"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mercredi 26 février 2020

CORONAVIRUS : UNE ATMOSPHERE DE GUERRE MONDIALE


« L'union nationale est essentielle »
Olivier Véran (ministre de la santé)

« La Chine n’a pas de limite au niveau stratégique et éthique. Elle n'a qu'un objectif : devenir la première puissance mondiale de l'intelligence artificielle face aux Etats-Unis ».        
Thierry Berthier (chercheur au sein de la Chaire de cyberdéfense et cybersécurité Saint-Cyr)

Il ne sera pas question ici de mettre en accusation la Chine comme unique responsable de l'épidémie en cours qui affole le monde entier. C'est une première cependant qui outrepasse en possibilités de propagation maximum du type de  frayeurs causées jadis par les pandémies du sida, d'Ebola et du SRAS entre autres. Bien qu'il y ait des similitudes dans les conjectures et dans ce qui est nommé fake news. Lors de l'épidémie du SRAS en 2003 dans China town à New York, les américains d'origine chinoise furent victimes de stigmatisation ostraciste, laquelle voisine toujours en Afrique comme en Europe avec la désignation d'un bouc-émissaire. L'épidémie du sida dans les années 1980 était supposée avoir été fabriquée ou en tout cas utilisée par la CIA pour cibler l'homme noir et les catégorisations de populations à risques, les 3 H (Hémophiles haïtiens, Homosexuels et Héroïnomanes)1. Une maladie ainsi idéologisée qui provoque la peur, en accroît la contagion supposée ou réelle.
En l'occurrence, la fixation sur la « responsabilité » de la Chine, fait passer le virus comme un corps « étranger » sur le sol national. L'appel à la fermeture des frontières comme principale défense, qui ravissait le petit Zemmour, est très vite apparu ridicule au souvenir du nuage de Tchernobyl qui s'était arrêté aux douanes françaises2. La Chine n'a pas pu ainsi apparaître comme « l'ennemi à abattre » (quoique Trump et l'Etat US se soient réjouis de la focalisation sur l'irresponsabilité chinoise...). Contre toute attente et contre les premières suppositions, le virus apparaît endogène mais aussi exogène sans qu'on puisse en trouver toutes les causalités en Chine. L'arsenal thérapeutique ne peut être ni national ni chinois mais mondial, même si la concurrence des labos de la mafia pharmaceutique est pour l'heure aussi impuissante que vénale.
Néanmoins on insiste toujours sur la « faute chinoise », imprévoyance du dictateur « communiste », système de soins et de protection thérapeutique laxiste. La bourgeoisie écologique mondialiste en profite pour renforcer sa messe pour la protection de l'environnement en communiquant toute une série de mesures de défense corporelle, respiratoire et surtout comportementales qui font plus penser au « tous aux abris » des deux guerres mondiales qu'à une faculté d'anticiper et de gérer par une réelle stratégie sanitaire la catastrophe aléatoire.
Quand sécurité rime avec vulnérabilité, impéritie avec gabegie, on ne peutt pas nier l'évidence, le capitalisme est le seul système connu à ce jour capable de radier la race humaine de la surface de la terre.

On nous parle de crise sanitaire alors qu'il s'agit du même scandale politique à chaque épidémie, qui remet au premier plan l'incurie de tous les Etats bourgeois. Mais cette indifférence aux conséquences de la « mondialisation sans foi ni loi », se retourne de toute façon contre les dominants.

Les épidémies précédentes ont-elles servi de leçons à nos « mâles blancs » dominants ?

Un journaliste de La Croix écrivait ceci en 2016 lors de la pandémie du virus Ebola en Afrique :

« « Au total, le bilan officiel d’Ebola est de 11 000 morts. Le nombre réel de victimes en Afrique de l’Ouest est donc sans doute proche de 30 000. Sans compter les Guinéens morts faute d’accès aux soins, soit que le personnel de santé ait été décimé, soit que les centres de soins usuels aient été fermés pour éviter que le virus ne s’y propage. Qui plus est, le coût économique de l’épidémie est évidemment nettement supérieur à la modeste stagnation du PIB affichée en 2015. En vérité, l’ensemble du tissu social du pays a été déchiré : familles divisées, villages isolés, survivants ostracisés et stigmatisés, veufs et orphelins abandonnés, circulation et commerce paralysés…
Néanmoins, le contraste entre la modestie de l’aide au développement en matière de santé et les millions dépensés, bien trop tard, contre Ebola questionne : l’Occident voulait-il avant tout se protéger lui-même, découvrant, effrayé, que la mondialisation peut aussi être celle des virus ? Si à la différence de la grippe aviaire ou du H1N1, Ebola n’a jamais sérieusement menacé les populations occidentales, une désintégration sociale, économique et politique de l’Afrique de l’Ouest pouvait déséquilibrer le continent avec des répercussions impossibles à quantifier – y compris en Occident. Désormais, l’état de santé d’un paysan de la forêt guinéenne importe donc à l’ensemble de la planète. L’obstacle de la « réticence » montre toutefois qu’en temps de crise, il est trop tard pour reconstruire la confiance dans un système sanitaire et des autorités publiques à qui plusieurs décennies de gabegie ont fait perdre toute crédibilité. L’efficacité de la réponse à la prochaine crise épidémique se prépare donc dès aujourd’hui ».

UN DERAPAGE DANS LA RECHERCHE LETALE MILITAIRE ?

Prenons maintenant l'hypothèse complotiste, qui, n'en déplaise aux bonnes sœurs du politiquement correct, contient toujours une part de vérité, soit en se trompant de cible soit en exagérant. Une idée a couru que dans la région de Wuhan était installé un laboratoire militaire chargé d'inventer des virus capables de faire partie des fameuses « armes létales autonomes »3. La Chine est leader en intelligence artificielle militaire. La Chine peut être l'un des premiers pays à utiliser les armes létales autonomes. Pour l'instant, aucune arme de ce type n'existe dans le monde, les modèles existant sont des armes semi-autonomes, qui nécessitent encore l'intervention humaine. Le gouvernement chinois mise sur l'intelligence artificielle, notamment dans le domaine militaire. " Il y a des campagnes de recherche très importantes sur l'autonomie, sur la dronification du matériel existant ou sur l’autonomisation à la fois des matériels armés ou d’observation", explique un spécialiste de Saint Cyr.

