« La
tâche des prolétaires est désormais de résister aux attaques
contre les salaires et les conditions de travail, et, en politisant
leurs luttes, de se constituer en classe, de se préparer à
renverser partout l’État de la bourgeoisie en rejetant fermement
toute propagande nationaliste.
C’est une tâche de longue haleine qui implique
que les ouvriers prennent conscience de leurs intérêts et de leur
but final, que les
révolutionnaires jouent leur rôle dans cette politisation
et continuent, même s’ils sont encore minoritaires, de dénoncer
sans faillir l’idéologie dominante, particulièrement celle
véhiculée par des organisations qui se prétendent ouvrières ou
même révolutionnaires, tous les « partis de gauche »
de la bourgeoisie ».
Au
lieu de se concentrer sur l'utilisation par toutes les cliques de
la gauche bourgeoise et de ses queues petites bourgeoises de
l'extrême gauche, on se livre à une explication des émotions
face au génocide (mot discutable) où « l'indignation a
souvent radicalisé le combat de classe » ( ? tout comme
« l'indignation » bourgeoise la pousse à la guerre??).
Dis-moi quelle indignation u as et je te dirai qui tu es !
Puis on passe àl'explication, plutôt léniniste extérieure :
« D’un
côté comme de l’autre, les prolétaires sont otages d’un
conflit impérialiste et victimes, poussés au crime et
à la haine les uns envers les autres. Il est alors nécessaire
de prendre du recul et ne pas se laisser entraîner dans le piège
nationaliste. C’est évidemment extrêmement
difficile à faire pour les prolétaires et les éléments
politisés d’Israël et de Palestine car ils sont directement
plongés dans la barbarie, sans les armes politiques du
prolétariat, sans la solidarité
internationaliste de leurs frères de classe des autres
pays, pris dans le feu des événements, au milieu des provocations
et de la vengeance, de la rage du désespoir et de l’impuissance,
dans une ambiance marquée par la mort et l’idéologie de
guerre ».
Les
prolétaires en Israël sont surtout palestiniens, et il est vrai
que c'est plutôt une minorité d'intellectuels israëliens qui
sauve l'honneur mais pas l'horreur. Est évoquée l'absence de
solidarité internationaliste des prolétaires des autres pays,
presque comme un reproche mais s'ils sont réduits, comme nous
tous, à la place de spectateurs contrits 'est que quelque chose
cloche. C'est loin pour la plupart mais il faut surtout voir que
toute véritable soidarité de classe est encore impossible d'abord
parce qu'il s'agit là-bas non d'une guerre de classes maisd'une
guerre civile orchestrée pas simplement par le nationalisme juif
mais par la controntation inter-impérialiste en toile de fond.
Ensuite parce que la clase ouvrière internationale ne se conçoit
pas comme internationaliste. Internationaliste la classe ouvrière
en Russie ? Internationaliste la classe ouvrière en
Ukraine ? Prenant pour eux l'accusation de ne rien faire ou de
rejetre « la seule solution » d'un Etat palestinien,
ils rétorquent :
« Rejeter
le terrain de la guerre impérialiste et du nationalisme, ce n’est
pas abandonner le combat ! C’est,
pour les prolétaires, retrouver les moyens de mener la lutte pour
leurs propres intérêts de classe, c’est être en mesure
d’acquérir une force énorme qui découle du fait que les
prolétaires israéliens et palestiniens ont les mêmes intérêts
de classe, qu’ils peuvent dépasser ces divisions imposées par
la bourgeoisie ».
Cela
ils conviennent que c'est une générakité qui ne coûte pas un
sou : « Oui,
cette perspective n’est pas réalisable
immédiatement.
Oui, la classe ouvrière n’a pas encore les moyens de s’opposer
frontalement aux massacres ».
Les
derniers mohicans bordiguistes pourraient déjà les accuser eux
aussi d'indifférentisme. Ils répondent à nouveau que la « gauche
du capital » vante le création d'un nouvel Etat
(impérialiste?) dans le giron de l'Iran et du Hezbollah mais
ils retombent dans le même genre de confusion que publicitaires
d'un smili Etat palestinien : «
C’est
une classe ouvrière exploitée et qu’on envoie se faire trouer
la peau par le Hamas ou une autre fraction « plus
présentable » de la bourgeoisie palestinienne tout aussi
barbare. Loin
de mettre fin aux massacres et d’empêcher le capitalisme de
s’enfoncer dans la guerre, les slogans nationalistes en faveur
d’une « Palestine libre » ne visent qu’à éloigner
les ouvriers de la seule perspective capable de mettre réellement
fin à la barbarie capitaliste : la révolution mondiale ».
Mais
où est la classe ouvrière en Palestine occupée et détruite ?
