"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

samedi 10 janvier 2015

Pourquoi je n'irai pas à la manif gouvernementale dimanche


(la drôle de guerre anti-terroriste de notre bourgeoisie)

"Vous ne serez pas en sécurité tant que vous combattrez Allah", déclare un responsable religieux d'Aqpa.

Un responsable religieux d'al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa), dont se réclament les frères Kouachi, auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, a menacé la France de nouvelles attaques dans une vidéo diffusée vendredi, a révélé un centre de surveillance américain des sites islamistes. Dans ce message, Harith al-Nadhari, une autorité en matière de charia, la loi islamique, au sein d'Aqpa, s'adresse aux Français en ces termes : "Vous ne serez pas en sécurité tant que vous combattrez Allah, Son messager et les croyants", faisant trembler nos chaumières et vibrer nos oreillers en plume d'Allah. Le général sur son chameau n'a toutefois pas revendiqué au nom de l'organisation les attaques survenues en voiture volée à Paris. Il plagia sans vergogne la commémoration du Président Hollande devant les tombes des Poilus"Des soldats qui adorent Allah et Ses messagers sont venus parmi vous. Ils ne craignent pas la mort, ils cherchent le martyr au nom d'Allah", a conclu cet irresponsable, dans une référence implicite aux auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, Chérif et Saïd Kouachi, qui a fait douze morts.
Chérif Kouachi, qui s'est dit missionné par Aqpa, et son frère, qui aurait suivi au Yémen un entraînement au maniement des armes avec al-Qaida, ont été abattus vendredi par les forces de l'ordre, après s'être retranchés dans une imprimerie au nord-est de Paris. Un proche, Amedy Coulibaly, a été tué dans l'assaut d'un magasin de la capitale où il retenait plusieurs personnes en otages. Il s'était, prait-il, revendiqué du groupe État islamique ou d'Al Qaida; on n'en sait trop rien.

EPILOGUE FOIREUX: la déclaration ci-dessus marque une incontestable victoire militaire de la nébuleuse terroriste djihadiste. Couverte de louanges poisseuses l'action dite courageuse, elle aussi, des flics surarmés à 3000 contre un. Les démocraties doivent apparaître comme des victimes, a dit quelque part Churchill je crois. Que d'invraisemblances et de cafouillages de la part de nos robocops nationaux si louangés. Pris dans l'ambiance de traque aux terroristes, je serrais les poings en escomptant comme tout le monde que ces tristes assassins soient zigouillés au plus vite. Ce ne sont pourtant ni des fous ni des malades mentaux, comme on le croit ou fait croire trop communément, mais des soldats; j'y reviendrai. Pas très brillante la "gestion de la crise"! Au point que les électeurs de Sarkozy songeaient qu'il eût été plus véloce. Les invraisemblances d'abord:
  • des tueurs aguerris et bien renseignés: pas tout à fait, les frères Kouachi encore cagoulés se gourent de porte d'entrée du local de Charlie Hebdo puis se font balader par une pauvre journaliste otage qui est contrainte de déclencher le code de l'unique porte blindée; ils déclarent ne pas tuer de femme mais en tuent une. Lorsqu'ils s'enfuient, la voiture de police qui pouvait les coincer dans l'impasse, recule et les laisse passer. Nos "soldats de l'islam" ne devraient pas tuer des "frères arabes", ils exécutent lâchement un pauvre policier d'origine maghrébine (les policiers arabes ou noirs ne sont-ils pas des "collabos"?). L'un des frères Kouachi avait perdu une godasse. Super bien entraînés au Yémen l'un deux laisse carrément sa carte d'identité dans la première voiture empruntée pour fuir1. Heureusement car – bien qu'on nous ait dit qu'on était un GPS ambulant avec tout portable perso2 – les zozos traversent et quittent Paris sans qu'aucun poulaga puisse le suivre à la trace: ils sont dans le nord, peut-être dans le sud, ou qui sait, à Pékin?
  • Une préparation scientifique de l'assaut: après l'incroyable course poursuite où nos terroristes en herbe auraient continué à se téléphoner entre eux, puis par après avec leur complice Coulibaly – qui resta longtemps présumé être le tueur sans lien avec les massacreurs de Charlie - d'un jogger au parc de Sceaux puis d'une jeune policière municipale abattue de dos (il n'a même pas eu le temps de voir qu'elle était de même couleur de peau que lui). Plus inconséquent (je serre encore les poings et hurle et crache sur mon écran) le caïdat de l'élite gendarmesque laisse toute la journée les 1000 gosses des écoles environnantes (à 400 du local commercial où il s'avèrera qu'il n'y avait pas prise d'otage) cloîtrés derrière les rideaux vinyles de leurs bahuts. Alors qu'une kalasch a une portée de 1500 mètres et un lance roquettes je vous dis pas. Plus terrifiant, après avoir traînassé toute la journée, à la veille de la tombée du jour – alors que les deux massacreurs ont pris l'initiative de jouer les John Wayne du djihad et de s'exhiber pour "mourir au combat"- les troupes arrière du sieur Hollande sont en train de faire sortir les gosses pour les faire monter au grand jour dans les cars affrétés! En pleine fusillade! 
  • Une habile action simultanée à Dammarie et Porte de Vincennes: pas du tout. Une intervention plus rapide, interdisant tout chantage de Coulibaly, eût peut-être empêché ou amoindri le massacre dans le magasin Hyper Cacher! On ne sait pas ce que les robocops réunis branlaient, à part barrer routes et périph... On nous apprendra que la surveillance de Coulibaly était dûe au fait qu'il n'avait pas raccroché son portable! A mourir de rire si les pauvres otages du Super Cacher n'étaient pas déjà exécutés ou dans la terreur totale. A Dammarie le final se jouait déjà que les pandores se réveillent à Paris et enfoncent la vitrine. On nous fait croire au passage que Coulibaly avait déjà exécuté trois personnes, ce que l'on ne pourra jamais vérifier vu qu'en entrant et en tirant dans tous les sens, les robocops flinguent en général aussi des otages. Jusque là après la génialement lente découverte de la complicité entre "le noir et les deux arabes" (faut pas le formuler comme cela , ce qui est raciste, mais les photos exhibées sur les écrans étaient subliminales), RFM et iTV nous ont expliqué qu'il y avait chantage, que Coulibaly réclamait la libération de ses collègues massacreurs; ce qui sera démenti par la suite; iTV colle plus aux nouveautés successives distillées par la maison poulaga, RFM est toujours à la traîne et véhicule les plus fausses infos sans corriger ses erreurs antérieures, la télé sarkozienne est plus soucieuse du bla-bla de ses larbins. En réalité, l'intervention de Coulibaly est iée à la lenteur policière à Dammarie. Au lieu de protéger les enfants dès le début de la matinée en les évacuant, et au lieu de foncer sur les deux massacreurs (on pouvait très bien savoir qu'il n'y avait pas d'otage et cibler les deux tueurs avec les fameuses caméras militaires qui voient à travers les murs), l'état-major hollandais tergiversait, soupesait par exemple si une attaque trop prématurée avec dégâts collatéraux ne pouvait pas faire perdre les élections au général Camembert d'une armée mexicaine, et cachait cette tactique électorale cynique sous moult déclarations à propos d'un démarchage policier pour "faire garder son calme à la population".

Conclusion: 17 morts en deux jours, voire plus! Les forces mercenaires de l'Etat paradent, ne nous protègent pas, même pas contre les incursions meurtrières des ennemis, ou du moins du camp d'en face un peu flou qu'on nous montre du doigt, en mettant en garde contre l'ennemi intérieur : le beauf et le raciste anti-musulman. Difficile d'échapper à la haine contre les soldats tueurs qui ont bousillés tant de vies humaines. En souhaitant pourtant que les mercenaires de la bourgeoisie en viennent à bout parce que les bêlements des braves gens (Je suis Charlie) pacifistes sont débiles, je me prenais à être terrorisé pour le prolétariat s'il lui vient la nécessité d'accomplir une révolution, avec en face les milices hyper-armées de l'Etat bourgeois – de "l'Etat blindé" comme disent si bien nos amis bordiguistes – et je crois bien que c'était là le sentiment de nombre de prolétaires, qui n'ont pas oublié l'ahurissante répression de la Commune de Paris. La bande à Bonnot et la Narodnaïa Volia ont pourtant précédé de peu des révolutions qui n'ont pas réussi par le seul maniement des armes; je reviendrai aussi sur le facteur terroriste plus loin, survalorisant pour les déchets de la société blanche.
Enfin, cette manif monstrueusement gouvernementale européo-belliciste a quelque chose d'obscène. Ces messieurs de l'élite n'ont pas appelé à manifester pour les enfants exécutés par le tueur Merah, ni pour Ilan Halimi, ni protesté contre le triste bouffon Dieudonné qui a cyniquement dansé sur le cadavre d'Ilan lors de plusieurs de ses spectacles, faisant rire aux éclats sa "clientèle arabe"... Non, soyons unis, bourgeois + prolétaires + juifs + arabes + qui vous voudrez, même Marine si elle vient sans père. Les trotskiens et LO et du NPA font bien eux aussi de se désolidariser de ce bal des faux-culs. Le NPA dit "l'union nationale est un piège". Non ce n'est pas un piège, c'est une mascarade. La ficelle ne peut plus marcher comme en 14 et 38. Peut-être répétition générale pour une future et rénovée "unité antifasciste" car la guerre mondiale ne peut pas ancore avoir lieu vu, justement, la fragilité du prolétariat, c'est à dire son faible encadrement politique et social. Il est plus dangereux que jamais. C'est pourquoi les dits extrêmes FN, LO et NPA restent à l'écart des festivités de la mascarade hollandaise, reflétant malgré tout les doutes de la grande muette contemporaine, cette classe ouvrière, si vilipendée pour son alcoolisme au 19ème, niée à la fin des 30 glorieuses par ces intellos qui espéraient hériter du char de l'Etat prolétarien, enfin oubliée par tous les vieux machins radoteurs en retraite. Sinon, pour en revenir à nos extrêmes d'opérette, ils seront bien capables tous au jour J de se fondre dans la cuve de tous les reniements et des pires confusions politiques.
Les appels gouvernementaux et de toutes les mafias de partis, voire les déguisements "spontanés" des bonzes élus locaux n'expriment qu'un profond désir confusionniste de ne pas reconnaître les divisions, entretenues, de classes surtout, de religions, de mode de vie et d'espérances morales et militaires.

FOUS FURIEUX DE LA BARBARIE OU SOLDATS D'UN CAMP IMPERIALISTE?

Avant de revenir sur les principaux axes de la propaganda bourgeoise, je tiens à opérer à un petit nettoyage du bourrage de crâne sur les "martiens terroristes", qualifiés de fous, de tarés, de débiles mentaux, de connards, ce qui ne fait jamais bien avancer la compréhension des choses en société, mais place tous ces beaux parleurs dans le camp arrogant de la civilisation (occidentale, religieuse et laïque) contre "la barbarie" peut-être des arabes "en général" ou peut-être des musulmans "en général" (ne pas nommer la "minorité terroriste" ce qui est raciste et un amalgame férocement "néo-lepéniste).

Les gens de ma génération ne se rappellent même plus des fascicules d'enquête de l'INSEE au début des années 1970 qu'il fallait remplir aux trois jours et à l'embauche3: c'était un tableau avec une case en face de chaque catégorie socio-professionnelle, réalisé avec l'humour stalinien d'après-guerre certainement puisque la case du haut indiquait: ouvrier, personnage suprême du règne capitaliste surtout quand il s'abstient de faire grève de façon indépendante des molosses syndicaux.
La case juste en-dessous indiquait: soldat. Puis après: contremaître, policier, commerçant. Etc. Ce qui voulait dire clairement qu'on hissait l'ouvrier au top de la société, bien que pour l'honneur, pas pour la paye ni la véritable place sociale: tout en bas! Sous le soldat, le commerçant et le flic. Déjà je vois que vous commencez à comprendre. On nous a longtemps (les spécialistes) expliqué que les enfants d'immigrés ne voulaient pas "finir" comme papa, à l'usine, mais "monter" un peu, pas forcément comme Rachida. Mais c'était aussi le désir de n'importe quelle famille prolétaire de souche, les mineurs par exemple, de vouloir faire échapper leur rejeton au plus bas statut social; un mouvement de va et vient qui habite depuis toujours les diverses strates de la principale classe exploitée et révolutionnaire.
Pour les Frères Kouachi et Coulibaly c'est pareil. Les deux premiers étaient pizzaiolos et l'autre petit voyou malin. Vous conviendrez que face à la masse des diplômés de toute sorte, face à cette petit bourgeoisie salariale portant beau et super intégrée avec diplômes certifiés et salaires garantis, le vulgaire pizzaiolo ne peut pas prétendre ni être respecté (un porteur de pizza ne pense pas autre qu'à sa mobylette et à zigzaguer entre les caisses des riches) ni tomber sur un employé de pôle emploi qui le regarde dans les yeux en souriant. Socialement il n'existe pas.

