
QUE FAIRE BORDEL?
MAIS QUOI FAIRE BORDEL ?

Le bla-bla d'une secte maximaliste attendant l’émergence d’une vague révolutionnaire internationale. (ou le bon dieu sans confession)
« Dans la famille, l'homme est le bourgeois ; la femme joue le rôle du prolétariat »
« Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience ».
« Le domaine de la liberté comme,ce là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité »
MARX
« Par lui-même, le mouvement ouvrier spontané ne peut engendrer (et n’engendre infailliblement) que le trade-unionisme); or la politique trade-unioniste de la classe ouvrière est précisément la politique bourgeoise de la classe ouvrière. La participation de la classe ouvrière â la lutte politique et même à la révolution politique ne fait nullement encore de sa politique une politique social-démocrate ». Lénine (Que Faire ? 1902)
« Même les sociétés industrielles d'Occident connaissent le péril créé par la conjonction d'experts déçus et de diplômés aigris », « il suffit d'énumérer les situations dans lesquelles les diplômés se sont retrouvés frustrés pour retrouver les conjontures révolutionaires du XX ème siècle ». Raymond Aron
Une drôle de nouvelle année qui commence sur les chapeaux de roue : Pouine qui traite les européens de porcs, la tragédie en Suisse, la révolte populaire en Iran, le rapt du dictateur Maduro. Pour ceux qui l'ignore, la guerre n'est pas en passe de devenit mondiale, elle est une guerre pour le contrôle du pétrole, lequel a été décisif pour défaire l'impéralisme allemand en 1945.
Et toujours le prolétariat absent de la scène mondiale.On peut le déplorer ou s'en réjouir mais le degré zéro de la politique, en France en particulier, n'est pas atteint seulement par les pitoyables députés et le président mais aussi par nos sectes maximalistes qui radotent marxiste avec toujours le même bla-bla (affligé de cette stupidité : la guerre serait irrationnelle) à défaut d'approfondir et prévisions de plus en plus lointaines. Le vide sidéral d'une réelle compréhenson de la période qui va s'aggraver évidemment cette année est prticulièrement « lisible » dans un article sur le site du CCI : « Le soutien à la « Palestine libre » est un piège pour désarmer le prolétariat ». Outre l'aspect généraliste et universel du titre en voici le résumé encore plus confondant et simpliste :
« Dans un article précédent sur les manifestations pro-palestiniennes en Italie, nous avons dénoncé le piège de la bourgeoisie destiné à détourner l’indignation que suscitent les massacres à Gaza vers un soutien nationaliste à la Palestine, c’est-à-dire à l’État palestinien et à la classe dominante palestinienne qui est en guerre, avec ses alliés iraniens notamment, contre une bourgeoisie concurrente, celle d’Israël. Contre la guerre et le rouleau compresseur du nationalisme, la seule perspective pour le prolétariat, c’est la défense de l’unité et de la solidarité des ouvriers de tous les pays, le refus de l’embrigadement des ouvriers dans une guerre qui n’est pas la leur et où ils sont contraints d’assassiner leurs frères de classe. Cette perspective de solidarité de classe internationale, concrète et vivante, est encore lointaine, du moins n’est-elle défendue, aujourd’hui, que par de petites minorités révolutionnaires. Mais c’est le seul chemin possible pour empêcher la bourgeoisie d’enfoncer la planète entière dans la barbarie du militarisme ».
Formellement le constat est juste, voire indiscutable face aux torrents de manifestations un peu partout et de déclarations outrancières en faveur de la création mythique d'un micro Etat bourgeois impossible et dérisoire face aux confettis d'une Palestine éclatée et martyrisée par le nationalisme juif (qui est d'ailleurs un internationalisme communautariste, et le groupe mère de ce site se garde bien de caractériser ce natiobalisme hébreu, comme le nom de cet Etat, de peur de passer pour antisémite1) ; tout comme en face on affaire à des Etats nationalistes « islamistes » et en Iran surtout, il n'y a pas de jaloux.
Valable aussi de considérer que la revendication d’une Palestine « libre » est le contraire de l’internationalisme prolétarien, c’est un appel à poursuivre la guerre impérialiste. Mais c'est la suite qui devient problématique avec l'exposion d'une sorte de rébus invraisemblable comparé aux affirmations précédentes :
« La tâche des prolétaires est désormais de résister aux attaques contre les salaires et les conditions de travail, et, en politisant leurs luttes, de se constituer en classe, de se préparer à renverser partout l’État de la bourgeoisie en rejetant fermement toute propagande nationaliste. C’est une tâche de longue haleine qui implique que les ouvriers prennent conscience de leurs intérêts et de leur but final, que les révolutionnaires jouent leur rôle dans cette politisation et continuent, même s’ils sont encore minoritaires, de dénoncer sans faillir l’idéologie dominante, particulièrement celle véhiculée par des organisations qui se prétendent ouvrières ou même révolutionnaires, tous les « partis de gauche » de la bourgeoisie ».
Au lieu de se concentrer sur l'utilisation par toutes les cliques de la gauche bourgeoise et de ses queues petites bourgeoises de l'extrême gauche, on se livre à une explication des émotions face au génocide (mot discutable) où « l'indignation a souvent radicalisé le combat de classe » ( ? tout comme « l'indignation » bourgeoise la pousse à la guerre??). Dis-moi quelle indignation u as et je te dirai qui tu es ! Puis on passe àl'explication, plutôt léniniste extérieure :
« D’un côté comme de l’autre, les prolétaires sont otages d’un conflit impérialiste et victimes, poussés au crime et à la haine les uns envers les autres. Il est alors nécessaire de prendre du recul et ne pas se laisser entraîner dans le piège nationaliste. C’est évidemment extrêmement difficile à faire pour les prolétaires et les éléments politisés d’Israël et de Palestine car ils sont directement plongés dans la barbarie, sans les armes politiques du prolétariat, sans la solidarité internationaliste de leurs frères de classe des autres pays, pris dans le feu des événements, au milieu des provocations et de la vengeance, de la rage du désespoir et de l’impuissance, dans une ambiance marquée par la mort et l’idéologie de guerre ».