Ce qu'ils cherchent eux aussi avec cet à peu près :
« à la périphérie du capitalisme là où la classe peut
être plus affaiblie par le poids des sans-travail et des couches
sociales intermédiaires ».
Enfin
il n'y a plus de lien de cause à effet :
« À
travers ces campagnes, la bourgeoisie cherche à empêcher les
prolétaires des grandes métropoles capitalistes de développer
leur résistance face aux effets de la crise et de l’accroissement
du militarisme, marches-pied
indispensables vers la politisation
des luttes et les grèves de masse
seules à même d’apporter un début de réponse aux aventures
impérialistes, destructrices et meurtrières de la bourgeoisie. La
solidarité de classe internationale est un puissant levier, il est
le seul qui puisse donner du répit à
la classe ouvrière de la périphérie du capitalisme profondément
impactée par la guerre, en attendant
l’émergence d’une vague révolutionnaire internationale ».
La
campagne pour un Etat bourgeois palestinien « empêche le
prolétariat des grandes métropoles de développer leur résistance
face aux effets de la crise et à l'accroissement du
militarisme « ? La guerre en Ukraine aussi ?
D'abord
c'est faux, il y a tant d'autres sujets d'inquiétude (Ukraine,
rivalité USA/Chine, insécurité dans les rues, etc.) Tout n'est
pas lié à la « question palestinienne » voyez en Iran
à l'heure actuelle où la cherté de la vie fait lever les masses,
les grèves dont ils prennent connaissance un peu partout.
L'utilisation mondialisée de l'horreur à Gaza, par les
journalistes d'Etat comme par les agitateurs islamo-gauchistes,
comme le drame en Suisse, permettent d'occulter les problèmes de
fond, nota le silence sur les drames répétés au front ukrainien.
Ensuite et surtout la dénonciation d'Israël (et pas du
nationalisme juif) qui fait passer le Hamas pour représentant
légitime de la population palestinienne martyrisée, est un
élément central de la propagande électorale mélenchonesque pour
draguer le vote immigré. La classe ouvrière française ne se sent
pasen soi concernée ni n'a envie de mourir pour l'Ukraine. De e
point de vue on peut se féliciter de son état de spectateur
engagé ; engagé à ne pas se laisser embobiner par le
nationalisme d'où qu'il vienne, ce qu'ils notent aussi à leur
façon un peu plus loin : dans
les grandes métropoles capitalistes où la classe ouvrière
bénéficie d’une grande expérience historique ».
Ben oui : deux guerres mondiales et des guerres coloniales,
mais au souvenir desquelles la secte mélenchonesque milite pour
l'oubli des massacres dans les deux camps, colonisateurs et
colonisés armés, pour
rétroactivement diviser la classe ouvrière en
deux entités bizarres et hors sol où seuls ces sales blancs sont
incapables de dénoncer les guerres...contrairement à la la
solidarité populaire des banlieues!
Masse périphérique taillable et corvéable électoralement pais
pas tant que les mélenchonesques ne l'espèrent. L'article ne le
met pas en évidence mais l'hystérie pro-Etat palestinien par
Mélenchon (secondé par Macron) est une étape fondamentale pour
embrigader la population immigrée dans une future union nationale
belliciste. Le « facho » Franco n'a-t-il pas gagné sa
guerre civile grâce à son armée immigrée nord-africaine ?
Quoiqu'il
en soit, nos maximalistes se réfugient dans le vieux messianisme :
«
Le seul chemin pour mettre fin à la guerre ou, tout au moins dans
un premier temps, entraver les projets bellicistes de la
bourgeoisie, c’est le
refus de tout patriotisme et de tout nationalisme, la défense de
l’unité des prolétaires, tout d’abord dans les grandes
métropoles capitalistes où la classe ouvrière bénéficie d’une
grande expérience historique, et à la périphérie du
capitalisme là où la classe peut être plus affaiblie par le
poids des sans-travail et des couches sociales intermédiaires.
La révolution communiste mettra fin définitivement à la guerre
impérialiste en abolissant les catégories économiques du
capitalisme, le salariat, la production de valeur, la concurrence,
les classes et les frontières nationales. C’est pourquoi il est
si important de défendre
partout dans le monde les positions internationalistes et la lutte
autonome de la classe ouvrière ».
Entraver
les projets bellicistes de la bourgeoisie ? Mais comment ?
Par les dérisoires attentats ultra-gauches dont j'ai parlé dans
l'article précédent ? Pas besoin, la bourgeoisie s'en charge
spontanément très bien ; voyez l'autre con de général qui
déglutit qu'il va falloir laisser zigouiller vos enfants. Ses
collègues qui se succèdent sur les plateaux de télévision pour
chanter les vertus d'une guerre « démocratique » et
même féministe (quoique les femmes ne soient pas encore exposées
au front). Ce pauvre Macron est en grande partie impopulaire pour
ses discours va-t-en guerre. Cette indignation rentrée et si
répandue fait bien plus obstacle à la guerre qu'un blocage de
port par la CGT.
