"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

samedi 2 juin 2018

LE POUVOIR EST DANS LA RUE, LE BENCHTROTSKISME AUSSI

Bateleur noir & rouge
(vieillerie 68tarde , du pouvoir à la ramasse) "Le pouvoir ne se prend pas il se ramasse" (sentence attribuée au général De Gaulle)


O. Besancenot : “Pour gagner, il faut que le pouvoir de la rue prenne le dessus sur le pouoir de Macron.”1
« Je tiens à ce qu'elle soit élevée… comme une philosophe, voire comme une cynique. »
Le père de Mary Shelley

Une opposition Frankenstein

Le mot est à la mode pour le gouvernement bancal d'Italie et celui girouette d'Espagne. C'est bizarre, suggère le nom célèbre du monstre de Mary Shelley, créature impossible à inventer normale, comme pour mieux flouter les divers partis « anti-système » parvenus au pouvoir, croyance journalistique ; sauf qu'ils sont aussi « Frankenstein » en opposition où avec leur « pouvoir dans la rue ». Oui ce sont bien les mêmes faux derches qui sont dans la rue en train de vous promettre la régularisation de l'immigration massive et qui, demain, occupant éventuellement des strapontins gouvernementaux, laisseront à d'autres collègues de l'arc « anti-système » se salir les mains avec l'impossible solution migratoire au plan national.
Dans sa décadence le capitalisme dévoile aussi son économie Frankenstein. Le trafic de drogue est illicite officiellement, mais pas vraiment. Le trafic de drogue en France génère une activité économique évaluée à près de 2,7 milliards d'euros par an, ce qui équivaut à un peu plus de 0,1 point de produit intérieur brut (PIB), a annoncé mercredi l'Insee. L'organisme intègre désormais l'activité générée par le trafic de stupéfiants au calcul du PIB, et donc de la croissance en française.

Je n'aime pas Machiavel, cet intellectuel de gouvernement est cynique, superstitieux. Cet arriviste obséquieux avec les princes croit que les hommes sont fondamentalement méchants et véhicule les derniers relents de la philosophie antique, mais il nous transmet le meilleur des règles de domination des princes de la Renaissance, et ce qui n'a pas changé au niveau du pouvoir : l'extrême scélératesse est le secret même de l'art de gouverner !
Machiavel observe que la religion chrétienne couronne plutôt les vertus humbles et contemplatives que les vertus actives. Il se déclare opposé à l'idée chrétienne de progrès. Sous couvert du terme « progressiste » nos gauchistes restent très religieux et très apostoliques et apolitiques finalement. La religion n'est guère qu'un instrument politique :

« Malheur à l'Etat où la crainte de l'Etre suprême n'existe pas ! Il doit périr s'il n'est maintenu par la crainte même du prince, qui supplée au défaut de religion ; et comme les princes ne règnent que le temps de leur vie, il faut également que l'Etat, dont l'existence ne tient qu'à la vertu de celui qui règne, périsse promptement ».

L'Etat depuis des siècles a perfectionné sa capacité à encadrer « la multitude », et la seule opposition sérieuse et fondamentale à son « pouvoir » a toujours été constituée par des minorités au « parti pris ». Machiavel avait anticipé Lénine : « Car le vulgaire se prend toujours aux apparences, et ne juge que par l'événement. Or, le vulgaire, c'est presque tout le monde, et le petit nombre ne peut compter que lorsque la multitude ne sait sur quoi s'appuyer ». L'ami de Machiavel, Guichardin, lui aussi intellectuel de gouvernement voyait parfois plus clairement le risque qui pendait au nez des oppositionnels, d'être de faux oppositionnels cachant de simples compétiteurs.2

C'est marrant mais on ne m'invite jamais sur les plateaux de télévision; pourtant je ne ferais qu'une bouchée des divers Besancenot, Mélenchon, Plenel et autres Benbassa, écolos bobos, trotskos robots et pédalos syndicaux. Tous ces saltimbanques sont chargés d'aboyer sur scène et de râler pour ne rien changer, tout en prônant liberté, égalité et fraternité sans frontières.
La misère est croissante dans nos rues. Tous les cinquante mètres on trouvait jusqu'ici des mendiants et mendiantes français, alternant avec des réfugiés de couleur. Le gouvernement a décidé de l'exporter en banlieue, ce qui fait que lorsque vous partez à pied depuis Bagneux et Montrouge, de Saint-Denis ou de Vincennes vous avez affaire aux quêteurs de rue jusqu'à Paris intra-muros, assis à même le sol dans la crasse ou debout avec panonceau, ou accrochés aux feux rouges avec bambin dans les bras ou occupé avec son portable.

Besancenot leur donne-t-il un euro au passage ? Ces pauvres à la rue ne sont que la crête d'un magma invisible, au « vulgaire qui s'en tient aux apparences », de 6 millions de chômeurs et de 9 millions de pauvres. Ni l'Etat droit dans ses bottes et ni ses opposants bavards n'apporteront de solutions pérennes et massives. Quel est donc la puissance qui les guide ? Est-ce la volonté de promettre pour ne pas tenir ou de nous tenir la jambe pour faire du vent ? Comme ce gouvernement qui promet des dents gratuites aux sans dents, pourtant bien nombreux en France, puis après de les raser gratis, surtout au fond des poches.

Un des slogans ridicules de mai 68 avait été « le pouvoir est dans la rue », mais comme la plupart des slogans intrépides ou impulsifs, il était parfaitement récupérable. Le 30 mai 1968 (et personne ne l'a fêté ce 30 mai 2018), avec la manif gaullienne des Champs-Elysées (je suis sur un trottoir et je la regarde effaré), « le pouvoir » en effet était dans la rue et scellait le terme de la secousse du mois de mai3. Depuis la manifestation en général, même avec ses nouveaux ploum-ploum, les black blocks a perdu tout caractère subversif4, même si anars et le NPA noir et rouge entretiennent le mythe auprès des lycéens. Or, une caractéristique de l'Etat que les intellectuels de gouvernement Machiavel et Guichardin avaient fort bien saisi, est sa capacité à se dédoubler et à se servir d'une opposition sur mesure5. Actualisons. Si les médias de l'Etat bourgeois laissent autant se pavaner sur les plateaux de
Papy Krivine tient des meetings 68
télévision de petits personnages sans intérêt et cuistres en diable tels que les Mélenchon, Besansenot et son pote Poutou, Ruffin, etc. (comme naguère le grand dénonciateur de mai 68, Marchais) ce n'est pas par respect de la démocratie ou parité de la libre expression, mais pour mieux les laisser se ridiculiser eux-mêmes6. Ils croient d'ailleurs être « le pouvoir de la rue » lorsqu'ils défilent derrière les fonctionnaires gouvernementaux que sont les permanents syndicaux. Le gouvernement est aussi capable de céder au prurit des désidératas du lumpen zadiste, leur laissant leurs champs dévastés avant de repasser la patate chaude à la région.
Allons les visiter dans leur coin d'internet.

AU MILIEU DE L'ETIOLEMENT DE LA GREVE TRONQUEE A LA SNCF, LE BOUGISME TROTSKIEN FAIT POUET POUET AVEC SON CRI ROMANTIQUE POUR L'IMMIGRATION A TOUS CRINS et oublie la grève en cours de balade

Prenons cet édito sur le site du NPA qui fait appel au sentiment brut de ses toutes jeunes recrues indignées, insoumises voire « émancipées » (dixit le gonfanon Besancenot) on découvre un slogan antimarxiste « la guerre de touTEs contre touTEs » avec la mythification d'une victime d'un fait divers, Clément Méric. On ne va pas citer tout ce galimatias mais en décrypter les mensonges débités sur un ton sensationnel propre à manipuler le jeune lycéen :