Les prolétaires en Israël sont surtout palestiniens, et il est vrai que c'est plutôt une minorité d'intellectuels israëliens qui sauve l'honneur mais pas l'horreur. Est évoquée l'absence de solidarité internationaliste des prolétaires des autres pays, presque comme un reproche mais s'ils sont réduits, comme nous tous, à la place de spectateurs contrits 'est que quelque chose cloche. C'est loin pour la plupart mais il faut surtout voir que toute véritable soidarité de classe est encore impossible d'abord parce qu'il s'agit là-bas non d'une guerre de classes maisd'une guerre civile orchestrée pas simplement par le nationalisme juif mais par la controntation inter-impérialiste en toile de fond. Ensuite parce que la clase ouvrière internationale ne se conçoit pas comme internationaliste. Internationaliste la classe ouvrière en Russie ? Internationaliste la classe ouvrière en Ukraine ? Prenant pour eux l'accusation de ne rien faire ou de rejetre « la seule solution » d'un Etat palestinien, ils rétorquent :
« Rejeter le terrain de la guerre impérialiste et du nationalisme, ce n’est pas abandonner le combat ! C’est, pour les prolétaires, retrouver les moyens de mener la lutte pour leurs propres intérêts de classe, c’est être en mesure d’acquérir une force énorme qui découle du fait que les prolétaires israéliens et palestiniens ont les mêmes intérêts de classe, qu’ils peuvent dépasser ces divisions imposées par la bourgeoisie ».
Cela ils conviennent que c'est une générakité qui ne coûte pas un sou : « Oui, cette perspective n’est pas réalisable immédiatement. Oui, la classe ouvrière n’a pas encore les moyens de s’opposer frontalement aux massacres ».
Les derniers mohicans bordiguistes pourraient déjà les accuser eux aussi d'indifférentisme. Ils répondent à nouveau que la « gauche du capital » vante le création d'un nouvel Etat (impérialiste?) dans le giron de l'Iran et du Hezbollah mais ils retombent dans le même genre de confusion que publicitaires d'un smili Etat palestinien : « C’est une classe ouvrière exploitée et qu’on envoie se faire trouer la peau par le Hamas ou une autre fraction « plus présentable » de la bourgeoisie palestinienne tout aussi barbare. Loin de mettre fin aux massacres et d’empêcher le capitalisme de s’enfoncer dans la guerre, les slogans nationalistes en faveur d’une « Palestine libre » ne visent qu’à éloigner les ouvriers de la seule perspective capable de mettre réellement fin à la barbarie capitaliste : la révolution mondiale ». Mais où est la classe ouvrière en Palestine occupée et détruite ? Ce qu'ils cherchent eux aussi avec cet à peu près : « à la périphérie du capitalisme là où la classe peut être plus affaiblie par le poids des sans-travail et des couches sociales intermédiaires ».
Enfin il n'y a plus de lien de cause à effet :
« À travers ces campagnes, la bourgeoisie cherche à empêcher les prolétaires des grandes métropoles capitalistes de développer leur résistance face aux effets de la crise et de l’accroissement du militarisme, marches-pied indispensables vers la politisation des luttes et les grèves de masse seules à même d’apporter un début de réponse aux aventures impérialistes, destructrices et meurtrières de la bourgeoisie. La solidarité de classe internationale est un puissant levier, il est le seul qui puisse donner du répit à la classe ouvrière de la périphérie du capitalisme profondément impactée par la guerre, en attendant l’émergence d’une vague révolutionnaire internationale ».
La campagne pour un Etat bourgeois palestinien « empêche le prolétariat des grandes métropoles de développer leur résistance face aux effets de la crise et à l'accroissement du militarisme « ? La guerre en Ukraine aussi ?
D'abord c'est faux, il y a tant d'autres sujets d'inquiétude (Ukraine, rivalité USA/Chine, insécurité dans les rues, etc.) Tout n'est pas lié à la « question palestinienne » voyez en Iran à l'heure actuelle où la cherté de la vie fait lever les masses, les grèves dont ils prennent connaissance un peu partout. L'utilisation mondialisée de l'horreur à Gaza, par les journalistes d'Etat comme par les agitateurs islamo-gauchistes, comme le drame en Suisse, permettent d'occulter les problèmes de fond, nota le silence sur les drames répétés au front ukrainien. Ensuite et surtout la dénonciation d'Israël (et pas du nationalisme juif) qui fait passer le Hamas pour représentant légitime de la population palestinienne martyrisée, est un élément central de la propagande électorale mélenchonesque pour draguer le vote immigré. La classe ouvrière française ne se sent pasen soi concernée ni n'a envie de mourir pour l'Ukraine. De e point de vue on peut se féliciter de son état de spectateur engagé ; engagé à ne pas se laisser embobiner par le nationalisme d'où qu'il vienne, ce qu'ils notent aussi à leur façon un peu plus loin : dans les grandes métropoles capitalistes où la classe ouvrière bénéficie d’une grande expérience historique ». Ben oui : deux guerres mondiales et des guerres coloniales, mais au souvenir desquelles la secte mélenchonesque milite pour l'oubli des massacres dans les deux camps, colonisateurs et colonisés armés, pour rétroactivement diviser la classe ouvrière en deux entités bizarres et hors sol où seuls ces sales blancs sont incapables de dénoncer les guerres...contrairement à la la solidarité populaire des banlieues2! Masse périphérique taillable et corvéable électoralement pais pas tant que les mélenchonesques ne l'espèrent. L'article ne le met pas en évidence mais l'hystérie pro-Etat palestinien par Mélenchon (secondé par Macron) est une étape fondamentale pour embrigader la population immigrée dans une future union nationale belliciste. Le « facho » Franco n'a-t-il pas gagné sa guerre civile grâce à son armée immigrée nord-africaine ?