Enfin
l'invocation de la révolution communiste comme un lendemain qui
chante fait sourire non par la référence ignorantine au stalisme
et aux rabachâges sur la terreu en 89, mais parce que les
générations x, y, z sont fondées de penser que les
révolutionnaires estudiantins de 68 sont devenus ministres. Enfin
aussi parce que la formule « lutte autonome de la classe
ouvrière » est restrictive et foncièrement anarchiste
« conseilliste ». Une révolution même prolétarienne
n'est pas le fait d'une selle catégorie ou classe, même si le
prolétariat joue un rôle central, qu'il n'a pas eu d'ailleurs
depuis des dizaines d'années où ce fût surtout le fait des
étudiants, de couches moyennes ou méprisées (gilets jaunes,
paysans).
Certes
la véritable propagande révolutionnaire repose surtout sur la
dénonciation, avec un programme si lointain n(ou si repoussé)
qu'il en devient utopique. Son seul tort est de ne pas critiquer
vraiment les défauts, erreurs ou bêtises de notre propre camp,
comme je vais le démontrer par les statistiques.
Déjà
dans les années 1960 le sociologue Michel Crozier psait le
problème de l'absence de conscience de classe chez les employés
et les petits fonctionnaires, sans rester très loin de leur
qualifications de petits bourgeois, conception admises à peu près
par tous les groupuscules se réclamant du marxisme, surtout issus
des milieux étudiants, dont la plupart sont tombés par la suite
majoritairement dans ces catégories et ont fourni par la suite des
troupeaux aux gauchistes, se fichant progressivement des termes et
des situations relevant de la lutte de classes à la suite des
think tank de la gauche bourgeoise. Se concentrant au demeurant
désormais à la « politisation », et une politisation
sur le terrain essentiellement bourgeois : le parlementarisme.
(la formule « rêve de la fin de l'histoire estompée »
est une formule sociologique de l'époque marquée par la fin de la
croyance à une autre société que la capitaliste, assez conforme
au pessimisme populaire ou plutôt au négationisme de toute
possibilité d'avenir communiste ici et maintenant).
« A
partir du moment, par contre, où le rêve de la fin de l'histoire
s'estompe, l'analyse des groupes sociaux en termes de lutte des
classes achoppe sur l'existence de ces groupes sans concience, dont
le comportement ne correspond pas aux déterminants matérialistes
traditionnellement acceptés.
Leur
étude oblige à prendre une vue nouvelle, plus nuancée et moins
« idéaliste » du déterminisme sociologique. Ces
groupes, et en particulier les employés et les petits
fonctionnaires nous offrent en effet un intéressant exemple de
l'atténuation des distinctions et oppositions de classe qui
caractérise nos sociétés industrielles modernes. Dans cette
perspective ce n'est plus le problème du conflit mais celui du
consensus qui passe au premier plan ; non pas que nos sociétés
évoluent vers un état caractérisé par l'absence de conflits,
mais parce que le problème des relations de pouvoir et des
inéluctables conflits qu'elles entrainent laisse plus facilement
apparaître, dans ces groupes à la situation ambiguë, le fond de
consensus devant lequel il se pose ».
Ces
couches, sans en accepter la caractérisation de « petites
bourgeoises » - qui concerne hystoriquement paysans, petits
commerçants et intermédiaires en tout genre, sans oublier le
corps professoral – ont en effet énormément gonflé depuis 50
ans au point de devenir majoritaires dans le salariat, en
particulier en France.
Les
cadres n'échappent plus à la paupérisation. Il
est lui aussi pris au piège de cette société décadente et
folle, il est même piégé au moment de sa retraite. Les métiers
les plus recherchés, médecin, ingénieur, avocat, expert
comptable (merde à l'IA), manager, ne sont plus garantis par
embouteillage professionnel ou agressions inopinées. La violence
est partout.Il y a pénurie dans la restauration. Les métiers
prioritaires pour l'avenir : ingénieur, infirmier,
enseignant.