Dans l'hypothèse basse (pacifiste et industrialiste), en n'oubliant pas que la Chine est le principal producteur mondial de médicaments, un virus pourrait avoir été isolé, dans le but de lui trouver un remède et de faire du fric avec cette « découverte », mais cela aurait échappé au laboratoire4.

Passons...

Par ailleurs, en règle générale, je suis intégralement hostile aux interprétations grossières et ringardes d'une sélection naturelle. Les modèles biologiques ne sont pas utiles pour penser l'évolution des sociétés ni justifier les catastrophes sanitaires comme l'a montré Alain Testart. Je reste rétif aux dénonciations simplistes et aux dramatisations politiques opportunistes du genre de l'épidémie de mildiou au moment de la famine en Irlande au XIX e siècle, vue comme un complot où les nationalistes irlandais accusèrent la bourgeoisie anglaise de vouloir « détruire le peuple irlandais ».

Sans qu'il y ait de lien directement établi pour l'heure avec la recherche militaire létale, qui n'a jamais cessé chez les Etats les plus développés depuis le XX e siècle, j'affirme que le système dominant n'a pas pour but de guérir, mais aussi d'intoxiquer avec une foule de médicaments soit inutiles soit nocifs, mais toujours de prévoir la destruction des concurrents, d'une manière ou d'une autre. Nombre de médicaments et de progrès dans le domaine de la chirurgie n'ont-ils pas été effectifs pendant ou à la suite des deux principales guerres mondiales ? Car s'il est indispensable de terroriser, blesser et tuer « l'ennemi », il faut aussi se protéger et se soigner...
Il y aurait un livre à écrire sur l'utilisation des armes chimiques et des... microbes. Je me souviens avoir lu, je crois il y a 30 ou 40 ans, un livre sur les armes maudites pour les sales guerres5, où on nous racontait que l'impérialisme japonais envoyait des ballons remplis de microbes survoler le territoire américain ; le même procédé fut utilisé contre des responsables nazis6.
Avant le summum de l'horreur militaro-capitaliste à Hiroshima7, les bombes incendiaires eurent longtemps une sinistre réputation d'assassinat de masse8 ; sans oublier les bombes au phosphore blanc9.

UNE LOGIQUE DE DESTRUCTION MILITAIRE PERMANENTE

J'ai évoqué rapidement, mais j'aurai l'occasion d'y revenir, la course à l'invention d'une nouvelle variété d'armes de destruction massive, les « armes létales autonomes », où le prolétariat ne serait donc pas sollicité pour aller au combat, jusqu'à nous faire croire que des drônes et des robots se battraient entre eux comme dans les fictions hollywoodiennes qui ont fait craquer le box office pour des générations de gamins. Il suffit d'examiner les dernières guerres locales de la Tchétchénie à la Syrie pour constater que c'est une fable. Le capital a certes toujours besoin d'une technologie meurtrière de masse toujours plus « massive » en terme de destruction totale de l'adversaire, mais toujours autant de « chair à canon ».

Ce sont les tranchées de la Première Guerre mondiale qui ont servi de laboratoire aux savants et aux chefs d’armées de la guerre chimique. Le mal s’appelle alors gaz moutarde, gaz irritant ou gaz chloré toxiques. Avec un bel enthousiasme scientifique, les armées engagées travailleront sans relâche à améliorer la nocivité et l’efficacité des gaz employés : toutes les nations engagées s’y collent ou presque. On cherche avec acharnement dans toutes les directions : gaz suffocants destinés à abîmer les poumons des soldats à grand renfort de chlore, irritants ou lacrymogènes capables d’aveugler et de brûler les muqueuses des victimes, produits vésicants qui ravagent littéralement tous les organes…
Le 22 avril 1915, près du village flamand de Langemarck, dans le secteur d'Ypres, les soldats français voient venir en provenance des tranchées allemandes un épais nuage d'un vert jaunâtre. 
Ils s'enfuient vers l'arrière. Plusieurs centaines s'effondrent et quelques milliers vont demeurer handicapés à vie ou pendant plusieurs mois. Atteints par le chlore, un gaz suffocant qui agresse les voies respiratoires, ils sont les premières victimes de la guerre chimique.
Deux ans plus tard, dans la nuit du 12 au 13 juillet 1917, toujours dans le secteur d'Ypres, la guerre chimique franchit un nouveau seuil dans l'horreur avec l'usage par les Allemands des premiers obus remplis de gaz moutarde. Ce gaz vésicant est ainsi nommé d'après son odeur. On le surnommera aussi très vite « ypérite », en relation avec Ypres. Le bilan humain de la guerre chimique évoqué par l'historien Olivier Lepick est d'environ cinq cent mille tués et blessés sur le front occidental et au moins deux cent mille sur le front russe. C'est environ 3% des pertes totales de la Grande Guerre (dont vingt mille tués, somme toute assez peu...). Il n'y a pas de médicament pour redonner la vue aux aveugles ni réparer les poumons brûlés.

En 1925, à Genève, les impérialismes pacifistes signent un protocole pour prohiber l’emploi de gaz asphyxiant toxique et de moyens bactériologiques mais sans interdire leur production, leur développement et leur stockage. Il faut attendre l‘année 1993 pour que l’interdiction complète des armes chimiques et la destruction des arsenaux existants soit actées. Entre temps, sur les terres irakiennes, pendant les années 80, l'arme létale chimique s’abat pendant plusieurs années notamment sur les territoires où vivent les Kurdes. Le massacre le plus important se déroule à Halabja, où près de 5000 personnes succombent sous les gaz. Jusqu’à ce jour, il est le cas le plus grave d’utilisation par un État de l’arme chimique contre sa population10.

