"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mardi 18 mars 2025

MACRON ET SA PITOYABLE PRETENTION A REINVENTER LE PATRIOTISME RINGARD


  «Je ne vois pas l’engrenage qui conduirait à une guerre générale,  N’oublions pas que nous avons vécu plusieurs décennies de menaces d’anéantissement Est/Ouest et que la guerre froide n’est pas devenue chaude.» Hubert Védrine



cConsultez sur google images les caricatures de Macron militariste, elles démolissent mieux ce patriotisme boutiquier qui sent la chair à canon que n'importe quel article indigné !





 L'édito de LO a parfaitement résumé le pataquès où s'est enfermée la bourgeoisie française européenne et ses généraux de télévision :

« Faisant comme si Poutine allait envahir l’Europe, Macron veut mettre l’Union européenne sur le pied de guerre et doubler le budget militaire français en cinq ans. Mais les chars russes et les Cosaques se préparent-ils à entrer dans Berlin ou Paris ? Non ! Cette propagande ne tient pas debout. Poutine n’en a ni les moyens ni l’objectif. Si Poutine a envahi l’Ukraine, en février 2022, ce n’était pas pour partir à la conquête de l’Europe, mais pour stopper l’avancée de l’Otan qui marchait de plus en plus sur ses plates-bandes en intégrant dans son giron les pays Baltes et nombre d’anciens pays du bloc de l’Est. Au bout de trois ans de guerre et au prix de centaines de milliers de morts, l’armée russe n’a même pas réussi à prendre Kiev ! D’après Macron, il faudrait défendre les valeurs démocratiques et le peuple ukrainien trahis par Trump et son gouvernement. Mais les dirigeants européens sont aussi cyniques que leurs compères américains, même s’ils sont moins puissants ». 

Oubliée l'humiliation de Poutine après le coup d'Etat de Maïdan, organisé par la CIA. Oubliée cette humiliation télévisée du même Poutine en 2014 lors de la célébration du 70 ème anniversaire du débarquement sous l'oeil narquois des Obama et Hollande1.


LE GRAND MENSONGE BELLIQUEUX DES CHARLOTS EUROPEENS


La Russie essaie de défendre ses intérêts dans la région contre les tentatives des forces occidentales de gagner en influence, menaçant de déclencher une guerre civile et la déstabilisation de la région.

Nulle volonté de reconquérir tout l'ancien bloc stalinien ; La Russie défend ses intérêts stratégiques en Crimée. L’impérialisme russe a besoin de la Crimée pour sa base navale de la mer Noire, une mer chaude avec accès à la Méditerranée. Privée de ses bases en Crimée, la Russie ne pourrait pas maintenir des opérations en mer Méditerranée ou dans l’océan Indien. Sa position stratégique dépend de la Crimée. Elle a besoin également au moins de la moitié de l’Ukraine pour la défense du gazoduc South Stream en cours de construction. Comme pour les autres impérialismes, la stratégie territoriale est une préoccupation constante depuis l’indépendance de l’Ukraine. La Russie ne peut absolument pas tolérer l’existence d’un gouvernement pro-occidental en Crimée, d’où sa réponse négative à toute question sur un accord avec l’UE depuis trois ans. Et pourtant on l'a désignée comme le grand méchant loup, antidémocratique envers, pourtant, toute une clique de brigands aussi impérialistes !

Puis avec l'arrivée de Trump, qui s'est assuré immédiatement une sympathie mondiale, sauf pour les véreux journalistes, en osant dire que la paix pouvait être rapidement décrétée, on a vu surgir le petit général en costard Macron comme nouveau faiseur de guerre à tout prix, appelant à entrer « en économie de guerre ». Cela, avec un triple objectif : continuer à soutenir l’Ukraine dans la durée, « renforcer nos armées le plus rapidement possible » et « accélérer la réindustrialisation dans toutes nos régions ». Un défi que les industriels de l’armement se disent en capacité de relever car ils l’ont déjà démontré. Mais à la condition, de signer des commandes fermes et d’avoir de la visibilité. Le profit commande toujours à la guerre et à l'imbécillité patriotique. Sourire éclatant du groupe Dassault propriétaire du Figaro et meilleur fabricant de bombardiers.

EN REVENIR AU SERVICE MILITAIRE OBLIGATOIRE ET PATRIOTIQUE ?

La le fusil blesse ! Le projet gouvernemental est pitoyable : ils militent « pour la création d’un service militaire volontaire, qui permettrait de former chaque année au moins 50.000 hommes et femmes supplémentaires. Ces réservistes seraient susceptibles d’être appelés régulièrement pendant cinq ans après leur formation, en contrepartie d’une contribution de l’État au financement de leurs études ou de leur projet professionnel ».

Peu crédible ! Alors l'Etat fait bombarder.. par des sondages multiples et sur mesure, mais sans mesure où il est assuré que la population veut bien être embrigadée :

« Il faut dire que les bouleversements internationaux préoccupent sérieusement les Français, comme le révèle un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro (journal d'un vendeur d'armes) . Si le terrorisme islamiste reste considéré comme la première menace (82%), Donald Trump (81%) et la Russie (75%) inquiètent désormais davantage le pays que l’immigration (72%) ou la Chine (61%). Dans ce contexte, 7 Français sur 10 récusent le procès en exagération intenté à Emmanuel Macron par les lepénistes et les mélenchonistes. À l’inverse, 58% du pays considère que le chef de l’État a pris la «juste mesure» de la dangerosité du Kremlin (hi hi). Tous les jours, le principal journal de la défense nationale, fabrique de nouveaux suce-boules de la défense patriotique2

Ce souci belliciste des électeurs ou sondés moutons est intéressant à un autre titre, faire passer au second plan l'épine des retraites, sujet o en effet les oppositions de gauche et populistes sont bordéliques et irréalistes. La dramatisation d'une guerre inventée obligatoire peut-elle ôter cette épine. ? Les dominants, syndicats et patronats marchent des œufs comme notre général improvisé. Nouvelle invention propagandiste pour instiller la peur le manuel de survie est à la fois un manuel d'infantilisation et un prospectus pour soutenir les ventes de Franprix et Carrefour.

Le livret  militaire de 1905

Faire tomber le gouvernement Bayrou avant l'été (ou un éventuel minable engagement militaire) ?

A moins d'une « trahison » syndicale face à un nouveau mouvement massif, c'est peu probable vu le silence des divers « partenaires sociaux » après leur convocation pour que Macron leur explique l'union nationale et l'indispensable mise en route d'une économie de guerre. Or le changement d'alliance américain (un classique du mon des impérialismes) est venu affoler les blaireaux européens , et les pousser à tenter de mobiliser leurs populations pour défendre l'Ukraine car, après, ce sera notre tour. Bande de rigolos ! Des écolos aux «fachos » tous en conviennent l'heure est grave pour la patrie. Tousse sont écrasés devant « l'injonction à la responsabilité »3.

La clique des marginaux petits bourgeois du guru Mélenchon ne la ramène pas. Sa manif du 22 qui lui vaut l'accusation renouvelée persécutrice d'antisémitisme (cf. la photo trafiquée du pitre Hanouna) n'est aucunement mise à profit pour défiler contre les préparatifs de guerre et la campagne lourdingue de la bourgeoisie pour instiller la peur. De dérapages en dérapages le philo-islamisme de ces cliques de la gauche petite bourgeoise finit par parodier les caricatures et le langage des fachos français d'avant-guerre; c'est le cas du petit Ian Brossat, qui, soutenant le facho de la CIA, Jean-Michel Aplati, déclare: "Taper sur l'Algérie c'est se faire mal à nous-mêmes". Ah bon? Jadis c'étaient pas les pires colons qui criaient: "Algérie française"?