François Guery4 , philosophe présent lors de l'émission "Ce soir ou jamais" le 9 janvier, fût à peu près le seul à fournir une approche dans mon sens, étant au nombre des lucides qui se rendent compte "qu'on est en guerre"5 plus interne qu'externe. Il fît un flash-back, qui nous intéresse nous les marxistes qui n'avons pas renié nos convictions de jeunesse pour le révisionnisme bourgeois négateur du prolétariat depuis toujours, sur le début troublant du siècle dernier en Russie (le terrorisme précède en général les révolutions). Etudiant et comparant plusieurs périodes de nihilisme dans la société, il rappelle un fait frappant: les nihilistes russes qui allaient poser des bombes, avaient le sentiment de "n'être rien"; entre parenthèses il faut se souvenir de l'immense travail théorique de Plekhanov pour amener toute une jeunesse désespérée au seul combat crédible et efficace en vue de renverser le capitalisme autrement que par les prières creuses mais pas bénie de monsieur le curé Bitot. On retrouve le même phénomène avec les djihadistes, ajouta cet auteur: "l'explosion de rage vient de là, ce sentiment de n'être rien". Il dit aussi, ce que tous les bobos antiracistes et hyperécolos n'abordent même pas, centrés qu'ils sont sur leur nombril: "il ne suffit pas que nous soyions libres mais que d'autres ne soient pas dans la servitude de n'être rien".

Dans le même ordre d'idée, il me faut ajouter l'idée essentielle: LE DJIHADISME, pas simplement la religion musulmane – qui peut être une pacisfiste religion de soumission civique et électoraliste pour la majorité des croyants (jamais nommés comme prolétaires avant tout) – A REMPLACé LE STALINISME. Ce dernier était le refuge à l'espérance ouvrière, une partie du monde était réservée à une croyance matérialiste; sans remonter aux affabulations sur le ciel stalinien des années 1930 que des millions gobèrent, il suffit de jeter un oeil sur la plupart des "libérations nationales" des 60 et 70, pour constater que le Coran stalinien, document daté et inapplicable parce que vieilli pour la partie tactique, était le Manifeste communiste, que, de près ou de loin, les divers tenants du "focos", du guevarisme, du maoïsme et même du trotskysme modernisé n'auraient jamais songé à arguer d'une tolérance pour les autres manifestes poussiéreux, compil de contes barbares et irrationnels, le Coran, la Bible ou le Talmud, dont tous se servaient comme papier Q6. Dans le cadre des luttes dites d'émancipation nationale (d'escroquerie nationale bourgeoise), le stalinisme, n'était pas discutable. Il embrigadait pourtant, sans que ses thuriféraires ne croient un instant à sa devanture "amitié des peuples" et "paix dans le monde"7.

Après cette parenthèse sur le substitutionisme de l'islam par rapport au stalinisme, me voilà de retour avec mon propos principal: les dits fous furieux sont avant tout des soldats. Ils s'embrigadent d'abord parce qu'on leur dit qu'ils vont être rétribués et plus considérés comme de pitoyables pizzailos. Il faut savoir que les queues en banlieue pour recrutement pour l'armée française sont très longues et que l'on y compte nombre de "racailles" d'apparence. Mais beaucoup d'appelés peu d'élus, l'armée de souche trie et rejette beaucoup. Merah avait été humilié d'être rejeté par les galonnés de l'embauche. Naguère, ex-voyous, petite frappes ou pré-situs (ne voulant jamais bosser) s'enrôlaient dans la légion étrangère. Heureusement, ou malheureusement selon le bureau de recrutement, on embauche pas mal en Syrie, en Irak, au Yémen, en Palestine... La plupart de ceux qui partent, pas forcément d'origine maghrébine mais de toute origine et nationalité, n'ont pas lu une page du coran ni été s'agenouiller à la mosquée; et ne connaissent pas un traître mot d'arabe8.

Or, tout cela, vous avez pu forcément l'entendre ponctuellement ou en partie de la bouche d'un sociologue ou d'un de nos ineffables spécialistes qui ont un avis sur tout et possèdent même le nôtre. Ce qu'il m'importe ici est de souligner le refus des larbins des médias de reconnaître ce statut et ainsi de diaboliser les "massacreurs", de rendre incompréhensible une démarche "terroriste d'assassins". Ecoutez le roi des francs-macs et l'ami intime de la maison poulaga, le gros Alain Bauer, subissez le à la radio ou à la télé. Il sait tout. Explique tout: "ce ne sont pas des soldats et il n'y a pas d'ennemi intérieur. Les tueurs ne sont pas ceux qui ont été en Syrie et qu'on empêche de revenir mais ceux qui ont dû rester ici" ; à agent double, raisonnement double, il y a de la perversion narcissique à dire tout et son contraire dans la même phrase. Ce que font tous nos donneuers de leçon d'éthique politique, docteurs en supercheries et professeurs de tours de magie électorale. Bauer a des tonnes de mépris à déverser sur les pizzaiolos! Ces jeunes "qui ne maîtrisent pas la richesse de l'islam". Et lui il maîtrise les arcanes des magouilles policières de Minute? Il est relayé par le petit con écrivain à "Ce soir ou jamais": "Il n'y a aucune raison d'attribuer le statut de soldats à ces connards"!

En attendant, en plus de ne plus être grouillots de base, nos ex-pizzaïolos, sapés tout en noir et cagoule comme la troisième couche au-dessus des ouvriers – les ninjas ou flics en civil – nos non-soldats ont une fraction de pouvoir en main pour se faire respecter: la kalach! Et là plus personne ne les ignore. Ils se fichent alors de n'être pas reconnus par "les ennemis", mécréants ou simples trouduculs de l'arrogante bourgeoisie occidentale9. Quant à l'explication la plus plausible pour l'exécution d'acte sanglant qu'aucun homme à l'état normal ne peut admettre, ni même nos ex-pizzaiolos lorsqu'ils étaient encore morveux, je renvoie à mes articles sur le prestige de l'uniforme, la chape de plomb que constitue pour la conscience l'embrigadement militaire, le fait qu'ils n'exécutent pas des meurtres par vengeance personnelle (ni la jeune policière municipale ni les dessinateurs de Charlie n'ont été regardés dans les yeux) mais au nom d'un Etat, du mac qui les paye, d'une mafia, de l'islam généraliste et qu'ils obéissent à une hiérarchie de commanditaires qui leur promettent la gloire comme ce fût le cas pour les terroristes arméniens ou nationalistes juifs dont les photos d'eux, morts, seront compilées dans le grand livre des martyrs que possèdent tous leurs admirateurs comme d'autres un album de timbres.

Enfin deux mots sur l'islam. Cette religion sans hiérarchie est intéressante pour le méprisé, le rejeté, l'ostracisé. Il est sensé avoir un rapport avec dieu indépendamment des autres hommes. Face à dieu, il n'est ni ingénieur, ni chef de service ni grouillot de service, il est lui. Cette croyance ne doute de rien, est "scientifique", par conséquent elle est libre d'interprétation; face à tous ces supérieurs galonnés ou diplômés, le croyant est supérieur et indépendant de la classification sociale. La religion musulmane est en ce sens supérieure au marxisme, qui vous rappelle avec commisération votre statut social, les sommités de votre parti qui décident pour vous, et en plus le marxisme doute sur la perspective du paradis terrestre10 tandis que vous, simple croyant musulman, on vous attend avec 70 vierges au vrai paradis, là-haut.


JE NE SUIS PAS CHARLIE:
COMBAT POUR LA LIBERTE D'EXPRESSION, MAIS LAQUELLE?

Charlie Hebdo, pile de feuillets colorés pas marrant, contrairement à ses versions antérieures Hara-Kiri et Charlie Hebdo des années 1980, par suite au meurtre ignoble de ses dessinateurs, est devenu le symbole mondial de la "liberté d'expression"!?
Par le fait que, suite à des dessins provocateurs, ses dessinateurs étaient l'objet de fatwas, de menaces de mort depuis des années par la noria djihadiste. Cette mode des fatwas avait été lancée à l'époque de Khomeini. Il y a toujours eu des menaces de mort à distance par le passé; avant par les nazis et les staliniens. Zola avait reçu des menaces de mort et tant d'autres, juifs, italiens, etc. Ce n'est pas le propre des islamisés. Cette menace est bien sûr inacceptable, et elle a été partout bafouée, et il faut continuer à la bafouer. Ce qui est nouveau est que l'Etat bourgeois ne vous protègera pas vous dans votre coin face à telle ou telle menace, et qu'il s'en fiche. Les quartiers bourgeois restent très protégés et, c'est une vérité de la Palisse, vaut mieux être agresseur qu'agressé face aux flics et à leurs supérieurs de la magistrature. Mais venons-en à la liberté d'expression. J'aimerais bien qu'on me dise où peuvent s'exprimer les prolétaires (cette vile multitude pour tous ceux qui conchient cette classe ingrate qui ne leur a pas servi le pouvoir sur un plat en 68) et les différentes minorités révolutionnaires? A la télé? Chez "C'est à vous" ou "ce soir ou jamais", lors des monocordes et même débats sur les différents plateaux? Lors des élections? Non la télé est réservée aux spécialistes des divers lobbies industriels et aux accointances politiques des officiels ou semi-officiels.

Même si certains d'entre eux, auront besoin de remettre en cause des superstitions ridicules et se débarrasser de faux héros à la Mesrine, il me faut saluer ici les lycéens qui ont montré que la liberté d'expression c'est toujours celui qui pense autrement (cf. Rosa) et surtout liberté d'expression contre les désidératas du pouvoir bourgeois. La dérision jubilatoire n'est pas venue d'un quelconque de nos doctes littérateurs de gauche - ou allumeur d'incendie anti-fasciste anars ultra-gauche, donneurs de leçon d'antiracisme et de tolérance - mais des mômes qui, comme les prolétaires ne peuvent jamais vraiment s'exprimer ni à l'école ni dans les chasses gardées des médias, sauf à délirer dans les antres à décerveler comme l'écurie Hanouna.
Si vous avez été des milliers à bêler "je suis Charlie" (slogan très idiot), des lycéens et d'origine maghrébine (je m'en fous) ne sont pas tombés dans le piège oecuménique:


#JenesuispasCharlie, c'est le hashtag qui a commencé à apparaître sur Twitter, ces dernières heures, comme un contre-pied – face la mobilisation orchestrée par gouvernement et médias suite à l'attentat contre Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier.


Le Monde déplora cette insubordination:

"La plupart des élèves croisés, vendredi après-midi, à Saint-Denis s'y reconnaissent. Ils condamnent l'assassinat des caricaturistes... Mais presque autant que leurs caricatures. Pour tous, la vie est sacrée, mais la religion aussi. «Moi, la minute de silence, je ne voulais pas trop la faire, lâche Marie-Hélène, 17 ans, je ne trouvais pas juste de leur rendre un hommage car ils ont insulté l'islam, et les autres religions aussi. »

Plus sympa dans la dérision.

Les hashtag #JeSuisAhmed vous êtes mignons mais c'est VOUS qui nourrissez la haine à l'origine de ces passages à l'acte

ILS AURAIENT PU NE TUER QUE LUI »
C'est aussi le cas d'Abdel, 14 ans, en 4e au collège Pierre-de-Geyter, un peu plus dans le sud de la ville. « Bien sûr que tout le monde a participé à la minute de silence, et il y avait tous les musulmans », insiste-t-il. Mais il ne cache pas sa motivation : « Je l'ai fait pour ceux qui ont été tués, mais pas pour Charlie [Charb], le mec qui a dessiné. Je n'ai aucune pitié pour lui. Il a zéro respect pour nous, les musulmans. Mais ce n'était pas la peine de tuer douze personnes. Ils auraient pu ne tuer que lui. »
Abdel n'est pas le seul collégien à penser en dépit des débats organisés par la plupart des enseignants, un peu perdu dans le flot d'informations déversés sur les réseaux sociaux, que « Charlie » était l'unique dessinateur de l'hebdomadaire attaqué.
Difficile, pour les plus jeunes, d' articulerle respect de la vie avec ce qu'ils considèrent comme une atteinte à l'islam. « J'ai jamais vu dans ma religion qu'il fallait tuer», explique Mehdi, 16 ans, croisé avec deux camarades non loin du lycée Paul-Eluard, où tous trois étudient. « Il y a des élèves qui disent qu'à Charlie, ils l'ont cherché », le coupe Yohan. « Je ne suis pas d'accord avec le contenu [des caricatures], mais je suis contre l'attentat », affirme Yacine, avant d'ajouter : « Mais les dessinateurs, ils ne sont pas blancs dans cette affaire. »

C'est aussi le sentiment de quatre toutes jeunes filles de 6e à peine sorties de cours. « Des deux côtés, il y a des torts », tente Erica, qui se dit catholique comme ses amies. « Retirer la vie à douze personnes, c'est un crime contre l'humanité », croit-elle savoir « et même s'ils l'ont un tout petit peu cherché, faut pas abuser... »
Les caricatures du Prophète, ces adolescents reconnaissent qu'ils ne les avaient jamais vues avant l'attentat. Ils se sont rattrapés depuis, prenant connaissance de tous les dessins, y compris de ceux que Charlie Hebdo n'avait pas publiés dans ses pages. « C'est de la rigolade, lâche Yacine, mais beaucoup de jeunes font la comparaison avec Dieudonné : lui, pour les quenelles, on l'a sanctionné ; pour Charlie, on invoque la liberté d'expression... »

Cette liberté d'expression, en dépit des explications que leur ont fournies leurs enseignants, reste pour la plupart des jeunes rencontrés à Saint-Denis un concept difficile à
cerner, et qu'ils perçoivent comme incompatible avec leur foi. « On ne rigole pas avec la religion », affirme Allende, jeune majeur scolarisé au lycée professionnel Bartholdi, chrétien mais qui envisage une conversion. « C'est dangereux. S'ils ont tué Charlie, c'est parce qu'il ne respectait pas la religion. Ils ont attaqué l'islam, et là, ils voient un autre aspect de l'islam, la colère. Si Charlie continue, les jeunes ici vont bouger. » A ses côtés, Mohammed, majeur lui aussi, acquiesce. « La minute de silence, on l'a faite, dit-il, mais le débat avec les enseignants, je préfère pas calculer, ça va poser des problèmes si je ne suis pas d'accord. »
Du débat avec leur professeur d'anglais, Nadia et Laura, collégiennes de 4e, reconnaissent ne pas avoir tout saisi. « Il nous a parlé d'une France coupée en deux, entre croyants et pas croyants... ou que les terroristes voulaient diviser la France », hésite Nadia. Erica et ses trois copines de 6e, en revanche, se sentent plus rassurées après en avoir parlé dans le cadre scolaire. « Dans certaines familles, les discussions sont bannies, expliquent-elles.