CONSEILS POUR SE PROTEGER LORS DE LA 3 ème GUERRE MONDIALE

Que faire si les sirènes hurlent? La plupart des Français et des Prolétaires l'ignorent

Elles hurlent tous les premiers mercredis du mois, à midi...
Les 4.300 sirènes du réseau national d'alerte (RNA) de France métropolitaine ont pour but d'alerter la population en cas de danger immédiat. Le ministère de l'Intérieur précise sur son site internet que «ce réseau, hérité de la Seconde Guerre mondiale, conçu au départ pour alerter les populations d'une menace aérienne (bombardement classique ou nucléaire), peut être utilisé pour faire face à la montée des risques technologiques ou naturels sans pour autant méconnaître les menaces militaires ou terroristes». L'alerte peut être complétée par d'autres dispositifs comme les sirènes ou haut-parleurs montées sur des véhicules, utiles dans les zones isolées, ajoute le site de l'Etat bourgeois.

Les consignes à respecter, les comportements à éviter

En cas d'alerte, il est recommandé par l'Intérieur de «rejoindre sans délai un local clos, de préférence sans fenêtre, en bouchant si possible soigneusement les ouvertures (fentes, portes, aérations, cheminées...), d'arrêter climatisation, chauffage et ventilation, et de se mettre à l'écoute de la radio: France Inter, France Info ou des radios locales». En revanche, il ne faut pas «rester dans un véhicule», «aller chercher ses enfants à l'école», «téléphoner» (les réseaux doivent rester disponibles pour les secours), «rester près des vitres», «allumer une quelconque flamme», «ou quitter l'abri sans consigne des autorités». Les enfants scolarisés sont pris en charge par l'école.

Las... Aujourd'hui, ce système d'alerte est obsolète, et ne répond plus aux exigences des bassins de population actuels. Un programme de modernisation a donc été lancé ces dernières années pour le réseau national d'alerte, rebaptisé système d'alerte et d'information des populations (SAIP). A l'avenir, les sirènes seront notamment secondées par des messages télé et radio, mais aussi des SMS et des courriels directement chez les particuliers. Le ministre de l'Intérieur pourra, de son côté, ordonner une alerte nationale via le Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic) et les sirènes pourront être déclenchées par satellite.

On a déjà un avant-goût de la débâcle qui en résultera, comme en juin 40 et en ce moment, en Février 20.



NOTES

1Et cf. aussi la personnalisation des causes lors de la crise du sang contaminé en France.
2C'est ce que le nouveau ministre de la santé a très vite écarté, sans rire, dans son allocution de ce mercredi soir : « Les frontières géographiques n'ont pas de sens concernant une épidémie ».
3Faute d'éléments déterminant formellement son origine, ainsi que les conditions de sa propagation et la durée de sa période d'incubation, cette maladie potentiellement mortelle, qui se transmet par les voies respiratoires, est devenue la source de multiples spéculations et fake news, les réseaux sociaux se sont encore plus mis à spéculer que pour les histoires de fesses à Grivaux. Le Parisien les passe au crible.La souche se serait « échappée » d'un laboratoire installé à Wuhan. Plusieurs utilisateurs de Twitter rappellent depuis quelques jours qu'un laboratoire étudiant les souches de virus dangereux a été installé dans la ville de Wuhan en 2017. Une coïncidence qui en laisse plus d'un perplexes ».
4De nombreux comptes partagent un article paru dans la revue Nature en 2017 et intitulé « À l'intérieur du laboratoire chinois chargé d'étudier les agents pathogènes les plus dangereux au monde ». Selon son auteur, après l'étude d'un virus transmis par les tiques, les chercheurs chinois de ce laboratoire qui s'est installé récemment dans la ville, pourraient ensuite s'intéresser aux virus responsables du Sras et d'Ebola. On ignore s'ils ont débuté leurs recherches à ce jour sur les deux virus.
Some scientists outside China worry about pathogens escaping, and the addition of a biological dimension to geopolitical tensions between China and other nations. But Chinese microbiologists are celebrating their entrance to the elite cadre empowered to wrestle with the world’s greatest biological threats.https://www.nature.com/news/inside-the-chinese-lab-poised-to-study-world-s-most-dangerous-pathogens-1.21487
Les virus n'ont pas de frontières : The Wuhan lab cost 300 million yuan (US$44 million), and to allay safety concerns it was built far above the flood plain and with the capacity to withstand a magnitude-7 earthquake, although the area has no history of strong earthquakes. It will focus on the control of emerging diseases, store purified viruses and act as a World Health Organization ‘reference laboratory’ linked to similar labs around the world. “It will be a key node in the global biosafety-lab network,” says lab director Yuan Zhiming.
The Chinese Academy of Sciences approved the construction of a BSL-4 laboratory in 2003, and the epidemic of SARS (severe acute respiratory syndrome) around the same time lent the project momentum. The lab was designed and constructed with French assistance as part of a 2004 cooperative agreement on the prevention and control of emerging infectious diseases. But the complexity of the project, China’s lack of experience, difficulty in maintaining funding and long government approval procedures meant that construction wasn’t finished until the end of 2014.
5Peut-être un des tomes de « La guerre secrète » de Anthony Cave Brown.
6 Le 27 mai 1942, le véhicule de Reynard Heydrich, protecteur du Reich pour la Bohême et la Moravie, fut attaqué par un commando tchèque (opération Anthropoïd). Atteint dans le dos par les éclats d’une grenade antichar qui explosa sous le véhicule et en dépit de soins rapides, Heydrich succombait le 4 juin 1942, officiellement d’une septicémie. Une version bien différente de la mort d’Heydrich est toutefois rapportée. Cf. R. Harris, J. Paxman, A Higher Form of Killing. The secret… : la grenade qui l’avait blessé contenait de la toxine botulinique
7Qui reste l'arbre qui cache deux forêts, l'ampleur supérieur de la létalité par bombardements « classiques » et le but réel de la bombe terroriste : Depuis 1944 déjà, les B-29 américains bombardent des dizaines de villes japonaises. Par exemple, des bombes explosives et incendiaires rasent la moitié de la ville de Tokyo. Les raids sur la capitale nippone entraînent la mort d'environ 185 000 Japonais. Outre la volonté de satisfaire l'opinion publique en vengeant l'attaque de Pearl Harbor et la mort de milliers de soldats sur le front du Pacifique, les historiens évoquent d'autres objectifs, comme l'intention des autorités américaines de
contrer stratégiquement l'Union soviétique en prenant position sur l'ensemble des îles japonaises et ainsi éviter une partition du pays comme en Allemagne (cela je l'avais déjà souligné dans mes articles sur la guerre publiés naguère par le CCI).
8Au départ, les bombes incendiaires furent créées dans le but de détruire les nombreuses industries militaires localisées de manière disparate (souvent intentionnellement) à proximité des villes, dans le but d'éviter leur destruction par des bombardements traditionnels. Néanmoins, les destructions civiles causées par ce type d'armes leur apportèrent rapidement une réputation terrifiante (exemple : le Terrorflieger allemand) auprès des populations visées, et plus d'un bombardier abattu a vu son équipage lynché dès la capture de celui-ci par des civils en colère. Le bombardement de Dresde, lors de la Seconde Guerre mondiale et à un degré moindre, le bombardement de Hambourg en 1943 et le bombardement de Tōkyō, restent aujourd'hui encore controversés (bien que dans le cas du dernier, la décentralisation voulue des sous-traitants de l'industrie militaire ait été dévastatrice).
9Les bombes au phosphore blanc sont des engins qui peuvent être utilisés comme arme chimique incendiaire contre des concentrations de troupes, ou plus couramment pour illuminer un champ de bataille nocturne ou limiter la vision des troupes ennemies par un écran de fumée.
L'US Army et les Marines ont utilisé le phosphore blanc lors de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre de Corée dans les trois buts précédents, utilisant fréquemment des obus au phosphore blanc dans des mortiers de 4,2 pouces. Le phosphore blanc fut largement crédité par les Alliés d'avoir empêché de nombreuses attaques de l'infanterie allemande et d'avoir créé de gros dégâts dans les troupes ennemies lors de la dernière partie de la Seconde Guerre mondiale. L'impact psychologique du phosphore blanc sur l'ennemi a été noté par de nombreux chefs de troupes, et les tireurs de tels mortiers furent parfois exécutés de façon sommaire par les Allemands, en représailles. Dans la Seconde Guerre mondiale tout comme dans la guerre de Corée, le phosphore blanc fut particulièrement utile pour dévaster les vagues d'assaut des fantassins. (…) Les États-Unis ont reconnu avoir utilisé des bombes au phosphore blanc comme arme incendiaire contre des insurgés lors de la deuxième bataille de Falloujah en novembre 2004 mais ont réfuté avoir touché des civils avec ces dernières malgré les constatations d'ONG3.
Israël de son côté a eu recours aux bombes au phosphore blanc utilisé comme fumigène pour limiter la vision des troupes ennemies, notamment dans la Bande de Gaza durant la Guerre de Gaza de 2008-2009. Le Hamas a lancé des bombes au phosphores depuis la Bande de Gaza vers Israël en 20105.

