Moscou, la capitale russe, alliée du régime des Mollahs ». Nos trotskiens et Mélenchon vont sans doute en conclure qu'il s'agit d'un complot islamophobe de la CIA !



Et bravo à Charlie



NOTES

1Historienne, anthropologue et écrivaine vénézuélienne, Elizabeth Burgos a été proche de Fidel Castro au début de la révolution cubaine. Elle a ensuite travaillé pour Salvador Allende au Chili. Depuis sa rupture avec le castrisme, elle n’a cessé d’alerter sur le caractère dictatorial du régime de Maduro. Viol du droit internationale! Cette blague qui oublie l'invasion de Panama en 1989 et l'arrestation de Noriega; sans oublier les violations d'espace aérien un peu partout par Tsahal, petit pion US!

2 «Cuba est prêt à tomber», a déclaré Trump à bord d’Air Force One. Notons que les islamos-gauchistes ont toujours méprisé la classe ouvrière du tiers-monde en estimant que des dictatures militaires à couleur marxiste étaient un progrès voire normales et suffisantes pur eux car « anti-impérialistes » , ou « anti-coloniales » !

3Et Trump n'est pas le représdentant d'une dictature (ni un facho comme hurlent les gauchistes) comme en témoigne l'expulsion de l’élu démocrate Al Green, représentant du Texas, qui a été expulsé (avec égard, il est infirme) après avoir hué à plusieurs reprises le président, qui a dû s’interrompre sans manifester la moindre émotion. Avant cet incident, les huées de démocrates se sont confrontées aux «USA! USA! USA!» des républicains, qui ont conspué l’élu alors qu’il quittait l’hémicycle, dans un début de discours tendu. En Russie le type aurait été explosé dans sa bagnole . Au Venezuela jeté violement dans un cul de basse fosse.

7 « Les USA de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse. Le narcotrafic est désormais le prétexte de l’empire et de ses agents politiques et médiatiques pour détruire ce qu’il reste d’ordre international libre de la loi du plus fort» (Mélenchon).

«La France doit condamner au plus vite et sans ambiguïté cet acte de guerre. Solidarité totale avec le Venezuela et son peuple !» a renchéri le député LFI Éric Cocquerel, tandis que son collègue Manuel Bompard affirmait que Trump a «kidnappé le président vénézuélien» et condamnait «une agression qui viole toutes les règles du droit international et menace la paix dans toute la région.» Clair soutien à Ceaucescu 2. Tout ce beau monde s'est ensuite retrouvé à République pour brûler un drapeau américain. On a connu pire comme insoumission.

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