« Sans papiers comme l’étaient les mortEs de ces dernières semaines, Ismaïl Deh, Sénégalais de 58 ans, depuis 18 ans en France, tabassé à mort par la police à Versailles, Mawda, fillette kurde de 2 ans tuée d’une balle policière à la frontière belge, Blessing, Nigériane de 20 ans noyée dans la Durance suite à une intervention policière.
Nous manifesterons le 2 juin parce que la loi asile-immigration va encore accentuer ces politiques de chasse aux migrantEs, les contrôles, -l’enfermement, les expulsions. Macron et Collomb sont les agents du crime. Nous vomissons leurs appels à la nation, à la République, à la patrie, ces appels qui excluent, parmi nous, au côté des migrantEs, les musulmanEs, les Rroms, les NoirEs et les Arabes ».
Puis le ton monte, presque du Emile Pouget réchauffé,
« Contre l’ordre national  
L’ordre national est celui de l’encasernement et du contrôle généralisé, des grenades qui mutilent, des frontières qui tuent. Cet ordre cherche à souder une partie de notre classe, sous le drapeau bleu-blanc-rouge et au son de la Marseillaise, autour de l’État et de la police. Quand ils exhortent, pour le bien de la nation à sauver « notre » culture, « nos » valeurs, « nos » entreprises, ce qu’ils veulent sauver, ce sont leurs profits et leurs privilèges, ceux des plus riches. Nous n’avons rien à faire de leurs coffres-forts. Ils ne sont ni à nous ni pour nous. Les trains et les avions sont faits pour voyager, les écoles pour éduquer, les hôpitaux pour soigner. On veut des cheminotEs, du personnel dans les aéroports, des enseignantEs, du personnel soignant dans les hôpitaux pour touTEs. Pas de murs, de tris, de sélection ni de frontières. Pas de policiers, pas de prisons, pas de centres de rétention »7.
Le vrai alterne avec le faux et même l'outrancier, en écartant des problèmes beaucoup plus graves ou prosaïques, c'est la stratégie de l'omission, si bien pratiquée par leurs pères spirituels staliniens. Nul doute qu'il continue à se produire des bavures policières8, condamnables comme cet assassinat indirect du sénégalais vendeur de rue. Mais pourquoi faire croire que la fillette kurde aurait été tuée volontairement par les flics belges, alors qu'elle a été atteinte par une balle tirée en direction d'une voiture de racailles en fuite ? Et pourquoi ne jamais parler ni dénoncer les meurtres islamistes gratuits, des deux femmes policières à Liège et d'un jeune homme ? Parce que les « insoumis » et divers trotskiens sont les otages des fachos musulmaniaques de nos banlieues ! Ils vomissent la nation au nom de n'importe quoi, d'une collection de catégories raciales, d'une nation palestinienne qui ne vaudrait pas mieux que la nation juive ; pour rappel TOUTES les indépendances nationales que les trotskistes ont soutenu se sont traduites par une répression massive et immédiate de la classe ouvrière !
COMMENT LE NPA A CRU INSTRUMENTALISER LE RACOLAGE DE LA GAUCHE BOURGEOISE ?

Lisons la vantardise « unitaire » et « front populiste » de leur prose à partir du bide de la marée vaguement « populaire » avec une curieuse en-tête (j'y reviens par après): « La marche du 26 mai est une première. La convergence des organisations syndicales – CGT, Solidaires, FSU, UNEF, SAF, Syndicat de la magistrature –, des associations et mouvements – ATTAC, Copernic, Droit au logement, Collectif pour les droits des femmes… – et des partis politiques est en effet pour le moins inédite. C'est l’aboutissement d’un long, très long combat pour l’unité. Un combat dont on peut dire, sans chauvinisme de courant politique, qu’il doit beaucoup aux interventions d’Olivier Besan-cenot et à la politique unitaire du NPA qui, depuis des mois, appelle à cette convergence. C’est aussi l’expression d’une profonde aspiration à l’unité de celles et ceux qui n’en peuvent plus de voir Macron dérouler ses contre-réformes libérales les unes après les autres. La nécessité de mettre un coup d’arrêt à ce rouleau compresseur exige l’unité ».
Il existe aussi une très comique langue de bois propre à ce trotskisme noir et rouge, qui, après avoir féminisé le vocabulaire, crée des néologismes pour faire « jeune » et « créatif », ainsi des «  bougés significatifs » qui encensent une marmelade d'assocs et clans divers des veufs et veuves de la gauche gouvernementale :
Petits soldats populaires
« Des bougés significatifs
L’appel à la « Marée populaire » du 26 mai est le résultat de plusieurs « bougés ». Le premier est sans aucun doute celui qui s’est produit du côté des organisations politiques avec une première déclaration unitaire d’Alternative libertaire, EÉLV, Ensemble !, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Groupe parlementaire FI, NPA, Nouvelle donne, PCF, PCOF, PG, République et socialisme (« Défendons tous les services publics, solidarité avec les cheminotEs ») avant la journée de mobilisation du 22 mars. Prise de position qui indique une prise de conscience, parfois douloureuse, qu’aucune force ne peut prétendre représenter à elle seule l’expression politique de l’opposition à gauche au gouvernement et à sa politique, ni même dicter les conditions de l’unité aux autres en les invitant simplement à se rallier à une initiative décidée par elle seule. Cette première prise de position a été suivi de différentes actions communes. 
L’autre bougé significatif est évidemment du côté syndical et en particulier dans la CGT, où la rupture avec l’héritage du rôle de « courroie de transmission » du PCF avait laissé la place à un refus pur et simple de toute action commune avec les partis politiques. La majorité très large lors de la consultation interne des organisations en faveur de la participation au 26 (78 organisations CGT ont voté pour, six se sont abstenues et six ont voté contre) est de ce point de vue un tournant important ».
Le bougisme trotskien est comme Gilbert Bécaud, « monsieur 100.000 volts », de la gueule rien que de la gueule. Et après, sans honte, de clamer : « Construire le succès du 26 mai...et après on continue... ».
On continue à mentir et à chauffer les troupes !
Comment voulez-vous qu'on les prenne au sérieux dans leur vomissement impulsif de cet « ordre national » à qui est opposé une société avec seulement des cheminot(e)s, des profs, des hôpitaux, pas de tris, pas de prisons, pas de flics... une société capitaliste idéale avec de belles entreprises nationalisées, un service public ad hoc, du travail pour tous, ouverte à tout voyageur avec que des gentils gens... Le scénario parfaitement nunuche du gauchisme radicalement réformiste et romantique idéaliste, mal dans ses baskets à l'approche de la messe footballistique où la Marseillaise va reprendre la première place au hit-parade de la marée... populaire. Pauvres bougés !

LE NPA OTAGE du « comité Adama »

Cette pauvre loque d'organisme trotskiste sans principes politiques n'est pas seulement le jouet des « forces unies de la gauche » mais otage du marécage islamiste. C'est Le Monde qui vend la mèche après coup du surprenant droit de préséance en tête du défilé tortueux du 26 mai, où le révisionnisme antiraciste se prend pour le centre du monde, pas du journal :
« On veut dire : vous vous mettez derrière nous, vous suivez nos luttes. On va au bout du processus, et on prend le contrôle de la manifestation unitaire, explique au Monde le porte-parole du comité, Youcef Brakni, 32 ans. Ils veulent des ouvriers, et ils regardent ailleurs… Alors on va se mettre devant. On n’a besoin de personne pour parler à notre place. » L’appel du Comité Adama a été publié le 18 mai sur les réseaux sociaux et rencontre un certain succès. Dans son viseur, les organisations de gauche. « Il est temps d’en finir avec les appels creux à “la convergence des luttes”, peut-on ainsi lire. Nous refusons les injonctions qui sont faites aux mouvements des quartiers populaires de n’aborder que “la question sociale”, avec au passage un refus de considérer le racisme qui structure la société comme participant de cette “question sociale”. (…) On assiste à une véritable gestion coloniale des quartiers qui font face aux violences policières. »
La publication de cet appel est une sorte de tournant pour le « cortège de tête » − groupe affinitaire réunissant des militants radicaux se réclamant de l’antifascisme, de l’anarchisme ou de l’autonomie, dont certains constituent le black bloc, en raison de leur tenue entièrement noire, masques ou cagoules compris. Cette fois, la seule dimension émeutière veut être dépassée, laissant la place à un message politique et des revendications. Soit une forme plus classique de contestation ».
Le petit rigolo de la lutte antiraciste veut sans doute dire que les émeutes à répétition par exemple à Vaux en Velin constituent une politisation et aussi la manifestation des gifles contre les filles pas assez couvertes un exemple de lutte « contre l'Etat français » :
« Il n’y a pas plus politisé que les quartiers populaires, même si cela ne se traduit pas par des manifestations. Les luttes sont là, mais on ne veut pas les voir. On n’a pas de leçons à recevoir, nous sommes la cible numéro un des politiques de Macron », continue M. Brakni. Il ajoute : « La gauche ne veut pas se confronter à ces luttes. Mais on ne sera pas un réservoir électoral. Il faut respecter les gens, ce pourquoi ils se battent. » Dans leur texte, les militants du Comité Adama insistent sur les violences policières et le « racisme d’Etat ». Selon eux, la gauche entre dans cette logique « post-coloniale » et fait preuve de paternalisme envers les quartiers populaires, et notamment les musulmans. « Ce n’est pas possible de demander les voix des quartiers et de faire les déclarations comme celles d’Adrien Quatennens (député LFI du Nord) et Jean-Luc Mélenchon sur la militante voilée de l’UNEF, de hurler avec l’extrême droite », résume M. Brakni ».