mercredi 19 février 2020

LA SEXTAPE DE RACHIDA DATI


« Le clientélisme est plus efficace que la loi, le vote étant devenu un rituel spectaculaire ».
Spinoza (17 ème siècle)
« Je l'ai entendue parler au téléphone avec le noir. Tu veux être une autre, tu veux t'approprier la souffrance des autres pour être différente de ce que tu es. Tu crois que personne ne souffre plus que les Noirs. Quand vas-tu comprendre, conne, que la souffrance est universelle, qu'elle touche aussi les Blancs ? (…) Elle voulait répondre à l'oppression par autre chose que la politique, à laquelle elle n'entendait rien. Elle croyait que la sexualité et le romantisme serait son rapport à un monde qui justement n'en avait que trop ». Carlos Fuentes (Diane ou la chasseresse solitaire, Gallimard 1994)1

« Le pouvoir ne continue pas seulement à intoxiquer, il exalte encore ».
Clifford Geertz


Enfin un nouveau scandale sexuel en politique en France pour ranimer une vie politique si morose après une post grève corporativo-syndicale chiante et inutile ! Il fallait bien que les viols de mineures dans le milieu « sportif » chauvin de la danse « artistique » viennent relayer les menaces de viol (aussi) et de menace de meurtre de la jeune lycéenne Mila - qui a fort justement conchié l'islam terroriste – pour que le fait divers soit élevé au rang de scandale d'Etat avec la dénonciation lâche de la simple branlette exhib d'un élu de la République, simple compétiteur macroniste de l'enviable sinécure de chef de ville parisien (ouf!). Vidéo masturbatoire pas fière que pourtant personne n'a vu !
Décomposition, m'objecte un ego militant du CCI ! Non américanisation-etnicisation du mode de vie politique du capitalisme décadent, triomphe de la morale féministe et de la bienséance multiculturaliste. A quoi vient s'ajouter un prétendu freinage du séparatisme islamiste, qui permet d'esquiver les termes de communautarisme musulman.

La capitale politique de la France n'étant plus qu'une cité bobo-pédalo-trottinette, il faudrait plutôt en faire dépendre la gestion d'un scrutin national que la laisser se dévergonder en cité de pâturages et de covoiturages qui se moque des transports diesel-décadents d'une classe ouvrière ringarde et polluante, au nom de « Paris m'habite ». La branlette en question qui mit fin à la trajectoire d'un énième carriériste n'est pourtant qu'une bluette comparée à l'obscénité de l'électorat des banlieues et arrondissements bourgeois qui n'élisent que des gangsters professionnels impunis, les Balkany, Sarkozy et Dati, pour ne citer que les plus proéminents. Et les bœufs électeurs complices friqués en redemandent à chaque échéance.