Le
statut de cadre force à plus de cotisations et, à la retraite il
peut toucher moins qu'un non cadre, les artistes aussi qui en
pleurent dans les médias La dénomination sociologique n'est pas
fondamentalement significative donc. A la retraite des cadres
touchent moins que des ouvriers ; ceux qui sont au chômage ne
sont pas sûrs de retrouver ce statut. Les enseignants sont des
cadres et en majorité fonctionnaires mais restent des salariés
pas plus à l'abri des besoins et du lendemain qu'un simple ouvrier
de base lequel sait mieux se servir de ses mains, mais ils restent
les supérieurs de toutes les professions techniques exécutives
des employés de l'éduque naze, l'esprit hiérarchique peut aussi
leur servir de compensation pour une supériorité intellectuelle
enfuie ; cependant les exigences administratives sans fin et
bornées font que la plupart ne sont plus en fait cadres, qu'ils le
sachent ou non mais des prolétaires en schizophrénie quotidienne
comme le remarque justement un de leurs syndicats.
Avec
la population immigrée, officielle ou non, l'idéologie procède
avec des simplismes « humanitaires », en vérité tout
immigré n'est pas un prolétaire ni n'aspire à le devenir. Dans
la situation de misère économique et sexuelle qui les attend, il
est même normal, selon moi, qu'ils soient en partie les acteurs en
nombre croissant des crimes délictueux. L'affaire des viols de
masse, grooming gangs, commis pendant des années sur des milliers
de jeunes anglaises, ressurgit. Tue par l'Etat britannique
antiraciste, et qui a surtout besoin de travailleurs immigrés
(sans se soucier de leur misère sexuelle) ne va pas développer
l'estime humanitaire pour les migrants en Europe.
Me
foutant de l'indifférence de l'islamo-gauchisme, et surtout de
leur hypocrisie, je constate que l'immigration en grande partie
nord africaine, en particulier en France, importe croyances et
modes de vie différents et communautaires, souvent marqués par
l'arriération (femmes inférieures et masquées) et nulle
conscience de classe et avec une volonté de « monter »
le plus haut possible ; la réussite scolaire est plus
importante pour deuxième génération des familles immigrées, on
trouve à foison des docteurs et des cadres informatifs qui ne se
considèrent pas du tout comme des prolétaires et méprisent leurs
clients comme le reste de leur profession, sauf leur
coreligionnaires (mais faut pas généraliser). Au XIX ème siècle,
quand les paysans montaient à Paris où allaient vivre dans les
zones industrielles ils finissaient par se fondre dans le
prolétariat, mais il faut noter, et je l'ai vécu il y a cinquante
ans, que les clans régionaux pouvaient s'ossifier et être
déterminants dans l'entreprise, bretons entre eux, auvergnats,
etc. Au XIX ème siècle le paternalisme religieux était
permanent dans les usines ; aujourd'hui il n'y a que les
islamo-gauchistes pour considérer la mosquée dans l'entreprise ou
la salle réservée aux prières comme un progrès.
A
l'heure actuelle ce qu'il faut souligner et dénoncer c'est la
nouvelle préparation à l'union patriotique ...multi-ethnique
et antiraciste !
En
effet c'est le consensus « tous ensemble »,
communautaire, multi-ethnique, créolisé qui est du plus haut
intérêt pour l'ordre dominant, car il est devenu le principal
rajeunissement de l'idéologie patriotique, donc faussement
internationaliste dont la secte de Mélenchon est la principale
propagandiste , mieux même que la clique à Bardella;
d'ailleurs cette engeance a voté contre les crédits militaires
supplémentaires contrairement à « l'ensemble » des
autres partis bourgeois mais...parce qu'ils sont insuffisants !
Examinons
d'abord l'échelle sociale :
Retraités :
17,2 (femmes 53%)
EMPLOYES
DE BUREAUX : 8,1 millions
IMMIGRES :
7 millions.
-
CHOMEURS :
5
698 300 dont 3 263 500 sans emploi
OUVRIERS :
5,3 millions (8 sur 10 sont des hommes jeunes) en décroissance
depuis 1982
CADRES :
5,2 millions (ont doublé en 40 ans)
PATRONS
(grands et petits: 4,4 millions, statut de micro-entretreneurs
dont 4 millions de non salariés, micro entreprise 757 000, classique
940 000.
Dans
le détail :
Professions
libérales:1.714.000
Ingénieurs :
1,2 millions
ENSEIGNANTS :
866.500
PETIT
COMMERCE (salariés du privé) : 824.000
Chauffeurs ;
314.000
FLICS :
224.000
Livreurs :
180.000
Journalistes:142.000
AVOCATS :
72.000
La
statistique des catégories et des classes et leur nombre respectif
ne signifient pas grand chose en soi, ni la situation réelle, ni
une opinion définie, et on ne risque pas de se tromper si on
déclare que les prolétaires « de base » sont
majoritaires chez les chômeurs et les immigrés (et les chômeurs
eux-mêmes majoritaires chez les immigrés). En revanche la
personne d'en bas est « personne » au sens propre pour
la bourgeoisie. Hic ! Nous ne sommes rien, soyons tout !