Les troupes des soumis à Mélenchon ne vont pas défiler contre les mesures antisociales contenues dans le projet belliciste patriotique, mais contre deux dangers fictifs ou exagérés : fascisme et racisme. Rien à voir avec les guerriers « démocratiques » mais encore et toujours stratégie de dépolitisation de la clique marginale du guru Mélenchon (personnalisation des questions, fixation sur les riches), avec ce ciblage sur trois journalistes démagogues (ce qui évite la mise en cause de l'Etat).

Et pas besoin de nos sectes maximalistes pour éveiller » les masses à la saloperie de la guerre. Surtout en Europe, elles n'en veulent pas et ont plutôt de la sympathie pour le fouteur de merde Trump qui, le premier depuis 3 ans, et le seul, a clairement posé la question de mettre fin à cette sanglante boucherie, et avec de vais moyens d'y réussir. Nous assistons donc à une dégoulinade veule de tous ces politicards en faveur du sacrifice pour le Capital, de ma main gauche bourgeoise à celle de la masturbation patriotique! Macron en locomotive belliciste mais suivi seulement par deux wagons, celui des généraux et celui des journalistes, pue la naphtaline.


MERDE ! PAS UN ROND POUR L'ECONOMIE DE GUERRE

Mais voilà que l'énorme dette de l'Etat patriotique vient donner raison au prolétariat totalement hostile à l'idée de se sacrifier pour la patrie. On se marre du flou gouvernemental pour trouver des crédits bellicistes : nouveaux impôts ? Epargne des « français » ? Livret A ? En réalité le gouvernement pisse dans sa culotte face au probable refus massif pour une cause étrangère à la vie et au bonheur des peuples. L'espoir en un regain ! Bof, un semblant de patriotisme avait déjà été observé en 2015 après les attentats islamistes mais s’était finalement dégonflé avec le temps écoulé. Le patriotisme économique du lèche-botte préféré du gang Dassault, Baverez fait pitié : « Il nous faut donc changer de perspective et d’approche. Le réarmement ne constitue pas une menace pour notre modèle social, mais une occasion unique de le moderniser pour lui rendre sa raison d’être au service des Français, le réarticuler au développement économique, garantir sa soutenabilité à long terme ».

On m'objectera  qu'il y a loin de l'objectif à sa mise en oeuvre; il faudrait cinq à dix ans pur réarmer la France et l'Europe. Le général Macron sera déjà en retraite et nul ne sait à quel niveau sera la révolte sociale contre le capitalisme. Enfin cette galéjade patriotique en défense de la France est un non-sens. La France est déjà minée de l'intérieur par son propre Etat faible, ses magistrats bourgeois laxistes soutenant mieux les assassins que les victimes, sans oublier la grossière pénétration islamique (la prière importe plus que la grève) et les agents de la CIA l'ex trotskien Benjamin Stora et Jean-Michel Applati.

L'article le plus brillant qui démonte complètement la fable belliciste du général d'opérette Macron, es celui du Point :

« Livret A-tomique, plan épargne retraite militaire, assurance-mort : le grand emprunt russe est lancé. On aurait dû se douter qu'en plaçant un ancien banquier à la tête de l'État, on finirait par se voir proposer un arsenal de produits financiers à faire rougir même un trader de la Bourse. Mais qui aurait imaginé que cette vente à la criée aurait État, on finirait par se voir proposer un arsenal de produits financiers à faire rougir même un trader de la Bourse. Mais qui aurait imaginé que cette vente à la criée aurait pour but de financer un plan de réarmement aussi ambitieux qu'un programme d'immobilier de bureaux au sortir du Covid ? pour but de financer un plan de réarmement aussi ambitieux qu'un programme d'immobilier de bureaux au sortir du Covid ?

Notre président semble décidément avoir le goût du mortifère. Son projet de loi sur l'aide à mourir ayant été avorté par une dissolution kamikaze, le voilà reparti avec un autre projet d'avenir : la guerre. Et pour la financer ? Rien de plus logique que de puiser dans l'épargne populaire. Une vieille habitude régalienne, héritée de la tradition monarchique. L'épargne n'est pas (encore) obligatoire jusqu'à preuve du contraire. (…) Emmanuel Macron a retenu la leçon de sa première guerre, celle qui l'a vu affronter le Covid : le « quoi qu'il en coûte ». Cette fois, à notre tour de payer la douloureuse. Le hic : les Français n'en veulent pas. Touche pas au grisbi, Manu ! L'effort de guerre, passe encore. Mais mourir à crédit ? Plutôt crever. (…) Financer une armée, soit. Mais quid des retraites ? Puisqu'on ne peut opposer ces projets, pourquoi ne pas les fusionner ? Inventons le Flex Senior Equity : un savant mélange de solidarité générationnelle et de pragmatisme budgétaire. La logique comptable voudrait qu'on envoie au front nos retraités eux-mêmes. Après tout, ils représentent une force inexploitée, et leurs pensions coûtent bien cher à l'État.

Imaginez un peu : une armée de seniors déployée sur le terrain, les pensions remplacées par des soldes militaires, les pertes au front méticuleusement comptabilisées en économies vitales. Voilà la martingale ! Un chef-d'oeuvre de pragmatisme budgétaire, un effort de guerre autofinancé et un modèle social préservé. Avec, gravé au fronton des centres des impôts : « Mort pour la patrie. Les finances publiques reconnaissantes. » Bref, un business model qui ferait saliver Elon Musk lui-même ».

Mais voici le plus important obstacle au projet macronesque de militarisation de la population en France.

LES RACAILLES

 (le lumpenprolétariat) SERAIENT-ILS INTERNATIONALISTES ?

Lorsque fût créé le SNU (service national universel, plutôt SNP = service national patriotique) l'utopie macronesque visait à intégrer déjà militairement nos jeunes des banlieues où la reproduction sociale confine à une prolétarisation et à une importante lumpénisation, on projeta des stages de « cohésion » sur le temps scolaire, le gouvernement voulait toucher les élèves des quartiers avec son service national universel. Pas forcément convaincus par les valeurs de la République, ce fût le « trouble » qui se produisit. L'Etat bourgeois a vu le dispositif lui exploser au visage dans plusieurs centres d’affectation des jeunes. Dans le Pas-de-Calais, au printemps 2024  mais aussi dans le Cantal ou encore dans le Centre-Val de Loire, des séjours de cohésion ont viré à la catastrophe. Mal encadrés, ils ont fait, à rebours de la finalité affichée, la démonstration de l’impossibilité de « faire nation », comme l’avait répété Emmanuel Macron. Face à cet échec, le pauvre Macron avait annoncé « une grande refonte » du SNU dans « les prochaines semaines ». Il lui fallait à tout prix réaliser cette promesse de la campagne 2017 consistant à mettre en place un ersatz de service militaire, au nom de la « cohésion républicaine » et du « brassage social ». En juin 2023, le gouvernement semblait avoir trouvé la parade pour « généraliser » à l’ensemble d’une classe d’âge ce SNU, ouvert depuis 2019 aux seuls volontaires âgés de 15 à 17 ans, pendant leurs vacances. Il s’engageait à proposer, dès 2024, des séjours de cohésion sur le temps scolaire, via des classes de secondes « engagées » et appelait les lycées à construire pour cela des projets à connotation civique. Car, en parallèle des volontaires convaincus par le dispositif, il fallait renforcer la participation des jeunes de l’éducation prioritaire et des quartiers. Surtout après les émeutes urbaines déclenchées à la suite de la mort du jeune Nahel le 27 juin 2023, à Nanterre.

