"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

lundi 26 octobre 2020

DE LA NEGATION DU PROLETARIAT A L'ATTENTAT INDIVIDUEL ISLAMISTE

 

« Le fascisme a amené à la politique les bas-fonds de la société. Non seulement dans les maisons


paysannes, mais aussi dans les gratte-ciel des villes vivent encore aujourd'hui, à côté du XX° siècle, le X° et le XII° siècles. Des centaines de millions de gens utilisent le courant électrique, sans cesser de croire à la force magique des gestes et des incantations. Le pape à Rome prêche à la radio sur le miracle de la transmutation de l'eau en vin. Les étoiles de cinéma se font dire la bonne aventure. Les aviateurs qui dirigent de merveilleuses mécaniques, créées par le génie de l'homme, portent des amulettes sous leur combinaison. Quelles réserves inépuisables d'obscurantisme, d'ignorance et de barbarie ! Le désespoir les a fait se dresser, le fascisme leur a donné un drapeau. Tout ce qu'un développement sans obstacle de la société aurait dû rejeter de l'organisme national, sous la forme d'excréments de la culture, est maintenant vomi : la civilisation capitaliste vomit une barbarie non digérée. Telle est la physiologie du national-socialisme ».

 Trotsky (10 juin 1933) (ci-contre le même défiguré par les islamo-trotskiens)

 


Remplacez national-socialisme par islamisme, et vous comprendrez l'équivalence et ses limites : le fascisme a été l'expression d'un capitalisme réduit à rééditer la Première Guerre mondiale, l'islamisme est au contraire l'expression d'une société croupissante qui ne peut aller à la guerre mondiale.Il y avait une hystérie nazie comme on supporte une hystérie islamiste. Les nazis craignaient plus que tout « l'ennemi intérieur » (le communiste, les ouvriers). Les islamistes sont l'ennemi intérieur mais autant contre les ouvriers que contre l'Etat bourgeois local mais :

1.Ils ne sont pas au pouvoir ;

2. Ils servent de faire valoir à ce pouvoir par leur barbarie.

 En 1933 on en était à quelques années à peine de la deuxième boucherie mondiale. Nous n'en sommes pas encore là en 2020 avec des crimes terroristes abjects qui posent toutefois beaucoup de questions et souvent les mêmes : pourquoi, au profit de qui, etc. 

Naguère il y avait deux types d'attentats, l'anarchiste, respectable tant qu'il s'en prenait aux puissants (rois, chefs de guerre) et celui des basses œuvres commandités dans l'ombre au service de tel Etat. Aujourd'hui l'attentat dominant, plus répandu au niveau planétaire, est dit islamiste. On peut s'en indigner, ne pas l'admettre, mais contrairement à hier il trouve des millions pour l'applaudir. L'indignation ne sert même pas à empêcher qu'il récidive comme acte obtus, simpliste et généralement suicidaire pour son auteur. Quand, à l'indignation, s'ajoute une tentative d'expliquer rationnellement, on ne peut que s'en réjouir, même si l'explication reste insuffisante. Prenons celle du CCI, seulement dix jour après le meurtre du professeur Samuel Paty.

 « Une nouvelle manifestation de la décomposition du capitalisme

Ce “fait divers” qui a bouleversé l’ensemble de la population, notamment les enseignants, est une nouvelle manifestation de la barbarie et de l’état avancé de décomposition du monde actuel. La haine, l’obscurantisme religieux et le culte de la violence sont des symptômes, parmi beaucoup d’autres, du pourrissement de la société capitaliste. C’est la satire, l’humour comme “forme la plus saine de la lucidité” (selon Jacques Brel), une expression de la civilisation, de la pensée humaine, qui ont été encore une fois la cible du nihilisme mystique et du fanatisme religieux ».

Que cet attentat cruel relevant à la fois de la psychiatrie et d'une politique « islamiste » soit qualifié de fait divers, et les dessins crades de Charlie Hebdo, m'interroge. Ce type d'action relève bien plutôt d'un acte de guerre : on tue un ennemi sans sourciller parce qu'on n'a aucun lien avec lui ; le meurtre de fait divers relève de la vengeance individuelle ou du banditisme. Le titre est assez mal choisi « C'est le capitalisme qui nous tue », lequel est en gros celui des islamo-gauchistes, VRP d'Erdogan en Europe. C'est facile et cela permet d'esquiver les questions qui « tuent ». La conclusion est digne de n'importe quel sociologue de gauche :

« La montée de l’irrationalité, de l’intégrisme religieux, du nihilisme est la trame fondamentale d’une conception mortifère totalement décomposée des liens sociaux, de l’humanité, véhiculée par des individus déjà broyés dans leur tête et totalement décérébrés. Le fait que des adolescents n’aient d’autre ambition que de mourir en héros est le reflet du système capitaliste, un système pourri qui n’a aucun avenir à offrir aux jeunes générations. C’est à cause de cette absence de perspective, de l’atmosphère ambiante du no future, qu’une partie de ces jeunes, souvent laissés pour compte, cherchent un refuge et un exutoire à leur désespoir dans le fanatisme religieux ».

Cette interprétation sociologique est celle de l’islamo-gauchisme et elle est partielle donc fausse. L’attentat djihadiste n’est pas une héroïsation ni un reflet du capitalisme ( !?) c’est une action individualiste. La plupart du temps le terroriste ne parle pas de son projet à sa famille musulmane qui lui taperait sur les doigts si elle en était informée. Que les familles des tueurs en conservent un souvenir pieux par après c’est naturel, mais la cause ne peut pas être l’islam classique qui se considère comme collectif. La prise de décision de tuer de l’apprenti terroriste provient bien par contre de son éducation dans l’esprit de l’individualisme libéral acharné. C’est ce même état d’esprit qui domine dans l’entreprise comme dans la société : « j’ai décidé que c’était moi le meilleur, celui dont on méprise les décisions », « je passe à l’action de vengeance parce que je l’ai décidé ». Il peut toujours s’auto-mystifier en disant qu’il a reçu l’ordre d’Allah, mais c’est bien l’individualisme le plus crasse qui le guide névrotiquement et certainement pas en consultant ses proches ni l’imam du quartier.

OU LA DENONCIATION DU HOCHET AMALGAME SERT LA CONFUSION

J'ai noté dans l'article précédent la brève prise de position oecuménique des deux principaux groupes gauchistes en France qui leur permettait d'esquiver leur politique islamo-gauchistes de sympathie et de soutien aux sectes obscurantistes des milieux islmo-compatibles. Avec un de leurs soldats, un certain Anasse Kazib, syndicaliste de Sud-Rail, l'esquive est une œuvre d'art. Alors qu’il s’entretenait sur Zoom, ces derniers jours, avec, notamment, Marwan Muhammad, l’ancien directeur du très décrié Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), il a déclaré : « Moi j’appelle à la raison l’ensemble des organisations syndicales, associatives et politiques de gauche : il faut se réveiller, on n’a pas à tomber dans les trucs de valeurs républicaines », explique notamment celui qui fut chroniqueur dans l’émission Les Grandes Gueules, sur RMC. Et d’ajouter : « Les valeurs républicaines, ce sont les valeurs d’une république bourgeoise, dans lesquelles l’Assemblée est bourgeoise, le Sénat est bourgeois, l’ensemble des institutions sont coercitives. Ce sont les mêmes qui éborgnent dans les quartiers populaires. Ils éborgnent les ‘gilets jaunes’. »

En soi le discours est révolutionnaire et le CCI dit la même chose en général dans ce genre de circonstances : pas d'union nationale, nous ne marcherons pas derrière les pleureuses de la bourgeoisie qui font taper les ouvriers en grève par leurs CRS, les gilets jaunes et verts, etc. Venant du CCI, cela est parfaitement honnête, une réaction de classe en somme. Mais quand on est un permanent syndical d'origine algérienne, comme j'en ai connu certains à mon travail, forts en gueule et qui faisaient la prière à quatre pattes tous les jours, ne pas se démarquer du crime islamiste en dérivant sur les grands principes anti-bourgeois, c'est non seulement indigne mais c'est mentir effrontément.

« La critique de la religion est la condition première de toute critique », disait Marx, mais ici bas il ne s'agit même plus de religion en soi, dont ces petits tueurs n'ont qu'une approche minima, mais d'une vague idéologie où l'assassinat est le plat de résistance, où la mort de l'autre désigné comme ennemi comme si l'on était en guerre est le Graal du petit soldat, qui n'est que le produit de l'imprégnation individualiste qui est le moteur de ce capitalisme décadent. Entre le cadre arriviste qui veut tuer ses compétiteurs, le mari pervers narcissique qui veut tuer à petit feu sa compagne et l'abruti qui égorge avec un couteau acheté à Bricorama, il n'y a pas plus que l'épaisseur d'une feuille de cigarette. Bon, mettons que j'exagère.