Les
révolutions ont en général été provoquées ou portées par une
minorité de ces milliers de « personnes » de la
population. La révolution est définie par l'IA comme rebéllion
populaire et « survient lorsque de larges masses décident de
prendre le pouvoir » ; il n'est pas précisé si ces
masses sont majoritaires ni leur composition sociologique. En 1917
en Russie la révolution est portée par une classe ouvrière
ultra-minoritaire au milieu de millions de paysans, elle est très
concentrée industriellement et son action dépend du lieu de la
capitale, ou de grandes villes comme Saint Péetersbourg. Paris en
France en est le premier exemple classique ; Paris a toujours
été le centre des révolutions, voire seule (cf. 1871). On peut
être dubitatif aujourd'hui avec une capitale majoritairement bobo.
L'être
de classe prolétaire n'est pas déterminé par l'apparence de la
classification : si des cadres se trouvent dans toutes les
catégories, dans leur propre catégorie, pour parodier Marx, tel
cadre inférieur peut être l'exploité du cadre supérieur. Le
petit commerçant, le flic de base, un architecte au chômage ne
font pas partie des cadres et leur conscience politique les porte à
penser comme « les gens d'en bas ». Le cadre à la
retraite avec une faible pension ne peut plusse penser comme
cadre.La petite bourgeoisie classique ce sont les professions
libérales (médecins, pharmaciens, avocats, architectes,
vétérinaires) les artisans (boulangers, coiffeurs,
serruriers...), les petis commerçants et les boutiquiers (je n'ai
pas trouvé les chiffres, celui de 824.000 concerne les employés
des patrons petits bourgeois), on y ajoutait naguère, mais de
moins en moins, employés de bureaux et enseignants ; mais
dans les faits, travail de plus en plus stressant, agressions dont
celles des abrutis parents d'élèves surtout à l'encontre des
profs ; leur situation se confond avec la condition ouvrière
classique : insécurité du travail et peur du lendemain) même
si la plupart ne se considèrent pas comme ouvriers mais « couche
moyenne). La plupart se sont embourgeoisés, sans devenir de vrais
bourgeois (ni des riches), mais avec la même mentalité
individualiste, qui se traduit par leur soumission aux idéologies
bourgeoises parlementaristes, écologistes, féministes,
antiracistes, etc. Depuis des décennies on a assisté à une
boboïsation de ces couches, phénomène de « petit
embourgeoisement » qui est en train néammoins (nez en moins)
de s'effondrer à grande vitesse ; qui devrait d'ailleurs se
traduire aux municipales par la chute des principaux partis bobos,
les verts et les islamos-insoumis.
En
fait face à ces sectes, principales ennemies du prolétariat,
c'est la véritable lutte des classes qui va les faire exploser,
comme on commence à s'en rendre compte avec leur prise de position
débile sur l'Iran. Le groupe de l'article cité lui aussi ne voit
l'apparition de la conscience de classe comme seulement déterminée
économiquement contre « la vie chère » de Leclerc et
syndicats, et même les terroristes gouvernant en Iran. Ce qui
permet d'occulter la confusion désormais de la politique et de
l'économie, en premier lieu avec les terribles restructurations
où l'ouvrier est jeté à la rue face à la police. L'iranienne
Mahnaz
Shirali explique très bien sans « politisation »
la fusion économie/politique quoique quoique
négligeant que c'est aussi le cas le cas maintenant en France !:
« Dans
la société iranienne, vous ne pouvez pas séparer le politique de
l'économique. Tout ce qui est politique est économique, et
inversement. Le pouvoir étouffe la société, il détient la clé
de tous les plans sociaux, de toutes les institutions sociales,
l'économie est entre les mains du pouvoir politique. Quand il y a
des manifestations économiques, c'est forcément politique. On ne
peut pas séparer les deux. Dans un pays démocratique comme la
France, vous pouvez le faire. La politique fonctionne d'une manière
souterraine, mais en apparence l'économie est indépendante. Alors
qu'en Iran, le pouvoir politique, les dirigeants du pays,
détiennent toute la richesse ».
Le
CCI avec cet article est hors course en utilisant le terme
gauchiste de « politisation ». Qui suppose au passage
une intervention léniniste extérieure, or la marche même de la
crise et les contradictions du capitalisme opèrent naturellement
la fusion de la révolte économico-politique, pas besoin d'une
intervention extérieure. Surout l'introduction de leur pensée
généraliste, répétitive et messianique. C'est décrire ce qui
se passe maintenant en profondeur qui importe pas de poser au
donneur de leçon internationaliste. Pour un groupe qui se réclame
de Rosa Luxemburg c'est plutôt léniniste car la grande dame se
moquait du Lénine « extérieur » :
« L'affirmation
qu'il faut « donner à la lutte économique elle-même un
caractère politique » traduit
de la façon la plus frappante le culte de la spontanéité dans le
domaine de l'activité politique.