Sous un logo vague, ou en tout cas une secte apparentée, le NPA, comme les pitres de LFI, par honte de tout paternalisme, se couchent devant cette apologie d'un populisme pas meilleur ni moins puant que celui de n'importe quelle extrême droite excluante :

« L’action antifasciste Paris-Banlieue, proche du Comité Adama, a très rapidement appuyé la démarche. « C’est un événement politique majeur », écrivent les antifascistes franciliens. Ils dénoncent un « apartheid social et racial qui structure la métropole parisienne », une « violence industrielle » de la part de l’Etat contre « les damnés des métropoles ». Avant de conclure : « Nous appelons toutes et tous à se retrouver en tête de cortège, derrière ces collectifs, en veillant à ne pas les invisibiliser par nos pratiques. » En langage de militant radical, cela veut dire : pas de constitution d’un black bloc qui pourrait faire fuir les familles, mais aussi mettre en danger les migrants et les sans-papiers qui doivent être présents samedi aux côtés du Comité pour Adama. Une consigne similaire avant été lancée − et plutôt respectée − lors de la marche pour la justice et la dignité de 2017 ».
Ce coup de force, avec force fumigènes de couleur, très médiatisé, n'a pas soulevé de clameurs particulières de la part des groupies gouvernementales ni de la part des miettes de la gauche contrite. La fumée des pétards du carnaval populaire ne masque pas que la secte à Mélenchon comme celle à Besancenot sont travaillées de l'intérieur par les tendances PIR (fachos musulmans), racialistes et islamo-gauchistes.
Le Monde avait le culot de titrer cet article sur la magouille des racialistes fachos "Les quartiers populaires en tête de cortège", alors qu'en réalité il s'agissait seulement de ce seul comité Adama qui, quoi que prétendent ses représentants, n'a pas à se considérer comme représentatif des quartiers "populaires".

LES PETITS ARRANGEMENTS DES CONTESTATAIRES AVEC LA VERITE IMMIGRATIONNISTE (l'escamotage des bateleurs trotskiens)

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait suscité des réactions vertueusement indignées en jugeant que les migrants «font un peu de « benchmarking », au moment de choisir leur pays de destination : «Vous voyez par exemple que telle nationalité se dirige plutôt sur tel pays non pas parce qu’elle est plus francophile mais parce qu’elle juge que là, c’est plus facile», avait déclaré le ministre devant une commission du Sénat, où il présentait son projet de loi Asile et immigration. Que le principal flic de France se permette de dire cette vérité, relève plus de la provocation perverse que de la vérité neutre9. Début avril, à l’Assemblée, il avait déjà jugé que certaines régions étaient «submergées par les flux de demandeurs d’asile», « un terme habituellement utilisé par l’extrême droite », ajoutait un journaliste sagace. C'est ainsi qu'il décida de « désubmerger » Paris en répandant des centaines de réfugiés dans toute l'île de France... et dans les « village ».
Dans le domaine manifestatoire, Collomb (le Deferre de Macron) avait été aussi tancé par les activistes menteurs pour avoir estimé que les participants aux manifestations antigouvernementales étaient «d’un certain point de vue complices» des «casseurs», en raison de leur «passivité». Sur la question migratoire, la vedette du bazar télévisé, Besancenot fût mis en exergue avec ses « diarrhées qui sortent du Collomb », mais nier l'évidence est sa profession de foi anarcho-trotskienne, donc même pas drôle. Ce petit rigolo prend les migrants pour des cons, et nous en plus (Castaner l'a bien dit).

Sur les manifestants « complices » des black blocks, c'est vrai et faux à la fois. Le manifestant lambda ne va pas se friter avec un fils de bobo qui est en train de se vêtir de l'uniforme « subversif » (cagoule et baskets...pour fuir plus rapidement en évitant de ramasser une grenade policière) car cela ne le concerne pas et il n'est pas policier syndical ; car, Besancenot et ses potes, en pleine idylle avec les résidus staliniens, se garde bien de souligner la raison de la frustration du chef de la police : naguère les sbires de la CGT et du PCF se chargeaient très bien de remettre aux cognes les ploum-ploum d'époque, ou de les désarmer ; la remarque du chef de la police était donc subliminale et destinée à rappeler le personnel syndical à sa fonction physique en cas de troubles anarchiques « internes ».

Revenons à l'épine principale de la gauche bien pensante et angélique (ils ont horreur qu'on leur balance ce terme, forcément facho). Quand la question est de savoir si c'est vrai ou pas que les migrants affichent leurs préférences pour certains pays, il n'y a pas beaucoup à argumenter : actuellement 300.000 réfugiés refusés par l'Allemagne, d'autres boulés en Italie, tentent leur chance ailleurs et surtout en France. Ce « benchmarking », Besancenot, s'il était au chômage, le pratiquerait tout autant en se rendant à Pôle Emploi ou en tentant le voyage au Canada. Beaucoup de bruit pour rien pour la baudruche immigrationniste de l'islamocratie.
La preuve: quand ils sont identifiés et répertoriés dans certains pays, à leur arrivée, comme l'Italie, il ne veulent pas y rester et disent préférer aller ailleurs comme en France ou en Allemagne.  Il n'y a même pas besoin d'être un simple électeur de « l'extrême droite » pour comprendre cela et sans être raciste ni inhumain.
Dans la gestion controversée de l'immigration, le système dominant n'est aucunement humanitaire. Sauf qu'on vit une période différente où la migration a pris un aspect massif et exponentiel (comme le chômage). On est dans la démesure et les démagogues oppositionnels en carton pâte jouent aux vertueux juges des «  gens de peu » (qu'il faut conscientiser à l'antiracisme), « notre classe », comme ose le dire le représentant des catégories raciales et islamistes, le NPA. Ces cuistres ne peuvent décemment poser les termes de l'immigration comme dans les sixties. Alors, les industriels français, en manque de main d'oeuvre, en particulier dans l'automobile faisaient venir en France une main d'oeuvre bon marché et parlant français, donc des anciennes colonies en particulier du Maghreb. Ces travailleurs n’étaient pas des sans papiers , ni des réfugiés politiques ; il y avait un turn-over. Après avoir amassé un pécule, l'ouvrier à la chaîne repartait dans son pays pour tenir commerce et était remplacé par son cousin, etc. jusqu'à ce que Giscard opère au regroupement familial et développe les barres d'immeuble qui ont tant contribué à générer exclusion et violence. Désormais, d'une part les industriels ont encore plus besoin d'une classe ouvrière taillable et corvéable à merci mais très encadrée par la religion, comme nous l'avait expliqué Machiavel.
Désormais ce n'est plus une immigration régulée mais une invasion d'être humains fuyant guerre et misère. Face à ce déferlement où journalistes et gauchistes nous montrent du doigt les noyés en Méditerranée, il n'y a que bla-bla mais aucune solution pérenne et massive. Par contre il y a un sacré « benchmarking » des diverses assocs humanitaires et au bout des subventions alléchantes. Exemple troublant, non évoqué par NPA et complices, depuis de nombreuses années, déjà, sur le « territoire de la République » (et sans aucun lien avec la guerre en Syrie) les antennes de Médecins du monde, à Mayotte, accueillent et protègent les comoriens clandestins sous couverts de leur dispenser des soins. Ces « humanitaires » entretiennent la filière d’entrée des femmes comoriennes, venues accoucher à Mayotte pour conférer à leurs enfants la nationalité française et ainsi interdire l’expulsion de leurs parents. Les deux thèmes favoris de médecins du monde depuis huit ans sont la dénonciation de la « répression » anti migratoires à Calais et à Mayotte. Dans la novlangue de ces associations, peuplées de militants de la gauche bourgeoise, il s’agit d’une « politique répressive à l’encontre de l’immigration ».

LE SYNDROME GUYANAIS MET A MAL LE « RESISTER ET LUTTER TOUS ENSEMBLE » (et avec n'importe qui) DES MENTEURS TROTSKISTES!

Les propos du ministre de l'Intérieur, qui a jugé que les réfugiés «font un peu de benchmarking» au moment de choisir leur pays d'accueil, a aussi provoqué des hauts-les-coeurs jusque dans les rangs des groupies gouvernementales préposées au double langage. Mais on s'en fout des divers masques à Macron. C'est le « benchtrotskisme » qui a été le plus cynique et menteur.