 L'islamo-syndicaliste en rajoute : « l’unité nationale, c’est l’unité du fort avec le faible. C’est l’unité du riche avec le SDF, c’est l’unité du raciste avec l’antiraciste, c’est l’unité de l’homophobe avec l’homosexuel. (…) L’unité nationale ce n’est que de la poudre aux yeux, ce n’est qu’un faux-nez pour pouvoir discipliner tout le monde. ». Après cette entame très hétéro-trotskienne, Anasse Kazib assure dire la vérité contrairement à la gauche qui s'est laissé museler de crainte de passer pour islamo-gauchiste : « les organisations de gauche sont en train de le payer. Parce qu’ils [les] ont muselées (…) et ils vous ont empêché de parler. Et s’il y en a un qui parle, on lui met le tampon de l’islamo-gauchiste, comme ça on le met de côté. »

Or, bien avant que Kazib soit né, dans les années 1980, j'ai vu, dans les services publics, la CGT organiser des voyages en Palestine et avec pas mal de militants originaires d'Afrique du Nord, dans le même esprit que les porteurs de valise collabos des terroristes du FLN ; une singulière façon de  gagner à la classe ouvrière les enfants des immigrés de la première génération. Dans les années 2010, on ne compte plus les conférences avec Tarik Ramadan et d'autres sinistres gurus du même acabit. La CGT est devenue la principale organisation islamo-syndicaliste de France, et ce n'est pas le patronat qui s'en plaindra.

Meilleur défenseur pendant tant d'années des mensonges amalgames de la gauche bourgeoise, Hollande -  interrogé sur la récente saillie du ministre des flics, Darmanin, qui estimait que “le communautarisme commence dans les rayons” de supermarché – répondit : « Le populisme commence dans les rayons de l’amalgame et le bazar de la confusion. Que des commerces proposent à certains de leurs clients des aliments correspondant à leur pratique religieuse, c’est leur liberté ».  Puis récidiva en sonnant la cloche du rassemblement de la gauche disparue, sauf celle des bordures (PCF, LFI) (comprenez « islamo-gauchistes ») coupable « d'accommodements inadmissibles de plusieurs responsables dont certains ont “encore très récemment” pu côtoyer un théologien lié aux Frères musulmans » (cf. lire aussi la note 2).

On étudiera par après comment la gauche bourgeoise a participé à la destruction de la conscience de classe qui a conduit au marasme actuel. Faisons une parenthèse sur la plaie islamique au moment de la révolution d'Octobre.

L'ISLAM UN FLEAU INSOLUBLE DANS LE SOCIALISME

De petites sectes trotskistes en Angleterre racontent la fable d'une compréhension bolchevique des islamistes, en référence au congrès de Bakou, et inventent un mariage bienheureux entre islamisme et bolchevisme. C'est du pipeau.

La révolution de 1917 ne triompha pas sans peine en pays islamiques. Dans le Turkestan, les émirs et les chefs religieux (mollahs) se levèrent contre les Soviets et se battirent au nom du nationalisme local. Il fallut des années aux autorités nouvelles pour triompher de leur résistance.Toutefois, entre 1917 et 1920, désireux de ne pas ajouter de nouvelles difficultés à celles qu'il rencontrait partout, l'Etat dit bizarrement « ouvrier et paysan » s'efforça de ne pas heurter de  de front  les chefs politiques islamistes. Il s'agissait pourtant de détruire le pouvoir politique de l'islam, alors que, pour les musulmans, politique et religion sont indissolublement liées : «L'Islam est non seulement une religion, mais un État, un système économique, un mode d'alimentation, en un mot tout ! ». Aussi les réformes furent-elles entreprises avec précaution : le mot laïcisation ne fut pas prononcé, non plus que fut publié le décret portant séparation de l'Église et de l'État. Les mosquées restèrent ouvertes et les écoles coraniques continuèrent à fonctionner. La seule mesure d'interdiction formelle — concernant le pèlerinage à La Mecque — fut prise en application d'une disposition générale interdisant aux ressortissants de l'Union d'en quitter le territoire.

A partir de 1920, la lutte contre les préjugés religieux islamiques se matérialisa dans les mesures relatives à l'émancipation de la femme musulmane, souhaitée dès le lendemain de la révolution. Ils émirent des vœux réclamant l'abolition de la polygamie, de la claustration, du port du voile, du mariage des mineures. En dépit des décrets pris dans le même sens par le pouvoir central, ces réformes se heurtèrent à l'hostilité des mollahs, ces vieillards, et quelquefois même à celle des membres musulmans du parti communiste. Avec des alternatives d'apaisement et de tension, la lutte se poursuivit des années durant. En 1928, plus sûr de sa force, le gouvernement bolchevique changea de tactique. Il répondit par là violence aux meurtres, aux viols, à l'emprisonnement des femmes dévoilées. La haine qu'aurait pu provoquer cette lutte impitoyable fut atténuée par l'amélioration progressive du bien-être des masses paysannes où se perçut un sentiment de reconnaissance à l'égard du pouvoir bolchevique.

L'étouffement national d'une révolution à caractère international, ne pouvait pas venir à bout d'une idéologie de soumission qui avait si bien servi sous le Moyen âge et convenait aussi au capitalisme moderne. Le fameux congrès de Bakou en 1920, qui avait rêvé d'une nuptialité heureuse entre marxisme et islam, avait lancé une invitation pompeuse et ridicule : « Depuis des armées, vous pèlerinez par les déserts vers les Lieux saints d'où vous adressez votre vénération à votre passé et à votre Dieu. Pèlerinez maintenant par les déserts, les montagnes et les fleuves pour discuter avec nous comment briser la servitude et vivre fraternellement ensemble en qualité d'hommes libres et égaux ». La reconquête par l'armée rouge de l'Azerbaïdjan et du Daghestan, l'annexion du Turkestan à la Russie, enfin la lutte antireligieuse menée par le pouvoir russe refroidirent leurs relations avec le Moyen-Orient, quelle qu'ait pu être, par ailleurs, la popularité acquise ultérieurement par l'Etat stalinisé en aidant la Turquie, l'Iran et l'Afghanistan, pays musulmans, à obtenir leur souveraineté nationale.

LA FABRIQUE DE L'ANTI-RACISME POUR DETRUIRE LA CLASSE OUVRIERE

Moult sociologues et militants gauchistes défroqués se sont efforcés de nous conter depuis au moins trente années que la classe ouvrière avait disparu. Elle n'a pas disparu mais on a bien contribué à le lui faire croire comme à lui faire avaler qu'elle était désormais partie prenante des « classes moyennes ». Ce n'est pas un paradoxe qu'un ancien ministre du colonialisme, retors politicien, ait su être le laboratoire « antiraciste » pour la jeunesse bobo des années 1980. Et qui a ouvert la voie existant depuis longtemps en pays anglo-saxons, multiculturalisme et modernisme en tout genre où tout était devenu politique, le sexe comme le féminisme puis l'idéologie verte ; la voie avait été tracée, il faut le reconnaître par l'échec de mai 68 et sa non reconnaissance comme phénomène de classe mais simple révolution cul-pop.

Les deux bedeaux de Mitterrand, Julien Dray et Harlem Désir, furent les deux principaux commerciaux de la propagande anti-raciste. Toute la mouvance gauchiste et anarchiste avait suivi avec marches communes, concerts avec chanteurs « engagés ». Mais c'est surtout avec les droits de la « religion dans l'entreprise » que le travail de sabotage de l'union naturelle des ouvriers se mit en place. On se souvient des quelques maoïstes plus anarchistes qu'autre chose qui avaient été mis en vedette par leurs actions contre les « petits chefs » (souvent anciens militaires revenus d'Algérie) ; c'est d'ailleurs plus cet aspect ex- « colonialiste » qui était pointé (que la qualité de contremaître) pour « recruter » un milieu avec de nombreux ouvriers immigrés.