Quoiqu'il en soit, nos maximalistes se réfugient dans le vieux messianisme :
« Le seul chemin pour mettre fin à la guerre ou, tout au moins dans un premier temps, entraver les projets bellicistes de la bourgeoisie, c’est le refus de tout patriotisme et de tout nationalisme, la défense de l’unité des prolétaires, tout d’abord dans les grandes métropoles capitalistes où la classe ouvrière bénéficie d’une grande expérience historique, et à la périphérie du capitalisme là où la classe peut être plus affaiblie par le poids des sans-travail et des couches sociales intermédiaires. La révolution communiste mettra fin définitivement à la guerre impérialiste en abolissant les catégories économiques du capitalisme, le salariat, la production de valeur, la concurrence, les classes et les frontières nationales. C’est pourquoi il est si important de défendre partout dans le monde les positions internationalistes et la lutte autonome de la classe ouvrière ».
Entraver les projets bellicistes de la bourgeoisie ? Mais comment ? Par les dérisoires attentats ultra-gauches dont j'ai parlé dans l'article précédent ? Pas besoin, la bourgeoisie s'en charge spontanément très bien ; voyez l'autre con de général qui déglutit qu'il va falloir laisser zigouiller vos enfants. Ses collègues qui se succèdent sur les plateaux de télévision pour chanter les vertus d'une guerre « démocratique » et même féministe (quoique les femmes ne soient pas encore exposées au front). Ce pauvre Macron est en grande partie impopulaire pour ses discours va-t-en guerre. Cette indignation rentrée et si répandue fait bien plus obstacle à la guerre qu'un blocage de port par la CGT.
Enfin l'invocation de la révolution communiste comme un lendemain qui chante fait sourire non par la référence ignorantine au stalisme et aux rabachâges sur la terreu en 89, mais parce que les générations x, y, z sont fondées de penser que les révolutionnaires estudiantins de 68 sont devenus ministres. Enfin aussi parce que la formule « lutte autonome de la classe ouvrière » est restrictive et foncièrement anarchiste « conseilliste ». Une révolution même prolétarienne n'est pas le fait d'une selle catégorie ou classe, même si le prolétariat joue un rôle central, qu'il n'a pas eu d'ailleurs depuis des dizaines d'années où ce fût surtout le fait des étudiants, de couches moyennes ou méprisées (gilets jaunes, paysans).
Certes la véritable propagande révolutionnaire repose surtout sur la dénonciation, avec un programme si lointain n(ou si repoussé) qu'il en devient utopique. Son seul tort est de ne pas critiquer vraiment les défauts, erreurs ou bêtises de notre propre camp,3 comme je vais le démontrer par les statistiques.
Déjà dans les années 1960 le sociologue Michel Crozier psait le problème de l'absence de conscience de classe chez les employés4 et les petits fonctionnaires, sans rester très loin de leur qualifications de petits bourgeois, conception admises à peu près par tous les groupuscules se réclamant du marxisme, surtout issus des milieux étudiants, dont la plupart sont tombés par la suite majoritairement dans ces catégories et ont fourni par la suite des troupeaux aux gauchistes, se fichant progressivement des termes et des situations relevant de la lutte de classes à la suite des think tank de la gauche bourgeoise. Se concentrant au demeurant désormais à la « politisation », et une politisation sur le terrain essentiellement bourgeois : le parlementarisme. (la formule « rêve de la fin de l'histoire estompée » est une formule sociologique de l'époque marquée par la fin de la croyance à une autre société que la capitaliste, assez conforme au pessimisme populaire ou plutôt au négationisme de toute possibilité d'avenir communiste ici et maintenant)5.
« A partir du moment, par contre, où le rêve de la fin de l'histoire s'estompe, l'analyse des groupes sociaux en termes de lutte des classes achoppe sur l'existence de ces groupes sans concience, dont le comportement ne correspond pas aux déterminants matérialistes traditionnellement acceptés.
Leur étude oblige à prendre une vue nouvelle, plus nuancée et moins « idéaliste » du déterminisme sociologique. Ces groupes, et en particulier les employés et les petits fonctionnaires nous offrent en effet un intéressant exemple de l'atténuation des distinctions et oppositions de classe qui caractérise nos sociétés industrielles modernes. Dans cette perspective ce n'est plus le problème du conflit mais celui du consensus qui passe au premier plan ; non pas que nos sociétés évoluent vers un état caractérisé par l'absence de conflits, mais parce que le problème des relations de pouvoir et des inéluctables conflits qu'elles entrainent laisse plus facilement apparaître, dans ces groupes à la situation ambiguë, le fond de consensus devant lequel il se pose ».
Ces couches, sans en accepter la caractérisation de « petites bourgeoises » - qui concerne hystoriquement paysans, petits commerçants et intermédiaires en tout genre, sans oublier le corps professoral – ont en effet énormément gonflé depuis 50 ans au point de devenir majoritaires dans le salariat, en particulier en France.
Les cadres n'échappent plus à la paupérisation. Il est lui aussi pris au piège de cette société décadente et folle, il est même piégé au moment de sa retraite. Les métiers les plus recherchés, médecin, ingénieur, avocat, expert comptable (merde à l'IA), manager, ne sont plus garantis par embouteillage professionnel ou agressions inopinées. La violence est partout.Il y a pénurie dans la restauration. Les métiers prioritaires pour l'avenir : ingénieur, infirmier, enseignant.
Le statut de cadre force à plus de cotisations et, à la retraite il peut toucher moins qu'un non cadre, les artistes aussi qui en pleurent dans les médias La dénomination sociologique n'est pas fondamentalement significative donc. A la retraite des cadres touchent moins que des ouvriers ; ceux qui sont au chômage ne sont pas sûrs de retrouver ce statut. Les enseignants sont des cadres et en majorité fonctionnaires mais restent des salariés pas plus à l'abri des besoins et du lendemain qu'un simple ouvrier de base lequel sait mieux se servir de ses mains, mais ils restent les supérieurs de toutes les professions techniques exécutives des employés de l'éduque naze, l'esprit hiérarchique peut aussi leur servir de compensation pour une supériorité intellectuelle enfuie ; cependant les exigences administratives sans fin et bornées font que la plupart ne sont plus en fait cadres, qu'ils le sachent ou non mais des prolétaires en schizophrénie quotidienne comme le remarque justement un de leurs syndicats.