LE MINISTERE amer et contrarié:

Minute de silence : des
« cas de perturbation » traités « localement », dit le ministère
« Dans la très grande majorité des cas, tout s'est bien déroulé lors de la minute de silence, jeudi 8 janvier à midi », affirme-t-on au ministère de l'éducation nationale, en précisant être encore dans l'attente de « remontées ». « Les personnels ont été à l'écoute des élèves », explique-t-on dans l'entourage de la ministre, Najat Vallaud-Belkacem. « Néanmoins, certains cas de perturbation de la minute de silence par des élèves nous ont été signalés. Ils ont été traités localement par les équipes éducatives, de manière proportionnée à la gravité des faits. »
Les syndicats d'enseignants et de chefs d'établissement sont sur la même ligne. Pour le SNUipp-FSU, majoritaire au primaire, la minute de silence a été « un moment solennel largement respecté », explique son secrétaire général, Sébastien Sihr. Pour le SE-UNSA, il y a bien eu « des difficultés ici ou là », mais « les professeurs gèrent au mieux en fonction des publics et des territoires ». Le SNPDEN, majoritaire parmi les proviseurs, évoque des « contestations moins importantes que lors de l'affaire Merah », même s'il fait état de « collègues inquiets au point, dans certains établissements, de renoncer au temps de recueillement et de débat ». Dans l'enseignement supérieur, rien à signaler, selon les présidents d'université.
L'exercice n'a pas toujours été un exercice facile dans les écoles, collèges et mêmes lycées. Prévisible, selon les enseignants exerçant sur ces territoires où les tensions religieuses sont vives. Certains, d'ailleurs, ont préféré éluder ce moment, pour éviter tout trouble. «Impossible d'engager un débat sur le sujet», explique un professeur de philosophie de l'Essonne. Ces minutes ont même parfois dérapé. «Je te bute à la kalach», a lancé à Lille un élève de quatrième à son enseignante, pendant cette minute de silence.

"Ma génération choisissait l'extrême gauche, eux le djihad" ( Farhad Khosrokhavar, sociologue)

Aux remarques qui suivent j'ai donné réponse dans la première partie de cette contribution.

"Que signifie cet engouement à rejoindre des combattants dont la majeure partie de l’opinion ne retient que des têtes tranchées, des otages exécutés et des localités entières martyrisées ? Comment comprendre ce qui convainc des jeunes, parfois jugés bien insérés, d’aller risquer leur vie – et même de vouloir mourir – pour une cause à laquelle, parfois, rien ne semblait les prédestiner ? Comment interpréter la vitesse à laquelle ces jeunes semblent se décider, comme en témoignent des parents atterrés et impuissants ?
« Le phénomène dépasse largement les communautés musulmanes. Depuis un an et demi, il est
beaucoup plus global. Il touche maintenant la tranche des 15-17 ans, les classes moyennes »,
Dans une école élémentaire de Seine-Saint-Denis, pas moins de 80 % des élèves d'une classe ont refusé cette minute de silence. «Certains reproduisent des discours complotistes», explique l'enseignant qui, à force de discussion, a finalement convaincu la moitié d'entre eux.

«Je te bute à la kalach». Un élève de quatrième à son enseignante
À l'image de ce qui s'est joué sur les réseaux sociaux, avec des réactions de soutien aux terroristes, certains élèves ont aussi fait entendre leurs convictions. «Mais vous ne comprenez pas, le Prophète, ils n'auraient pas dû le dessiner (…). Il est au-dessus des hommes», a lancé une élève de sixième à son professeur. Un élève d'une enseignante de français dans le XIIIe arrondissement de Paris l'a interpellée en ces termes: «Madame, c'est possible que je ne fasse pas la minute de silence? Je ne veux pas me recueillir pour des gens comme ça.» Un autre lui a lancé: «Ils l'ont bien cherché. On récolte ce que l'on sème à force de provoquer.» Dans cette classe de troisième comptant 26 collégiens, huit ont rejeté la décision de décréter un jour de deuil national. Dans un collège de Roubaix, un rassemblement de 400 élèves a été dominé par un «grand bourdonnement» et les réflexions de certains qui «ne comprenaient pas bien à quoi ça servait», rapporte un enseignant. Sur son compte Facebook, une prof narre la difficile journée de jeudi, expliquant vouloir demander sa mutation. Elle raconte avoir été accueillie à 8 heures par des «Moi j'suis pour ceux qui l'ont tué»…
«Ce qui m'a plus étonné, c'est que tant d'élèves ne savaient même pas ce qui s'était produit», raconte sur Twitter cet enseignant de banlieue parisienne. À la fin des cours, quelques élèves restent et lui demandent: «M'sieur, on peut voir des dessins de Charlie Hebdo? Personne ne veut nous en montrer.» Beaucoup en effet ont découvert le journal et les caricatures de ce funeste 7 janvier. L'enseignant leur a donc montré quelques dessins, dont le «C'est dur d'être aimé par des cons», représentant Mahomet. «Moi, ma mère dit qu'ils l'avaient bien cherché», lui glisse un élève.
Dans d'autres classes, des élèves de confession musulmane se sentaient gênés, racontent des enseignants. Dans l'Isère, un jeune homme de 17 ans, originaire d'un pays du Maghreb, a été frappé par un groupe de quatre ou cinq personnes à Bourgoin-Jallieu, en marge de la minute de silence, dans son lycée.
L'UNIFORME MUSULMAN
La fraîcheur de ce reportage peut alimenter tous les fantasmes, parmi lesquels après les syndromes de la "liberté d'expression", "l'amalgame" est le second fleuron. L'élite ne cesse de nous expliquer que nous devons rester uni face au terrorisme, lequel fantôme matérialisé à Charlie Hebdo veut couper en deux la population française – on ne nous dit pas pourquoi, ce qui s'appelle pourtant diviser avec un projet politico-social différent. Oui mais notre propre gouvernement le fait déjà en coupant la masse de manoeuvre électorale en quatre, cinq ou six communautés comme autant de couches qui se moquent des classes qui restent au fondement de la société: bourgeoisie, classe ouvrière, classe paysanne, petite-bourgeoisie, lumpen.
La tolérance à toutes les formes de destruction de l'environnement jusque là privilégié pour une population majoritairement athée ou avec des signes religieux discrets, ouvre la voie, plus encore que les attentats terroristes djihadistes, à l'acceptation de l'envahissement religieux mahométan, si ardemment désiré par Madame Merkel pour servir d'encouragement à supporter le travail en usine avec un salaire qui ferait pleurer le Seigneur s'il savait lire une feuille de paie. La tolérance reste traditionnellement la vertu des puissants et l'intolérance celle de leurs sujets! On gouverne des pauvres cons et en plus on peut leur faire la morale, disent les puissants entre eux. On va leur faire croire qu'ils sont des citoyens traités à la même enseigne... Collons-leur une minute de silence. C'est quoi ces minutes de silence? Ils n'osent même pas dire le mot "prière".. prière pour que la république bourgeoise ne se divise pas (certes on connaît le sort des pays sans Etat) mais surtout pour que la classe ouvrière ne se fasse pas entendre comme rétive à se soumettre à ses exploiteurs, aux politiciens et aux curés des diverses croyances, par delà des divisions de forme, de surface et d'apparence.
Pour cette première manche grave et dramatique, les djihadistes ont marqué un point, les tenues religieuses apparaissent désormais pour ce qu'elles sont : l'uniforme musulman.


 Dimanche la messe sera dite dans la rue, tous marchant du même pas. Puis, lundi, comme les partis politiques en communion la veille, chacun retournera à ses croyances, amalgames, haines rancies, tolérances et intolérances, et espoir dans la politique de l'autruche.
















1Dans le Monde on peut lire le témoignage qui confirme l'improvisation d'un des tueurs:" L’homme à la kippa se dit « sûr qu’on était dans le viseur dès hier. Vous croyez que le gars était à Montrouge par hasard ? Moi je suis sûr qu’Amedy Coulibaly voulait attaquer l’école juive qui était tout près du lieu où il a tué la policière... Il a raté sa cible hier et a retenté aujourd’hui. D’abord, il est entré chez le traiteur à côté de l’hyper casher, mais il en est ressorti parce que lui ne lui convenait pas pour une prise d’otage. Il lui allait une enseigne avec écrit en gros le mot “casher” ». Quel intérêt avait-il de tuer impulsivement la jeune policière municipale? En solidarité avec ses potes massacreurs à Dammarie? La focalisation sur les juifs comme exploiteurs du monde est le principal point commun avec le nazisme. L'antisémitisme, ce socialisme des imbéciles (c. A. Bebel) tient lieu de philosophie politique pour les plus diminués et humiliés de l'ascenseur social, mais le système ne peut que s'en féliciter puisque les larbins gouvernementaux peuvent laisser libre cours à leur mépris professoral à l'encontre de ces "illettrés", "racistes". De nos jours on donne beaucoup de cours d'antiracisme mais peu de cours d'anticapitalisme. Un des truismes du nationalisme juif est "les arabes ne sont pas intelligents"; les "crétins" le leur rendent bien.

2Alors que la dire révolution informatique réduit la flicaille à des emplois de fainéant de bureau, sans risque, toute la journée sur écran d'ordi et que les reportages pipoles de D8 ou autres télés accessoires nous montrent à chaque fois l'imposante batterie électronique des flics informatisés dernier cri, la simplicité des écoutes, le gros bobard de la journée (provenant sans doute de la bonzerie syndicale flicarde) a été : il faut 15 fonctionnaires pour surveiller un apprenti-terroriste, mais suivant la radio ou la télé, ou le retraité flic, cela montait à 20 ou 30! Un ou deux suffisent! Mais les effectifs, les effectifs... Et quand on pense que la CIA et le NSA avaient déjà fiché "nos tueurs" intra-muros...
3J'ai été faire des recherches à l'INSEE à Maakoff et impossible de retrouver les bordereaux d'enquête!
4Archéologie du nihilisme : de Dostoïevski aux djihadistes, Grasset, 2015 . Je ne l'ai pas encore lu.
5Le lendemain, 10 janvier, le robot Valls devait préciser "guerre contre le terrorisme", ce qui reste encore parfaitement imprécis. D'autres, contents du fiasco français, s'empressent de faire la leçon: «Un désastre» pour le renseignement français, selon le Centre Wiesenthal
Pour le rabbin nationaliste juif Marvin Hier, fondateur et directeur du centre Simon-Wiesenthal, la France ne fait pas assez pour le nationalisme israélien et pour humilier les musulmans; les événements des derniers jours représentent «un désastre» pour les services de renseignement français et mettent ses failles en lumière. Il ajouta que des milliers d'imams en France devraient faire plus pour combattre l'extrémisme au sein de la communauté musulmane et crut bien de lancer un appel «solennel» à «tous les musulmans de France», estimés à entre 3,5 et 5 millions, pour participer en masse aux manifestations prévues dimanche en hommage aux victimes. Il paraît que des millions de musulmans lui ont tiré la langue.