Emoi unanime de la « classe politique » donc face à un onanisme privé si slavophilement exhibé ! Pourtant si mal résumé par le pudibond Le Monde : «  A terme, la menace la plus grave est bien celle-là : un dramatique assèchement des vocations politiques, qui provoquerait un funeste affaissement de la vie démocratique ».
Elle est bien bonne celle-là ! Les vocations politiques bourgeoises de la gauche niqab, de la droite bling bling et du centre macronien ne sont pas prêtes de s'éteindre tant les places sont bonnes pour les multiples népotismes autochtones et arabophones(cf. excellent numéro du Point sur « Ces élus qui ont vendu leur âme »).

Les élections municipales étant de peu d'intérêt généralement (les maires sont des petits cons de plus en plus culpabilisés pour laisser place à de petites connes bourgeoises), n'avaient pas vocation à enthousiasmer les masses abstentionnistes. Voilà-t-il pas du grain à moudre pour que le brave peuple moutonnier, soumis et consumériste se mue en voyeur salace ? Et pour que ce prolétariat alzheimer qui s'est laissé berner par des promenades pour des retraites fictives ne bande plus comme classe virilement révolutionnaire ?
Bon sang mais... c'est immédiatement le thème de la « rue arabe » qui reprend le dessus à la veille des élections, comme si ce n'était qu'un vulgaire enjeu électoral pour damer le pion à la secte Le Pen, où une petite histoire de cul aurait balayé l'essentiel. Le séparatisme nationaliste agité par Macron contre l'invasion, il faut bien le dire, islamiste, sans se soucier de la déconfiture masturbatoire de son colistier, est peu crédible et arrive trop tard pour régler le chaos de la propagande scolaire djihadiste ou même tarabuster le déni de la gauche niqab ; gauche et extrême-gauche me font penser aux collabos pétainistes, au temps où nazisme et islam procédaient de la même religiosité barbare ; ils nommaient cela la naziphobie.

Les religions n'ont jamais vraiment disparu des divers pouvoirs dans le monde. Toutes sont restées associées au pouvoir des Etats bourgeois, version dictature ou version démocratie, avec une implication variable. Le fascisme a été la confirmation de la sacralisation de la politique moderne expliquait en 1993 Emilio Gentille, et en même temps une limitation à l'optimisme du projet marxiste2 ; c'est assez vrai lorsque l'on revisite les prétendues « libérations nationales » en Afrique où l'islam est resté en embuscade ; en Iran les staliniens qui conduisirent la révolte contre le Shah furent très vite supplantés et éliminés par les corbeaux de la révolution chiite. Le monde vit toujours dans le paradoxe incompréhensible que ce sont les peuples les plus opprimés par les religions qui ont le plus envie de se débarrasser de leurs contraintes et oripeaux les plus ridicules, quand dans les nations les plus rationnelles se répand un obscurantisme hypocrite où pourtant le casque audio recouvre la tête de la femme voilée. Monde dans lequel parler encore de classe ouvrière est un blasphème.

Plus sordide qu'une exhibition sexuelle anodine est l'élimination de la classe ouvrière comme acteur principal de tout changement social et politique dans une querelle perverse et très nationale : intégration ou désintégration non pas à une société dénuée d'obscurantisme mais aux valeurs « nationales » françaises. A rebours du politiquement correct de la gauche bourgeoise, un journaliste de l'OBS, isolé et décrié, Hervé Algalarrondo avait sauté la nuance et sonné l'alerte en 2002, bien avant nos bébés gilets jaunes3 et le petit lycéen Zemmour:

« L'intelligentsia a « changé de prolétariat » selon l'heureuse formule de Jacques Julliard, remplaçant l'ouvrier par l'immigré. Là, croyons-nous, réside le secret de cette nouvelle trahison des clercs. Mai 68 a totalement modifié le regard des intellectuels de gauche sur le peuple. Avant, la classe ouvrière était réputée détenir la clef de la révolution. Aujourd'hui elle est suspectée d'être la matrice de tous les fascismes. Le « prolo » s'est métamorphosé en « beauf ». L'ouvriérisme a cédé la place à la dénonciation récurrente du populisme. Toute demande émanant de « la France d'en bas » est désormais tenue pour suspecte ».4

Sauf que le pouvoir, pour les besoins d'une énième et banale compétition municipale finit par sembler prendre en compte des lanceurs d'alerte aussi diabolisés que Zemmour5, petite pioche à côté des nombreux ouvrages autrement sérieux qui dénoncent depuis longtemps, statistiques à l'appui et constats sur le terrain, l'envahissement de l'aliénation religieuse, à prépondérance musulmane, dans les entreprises et, qui plus est dans des écoles patronnées par le Qatar et Cie, subventionnées même par le gouvernement français et les municipalités de la gauche niqab. Heureusement Le Monde veille pour toute la bourgeoisie de gauche bien-pensante et « inter-nationaliste » (surtout face à la porosité de l'idéologie US) et dénonce une fixation anti-musulmane, au profit de cette idéologie religieuse belliciste et mortifère  :

«Restent une impression : le président de la République s’y perd ; une certitude : les Français aussi ; et un goût amer : celui, pour les citoyens de confession musulmane, d’avoir le sentiment d’être sans cesse « instrumentalisés » au nom d’un « jeu politicien qui nous dépasse », déplore Mohammed Moussaoui, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM). Et pour les quartiers populaires, d’être en permanence montrés du doigt ».