Les lycéens venus du nord des Hauts-de-Seine, visiblement peu préparés à l’expérience du « vivre ensemble » et aux valeurs de la République, sont arrivés en conquérants, expliquant d’emblée qu’on les y avait « forcés ». Dans les chambrées, certains boivent de l’alcool et fument du cannabis. Pendant les temps républicains au programme, ils refusent de chanter La Marseillaise et crachent par terre au lever du drapeau. Des casiers sont fracturés. Vols, harcèlement, violences… « Certains élèves ont pris le pouvoir et reconstruit la loi de la cité », résume Florian de Trogoff, avant de préciser : « J’ai beau être proviseur d’un lycée de Saint-Germain-en-Laye, mes élèves sont presque tous issus des quartiers et de l’immigration. » Parmi ses huit classes de seconde, le lycée polyvalent compte presque autant d’élèves inscrits dans la voie professionnelle que générale. Certains viennent des Mureaux, de Chatou, d’Achères ou de Carrières-sous-Poissy. « Très rapidement, il y a eu de la xénophobie, du racisme antifrançais, alors que mes élèves venaient du même milieu que les perturbateurs ! Ils ont été très choqués, rapporte le proviseur. Au cours du séjour, le responsable du centre avait évoqué des “problèmes de gestion de groupe”. Nous avons ensuite appris que trois élèves du lycée des Hauts-de-Seine étaient passés en conseil de discipline et avaient été renvoyés dès le troisième jour, puis un quatrième élève dans la foulée. »

Les journalistes petits bourgeois dénoncent les crachas sur le drapeau national et la Marseillaise, ce n'est en effet pas du tout une preuve d'internationalisme. De plus nombre d'élèves dont l'ascendance est d'Afrique du nord trimballent un nationalisme arabe aussi con et exhibe le fanion patriotique algérien dans les stades de foot. Cependant la décomposition a du bon, comme dirait le CCI. Devant une mobilisation pour aller sacrifier sa vie pour le Capital français ces jeunes arabes se placeront comme nous de par le fait que, déjà, ils ne reconnaissent pas une patrie française et que la leur est loin et encore plus mafieuse.

Un encadrement patriotique qui ne concerne majoritairement que les enfants de la classe ouvrière

Un fossé témoin des failles d’un dispositif passé à côté de ses objectifs et de sa cible. L’enquête de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) sur le SNU, publiée en décembre 2023, montre que sur les 40 000 jeunes ayant participé volontairement à un séjour de cohésion cette année-là, les élèves scolarisés dans les filières générales et technologiques sont surreprésentés (84 %), tout comme les filles (56 %) et les enfants de cadres ou de parents ayant travaillé dans l’armée, la police, la gendarmerie ou les pompiers. A contrario, seuls 5 % des participants sont issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

En réalité, le SNU a souffert d’un défaut originel : il a surfé sur les codes militaires de l'époque pacifiste des 30 glorieuses, sans proposer, comme le fit jadis le service militaire, une obligation imposée à l’ensemble d’une classe d’âge de toutes les classes. En mars 2017, dans le programme défense du candidat Macron, il était question d’un dispositif d’un mois, visant tous les jeunes de 18 à 21 ans, indifféremment appelé « service national », « service militaire » ou « expérience militaire ». Qu'il s'amuse à le généraliser aujourd'hui avec l'agitation de la peur du méchant Poutine et de ce traître de Trump et il aura une cata multipliée par cent de l'échec du SNU.

Il es apparu ensuite que le rendre obligatoire pour des adultes peut faire l’objet d’un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme. En 2018, la promesse se transforme donc en « service national universel », s’adressant à des jeunes de 16 ans. Mais sa généralisation formelle est, en l’état, impossible. (sic) Pour le généraliser hors du temps scolaire il faudrait une loi constitutionnelle. En juin 2019, le Conseil d’État avait estimé que l’article 34 de la Constitution ne permettait d’imposer des sujétions aux citoyens que pour des enjeux de défense. Or le SNU n’est pas un service militaire. Quant au scénario d’une généralisation sur le temps scolaire, il nécessiterait probablement une loi, l’obligation de participer au séjour de cohésion ne pouvant se fondre entièrement dans l’obligation scolaire. En attendant il n'y a ni armée française, ni armement conséquent, ni autorité quelconque pour ficeler le prolétariat dans une guerre débile. Et on veut nous faire croire que les casernes ne désemplissent pas depuis trois jours !


VERS UN CHAOS INTERIEUR GENERALISE

 Le spectre d’une récession ressurgit même si cela ne fait pas partie des infos des journalistes au service de l'Etat bourgeois. Plusieurs grandes banques américaines, dont Goldman Sachs, l’ont évoqué. Il y a « beaucoup d’excès et d’incertitude. Cela alimente les fantasmes, la volatilité des espoirs des patrons. Au 41e jour du mandat de Trump, à mi-chemin des 100 premiers jours, les mesures prises par Elon Musk, grand maître des économies, ont plutôt suscité du chaos, décidées sans tenir compte du contexte social économique ou bloquées par des juges.

Macron passe pour un rigolo entouré d'incapables suivistes dans son propre pays et n'est pas armé (sic) pour faire face à une insurrection sociale.

Dans tous les cas, « l’environnement instable fait craindre une dégradation plus prononcée des perspectives de croissance américaine et inquiète davantage les investisseurs » partout, estiment les experts du Crédit agricole. Et c’est sans compter les inquiétudes géopolitiques, macronesques et macroéconomiques liées au désengagement de Washington dans le soutien à l’Ukraine. 

Après sept semaines - seulement ! - au pouvoir, l’histoire entre Trump et les marchés tourne vinaigre. L’euphorie des investisseurs pour l’Amérique, qui avait connu son apogée au moment du Forum de Davos, en janvier, s’est envolée. Les actions américaines chutent depuis le début de son mandat et, pire, sous-performent par rapport aux actions européennes.

La surenchère mutuelle et universelle d'imposition de droits de douane défiant toute mesure rationnelle pour la marche de l'ensemble de l'économie capitaliste sous la théorie shizophrénique de Trump risque d'entraîner l'effondrement du systèm ou même cdes seuls Etats-Unis, sans qu'il y ait besoin d'une guerre.

Et je conclus par cette excellente remarque d'un plumitif intelligent !

 « Trump prend plutôt la posture du Fou. C’est pour lui une stratégie, dont il est convaincu qu’elle représente une dissuasion efficace. Lorsqu’un journaliste lui a demandé ce qu’il ferait si le leader chinois Xi Jinping attaquait Taïwan, il a répondu : « il ne le fera pas, parce qu’il sait que je suis complètement dingue ». On peut en revanche se demander si cette effervescence brouillonne ne sert pas surtout à masquer une absence de feuille de route, voire une incompétence sur de nombreux dossiers. L’ordre mondial est quelque peu désorienté. Nous voyons monter une panique, qui va de Wall Street aux alliés européens, en passant par la grande industrie américaine. Trump a voulu ériger l’incertitude au rang de méthode politique, la main invisible du marché risque de se rappeler à lui ».