 
6Excepté Dom Helder Camar , tous les curés étaient "à fusiller". Inutile de vous rappeler ce que les khmers rouges pensaient des livres saints... vous pourriez soupçonner que je sois OK avec eux sur le sujet.
7De la même manière qu'on fait réciter aux gosses musulmans que l'islam est une religion de paix! Toutes les religions depuis leur origine sont des idéologies de guerre! Des tas de gens, français de souche et même pas électeurs de la gauche caviar, qui n'ont jamais mis le nez dans le coran, vous assurent que c'est un livre de paix!
8Le sergent recruteur pour la manif gouvernementale de dimanche, le sieur avocaillon Dupont-Moretti, étala chez Taddeï toute sa morgue de bourgeois antiraciste en nous expliquant: "un déficit culturel de nos gamins... têtes vides où des illuminés leur racontent qu'on est mieux mort". Il n'y eût personne pour le baffer! Vantant l'union nationale, ce con en rajoutant une couche sur la navrante mystification du jour: "l'esprit critique défendu par Charlie Hebdo"! Ah ah! Appuyé par un petit con mal rasé présenté comme "écrivain" qui, après avoir palabré que toutes les religions sont violentes et dit justement que la barbarie est le produit de notre civilisation, évoqua "le" terrorisme de "l'ultra-gauche" ..."en filiation avec Rosa Luxemburg et ses textes qui ont un rapport violent avec la démocratie alors qu'il faut avoir le sens de la nuance"! Comme dans C' à vous, Taddeï n'invite plus que les suce-boules de l'ordre bourgeois. 
9J'ai toujours aimé le qualificatif de "bouffon" utilisé par les cailleras de banlieue pour dénoncer les tenants de la hiérarchie sociale et politique.
10C'est Engels qui a dévié de Marx en lui survivant, en prétendant que le marxisme était une doctrine scientifique, embobiné par l'ambiance de ladite deuxième révolution industrielle. Lénine avait corrigé: "le marxisme n'est pas un dogme mais un guide pour l'action".

mercredi 7 janvier 2015

communiqué du Groupe International de la Gauche Communiste

Non au terrorisme, non à l'État capitaliste !

À peine 4 heures après la la tuerie de plusieurs journalistes célèbres, l'attentat meurtrier de Paris de ce jour au journal satirique Charlie hebdo est déjà présenté comme le "11 septembre français". Les appels à l'unité nationale, à « faire bloc » derrière l'État démocratique pour défendre la République, se multiplient. Le président français, F. Hollande, s'est immédiatement présenté sur les lieux et a de suite appelé à l'unité nationale contre « une attaque (...) commise contre un journal – c'est-à-dire l'expression de la liberté – contre des journalistes (...) contre l'esprit de la République ». La guerre de la démocratie contre la barbarie a été déclarée : "il faut un combat national contre l'islamisme" a repris un éminent journaliste de gauche (Serge Moati). Le mot d'ordre est lancé : "défendre la démocratie et le république contre l'islamo-fascisme". D'ores et déjà, quelques heures après l'attentat, le parti socialiste appelle à une «marche des républicains» visant à entraîner la population à y participer massivement. L'ensemble des dirigeants du monde, Obama, Cameron, Merkel, Poutine, etc. dénoncent l'attentat et le terrorisme islamiste. La guerre contre l'islamisme, déjà déclarée lors des attentats d'Ottawa (Canada), de New-York et de Sydney de ces derniers mois, va être relancée et les populations vont être appelées à se rassembler derrière leur État démocratique contre le danger terroriste et totalitaire. Les campagnes anti-islamiste et anti-musulman vont redoubler alors même que les manifestations et contre-manifestations sur ce thème sont mises en avant en Allemagne. C'est un véritable climat de guerre que les bourgeoisies de tous les pays, et particulièrement en Amérique du Nord et en Europe, essaie d'imposer. Et nul doute à cette heure que ce dernier attentat marque une étape dans la mise en avant d'une grande offensive idéologique et politique au niveau international contre la classe ouvrière en vue de lui imposer une atmosphère et une logique de défense de l'État, d'unité nationale et de préparation à la guerre.
Soyons clairs : nous dénonçons ces actes de barbarie et l'usage du terrorisme. Ce n'est pas une arme de la classe ouvrière. Et surtout, le terrorisme d'aujourd'hui est toujours, directement ou indirectement manipulé et provoqué par les États à la fois comme moyen – et moment – de guerre impérialiste et, en même temps, contre la classe ouvrière : par la terreur généralisée et les mesures de répression que ces actes sanglants justifient ; et surtout par l'utilisation idéologique et politique qui en est faite et qui vise à rassembler l'ensemble des populations derrière leur État et leur bourgeoisie au nom de l'unité nationale et de la défense de l'État démocratique.
Pour la classe ouvrière, l'alternative "démocratie contre islamo-fascisme" est un piège. Le terrorisme islamiste est produit par les États démocratiques et les rivalités impérialistes exacerbées – l'organisation Human Watch a clairement mis en évidence comment le FBI recrutait et utilisait des déséquilibrés musulmans (ou pas d'ailleurs) pour commettre des attentats de "loup solitaires". Ce n'est pas l'islamisme qui attaque la classe ouvrière, mais les États capitalistes dont la plupart, surtout les principaux, sont démocratiques. Les provocations terroristes et les campagnes anti-terroristes et anti-islamique font partie intégrante des politiques des États et sont utilisées contre la classe ouvrière.
Plus le capitalisme s'enfonce dans la crise économique et les rivalités impérialistes guerrières, plus le terrorisme se développera et frappera les populations innocentes. Seule la classe ouvrière peut faire reculer les menaces de guerre et de terrorisme en développant ses luttes pour la défense de ses conditions de vie et de travail. Seule, par la destruction du capitalisme, elle peut donner une solution à cette marche à la guerre que celui-ci essaie partout d'imposer dans les esprits et dans les chairs.
Le prolétariat ne doit pas tomber dans le piège que l'État bourgeois lui tend : être avec les terroristes ou derrière lui, c'est-à-dire derrière son ennemi de toujours. Il doit le combattre plus que jamais.
Non au terrorisme, non à l'État national et démocratique ! Tous mènent à la guerre impérialiste généralisée.
Oui à la lutte ouvrière contre le capitalisme, sa misère, sa terreur, et ses guerres !
Groupe International de la Gauche Communiste, 7 janvier 2015.
(notre site web : www.igcl.org - pour nous écrire email : intleftcom@gmail.com).

mardi 6 janvier 2015

De la révolution industrielle à la carte vitale communiste

Voilà un petit bouquin bien fait qui vient remettre en cause des poncifs sur la révolution indutrielle au pluriel (1,2,3,4...), qui considère qu'il n'y a eu qu'une révolution industrielle majeure, la première celle du début du 19e siècle au temps de Marx et Engels. Après il y a eu d'autres développements techniques audacieux; nos auteurs ne le nient point, mais ils ne cessent de pourchasser la pensée métaphysique bourgeoise incapable de s'élever au-dessus de la dialectique marxiste dont on eût aimé qu'ils nous donnent une définition de cette dernière en passant, au moins pour le néophyte car l'ouvrage est assez limpide en tout cas pour la première partie. On ne sait pas vraiment s'ils défendent le marxisme comme une science (ou une approche scientifique) mais les sciences sont descendues de leur piédestal vivement, le progrès pas tellement; plutôt que l'insignifiant Redecker ils eussent pu en référer à l'excellent Christopher Lasch (cf. Le seul et vrai paradis . Une histoire de l'idéologie du progrès et de ses critiques). La critique politique sous-jacente et permanente contre l'idéologie du progrès et ses bateleurs de foire écolos en particulier donne force au livre: "En voulant se placer au-dessus des classes en lutte, l'idéologie écologiste ne fait que viser à la conservation du mode de production en vigueur". Ils démontrent à plusieurs reprises le ridicule de la robotisation à outrance, une croyance que les machines pourront décider un jour (cf. L'intelligence artificielle) et l'ambition infantile de tant de Géo Trouvetout qui s'imaginent reproduire la pensée humaine, vivre éternellement et être champions du monde de saut en hauteur.
Ils illustrent au fond une idée de Marx qu'on ne trouve pas citée une seule fois qui dit quelque part que la révolution industrielle a été une révolution plus importante que les révolutions du prolétariat au 19ème siècle.

Donc si la première partie constitue une bonne initiation au marxisme, ce qui suit méritera discussion. On regrettera des notes hyper lourdes qui chevauchent les pages, alors que, sachant que le lecteur s'astreint à les lire, il eût suffit de les placer dans la continuité du texte. Les longs passages sur l'histoire des mathématiques n'étaient pas indispensables; elles sont au fondement de la science moderne toujours, elles présentent une rigueur que n'ont pas les autres sciences, elles ne produisent pas forcément des mathématiciens abstraits ou des types hors de la réalité ou alors il faudrait expliquer pourquoi tant de mathématiciens étaient des révolutionnaires convaincus, à commencer par le pauvre Evariste Galois. Marx, mathématicien moyen sur le tard de sa vie s'était pris de passion pour cette discipline. Les plus grands poètes étaient souvent de solides mathématiciens... On tartine beaucoup sur la cybernétique, la robotique, après l'électricité, le nucléaire, mais on pourrait croire qu'un progrès constant a présidé aux inventions. Or il eût été intéressant d'observer et de disserter sur quatre aspects paradoxaux du "progrès":
  • réduction de l'homme à une machine en même temps que remplacement de l'homme "parcellaire" par les machines; montée du machinisme = misère;
  • inventions eéspoustouflantes en médecine, ingiénierie, pour la conquête de l'espace mais en même temps invention d'engins de meurtre massif surpassant l'imaginable dans les sociétés passées;
  • le fait que médicaments miracles (pénicilline), nouvelles technologies (radio-téléphone, perfectionnement des avions et du confort des pilotes) aient été inventés pendant les guerres, même au prix de l'usage de cobayes humains en Allemagne et au Japon dans une eau glacée (UNIT 31) pour tester les meilleures combinaisons pour pilotes tombés à la mer, pose la question du POURQUOI ces inventions?
  • Hélas le capitalisme a su inventer encore de belles choses tout en réduisant l'humanité à feu et à sang au cours de deux ahurissantes guerres mondiales et de tant de conflits sanglants bien plus nombreux et plus meurtriers qu'entre la période de ces deux guerres. Comment cela se fesse-t-il?

Un dernier petit texte rempli de tableaux bizarres vient pour illustrer une idée qui court à travers le texte principal:"le mode de production capitaliste freine le progrès technique: la limite des coûts de production". Marx a écrit que l'emploi des machines rencontre des limites, sinon il n'aurait pas besoin d'un immense main d'oeuvre pour extraire la plus-value, qui provient surtout de la sueur humaine et pas des machines. Et alors? Robin Goodfellow ne s'est pas avisé de la seule problématique qu'on peut et doit opposer en tant que communiste, socialiste ou anarchiste: POUR QUELS BESOINS?

Nos auteurs se livrent à un calcul invraisemblable, tiré par les cheveux, qui parodie les schémas chiants du Capital; on nous parle des"coûts de production dans une société communiste"!?? Le paragraphe (même pas un chapitre) qui s'intitule "Le point de vue de la société communiste" s'inquiète de la réduction du temps de travail, vision syndicaliste lambda; et ce  pauvre paragraphe se termine par: "le mode de production capitaliste est un obstacle au progrès technique"... Et qu'est-ce qu'on s'en fout!

Le but des partisans d'une future société débarrassée du captalisme n'est pas de calculer les "coût de
production", de plus en société communiste débarrassée des lois de l'argent et des météorologues économistes ni de dialoguer avec Martine Aubry sur les 35 heures (en période de révolution ou  après on peut même travailler plus provisoirement vu les dégâts de la guerre civile) mais – ou alors ils ne sont pas de vrais communistes – de rétablir les VRAIS BESOINS HUMAINS, de faire fi de tous les faux besoins inventés par et pour l'industrie capitaliste (sans tomber dans le communisme monacal de mon ami Bitot). Il était perché dans son arbre Robin des bois ou quoi?
Par contre il y a un point sur lequel ils concluent sans abandonner les trucs poussiéreux de notre bon Marx – la vieillerie des bons de travail imaginés par icelui pour mettre fin à la circulation de l'argent (et à sa thésaurisation) – mais sans reconnaître l'importance de ma géniale invention (voir sur le blog avec le concours d'un ami de Rodez) la CR: la carte rouge qui remplacera sans coût férir la Carte bleue intégrant les heures de travail fournies à la société (à la place de ces horribles bons en carton qui évoquent les périodes de disette pendant la guerre). Et nos Robin ont pertinemment saisi qu'on ne va pas jeter toutes les découvertes en régime capitaliste, lesquelles m'ont donné l'idée de la CR (carte vitale pour l'échangisme - au sens propre et figuré - communiste sans frontière, sans sexe et sans religion) ou comunist regulation: "Il y a aussi un aspect que les laudateurs des révolutions industrielles n'abordent pas, c'est le potentiel apporté par les technologies actuelles pour l'organisation de la société communiste. Par exemple la monnaie électronique (sic), les cartes bancaires et la technique des cartes à puces en général (ex. La carte vitale) les puces RFID (comme le passe Navigo de la RATP), le développement de la téléphonie portable... Internet". Et ils voudraient encore conserver ces putains de bons de mendigots. Il suffit! Alors que le capitalisme est capable déjà de tout réunir dans un même iphone: paiement bancaire, billets de train, Jeannot des RG et John de la NSA, le GPS de la femme jalouse, et les oreilles de ma belle-mère.
Faut moderniser le communisme camarades, ou au moins l'actualiser.


dimanche 4 janvier 2015

LE STALINISME ETAIT-IL LE FASCISME DES PAUVRES ?