Quoique les quartiers populaires ne se montrassent pas du doigt eux-mêmes avec un meurtre par jour ou des menaces de meurtre d'une gamine athée, et que les centaines d'assassinés par les tueurs islamistes doivent être irrémédiablement oubliés... Pourtant cette chasse au vote musulman par les élites bourgeoises n'a rien d'étonnant. Elle participe du chantage à l'intégration « républicaine ». Les édiles staliniens avaient le plus souvent donné l'exemple naguère face aux ouvriers français dubitatifs et abstentionnistes : « si vous n'êtes pas inscrits sur les listes électorales, si vous ne votez pas au jour dit, pas de logement, pas de travail, pas d'allocs, circulez » !
Ouvrier immigré ! Sache que si tu te vois refuser un crédit par la banque, elle, elle se couche devant ton député ou ton maire. Pourquoi des banques privées acceptent-elles de rendre service aux élus dans une économie de marché avec un faible niveau de corruption comme la France, contrairement à l'Algérie ou au Mexique ? Parce qu’elles bénéficient d’un retour d’ascenseur. Les banques qui ont aidé un candidat en place à être réélu gagnent des parts sur le marché des prêts aux collectivités locales et aux entités publiques les années suivantes.
Mais revenons au sexe de l'Etat.

Une féminisation de la vie politique bourgeoise

Le sexe bcbg serait-il prédominant désormais dans le spectacle politique de la bourgeoisie démocratique sous le signe du vagin démocratique et du goupillon théocratique ? Avec la trinité idéologique écolo-anti-racismo-anti-fascismo, la féministerie-fumisterie d'une idéologie dominante défaillante serait-elle en passe de remplacer le défunt socialisme électoral ? L'éditorialiste du NPA Julien Malingre y perd même son latin dans sa novlangue bobo « inclusive » contre les « bourgeois hétéros catholiques blancs de droite »6. Si l'amante présumée du petit Grivaux avait révélé une vidéo la représentant en train de s'exciter la foufoune avait été diffusée en lieu et place publique, le scandale aurait-il été le triple avec les enragées bourgeoises de #MeToo ? Auraient-elles exigé que l'on châtre l'impétrant député ?

Plus trouble donc, un complot poutinien s'est-il glissé dans la politicaillerie française comme lors de la bouffonnerie juridique impuissante face ce vilain Trump ? Une cloche d'artiste russe porno moraliste a-t-il été utilisé par le propre camp de gris veau pour annuler le plan macronien panthéonesque sur Paris ? Le gang de Rachida Dati ou les glands de Hidalgo ont-ils mûri le forfait ? Le fantasque branleur Grivaux, et du fait de sa démesure pharaonique n’était qu’à 15% dans les sondages soit 10 points derrière la mère Hidalgo. La parvenue Rachida Dati l’avait même doublé au seul titre de sa candidature en tant que femme, cette nouvelle catégorie reine qui va même jusqu'à surclasser le migrant sacré. Bref, comme aucun journaleux ne consent à le noter, Grivaux était suspendu dans le vide depuis qu'il était devenu impopulaire comme simple toutou de Macron, lors qu'il avait pissé dans son froc assailli à demeure par ces vestes jaunes en insurrection d'opérette dans le quartier des riches l'an passé. Les gros plans des journaleux de BFM faussement compatissant sur son visage marqué par la petite vérole en disaient long. L'arriviste était « vérolé » depuis le début de son plan pour ravir Paris à la reine des bobos. Même le Huffpost américanophile ne fût pas tendre avec lui.
Mais voilà le CV idéal réuni dans le political-tape de la mère Dati : femme et fille d'immigré !
La classe éligible et qui plaît tant à Neuilly. Grivaux n'était en réalité pas assez « femme », l'occasion a été belle de le remplacer par une ministre de la santé (mais pas une ministre de la sexualité). Il avait senti le vent du boulet le pauvre avec ses faibles stats7. Les bobos parisiens n'élisent plus que des femmes à vélo parce qu'elles ne représentent aucun risque pour la couche d'ozone.

L'obscénité des parvenus issus de l'immigration

« Lorsque les arbres virent arriver la hache, ils se dirent « le manche est des nôtres » (proverbe turc)

Les « personnalités issues de l'immigration » constituent un personnel utile à l'Etat bourgeois pour « émanciper » une population travailleuse non autochtone et lui faire croire que la République bourgeoise va leur donner gratuitement le coucher et le manger. Les rabatteurs islamiques ne font après tout que le boulot de n'importe quel militant gaulliste ou trotskiste : votez pour un gars de chez nous ! Sauf que le « gars » de chez nous il va plaider pour plus de lieux de prière, plus de versets du coran dans la vie civile. Erreur de casting au pays de Voltaire.
Une élue de LREM a cru bon de dénoncer Rachida Dati et Samia Ghali, en lice pour Marseille, en des termes qui tombent sous le coup de la loi morale et son censeur Castaner, as des yeux crevés en manifestation : « Vouloir que Paris et Marseille soient dirigées par des Maghrébines de confession musulmane, c’est trahir la France, son identité et son histoire ». Elle aurait mieux fait de réfléchir avant d'éructer. Gratifiée de l'étiquette infamante d'islamophobie, elle s'est pris 4000 euros d'amende et du sursis. Elle est tombée formellement « sous le coup de la loi », pourtant, quoique formulé à la façon d'un banal élu du RN, elle exprimait un souci largement répandu que certains qualifient de perte d'identité, d'autres d'insécurité, d'autres encore de luttes des places entre politiciens de toute origine.
Sauf que Dati, une fois obtenu ses galons de femme du pouvoir, a pris ses distances avec ses origines et que Samia Ghali est certainement bien plus française qu'algérienne, mais bien plus près de ses intérêts (immobiliers) que des divers électeurs qu'elle prétend défendre. Le problème dépasse ces deux femmes, et peu importe leur origine. C'est le pouvoir qui, par son clientélisme, a favorisé le développement des communautarismes et même y a vu un intérêt anti-prolétariat, par un fractionnement de la société qui dissout tout esprit rationnel et convivial enfin surtout toute conscience de classe. Et qui généralise tristement une dissidence religieuse marquée par un rejet des règles de la société française de l'enfance à l'âge adulte, l'imposition de normes culturelles d'un autre temps et une aliénation indubitable de la perception du monde capitaliste.