Progressivement la « religion dans l'entreprise » a été mis en avant au même plan que les revendications immédiates. Alors que les ouvriers, français comme immigrés, misaient toujours sur un combat commun, hausses des salaires, limitation du temps de travail, etc., imams et syndicalistes  convinrent d'y coller la revendication religieuse. Alors que dans ces années-là nous défilions aux cris de « travailleur français et immigrés même combat », les think-tanks, ces fabriques de la gauche bourgeoise préparaient déjà pire que la division des ouvriers mais la dissolution de la classe ouvrière dans l'antiracisme. Le racisme est une plaie, comme l'antisémitisme, qui en fait partie, mais ce sont des questions politiques générales qui n'ont pas leur place dans l'entreprise, sauf en ce XXI ème siècle où tout est judiciarisé, dépolitisé en quelque sorte, et où vous êtes sensé vous adresser à un juriste plutôt qu'à vos anciens « frères de classe » pour régler tout problème avec l'employeur. L'Affaire Dreyfus qui avait tant créé des difficultés de compréhension dans les milieux socialistes et syndicalistes (Jaurès devient Dreyfusard tardivement) avait en fin de compte servi à préparer à la soumission pour aller à la Première Guerre mondiale dans « l'unité nationale » dans un imbroglio qui singeait déjà le poison de la Seconde : agent de l'étranger, juif militaire, défense nationale.

Avec des questions générales, même humanitaires ou anti-racistes, on fait équivaloir toutes les classes. Elles sont dissoutes dans un raisonnement disons philosophiques. Or la philosophie n'a pas sa place dans l'entreprise, laquelle est certes manichéenne, mais profondément « matérialiste ». Au dix-neuvième siècle on faisait prier à genoux les mineurs sur le carreau de la mine à la prise du travail, mais cette corvée avait disparu. Le retour opéré par l'islam à la fin du XXème siècle a été exigé déjà comme une compensation au souvenir des méfaits du colonialisme, mais autant les mineurs de jadis étaient majoritairement ou pas catholiques, autant cette revendication religieuse ouvrait la voie à l'antiracisme, et donc à une conscience fractionnée voire antagoniste entre les prolétaires.

Lorsque nos gauchistes modernes, qui ont largement pris la main au vieux PCF, pour faire la pluie et le beau temps, expliquent l'antiracisme comme moyen pour « ne pas se laisser diviser », non seulement ils mentent parce que c'est déjà fait, mais ils introduisent un critère généraliste pour toute la société, qui est un critère indiscutable quand rien n'empêche tel ouvrier de penser raciste, tel autre de penser « sale blanc » ou celui-ci de penser que les secrétaires dans les bureaux sont trop payés.

Au travail la question n'est ni de philosopher ni de se poser le problème de résoudre les problèmes politiques ou idéologiques qui sévissent ou ordonnancent les divisions de classes, de races, de place sociale, etc. Mais ce sont les bateleurs de foire syndicale qui ont besoin de poser aux donneurs de leçon … de morale. Je ne signifie pas ici que les ouvriers dans leurs débats en AG ne peuvent pas poser de questions politiques ni dénoncer des idées inadmissibles, mais ils ont naturellement besoin de poser des questions concrètes, de matérialiser leurs relations avec leurs exploiteurs. Je ne vois pas l'intérêt de discuter du racisme dans un conflit social où il y a de fortes chances que le patron A soit anti-raciste comme l'ouvrier B alors que l'ouvrier C se cache d'être raciste. Enfin si vous comprenez que la dynamique de la lutte part du concret pour aller au concret et pas vers l'idée abstraite où l'opinion qui s'exprime en effet volontairement et dans tout domaine hors du travail, sans critère d'appartenance ou de situation de classe.

Le djihadiste assassin n’a jamais eu l’occasion d’être habité par une conscience de classe. Il percevait d’abord la conscience d’être pauvre et accessoirement de se rendre compte qu’il vivait dans une famille pratiquant la croyance musulmane. D’ailleurs on a oublié qu’au début des années 1980, cette croyance des parents était rejetée par la plupart de jeunes de banlieue, la considérant comme ringarde ; on voyait des jeunes maghrébins dans les squares avec des chiens, envoyant balader ces imams qui venaient leur dire de se débarrasser de ces animaux comme l’exige leur croyance. L’ampleur du chômage dès ces années ne leur a même pas laissé le temps de se « prolétariser » ni de découvrir la « conscience de classe ». Cette vacuité était accompagnée, et soutenue en fait, par la théorie de la disparition de la classe ouvrière par Terra Nova (2008). Ce think tank du PS poussa la gauche bourgeoise à cibler sur la naturalisation massive des vieux immigrés, sous l’égide de… Valls1. Mais malgré ce clientélisme électoral à l’égard des patriarches2, le chômage continua à faire ses ravages en même temps que l’expansion des échecs scolaires ; depuis plus de vingt ans, à l’automne, des centaines de milliers se retrouvent sur le pavé sans diplôme.

 La conscience de classe ne s’apprend pas à l’école ni dans le quartier. Elle est profondément liée au milieu du travail dans une perspective collective. Pour le matérialisme « bourgeois », la conscience était perçue comme un phénomène individuel, et reposant sur des qualités personnelles indépendantes de la classe d’appartenance. Le marxisme expliqua que la conscience, pour la classe exploitée antagoniste était « de classe », c’est-à-dire, non pas une catégorie figée, qu’elle dépend du moment historique, du rapport de force entre classes différentes. L’originalité du marxisme est donc de partir de l’existence, non pas de l’individu bourgeois isolé, mais de classes antagoniques dans la hiérarchie sociale et des rapports sociaux qui en découlent. Marx ne s’est pas gêné pour dire  que les paysans français du XIXe siècle ne possèdent pas de conscience de classe parce que, semblables à des pommes de terre entassées dans un sac, ils ne peuvent avoir conscience d’un intérêt commun puisqu’ils sont tous de petits propriétaires en rivalité constante, et les premiers inventeurs de la propriété privée.

Les catégories sociologiques qui fondent la pensée islamo-gauchiste – jeunes, immigrés, femmes, homosexuels, racialistes, décoloniaux – sont un sac de patates du même ordre que les paysans, classe anti-révolutionnaire bien qu’en voie de disparition car trop limitée pour les exigences de production massive du capitalisme moderne3.

La conscience de classe ne disparaît jamais, elle peut rester embryonnaire pendant toute une période, comme pendant toutes ces années où la domination idéologique des bobos socialos dans les médias étalait sa faconde sociologique d'arrivistes et leurs ambitions strictement écologiques et dérivés. Pendant les heures les plus sombres des attentats terroristes la conscience de classe est écrasée. L'attentat criminel a lieu du fait de l'absence de lutte de classe, comme me l'expliquait avec pertinence le jeune Michel Perffetti en 1975 dans la cour de l'Eglise Saint Hippolyte où nous tenions nos réunions au vu et au su de tous (voitures garées dans la cour des curés). Le meurtre de Samuel Paty a assommé tout le monde, et c'est pourquoi le gouvernement Macron a été obligé de taper fort en reprenant le qualificatif d'islamo-gauchiste (lit-il mon blog?) pour s'en prendre aux résidus de la gauche bourgeoise qui ne sont pas moins pourris que lui qui un jour serre la main à Erdogan et un autre commerce avec les ordures princières du Qatar. Un bon point à Darmanin qui est le seul, après moi, à dénoncer le


commerce ethnique, ci-joint une photo prise dans le magasin Auchan de Boulogne sur mer, il y a … 15 ans !

En France le mouvement des gilets jaunes avait été lui un colère strictement petite bourgeoise avec comme programme la plus plate et confuse revendication démocratique, mouvement dominé par une noria d'individus incapables de réellement réfléchir politiquement et collectivement. Mouvement hors classe il a fini sans classe. Il faut noter cependant qu'il n'y eût pas d'attentat durant ce mouvement comme en général, par ailleurs lors de nos grands mouvements de grève ; la lutte sociale ferait-elle fuir la chauve-souris terroriste islamiste mieux que les haussements d'épaules des Hollande et Macron ?

UNE NEGATION DU PROLETARIAT QUI AFFECTA AUSSI SA PARTIE IMMIGREE

Le trade-unionisme islamo-gauchiste a réussi à mettre à sa remorque les syndicats gouvernementaux. On a pu analyser, soupeser le fait que la classe ouvrière n'avait pas disparue, bien que réduite en nombre par la disparition de grandes usines traditionnelles, et qu'elle était gagnée par la précarité, le chômage et le racisme.

Autant la bourgeoisie contemporaine s’est mis à se soucier du racisme, autant elle ne s'était jamais préoccupée de bien accueillir les ouvriers au début de l’industrialisation. Bien qu'aux débuts de l'industrialisation elle ait été les chercher jusque dans les bois puis qu'elle leur aie fourni un toit et du chauffage gratuit (pour les mineurs), mais elle avait, même si cela vous paraît paradoxal, une compréhension pour la fraternité ouvrière qui permettait à cette classe d’exploités de « tenir » même avec le résultat désagréable d'une union grandissante et de la formation d'unions de combat contre les patrons. Mais depuis le début du XXème siècle tout a été inventé pour favoriser la division, la concurrence et surtout l'individualisme au travail avec l'appât de la promotion, de la distinction salariale. Enfin avec la création de l’anti-racisme, qui est à la fois un présupposé qui permet aux syndicalistes de faire la morale et un évident instrument de division, on a atteint un sommet dans les mystifications interclassistes.