On se souvient avoir lu et entendu sur france info, que, concernant Mayotte : « la question de l'immigration clandestine est une bombe à retardement qu'aucun gouvernement n'a jusqu'à présent su régler ». Revisitons les commentaires des journalistes il y a une année écoulée :
« A Mayotte, c'est également un collectif, constitué notamment de leaders syndicaux, qui a déclenché le mouvement à la suite de violences autour des établissements scolaires. Comme en Guyane l'an dernier, les élus mahorais ne sont, en apparence, pas en première ligne dans l'organisation des manifestations et des barrages ».
Le NPA n'expliquera jamais en quoi le trafic des accouchements comoriens en Guyane gêne la population guyanaise ni le gonflement démographique qu'il induit contribuant à la paupérisation locale et à une gestion critique d'une population excédentaire. Ces irresponsables romantiques
Le pop art du mensonge
antiracistes s'en foutent.
« Lors de la crise guyanaise il y a un an, le gouvernement de Bernard Cazeneuve avait tardé à prendre la mesure de la situation. Alors que l'élection présidentielle approchait, c'est seulement au lendemain de la grande marche du 28 mars que le gouvernement avait décidé d'envoyer sur place deux ministres : Matthias Fekl, ministre de l'Intérieur, Ericka Bareigts, en charge des Outre-mer. Le 31 mars, au balcon de la préfecture et après plusieurs heures de blocages dans les négociations avec le collectif "Pou Lagwiyann Dékolé", Ericka Bareigts avait présenté ses excuses "au peuple guyanais".
- « Des comités dits de décasage ont été constitué, notamment dans le Nord de l’île. Il s’agit pour les Mahorais de se regrouper pour inciter les clandestins à abandonner leurs cases illégales et à rentrer chez eux. S’ils ne partent pas, ils les conduisent à la gendarmerie. Mais si l’État ne peut plus éloigner les clandestins, on peut redouter que ces groupes mahorais fassent disparaître les intrus par d’autres moyens plus radicaux. En attendant, certains Comoriens ont accepté de repartir aux Comores de leur plein gré, par avion aux frais de l’État.
A Paris, l’exécutif peine à prendre les décisions qui s’imposent. Selon Le Monde, le ministère de l’outre-mer et Matignon plaident pour un renforcement de la coopération avec l’État comorien, en contrepartie d’un engagement de sa part à lutter contre l’immigration clandestine. Le ministère des affaires étrangères, qui a l’oreille de l’Élysée, suggère quant à lui de créer une association entre Mayotte et les Comores dans le cadre d’un accord de coopération régionale. On ne connaît pas la position des ministères de l’intérieur et de la défense ».
Imaginez de tels comités de décasage en métropole, Marine Le Pen en aurait été jugée responsable et mise aux fers ! La plus hâbleuse des politiciennes, l'ancienne garde des Sceaux, la Guyanaise Christiane Taubira, a oublié elle aussi de noter la revendication contre l'immigration sauvage de ses propres concitoyens, elle a appelé au "dialogue" avec une "plus grande implication des élus locaux", "sinon le blocage va durer". L'exécutif socialiste a "incontestablement" agi en augmentant notamment les forces de police et de gendarmerie, a-t-elle relevé.

En Guyane, les médias français ont évoqué des grèves et des revendications indépendantistes en taisant les revendications liées à l’immigration. Le NPA n'a pas seulement tu cette revendication (cf. la Une de leur publication) mais ont prétendu apporter leur soutien aux « insurgés » dont la fin de l’immigration illégale était l’une des principales revendications.

La grève avait commencé dans la ville de Kourou, le 20 mars 2017, initiée par le collectif des Toukans, celui des « 500 frères », et des syndicalistes de l'Union des travailleurs guyanais (UTG) au sein de EDF, réservoir à aristocratie syndicale guyanaise Ils mettent en place des blocages, initialement pour protester contre la vente à un opérateur privé du Centre médico-chirurgical de Kourou, mais aussi pour attirer l'attention sur les problématiques d'insécurité, d'orpaillage illégal et d'immigration clandestine incontrôlée4.


Résumé oecuménique : Pour permettre à ce territoire d'Outre-Mer d'Amérique du Sud de rattraper son retard sur la France métropolitaine, le collectif réclamait notamment des mesures pour renforcer les moyens de lutte contre l'insécurité, désenclaver les communes dont certaines n'ont toujours ni eau ni électricité, mieux reconnaître les peuples autochtones, améliorer les services de santé défaillants et le système scolaire inadapté à une démographie galopante.





NOTES


1La coquille est du pigiste du pigiste du NPA : https://npa2009.org/videos/o-besancenot-pour-gagner-il-faut-que-le-pouvoir-de-la-rue-prenne-le-dessus-sur-le-pouoir-de, et n'est nulle part corrigé, preuve qu'ils ne lisent même pas vraiment leurs déclarations pouët pouët. Ou que le pigiste a voulu parodier l'accent guyanais...
2« J'ai considéré souvent que le nom de liberté sert plutôt à ceux qui veulent en faire un prétexte et un voile pour leur ambitieuse passion qu'il n'exprime un désir vraiment naturel aux hommes... Ce qui est naturel aux hommes, si je ne me trompe, c'est le désir de la supériorité et de la domination sur leurs semblables, si bien qu'il en est fort peu qui, trouvant l'occasion de se faire les maîtres, ne le fassent volontiers. Au fond de ces discordes civiles suscitées au nom de la liberté dont on éblouit les simples, que trouverait-on le plus souvent, si ce n'est des ambitions personnelles ? N'a-t-on pas vu presque toujours celui qui renverse le tyran au nom de l'égalité et de la liberté se mettre ensuite à sa place ? (…) Notre temps est corrompu, c'est pourquoi je dis que la plupart de ceux qui prêchent la liberté, s'ils croyaient rencontrer pour eux-mêmes, sous un gouvernement despotique, une meilleure condition, y courraient et par la poste, et ces grandes âmes, ces esprits généreux dont on parle tant, n'y arriveraient peut-être pas les derniers ».
Francesco Guicciardini, dit François Guichardin (Dialogue sur le gouvernement de Florence, (1483-1540).
3Lire cette excellente analyse de cette journée, qui contint tant de slogans débiles, tel le « Conhn-Bendit à Dachau » : http://www.persee.fr/doc/xxs_0294-1759_1995_num_48_1_4422 : Frank Georgi « Le pouvoir est dans la rue ». 30 Mai 1968 la « manifestation gaulliste » des Champs-Elysées .



4https://www.jstor.org/stable/3780112?seq=1#page_scan_tab_contents

5« Pour prendre ses ennemis dans ses gluaux, ce cruel basilic se mit à siffler doucement, afin de les attirer dans son repaire. Il ne fut pas longtemps sans les voir tomber dans le piège ». Machiavel

6Ainsi sur une des dites chaînes d'infos on pouvait observer un Laurent Joffrin, franc-mac de la gauche caviar, se ridiculiser et accumuler les contradictions de l'angélisme immigrationniste, alternant le Rocard pragmatique avec l'humanitaire qui est la potion magique pour justifier les PME des assocs secouristes sans frontières. Face à ce genre d'apôtre d'une mondialisation parfaitement hypocrite on lui oppose toujours un journaliste de droite ou FN, comme quoi « il faut être de gauche » ou alors « t'es forcément de droite ». Mais ça ne marche plus.
8L'Etat bourgeois démocratique dispose des pare-feux adéquats et des cénacles bureaucratiques ad hoc, dont on n'entend plus parler une fois passés les ravages de l'oubli « populaire », que résume fort bien la formule usitée : « La Préfecture de Police de Paris affirme qu'une "enquête interne a été diligentée dès que les faits ont été dénoncés". Les citoyens présents lors de la visite ont saisi l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Le Défenseur des Droits a également été saisi jeudi soir par les citoyens qui ont publié un résumé des faits sur internet. "Notre équipe de juristes va désormais instruire cette affaire", précise l’institution aux journalistes présents.
9Je fais mienne évidemment cette réflexion d'un commentateur anonyme : « Un peu de nuances ferait du bien partout en France. Il y a des migrants qui veulent juste fuir la mort, et d'autres qui veulent juste bénéficier d'un système. On ne peut pas les mettre dans le même sac. C'est comme pour les musulmans. Ils ne sont pas Tous fanatisés, ils ne se sentent pas tous concernés par le terrorisme, ils n'éprouvent pas tous le besoin de montrer patte blanche parce qu'ils sont parfaitement en conformité avec les règles et lois de leur pays et qu'ils sont français ».

mardi 29 mai 2018

Communiqué terroriste du NPA


« Mon fils a été tué par une balle de la police belge ».

Le père du jeune homme massacré à Liége par un taré islamisé



Comme toujours nous prenons rapidement position en faveur des victimes de l'antiterrorisme. C'est la prison capitaliste qui inspire nos camarades islamisés. Libérez nos camarades « radicalisés » à qui nous devons le respect de leur croyance. Depuis sa réaction, mardi 29 mai, à un contrôle policier très poussé pour défendre sa liberté de circuler islamiquement1, Benjamin Herman (qui ne porte pourtant pas un nom typé mais une casquette) est victime d'un déferlement de haine islamophobe sur les réseaux sociaux franco-belges, il ne serait qu'un enfumé de la « barbarie » islamiste. Alors que le Roi de Belgique s'affiche auprès des évêques du Brabant en prétendant vouloir "réparer le lien abîmé" entre l'Église catholique et la Wallonie, ce déferlement raciste est légitimé par les plus hautes sphères de l'État belge, les principaux médias et les flamands en plus. C'est le ministre de l’Intérieur, ce boucher, Jean Jambon, qui se permet de trouver «choquant» qu'on abatte deux policières outrancières, assimilant de surcroît cette légitime défense à un vague «prosélytisme» islamique. Il est évident que ce traitement différencié découle d'une attaque en règle contre tous les croyants de l'islamofolie, par le biais du racisme et de l'islamophobie. Face à cela, l'unité de notre classe est de mise : armés d'un couteau ou récupérant les armes de nos ennemis laïcards et copains du malfaiteur Dassault, c'est aux buveurs de sang de se défendre ! C'est exactement cela l'islamo-trotskisme dont il est trop commun aujourd'hui de se réclamer en contresens, par pacifisme ou couardise.