            
    POUR LE 25ème ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION DE MARC CHIRIC


A ma manière je viens ici commémorer le 25ème anniversaire de la disparition de Marc Chiric (1907-1990) – pseudonymes : Marco, Marc Laverne, Lavergne,  M.C.) - qui reste un des grands « passeurs » du maximalisme communiste (voir sa biographie sur wikipédia). Il ne fût pas un guide étouffant ni toujours celui qui définissait la « ligne juste ». Il s'est trompé plus d'une fois, ne voyant pas arriver la victoire du PS en 1981, comme moi-même, et s'exagérant la possible prise de pouvoir par le PCF ; nous n'avions pas mesuré en effet combien le vieux parti stalinien avait été affaibli. Mais lorsqu'il prenait du recul, en l'occurrence en critiquant un article de RI pas clair sur le PCF, il donnait une profondeur historique indéniable et lumineuse aux questions d'actualité. Mes notes vous restitueront la force de conviction de l'homme et presque le rythme de la phrase, bien qu'il ne parlait bien aucune des diverses langues qu'il pratiquait. Il fait la leçon sans morgue, fraternellement. La démonstration paraîtra exagérée pour les lecteurs superficiels mais elle reflète une réelle tension des classes (de la bourgeoisie aussi, l'américaine vivait dans la terreur d'une arrivée au pouvoir du PCF ; on était encore en période de guerre froide et ça rigolait pas au Mur de Berlin ni avec les terroristes formés en RDA).
Marc avait alors 69 ans, ce qui nous paraissait très vieux (âge atteint par nombre d'entre nous en cette an 2015) mais il était le plus jeune en vélocité d'esprit. Il avait appelé sa fille Rose, en souvenir de Rosa Luxemburg.
Le groupe politique qu'il a enfanté et couvé (RI puis CCI) ne l'a jamais honoré de commémorations justifiées depuis tant d'années et a été incapable de faire fructifier ses apports, se rabougrissant comme secte paranoïaque. J'ajoute en dessous un extrait de 3 heures d'interview à la fin des années 1970, durée trop lourde pour que je puisse la charger sur le web. Mais je peux fournir le CD à qui le souhaite, lequel est déjà dans les instituts d'histoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire.



QUE SIGNIFIE " L'EVOLUTION" DES PC AUJOURD'HUI ? (D'après mes notes de la réunion de section du 4 février 1976)

Dans l'article du journal "Hier, aujourd'hui, demain, le PCF contre la classe ouvrière", on trouve deux points essentiels développés:
- le PC parti national,
- le PC et la "démocratie".

Le PC parti national.
On trouve dans l'article une trop grande insistance sur le caractère de profond tournant que constituerait cette accentuation du caractère national des PC (l'abandon de la notion de"dictature du prolétariat"): or, nous avons surtout à insister sur le fait que ce caractère national n'est pas nouveau.
La seule Internationale qui puisse exister, c'est l'Internationale prolétarienne. Quand elle cesse de défendre des positions de classe, elle ne "trahit" pas, elle cesse d'exister. Ce sont alors les partis nationaux qui continuent à survivre, et s'intègrent dans le camp de leur bourgeoisie nationale.

Les partis staliniens ne sont pas des agents de Moscou. Ils ont toujours eu une fonction de défense nationale pour leur bourgeoisie respective. Les preuves ne manquent pas, du PC Allemand qui clamait "Libération nationale de l'Allemagne", à la Chine, en passant par la participation du PC au Front Populaire. Un parti de masse ne peut pas être au service d'un autre Etat que le sien. Les PC sont depuis longtemps d'excellents partis de la bourgeoisie. Ils ne deviennent pas plus ou moins bourgeois. On est dans le camp de la bourgeoisie ou on n'y est pas !
Il fallait donc insister sur ce point: il n'y a pas de changement fondamental dans le rôle des PC. Aujourd'hui, ils doivent passer de l'opposition au gouvernement, et c'est ce qui les pousse à afficher plus leur caractère de défense nationale.

Quelques exemples du nationalisme des PC:
- à la veille de la guerre (1939) les tensions au sein du PCF, dûes aux relations avec la Russie (pacte germano-russe), provoquent des dislocations. Quand l'URSS repasse "du bon côté", tout revient dans l'ordre au sein du PCF :
- pendant la reconstruction, Thorez est vice-président du Conseil des ministres, et soutenu par De Gaulle qui reconnaît en lui un défenseur de la nation;
- dans les "Démocraties populaires", on assiste à la lutte entre deux fractions: l'une plus proche du bloc russe, l'autre insistant plus sur l'intérêt national (Hongrie, Tchécoslovaquie, Pologne);
- en Yougoslavie, Tito ne rompt pas avec Moscou pour des raisons "idéologiques" mais pour défendre sa nation contre une autre nation capitaliste;
- en Italie, toute la politique du PC italien (cf. Togliatti et son principe du "polycentrisme": chaque pays a "sa voie vers le socialisme") correspond aussi à cette affirmation du caractère national.

Si les PC ont des liens avec l'URSS, c'est parce qu'ils partagent la même vision du capitalisme d'Etat, mais c'est toujours la nation qui prime. La bourgeoisie nationale demande aux PC d'assurer une fonction: ils correspondent à la nécessité, dans une situation de crise, de faire participer les ouvriers à la défense de la nation. Dans une situation de tension internationale, la bourgeoisie a besoin d'une plus grande domination de l'intérêt national.
Il faut faire attention de ne pas montrer cette tâche assignée au PC pour la défense du capital comme une manoeuvre pour augmenter son audience dans la classe ouvrière.
En résumé, l'article a tendance à présenter comme un changement fondamental un trait de l'évolution du PC qui n'est qu'un tournant, et qui n'a rien de nouveau.

Les P.C. et la "démocratie"...

Face à une situation de crise, la gauche est nécessaire; mais ce n'est pas pour cela qu'il faut faire du parti stalinien un parti démocratique. Une chose est claire: dans la période de décadence, le sens général est au capitalisme d'Etat. La note dominante est la domination brutale du capitalisme. La démocratie correspond à la période forte, la période ascendante du capitalisme. C'est sur ce point qu'il faut insister, plus que sur le tournant vers la démocratisation.
Les deux grandes périodes, ascendante et décadente, ont chacune une ligne de force: des traits cependant de l'une se retrouvent dans l'autre. Ainsi, il y eût des répressions brutales au 19e siècle (Commune, Napoléon III). Mais il ne faut pas confondre les caractéristiques principales et les oscillations. La prédominance n'est pas aujourd'hui à la démocratie, à l'encontre du 19e siècle où le vote, l'intégration des syndicats, etc, étaient à l'ordre du jour. Aujourd'hui, c'est une période d'affrontement brutal, avec des moments où l'autogestion ou d'autres moyens capitalistes sont mis en avant, où la bourgeoisie a besoin des partis de gauche pour encadrer et dévoyer les luttes de son ennemi: le prolétariat.
Il faut donc insister sur le caractère purement contingent de ces mesures, illusions, fumées que la bourgeoisie utilise pour se préparer à l'affrontement.
Il en va de même pour la crise. Pendant que tout le monde s'unit pour crier à la réorganisation du capital dès que la crise connaît une légère détente, nous, nous insistons sur le fait que c'est une crise générale avec des moments d'accalmie.



LE STALINISME FASCISME DES PAUVRES ?

Quant à l'idée que le stalinisme serait le "fascisme des pauvres", elle est tout sauf évidente. Le stalinisme et le P.C. ont comme caractéristiques essentielles d'être la tendance la plus décidée au capitalisme d'Etat et la plus décidée à affronter la classe ouvrière. Le P.C. est le parti de la décision d'oeuvrer de façon brutale à imposer le capitalisme d'Etat à la classe ouvrière.
Le fascisme a la même brutalité, mais, d'une part il s'appuie ouvertement sur le grand capital et a les mains moins libres pour instaurer le capitalisme d'Etat, et d'autre part, il ne s'appuie pas, dans sa phraséologie, sur la classe ouvrière.
De même, on ne peut dire que le P.C. pourrait se transformer en un parti de type "réformiste", le PS occupe déjà cette place. Le P.C. a pour fonction de présenter le non-parlementarisme comme un acte de la classe ouvrière. Il ne peut changer de fonction sans disparaître.
Une autre caractéristique du P.C., c'est qu'il est un parti de tournants. En effet, il doit avoir le dos très souple car il doit:

- apparaître comme le représentant des ouvriers,
- oeuvrer fermement dans le sens de l'intérêt national,
- obtenir l'adhésion ou la neutralité de la petite-bourgeoisie et des autres partis.
Il a donc constamment viré à droite ou à gauche selon les circonstances, mais, et c'est ce qui est essentiel, sans perdre sa fonction:
- de 23 à 24, virage à gauche,
- de 25 à 29, virage à droite,
- de 29 à 34 à gauche,
- de 34 à 39: à droite avec le Front Populaire,
- de 39 à 41: à gauche "contre la guerre",
- de 42 à 48: à droite,
- de 48 à 60: à gauche pour des raisons de politique internationale.
- actuellement: tournant à droite.

Si, aujourd'hui, le P.C. amorce un virage à droite (parlementarisme, suffrage universel, etc.), ce n'est pas pour mieux encadrer les ouvriers, mais pour amadouer certaines couches de la bourgeoisie, et surtout de la petite-bourgeoisie. Comme tout parti appelé au pouvoir, il doit élargir sa clientèle électorale au maximum. Comme il est trop souvent présenté comme un parti de "dictature"ou comme un "agent de Moscou", il abandonne son visage classique au profit d'un visage démocratique pour ne pas effrayer le petite-bourgeoisie et la bourgeoisie. Il abandonne la notion de "dictature du prolétariat" parce que le prolétariat ne représente pas toutes les couches travailleuses, mais il abandonne la "dictature" seulement du bout des lèvres. Il ne s'identifie pas au P.S.
Il ne faut pas s'obnubiler sur la nouvelle phraséologie du P.C. Elle n'est pas nouvelle. Il faut se rappeler les nombreux exemples où il a déjà pris ce langage, et voir comment ce langage s'est appliqué dans la réalité. En 1933, avec Thorez: "les bouches s'ouvrent", le P.C. est trop centralisé, aboutissement: procès de Moscou. En Espagne, le P.C. reproche à la C.N.T. d'être trop sectaire. Au lendemain de la guerre, lors, tout comme lors du Front Populaire, l'aboutissement a été le même. La "déstalinisation"... ce verbiage recouvre la réalité de trois millions de prisonniers politiques en Russie. En Hongrie, en Pologne, en Tchécoslovaquie, les tendances "démocratiques"ont été éliminées.

Il faut donc surtout insister sur le fait que tout cela n'est que chant de sirène, et que le PC est avant tout un parti de dictature, de violence contre le prolétariat, et qu'il ne peut changer de fonction sans disparaître: les P.C. ne deviennent pas démocrates, ils se préparent à rentrer au gouvernement pour exercer leur dictature.

NOTE POST-SCRIPTUM ANNO 2015 : tout le fond du raisonnement de Marc reste valable, était valable à l'époque mais les événements se chargent souvent d'infirmer les tendances potentielles les plus évidentes (Marc avait compris bien avant tout le monde la logique de l'effondrement du bloc russe et dû passer des mois à expliquer à certains d'entre nous la chute réelle de l'impérialisme russe qui se déroulait sous nos yeux ; en revanche Mitterrand, piètre politicien premier commis d'Etat, ne le comprit qu'après tout le monde). L'analyse du rôle de la gauche en opposition eût le tort de ne pas imaginer qu'elle pouvait gagner, même « accidentellement ». Mais en ayant eu tort sur le pronostic, Marc avait eu raison sur le fond. L'accident électoral fût payé fort cher par le PCF qui, déjà estomaqué par mai 68, allait s'effondrer inéluctablement au niveau électoral puis syndical (on se dépêcha de le séparer de la CGT pour que la centrale oligarchique ne se dissolve pas à son tour). En 1976, il n'était pas possible de s'imaginer que le PCF, 5 ans plus tard, allait perdre toute prétention à une prise du pouvoir à la stalinienne moscoutaire. L'analyse de sa fonction anti-révolutionnaire fût la force d'analyse constante de Marc. Le tournant vers la petite bourgeoisie qu'il analyse alors prête à sourire pour sa prescience sur ce que sont aujourd'hui le résidu du PCF et sa queue Front de gauche : des appareils à bobos qui n'ont de cesse de dénoncer « le fascisme des pauvres », qualifiés de racistes, antisémites, et mon cul. Avec la même arrogance que la petite bourgeoisie allemande admiratrice d'Hitler.1