Avec la population immigrée, officielle ou non, l'idéologie procède avec des simplismes « humanitaires », en vérité tout immigré n'est pas un prolétaire ni n'aspire à le devenir. Dans la situation de misère économique et sexuelle qui les attend, il est même normal, selon moi, qu'ils soient en partie les acteurs en nombre croissant des crimes délictueux. L'affaire des viols de masse, grooming gangs, commis pendant des années sur des milliers de jeunes anglaises, ressurgit. Tue par l'Etat britannique antiraciste, et qui a surtout besoin de travailleurs immigrés (sans se soucier de leur misère sexuelle) ne va pas développer l'estime humanitaire pour les migrants en Europe.
Me foutant de l'indifférence de l'islamo-gauchisme, et surtout de leur hypocrisie, je constate que l'immigration en grande partie nord africaine, en particulier en France, importe croyances et modes de vie différents et communautaires, souvent marqués par l'arriération (femmes inférieures et masquées) et nulle conscience de classe et avec une volonté de « monter » le plus haut possible ; la réussite scolaire est plus importante pour deuxième génération des familles immigrées, on trouve à foison des docteurs et des cadres informatifs qui ne se considèrent pas du tout comme des prolétaires et méprisent leurs clients comme le reste de leur profession, sauf leur coreligionnaires (mais faut pas généraliser). Au XIX ème siècle, quand les paysans montaient à Paris où allaient vivre dans les zones industrielles ils finissaient par se fondre dans le prolétariat, mais il faut noter, et je l'ai vécu il y a cinquante ans, que les clans régionaux pouvaient s'ossifier et être déterminants dans l'entreprise, bretons entre eux, auvergnats, etc. Au XIX ème siècle le paternalisme religieux était permanent dans les usines ; aujourd'hui il n'y a que les islamo-gauchistes pour considérer la mosquée dans l'entreprise ou la salle réservée aux prières comme un progrès.
A l'heure actuelle ce qu'il faut souligner et dénoncer c'est la nouvelle préparation à l'union patriotique ...multi-ethnique et antiraciste !
En effet c'est le consensus « tous ensemble », communautaire, multi-ethnique, créolisé qui est du plus haut intérêt pour l'ordre dominant, car il est devenu le principal rajeunissement de l'idéologie patriotique, donc faussement internationaliste dont la secte de Mélenchon est la principale propagandiste , mieux même que la clique à Bardella; d'ailleurs cette engeance a voté contre les crédits militaires supplémentaires contrairement à « l'ensemble » des autres partis bourgeois mais...parce qu'ils sont insuffisants !6
Examinons d'abord l'échelle sociale :
Retraités : 17,2 (femmes 53%)
-
CHOMEURS : 5 698 300 dont 3 263 500 sans emploi
OUVRIERS : 5,3 millions (8 sur 10 sont des hommes jeunes) en décroissance depuis 1982
CADRES : 5,2 millions (ont doublé en 40 ans)
PATRONS (grands et petits: 4,4 millions, statut de micro-entretreneurs dont 4 millions de non salariés, micro entreprise 757 000, classique 940 000.
EMPLOYES DE BUREAUX : 8,1 millions
IMMIGRES : 7 millions.
Dans le détail :
Professions libérales:1.714.000
Ingénieurs : 1,2 millions
ENSEIGNANTS : 866.500
PETIT COMMERCE (salariés du privé) : 824.000
Chauffeurs ; 314.000
FLICS : 224.000
Livreurs : 180.000
Journalistes:142.000
AVOCATS : 72.000
La statistique des catégories et des classes et leur nombre respectif ne signifient pas grand chose en soi, ni la situation réelle, ni une opinion définie, et on ne risque pas de se tromper si on déclare que les prolétaires « de base » sont majoritaires chez les chômeurs et les immigrés (et les chômeurs eux-mêmes majoritaires chez les immigrés). En revanche la personne d'en bas est « personne » au sens propre pour la bourgeoisie. Hic ! Nous ne sommes rien, soyons tout !
Les révolutions ont en général été provoquées ou portées par une minorité de ces milliers de « personnes » de la population. La révolution est définie par l'IA comme rebéllion populaire et « survient lorsque de larges masses décident de prendre le pouvoir » ; il n'est pas précisé si ces masses sont majoritaires ni leur composition sociologique. En 1917 en Russie la révolution est portée par une classe ouvrière ultra-minoritaire au milieu de millions de paysans, elle est très concentrée industriellement et son action dépend du lieu de la capitale, ou de grandes villes comme Saint Péetersbourg. Paris en France en est le premier exemple classique ; Paris a toujours été le centre des révolutions, voire seule (cf. 1871). On peut être dubitatif aujourd'hui avec une capitale majoritairement bobo.
L'être de classe prolétaire n'est pas déterminé par l'apparence de la classification : si des cadres se trouvent dans toutes les catégories, dans leur propre catégorie, pour parodier Marx, tel cadre inférieur peut être l'exploité du cadre supérieur. Le petit commerçant, le flic de base, un architecte au chômage ne font pas partie des cadres et leur conscience politique les porte à penser comme « les gens d'en bas ». Le cadre à la retraite avec une faible pension ne peut plusse penser comme cadre.La petite bourgeoisie classique ce sont les professions libérales (médecins, pharmaciens, avocats, architectes, vétérinaires) les artisans (boulangers, coiffeurs, serruriers...), les petis commerçants et les boutiquiers (je n'ai pas trouvé les chiffres, celui de 824.000 concerne les employés des patrons petits bourgeois), on y ajoutait naguère, mais de moins en moins, employés de bureaux et enseignants ; mais dans les faits, travail de plus en plus stressant, agressions dont celles des abrutis parents d'élèves surtout à l'encontre des profs ; leur situation se confond avec la condition ouvrière classique : insécurité du travail et peur du lendemain) même si la plupart ne se considèrent pas comme ouvriers mais « couche moyenne). La plupart se sont embourgeoisés, sans devenir de vrais bourgeois (ni des riches), mais avec la même mentalité individualiste, qui se traduit par leur soumission aux idéologies bourgeoises parlementaristes, écologistes, féministes, antiracistes, etc. Depuis des décennies on a assisté à une boboïsation de ces couches, phénomène de « petit embourgeoisement » qui est en train néammoins (nez en moins) de s'effondrer à grande vitesse ; qui devrait d'ailleurs se traduire aux municipales par la chute des principaux partis bobos, les verts et les islamos-insoumis.