Pour les agresseuses de Benjamin Herman, peu importe qu'il ait crié ou pas Allah au bar, cri sur lequel ses tueurs policiers (mâles blancs) eussent voulu l'interroger – or TOUT LE MONDE DETESTE LA POLICE comme disent nos amis zadistes - peu importe ses positions religieuses et syndicales, puisqu'il ne portait pas un voile mais une casquette noire, et il n'a plus droit à être considéré comme une humain abattu comme un chien. Dans ce système Républicain belge censé promouvoir l'égalité, combien d'hommes « radicalisés », et notamment combien de repris de justesse exercent leurs droits à tuer pour Allah avec permission de sortie sans faire l'objet de campagne de dénigrement ? Là encore, on juge les choix criminels dans un but de déshumanisation, de négation de la parole armée. Et c'est d'autant plus affligeant que Benjamin Herman est élu par son organisation terroriste (Allah soit loué) - destinée heureusement et légalement à être un outil associatif aux croyances de touTEs. C'est aussi en retour le droit de chaque association islamique de choisir qui elle mandate pour s'exprimer au nom d'un dieu collectif qui est bafoué, en l'occurrence la liberté de tuer et d'égorger dans le dos des policières qui font honte au genre féminin avec leur uniforme de l'Etat capitaliste.
Le NPA s'insurge contre le déferlement de haine islamophobe que subit le valeureux tueur de Liège, probablement militant et porte-parole de Daesch (selon notre spécialiste Philippe Besancenot) et lui apporte tout son soutien ainsi qu'à son organisation syndicale islamique dans la défense d'un enterrement selon la tradition.
Il souligne la nécessité de l'abrogation de toutes les frontières qui favorisent la parole raciste et les discriminations envers les tueurs pourtant sans foulard, qui est une des composantes d'un climat nauséabond de xénophobie, encouragé par les nouvelles lois contre la migration massive et régulière en Belgique comme en France via l'autoroute A16.


Montreuil, le 29 mai 2018





1Dans ma parodie j'exagère à peine sur ce qui se passe dans les petites têtes gauchistes du collaborationnisme islaminguant. On serait voué au perpétuel recommencement des buveurs de sang selon le commentaire du syndicat de police Alliance, un peu trotskiste lui aussi! Ah bon! Notons donc encore la perversité des médias et ce qui a motivé ma parodie des crétins trotskiens (qui vous assureront qu'ils n'ont rien à voir avec les daechiens). Sur CNews ce midi, donc, voici un salopard de spécialiste, payé par les services antiterroristes de l'Etat,  spécialiste attitré et attristé du terrorisme (un prof d'origine arabe) qui nous expliqua sa version probable du crime qui venait d'avoir lieu à Liège. Sans rien savoir encore des faits, il nous assura qu'il se serait agi d'une conséquence du contrôle policier inopiné d'un taulard élargi provisoire, contrôle d'identité qui avait "mal tourné"; cet individu n'a jamais corrigé son jugement de "spécialiste" fort bizarre (pour ne pas parler de collusion) quelques minutes plus tard lorsque le procureur belge a décrit les faits sidérants de lâcheté des meurtres prémédités! Ambiguïté aussi des autorités belges : "Il y a des éléments qui vont dans la direction d'un acte terroriste", a déclaré le parquet fédéral. Hum hum ptêt ben qu' oui ! C'est plus de terrorisme qu'il faudrait parler mais de généralisation d'un forme de maladie mentale que personne ne sait (ou ne veut) éradiquer !

De plus on n'arrêta pas de qualifier les deux premières victimes de "policiers", or ce sont deux policières, et surtout DEUX FEMMES (râââ lovely pour les sous-mâles daechiens!) qui ont été poignardées ou égorgées avant d'être achevées avec leurs propres armes! (preuve de leur infériorité comme FEMMES!). Le silence du NPA sur ces deux meurtres des deux femmes (dont l'une était d'origine arabe), comme sur les agressions régulières lors des manifs de préférence de policières, ne fait pas honneur à son féminisme hystérique. Normalement les daechiens n'égorgeaint point les femmes, leurs divers héritiers supposés signifient donc la décadence de cette idéologie sponsorisée par les rois du pétrole et si utile aux rois des démocraties! Il faut préciser que, comme en France, les policiers et policières belges n'ont pas le droit ni de tirer sur un homme avec un couteau ni de se défendre, s'ils tirent ils ont sur le dos leur propre hiérarchie, les journalistes et les magistrats trotskistes et toute l'islamocratie de Besancenot à Médiapart pour hurler au crime raciste! C'est ainsi que ces crétins accusent les policiers belges d'avoir assassiné un bébé dans une voiture de racailles en fuite, alors qu'il s'est agi d'une balle perdue ; la pensée gauchiste est aussi étroite que celle d'un syndicaliste SNCF ou d'un daechien primaire !

Je répète que le sensationnalisme induit par chacun de ces meurtres coraniques crapuleux est pain béni pour les médias, et jeu de rôle héroïque pour la police qui fait chier toute la population environnante en la prenant en otage et en la cloîtrant ou confinant pendant des heures au nom de recherches inutiles. Les flics de base eux sont envoyés au casse-pipe et ne s'en rendent même pas compte (rien de plus facile de leur piquer leur pétard qui pend sur le côté et les femmes policières ne pourront jamais être des vrais cowboys).
Mais sur le fond de la cinématographie antiterroriste, la fixation sur l'acte lâche et sanguinaire doit empêcher toute réflexion et toute mise en cause de son utilisation politico-sociale; l'exhibition du "crime insensé" et les leçons de morales antiterroristes servent idéalement l'Etat bourgeois. Et je reprends cet excellent commentaire d'un anonyme : bizarre que daesh ou ses volontaires déjantés ne balancent pas des bombes sur le parlement européen là ou siège 99 % de menteurs et de voleurs , aux milliardaires de ce monde ... de plus, curieux que ce soit disant daesh moraliste coranique, apprenti criminel ou marionnette téléguidée, ne s'en prenne pas aux pédophiles, aux meurtriers mais à des innocents ? tout cela n'est-il pas au fond qu'un produit fabriqué (ou qui n'a pas besoin de l'être) pour créer là peur comme seul et unique sentiment, paralysant toute réflexion sur l'ubiquité bourgeoise. J'ajoute que l'ubiquité du régime oppressif en France est claire désormais en matière judiciaire, les juges gauchistes donnent raison à tour de bras à tout ce qui offense le nazislamisme rampant et envahissant (qu'on me démontre que les modérés ne sont pas compatissants avec les ultras). La buraliste d'Albi a certes été maladroite d'exiger que la voilée ôte son voile en public, mais cela
Bravo Charlie d'avoir tourneboulé toute l'islamocratie!
méritait-il trois mois de prison « ferme » quand l'escroc Cahuzac et autres Sarkozy en réchappent systématiquement alors qu'ils méritent dix fois plus ! En Belgique le même laxisme judiciaire devient même collusion et complicité, comme le père le remarque du jeune homme massacré par le taré relâché : « on préfère condamner pour des délits de vitesse que de condamner des gens qui tuent ». Ce n'est pas une justice « laxiste » c'est la justice de classe bourgeoise, puante et perverse où la victime devient coupable et où l'apologie de la liberté de tuer (au nom de l'islam ou au nom de la défense républicaine) sert à faire croire que la police et les institutions de technocrates à l'abri nous protègent. C'est avec des balles belges, de l'Etat belge, que deux femmes et un jeune homme ont été froidement exécutés. Comme quoi c'est bien l'Etat bourgeois qui est au fond responsable des meurtres qu'il laisse commettre.

NB : La ville wallonne a déjà été le théâtre d’une fusillade en 2013. Un autre taré, Nordine Amrani, avait abattu six personnes et blessé 130 autres avant de se flinguer. Ce délinquant connu, fanatique des armes, s’était posté sur une place du centre de la ville et avait fait feu sur les passants. Curieux aussi qu'on généralise l'aquoibonisme et qu'on refuse toute réflexion pour la peine de mort préventive pour tous ceux qui, radicalisés ou déradicalisés, se préparent à leur tour à être buveurs de sang, et héros de la racaille du lumpenprolétariat et, plus insidisieusement, des trotskiens silencieux à chaque attentat ! Pour ne pas perdre des voix électorales en banlieues « racisé(e)s ».



dimanche 27 mai 2018

JOHNNY HALLYDAY EST-IL RESPONSABLE DE MAI 68 ?



Réunion publique du CCI sur les étranges célébrations et commémorations des 50 ans du mai 68

« Rester jeune est devenu l'ambition du croulant ».
Edgar Morin (le penseur kleenex de 1963)
« Morin ce versaillais de la culture » Guy Debord
« Nous attendons les décisions des Etats-majors syndicaux et leur calendrier »
Philippe suiviste Poutou (sur BFM l'après-midi de la manif à marée basse).