Très souvent, la lutte économique revêt un caractère politique
de façon spontanée, c'est à dire sans l'intervention de ce
« bacille révolutionnaire que sont les intellectuels »,
sans l'intervention des social-démocrates conscients ».
MAIS
QUOI FAIRE ?
Mais
Lénine n'avait pas entièrement tort.Le problème est qu'il jette
lui-même la confusion en lançant cette autre formule, niant une
spontanéité de classe, où la conscience (de classe) devrait être
apportée de l'extérieur, comme si chaque classe sociale avait
besoin d'un géniteur particuler. Lénine reconnaîtra avoir tordu
le bâton de l'autre côté... Mais relisons son argumentation qui
n'est pas si simpliste :
« La
conscience politique de classe ne peut être apportée à
l’ouvrier que de l’extérieur, c’est-à-dire de
l’extérieur de la lutte économique, de l’extérieur de la
sphère des rapports entre ouvriers et patrons. Le seul domaine où
l’on pourrait puiser cette connaissance est celui des rapports
de toutes les classes et couches de la population avec
l’Etat et le gouvernement,
le domaine des rapports de toutes les classes entre
elles. C’est pourquoi, à la question : que faire pour apporter
aux ouvriers les connaissances politiques ? – on ne saurait
donner simplement la réponse dont se contentent, la plupart du
temps, les praticiens, sans parler de ceux qui penchent vers
l’économisme, à savoir “aller aux ouvriers”. Pour apporter
aux ouvriers les connaissances politiques, les
social-démocrates doivent aller dans toutes
les classes de la population, ils
doivent envoyer dans toutes
les directions des
détachements de leur armée. Si
nous avons choisi cette formule anguleuse, si notre langage est
acéré, simplifié à dessein, ce
n’est nullement pour le plaisir d’énoncer des paradoxes, mais
bien pour “faire penser” les économistes aux tâches qu’ils
dédaignent de façon aussi impardonnable,
â la différence existant entre la politique trade-unioniste et la
politique social-démocrate et qu’ils ne veulent pas
comprendre ».
L'argumentation
est plus fine qu'il n'y paraît : « hors de la sphère
ouvriers-patrons » ne signifie pas que tout dépend du
« parti conscient » ou alors exit le milieu social de
la classe opprimée, ses enfants, l'école, la répression
policière, la vie quotidienne dans et hors du lieu de travail. Ce
que sous-entend Lénine est que les économistes (ouvriérisme
d'époque) en se focalisnt sur la lutte économique (le plus
souvent à l'époque opposant ouvriers versus patrons) s'économise
de la confrontation avec le principal patron : l'Etat. C'est à
dire la lutte politique. Enfin, c'est la guerre mondiale qui a mis
tout le monde d'accord car elle a favorisé l'érection de la
révoution. Ce qui est possible aussi à notre époque si le
criminel de guerre Poutine continue à faire le con. Plus il va
faire durer la guerre plus il favorisera l'effondreent du système.
Rappelons que les deux guerres mondiales n'ont pu excéder quatre
années pour être closes finalement dans l'urgence.
LA
DEFORMATION DE LENINE PAR LES CURES MARXISTES-MUSULMANS
Comme
les wokistes trotskiens et le populisme mélenchonesque, les
saboteurs de la principale arme politique du prolétariat pardades
en Orient nationaliste. On peut considérer que les critiques des
gens qui posent à l'anti-léninisme primaire sont plus semblables
à un Lénine caricaturé grossièrement. Je me permets ici
cependant une parenthèse, nécessaire, sur l'utilisation dans le
même sens caricatural des jeunes écrits de Lénine. Par les curés
marxistes-musulmans, ex fans du FPLP. Leur site
s'est permis de retraduire à sa façon le Que Faire ? On peut
passer sur la traduction de tract par « feuille volante »,
terme utilisé à l'époque en russe, mais qui correspond mieux au
souhait de donner un aspect religieux et pro-terroriste au pamphlet
de Lénine. C'est le remplacement dans l'ensemble du texre
retraduit, à la sauce ambiance islamique, du terme
« dénonciations » par « révélations »
qui interloque le plus : de même le petits arrangements de
syntaxe, usant équivoqueme du mot foi : « Il
est difficile en
effet
à ceux qui ont perdu la foi en cette possibilité ou qui n’y ont
jamais cru, de trouver une
autre issue que le terrorisme à
leur indignation et à leur énergie révolutionnaire ». On
imagine mal en vérité un Lénine mystique pensant incarner une
nouvelle foi néo-religieuse, même si ses sectateurs (dont les
bordiguistes) ont tenté le coup lors du congrès des peuples
d'Orient,
esquissant une solution de continuité entre islam et marxisme en
faveur de la « question nationale », exalter le
terrorisme à son époque même si l'on pouvait y comprendre encore
pour peu de temps le recours désespéré au terrorisme
anarchiste. Or remplacer à l'endroit cité le mot terreur par
terrorisme, revient à encenser le terrorisme nationaliste
palestinien par ce site dédié à son principal guru intellectuel
tué par l'armée nationaliste israélienne. A cet endroit, si
Lénine utilise le mot terreur c'est dans le sens de « faire
peur par l'attentat individualiste ». L'autre formule
détournée de manière plus ridicule encore par ce site
palestinien qui se dit marxiste concerne la phrase : « C’est
clair, je pense. Mais il s’avère justement que la nécessité de
développer dans
tous les sens la
conscience politique « .