En fait face à ces sectes, principales ennemies du prolétariat, c'est la véritable lutte des classes qui va les faire exploser, comme on commence à s'en rendre compte avec leur prise de position débile sur l'Iran. Le groupe de l'article cité lui aussi ne voit l'apparition de la conscience de classe comme seulement déterminée économiquement contre « la vie chère » de Leclerc et syndicats, et même les terroristes gouvernant en Iran. Ce qui permet d'occulter la confusion désormais de la politique et de l'économie, en premier lieu avec les terribles restructurations7 où l'ouvrier est jeté à la rue face à la police. L'iranienne Mahnaz Shirali explique très bien sans « politisation » la fusion économie/politique quoique quoique négligeant que c'est aussi le cas le cas maintenant en France !:
« Dans la société iranienne, vous ne pouvez pas séparer le politique de l'économique. Tout ce qui est politique est économique, et inversement. Le pouvoir étouffe la société, il détient la clé de tous les plans sociaux, de toutes les institutions sociales, l'économie est entre les mains du pouvoir politique. Quand il y a des manifestations économiques, c'est forcément politique. On ne peut pas séparer les deux. Dans un pays démocratique comme la France, vous pouvez le faire. La politique fonctionne d'une manière souterraine, mais en apparence l'économie est indépendante. Alors qu'en Iran, le pouvoir politique, les dirigeants du pays, détiennent toute la richesse ».
Le CCI avec cet article est hors course en utilisant le terme gauchiste de « politisation ». Qui suppose au passage une intervention léniniste extérieure, or la marche même de la crise et les contradictions du capitalisme opèrent naturellement la fusion de la révolte économico-politique, pas besoin d'une intervention extérieure. Surout l'introduction de leur pensée généraliste, répétitive et messianique. C'est décrire ce qui se passe maintenant en profondeur qui importe pas de poser au donneur de leçon internationaliste. Pour un groupe qui se réclame de Rosa Luxemburg c'est plutôt léniniste car la grande dame se moquait du Lénine « extérieur » :
« L'affirmation qu'il faut « donner à la lutte économique elle-même un caractère politique » traduit de la façon la plus frappante le culte de la spontanéité dans le domaine de l'activité politique. Très souvent, la lutte économique revêt un caractère politique de façon spontanée, c'est à dire sans l'intervention de ce « bacille révolutionnaire que sont les intellectuels », sans l'intervention des social-démocrates conscients ».
MAIS QUOI FAIRE ?
Mais Lénine n'avait pas entièrement tort.Le problème est qu'il jette lui-même la confusion en lançant cette autre formule, niant une spontanéité de classe, où la conscience (de classe) devrait être apportée de l'extérieur, comme si chaque classe sociale avait besoin d'un géniteur particuler. Lénine reconnaîtra avoir tordu le bâton de l'autre côté... Mais relisons son argumentation qui n'est pas si simpliste :
« La conscience politique de classe ne peut être apportée à l’ouvrier que de l’extérieur, c’est-à-dire de l’extérieur de la lutte économique, de l’extérieur de la sphère des rapports entre ouvriers et patrons. Le seul domaine où l’on pourrait puiser cette connaissance est celui des rapports de toutes les classes et couches de la population avec l’Etat et le gouvernement, le domaine des rapports de toutes les classes entre elles. C’est pourquoi, à la question : que faire pour apporter aux ouvriers les connaissances politiques ? – on ne saurait donner simplement la réponse dont se contentent, la plupart du temps, les praticiens, sans parler de ceux qui penchent vers l’économisme, à savoir “aller aux ouvriers”. Pour apporter aux ouvriers les connaissances politiques, les social-démocrates doivent aller dans toutes les classes de la population, ils doivent envoyer dans toutes les directions des détachements de leur armée. Si nous avons choisi cette formule anguleuse, si notre langage est acéré, simplifié à dessein, ce n’est nullement pour le plaisir d’énoncer des paradoxes, mais bien pour “faire penser” les économistes aux tâches qu’ils dédaignent de façon aussi impardonnable, â la différence existant entre la politique trade-unioniste et la politique social-démocrate et qu’ils ne veulent pas comprendre ».
L'argumentation est plus fine qu'il n'y paraît : « hors de la sphère ouvriers-patrons » ne signifie pas que tout dépend du « parti conscient » ou alors exit le milieu social de la classe opprimée, ses enfants, l'école, la répression policière, la vie quotidienne dans et hors du lieu de travail. Ce que sous-entend Lénine est que les économistes (ouvriérisme d'époque) en se focalisnt sur la lutte économique (le plus souvent à l'époque opposant ouvriers versus patrons) s'économise de la confrontation avec le principal patron : l'Etat. C'est à dire la lutte politique. Enfin, c'est la guerre mondiale qui a mis tout le monde d'accord car elle a favorisé l'érection de la révoution. Ce qui est possible aussi à notre époque si le criminel de guerre Poutine continue à faire le con. Plus il va faire durer la guerre plus il favorisera l'effondreent du système. Rappelons que les deux guerres mondiales n'ont pu excéder quatre années pour être closes finalement dans l'urgence.