1Les éditions libertaires Spartacus qui s'adressent exclusivement à une clientèle bobo et antifa de salon, font fort depuis quelques temps dans la pérennité anti-bolchévique et les ronds de jambes à l'idéologie dominante. Ainsi dans le recueil (inoffensif) de poèmes des jeunots Marx et Engels, Kay se permet dans l'introduction de prétendre à un « effondrement sans combat des partis ouvriers allemands devant le nazisme » !!? Ce qui s'appelle écrire n'importe quoi; encore eût-il fallu préciser quels partis peuvent être qualifiés "d'ouvriers" à l'époque.
 Je lui rappellerai que la naissance du nazisme date de l'assassinat de Rosa Luxemburg comme l'a fort bien dit l'historien Edouard Husson ; que les corps francs prémisses de la soldatesque nazie ont été combattu les armes à la main par des milliers d'ouvriers allemands ; que, même malgré son opportunisme voire sa collusion ponctuelle avec le NSDAP (slogans contre le "capitalisme juif") le PC allemand stalinisé a tenté aussi de s'opposer à la prise du pouvoir nazi - alors même qu'il lui était impossible de faire front commun avec les bouchers social-démocrates de 1919 et 1923 - et que les premiers habitants des camps de concentration (Dachau) furent les... communistes de toute obédience ! Que nombre d'entre eux furent décapités par la suite à la hache. De 1923 à 1933 la bourgeoisie allemande reste terrorisée par le prolétariat bien que la social-démocratie ait déjà accompli l'essentiel du sale boulot. Hitler finit le sale boulot mais reste prudent au début, et c'est pourquoi le ciblage sur les juifs permet de faire passer au second plan la menace prolétarienne historique, ce nouveau bouc-émissaire cruellement persécuté, et entraînant la protestation de parties de la population allemande, servant à jeter le trouble en déviant la cible capitaliste vers la cible présumée « juive/capitaliste » (cf. Histoire de l'antisémitisme en Allemagne de Helmut Berding, même s'il est le doigt sur la couture du pantalon ready made pro-US).


vendredi 2 janvier 2015

LES INSULTES rétro-bobos DES "malgré nous" AYATOLLAHS GAUCHISTES CONTRE UN "ROUGE-BRUN"


(à propos des justiciers du Forum des marxistes révolutionnaires)

Sur un blog on reçoit de drôles de visites parfois, régulières, voyeuses, perversement curieuses et muettes. Et qui croient rester anonymes, et qui n'oseraient pas vous traiter aussi vulgairement en vis-à-vis quand on les surprend à se lâcher ailleurs sur la toile-poubelle. Mais moi j'ai un truc qui fait crac-boum-hue pour identifier mes connectés qui se croient à l'abri et surveiller leur fréquence voyeuse. Je sais qui et d'où ça vient. Gare. Il est vrai, comme me le fit remarquer un jour un anarchiste portugais animateur de radio marginale, qu'on trouve peu de commentaires sur mon blog (ce que je regrette), n'aimant jamais tant que la confrontation directe. Mais fi de toute dramatisation, je sais où ça jase et où ça caquette dans mon dos, pour s'éviter toute discussion avec moi qui peut toujours révéler des surprises et mettre mal à l'aise l'interlocuteur merdeux ou gougnafier. C'est comme ça. Et quand la discussion a lieu ailleurs, sans moi, chez des anars neuneus ou les mongoliens du trotskysme, je constate qu'on dit n'importe quoi, donc sans aller à l'essentiel mais en se contentant, sans démonstration, de dénigrer par des qualificatifs insultants. On va aller les visiter ici et maintenant dans leur mutation idéologique d'ex-gauchistes promoteurs d'une classe ouvrière sarclée par le syndicalisme et dûment encartée pour constater que ces  bobos littérateurs ont l'insulte à la boutonnière comme jadis les petits culs royalistes arboraient la fleur de lys, qu'ils manifestent la même compassion pour le tropisme de la préférence immigrée (industrielle et confondue avec les migrants des guerres) que pendant leur culte charitable d'un prolétariat qu'ils estiment disparu: flatter la multitude électorale avec les pires banalités de la gauche caviar.

J'ai du temps pour voyager sur blogs et sites divers à prétention révolutionnaire voire "démocrate révolutionnaire". Les sites militants sont assez chiants en général - surtout hobby d'un vieux coucou soixante-huitard ou d'un couple fusionnel sur le retour d'âge – mais où l'on s'aperçoit que la plupart reproduisent le discours dominant de très anciens lycéens et étudiants qui croient continuer le même combat "authentique" que pendant leurs années d'embrigadement et d'éducation au formatage psycho-politique de la gauche caviar et cramés au rayon laser éthique-toc des divers dérivés gauchistes sur le terrain scolaire. Bâtards de la critique gauchiste soixante-huitarde de l'inauthenticité de la vie quotidienne en régime capitaliste, plusieurs couches successives de fils de bobos (papa prof militant à LO et maman militant(e)à la LCR par ex) suivent ces dépotoirs et s'imaginent poursuivre l'engagement d'une jeunesse éternellement formatable qui n'est que la compil des vieux radotages des parents désenchantés mais inventeurs de rapports authentiquement humains dans le néo-management; et dont le séjour en gauchisme n'aura été qu'un cours d'apprentissage pour grappiller une place dans l'oligarchie du PS bourgeois ou comme gradés d'estrades amphigouriques universitaires.
Ces spectateurs, enfants de vieux gauchistes finiront eux aussi au moyen terme dans les eaux glacées de l'électoralisme dominant proportionnellement truqueur et facteur de dissolution des classes, prisonniers des mystifications de l'empirisme US en histoire, au cinéma et dans la culture chic et toc.

L'HYSTERIE DES COLLABOS ISLAMO-GAUCHISTES

Exemple parmi d'autres de l'ignorance affichée, de lobotomisation intellectuelle indécrottable et de cuistrerie, sous couvert de défense non de la démocratie de la parole, mais de la supercherie de la démagogie en tant que légitimation de tous les a-priori psycho-terroristes de la bienpensance de la gauche bourgeoise au pouvoir et de ses gardes du corps "théorique" gauchiste, le blog "Forum des marxistes révolutionnaires", vieux croûtons avec un faux nez.

Ce blog, sans indication de parti ou clan d'appartenance, est autant marxiste que ma grand-mère coureur cycliste. On va voir comment il en est venu à s'intéresser à ma modeste personne et comment ces experts en éthique marxiste (?) et en jurisprudence ouvrière (?) m'ont condamné comme "brun-rouge"; étiquette infamante en milieu gauchiste ou gauche caviar qui signifie que vous avez passé le rubicon de la gogoche pépère et moraliste au terrain vaseux du fâchisme lepéniste. Ou néanmoins que vous êtes assis à califourchon sur le rubicon (minable rivière césarienne) après avoir été happé par un lot d'idées puantes véhiculées par la gangue fâchiste. Le sort en est jeté. La bêtise infamante surtout.

En juillet dernier, un des abonnés de ce blog avait signalé l'article critique du CCI sur le dernier film des Frères Dardenne: "deux jours, une nuit"; comme référence à relativiser car le film ne méritait pas tant d'emphase théorique selon ce spectateur, comportant erreurs et invraisemblances. No comment.
Fin décembre la flamme allait être rallumée par un honnête homme nommé Gaston Lefranc, signalant ma critique du film surtout à travers celle de l'embonpoint théorique de Sandra B du CCI et leur vision nunuche de la classe ouvrière. Les hyènes étaient à l'affût de la proie pour attirer le chaland sur leur blog minus de retraités de la révolution en kit; elles rugissent soudain à la veille de la Saint Sylvestre. Le premier chien de garde de la planète bobo-antifacho-rigolos, ancien recruteur de base de Mao-Trotko-Stalino, lance l'alarme, le cri infamant qui supplée même à celui de "fâchiste" - tant celui-ci risque de rappeler l'appel au meurtre des gros bras staliniens de naguère face à tout gardeur de chapeau sur la tête, ou le "sale juif" qui servait aux nazis à commencer le lynchage -  sans une seule preuve ni justification. Puis la curée suit sans l'ombre d'un doute. Heureusement ce n'est qu'une poignée d'intellos aigris, maigriches lâches, vieux machins pleurnichards qui se terrent sous leur lit au moindre pétard de carnaval.

  • Giaches: tant qu'à faire, éviter de relayer un site antisémite...
  • Gérard Menvussa: Antisémite? J'y ai surtout relevé de l'islamophobie à haute dose. Mais c'est vrai que cela n'a rien d'incompatible!

    L'honnête homme se refuse d'emblée à égorger l'impétrant comme l'y incitent les ayatollahs à faux nez et fausse barbe:
  • Gaston Lefranc: J'ignore si ce blog contient des éléments antisémites et/ou islamophobes. Ca m'étonnerait, vu la personnalité de Jean-Louis Roche que je connais un peu. En ce qui concerne la défense du film des frères Dardenne, j'y vois surtout une manifestation de snobisme ultra gauche, qui consiste à prendre le contre-pied des critiques d'extrême-gauche...
Petit ayatollah Byrrh1 aiguise le couteau lentement, surlignant les scories fâchistes qui dévient du coran démocratique et libertaire:

  • Pour être tombé dessus à plusieurs reprises par hasard, en faisant des recherches Google, je peux dire que ce site déborde de propos insultants et méprisants contre diverses catégories de la population qui sont habituellement la cible de l'extrême droite. La prose est parfois assez délirante, agressive, et peut faire penser à ce que commet Zemmour, notamment pour son obsession concernant certains sujets : les combats contre l'homophobie, contre la stigmatisation des musulmans ou contre le sexisme, qui sont pour lui autant de turpitudes de "bobos" (ou de "bobos homophiles", pour être plus précis ; est-ce la même chose que les "ploutocrates philosémites" ?). Un article avait été posté suite à la mort de Clément Méric, avec pour titre Mort d'un bobo "antifa". Et les cortèges syndicaux participant à la gay pride sont désignés par la formule de "barnums syndico-pédalo-démago". Ça situe un peu les choses. On lit également que l'histoire de la "shoah" est devenue une "religion d'Etat", que les coulisses des gouvernements fourmillent de "juifs de cour", et qu'avec tout ça, le pouvoir "fait très fort pour redévelopper un antisémitisme généralement latent". Bref, la cause de l'antisémitisme, c'est les Juifs ou certains d'entre eux, et éventuellement le fait de rappeler que si 6 millions de gens ont été détruits pendant la guerre dans des installations spécialement faites pour ça, c'est parce qu'ils étaient des Juifs2. Je rejoins donc ce qui a été dit plus haut sur ce fil : on peut considérer ces idées comme relevant de l'antisémitisme.

    Un extrait de ce que ce type peut écrire :
Des travailleurs-immigrés sous-payés sur les chantiers des JO de Sotchi, puis expulsés par la police ; un environnement dégradé par les constructions tous-azimuts, avec des « dégâts considérables » à déplorer… Tout au long des préparatifs des Jeux, les critiques ont fusé de la part de diverses ONG et d’associations. En outre, à l’été 2013, des appels au boycott de la compétition ont été lancés pour protester contre la nouvelle loi russe sur l’homosexualité, interdisant la « propagande de relations sexuelles non traditionnelles » auprès des mineurs. Comme quoi les gauchistes russes font là aussi diversion par rapport à la scandaleuse surexploitation des prolétaires immigrés, en rabaissant la protestation à la défense d’une revendication catégorielle sociétale (comme les gauchistes français avec leur apologie du féminisme à l’époque des grandes grèves)3.

D'autres extraits, à propos justement de Zemmour et de son bouquin :
Eric Zemmour, qui fait partie de l'élite des journalistes du panel médiatique est venu troubler les grosses ventes de la pétasse Trierweiler, amante arriviste répudiée heureusement par le président en titre de la République bourgeoise. Et alimenter la problématique immigrée récurrente, confuse et prurit national incessant. Son épais ouvrage "Le suicide français", avant même d'avoir été lu par les lecteurs ordinaires a fait l'objet d'une décrédibiliation en règle. La Licra nationaliste commandita un sondage ad hoc à OpinionWay. (...) On s'en prend ensuite à ses chiffres exagérés des enfants immigrés (sept millions alors qu'ils ne seraient que trois millions et des poussières). Zemmour exagère les chiffres sans doute mais ses contempteurs ne prennent jamais le métro; ou sont toujours dans les aéroports comme il s'est brillamment moqué du nunuche Attali et de son "retour à soi". (...)

Zemmour ne se place pas au niveau historique plus général dont j'ai traité moi, d'une problématique immigrée moderne liée désormais à la fuite éperdue face aux guerres et au chômage de masse (cf. Mon livre "Immigration et religion"). Il n'a pas tort cependant sur la plupart des conséquences de l'envahissement musulman qu'il décrit depuis les années 1970. (...)4
Il est étonnant, même s'il se distingue aimablement de toute assimilation aux thèses du FN qu'il ne rende pas hommage à sa prescience; c'est le FN et l'extrême droite qui dès la fin des années 1960 avaient mis en garde contre "l'envahissement" mais nullement comme une impéritie du capitalisme mais avec cet esprit colonialiste arriéré et raciste hérité des Drumont et Ferry. A gauche et à l'extrême gauche, et même ultra-gauche, nous n'y vîmes que le discours "raciste" même au moment du "regroupement familial", et pas une possible montée d'intégrisme religieux et une tiermondisation/halalisation des villes européennes.
(...) non seulement il a raison concernant l'islamophilie gouvernementale et gauchiste, dans la description du tableau invraisemblable des accoutrements et des désidératas antiques d'une partie de ces populations qui se refusent à s'intégrer au prolétariat, mais parce qu'il nous livre une histoire réelle de la pourriture de la bourgeoisie française comme aucun maximaliste révolutionnaire (même Debord) n'a été capable de la décrire sur quarante années de vilenies, de gangstérisme et de prévarications de tout ordre. Des vérités qui resteront ensevelies sous les reproches de racisme, d'exagérations, de collusion avec le FN, etc. Il faut lire ce livre intégralement et vous saurez bien des choses sur les mafias qui nous gouvernent: la création de SOS racisme, gang étatique, Canal +, cette merde télévisuelle, l'invention des Restos du coeur (il ignore qu'Attali et Goupil tiraient les ficelles de ce pauvre Coluche), le soubassement des dénationalisations, la fabrication de la Shoah, BHL l'exhibitionniste, le nul politique Sartre, l'invention du RMI et de l'assistanat, les chiottes de Skyrock, les gogols du Rap, la tolérance des prénoms excluants, les mafias du football (pages magnifiques sur la cosa nostra de l'OM), la victimologie des communautés officialisées (l'histoire du dérisoire CRIF), l'armée inféodée aux Etats-Unis (malgré un ringard regret de la conscription égalitaire), la tragédie-comédie de Sciences-po5.