L'islamophilie qui s'est emparée de la gauche bourgeoise au plan électoral, en fermant les yeux sur des accoutrements provocateurs, et qui avait failli avoir gain de cause en 2004 (le voile en milieu scolaire), s'est développée en milieu ouvrier via le syndicalisme. En parallèle avec la ghettoïsation des banlieues des grandes villes et la fuite depuis celles-ci vers la province des ouvriers français, en partie futurs gilets jaunes, on a pu observer une part grandissante des prolétaires d'origine immigrée, bien français, dans les entreprises des centres des villes. Mais qui gardent les traditions familiales, islamiques, et ne se considèrent plus comme ouvriers. A côté de ceux-là, une masse plus importante de


floués du système, échoués scolaires, de familles monoparentales, sont régulièrement largués. Ils n'ont pas eu accès au minimum de culture qu'on avait jadis avec un certificat d'étude, d'une fin d''étude courte. Leur expression est pénible, l'orthographe ils sont fâchés avec. Le choix est simple : dealer ou clochard. La vie en ghetto de pauvres mène à une conduire risquée puis suicidaire. En d'autres temps ils eussent crié « Viva la muerte ». « Allah Akbar » c'est pareil, c'est nihiliste et sans perspective.

L'égorgement comme meurtre rituel n'est pas une exclusivité islamique. Toutes les sociétés humaines l'ont pratiqué, y compris la tchéka bolchevique en Ukraine. Mais un exemple prouve qu'il est à la mode pour cacher autre chose. Dans la liste qu'il dresse des attentats successifs en 2015, François Fillon note sans l'expliciter le déroulement de l'attentat du 26 juin 2015 qui donne lieu à une décapitation4. Ce fait se produit entre l'attaque terroriste de février par Moussa Coulibaly et le mois d'août, carnage évité dans le Thalys. Yassin Sali décapite son patron, Hervé Cornara, à Chassieu dans le Rhône, et tente de faire exploser une usine de produits chimiques. Il avait décapité sa victime et placé sa tête sur le grillage de l’usine qu’il avait entouré de banderoles arborant la chahada (la profession de foi musulmane). Il avait pris deux clichés de sa mise en scène macabre, dont l’un avait été envoyé à un jihadiste français présent en Syrie, via l’application Whatsapp. Yassin Sali se suicidera par après en prison. Les médias ont argué qu'il avait des contacts avec Daesch et compagnie. Je reste persuadé que c'est un crime maquillé, c'est à dire qu'il a zigouillé son patron pour d'autre raison que l'islam. Pour une raison sociale. Je prends à témoin n'importe quel ouvrier de base qui refuserait de reconnaître qu'il a un jour pensé à buter son patron ! En maquillant son crime avec un mode opératoire islamique, Yassin Sali fait d'un égorgement, si je puis dire, deux coups, il règle son compte à son patron (pour des raisons que nous ne connaîtrons jamais) et, sachant qu'il n'échappera pas à la justice française, il « décore » son crime pour passer pour un héros. Ce « viva la muerte » pour celui qui se met en travers, comme ces menaces de mort à tout bout de champ sur les réseaux, est au fond typique de l'esprit de destruction qui règne dans ce capitalisme finissant, pas de l'arabe machin ou même de l'islam classique. Comme quoi l'islamisme est une mystification qui protège le capitalisme mais leurre aussi les personnes suicidaires parce que déshumanisées.

Enfants d'ouvriers venus des anciennes colonies, quand leurs pères ont été généralement méprisés, ils se sentent à l'écart, nullement redevables mais certainement hostiles et habités par un esprit de vengeance plus que par l'espoir en une société radieuse où tout le monde respecterait tout le monde.

Ce constat de la destruction sociale des enfants du prolétariat immigré de plusieurs générations successives est aussi le résultat de la bienséance de l'antiracisme qui, sous la déclamation vertueuse laisse se perpétuer ostracisme (plus que racisme) et indifférence à la misère.

Enfin, le sentiment d'être exclu, rejeté par la société dominante vient renforcer l'individualisme étroit, avec ce constat sidérant qui habite tout fanatique : « Allah m'a chargé MOI de tuer en son nom ». Les attentats du passé obéissaient à une décision de clan familial ou de la clique politique, à des directives des partis de « libération nationale », choisissant tout de même de s'en prendre à des symboles du régime combattu. Là n'importe quel individu de confession musulmane peut décider de tuer « de son propre chef » quelles que soient les circonstances. Le crime fanatique islamique est une décision « personnelle ». C'est l'esprit capitalisme ultra plus avec droit personnel de vie et de mort! C'est à dire que le petit tueur, qui se sent innvesti du pouvoir suprême, retrouvant sa fierté de petit individu (comme le nazi tortionnaire) est plus proche du voyou moderne que des islamistes du Moyen âge ; c'est souvent un ancien dealer. Il est tueur relooké « Allah bobo » et c'est cela qu'adorent en catimini les islamo-gauchistes. Un zéro peut se prendre pour un héros du moment qu'il se dit « anti-capitaliste ».

OU LE MULTICULTURALISME SINGE UN FAUX INTERNATIONALISME

Les islamo-gauchistes qui prônent l'acceptation des millions de migrants du monde entier au nom d'un internationalisme irresponsable ne viennent aucunement en aide à ces millions, non parce qu'ils leur proposent la lune, mais parce qu'ils font croire que c'est un droit, même si c'est une gageure délirante, même si cela signifie encore concurrence pour les prolétaires français, belges ou anglais, qui n'ont que le tort, ces soi-disant fainéants – selon le bobo parisien – de ne pas accepter n'importe quel job. La concurrence a toujours existé dans la classe ouvrière face à l'arrivée d'ouvriers étrangers depuis le dix-neuvième siècle sans que personne ne désigne les ouvriers comme racistes5. La migration aujourd'hui ne signifie ni constitution de la classe ouvrière ni son développement. Une partie seulement des réfugiés trouvera du travail, payé au lance-pierre, quand le reste va passer son temps à négocier misérablement l'accès aux allocations familiales et à un toit.

Les activistes gauchistes et syndicalistes font du vent avec le malheur des uns et les peurs des autres. L'internationalisme ce n'est pas cette quincaillerie « humanitaires » d'assocs qui offrent aux diplômés bobos des carrières « internationales », ni cette agitation de sectes qui imaginent qu'on peut accueillir des masses d'arrivants qui croient pouvoir se joindre à ceux qui veulent imposer leur mode de vie et de croyance avec pour principal commercial Erdogan le fourbe.

Sans compter que nombre de réfugiés racontent des bobards sur des persécutions dont ils n'ont pas été l'objet, comme la famille tchétchène du tueur de Conflans6.

Ce qui s'est passé en France, cette islamisation rampante, vengeance souterraine, est du même type dans les autres pays. Ce sont les édiles de la gauche bourgeoise et leurs soutiens gauchistes qui ont préparé le terrain en se servant le plus souvent de l'hydre bouc émissaire de l'extrême droite. Les voyous islamistes ne sont pas tombés du ciel d'Allah mais comme bâtards de cette gauche capitaliste qui les exalte comme rebelles malgré eux, tout en les ayant laissé tomber.

 

DAMNED! AUCUNE RECUPERATION DU GOUVERNEMENT ET DE LA DROITE

Dans ces tristes massacres qui se répètent il y a beaucoup de monde pour récupérer les cadavres. Et des répercussions inattendues. L'émotion a été grande mais, contrairement aux autres fois (ça commence à bien faire!) pas d'union nationale ni les processions hypocrites de 2015. Pour deux raisons d'abord. Excellent croque-mort, le gouvernement Marcon apparaît aussi impuissant contre le terrorisme « non organisé » ou individuel que ses prédécesseurs. Il paraît qu'on donne 150 coups de couteau en France chaque jour. Dormez tranquilles, braves gens ! La droite n'existe plus et sa surenchère sécuritaire a la même force que la voix d'un vieillard. LFI et le PCF sont considérés désormais comme des collabos de l'islamisme et ne pourront s'en dépêtrer qu'en tentant de faire oublier leurs misérables soutiens passés7.