Les militants du CCI venus de province avaient retardé le début de leur réunion publique car ils avaient été vendre leur journal à la vague mélenchonienne compartimentée. Ils nous certifièrent que BFM avait menti en ne montrant que des moments clairsemés de la manif parisienne, et qu'il y avait grand monde notamment des non-grévistes venus en solidarité. Mettons, manif pas terrible quand même avec la déclaration minable ci-dessus du Poutou de service, et un aspect carnaval étranger à la lutte de classe, compartimentée comme une suite de wagons, avec dans les wagons de tête en vedette apolitique la sœur d'Amada Traoré et l'exposition du nationalisme palestinien avec force fumigènes, et une suite de saucissons corporatifs cloisonnés et filant tous vers la simple dissolution du cortège et l'ardente contestation des chiffres sans que ni les cheminots ni les lycéens floués ne puissent faire autre chose qu'attendre la suite du calendrier des féodalités syndicales comme le leur enjoignit le serviteur de base Poutou. Un vieux sympathisant du CCI émit l'idée que la situation restait explosive et que cela pourrait déclencher une grosse confrontation sociale s'il y avait des morts. Exagéré à mon sens, vu l'étiolement du scénario de la syndicratie ; s'il y avait deux ou trois morts hélas, le gouvernement trouverait quand même moyen d'exprimer ses condoléances tout en inculpant ses propres flics.
L'exposé fût fidèle à la position historique du CCI depuis l'article de l'époque écrit par Marc Chirik – Comprendre Mai – comprendre mais pas désapprendre la signification majeure d'un réveil international de la classe ouvrière comme classe capable de paralyser la société bourgeoise et (peut-être) de faire la révolution. Exposé bien construit qui rappela que mai 68 n'eût rien à voir avec le cirque hédoniste, cette apologie démagogue de la jeunesse en soi et baratin sur un mouvement éveilleur du féminisme hystérique. Il fût noté surtout une qualité de l'exposant qui prenait le soin de lever la tête vers la salle et de tenir compte de ses réactions (cf. ma compagne) car, la fois précédente ce fût une torture, un type, la mine triste sans jamais un trait d'humour, nous lut un texte sans lever le nez une seule fois ni même après la fin de sa lecture ; dans ce cas là autant envoyer aux spectateurs le texte afin qu'ils le lisent eux-mêmes ! Et que la discussion commence impromptu.
Mai 68 peut donner lieu à mille interprétations, diverses, incongrues, falsifiées, etc. On ne peut se contenter de le comprendre comme un produit du début de la crise économique du capitalisme à la fin de sa période de reconstruction et comme expression du réveil international du prolétariat. C'est ce que je me proposai initialement de démontrer, en ménageant mes effets provocateurs. Je dis d'abord qu'il y avait deux responsables à la « surprise » mai 68 : Johnny Hallyday et Georges Marchais. Cela provoqua évidemment le rire de la salle. J'expliquais donc qu'on ne pouvait simplement observer l'année 1968 mais les années 1960 en général, et le cas particulier de la France. Qu'en juin 1963 un concert place de la nation de yéyés avec Johnny Hallyday en vedette américanophile rassemble près de 200.000 jeunes et que le concert finisse en confrontations avec la police, confirme partiellement ce que disait Morin et d'autres concernant ce qui allait devenir la théorie du « soulèvement de la jeunesse » ; mais que cette jeunesse (venue des banlieues de l'époque et plutôt ouvrière) ait cassé du flic un an après la fin de la guerre d'Algérie était à réfléchir1. La période de la guerre coloniale signifiait bien qu'on était encore en pleine contre révolution : prolétariat embrigadé et milliers de jeunes gens envoyés se faire tuer par milliers là-bas « chez les indigènes ». La lutte contre cette guerre était restée minoritaire mais avait quand même provoqué des failles dans les mastodontes staliniens dégageant déjà des bâtards gauchistes. En 1961 la population ouvrière française n'avait pas réagi face à l'assassinat des dizaines d'algériens en plein Paris par la police de Papon, alors qu'au début mai 68 le tabassage de passants lambdas par les CRS fût une des causes de l'émotion populaire et ouvrière contre le régime en effet autoritaire et usé.
Plusieurs camarades insisteront dans la discussion sur nombre d'événements précurseurs autrement plus sérieux que le concert d'Hallyday, grèves en France, en Belgique (1961-1963, émeutes à Caen début 68, etc.), et sur les prémices de nombre de luttes ouvrières bien antérieures à la révolte étudiante, où, question de focale journalistique et étatique, la fixation sur le microcosme barricadier et folklorique du quartier latin laissa au second plan la « grève généralisée » en une paire de jours. La guerre du Vietnam était également en toile de fond et ne fut pas en soi qu'une affaire d'étudiants, mais les diverses guerres de "libération nationale" furent le cadet des soucis de la plupart des grévistes et manifestants.
LA FAUTE A MARCHAIS
Le second personnage à avoir, mais lui vraiment, attisé l'incendie, est sans conteste le bizarre et longtemps secrétaire-adjoint du PCF Georges Marchais, laissant dans l'ombre un premier secrétaire pâlot probablement mis de côté face à la gravité des événements. Ce que je veux illustrer c'est le fait que mai 68 est, plus que la dramatique répression de 1956 en Hongrie, le début de l'effondrement du stalinisme, insistance qui ne se trouvait pas dans l'exposé de cette réunion. Or, ce qui est frappant c'est que l'épisode Marchais est absent de toutes les commémorations ; sur les plateaux TV on invite Le Hyaric réac chef de l'Huma tenue à bout de bras par un grand groupe capitaliste, la paire Roger Sylvain et Michel Certano, deux bonzes CGT de Billancourt qui étaient à la tête des bandes de cogneurs CGT qui venaient frapper les vendeurs de journaux gauchistes et même nous les maximalistes. Le vieux caïd de la LCR Krivine ne cesse de mener des conférences souvenirs en compagnie des bons anciens amis de Marchais, alors que durant dix ans après 68, les cortèges gauchistes criaient : « oui Marchais, mieux qu'en 68 » et que Cohn-Bendit avait déclaré que c'était « une ordure ».
C'est donc Marchais que jette de l'huile sur le feu dès le 3 mai en Une du journal stalinien L'Humanité, titré : « De faux révolutionnaires à démasquer ». Je reproduis ici la citation que je n'ai pas lu évidemment lors de la réunion publique, mais cette énorme bévue politique de la part du principal caïd stalinien mis au premier plan par Moscou nous fît rire par milliers et cela à jamais l'avenir de ce parti bourgeois (je pense qu'on devrait l'enseigner à Sciences-Po pour apprendre à comprendre que la bêtise en politique n'est pas faite que de mensonges et peut comporter des vérités mais qu'il faut savoir qui va les dire et quand :
« Comme toujours lorsque progresse l’union des forces ouvrières et démocratiques, les groupuscules gauchistes s’agitent dans tous les milieux. Ils sont particulièrement actifs parmi les étudiants; à l’Université de Nanterre, par exemple, on trouve; les ‘maoïstes’, les ‘Jeunesses communistes révolutionnaires’ qui groupent une partie des trotskistes; le ‘Comité de liaison des étudiants révolutionnaires’ lui aussi à majorité trotskiste; les anarchistes; divers autres groupes plus ou moins folkloriques. Malgré leurs contradictions, ces groupuscules - quelque centaines d’étudiants- se sont unifiés dans ce qu’ils appellent ‘Le Mouvement de 22 Mars : Nanterre’ dirigé par l’anarchiste allemand Cohn-Bendit2. Non satisfait de l’agitation qu’ils mènent dans les milieux étudiants - agitation qui va à l’encontre des intérêts de la masse des étudiants et favorise les provocations fascistes - voilà que ces pseudo-révolutionnaires émettent maintenant la prétention de donner des leçons au mouvement ouvrier. De plus en plus on les trouve aux portes des entreprises ou dans les centres de travailleurs immigrés distribuant tracts et autre matériel de propagande. . Ces faux révolutionnaires doivent être énergiquement démasqués car, objectivement, ils servent les intérêts du pouvoir gaulliste et des grands monopoles capitalistes. Un des maîtres à penser des gauchistes est le philosophes allemand Herbert Marcuse qui vit aux Etats-Unis. Ses thèses peuvent être résumées de la façon suivante: les partis communistes ‘ ont fait faillite’, la bourgeoisie a ‘intégré la classe ouvrière qui n’est plus révolutionnaire’, la jeunesse surtout dans les universités ‘ est une force neuve, pleine de possibilité révolutionnaire’ elle doit s’organiser ‘pour la lutte violente’ ».
Le texte comporte des vérités indéniables sans les caractériser vraiment qui concernent la petite bourgeoisie estudiantine et le premier fabricant du « modernisme » négateur des classes sociales, mais la maladresse de Marchais tient à ce qu'il n'a pas vu venir la nature du mouvement, qu'il a bien compris que l'appareil stalinien était débordé avec son syndicat CGT, et qu'il veut punir et éteindre surtout de possibles rivaux. Peu d'historiens se sont penchés sur la crise au sein de l'appareil suite à cette prise de position qui ridiculise le PCF aux yeux de la plupart des lycéens et étudiants mais aussi des ouvriers déjà en partie très éloignés du « vote stalinien » (le PS surfera sur l'après-68 pour le plumer). Un redressement s'impose pour corriger la bévue « ouvriériste » de Marchais (le PCF est le premier inventeur des réunions "non-mixtes" ouvriers/intellectuels), et, paradoxe, c'est le plus stalinien des staliniens, le principal agent de Moscou, le principal polémiste « anti-trotskyste », Léo Figuères, maire de Malakoff, à qui échoit la correction un mois et demi plus tard quand même, à la mi-juin. Le titre est sobre : « A propos des événements de ce mois de mai ». Le PCF n'a pas pu s'opposer de front au mouvement de contestation de tout l'appareil politique ni faire cesser rapidement les grèves. La correction de Marchais intervient cependant alors que le mouvement des grèves a reflué. On ne retrouve plus les qualificatifs de gauchistes, de trotskistes ni d'anarchistes allemands (cf. A chacun son boche), ni de fils à papa étudiants. Le texte invente certes un complot des trois leaders étudiants, qui en réalité n'organisent rien du tout et Cohn-Bendit encore moins puisqu'il a été refoulé en Allemagne. On est déjà en campagne électorale parlementaire. Il s'agit surtout de dénoncer le gaullisme, le Sac et l'extrême droite. C'est le pouvoir gaulliste qui a « provoqué » ce « mois de mai » inqualifiable :
« A la vérité, le malheur pour la réalisation du dessein gaulliste de mai 1968, c'est que ni le parti communiste ni la C.G.T. Ne lui ont donné l'occasion qu'il recherchait depuis longtemps, d'isoler la classe ouvrière et de la frapper de façon décisive. Le puissant mouvement populaire en faveur des revendications ouvrières et de la démocratie n'a pu être dévié de ses buts, malgré les provocations de toute nature (sic) envers lesquelles le pouvoir a fait preuve de la plus large complaisance.
Le régime encore en place a subi ces temps derniers des coups dont il ne se relèvera pas à terme. IL a vu se dresser contre lui l'ensemble des forces vives de la nation et au premier rang la classe ouvrière et le monde universitaire (re-sic) et intellectuel. Mais nous n'en avons jamais conclu comme d'autres, que la réaction française s'était évanouie, que l'Etat du grand capital s'était effondré et que De Gaulle n'était plus à même de faire appel au ban et de l'arrière ban des forces rétrogrades comme il le fait depuis le 30 mai. (…) Si les grandes grèves ouvrières qui se sont déroulées dans la discipline la plus totale et celles qui se poursuivent encore, ont eu le soutien populaire, les menées anarchistes, les violences préméditées des groupes organisés par Cohn-Bendit, Sauvageot et Geismar ont servi à alarmer une fraction de la population dans les campagnes et dans les villes. De Gaulle, à partir d'un moment, a voulu se servir de la situation ainsi créée et d'autre chose de plus sérieux qu'il espérait mais qui ne vint pas, pour jouer de nouveau à l'archange qui sauve le pays du désordre et de la subversion ».