Ce ne sont que quelques passages, mais ça donne la nausée, non ? Ce monsieur Roche a le bon goût de ne pas avoir un "prénom excluant"... Misère de misère, quel sale con ! Je ne connais pas les raisons qui font que l'auteur de ce site écrive autant de conneries et de révoltants amalgames – des problèmes psy ? une méconnaissance bornée de la réalité du monde et de ses contemporains ? un moi surdimensionné et un cynisme absolu ? –, mais ce serait effectivement positif d'éviter de lui faire de la pub. On peut simplement le classer parmi les réacs ou les cinglés (ou les cinglés réacs), personne n'y perdra rien, à commencer par le prolétariat universel (le vrai). Je ne crois pas que ce soit tenable de désigner ces saloperies par l'appellation d'"ultra-gauche", alors que ce n'est qu'une sous-espèce de l'extrême droite. J'ai vu que ce Roche avait publié plusieurs pamphlets chez un éditeur parisien. Ça le situe un peu socialement, même si sur son blog, il peut déclarer : "Je ne suis ni macho ni salaud ni bobo, mais simplement hétéro et prolo". Moi qui suis "simplement" homo et prolo, serais-je moins "bobo" que lui ? Va savoir...6
Verié, seconde lame, prétend me connaître7


  • Je n'avais pas lu tout cela. Alors ce pauvre Roche est tombé très, très bas. Quand je l'ai connu, il bossait à EDF et appartenait au CCI-Révolution internationale (ultra gauche). Je l'ai vu pour la dernière fois à la fête de LO, où il vilipendait LO et les "gauchistes" en général en termes méprisants8, mais je ne savais pas que ça allait jusque-là. Mieux vaut en effet ignorer ce personnage et ses écrits...
L'honnête homme ne se laisse pourtant pas impressionner par les prêches des apprentis ayatollahs du gouvernement Hollande:
- Gaston Lefranc: J'ai vu ce film, je l'ai beaucoup apprécié, et je partage pas mal de choses que ce que dit Roche sur ce film. Cela ne vaut pas approbation de tout ce qu'il dit. Mais bon, faut visiblement se justifier ici quand on poste un lien. Moi je lis tout un tas de choses de gens qui ne sont pas de ma sensibilité politique, et qu'on devrait pouvoir partager me semble-t-il sans qu'un comité de censure vienne nous prévenir des monstres qui se cachent derrière ces textes pour dissuader les brebis de vilaines lectures.
Façon de parler, bien sûr, pour le "comité de censure". Mais je trouve toujours aussi pénible cette façon de ne pas lire les textes pour ce qu'ils sont.  Il ne s'agit pas de "remarquer" ou de ne pas remarquer les positions politiques défendues par ailleurs par l'individu, mais d'assumer de trouver un intérêt à un texte, même si on a "remarqué" les positions politiques de l'auteur.

Je me suis fait "grosso modo" un avis sur les positions politiques de Roche, mais ce n'est vraiment pas mon souci de faire une expertise de celles-ci ou de les discuter (je m'en fous en fait !), je lis de temps en temps ses billets quand le thème m'intéresse, point barre. Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à cela, je fonctionne comme cela avec beaucoup de sites, sans me contraindre à ne lire que les sites qui ont de "bonnes positions politiques". Et j'encouragerai personnellement tous les militants à faire de même, à ne pas circonscrire leurs lectures, à un nombre de sites et d'auteurs labellisés "correct". Libre ensuite à certains (je ne dis pas que c'est ton cas Vérié !) d'y voir quelque chose de suspect, de complicité indirecte avec l'antisémitisme, l'islamophobie, la réaction ou je ne sais quoi. Je ne perdrai pas mon temps à répondre à cela, je trouve cela tout à fait vain et trouve cette attitude vraiment étroite.

En outre, je ne vois pas pourquoi je ne ferai pas de "publicité" pour un site que je trouve parfois intéressant. Sur ce forum, on renvoie bien des liens vers Le Monde ou le Figaro, parce qu'il s'y trouve des choses intéressantes. Roche est-il plus "douteux" ? Je ne crois pas. Roche est outrancier et provocateur, mais je ne l'assimilerai pas à l'extrême droite, ce qui relève d'un confusionnisme total. La traque aux rouge-brun est le sport favori de certains, mais ces chasseurs sont souvent largement aussi confusionnistes que ceux qu'ils chassent. C'est un vieux militant ouvrier, il relaie et commente essentiellement les sites de la gauche communiste. C'est sa famille. Il a par ailleurs sur son blog craché sur la Tendance Claire, d'une façon que je trouve grotesque. Il écrit des choses dégueulasses c'est vrai, mais ne faisons pas non plus d'assimilation grossière, et l'assimiler à un type d'extrême droite comme jugement global, c'est je trouve complètement à côté de la plaque9.

La hyène ayatollesque Vérié va quand même réussir à retourner psychologiquement en partie l'honnête homme, en le faisant dévier de son raisonnement sur l'attaque délirante de Roche contre la tendance Claire du NPA à laquelle appartient apparement l'honnête homme, mais il ne semblera qu'à peine ébranlé:

- Vérié2: (vexé par l'objection "La traque aux rouge-brun est le sport favori de certains")
Il y a en effet des gens qui voient des rouge-brun partout. Je n'ai pas lu suffisamment Roche pour avoir un avis. Néanmoins, indépendamment des élucubrations de certains chasseurs de sorcières, il y a tout de même quelques (rares) rouge-bruns. Le mécanisme qui a poussé une poignée de militants ultra-gauche vers l'extrême-droite ou des positions proches d'elle sur certains points est connu. Leur haine de la gauche et surtout de l'extrême-gauche, leur détestation de la pensée "politiquement correcte de gauche" sont telles qu'ils prennent systématiquement le contrepied et que certains ont basculé dans le négationnisme. Je ne dis pas que c'est le cas de Roche - et je n'ai guère envie de me taper ses élucubrations, même si elles peuvent comporter des points justes -, mais le peu qui en est cité montre que ce mécanisme de haine maladive est à l'oeuvre - comme tu le confirme en évoquant des attaques délirantes contre ta tendance...

Le deuxième ayatollah Byrrh (à ne pas confondre avec l'excellent apéritif inspirateur de Coca Cola) revient clore la bouche de Lefranc et la discussion, la messe sera dite:

  • La réaction de Gaston Lefranc m'inquiète... Ce serait faire preuve de "confusionnisme" que de signaler qu'un blog disant se référer au prolétariat contient toute une série d'idées qui sont celles d'une partie de l'extrême droite actuelle ?

    Je n'ai pas l'habitude de faire la "chasse aux rouges-bruns" sur internet, ce genre d'occupation a le plus souvent pour résultat de mettre en valeur les gens qu'on cherche à dénoncer et de faire parler d'eux. Qui plus est, l'expression "rouges-bruns" ne fait pas partie de mon vocabulaire, tellement elle me semble salir ceux qui sont réellement "rouges".

    Mais ce forum avait jusqu'à présent pour principe de ne pas pointer vers des sites fachos, ce qui me paraît aller de soi. Gaston Lefranc présente Roche comme un "vieux militant ouvrier", et ça fout les boules, en fait. Parce qu'il y a des positions qui sont irrémédiablement incompatibles avec les idées du mouvement ouvrier, qui sont leur négation, et qui devraient automatiquement rendre infréquentables leurs auteurs. Surtout à une époque aussi réactionnaire et confuse que celle-ci !".

Nous restons sur notre faim, légèrement inquiet pour Gaston Lefranc (si bien nommé): a-t-il été suspendu de la tendance Claire (variété de passerelle gauchiste avec l'ultra-gauche?) ; a-t-il été déporté dans une des sinistres geôles du camarade Fidel Castro? A-t-il été censuré par les ayatollahs réunis du "Forum des marxistes révolutionnaires"?

LE REGNE DU BARNUM SYNDICALO-PEDALO-DEMAGO...

Evidemment je ne me justifierai jamais auprès d'un ayatollah, surtout qu'en général ils vous tranchent la gorge de toute façon. La redondance militante trotskienne, comme stalinienne et ultra-gauche incluse est du même ordre que les proclamations terroristes djihadistes: je suis le garant de la foi et tu dois mourir. Ceux que l'on appelle islamo-gauchistes pour les remettre à leur juste place ne sont que des bâtards du stalinisme (et pas du mouvement ouvrier) mais ils méritent doublement ce qualificatif. D'abord sous prétexte de compatir avec les peuples méprisés de la décolonisation (dont l'idéologie trotskyste avait prétendue qu'elle les libèrerait...) on se couche devant le folklore islamique, se moquer ou critiquer l'islam fait de vous un facho! Jamais je ne me moque des populations arabes ni des croyants prolétaires en général, jamais je ne cesserai de dénoncer TOUTES les religions et toutes les superstitions politiques. Le discours de nos petits ayatollahs en herbe est plein de superstitions et d'amalgames qui étouffent leur propre intelligence sociale, fort bénigne au fait. Ensuite c'est bien de l'élimination de l'autre qu'il est question, oh pas au goulag (disparu), ni par tranchement de la gorge, mais par la lettre écarlate de diverses fumisteries: antiracisme, antifascisme de salon, revendications sociétales de bobos écolos homos hétéros poil au dos! Infamies infantiles qui ne terrorisent que les petits cénacles d'éternels lycéens étrangers à la classe ouvrière et à ses souffrances. Le "barnum syndicalo-pédalo-démago" se croit tout permis et hurle quand on le qualifie pour ce qu'il est: un cartel hétéroclite de flics syndicaux, et de divers clans sociétaux (parcellaires et au fond apolitiques) découpant la "citoyenneté républicaine" en tranches (femmes, homos, écolos, etc.). Nos ayatollahs sont les as du foutage de gueule, et en plus ils n'ont aucun humour. Je n'ai rien contre les pédés, j'ai même d'ailleurs toujours exigé qu'on les respecte. Je n'ai rien en soi contre les syndicats, les féministes, les épiciers, les marchands de tabac, les associations caritatives. Il en faut et ils existent indépendamment de moi ou de tout ayatollah! D'ailleurs les ayatollahs gauchistes et anarchistes sont parmi les principaux "animateurs" autorisés d'une période historique en effet "réactionnaire et confuse". Mais aucun ayatollah ne m'empêchera de dénoncer le syndicalisme moderne comme traître à la classe ouvrière, les féministes comme des bourgeoises, les épiciers comme des voleurs, les marchands de tabac comme des amis du cancer et les associations caritatives comme des supplétifs misérabilistes de l'Etat bourgeois. Personne n'a empêché tel prolétaire conscient de considérer que le cinéma médiatique autour du "mariage pour tous" a été un bon dérivatif du gouvernement Hollande pour faire enculer des mouches au peuple et faire passer au second plan sa politique d'austérité bourgeoise et son impuissance à faire baisser le chômage. Et les ayatollahs gauchistes qui ont été racoler en milieu ouvrier ne sont pas venus nous révéler combien de pieds au cul ils avaient pris.

LE REGNE DE LA RELIGION DE LA SHOAH SACREE ET INDISCUTABLE

Je ne suis ni antisémite ni ami des fachos parce que j'en ai connu quelques uns au lycée et sur mon lieu de travail, je les ai toujours trouvé minables mais pas tous sous-développés intellectuels. La pensée obscurantiste n'est pas que celle du gauchisme officiel, il y a des gros cons partout. Fascisme et stalinisme n'ont pas disparu, ils sont là bien au chaud dans la pensée islamo-gauchiste avec le même virus: celui qui se permet de discuter, de critiquer est COUPABLE, vit en collusion permanente avec l'ennemi, il faut donc le punir!