 

NOTES

    1Devant le Cimetière de Colleville-sur-mer, toute la journée, 21 chefs d'Etat et 3 000 vétérans avaient célébré la mémoire des victimes du Débarquement. Retour en images sur les moments forts de cette journée. Poutine était remisé à part et les journalistes ne cachaient pas leur pitié dans leurs commentaires sarcastiques : Poutine n'était plus qu'un petit bonhomme ridicule aux yeux de l'Occident si démocratique qu'il puait l'esbroufe quant à cet empire russe voué à une dissolution éternelle.

    2L'appel de Macron, selon le Figaro appel semble tout de même avoir trouvé un certain écho. Depuis sa prise de parole, les appels sur le numéro vert de la réserve opérationnelle ont plus que triplé. Et Le Figaro a recueilli plus d’une centaine de témoignages de ses abonnés, qui souhaitent s’engager à leur modeste échelle. «Le point de bascule ne vient pas tant de la guerre en Ukraine que du fait que la France connaît une dégradation de sa relation avec son meilleur allié , les États-Unis», Sacha, étudiant de 18 ans en prépa scientifique, ne s’y destinait pas. Mais la montée des tensions géopolitiques a fait naître en lui «ce désir de servir (s)on pays». Le discours d’Emmanuel Macron à la nation, ainsi que «la mise en garde constante des généraux, amiraux et géopoliticiens», l’ont ensuite «renforcé dans (son) idéal». Aujourd’hui, cet avide lecteur d’essais militaires «ressent une réelle menace, notamment de la Russie». Il compare la situation en Ukraine à celle des accords de Munich de 1938 : «A un moment où les tensions étaient croissantes, les Alliés ont préféré garantir la paix en laissant le Reich annexer une partie de la Tchécoslovaquie. La même chose se produit entre les États-Unis et la Russie qui scellent le sort de l’Ukraine.». Révélant qu'il ne connaît en histoire que l'interprétation, tronquée et officielle. Un petit con sélectionné et ad hoc pour la propaganda.

    3Comme si l’injonction à la responsabilité avait chassé les manœuvres de coulisses. « On n’a pas les moyens d’avoir une crise politique intérieure. Ce n’est pas le moment de s’amuser à faire des motions de censure », prévient Hervé Marseille, influent patron des sénateurs centristes. Les débats sur le conflit russo-ukrainien se déroulent d’ailleurs plutôt dans le calme à l’Assemblée nationale, pourtant habituée au chahut permanent. Sur les bancs presque vides, les esprits se sont brièvement échauffés - notamment entre marinistes et macronistes -, avant de très vite redescendre. « On se doit d’être prudent dans les mots choisis, sans disparaître du paysage politique non plus », temporise Matthias Renault, député RN. D’autant que les chefs des groupes parlementaires doivent se retrouver ce jeudi autour d’une même table à Matignon pour plancher sur les efforts de réarmement. « Il y a un consensus généralisé sur le diagnostic posé par Emmanuel Macron, mais je ne sais combien de temps ça va durer… », glisse Olivier Falorni, parlementaire Liot. Aucune formation ne se risque pour l’instant à nier complètement la menace russe, brandie par le chef de l’État. De même que le besoin d’une plus grande indépendance vis-à-vis de l’allié américain. « Quand le président va dans la bonne direction, on lui apporte notre soutien », confirme Jean-Didier Berger, député LR.


mercredi 12 mars 2025

NORMALEMENT IL N'Y AURAIT PAS D'AUTRES SOLUTIONS QUE LA GUERRE (2ème partie)


 Un Populisme pas du tout irrationnel et la question sociale

« L’accentuation des forces centrifuges et la tendance à la perte du leadership mondial pèsent depuis de nombreuses années sur la capacité de l’État US à se doter de la fraction la plus adaptée à la défense de ses intérêts, à l’image de l’arrivée au pouvoir des néoconservateurs au début des années 2000 ». CCI

Analyser au plan historique le changement de période actuel en train de passer d'un monde capitaliste multipolaire vers un retour à un monde impérialiste bipolaire, est une tâche fondamentale pour le maximalisme marxiste, mais aussi périlleuse que propice à un enthousiasme immodéré ou à des conneries politiques.1

Dans l'article du 20 février je me moquais de la croyance du CCI  en une irrationalité du capital et à sa méchanceté, maintenant ils nous disent qu'il est immoral (oh putain Sainte Thérèse), et dans un autre, en 2022, on persiste à imaginer un affaiblissent de la puissance américaine, ibidem le 26 février dernier (cf. Les hommes d'affaire au pouvoir). Une analyse plantée ![1]

En me répondant indirectement le 3 mars (Trump 2.0 : De nouvelles étapes dans le chaos capitaliste ») - car pour le néo-stalinisme poussif l'individu n'existe pas2 – et d'une façon journalistique, donc sans jouer au moins le rôle d'une organisation prenant position du point e vue de classe dans la situation actuelle, le CCI persiste et signe. Les années 1990, malgré les efforts des États-Unis, auraient illustré, non pas la formation d’un nouvel ordre mondial, mais l’accentuation du chacun pour soi en politique étrangère, et donc l’affaiblissement du leadership américain. Persiste une ignorance de la nature et du financement des cliques terroristes (par exemple par la CIA ou le criminel de guerre Netanyahou), en reprenant benoîtement l'universelle et consensuelle fustigation d'un terrorisme généraliste, au milieu parfois de géniales intuitions politiques :

« Le terrorisme n’a pas reculé : au contraire, Al-Qaïda a bénéficié d’un formidable nouvel élan qui a provoqué des attentats sanglants en Europe occidentale. Même aux États-Unis, les expéditions militaires, qui ont coûté cher en argent et en sang, sont impopulaires. Mais surtout, la guerre contre le terrorisme n’a pas réussi à rallier l'ensemble des puissances impérialistes européennes et autres à la cause des États-Unis. La France et l’Allemagne, contrairement à ce qui s’était passé en 1990, ont choisi de ne pas participer aux invasions américaines ».

La dernière remarque est pourtant intéressante pour comprendre le lâchage de l'Europe par America First. L'intuition et une juste appréciation de l'état actuel de l'impérialisme américain ne sont pourtant pas aux premières loges, concernant  les conséquences de la première présidence de Trump :

« Dès sa première présidence, la politique « America First » de Trump a contribué à détruire la réputation d’allié fiable des États-Unis et de leader mondial doté d’une politique cohérente et d'une boussole morale. En outre, c’est au cours de son mandat que de sérieuses divergences sont apparues au sein de la classe dirigeante américaine au sujet de la politique étrangère de voyou de Trump. Des divergences cruciales sont apparues au sein de la bourgeoisie américaine quant à savoir quelle puissance impérialiste était une alliée et qui était une ennemie dans la lutte des États-Unis pour conserver leur suprématie mondiale.(...) Dans le même temps, le refus des États-Unis de s’engager directement au Moyen-Orient a alimenté une foire d’empoigne des impérialismes régionaux dans la région : l’Iran, l’Arabie saoudite, la Turquie, Israël et la Russie, le Qatar, ont tour à tour tenté de tirer profit du vide militaire et du chaos ».

Accroître la division ou favoriser un certain chaos n'est pourtant pas une marque de faiblesse ! Et en totale contradiction avec cette histoire d'affaiblissement, ils nous décrivent pourtant un constat très juste, c'est à dire comment la Russie est tombée dans le piège américain...pas du tout en voie d'affaiblissement! (je rappelle que c'est toujours la fraction démocrate américaine qui mène les guerres et quand celles-ci deviennent dangereuses au plan intérieur ce sont les républicains qui succèdent pour jouer la partition pacifiste-patriotique)3.