LA DEFORMATION DE LENINE PAR LES CURES MARXISTES-MUSULMANS
Comme les wokistes trotskiens et le populisme mélenchonesque, les saboteurs de la principale arme politique du prolétariat pardades en Orient nationaliste. On peut considérer que les critiques des gens qui posent à l'anti-léninisme primaire sont plus semblables à un Lénine caricaturé grossièrement. Je me permets ici cependant une parenthèse, nécessaire, sur l'utilisation dans le même sens caricatural des jeunes écrits de Lénine. Par les curés marxistes-musulmans, ex fans du FPLP. Leur site8 s'est permis de retraduire à sa façon le Que Faire ? On peut passer sur la traduction de tract par « feuille volante », terme utilisé à l'époque en russe, mais qui correspond mieux au souhait de donner un aspect religieux et pro-terroriste au pamphlet de Lénine. C'est le remplacement dans l'ensemble du texre retraduit, à la sauce ambiance islamique, du terme « dénonciations » par « révélations » qui interloque le plus : de même le petits arrangements de syntaxe, usant équivoqueme du mot foi : « Il est difficile en effet à ceux qui ont perdu la foi en cette possibilité ou qui n’y ont jamais cru, de trouver une autre issue que le terrorisme à leur indignation et à leur énergie révolutionnaire ». On imagine mal en vérité un Lénine mystique pensant incarner une nouvelle foi néo-religieuse, même si ses sectateurs (dont les bordiguistes) ont tenté le coup lors du congrès des peuples d'Orient, esquissant une solution de continuité entre islam et marxisme en faveur de la « question nationale », exalter le terrorisme à son époque même si l'on pouvait y comprendre encore pour peu de temps le recours désespéré au terrorisme anarchiste. Or remplacer à l'endroit cité le mot terreur par terrorisme, revient à encenser le terrorisme nationaliste palestinien par ce site dédié à son principal guru intellectuel tué par l'armée nationaliste israélienne. A cet endroit, si Lénine utilise le mot terreur c'est dans le sens de « faire peur par l'attentat individualiste ». L'autre formule détournée de manière plus ridicule encore par ce site palestinien qui se dit marxiste concerne la phrase : « C’est clair, je pense. Mais il s’avère justement que la nécessité de développer dans tous les sens la conscience politique « . Hic ! Dans tous les sens ! Ben voyons ! La traduction autrement fidèle des éditions du Seuil en 1966 indique « sur tous les plans » (NB : économiques et politiques), ce qui est autrement sérieux. En conclusion nos vrais faux léninistes défendent bien, eux, une conception de notions vraiment extérieures à la classe ouvrière internationale ! Au profit d'un nationalisme désuet inutile pour sauver les populations palestiniennes meurrtries.
Le militant maximaliste un curé comme les autres aussi impuissant?
L'anti-militantisme, stade inférieur de l'aliénation ?
Et puis, comme externe patenté à la classe ouvrière, il y a l'intellectuel post-lycéen 68. Les conseillers en révolution n'ont quasiment plus aucun impact dans le proletariat, ce que je regrette personnellement car un parti mondial contre la guerre et le czapitalisme est plus nécessaire que jamais. Le militant des partis en général souhaite désormais être rétribué, pas forcément pécunièrement, mais honorifiquement, Pour ce sous-produit du situationisme petit-bourgeois, conseiller en conseillisme, il n'y a qu'à pressurer le jus de Raymond Aron :
« Faisons l’effort de surmonter l’ennui que secrète naturellement les militants. Ne nous contentons pas de déchiffrer la phraséologie de leurs tracts et de leurs discours. Interrogeons-les sur les raisons qui les ont poussés, eux, personnellement, à militer. (…) « ...les sentiments de culpabilité qu’il entretient sont tels qu’il ne peut envisager une promotion hiérarchique dans le cadre du système, ou plutôt il est prêt à lutter pour une bonne place si il gagne en même temps la garantie que ce n’est pas pour son propre compte. Son militantisme lui permet de s’élever, de se mettre sur un piédestal, sans que cette promotion apparaisse aux autres et à lui-même pour ce qu’elle est ».
Soyons rassurés, les débuts de la révolution française et de la russe n'ont pas été conditionnés par les activistes politiques.
Concernant les peuples et les prolétariats des pays en guerre
« Cause commune », cette étonnante revue du PCF, plus profonde que les rabachâges du CCI, fournit une claire explication sur la mise en cause de l'identité de classe (qui sert tant à museler en cas de guerre):
« Il est vrai que la période actuelle est marquée par une prédominance des assignations identitaires ethnoraciales dans le débat public. Ainsi, loin d’être l’apanage de la seule extrême-droite, les élites politico-administratives tout comme les médias dominants n’hésitent pas à alimenter et à fabriquer des débats autour de l’« identité de la France », du « problème de l’immigration » et de la « communauté musulmane », manière d’éluder la question sociale et de masquer la confiscation du pouvoir par les classes supérieures ».
Sans oublier la ségrégation spatiale :
« Ainsi la part relative des ouvriers dans la population locale est plus importante dans les espaces éloignés des principales villes. À l’inverse, les classes supérieures et les professions intellectuelles se concentrent dans les grandes villes et surtout en région parisienne. On peut ainsi comprendre que le travail journalistique et artistique diffuse souvent des représentations esthétisantes de la ruralité qui gomment sa réalité ouvrière. De telles représentations s’accordent bien avec les expériences de la campagne vécues par la plupart des urbains, touristes de passage ou propriétaires de résidences secondaires »9.
Cet éclatement de l'identité de classe, comme les divisions en groupes sociaux, explique en grande partie l'impuissance des prolétariats dans les guerres « en cours ». La division employés/ouvriers reste également une carence de plus confirmée par la mobilité sociale (alors que le combat doit être commun, pas communautaire ni corporatif, enrtre salariés), ainsi que le souligne un autre sociologue :
« L’hérédité sociale s’est sensiblement renforcée depuis les années 1980 : en 2003, plus de la moitié des ouvriers sont fils d’ouvriers. Et la moitié des fils d’ouvriers deviennent ouvriers, un tiers rejoignent les professions intermédiaires ou deviennent cadres. Quant aux hommes employés, ils sont plus souvent enfants d’ouvriers qu’en 1985, et leurs destinées sont plus souvent ouvrières. Ainsi, la moitié des employés sont des fils d’ouvriers et un quart des fils d’employés sont devenus ouvriers. Les destinées des fils d’employés apparaissent cependant plus ouvertes que celles des fils d’ouvriers : la moitié sont devenus professions intermédiaires ou cadres ».