Le pays connaît deux dangers intérieurs. Certes d'abord et toujours le terrorisme cornaqué ou récupérable par des grandes puissances masquées ; récupérable dans le cas que j'ai étudié où il ne peut s'agir de complot mais d'une vengeance individuelle, récupérable par le dictateur sanglant Erdogan ou les marionnettes invisibles de daesh. Ce terrorisme a quelque chose de rassurant, et je le développerai ultérieurement, il signifie que la guerre mondiale est encore impossible. On se souvient que deux ou trois attentats avaient suffi d'allumettes pour les deux précédentes guerres mondiales. Chaque année depuis des lustres on assiste à des centaines d'attentats sans déclenchement de guerres petites ou grandes.

Deuxièmement la pandémie de la covid 20 (ainsi que l'on devrait nommer la deuxième vague). Je ne fais pas partie des adeptes des théories du complot et je pense sérieusement que le covid ne sert pas à l'Etat bourgeois pour empêcher la lutte de classe et qu'il est bien empêtré dedans, comme le seraient les ailes droite et gauche de la même famille qui font les malines et sont incapables de proposer une seule solution sérieuse .


On s'éloigne des fadaises sur la défense irréfragable du « droit au blasphème », qui montre en réalité que l'insolence de Charlie n'est ni drôle ni intelligente ; le seul dessin qui est vrai est celui de Cabu, où c'est Allah, non insulté, qui dit si justement « c'est dur d'être aimé par des cons » ; par contre le dessin d'un homme à quatre pattes avec une étoile sur le cul et disant représenter Allah, est grossier et bête. Je répète qu'on ne peut pas rire de tout, et qu'ils auraient pu se passer de republier ce dessin, nos anars bobos.

La concomitance des deux drames, sanitaire et terrorisant, fait par contre s'accumuler les contradictions de pays à pays, comme si nous devions faire une croix sur toute fraternité et tout internationalisme dans la période qui vient. Tous les pays sont touchés et plus aucun ne songe à faire le malin et attend Godot, le vaccin. Pendant les hospitalisations, les rivalités impérialistes ne cessent pas. Il est très grave qu'un chef d'Etat, après Kadhafi - qui est si utile à l'Europe à coups de millions d'euros pour freiner l'invasion (on peut dire la fuite) des migrants s'échappant des zones en guerre – n'ait pas critiqué l'assassinat du professeur français. Le dernier à s'être félicité de meurtres civils face à la « communauté internationale » se nommait Hitler. Erdogan joue un jeu dangereux parce qu'il est lui-même en difficulté dans son pays avec la répression brutale d'une partie de son appareil militaire, où il n'est pas sûr d'avoir triomphé. Il ne sera pas le nouveau commandeur des croyants, on nous a déjà fait le coup avec Khomeini, gardé au chaud par la République française.

Sur un autre plan, Macron joue lui aussi sur le plateau international pour faire oublier ses difficultés intérieures. La menace de la guerre reste présente dans ce chaos apparent.

La sortie d'Erdogan contre Macron révèle une amplification de la confrontation. Cela avait commencé par l'occupation de la mer Egée par les navires turcs contrés seulement par la marine française, dans une tension limite. Pour l'heure l'insulte d'Erdogan vise le nouvel épisode où, comme rétorsion, le gouvernement Macron a décidé de ne plus accepter les imams plénipotentiaires du petit impérialiste turc afin de ne plus laisser faire une propagande idéologique qui pend au nez de l'Allemagne sans qu'elle s'en offusque.

Qu'est-ce qui s'accumule vraiment : les antibiotiques ou la poudre ?

 

 

NOTES

2En 2014, Hollande, inaugura à la Grande mosquée de Paris un mémorial pour les soldats musulmans morts pour la France. « La stratégie dite de «Terra Nova» (suivant une note publiée par ce think-tank en mai 2011), visant à agréger des électorats spécifiés par un critère d'identification des individus y appartenant (femmes, jeunes, minorités ethniques et «quartiers», diplômés du supérieur…) afin de créer une «nouvelle coalition» pour la gauche, étant à la fois très critiquable méthodologiquement et


dangereuse politiquement comme on le voit aujourd'hui de manière éclatante pour le PS ». L'opération démagogique fût un flop parce que les soldats de « confession musulmane » étaient des embrigadés de force en tant que « troupes coloniales » !!! Cette démagogie n'a en rien empêché le massacre de 2015 et les 300 morts causés par le terrorisme à vocation islamique. Hollande qui ne craint pas de repointer le bout de son nez, est ridicule. Fillon dans son livre, page 37, rappelle que le 14 juillet 2016 (un mois après le meurtre des deux policiers de Magnanville) Hollande annonce la fin de l'état d'urgence, le soir même le cinglé Lahouaiej Bouhlel tue 85 personnes à Nice en roulant dessus avec un camion. Il a raison de parler d'Etat d'indigence.

3La mafia écologique, première négatrice de la classe ouvrière et adepte de la secte Terra nova, milite énormément pour vanter le retour nécessaire à l’individualisme paysan, qui serait l’avenir de la « communauté humaine ».

4« Vaincre le totalitarisme islamique », ed Albin Michel (2016), page 28 et suiv. Fillon ramène sa fraise en 2020 pour demander l'interdiction générale du voile, alors qu'il est le plus mal placé pour venir prodiguer des conseils.

5Sauf l'historien révisionniste idole de la noria islamo-gauchiste, Gérard Noiriel qui invente une histoire, trafiquée et interprétée, qui sied à la doxa antiraciste. Il a tellement peur de la contradiction que lorsqu'il est venu conférencer à Arcueil il n'a pas trouvé mieux que de demander aux spectateurs de jouer des saynettes de ses mensonges historiques. Dommage je l'attendais au tournant.

6Cette famille tchétchène, expulsée finalement, a entraîné un dérapage du fourbe Mélenchon qui, croyant protéger son électorat musulman, a stigmatisé sans gêne l'ensemble de la communauté tchétchène. Et pour se rattraper il soutient... Erdogan qui traite Macron de malade psychiatrique ! Pourtant en octobre 2019, il avait justement tancé le gouvernement Philippe pour son inaction face à l'invasion turque en Syrie contre les Kurdes. Il en rajoute une couche en confirmant son irresponsabilité de guru de secte en faisant la leçon au gouvernement comme tous les neuneus opposés aux gestes barrières : « La multiplication de ces états d'urgence sont attentatoires progressivement à nos libertés ».

7Comme un gosse le punk du mausolée Colonel Fabien a pointé du doigt les fachos: "c'est pas moi, c'est l'autre, ah que oui!".Le petit poussin Brossat, chef de ce particule, mais sous-chef d'Hidalgo, a secoué ses petits bras après le gentil tag sur l'oeuvre de Niemeyer, invoquant avec colère un vague  blasphème envers un anniversaire de Guy Môquet, comme il aurait pu y mêler l'anniversaire de Tartempion ou de la lune à midi, ressortant la fable des 75.000 fusillés mais pas le triste traité germano-stalinien. Plus pauvre comme argument que la dérive anticapitaliste du syndicaliste maghrébin décrypté au début de cet article. Le plus comique a été sa référence à l'abruti colonel Fabien, dont j'ai raconté ici la triste errance, et le fait qu'il n'est pas mort lui non plus en héros mais s'est fait sauter la gueule avec tout l'état-major français en Allemagne.



vendredi 23 octobre 2020

Les agents trotskistes de l'islam


où il est prouvé que l'islam soft mène à l'islam hard



Pour ceux de ma génération, le trotskisme avait été l'inventeur d'une bizarre théorie – Le soutien critique (à l'URSS) – qui, dans l'histoire, a pourtant eu pour figure Judas et Talleyrand. Ce soutien critique s'est dématérialisé désormais par un soutien acritique à l'islamisme qui consacre leur faillite, déjà en filigrane depuis l'échec en 2010 de Besancenot à pousser une femme voilée,  Ilham Moussaïd (voilée par le NPA ou voilant les intentions du NPA?) sur une chaise électorale. Une longue énumération serait nécessaire pour rappeler les soutiens oubliés de ces successives cliques satellites de l'URSS (qui virent dans le premier spoutnik le triomphe du « communisme » sur le capitalisme), aux attentats terroristes des faux libérateurs nationaux, à la gauche bourgeoise « touche pas à mon pote » en 1981, et enfin à l'islamisme mou et hard. En tout cas il faut s'interroger sur la longue soumission trotskiste admirative du tueur de FLN jusqu'à la compréhension (sociologique?) du tueur islamiste, où le trotskisme vieilli semble bien encore avoir servi à ressourcer une gauche bourgeoise avilie à son tour dans le soutien à la religiosité la plus réactionnaire, enterrant ses présumés pères réformistes arc-boutés en 1905 sur la défense de la laïcité.