Et dans cette succession de coquins staliniens il en reste un à qui va notre sympathie, la chèvre de Monsieur Pompidou, Georges Séguy qui déclare, hilare sur le perron présidentiel:"la grève généralisée? nous n'y sommes pour rien, nous n'avons pas appelé non plus à la grève générale".

PRIMAUTE DES ETUDIANTS OU DES OUVRIERS ?

Une partie de la discussion a été dédiée à la nature de la condition estudiantine. Le CCI a écrit dernièrement qu'en 1968 les étudiants étaient des petits bourgeois, donc que actuellement ils ne le seraient plus. J'ai contesté cette idée. La situation de l'étudiant est une situation « entre deux » où domine encore rêverie, espoirs, idéalisme. En 68 pour une part des étudiants on peut considérer que c'est une partie de la petite bourgeoisie qui tombe dans le prolétariat, quand l'autre partie reste résolument bourgeoise. Le fond de cette embellie de « la jeunesse » c'est aussi et surtout l'accession aux dites études supérieures d'une masse exponentielle de fils de prolétaires, qui, surtout en sociologie à Nanterre vont prendre conscience de l'inutilité de ces études, quand des milliers vont décrocher carrément à cause des événements de mai, croyant que la révolution, sans doute, toute proche, supprimerait les inégalités. La radicalisation estudiantine n'a rien à voir avec la radicalisation no future des bobos d'aujourd'hui qui nient toute classe d'appartenance. L'étudiant révolutionnaire de 68 a sans arrêt les mots classe ouvrière dans la bouche, même dans ses confusions politiques. Aujourd'hui on ne parle que de « masses populaires ». Il y a surtout le fait négligé tout au long de la discussion et que je rappelerai en fin de discussion : le mimétisme envers la révolution russe qui s'est emparé de tout le cirque gauchiste. En plein été on verra des miltants de la LCR ou d'autres sectes avec des chapkas, sans oublier les grands portraits mélangés de Guévara, Marx, Lénine et Mao. Une furia d'histoire et de connaissance sérieuse de l'histoire du mouvement ouvrier et du mouvement révolutionnaire s'empare de cette génération. 50 ans après 1917 on y fait référence, et nous 50 ans après 68 on a encore plutôt envie de faire référence à... 1917 mais sans chapka et sans posters ridicules. Le listage par plusieurs intervenants des grèves ou actions ouvrières au cours de cette fin des années 1960 montre que ce sont bien les ouvriers qui ont l'initiative plus que les étudiants et que leurs actions ont plus de portée contre l'ordre social et que ce sont ces luttes ouvrières, où le travail est mis en cause et la perspective d'une autre vie, qui sera l'encre où les sociologues tremperont leur plume et inventeront leurs idées.

MAI 68 UNE PARTICULARITE FRANCAISE ?

Mai 68 a tendance à être interprété comme un cas d'exception français. Le CCI s'inscrit depuis ses débuts en faux contre cette vision. Le mai 68 apparaît évidemment dans un cadre international en bouleversement. Dans la discussion a été ressortie une vieille idée abstraite du CCI, que la raison de l'apparition de cet événement surprenant serait dû au fait que la classe ouvrière n'avait pas été battue physiquement contrairement à celle en Allemagne ou en Italie. Le camarade Galar et moi nous sommes opposés à cette conception. En quoi la victoire du Front populaire (de préparation à la guerre) aurait-il été moins « physique » que les fascismes en Allemagne et en Italie ? En quoi la série 1848-1871-1968 ferait-elle du prolétariat en France le porteur d'une révolution renouvelable ? La Commune de Paris de 1871 n'est pas spécialement dans la mémoire de la plupart des ouvriers français, par contre elle inspire les ouvriers russes et les bolcheviks 50 ans plus tôt. J'ai esquissé plusieurs explications sur la situation des pays vainqueurs et vaincus. Les désordres sociaux apparaissent en général dans les pays vaincus. Les USA et la GB sont victorieux et enrichis, pas de problème de prolétariat. L'Allemagne et l'Italie ont été suffisamment humiliées par l'élimination de leurs dictatures propres ; l'armée américaine encadre longtemps la population allemande, en Italie la « défaite physique » est relative, dès 1969 c'est un 68 italien qui éclate qui aurait pu aussi bien avoir lieu sans le mai français. La France n'est ni pays vainqueur ni pays vaincu mais dirigée par un régime autocratique moins apte à faire face à une lutte de classe réveillée... où le pouvoir méprise les syndicats comme son principal opposant le PCF. Et je le répète la guerre d'Algérie a aussi épuisé l'économie et démasqué en partie les nationalistes staliniens...

D'autres questions seront évoquées, par un jeune élément membre du parti des insoumis, déplorant l'ignorance politique des jeunes en général, mais oubliant la sienne, et, malgré la dénonciation du syndicalisme pourri et exécuteur de 68 par la plupart des intervenants se demandait comment créer un syndicat dans sa boite. Un élément très âgé fît un certain nombre de remarques intéressantes sur l'importance primordiale, mais occultée, des actions ouvrières dans les années 1950 et 1960. Plusieurs fois on revint sur les comparaisons entre 36 et 683.
Un camarade proche du CCI insista sur les attaques contre le secteur tertiaire (transport, nationalisations, etc.) menées par l'Etat qui vont conduire en effet, comme je l'avais rappelé, à une classe ouvrière classique, sans réserve, sans crédit, sans bagnole, et où la violence sera malheureusement sera la seule réponse possible préalablement avant l'organisation d'assemblées, de comtés, de conseils où la réflexion de classe ne peut que s'épanouir sans avoir à obéir à des « Etats majors » syndicaux et politicards. L'affaiblissement de la classe ouvrière depuis deux ou trois décennies a aussi entraîné un affaiblissement des minorités révolutionnaires maximalistes comme je l'ai fait remarquer, et notamment la disparition du CCI en région parisienne4.