Hic !
Dans tous les sens ! Ben voyons ! La traduction autrement
fidèle des éditions du Seuil en 1966
indique « sur tous les plans » (NB : économiques
et politiques), ce qui est autrement sérieux. En conclusion nos
vrais faux léninistes défendent bien, eux, une conception de
notions vraiment extérieures à la classe ouvrière
internationale ! Au profit d'un nationalisme désuet inutile
pour sauver les populations palestiniennes meurrtries.
Le
militant maximaliste un curé comme les autres aussi impuissant?
L'anti-militantisme,
stade inférieur de l'aliénation ?
Et
puis, comme externe patenté à la classe ouvrière, il y a
l'intellectuel post-lycéen 68. Les conseillers en révolution
n'ont quasiment plus aucun impact dans le proletariat, ce que je
regrette personnellement car un parti mondial contre la guerre et
le czapitalisme est plus nécessaire que jamais. Le militant des
partis en général souhaite désormais être rétribué, pas
forcément pécunièrement, mais honorifiquement, Pour ce
sous-produit du situationisme petit-bourgeois, conseiller en
conseillisme, il n'y a qu'à pressurer le jus de Raymond Aron :
« Faisons
l’effort de surmonter l’ennui que secrète naturellement les
militants. Ne nous contentons pas de déchiffrer la phraséologie
de leurs tracts et de leurs discours. Interrogeons-les sur les
raisons qui les ont poussés, eux, personnellement, à militer.
(…) « ...les
sentiments de culpabilité qu’il entretient sont tels qu’il ne
peut envisager une promotion hiérarchique dans le cadre du
système, ou plutôt il est prêt à lutter pour une bonne place si
il gagne en même temps la garantie que ce n’est pas pour son
propre compte. Son militantisme lui permet de s’élever, de se
mettre sur un piédestal, sans que cette promotion apparaisse aux
autres et à lui-même pour ce qu’elle est ».
Soyons
rassurés, les débuts de la révolution française et de la russe
n'ont pas été conditionnés par les activistes politiques.
Concernant
les peuples et les prolétariats des pays en guerre
« Cause
commune », cette étonnante revue du PCF, plus profonde que
les rabachâges du CCI, fournit une claire explication sur la mise
en cause de l'identité de classe (qui sert tant à museler
en cas de guerre):
« Il
est vrai que la période actuelle est marquée par une prédominance
des assignations identitaires ethnoraciales dans le débat public.
Ainsi, loin d’être l’apanage de la seule extrême-droite, les
élites politico-administratives tout comme les médias dominants
n’hésitent pas à alimenter et à fabriquer des débats autour
de l’« identité de la France », du « problème
de l’immigration » et de la « communauté
musulmane », manière d’éluder la question sociale et de
masquer la confiscation du pouvoir par les classes supérieures ».
Sans
oublier la ségrégation spatiale :
« Ainsi
la part relative des ouvriers dans la population locale est plus
importante dans les espaces éloignés des principales villes. À
l’inverse, les classes supérieures et les professions
intellectuelles se concentrent dans les grandes villes et surtout
en région parisienne. On peut ainsi comprendre que le travail
journalistique et artistique diffuse souvent des représentations
esthétisantes de la ruralité qui gomment sa réalité ouvrière.
De telles représentations s’accordent bien avec les expériences
de la campagne vécues par la plupart des urbains, touristes de
passage ou propriétaires de résidences secondaires ».
Cet
éclatement de l'identité de classe, comme les divisions en
groupes sociaux, explique en grande partie l'impuissance des
prolétariats dans les guerres « en cours ». La
division employés/ouvriers reste également une carence de plus
confirmée par la mobilité sociale (alors que le combat doit être
commun, pas communautaire ni corporatif, enrtre salariés), ainsi
que le souligne un autre sociologue :
« L’hérédité
sociale s’est sensiblement renforcée depuis les années 1980 :
en 2003, plus de la moitié des ouvriers sont fils d’ouvriers. Et
la moitié des fils d’ouvriers deviennent ouvriers, un tiers
rejoignent les professions intermédiaires ou deviennent cadres.