Dans les pays en guerre la politique de l'autruche s'éternise, mais elle aura une fin, et pas celle que beaucoup imaginent aujourd'hui. Toute cette petite compétition entre groups sociaux devient secondaire et ridicule. Toute la société est frigorifiée par la guerre. En Occident le mensonge est pesant, puant et équivalent aux bobards de 1914. Tout est de la faute du sadique Poutine. L'Ukraine de Zelensky ne tue pas les civils russes...respecte ses soldats (mais rien sur les embrigadements forcés, les suicides collectifs). L'armée israélienne massacre et affame les civils à Gaza mais peut-on oublier les tuerires du 7 octobre et le long martyre des otages ?
A PROPOS DE L'INTERNATIONALISME DES ELITES
L'internationalisme des élites et des sectes maximalistes ignore le confinement spatial des prolétaires à la périphérie (et répartition inégale des ouvriers) , asphyxiés en outre par la propagande odieuse-visuelle »
« Par contraste avec l’internationalisme des élites, la faible mobilité géographique des classes populaires est souvent soulignée. Mais cette immobilité supposée recouvre en fait des situations diverses : elle peut être contrainte et subie ou au contraire appréciée ; elle renvoie aussi à des modes de vie fort différents selon qu’on se situe en zone urbaine ou rurale. En outre, elle ignore l’importance de l’immigration dans les mondes populaires ».Mais j'ajoute , et ses effets négatifs.
LFI n'est pas une élite, mais un cloaque idéologique wokiste et aberrant ; son insoumission au minimum de rigueur politique est proverbiale. On a vu que dans la perspective de toute guerre cette clique choisi un camp nationaliste tout comme elle peut voter les crédits de guerre français. Les prises de position de cette grosse secte avec son guru indétrônable sont clairement repoussantes pour toute personne intelligente. Ainsi de la déclaration populiste de soutien dérisoire et faux-cul au peuple iranien :
« Un peuple comme le nôtre regarde toujours avec sympathie l’insoumission populaire qui affirme le droit à une vie digne. Par contre, en manifestant son soutien, le Mossad cherche à exaspérer les tensions entre Iraniens. Dans quel autre pays, sinon sous ce gouvernement Netanyahu d’extrême droite, un service d’espionnage exprime-t-il un point de vue public sur les événements dans un autre pays ? » .
Absence de critique à la dictature islamiste comme par après au dictateur Maduro ; cela serait trop risqué électoralement pour les électrices voilées de leurs banlieues. . Les protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, cette jeune femme arrêtée et tabassée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. Des centaines d'iraniens avaient été massacrés par après par les terroristes mollahs au pouvoir.
En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts. En tout cas le peuple iranien d'en bas n'a aucun secours à attendre de Trump qui, malgré le succès de l'enlèvement du dictateur Maduro, aurait toutes les chances de se casser les dents de la même manière que l'opération Eagle claw où les soldats américains en hélicoptère avaient trouvé la mort en essayant de libérer les 53 otages prisonniers dans l'ambassade américaine à Téhéran. Le régime facho de Téhéran étant désormais sur ses gardes vu la malchance et l'imprévision de Maduro. Les perspectives de libération sont peu crédibles, la farce féministe d'un mouvement de libération des femmes (et pas de la société dans son enseble.) Le reour du fils du Shah !
En Iran la libération des abrutis islamistes sera hélas reportée avec de nouveaux massacres. Mais cet exemple en début d'années peut être interressant pour tous les peuples opprimés par la guerre. Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. Des centaines d'iraniens avaient été massacrés par les terroristes mollahs.En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence (source principale du chaos mondial!). La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.
« Les USA de Trump s'emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d'un autre âge et l'enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse », a dénoncé sur le réseau social X Mélenchon. Sur ce point il a partiellement raison, mais tort en parlant d'invasion (Trump est plus subtil que Pinochet, il est question de rétablir des élections honnêtes) mais il n'en demeure pas moins que le guru des abrutis populistes de la gauche bobo affiche son soutien à un dictateur tiers-mondiste qui s'est fait bêtement capturé avec un argumentaire pas aussi fallacieux que celui des armes chimiques de Saddam Hussein, en étant qualifié de ponte du narcoterrorisme par les menteurs américains. L'ensemble de la gauche bourgeoise de LFI au PS et au NPA prend le parti du couple Ceausescu d'Amérque latine.
De Villepin qui avait épaté avec panache tout le monde en refusant de s'associer au mensonge américain pour justifier la guerre en Irak en 2003(la prétendue existence d'un stock d'armes chimiques) est celui qui fait la réflexion la plus pertinente car au lieu de la paix dont il prétend être l'égérie, Trump va accroître le chaos belliciste :
«Dès lors que les États-Unis s’affranchissent de la légalité, que dirons-nous à la Chine si elle renverse un régime qui lui déplaît, en Corée, au Vietnam ou à plus forte raison à Taiwan ? Quels arguments aurons-nous à opposer à la Russie si elle renverse un gouvernement qui lui déplaît en Moldavie, voire dans les Pays Baltes ?»
Pour l'heure, l'Etat américain a réussi un magnifique coup au derrière de l'Iran, de la Russie et de la Chine qui bénéficie de l'exportation de 80% du pétrole vénézuelien. Quand on vous dit que la guerre capitaliste est d'abord une affaire de pognon ! Trump veut clairement faire réinstaller les compagnies pétrolières US qui avaient été expropriées.Les radotages marxistes ne viendront pas à bout des événements sanglants qui se profilent sauf si les prolétariats se réveillent.