« L’invasion russe de l’Ukraine en 2022 a permis à Joe Biden d’imposer une nouvelle fois l’autorité militaire américaine aux puissances récalcitrantes de l’OTAN en Europe, les obligeant, notamment l’Allemagne, à augmenter les budgets de défense et à soutenir la résistance armée ukrainienne. Cela a également contribué à épuiser la puissance militaire et économique de la Russie dans une guerre d’usure et à démontrer la supériorité militaire mondiale des États-Unis en termes d’armement et de logistique qu’ils ont fournis à l’armée ukrainienne ».

Le bordel au Moyen orient n'est pas du fait seulement de l'impérialisme américain. Il ne se gêne pas et impose sa loi aux belligérants locaux tout en flattant les colons israéliens sans vergogne et sans aucun souci pour les spectateurs du monde entier, dont beaucoup sont plutôt admirateurs (pour autant que ça dure).

UNE INCOMPREHENSION DU BONAPARTISME POPULISTE

Le populisme de Trump une faiblesse ? Une option dérangeante pour la haute bourgeoisie ? L'analyse est ici fausse et ne comprend pas un classique partage des tâches, obligatoire pour pallier à l'usure de la mystification gauche/ droite :

« Nous avons décrit comment les problèmes de navigation dans le chaos impérialiste qui s’est développé après 1989 ont conduit à des divisions au sein de la classe dirigeante américaine sur la politique à mener, et transcrit l’évolution de la politique populiste de l’America First par rapport à une politique plus rationnelle visant à préserver les alliances du passé. La réélection de Trump au pouvoir, même après la débâcle de sa première présidence, est le signe que ces divisions internes n’ont pas été maîtrisées par la bourgeoisie et qu’elles recommencent à affecter sérieusement la capacité des États-Unis à mener une politique étrangère cohérente et conséquente, au point même de mettre en péril sa principale préoccupation, qui est de bloquer ou de prévenir la montée en puissance de la Chine ».

C'est encore une fois à côté de la plaque, toute la bourgeoisie US est admiratrice du bon boulot de Trump pour isoler la Chine, en particulier dans sa volonté d'humilier l'Europe principal client de la Chine.

Trump se fiche de l'Ukraine comme il se fiche de Taïwan. Il est tout simplement enclin à se partager le gâteau avec les dictateurs chinois et russe, comme il se fiche de désagréger l'OTAN. Il favorise le chaos complet dans le puzzle européen, et chacun joue son rôle de gendarme régional ; par exemple la Turquie en Syrie. Et ils nous ressortent l'ânerie sur la riviera palestinienne en refusant de prendre en compte mon information sur le « pétrole palestinien » (cf. articles précédents »..

« L’objectif de reprendre le contrôle du Panama ; la proposition d'« acheter » le Groenland ; la proposition barbare de nettoyer ethniquement les Palestiniens de la bande de Gaza et de transformer cette dernière en une Riviera ; toutes ces premières déclarations du nouveau président sont autant dirigées contre ses anciens alliés que contre ses ennemis stratégiques. La proposition concernant Gaza, qui profiterait à son allié Israël en supprimant la solution des deux États en Palestine, ne ferait qu’attiser l’opposition des autres puissances arabes, ainsi que de la Turquie et de l’Iran. La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne se sont déjà prononcées contre cette proposition de Trump ».


Mais ensuite on se remet en selle avec une intuition remarquable :

« La guerre commerciale protectionniste proposée par la nouvelle administration américaine porterait également un coup massif à ce qui reste de la stabilité économique du capitalisme international, qui a soutenu la puissance militaire des États-Unis, et se répercuterait sans aucun doute sur l’économie américaine elle-même sous la forme d’une inflation encore plus élevée, de crises financières et d’une réduction de son propre commerce. L’expulsion massive de la main-d’œuvre immigrée bon marché des États-Unis aurait des conséquences économiques négatives et autodestructrices pour l’économie américaine ainsi que pour la stabilité sociale ».

On est loin d'un affaiblissement américain encore une fois !

« Néanmoins, malgré la politique autodestructrice à long terme de « l’America First », les États-Unis ne céderont pas leur supériorité militaire à leur principal ennemi, la Chine, qui est encore loin d’être en mesure de les affronter directement à armes égales ».

Sur le plan social il n'est pas sûr en effet que Néron ne soit pas indétrônable !

« Le mouvement MAGA de Donald Trump est arrivé au pouvoir en promettant à l’électorat plus d’emplois, des salaires plus élevés et la paix dans le monde, en lieu et place de la baisse du niveau de vie et des « guerres sans fin » de l’administration Biden. Le populisme politique n’est pas une idéologie de mobilisation pour la guerre comme l’était le fascisme.

En fait, la croissance et les succès électoraux du populisme politique depuis une dizaine d’années, dont Trump est l’expression américaine, reposent essentiellement sur l’échec croissant de l’alternance des vieux partis établis de la démocratie libérale au sein des gouvernements pour faire face à la profonde impopularité de la croissance vertigineuse du militarisme, d’une part, et aux effets paupérisants d’une crise économique insoluble sur les conditions de vie de la masse de la population, d’autre part ».

Ces quelques remarques profondément justes montre une incapacité à prendre en compte la nature et la dangerosité du populisme. Le populisme est avant tout une idéologie petite bourgeoise. Or le CCI a toujours considéré que la petite bourgeoisie n'avait aucun rôle premier et n'était au fond que bourgeoise. Et de nous ressortir les grelots vantant une classe ouvrière ressuscitée par quelques grèves corporatives et presque pure comme l'eau de Perrier (quoique).

« La classe ouvrière, contrairement aux délires xénophobes du populisme politique, n’a pas de patrie, pas d’intérêts nationaux et est en fait la seule classe internationale dont les intérêts communs dépassent les frontières et les continents. Sa lutte pour défendre ses conditions de vie aujourd’hui, qui a une portée internationale (les luttes actuelles en Belgique confirment une fois de plus la résistance de classe dans tous les pays) constitue donc la base d’un pôle d’attraction alternatif à l’avenir suicidaire du capitalisme, à savoir les conflits impérialistes entre les nations »

« La classe ouvrière (actuelle) n'a pas de patrie « ; ça c'est eux qui le disent. C'est oublier que le prolétariat moderne est entouré, voire parfois noyé au milieu d'immenses couches petits bourgeoises (cf. Les gilets jaunes, le féminisme stalinien, l'écologie bourgeoise, etc.).Oublier aussi que la démocratie sournoise que le CCI voulait ériger en axe de bataille a fait plouf avec le retour du danger imminent de guerre généralisée. C'est oublier que la question de l'immigration et des criminels OQTF n'est pas une problématique raciste en soi, ni injustifiée, aiq qui au bout du compte porte atteinte à l'internationalisme du prolétariat. La campagne de la presse américaine de gauche contre le dictateur Trump n'ébranle aucunement les masses qui ont voté pour lui, un dictateur « qui promet de les débarrasser justement de cette élite démocratique pourrie ». Et ce n'est pas l'injonction (éducatrice et morale) du CCI de ne pas se laisser « distraire » et venant sur le terrain de la défense « des transgenres, de la diversité... ». Tiens un même langage sociologique gauchiste !

Cette incompréhension de la force du populisme se vérifie par cette incapacité à en observer la diversité ((sic). Il y a un populisme de droite mais aussi de gauche. LE populisme de gauche ne pose pas au défenseur de la classe ouvrière mais du peuple. Quant à la force dynamique LFI elle est devenue franchement veule par les temps qui bondissent :

« La force la plus dynamique du Nouveau Front populaire est La France insoumise (LFI), qui se réclame de la classe ouvrière et du socialisme, vante ses liens aux ouvriers en lutte contre les politiques néolibérales de Macron (par exemple, elle appelle à l’abandon de la réforme de la retraite à 64 ».