La parvenue corrompue Rachida Dati (wikipédia dit tout et pis que pendre sur son compte) s'est contentée (hourra hourra...) de « prendre acte » de cette démission. « Les Parisiens méritent une campagne apaisée et digne, à la hauteur des enjeux majeurs pour l'avenir de Paris », a déclaré la faux-derche. On oublie tout dans la presse pipole. Ancienne star du clan du président des riches, la mère Dati s'est grillée pour sa passion du luxe ostentatoire. On peut être issue des quartiers dits populaires mais adorer les magouilles politiciennes, les bagues en diamant de chez Chaumet : « La gauche caviar et la droite bling bling se noient dans les mêmes bulles de Champagne. Elles ont les mêmes goûts du luxe et de l'argent (…) En pratique, au sommet du pouvoir, les caviar et les bling-bling se retrouvent dans les mêmes gouvernements, les mêmes ministères, aux tables des mêmes industriels »8.
L'ancienne star ministre d'Etat possède un beau carnet d'adresse d'huiles patronales et politiques. Elle est rompue aux pire magouilles, donc digne de ses fréquentations de haut niveau et de ses accointances même avec sa principale concurrente. En 2014, selon L'Express, Anne Hidalgo et Rachida Dati auraient notamment eu des contacts réguliers pendant la campagne municipale. Rachida Dati n’aurait pas hésité à donner à Anne Hidalgo « des informations précises sur l’agenda » de Nathalie Kosciusko-Morizet.
Loin d’être une alliance politique politicienne, comme le sous-entend Benjamin Griveaux, Anne Hidalgo et Rachida Dati – toutes les deux issues de la diversité et aux origines sociales modestes – évolueraient davantage dans un affrontement bienveillant. De quoi énerver une vieille (ou une vieille récente) classe politique. Quand Rachida Dati dézingue, il y a rarement d’attaque personnelle visant Anne Hidalgo. En réalité la mère Dati n'a aucune chance, la droite est désunie et diminuée. Pécresse ne peut pas souffrir baby Sarkozy. Elle se pavane pour l'heure mais ne va servir que de sparring-partner. Son cynisme est parfaitement décrit par une de ses concurrentes moins amène que Hidalgo :
« Entre indifférence, approximation et amateurisme, elle ne poursuit que son propre intérêt. Le 7ème arrondissement ne suffisant pas à ses besoins, elle brigue la Mairie de Paris où si d’aventure elle était élue, elle pourrait se révéler dangereuse. La méthode Dati est faite d’un mélange d’impréparation et d’incapacité à anticiper les dossiers qu’elle tente ensuite de récupérer par une communication agressive qui mêle le culot et l’emberlificotage, tout ceci avec aplomb et dédain. C’est ainsi qu’elle gouverne »9.

Une femme de pouvoir peut d'avérer aussi au fond « très virile » contre son meilleur ennemi dans le clan Sarkozy. Ainsi qu'elle le raconte elle-même :
« Pendant la dernière campagne présidentielle, parce qu’il fallait se réconcilier, je montais dans l’avion avec lui, mais je le saluais en disant "Bonjour le guignol" puis je disais : "Vous ne trou­vez pas que ça sent le nazi ici ?", raconte l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. Le grand facho se cachait derrière son jour­nal et les hôtesses étaient mortes de rire ! » L’autre confrontation a eu lieu en attendant un ascenseur. « Je lui dis : "Alors le facho ça va ?", ajoute Rachida Dati, sourire aux lèvres. Il me répond : "Ça va, intrigante. " Là, je me retourne et lui mets un coup de poing dans la gueule, et il se mange le miroir ! »10.


RECRUTEMENT ELECTORAL VIA VOYOUS ET RELIGIEUX SALAFISTES

La gauche bourgeoise n'a pas le monopole de la flatterie islamique

Le clientélisme à Bobigny du politicien Jean-Christophe Lagarde, soutenu par LREM : « il a fait un triomphe lors d'un meeting à Bobigny, en flattant le désir de reconnaissance des enfants d'immigrés et en jouant sur le registre de l'émancipation et de la décolonisation d'un pouvoir blanc, identifié à la gauche laïque ».
« Pour trouver quelques centaines de voix, certains candidats n'hésitent pas à prendre la direction de la mosquée, de l'église évangélique ou du local de l'association portugaise du coin, bref de « tout vivier électoral » déjà un peu organisé. Cette facilité est rendue possible par les niveaux inégalés d'abstention qui touchent les quartiers populaires » ; décisions municipales appelant à la reconnaissance d'un Etat palestinien où les bretteurs et menteurs du NPA sont rois, point de convergence avec les élus islamiques...
Pourtant nombreux sont ceux qui commencent à tiquer à l'extrême gauche et dans le milieu maximaliste. Les anciens cryptos moralistes rageurs d'une immigration débridée, Daeninckx et Moix ont viré leur cuti... : « J'ai interrogé un dirigeant communiste pour lui demander comment un dealer notoire de cocaïne était devenu le principal agent électoral de son parti... Il m'a opposé un silence poli, signifiant qu'il était au courant ». « La démocratie a disparu à cause d'une politique de ghettoïsation, de désindustrialisation et de gestion de la pauvreté qui transforme les citoyens en clients, qui les réduit parfois à la seule identité de croyants ». La municipalité socialiste de Anne-Lise Dufour-Tonini s'est entourée des carriéristes salafistes. A Grenoble les activistes religieux prospèrent en particulier dans les clubs sportifs sous égide de la municipalité écolo.

C'est sûr, à comparée pour comparer, la prestation électorale de Rachida Dati serait presque rassurante.

L'extrait ci-dessus de Propaganda n'est hélas pas pris en compte sur ce blog (trop peu de mémoire?). Il montre la population allemande sous le régime nazi défilant pour voter où l'officier nazi conseille de voter pour le "bon candidat" et termine en disant: "et surtout arrivez à l'heure". Peu de différence avec le bourrage de crâne de la démocratie bourgeoise, sauf que, sans uniforme, les candidats "républicains" sont tous corrompus ou de toute façon corruptibles. Le chantage et le clientélisme qui vise actuellement les jeunes (qui s'en foutent) essaie de les appâter avec l'antifascisme de salon; par contre les mêmes procédés ont plus de chance de "faire marcher" les derniers arrivés sur le territoire français, surtout en leur promettant des salles de prière et des emplois de pizzaïolos pour leurs enfants. A condition d'être à l'heure devant les urnes!