Quant aux hommes employés, ils sont plus souvent enfants
d’ouvriers qu’en 1985, et leurs destinées sont plus
souvent ouvrières. Ainsi, la moitié des employés sont des fils
d’ouvriers et un quart des fils d’employés sont devenus
ouvriers. Les destinées des fils d’employés apparaissent
cependant plus ouvertes que celles des fils d’ouvriers : la
moitié sont devenus professions intermédiaires ou cadres ».
Dans
les pays en guerre la politique de l'autruche s'éternise, mais
elle aura une fin, et pas celle que beaucoup imaginent aujourd'hui.
Toute cette petite compétition entre groups sociaux devient
secondaire et ridicule. Toute la société est frigorifiée par la
guerre. En Occident le mensonge est pesant, puant et équivalent
aux bobards de 1914. Tout est de la faute du sadique Poutine.
L'Ukraine de Zelensky ne tue pas les civils russes...respecte ses
soldats (mais rien sur les embrigadements forcés, les suicides
collectifs). L'armée israélienne massacre et affame les civils à
Gaza mais peut-on oublier les tuerires du 7 octobre et le long
martyre des otages ?
A
PROPOS DE L'INTERNATIONALISME DES ELITES
L'internationalisme
des élites et des sectes maximalistes ignore le confinement
spatial des prolétaires à la périphérie (et répartition
inégale des ouvriers) , asphyxiés en outre par la propagande
odieuse-visuelle »
« Par
contraste avec l’internationalisme des élites, la faible
mobilité géographique des classes populaires est souvent
soulignée. Mais cette immobilité supposée recouvre en fait des
situations diverses : elle peut être contrainte et subie ou
au contraire appréciée ; elle renvoie aussi à des modes de
vie fort différents selon qu’on se situe en zone urbaine ou
rurale. En outre, elle ignore l’importance de l’immigration
dans les mondes populaires ».Mais j'ajoute
, et ses effets négatifs.
LFI
n'est pas une élite, mais un cloaque idéologique wokiste et
aberrant ; son insoumission au minimum de rigueur politique
est proverbiale. On a vu que dans la perspective de toute guerre
cette clique choisi un camp nationaliste tout comme elle peut voter
les crédits de guerre français. Les prises de position de cette
grosse secte avec son guru indétrônable sont clairement
repoussantes pour toute personne intelligente. Ainsi de la
déclaration populiste de soutien dérisoire et faux-cul au peuple
iranien :
« Un
peuple comme le nôtre regarde toujours avec sympathie
l’insoumission populaire qui affirme le droit à une vie digne.
Par contre, en manifestant son soutien, le Mossad cherche à
exaspérer les tensions entre Iraniens. Dans quel autre pays, sinon
sous ce gouvernement Netanyahu d’extrême droite, un service
d’espionnage exprime-t-il un point de vue public sur les
événements dans un autre pays ? » .
Absence
de critique à la dictature islamiste comme par après au dictateur
Maduro ; cela serait trop risqué électoralement pour les
électrices voilées de leurs banlieues. . Les
protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui
avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention
de Mahsa Amini, cette jeune femme arrêtée et tabassée par la
police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire
féminin. Des centaines d'iraniens avaient été massacrés
par après par les terroristes mollahs au pouvoir.
En
2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce
d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait
alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait
des dizaines de morts. En tout cas le peuple iranien d'en bas n'a
aucun secours à attendre de Trump qui, malgré le succès de
l'enlèvement du dictateur Maduro, aurait toutes les chances de se
casser les dents de la même manière que l'opération Eagle claw
où les soldats américains en hélicoptère avaient trouvé la
mort en essayant de libérer les 53 otages prisonniers dans
l'ambassade américaine à Téhéran. Le régime facho de Téhéran
étant désormais sur ses gardes vu la malchance et l'imprévision
de Maduro. Les perspectives de libération sont peu crédibles, la
farce féministe d'un mouvement de libération des femmes (et pas
de la société dans son enseble.) Le reour du fils du Shah !
En
Iran la libération des abrutis islamistes sera hélas reportée
avec de nouveaux massacres. Mais cet exemple en début d'années
peut être interressant pour tous les peuples opprimés par la
guerre. Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que
celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en
détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police
des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire
féminin. Des centaines d'iraniens avaient été massacrés par les
terroristes mollahs.En 2019, des manifestations avaient aussi
éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence
(source principale du chaos mondial!). La contestation avait alors
touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des
dizaines de morts.