 De plus, venir nous raconter que la bourgeoisie serait en passe de perdre « le contrôle global de son appareil » étatique, à cause de partis populistes « irrationnels » et no future du capitalisme, car ils « promulguent les théories conspirationnistes les plus absurdes » ! Franchement n'importe quel journaliste trou du cul «élitaire nous serine cela à longueur de journée. Il y a des conceptions conspirationnistes chez Mélenchon (les riches et les juifs) et chez Le Pen (les arabes) mais l'accusation de conspirationnisme pointe chaque fois que vous sortez du discours officiel, comme la bien connue dénonciation du fachiste qui sommeille en tout contradicteur des idéologies dominantes et dormantes. 

 Oui, contrairement à la montée du fascisme au cours des années 30, le populisme ne constitue pas le résultat d’une volonté délibérée des secteurs dominants de la bourgeoisie. En Hongrie, en Italie, en Argentine, etc. partout où des factions populistes ont pris le pouvoir, elles ne sont pas plus irresponsables que les factions classiques. Cette apparition et montée s'expliquerait par la fumeuse décomposition ! C'est ridicule et faux. Les populismes sont une solution bien bourgeoise et contrôle par les financiers (ouh le complotiste) pour barrer la route au prolétariat, le décourager en le noyant dans un peuple paupérisé de plus en plus et qui sert d'image à la classe ouvrière pour lui dire : si tu veux avancer plus loin, tu tomberas dans le ravin. Intermède provisoire sauf si la guerre y met fin.




NOTES


1 Cf. mon article HOMMES D’AFFAIRES et article du CCI: « À la différence du Moyen-Orient, la politique des États-Unis en Ukraine relève d’une stratégie savamment mise en place pour affaiblir la Russie et son alliance avec la Chine, et resserrer les liens des États européens autour de l’Otan. Trump pourrait remettre en cause cette stratégie et affaiblir d’autant plus le leadership américain. Que Trump décide de lâcher Kiev ou de « punir » Poutine, les massacres vont inéluctablement s’aggraver et peut-être s’étendre au-delà de l’Ukraine »(article du CCI sur TRUMP et le chaos généralisé comme seule interprétation du monde actuel).

2Je pourrais aussi qualifier tout autant cette secte paranoïaque de maccarthysme, ne connaissant pourtant de son histoire intérieure que les 20 premières années . Ce groupement dinosaure, demi centenaire a la particularité, comme les sectes religieuses, de secréter de grands schismes séquentiels ..lilliputiens avec procès en sorcellerie policière. C'est le seul groupe à ma connaissance qui accable de reproches sans fin ses intellectuels les plus brillants qui ont fini par s'en aller ou être expulsés, certainement parfois du fait de leurs dérives personnelles opportunistes ou petites bourgeoises ; mais de là à les persécuter pour leurs regrets, des racontars discutables ou bien reflets d'une réalité confondante, cela procède de l'esprit de meute. S ou B par exemple a produit des universitaires ou des historiens de renom, qui avaient abandonné un engagement politique de secte étouffant finalement. Dans le cas du CCI, plusieurs éléments brillants en sont sortis, et même si je n'ai pas partagé les ruptures ou désaccords de fond, je reste admiratif de travail d'un historien comme Bourrinet, d'un sociologue comme Raoul Victor, d'un orateur comme Juan, d'un économiste marxiste comme Marcel de Belgique, dernière cible du maccarthysme cciesque ; et lui le pauvre avait tenu 33 ans ! Je crois savoir que Lénine conservait une certaine admiration pour le renégat Kautsky ! Peut-être suis-je moi-même devenu paranoïaque en me demandant s'ils ne comptaient pas dans leur rang un appointé de la CIA ou une Sandrine Rousseau, qui avait fait supprimer les bulletins internes ? Plus ils persistent dans ce genre de littérature judiciaire, au lieu ce laisser cela au rang des faits divers du maximalisme, sans en faire un pataquès, plus ils dégoûtent les jeunes révoltés de s'approcher des minorités réellement anticapitalistes et cloisonnées. N'empêche que leur Revue internationale reste d'un niveau politique élevé, et peu courant (contrairement leur journal-tract, simpliste et répétitif). Mais jugement subjectif , n'est-ce pas, car je suis probablement moi aussi un intellectuel individualiste et anarchiste ?

3C'est le démocrate Johnson qui mène la guerre au Vietnam, c'est le républicain Nixon qui y met fin ! Avec un peu de réflexion c'est pareil en France ; c'est la gauche bourgeoise qui est aux avant-postes pour mobiliser le prolétariat et à la fin les fractions de droite reprennent les choses en main.

NORMALEMENT IL N'Y AURAIT PAS D'AUTRE SOLUTION QUE LA GUERRE (première partie)

 


 Discours épidictique de célébrités et de quelques anonymes

 «Les décisions politiques, les équipements militaires, les budgets sont une chose, mais ils ne remplaceront jamais la force d’âme d’une nation» ». Macron

«Il n’y a pas un Français qui n’a pas compris» que le chef de l’État, «avec un ton très martial»«explique quasiment qu’il faut transformer les usines de Kleenex en usines d’armement parce que la guerre est pour demain» ».

Marine Le Pen

« Hyperactivité, impulsivité?C'est donc avec la frustration d'un enfant roi privé de jouet que le président Manu a enfilé son costume préféré : celui de général en chef des armées. Avec une satisfaction à peine dissimulée, il s'est adressé à la nation pour nous promettre du sang, des larmes, et surtout nous réclamer du pognon ».Anonyme

«  Pour ces familles russes, qui s’efforcent d’ignorer la guerre menée par leur pays et qui se prenaient même, ces dernières semaines, à anticiper la paix, le retour à la réalité a été brutal ». (quotidien)

 

 «  On peut aussi couper dans les dépenses sociales…ou tout simplement ne pas se réarmer !La Russie ne va pas attaquer la France Macron dehors ». Anonyme

 « On nous demande notre avis sur ces dépenses inutiles ??? »Anonyme

 Jamais l'URSS communiste n'a attaqué un pays de l'OTAN Ce n'est pas une Russie deux fois plus petite et ayant subi des combats très difficiles et coûteux en Ukraine qui recommencera de sitôt
Mais Macron a sauté sur l'occasion pour se faire passer pour le leader de l'Europe.
Il espère que les Européens lui en seront reconnaissants si un jour comme il le souhaite un président de l'Europe est élu ».
Anonyme

« Macron par-ci, Macron par-là, Macron omniprésent, omniscient, omniscène. Guerre en bandoulière, posture martiale, discours calibrés : tout est image, tout est mise en scène. La politique devient showbiz, et le chef de l’État, star principale du grand théâtre médiatique ». Anonyme

« A quelle menace européenne voudrait-on nous faire croire Le fantasme et le délire sont au pouvoir grâce à la mise en scène de Macron. Il faut stopper la guerre dès aujourd'hui avant que la destruction ne soit plus ni arrêtable ni même réparable. L'attitude va-t-en guerre on en connaît les résultats . Les bilans sont des dizaines de millions de mort pour en revenir à la situation de départ ». anonyme.

Pascal Praud a accusé Emmanuel Macron de « précipiter la France dans une guerre, comme ce pilote allemand, Andreas Lubitz, fonça en 2015 avec son avion dans une montagne des Alpes et tua 149 passagers ».