NOTES

1L'ouvrage de Fuentes est un décryptage ancien de l'idéologie gauchiste bobo, et même de l'idéologie bourgeoise moderniste post-coloniale tout court. Il décrit en réalité la décadence de l'actrice Jean Seberg (un temps son amante), icône de la nouvelle vague de cinéma, qui, suite à une éducation très chrétienne, plonge dans l'irénisme tiers-mondiste des sixties, couche avec les chefaillons black panthers et surtout se couche devant l'idéologie révisionniste anti-blanc par esprit de culpabilité post-coloniale, bien avant que soient nés les tarés indigénistes. Elle a la particularité de se mettre très en colère lorsque l'on combat son idéologie gauchiste de soumission à une variante de post-stalinisme. Ce roman est très intéressant au sens où il met en évidence ce que j'ai constaté depuis une quarantaine d'années : le petit bourgeois gauchiste ne supporte pas qu'on lui démontre qu'il n'est pas révolutionnaire du tout. L'aile marchante dominante du gauchisme, le féminisme bourgeois ne voit pas non plus l'aspect révolutionnaire de la pornographie, qui ne permet pas la tricherie et se fiche du sexuellement correct. La pornographie est, avec la prostitution, l’industrie qui fait le moins consensus parmi les défenseuses du droit des femmes. D’un côté, des féministes hard s’opposent à la pornographie même privée, qu’elles considèrent comme une exploitation de la femme. De l’autre, des néoféministes pensent, au contraire, que le bizness du X est constitutif de la révolution sexuelle et qu’il émancipe les femmes.
2« Le déclin de la suprématie des religions traditionnelles et la laïcisation de la société et de l'Etat n'ont pas conduit, comme le prévoyait et le souhaitait le rationalisme laïc et scientiste, à une disparition progressive du «sacré » dans la vie collective. Il y a eu, tout au contraire, ainsi que le montrent les nombreuses expériences historiques situées en tous lieux du monde, une transfusion fréquente du « sacré » des religions aux mouvements politiques de masse, aussi bien de droite que de gauche, qui a donné naissance à de nouvelles religions séculières. Depuis l'époque de la révolution américaine, mais surtout avec la révolution française et la naissance de la politique de masse, les frontières entre la politique et la religion, qui n'ont jamais été réellement instituées, se sont souvent confondues : mais c'est la politique qui a assumé une dimension religieuse autonome, devenant l'un des lieux principaux où s'est réalisée la métamorphose du sacré dans le monde contemporain ». (…) Et parmi les différentes manifestations de la sacralisation de la politique dans le monde moderne, le nationalisme constitue très certainement la plus productive et la plus universelle d'entre elles, une religion dotée d'un puissant attrait, d'un extraordinaire pouvoir syncrétique d'assimilation et de métamorphose, et d'une formidable force de construction et de destruction ».Gentille n'a fait en réalité que recopier Gustave Le Bon.
3Je l'ai signalé dans mon livre « immigration et religion ».
4« Sécurité, la gauche contre le peuple », ed Robert Laffont. L'étranger a remplacé l'ouvrier et il s'affirmait déjà un « racisme anti-policier » (cf. chap 3) qui sert de propagande islamique basique au navet « les misérables » qu'Hollywood a bien fait de conchier.
5 Intronisé « représentant de la liberté de penser autrement » sur la chaîne concurrente de BFM, il n'est pourtant qu'une starlette des médias et un historien de comptoir qui combine une étroite vision gaulliste à une pleutrerie consternante sur la question de la violence, et de ce qu'il ignore surtout, la violence infrangible entre les classes.
6Illustration de la misère de l'antiracisme, il vaut de lire comment le vieux courant caméléon trotskien se bat contre le racisme contre les chinois, ce fantasme délirant du fait de l'expansion du coronavirus ; la solution pour cette queue de l'idéologie dominante est la solidarité planétaire, plus nunuche y a pas :   « Loin de ces délires racistes et protectionnistes, l’article publié le 28 janvier sur notre site (« Santé : le retour des épidémies ») se conclut par un appel à la solidarité : « Sida, coronavirus, ebola, zika, dengue hémorragique. Entre mondialisation capitaliste, réchauffement climatique, mégapoles et systèmes de santé inégalitaires, nous vivons le retour des épidémies. Rien qu’en 2019, l’Asie aura connu plus de d’1,3 million de cas de dengue, saturant les hôpitaux, ponctionnant les ressources des plus modestes. Un nouveau virus est né. Dans un monde global où tout circule plus vite, il sonne comme un rappel pour une solidarité globale, car les virus se rient des frontières, et se développent grâce aux inégalités, aux injustices, à l’absence de pouvoir sur nos vies. » J'avais contré naguère un de leurs gourous (M .Lequenne) qui véhiculait depuis des lustres ces insanité bourgeoises. Mais contre une analyse marxiste les trotskiens ni Zemmour ne font le poids.
7« Rachida Dati et Anne Hidalgo sont manifestement complices. Toutes deux veulent préserver le statu quo. Elles ont besoin l’une de l’autre pour enfermer les Parisiens dans l’affrontement gauche-droite qui les a tant servies. Or, ça, les Parisiens n’en veulent plus », se plaignait le blaireau (genre d'expression dont Dati est friante) Grivaux bien avant sa destitution masturbatoire.
8cf. L'argent des politiques, de Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet (albin Michel, 2009).
Valérie Lecasble Tête de liste "Parisiennes, Parisiens" dans le 7ème arrondissement de Paris aux municipales, Directrice Générale de Hill&Knowlton . Hélas le même genre de personnage existe dans le milieu maximaliste !