Enfin, car je ne peux évoquer toutes les questions posées, il faut relever celle de Galar : « 68 était-ce le début ou la fin de quelque chose ? ». Je ne développerai pas ici, mais la table de la réunion me laissa répondre et ne désapprouva pas : c'est la fin d'une aliénation de la classe aux idéologies de la contre révolution mais l'ouverture à des décennies d'expérience avec des hauts et des bas, où l'on n'a pas encore la réponse à la fin de l'histoire. Mais vaste débat qui se poursuit.
De même la force d'un mouvement dépend de revendications unificatrices, ce qui n'existe pas pour le bashing SNCF en ce moment ; en 17 c'est la paix et la journée de 8 heures ; en 68 les 40 heures et le salaire minimum.

Commencé par surprise mai 68 est bouclé par l'institutionnalisation du flicage syndical : un syndicat est nécessaire à partir de 50 ouvriers. La reconnaissance du pouvoir syndical dans l'entreprise a pour but de pacifier la lutte de classe comme en conviennent les managers eux-mêmes: "Nous passons lentement d'une culture de la séquestration, de la grève générale, à un syndicalisme de compromis, vers la recherche de l'accord" (Bernard Vivier, institut supérieur du travail).
Les 35% d'augmentation du SMIC sont rapidement bouffés par l'inflation contrairement aux vantardises des deux bonzes staliniens retraités de Renault et très âgés, preuve que les permanents ne se fatiguent pas trop. Les accords de Grenelle ne sont pas signés comme le remarquait (pour dédouaner les syndicrates?) un participant à la réunion, mais il n'y avait pas besoin de les signer les bonzes avait donné tout leur accord pour faire reprendre le travail avec ce contrat de dupes.


NOTES

1Au lendemain du concert où étaient présents 200.000 teenagers (bagarres avec la police, voitures renversées), Morin publie un article qui consacre le terme yéyé, génération yéyé classe d'âge ; il n'analyse aucunement les raisons soudaines de s'amuser et de contester l'ordre établi, au niveau d'abord du comportement vestimentaire et des goûts musicaux, comme une réponse à la misère des années 1950 et à la guerre coloniale enfin terminée et qui bridait la vie sociale. Cette « irruption de la jeunesse », surtout ouvrière d'ailleurs (le rock et le twist sont d'abord des danses « populaires ») dépasse les frontières, et n'obéit pas à des « déterminations nationales ou économiques particulières ». C'est un mensonge de dire qu'elle homogénéise les classes sociales avec des goûts musicaux communs. Les meilleurs chanteurs ou groupes de rock sont présentés comme des « working class heroes », dont beaucoup travaillaient en usine avant de jouer de la guitare. Des actualités d'époque montrent des parties de manifestations d'ouvriers assez ridicules avec la pencarte « Pompidou des sous » ; un mouvement d'ampleur comme celui de mai ne peut être réduit ni ridiculisé à cette focale « ouvriériste » d'ouvriers présumés tout juste capables de réclamer « de sous », c'est toute l'organisation du travail qui est mise en cause et donc une lutte pour une autre vie. Morin n'est qu'un pipole caméléon de toutes les époques, capable des compromis avec les pires crapules comme dernièrement avec Tariq Ramadan.

2Marchais n'a donc pas dit l'anarchiste « juif allemand », ce sont les gauchistes rieurs qui on aggravé son cas en ajoutant le mot juif, car du côté de l'extrême droite il était notoire qu'on râlait contre le fait que DCB était juif tout comme la plupart des dirigeants de la jeune LCR. On ne savait pas encore que Marchais était « tenu » par l'appareil pour sa collaboration au STO, chose que j'ai eu l'occasion de reprocher à sa première femme qui me répondit à l'époque : « mais monsieur nous n'avions pas de travail en France et nous avions faim » ; piètre argument, mon père aussi privé de travail, avait préféré rejoindre le maquis et aider les juifs persécutés.
3J'ai rappelé que le contrôle syndical et stalinien était bien moins fort en 68 qu'en 36, à preuve les nombreuses séquestrations de patrons qui n'auraient pas été possibles au temps du légalitaire « front popu », mais qui sont typiques pourtant d'oeillères anarco-syndicalistes, suivont Xavier Vigna qui étoffent les différences  dans son interview à l'Obs :
« L'innovation des grévistes par rapport à ceux de 36, c'est la séquestration fréquente de membres de leurs directions. Les ouvriers de Sud-Aviation à Nantes, la première usine française à être occupée, le 14 mai, décident aussitôt de retenir dans l'usine le directeur et cinq de ses collaborateurs, ceux-ci ne sortiront qu'au bout de quinze jours ! Dès le lendemain, lorsque les métallurgistes de l'usine Renault de Cléon débrayent à leur tour, ils recourent aux mêmes moyens d'action. La séquestration se diffuse et constitue, notamment dans l'agglomération rouennaise et l'Aisne, le corollaire de l'occupation dans les tout premiers jours du mouvement. Le 2 juin encore, au terme d'une poursuite en voiture, des syndicalistes de l'équipementier automobile Ducellier enlèvent quatre cadres pour les conduire dans des usines aux confins de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme et les obliger à négocier (…) Les occupations favorisent aussi une intense prise de parole et encourageant les revendications (…) Mais les cahiers de revendication, surtout s'ils sont rédigés à la faveur des occupations, traduisent une colère ouvrière et des aspirations bien plus vastes. Au-delà de l'âge du départ en retraite (quand ils partent à 65 ans, ils n'ont guère le temps d'en profiter) les ouvriers dénoncent les chronométrages, les cadences, les conditions de travail ou le système de salaire. Ailleurs, c'est la maîtrise et son rôle de garde-chiourme qui cristallise l'hostilité. De fait, les ouvriers ouvrent en 68 la boite de Pandore avec une dénonciation tantôt larvée, tantôt ouverte, à la fois de la brutalité des relations sociales et de l'usine rationalisée (…) la dimension politique de la contestation gagne les usines où l'on peut discuter non seulement de la stratégie gouvernementale ou des combines électorales mais aussi de la nationalisation des entreprises, de l'organisation politique même, voire d'une transformation de la Constitution et d'une refondation démocratique. Ce processus de politisation, aussi réel qu'inégal, est inséparable des circulations géographiques et sociales et des échanges politiques qui en découlent. En effet, les usines attirent les groupes d'étudiants désireux de connaître la condition ouvrière et de prolonger la contestation en un mouvement révolutionnaire. Ces rencontres et ces discussions, inaugurées dès le 14 mai au soir à Sud-Aviation, sont importantes en région parisienne et conduisent le 6 juin à Flins, où se trouve une usine Renault, à une sorte de jonction entre étudiants et ouvriers, contre l'intervention des forces de l'ordre. Inversement, des travailleurs, dans la jeune génération notamment, se rendent dans les universités pour porter témoignage des grèves, y prendre le pouls de la contestation et échapper ainsi à la tutelle des organisations syndicales, la CGT étant particulièrement opposée à ces rencontres entre étudiants et ouvriers.
Cette réflexion politique interroge d'ailleurs le principe même de la représentation syndicale. Les syndicats jouent un rôle déterminant dans les grèves : les délégués impulsent souvent le mouvement, organisent la grève et l'occupation, distribuent les rôles comme les bons d'essence. Cette mainmise syndicale s'explique parfois par une désertion des ouvriers : certains fuient l'usine parce qu'ils ne la supportent pas, même occupée, d'autres prennent des vacances ; les ouvriers -paysans profitent parfois de la grève pour travailler sur leurs exploitations. Mais quelques ouvriers reprochent aux syndicats de rester dans le cadre traditionnel – celui d'un mouvement revendicatif qui s'efface devant le politique – de trop canaliser la colère, laissant ainsi échapper une occasion révolutionnaire. Cette critique favorise la naissance d'organisations ouvrières non syndicales, comités d'action ou de base, qu'on retrouvera fréquemment par la suite ».

4RI/CCI reste un produit de 68, tout en étant la filiation d'Internationalisme de 1950, mais même si son influence comme courant politique est moindre que par exemple dans les années 1980, il reste
une référence. J'ai donné l'information suivante à la RP concernant l'abandon par Macron d'une célébration officielle du mai 68 (Cohn-Bendit a été lui choyé lui pour réaliser un film puant qui est passé à la télé). Cohn Bendit flic ! Initialement, Kristin Ross, historienne et enseignante américaine avait été contactée pour animer la fête officielle (source Nouvel Obs) ; or il faut savoir que son ouvrage « Mai 68 et ses vies ultérieures » reprenait ma thèse dans mon livre de 1988 (Mai 68 et la question de la révolution) qui n'est autre que la thèse de classe du CCI. Mais la dame a viré de bord elle s'est éprise d'amour pour les bourgeois bohèmes zadistes et a opposé une fin de non recevoir aux émissaires de Macron dont la question était : « L'éventuelle pénurie d'utopies qui en a peut-être résulté ». La question était vraiment putain, et ils n'ont pas osé non plus la poser au CCI actuel. Dont acte.