 

 «Nous sommes passés de la question de savoir si la guerre va se terminer à celle de savoir comment elle va se termine ». Mike Waltz (conseiller américain à la sécurité nationale)

 

 

  Malgré la veulerie et la soumission lâche des divers médias derrière Napoléon Macron (le quatrième ou le cinquième?)– les MSN, BFM, CNEWS, LFI -  les sondages si bien orientés (la réponse est dans la question) et enfin l'affirmation que « les français ont peur » et savent bien que après l'Ukraine « ce sera notre tour », le battage nationaliste ne passe pas[1]. Mélenchon et la gauche bourgeoise qui la ferment ou réclament un peu plus d'armement « français.

Ce qui transparaît, souvent avec perspicacité dans les commentaires anonymes de lecteurs lambdas. Mais aussi chez des politiques futés comme le gaulliste Pierre Lellouche qui a si bien relevé les zigzags de Napoléon 5 dans sa lettre à icelui :

 

« (…) Quant à l’Ukraine, vous avez commencé par essayer de dialoguer avec Poutine, à juste raison d’ailleurs, en comptant sur votre proverbiale force de conviction, mais sans avoir les moyens de peser, puisque vous n’étiez pas en mesure d’apporter un accord sur la neutralité de l’Ukraine qui aurait pu empêcher la guerre. Vous avez insisté ensuite sur la nécessité de «respecter les intérêts de sécurité de la Russie» en évitant surtout de l’«humilier», cela avant un nouveau changement de cap à 180 degrés, face aux protestations des pays d’Europe centrale qui vous accusaient d’être pro-Poutine et de «macroner» . Depuis votre discours de Bratislava en juin 2023, vous proclamez donc que «la Russie ne doit pas gagner cette guerre», en martelant l’idée que nous devrions aider l’Ukraine «aussi longtemps que nécessaire». Vous avez été le premier également à proposer l’envoi de soldats en Ukraine, dès février 2024, pour des missions de combat ou de formation non définies, une proposition compromise par la dissolution, mais que vous avez reprise le 5 mars, cette fois avec un rôle de «maintien de la paix» dans le cadre d’un éventuel cessez-le-feu. Vous avez voulu vous positionner ainsi comme le chef de guerre d’une nation menacée, et comme le patron d’une Europe de la défense en gestation, que la France aurait vocation à diriger. Ce vaste programme, comme l’aurait qualifié le général de Gaulle, vous avez eu soin de le présenter comme parfaitement indolore : pas d’augmentation des impôts avez-vous promis, pas non plus de retour au service militaire ». Pour résumer, alors que Trump veut l’arrêt des combats maintenant , ni l’Ukraine ni l’Europe ne veulent s’y résoudre. Les uns veulent croire encore possible une victoire militaire sur la Russie, qui permettrait un changement de régime à Moscou et ainsi d’en finir enfin avec l’ADN impérialiste des Russes. D’autres savent la guerre perdue... ».

La fraction centriste (élitaire) au pouvoir en France, qui a été conçue pour endiguer la montée du populisme, s'est muée tout à coup en faction la plus belliciste « au nom de la paix » (ils parlent tous au nom de la paix en faisant la promotion d'armes de guerre sophistiquées). Ragnagna !  a rugi crâne d'oeuf Le Cornu : « Nous refuserons la démilitarisation » du pays. C’est ce que réclame Vladimir Poutine, qui a déjà obtenu des États-Unis, avant même le début des discussions, que l’Ukraine ne rejoigne pas l’Otan ».

Ni l'Europe des pieds nickelés ni la France n'ont pourtant les moyens de la ramener, et sur tous les plans, économiques, militaires et...face à la lutte de classe en potentiel. (on va peut-être calmer l'aspiration à une retraite anticipée mais pas faire admettre la mobilisation des jeunes pour que Napoléon 5 devienne empereur d'Europe).

« À huis clos, les militaires européens ont pu faire le décompte de leurs capacités. Celles-ci sont limitées. Seuls la France et le Royaume-Uni détiennent des capacités militaires réellement opérationnelles pour encadrer un déploiement potentiel en Ukraine. Les contours de celui-ci restent à définir. « Il faut des réponses claires » sur le mandat et les objectifs d’une telle mission, a expliqué Ruben Brekelmans. Il n’est pas le seul à s’interroger en Europe. Beaucoup d’états-majors doutent de pouvoir s’engager sans appui américain, c’est-à-dire un engagement américain à soutenir les Européens en cas d’escalade. (…)  Mais à deux reprises en l’espace de 48 heures, la page de l'Elysée a clairement laissé percer l’agacement présidentiel. Dimanche, la présidence a frontalement démenti, via le réseau social, des propos que lui prêtait Le Journal du dimanche, selon qui l’Élysée assumait de vouloir «faire peur» dans le contexte de la guerre en Ukraine. «En cette période grave où, face à la menace russe, la quasi-totalité des chefs d’État et de gouvernement européens prend des mesures inédites pour assurer leur défense, chacun doit veiller au respect de la parfaite véracité des faits, intimait le message. Le moment exige lucidité, patriotisme et sens de l’unité nationale.»

Or justement être lucide face au barouf propagandiste nationaliste de la clique à Macron, c'est, pour tout jeune ou demoiselle, avoir peur de la boucherie patriotique qu'il voit à l'oeuvre aussi bien à Gaza qu'en Ukraine. Quand la girouette présidentielle aux ordres des financiers et des trusts pétroliers lui promet l'obéissance patriotique au front, c'est un langage qui lui est totalement étranger ou bon pour les anciens jeux vidéos . Les bobards macroniens s'accumulent et finissent dans le ridicule au même titre que les armes de destruction massive de ce pauvre Saddam Hussein. Poutine ne veut ni de la Pologne, ni de la Moldavie (y a quoi en Moldavie?),  ni de toute l'Ukraine, ni envahir Paris. Poutine défend le nationalisme russe et ses frontières classiques. Il n'est ni Hitler ni un partisan d'une guerre éternelle. Il a tout intérêt à saisir la main américaine d'autant qu'elle ridiculise les prétentions européennes et de stopper un probable effondrement intérieur économique et politique; trois ans c'est déjà beaucoup pour une guerre d'ampleur mondiale; les deux guerres mondiales n'ont pu durer plus de quatre ans...

 Quant à l'unité nationale, elle est bien mal en point grâce à la CIA. Quand le sage pointe la CIA l'idiot regarde Trump comme son inventeur.

On oublie que les Etats modernes fonctionnent plus que jamais avec leurs services secrets, leurs propres sondages clandestins et la complicité des journalistes et des avocats. Le populisme, qui reste selon moi une forme de bonapartisme reste incompris dans sa dimension petite bourgeoise (comme on en traitera dans l'article suivant concernant la vision étriquée du CCI). Il ne faudrait pas rester les yeux rivés en permanence sur le cas de l'Ukraine et le spectacle les négociations de paix officielles, et les analyses qui pronostiquent la future déchéance du Néron américain.

Père, gardez-vous en face; père, gardez-vous derrière !

On l'oublie mais la domination politique bourgeoise outre d'être devenue psychologique est devenue profondément wokiste. Le wokisme est une hérésie conceptuelle, un révisionnisme politico-historique qui semble bien avoir été inventé par la CIA puis s'est propagé grâce aux universités américaines débiles politiquement au sens où elles sont le creuset des idéologies petites bourgeoises. Tout est lié ou relié désormais. Si vous parlez de Gaza vous pensez Ukraine et vice versa. Les questions sont de plus en plus les mêmes. Un des premiers principes, si je puis dire, du wokisme est de mettre sur le dos de l'autre ses propres turpitudes.