L'explication je l'ai trouvée lors de la réédition du fameux livre de Richard Gombin (Les origines du gauchisme) par les Cahiers Spartacus1. C'est le fils de Gombin qui conclut la réédition par deux idées très pertinentes. La première concerne l'effondrement du stalinisme, qui les avait plongés dans le désarroi, comme je le rappelle moi-même dans mon histoire du trotskisme, dans la mesure où le gauchisme trotskiste se définissait comme une alternative au stalinisme « peut-il exister sans ce dernier ? » (page 158). La deuxième remarque en contient la réponse : « Le gauchisme a peut-être eu le destin qui est celui des avant-gardes : par définition l'avant-garde ne peut pas devenir mainstream, sauf à se renier comme avant-garde ; mais pourtant, nolens volens, si elle est avant-garde c'est qu'elle annonce d'une certaine manière ce que sera l'académisme de demain. S'il n'y a plus à proprement parler de gauchisme aujourd'hui, c'est peut-être précisément parce que son influence est générale »2. Cela est écrit en 2018 et précède le constat du sulfureux Zemmour sur le fait que la plupart des magistrats sont d'origine gauchiste, les profs et même les flics d'une certaine façon. La plupart des ministres et députés de Mitterrand avaient été formés par le trotskisme « marxiste-léniniste ».

Les termes islamo-gauchisme sont employés soudainement par le gouvernement et une partie de la gauche qui semble se réveiller du déni dans lequel les théories des think-tank bourgeois avaient enfermé le débat public, notamment l'idée qu'il était possible d'accueillir tous les migrants du monde et que seuls des fachos pouvaient contrarier cette idée « républicaine » et « humanitaire ». Tous les tchétchènes ne sont pas des assassins comme l'a dit idiotement Mélenchon (pour flatter son électorat maghrébin) comme tous les arabes ne sont pas des assassins djihadistes. Je n'ai pas attendu ni ce gouvernement ni Le Pen pour dénoncer l'amalgame entre multiculturalisme et internationalisme. Je me sers des termes islamo-gauchistes depuis des années3.

Toute la campagne gouvernementale qui montre des muscles pour être à la hauteur du combat contre l'islamisme en fait trop pour être efficiente ou crédible après des années de laxisme volontaire sur l'implosion de quartiers où règne l'islamisme rampant jusqu'aux écoles et sur les lieux de travail. La pauvre protestation des amis de l'islam soft et hard est mauvais signe.

La négation de cette pression politico-religieuse servira de tombeau au trotskisme. Sachant que les meilleurs fossoyeurs de cet antimarxisme, comme idéologie de girouettes petites bourgeoises, restent les chefaillons de cette famille. A la fin des années 1990, Krivine se répandait dans les médias pour déclarer qu'il était partisan de « laisser tomber le terme communisme »4.

Le meurtre de Samuel Paty qui a occasionné un hommage national justifié et émouvant, vient sur le fond aider un gouvernement cible de toutes les critiques, incapable de solutionner la pandémie du virus qui repart de plus belle malgré les prédictions du guru ridicule de Marseille, pour lancer une campagne sécuritaire disproportionnée. On va voir ce qu'on va voir. Il programme la fermeture de mosquées qu'il sera contraint de rouvrir, menace de renvoyer les milliers de fichés S, ce qui sera impossible (un charter d'expulsés coûtant 30.000 euros!) et les juges européens sont un pouvoir au-dessus du gouvernement français. Il assure être à même rétablir l'ordre à l'école... mais dans combien d'années ?. Enfin le terrain où il pourra pas grand chose c'est en s'en prenant à l'islamo-gauchisme dans les universités. Blanquer s'est mis tout à coup à dénoncer cette idéologie en effet mortifère mais pas pour les mêmes raisons que nous. Pas d'inquiétude, sur ce plan, la bagarre se fera plus fumeuse entre politiciens français, plus inutile et réjouissante qu'elle servira à enculer des mouches et à restaurer un semblant de clivage entre gouvernement/opposition puisque droite/gauche ne veut plus rien dire. La charge contre Mélenchon et sa troupe lui font encore trop de publicité, lui reprochant sa complicité avec ledit islamisme, alors que ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel est que LFI comme NPA et Cie ont introduit des critères étrangers à la formation et au développement de la conscience de classe ouvrière : l'antiracisme, l'antifascisme mité, le soutien (en compagnie de la CGT et les sudistes) aux milieux décoloniaux et bigots qui véhiculent les plus stupides théories raciales et anti-blancs (!?). Il suffit de revoir leurs déclarations passées totalement hors de la réalité, niant la décomposition qui gagne dans le monde du travail, à l'école et dans l'expression publique.

COMPRENDRE LE CAMELEONNISME TROTSKIEN

Je pourrais presque parodier Shakespeare « beaucoup de bruit pour une omelette ». Franchement mourir pour Charlie Hebdo l'actuel c'est moche et pas glorieux. C'est un journal plutôt lâche et pitoyable, qui n'arrive pas à la cheville de Deaumier. Pour se faire admettre encore dans la confrérie islamo-gauchiste , qui les daubait finalement, ils ont conchié Robert Ménard qui leur apportait pourtant son soutien, parce que Ménard (le facho provincial) est sans doute responsable du meurtre de Paty ! La complainte gouvernementale et de tout le beau monde intellectuel se félicitent de défendre la liberté à travers le « droit au blasphème » ! Quelle référence et quelle ineptie! Je ne soutiens pas en soi le droit au blasphème. On ne peut pas se moquer de tout. On peut se passer de se moquer des croyances de populations pauvres. Faire un fond de commerce du blasphème c'est minable, et c'est pas drôle au fond. Pourrait-on se moquer des juifs gazés et des arméniens massacrés ? Dans des moments de tension une imbécillité devient un crime, une provocation, au point que parfois je serais plutôt d'accord avec les islamo-gauchistes.

Mais il y a un réel problème d'éclatement des rapports sociaux, de déliquescence des institutions jusque là considérées comme respectables, l'école et le milieu du travail où la peste islamique contamine plus que les jérémiades de l'extrême droite, barbus qui refusent de serrer les mains aux collègues féminines, exigence de salles de prière, plus de cantine commune, clans communautaires, etc.

C'est la secte ouvriériste et populiste Lutte ouvrière qui avait pris les devants pour attribuer ces dérives qui divisent la classe ouvrière et même sabotent notre traditionnelle solidarité de classe mieux encore que le corporatisme syndicrate, aux méchants spectateurs de l'extrême droite qui apparaissent pourtant bien aimables comparés aux baroudeurs du temps de la guerre d'Algérie. Lire les déclarations du premier parti caméléon de France va vous permettre de mieux comprendre comment paraître honnête sur fond de pourriture. Les deux sectes caméléons LO et NPA restent « léninistes » dans leur fonctionnement, c'est à dire que, contrairement à nos micro-sectes maximalistes ou individus-organisation, elles se prononcent immédiatement dès qu'un événement grave se produit, c'est le seul satisfecit que je leur octroie. C'est le rôle d'un vrai parti de prendre position rapidement par respect pour les masses, sauf que ces cuistres visent les électeurs immigrés et plus la classe ouvrière. Présent en France et reçu avec les honneurs, qu'est-ce qu'est venu foutre en France ce taré tchétchène ? La question n'effleure pas l'islamo-gauchiste de base.

Donc dès le jour d'après LO - qui contient de nombreux profs qui restent humbles mais sermonneurs pour les quelques ouvriers recrutés - dénonce l'horreur, pas celle des dessins sodomites, plutôt crades et bébêtes de Charlie (car à LO on reste chaste, et la militance est asexuée5) – déplore la décapitation d'un collègue, mais en la rattachant aussitôt « aux racistes et « anti-immigrés » ; car ce qui importe ce n'est pas le crime mais l'utilisation qui en sera faite par les rivaux politiques de l'extrême droite, donc coupables plus encore que l'assassin puisqu'ils vont le dénoncer à coup sûr comme avarie du « regroupement familial » et du coup (c'est typique de la pensée trostko-léniniste) LO imagine que les ouvriers ne sont pas capables de penser par eux-mêmes et que Le Pen le fait à leur place :

« L’assassinat d’un professeur de collège à Conflans-Sainte-Honorine, décapité pour avoir montré des caricatures de Charlie Hebdo, nous plonge une fois de plus dans l’horreur. Une horreur et un dégoût redoublés par le fait que ces actes ignobles sont toujours utilisés par les racistes, les réactionnaires et les anti-immigrés avec, pour résultat, de diviser le monde ouvrier ».