« L'Amérique ne permettra plus aux puissances étrangères de voler notre peuple ». (conférence de presse de Trump, bourrée de radotages et d'énumération de faits divers)
NOTES
1cf. mon article de 2023 sur Agora : Le nationalisme juif arrogant et un philosémitisme complice - AgoraVox le média citoyen
2J'en ai été témoin, la CGT EDF depuis des années envoyait ses militants d'origine arabe se ressourcer en Palestin, et donc à revenir avec le petit oriflammee (bannière d'apparat).
3Ainsi les défilés pour la retraite (non ! Les retraites) furent une imbécillité et le resten pour la gestion de n'importe quel Etat rationnel, je montre que par l'addition des retraités etdes chômeurs, c'est une majorité de la population qui ne travaille plus ! Les masses peuvent se comporter de manière imbécile et irresponsable une fois de plus, voyez pendanrt les guerres actuelles. Aucune secte révolutionnaire n'aura le courage de leur faire savoir ; Engels et Rosa Luxembourg, comme Gustave Le Bon et Lénine, eux, ne se sont pas gênés pour le constater dans les moments désespérants (je peux vous fournir les citations quand vous voulez).
4L'IA nous fournit une bonne explication de l'absence de consciende de classe des employés : « Les employés de bureaux, souvent appelés "cols blancs", sont une catégorie sociale qui a émergé avec la naissance de la grande entreprise et la bureaucratie. Ils sont souvent perçus comme faisant partie de la classe moyenne, mais leur conscience de classe est complexe. Les transformations du capitalisme, comme la désindustrialisation et la sous-traitance, ont contribué à la fragmentation des collectifs de travailleurs, rendant difficile la mobilisation collective ».
5 « Si, depuis les années 1960, le groupe des ouvriers a perdu du poids en pourcentage, celui des employés en a beaucoup gagné, de sorte qu’ils représentent toujours à eux deux la plus grande partie de la population active. Ouvrierset employés représentent à l’orée des années 2010, près de 15 millions de personnes, au sein d’une population active qui en compte 28 millions. Il est important de prendre en compte également les chômeurs, particulièrement nombreux parmi ouvriers et employés. Le poids des ouvriers et employés est encore plus net si l’on prend en compte les retraités ou « anciens actifs », dont on peut penser que l’appartenance socioprofessionnelle a des effets prolongés sur leur position sociale au-delà de leur période d’activité.Les ouvriers sont un groupe essentiellement masculin, tandis que les employés comptent une majorité écrasante de femmes. Cette opposition, qui renvoie à la ségrégation du marché du travail entre hommes et femmes, a été renforcée par des choix de construction de la nomenclature lors de la refonte de 1982. Des professions plus féminines (femmes de ménage, agents de service par exemple) ont été regroupées au sein des employés, et d’autres, plus masculines (comme les bouchers et charcutiers salariés) au sein des ouvriers »].
6cf. L'excellent article de « Révolution permanente » sur le budget 2026.
7Manon Ovion, déléguée syndicale CGT , explique très bien cette transformation récente génératrice de consciende de classe : « Les ouvriers n’adhèrent pas aux discours de justification de l’entreprise consistant à présenter les restructurations comme une nécessité, mais au contraire s’indignent et dénoncent le capitalisme sauvage et prédateur d’ArcelorMittal. On retrouve parmi les ouvriers interrogés un sens spontané des antagonismes de classe, une forte distinction entre deux camps. Ils ont une conscience assez claire que l’accumulation et la concentration de la richesse dans les mains du patron et des actionnaires se font sur leur dos, par la dépossession de leur emploi.(...) Un jour sur deux, les CRS venaient nous déloger. Sur 100 grévistes, nous étions une trentaine à être présents en même temps sur le piquet et on voyait débouler une vingtaine de camions de CRS. Ils cassaient tous. Des salariés ont été maltraités physiquement. Une collègue qui sortait d’un traitement contre le cancer a été traînée par terre et saisie à la gorge. Beaucoup ont été choqués. Nous ne faisions rien de mal. Nous nous sommes rendu vite compte que nous dérangions la société. Le concept de conscience de classe a presque disparu de la sociologie du travail. Cependant, de nouvelles recherches mettent en évidence la persistance d’une forte identité de classe. Ce n’est pas Pierre Bourdieu, mais Karl Marx qui semble bien vivant ». La revue Cause commune n° 41 • novembre/décembre 2024 va dans le même sens : « Il est vrai que la période actuelle est marquée par une prédominance des assignations identitaires ethnoraciales dans le débat public. Ainsi, loin d’être l’apanage de la seule extrême-droite, les élites politico-administratives tout comme les médias dominants n’hésitent pas à alimenter et à fabriquer des débats autour de l’« identité de la France », du « problème de l’immigration » et de la « communauté musulmane », manière d’éluder la question sociale et de masquer la confiscation du pouvoir par les classes supérieures ».
8https://www.bibliomarxiste.net/Politique trade-unioniste et politique sociale-démocrate
9La question de la hiérarchie, qui n'a jamais préoccupé Marc Chirik et le CCI (puf un préjugé anarchiste!) est un facteur non négligeable dans la conscience de classe comme l'explique encor qCause commune : « La conscience de classe s’inscrit dans des relations hiérarchiques vécues personnellement ou par les proches. Dans ces campagnes ouvrières, on entend parfois la formulation d’oppositions vis-à-vis des « bourges », visant notamment certains citadins de la capitale régionale, des professions libérales du bourg ou encore des agriculteurs fortunés des environs. Mais ce qui s’exprime surtout, tant du côté des ouvriers de l’établissement ferroviaire que des autres salariés subalternes présents localement, c’est la conscience de faire partie d’un monde distinct de celui des « cadres » ou de « ceux des bureaux ». Au sein de l’atelier, les expressions d’opposition aux supérieurs hiérarchiques foisonnent, certains salariés pointent régulièrement le mépris, l’arrogance et le sentiment de supériorité de leurs chefs. Leur côté individualiste également. Dans un secteur spécifique comme celui de la SNCF, la culture d’atelier est donc loin d’avoir perdu toute sa dimension conflictuelle, même si la lutte pour la dignité ouvrière prend de moins en moins la forme de rivalités incessantes vis-à-vis de la hiérarchie ».
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