Vous m'objecterez par exemple que les bisbilles entre le mafieux Tebboune et notre Napoléon 5 n'ont rien à voir avec l'Ukraine. Car l'Algérie n'est ni mêlée de près ni de loin avec la boucherie en Ukraine . Et pourtant si. La macronie ne cesse, après revirement, de nous conspuer un ours russe bridant partout dans le monde « nos » intérêts. Or, la mafia étatique algérienne, soutenue par nos insoumis à la vérité, ne pourrait se permettre seule d'envoyer chier Macron concernant ses racailles importées. Avec la CIA si.  La CIA a influencé parfois de façon décisive l'histoire politique des États dans lesquels elle est intervenue au nom des intérêts des ricains. La CIA infiltre des agents dans les médias français à partir de 1949. La CIA repère le plus tôt possible les journalistes prometteurs. Elle finance également des journaux, notamment socialistes, et aide plusieurs à échapper à la faillite. Elle poignarde dans le dos la bourgeoisie colonialiste française en soutenant le terrorisme préparant la prétendue indépendance algérienne. Au début de 1950, elle envoie Irving Brown établir des contacts avec les libérateurs terroristes, et aurait coordonné des actions de subversion en Algérie.

 Depuis trois ans, il n'y avait que suspicion pour les services secrets russes. Trump n'est-il pas au fond un agent russe comme le prouvent ses dernières oeillades à ce salaud de Poutine ?  Mais la CIA  a toujours été plus puissante que le KGB[2]. A la foireuse libération de l'Algérie, c'est la bourgeoise américaine qui met la patte sur son pétrole jusqu'aujourd'hui et personne n'en parle.

Tissée dans le secret le plus total, la coopération entre les services secrets américains et leurs homologues algériens, a pris un véritable essor depuis les attentats du 11 septembre 2001 à New York. Plusieurs visites secrètes ont été effectuées à Alger, depuis 2002, par des délégations représentant les services américains de renseignement dont le FBI, la CIA. La succession de missions, aussi bien d´officiers supérieurs du DRS aux Etats-Unis, que d´agents américains de haut rang en Algérie, a entériné une coopération sécuritaire entre les deux pays, hors de tout deal avec la France.

Au tout début de cette année, l’Algérie a signé un mémorandum d’entente dans le domaine militaire avec les États-Unis. Une annonce faite le 22 janvier par le général d’armée Michael Langley, le chef du commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom), à l’occasion de sa rencontre à Alger avec le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, rapporte le site d’information algérien TSA.

Ce mémorandum signé à Alger entre le général Michael Langley et le chef d’état-major de l’armée algérienne, Saïd Chengriha, prévoit “une intensification de la coopération militaire entre les deux pays” avec notamment le partage de renseignements et la tenue de formations conjointes écrit le site d'information Afrik.  Avec cet accord, Washington cherche à gagner un “allié précieux pour sécuriser une région où les intérêts américains sont menacés par l’instabilité politique et la montée de groupes armés”. Et on s'étonne de l'arrogance de Tebboune. Et de la provoc de Jean-Michel Applati, soutenu par Daniel Schneidermann[3], tous deux probablement appointés par la centrale avec l'autre bouffon monsieur Salamé :

 « Chaque année, en France, on commémore ce qui s’est passé à Oradour-sur-Glane, c’est-à-dire le massacre de tout un village. Mais on en a fait des centaines, nous, en Algérie. Est-ce qu’on en a conscience ? », avait-il déclaré le 25 février, au sujet de la conquête de l’Algérie par la France au XIXe siècle.

Ce journaliste répugnant ne fait pas cette déclaration à n'importe quel moment mais quand les tensions sont à fleur de peau et que la politique impérialiste de Trump ne peut que se féliciter pour tout ce qui affaiblit la France. C'est le wokisme en acte qui se fiche de chronologie et de toute analyse historique cohérente, et qui, au bout du compte, en revient à exonérer la naissance et les causes du nazisme. Ducon Applati ne connaît rien à l'histoire mais c'est le propre de n'importe quel connard de raconter avec arrogance n'importe quoi. Le wokisme protège toujours comme par hasard ses probables inventeurs conceptuels de la CIA. Toutes les salades pour dénigrer la sale colonisation française (sûrement) exiger une rente mémorielle, oublient qui colonialiste maintenant en Ukraine et à Gaza, oublie Hiroshima et Nagasaki où les bombardiers US ont tué une masse de la population civile japonaise plus rapidement que les chambres à gaz nazies ! Depuis 80 ans a toujours régné le motus bouche cousue concernant ce cynisme de la bourgeoisie américaine qui n'a cessé en outre de se payer sur le dos de l'Europe car « cela lui avait coût é cher de l'avoir délivrée ».[4]

La droite de la droite, souverainistes et populistes, participent à leur façon aux divers mensonges déconcertants en affirmant que l’ennemi n’est pas Poutine mais le sud « islamiste ».en ajoutant que sous prétexte d’antiracisme et de lutte contre l’ «islamophobie», l’UE finance des associations islamistes à hauteur de dizaines de millions d’euros (voir les travaux de Florence Bergeaud-Blackler). Mais ils se gardent bien d’interroger sur le rôle de la CIA qui a tant financé certains courants terroristes islamistes dans ses actions de déstabilisation de concurrents occidentaux…  Question évacuée sous le couperet  de l’accusation de complotisme[5].

 


[1]Bien qu'avec leurs sondages sournois ils tentent de faire croire que ça passe : Le contexte a changé en quinze jours, trois semaines », explique un conseiller du chef du gouvernement, qui remarque une prise de conscience dans l’opinion publique. Une grande majorité (68 %) des Français approuve une augmentation du budget de la défense, Selon un sondage Ipsos et c'esi publié par La Tribune Dimanche.

[3]« La sanction visant le chroniqueur de RTL pour ses propos sur l’Algérie a beau être peu sévère, elle en dit long sur l’ampleur du refoulement mémoriel en France face à sa sanglante conquête coloniale » D.Schneidermann.

[4]Et qui continue sans gêne au nez et à la barbe des Etats européens :  « À plus long terme, pourquoi continuerCIA où l'action directe des Etats Unis en France . - INITIATIVE COMMUNISTE (initiative-communiste.fr) d’acheter du matériel américain avec de l’argent européen, alors que Washington peut sur une simple décision empêcher de décoller des F-35 alliés, bloquer les tirs de précision des lance-missiles Himars ou brider des F-16 livrés à l’Ukraine ? ». (la presse)

[5] Le Figaro toujours pro-US, évacue curieusement les manipulations américaines : « Que ce soit la Russie, l’Algérie ou les islamistes, nos ennemis instrumentalisent nos failles internes pour mieux nous déstabiliser. Le meilleur moyen de leur faire face est encore de corriger nos faiblesses et réparer nos fractures. Il n’y aura pas de réarmement sans redressement intérieur ». Mais redressement intérieur contre qui? MSN distille les infos contre la France avec la CIA, exemple concernant l'arrestation d'un espion algérien au ministère des finances : "Ces accusations contre un fonctionnaire franco-algérien risquent d’être saisies au vol par l’extrême-droite (sic)qui a proposé lors de la campagne des législatives de 2024 d’exclure les binationaux de certaines fonctions sensibles"cf  Riyad Hamadi sur TSA.. Et avec l'appui de la sphère islamo-gauchiste cette petite bourgeoisie marginale qui a pignon sur rue avec boucles d'oreilles et cheveu ras comme les nazis.