Comme je l'ai montré ci-dessus ce n'est pourtant pas Le Pen qui divise les ouvriers mais l'islamisme qui a remplacé le stalinisme sur les lieux de travail et où la CGT dispose de plus en plus de délégués « musulmans ».

Contrairement au NPA, LO ne chouchoute pas les islamistes professionnels ni n'organise des conférences avec eux. Le caméléon LO est une espèce sans vision panoramique, sa peau vire du rouge au bleu pour attirer les femelles électrices. Il est parfois brillant, comme lorsqu'il dénonce une campagne d'exhibition des salafistes au public : « Celle-ci a voué le professeur à la vindicte publique, en faisant passer un cours sur la liberté d’expression pour du racisme et de l’islamophobie ». La réflexion suivante est juste pourtant digne d'un caméléon class: « Les agitateurs intégristes prétendent parler au nom des musulmans qui peuvent, à juste titre, se sentir stigmatisés et rejetés. Mais ils ne visent qu’une chose : imposer leur ordre moral à tous, à commencer par les musulmans ».

Pour montrer qu'ils font la part des choses en esquivant allègrement le fond du problème, les potes caméléons de Nathalie Artaud font semblant de trier les couleurs mais dérivent encore sur les « fascistes » qui ne sont pourtant pour rien dans le meurtre : « Comme le monde occidental a ses fascistes d’extrême droite, le monde musulman a les siens. Quand l’extrême droite identitaire utilise la peur de l’étranger, les islamistes se servent de la religion pour dominer ce qu’ils considèrent être leur communauté »6.

On a compris que LO considère l'islamisme comme un fascisme, mais pourquoi parler de « la peur de l'étranger » (agitée par ladite extrême droite à d'autres moments) ? Mais pour éviter de répondre à la question qui taraude la plupart des « travailleurs » de l'ouvrier sans diplôme au prof méprisé : comment tolérer exactions, meurtres et arrogance d'un « parti de l'étranger », pardon de l'étrange islam ?

Que vient faire l'argument « ils s'alimentent mutuellement », les « fachos » « occidentaux » vont-ils égorger des gens en Algérie ou en Arabie Saoudite ?

« Les deux s'alimentent mutuellement, les deux sont des ennemis mortels des travailleurs. Et les deux sont prêts à creuser un fossé de sang et à s’imposer par la terreur. On l’a vu en Europe dans les années 1930 avec Hitler, en Algérie pendant la décennie noire des années 1990 et, récemment, en Syrie et en Irak avec Daech ».

Tout est mélangé et hors contexte avec le sens de l'évocation superficielle sur des moments du passé qui restent méconnus ou fantasmés et dont la secte trotskienne semble détenir les clés. Je ne pense pas que Mme Le Pen veuille « creuser un fossé de sang » ni qu'elle soit un nouvel Hitler et elle n'est pas aussi jolie qu'Eva Braun ! Qui est concerné par cet exemple confus de l'Algérie, les massacres des djihadistes ou ceux de l'armée de l'Etat algérien ?

La secte des professeurs ouvriéristes vient ensuite nous mentir au nez avec les mêmes arguments que les imbéciles racialistes, Dupond Besancenot et Dupont Poutou, décoloniaux et la bande à Mélenchon ; suivez bien leur raisonnement spécieux, la décapitation au nom d'Allah ne les conduit pas la question « pourquoi tant de tarés veulent tuer au nom de l'individualisme islamique » ? il y aurait simplement un peu de fumée mais pas de feu. Dans le même déni que Clémentine Autain en 2015 : non il n'y a pas de problème d'islamisme ! Des tarés islamistes venaient pourtant de tuer 15 personnes. Continuons à suivre notre caméléon cramoisi dans l'identification du véritable criminel :

« Car, que va-t-il se passer demain ? À cause de crapules fanatisées ou embrigadées par les filières terroristes, combien y aura-t-il de contrôles au faciès, de jeunes de banlieue confrontés au racisme et à la suspicion généralisée ? À cause de terroristes sous statut de réfugiés, combien de migrants fuyant les guerres et les persécutions seront rejetés ? Seuls les travailleurs, unis par-delà les différences d'origine, de nationalité et de religion, peuvent casser cet engrenage ».

On est loin du drame avec cette réclame de soutien critique à l'islam hard. LO raisonne comme dans les années 1970 où certes on pouvait dénoncer « contrôle au faciès » et « expulsions arbitraires d'immigrés ».

Or il a coulé de l'eau et du sang sous les ponts depuis. D'abord le terrorisme est devenu sur toute la planète une sorte de guerre mondiale larvée, pesant quotidiennement. Ensuite on veut tuer des policiers et des pompiers dans « nos » banlieues, à coups de boule de pétanque ou de vraies balles. Que la révolte est belle ! Guévara n'était-il pas un islamiste qui s'ignorait ?.

Même si on peut déplorer une permanente chasse au faciès, ce n'est plus tout à fait la même chose face à un lumpenprolétariat qui ne fait d'ailleurs pas la différence entre un trotskiste et un partisan de Le Pen. Enfin l'unité des travailleurs comme potion magique (chantée aussi par le CCI) est un leurre puisque islam, islamo-gauchistes et terroristes mouillent systématiquement la poudre en désignant les ouvriers « blancs racistes » et en magouillant à part.

Le commentaire du BP du NPA est par contre rudimentaire et son blabla nous renvoie aussi au binôme djihado-facho ou pourtant contrairement à LO, on nous parle certes d'extrême droite occidentale, mais où l'islamisme n'est pas qualifié de « fascisme oriental » mais « porteur d'un projet de société... » :

« Ce monde toujours plus violent, fait de guerres, d’oppressions, d’inégalités, de misère, constitue un terreau toujours plus favorable aux idées les plus réactionnaires et mortifères, à l’instar de l’idéologie jihadiste, porteuse d’un projet de société auquel nous sommes tout aussi opposés que nous le sommes à celui des extrêmes droites occidentales.

C’est pourquoi nous nous sommes joints, et continuerons de nous joindre, aux initiatives permettant d’exprimer deuil, colère et solidarités suite à ce drame, tout en refusant toute logique d’union nationale avec les faux-amis des enseignantEs et les tenants d’une fuite en avant répressive et d’une stigmatisation accrue des musulmanEs... ».

Le bougisme de ces encadreurs trotskiens de la jeunesse bobo, se découvre toujours aussi ridicule, prêt à se joindre pour protester contre les inondations, faire veuvage, et esquive au passage (au nom de l'islamophilie?) toute critique du tueur islamiste, sans doute parce qu'il était aussi « un faux-ami des enseignants » ! Si le parti anarchiste des Poutou et Besancenot était au pouvoir se passerait-il d'une campagne sécuritaire ? Distribuerait-il des médailles aux assassins venus de peuples opprimés ? A Kronstadt les pères des trotskiens avaient pourtant été les « tenants d'une fuite en avant répressive » et, aussi, d'une stigmatisation accrue des marins. Quant à la stigmatisation accrue des musulmans, c'est faire comme LO, ignorer ce qui a changé dans la situation mondiale de décomposition idéologique et politique. Comme je vais le démontrer par après, les musulmans de base en général ne relèvent pas le niveau et remplissent les faits divers sur lesquels nos bâtards du stalinisme font silence ; comme au temps de Brejnev où la presse ne devait pas en rendre compte puisqu'il ne se passait rien de délictueux au pays du mensonge déconcertant.

Les anarchistes du passé, bien avant les bâtards trotskiens, ont toujours salué les crimes de sang commis par des individus, mais tout individu conscient faisait la différence : tuer un roi avait une autre signification que tuer un innocent grouillot. Or, de même que les pétainistes livraient aux nazis les rétifs, de même les nouveaux auxiliaires trotskiens des pouvoirs européens et américain, prennent indirectement la défense de l'islamisme violent. Quand un assassin vient de commettre un crime, on ne commence pas par dénoncer la police. Dans la maïeutique trotskienne complice, si :

« L’offensive islamophobe du pouvoir. Un discours de haine et de division s’est immédiatement imposé dans l’espace public, propulsé aussi bien par la droite extrême et l’extrême droite que par le gouvernement Macron-Castex. Ce dernier prétend ne pas vouloir faire d’amalgames... mais assimile l’acte d’un fanatique avec des organisations religieuses, voire avec toute une religion, ou avec des associations comme le CCIF, dont l’activité consiste à défendre juridiquement les musulmanEs contre les discriminations qu’ils et elles subissent... »7.