Je ne suis pas islamophobe – l'islam ne me fait pas peur mais me navre – par contre je comprends tout à fait le sentiment islamophobe quand les gouvernements et leurs médias orchestrent chaque jour la peur du barbu au couteau entre les dents que vous pouvez croiser au coin de votre HLM ou dans le supermarché; l'affaire sinistre de Joué-les-tours vient de jouer un sale tour à la pensée correcte islamophile... Sale bavure policière mortelle camouflée en "forcené coupeur d'oreilles" et soit disant hurlant "allah akhbar" au lieu du cri d'effroi au moment du râle de sa mort: Ah aaaaa....
Les islamo-gauchistes ont pour caractéristique le simplisme de leurs maîtres (au pouvoir): toooolérance pour tououououtes les religions, lutte (d'estrade et aléatoire) contre l'antisémitisme,
contre l'homophobie... Le pouvoir féodal comme capitaliste et colonialiste a toujours été basé sur une morale: faites ce que je vous dis mais ne faites pas ce que je fais. C'est la même leçon qu'exsude le gauchisme. En privé j'en ai connu beaucoup qui exprimait un autre fond de pensée. Le militant "pur" est toujours louche, il campe dans sa stature de donneur de leçon, mais c'est un cuistre agité du bonnet et simplificateur à l'extrême. Non pas qu'ils soient indifférents à la présence grandissante dans le métro d'une population hétéroclite (et hétérosexuelle...), colorée, voilée, visages hostiles, et surtout marquée par la misère – mais ils ne vous diront jamais le fond de leur pensée, souvent aussi primaire parfois que vous et moi. Un ayatollah est pur, "pur" de tout racisme, dénonce cette "peur pathologique" de la vile multitude franco-française; il n'est purement pas suggestible aux faits divers, combattant à chaque fois vaillamment pour une "alternative" électorale face à l'exploitation par les camarades au gouvernement, et pour une promesse d'avenir où une fois au pouvoir il se conformera au réalisme de la gestion du "possible" réformiste (comme cela risque d'être bientôt le cas des "rouges" grecs, amis des Mélanchon et de Nathalie Artaud), réalisme d'obédience moderniste comme il se doit mais en gardant les "idées du mouvement ouvrier"comme Hollande qui nie s'être moqué des "sans-dents" mais ne s'est pas soucié que les dentistes baissent leurs tarifs.

L'autre grande mystification qui sert de credo à ces brigands sans cause crédible est sans conteste La religion de la Shoah – la deuxième boucherie mondiale présentée comme seulement et prioritairement une volonté d'exterminer les juifs. Aléatoire mystification principalement mise en place par l'historiographie US (et ses larbins Lanzmann et Cie en France ) – pour supprimer toute allusion au caractère fondamentalement impérialiste de la guerre mondiale et faire retomber toute causalité sur la seule gueule à Hitler. Le trotskysme qui, majoritairement, avait choisi un camp impérialiste à l'époque, a légué à ses héritiers le patronage de l'interprétation du camp vainqueur, qui l'est doublement puisque celui qui conteste la simple causalité antisémite se voit aussitôt qualifié peu ou prou de pro-nazi ou plus diplomatiquement de "rouge-brun". Essayer de raisonner sur les mille mystifications qui nous tombent dessus est "haine maladive"

Nous sommes là à la racine de la "pensée unique", du chef d'Etat jusqu'au plus petit gauchiste de base. Chevalier de la Barre ôte ton chapeau et plie au passage du char de l'Eglise totalitaire républicaine et gauchiste!

C'est mal de constater divers lobbies juifs, comme c'est mal de considérer qu'il y a aussi des lobbies homos, parpaillots, musulmaniaques, un puissant lobby auvergnat, etc. Et des "juifs de cour"; qui se déclarent comme tels (cf. Stéphane Bern, Elisabeth Lévy) avec humour. Nombre d'intellectuels ou journalistes juifs s'exhibant comme nationalistes juifs, amis indéfectibles d'Israël, cela ne favoriserait pas l'antisémitisme qui n'est pas assimilable au nationalisme juif de cet Etat? Ou au moins le nationalisme palestinien? Les ayatollahs post-laïques n'ont pas seulement un cerveau hémiplégique mais des oeillères pour ne pas voir qu'ils défendent au fond en même temps les deux nationalismes, à ma gauche le pauvre peuple palestinien (sans Etat et dans un Bantoustan) et à ma droite un micro Etat "juif"colonialiste et profondément raciste mais sanctifié intouchable au souvenir des cinq ou six millions massacrés par Hitler. On peut considérer cette hémiplégie comme relevant de la débilité islamo-gauchiste, ambivalente, confuse, contradictoire et complice de toutes les mystifications. Et totalement extérieure à l'histoire et aux visées du mouvement ouvrier.

SOUS LES INSULTES rétro-bobos UNE POLITIQUE D'ESQUIVE

Tout ce qui est surligné par le cuistre Bihr évite soigneusement les vrais scandales de la bourgeoisie dominante: la problématique immigrée d'abord, et les impossibles promesses gouvernementales. Le gouvernement et ses médias masquent sciemment l'ampleur de la fuite éperdue des immigrants, et surtout que les arrivées vont être de plus en plus massives. Un militant connu qui aide et secours les divers arrivants à Calais m'a confié que les chiffres sont minimisés et croissants. Normal des populations entières fuient les guerres de rapines en Afrique et au Moyen Orient, ou des dictatures féroces. Le capitalisme déborde de sang et de corps de femmes et d'enfants noyés. La libre circulation de l'immigration au nom des droits de l'homme et des droits des patrons à surexploiter les apatrides ne va pas aboutir à autre chose qu'au maintien des inégalités, du mépris et de la ghettoïsation des derniers arrivants comme cela est le cas pour les noirs américains, nullement émancipés ni intégrés à une société de classe blanche et fermée. On va voir la mise en place de grands camps de réfugiés en Europe comme c'était le cas jusqu'ici seulement dans le tiers-monde. Ce n'est pas en construisant des mosquées et en laissant ouvrir quelques boucheries halal que les Etats vont fournir un travail à cette masse croissante de déshérités. La conscience de ce phénomène dépasse le simple étonnement face à la mixité raciale dans le métro ou les simples pinaillages sur le taux d'immigrés et les concessions à la culture d'exportation islamique. Elle va poser le problème de la destruction du capitalisme qui étouffe de plus en plus les populations, est incapable de respecter le monde du travail, et rejette de plus en plus de simples "bouches à nourrir" que la politique d'assistanat ne sera plus en mesure un jour d'empêcher de se livrer à l'émeute. Il ne faudra pas compter sur les dames patronnesses caritatives ni celles du gauchisme de la phrase pour donner confiance en soi au prolétariat universel. C'est par la reprise des combats traditionnels du "mouvement ouvrier" qu'on pourra sortir de l'ornière et de l'enfer capitaliste, et nos donneurs de leçons de morale antiraciste se retrouveront du côté bourgeois de la barricade. Et nous retrouverons certainement de nombreux prolétaires immigrés au devant des combats comme en 1871, en 1917 et dans toutes les grandes grèves du mouvement ouvrier.




1Faux nez d'un certain Alain Bihr, banal universitaire de profession, que je m'étais farci à Strasbourg il y a une vingtaine d'années alors qu'il posait au pape d'une revue ronéotée, variante autogestionnaire de la CFDT, d'une naïveté confondante et politiquement nulle; l'individu était très susceptible et très nerveux, ne supportant pas la contradiction. Il a publié quelques bouquins lourds et insipides, n'est pas A.Finkielkraut qui veut. Je n'ai pas réussi à identifier les autres fausses barbes qui disent me connaître. On se pâme devant ce "tombé à plusieurs reprises par hasard", si le gus continue à tomber à plusieurs reprises sur le blog en question ce n'est plus par hasard mais parce qu'il cherche quelque chose, qu'il s'ennuie ou qu'il est émoustillé.
2Cet ayatollah ne se rend pas compte de ce qu'il écrit (ou bien avoue in fine qu'il est lui négationniste "malgré lui"), oui je confirme que des installations ont été faites par les nazis pour tuer spécialement cette partie de l'espèce humaine qui se désigne comme juive, et des chambres à gaz en particulier. C'est de l'antisémitisme que de reconnaître ou rappeler cette horreur? Moi je ne suis pas fils des "malgré nous" alsaciens qui ont aidé la division Das Reich à massacrer la population d'Oradour sur Glane.
3Non seulement la première partie de ce paragraphe est un copier-coller repiqué sur l'AFP mais je maintiens mon commentaire par après sur le confusionnisme anti-marxiste de l'idéologie gauchiste. Déjà dans les années 80 Bihr était un petit promoteur des idéologies parcellaires (écologisme, féminisme, etc.) antinomiques à la spécificité fondamentale de la lutte des classes (cf. sa revue ronéotée provinciale strasbourgeoise, radicale gauche CFDT).
4Ce hâbleur souligne ce qui est à réfléchir dans ma critique du "diable" Zemmour. Zemmour n'est lui aussi qu'un arriviste comme les femmes journalistes qui couchent avec les députés ou ministres; par sa provocation pour mieux écouler son brouet, demi-réhabilitation du criminel de guerre Pétain (qui aurait sauvé les juifs français... alors que nombreux de "bons français juifs" ont été aussi envoyés à la mort par l'encadrement policier et pas spécialement par la SNCF) il a réussi un coup de maître: faire de son pensum un best-seller, qui, du fait d'une aussi grosse distorsion amenuise les nombreux constats véridiques du délitement de la société en communautarismes et en décors de bazars du tiers-monde (cf. Les quartiers pakistanais à Londres ou certains quartiers banlieusards en France). Arrogants face à la dénonciation de la fausse mixité sociale, ces bobos ont déserté (ou n'habitent pas) les ghettos. Ils logent en particulier dans les quartiers branchés de la capitale.
5Le "malgré nous" Bihr ne souligne que ce qui ne dérange pas la doxa officielle mais nullement la corruption étatique, le machiavélisme d'Etat qui officialise l'extension d'une religion de la soumission (formation d'imans made in France, salles de prière en usines, repas diversifiés dans les cantines scolaires, etc). La tolérance initiale de la gauche gouvernementale dans l'Eduque Naze du voile a finalement été remise en cause sous la pression de la "majorité silencieuse" si méprisée jusque là par les intellectuels de gouvernement. Tous les débats officiels à la TV méprisent et se moquent de ces "beaufs" qui n'acceptent pas des "cultures différentes". J'en fais partie et je ne prendrai qu'un exemple: la boulangerie d'Arcueil à Laplace, commune prolétaire plutôt électrice des néos-PCF. Lorsque le boulanger arabe a remplacé sa vendeuse vietnamienne par sa femme voilée, la moitié de la clientèle, dont moi, a déserté pour aller trois cent mètres plus loin dans une boulangerie française. Le commerçant a vite fait marche arrière et remis à la caisse la vendeuse vietnamienne tête nue. La boucherie halal juste à côté n'a pas tenu deux ans, et son local est à louer à présent. Il existe donc une résistance feutrée à l'envahissement du folklore musulman, comparable au boycott des magasins de collabos à une époque pas encore oubliée.
6Je ne savais pas qu'il était homo et je m'en fiche, mais je l'emmerde parce que ses oeillières sont trouées, même ladite extrême-droite n'affiche plus sa haine des homosexuels, la preuve : un des principaux mégaphones du FN peut plastronner sans honte de sa sexualité et être un régulier du PAF avec estime du public parce qu'il est intelligent et dit souvent moins de conneries que la plupart des politiciens bcbg qui font partie de la bonne société conviviale de monsieur le sociologue expert en insultes à la Vichinsky ou à la Mc Carthy.
7Vérié est une contraction sans doute d'avarié; cet individu, petit chef de LO au début des années 1970 se faisait appeler Verdier ou Verrier, puis s'est fait connaître comme Gérard Delteil, auteur de roman policier à la sous-Manchette, véhiculant les poncifs bien pensants qui font jouir ses lecteurs gauchistes. Lorsque je l'ai croisé à la fête de LO il y a 3 ou 4 ans, nous n'avions même pas parlé de ces cons de trotskiens mais de son ex-ami de Combat Communiste (scission bâtarde de LO), le sirupeux démocrate pro-américain Yves Coleman, qu'il avait dégoisé en déplorant qu'il soit devenu un "anarchiste de droite", mais pas "rouge-brun", ouf!
8As du double langage comme tous les troskiens parvenus, on remarquera ici la petite fleur en direction de son lectorat gauchiste, dont il dit aussi pis que pendre en privé. Si c'est bien lui, il me déçoit car il a fort courageusement contré et gagné un procès contre le procureur falsificateur D.Daeninckx. Cet autre chasseur de nazis de pacotille.
9Voilà quelqu'un d'intelligent et qui permet de respirer, mais je n'écris des choses dégueulasses que pour les partis ou sectes dégueulasses, et vous pouvez relire ce que j'ai écrit sur la tendance Claire; je fais une critique politique je ne suis pas ordurier et j'ai trouvé (et publié) la réponse d'un rédacteur de cette tendance correcte et le lui ai dit. Est-ce une tendance passerelle du gauchisme vers l'ultra-gauche? Je m'en fous. Je pense qu'il n'y a pas que des idiots chez les gauchistes. Cette tendance est diabolisée par contre par la secte CCI qui a accusé sa propre tendance diabolisée de collusion avec le NPA. Ce qui est interprétation paranoïaque, la tendance Claire a le droit de publier les textes qui lui semblent intéressants – ils ont même publié paraît-il des miens. Nous on s'en fout des droits d'auteur, des réputations littéraires et des cloisonnement politiques sectaires. Les idées ne sont la propriété de personne et la vérité finit toujours par creuser son chemin indépendamment des ayatollahs de la pensée correcte de la gauche environnante au pouvoir et de ses ministres anciens gauchistes ou copains des Bihr et Cie.