C'est fort le café ! Même procédé d'effacement de la mémoire que les staliniens. D'abord le gouvernement fait relativement bien le boulot, sans hystérie contre les musulmans en général. Je ne soutiendrai jamais en soi un gouvernement bourgeois qui m'est étranger ? De plus je le trouve plutôt faible dans la réponse et empêtré dans des interdictions qu'il ne pourra pas rendre effectives sous la pression des bureaucrates de Bruxelles et de la petite bourgeoisie néo-trotskiste ! Cette charge forcenée contre le gouvernement Macron sert à laisser sous la table des années de relations affectueuses avec Tariq Ramadan et toutes les saloperies des indigestes de la République, réunions et manifs communes, etc.

Que vient faire le chômage (dont le gouvernement n'est pas seul responsable) au moment du crime ? Le taré tchétchène aurait-il l'excuse d'avoir été chômeur ? Quant à la formule qui accuse le gouvernement du … meurtre et le racisme islamophobique de complicité ? « ...ceux qui nous gouvernent cherchent à imposer l’idée d’une menace venue de l’intérieur, à se dédouaner de leurs propres responsabilités et à nous affaiblir. Le racisme, en particulier l’islamophobie, est un outil pour obliger une partie de la population à rester docile face à leurs politiques ».

Il n'y a pas de menace « venue de l'intérieur » ? Il sont vraiment nazes ! Je vais en parler de ce qui se déroule « à l'intérieur ». Premièrement la population prolétaire en particulier, se fiche des élucubrations du NPA ; elle n'a pas de la merde devant les yeux. Ces pauvres trotskiens sont d'un autre temps, stalinien et bête. Ils se croient malin à ergoter « refuser l'union nationale », mais il n'y en a même plus d'union nationale et on n'a pas besoin des petits souteneurs de l'islamisme pour comprendre ce qui est inadmissible, pour considérer que la terreur des terroristes islamistes est un des moyens pour l'Etat capitaliste de masquer sa propre terreur sociale. Pour parodier Marc Chirik, je dirais que la terreur d'Etat où qu'on la place dans l'histoire n'excuse pas la petite terreur du terrorisme opaque, piloté d'ailleurs par telle ou telle grande puissance. Le problème de fond, les abonnés au NPA l'esquivent ou sont incapables de l'appréhender : pourquoi le terrorisme islamique est basé sur un « terreau » et trouve dans la société autant de fibres prêtes au meurtre. Le drame de la décapitation scandaleuse de ce professeur va nous apporter une réponse et mettre à poil les menteurs impénitents du trotskisme, passés du démocratisme à la religiosité la plus lamentable et si apolitique, typique.

Les contestataires de cet acabit ne sont que flagorneurs et marchands d'illusions syndicales et politiques. Ils peuvent servir à former les élites bourgeoises de demain mais jamais devenir un Conseil des ministres. Ils sont l'académisme islamophile d'aujourd'hui avec leurs prières anti-racistes qui ne mènent à rien, avec leurs chapelets de récriminations contre la police et Le Pen qui n'intéressent personne à part les infantiles en politique. Mais ils sont mal en point désormais, tout le monde peut voir désormais qu'ils sont les porteurs de valise de l'islam8. Cela a pu passer inaperçu au moment de la guerre d'Algérie, et ils s'étaient fait une gloire de se mettre au service d'un « gouvernement de l'étranger », ce qui n'est nullement marxiste et plutôt honteux. Au grand jour maintenant il faudra qu'ils se justifient de leur soutien biaisé aux criminels de l'islam hard. Et soft, puisque je vais démontrer que l'assassinat de Samuel Paty a abouti au crime hard à partir du soft.

 La chaîne de responsabilités était là, sous nos yeux, filmée et diffusée en direct sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévision, mais les trotskiens restaient les yeux voilés !


Le cheminement de l'islamisme rampant

La gauche idéologique avec Régis Debray avait sorti de sa manche en 2002 un projet d'enseigner « le fait religieux », pas la religion, à l'école. Le rapport a été laissé de côté. L'année suivante une égérie du parti écolo, Ester Benbassa et un collègue voyaient cet enseignement comme un facteur de citoyenneté et d'amélioration du sympathique « vivre ensemble » :

« Esther Benbassa : Plus globalement encore, nos sociétés sont travaillées par une demande diffuse de religieux. L'engouement pour les traditions asiatiques ou le New Age en est un signe. Chez les jeunes, musulmans ou juifs, la tentation du repli ethnico-religieux se double d'un retour à la pratique.

J.-C. A. Que l'école soit, ici ou là, le théâtre de dérives communautaires, nul ne le niera. Difficile pourtant d'apprécier la gravité du phénomène et d'en cerner la nature. Révoltes adolescentes ? Manipulations, entrisme de lobbies intégristes ? Le communautarisme se nourrit de l'ignorance ­ de soi autant que des autres. Et c'est précisément en faisant savoir, c'est-à-dire en jouant pleinement son rôle, que le maître peut le faire reculer ».

Ces bonnes intentions ont disparu des radars. Maintenant le gouvernement sponsorise un projet d'apprentissage de l'arable9. Point d'interrogation, en quoi ce nouveau gadget pourrait-il pacifier la classe (d'école) et éloigner les jeunes d'origine arabe de l'embrigadement islamique familial ?

Gouvernement et islamo-gauchistes ne se rendent pas comporte qu'il s'agit d'un nationalisme islamiste conquérant, pas simplement d'un séparatisme ni d'un communautarisme.

Et qu'en pense les autres, les français malheureusement de souche ? Je dispose d'un témoignage d'un jeune lycéen à Paris, hélas français. Le professeur ayant posé la question : voulez-vous apprendre l'arabe. Ce lycéen est le seul à répondre non. Il se fait tabasser ensuite dans la cour de récréation en tant que « raciste ».

Un autre mange du cochon à la cantine, on lui flanque aussi une branlée dans la cour. Les exemples sont nombreux de la violence des enfants de l'islamisme en France qui veulent faire la loi à leur guise. Citons rapidement quelques exemples récents, bien avant le meurtre de Paty et avant une rentrée scolaire le 2 novembre qui effraie la plupart des profs. Les agressions viennent de parents d'élèves qui entrent dans l''école ou attendent le prof ou la prof à la sortie pour frapper, il y a une foule d'exemples, on n'en citera que quelques pas pour ne pas allonger ta lecture cher lecteur.

Le 14 décembre 2015, un enseignant a été agressé lundi matin au cutter dans sa classe à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) par un homme ganté et cagoulé qui a invoqué le groupe Etat islamique (EI) L'instituteur a été poignardé au flanc et à la gorge vers 7h10 alors qu'il préparait sa classe dans l'école Jean-Perrin d'Aubervilliers, selon une source policière. L'agresseur, en tenue de peintre, ganté et cagoulé, chaussures militaires de type rangers aux pieds, serait arrivé sans armes et se serait saisi d'un objet coupant de type cutter qui se trouvait dans la salle de classe, a-t-on expliqué de même source. Selon le parquet de Bobigny, l'homme a lancé: "C'est Daech (acronyme arabe du groupe EI, ndlr), c'est un avertissement".

Depuis la mi-novembre, la sécurité des écoles a été renforcée: interdiction de s'attrouper et, pour l'Ile-de-France, de se garer devant un établissement scolaire, renforcement des patrouilles aux abords des établissements, remise à jour des plans particuliers de mise en sécurité... Dans son numéro de fin novembre, la revue francophone de propagande de l'EI, Dar-al-Islam, s'en prenait violemment aux fonctionnaires de l'Education nationale, "des ennemis d'Allah" qui "enseignent la laïcité" et qui sont "en guerre ouverte contre la famille musulmane".  (cf. Midi Libre)

Le 8 octobre 2019 à Garges les Gonesses, un lundi à la pause méridienne, une mère de famille - déjà impliquée dans une altercation le mardi précédent - aurait voulu s'en prendre à un élève de 8 ans. Il avait, semble-t-il, embêté son fils pendant la journée. « Elle s'est ruée vers lui ! », raconte effarée Stéphanie*, dont la petite fille est scolarisée en primaire. Pour protéger l'enfant, une maîtresse s'est posée en bouclier. Elle a été frappée, à coups de poing par la parent d'élève magrhébine, à la porte de l'école. Deux plaintes ont été déposées. L'une par les parents de l'enfant pris à partie. L'autre par l'enseignante, qui a une attelle au poignet et plusieurs traces de griffures. Elle aurait refusé d'être en arrêt maladie.

L'agresseur en France a tous les droits, dont celui de porter plainte contre sa victime. La justice moderne est un modèle de banditisme organisé.

Il y a quelques jours une élève de 16 ans du lycée Pierre-d'Aragon de Muret, près de Toulouse – origine non précisée - confronte une enseignante qui avait eu le tort de mener un débat sur le port du voile accompagnée de deux autres garçons, et l'insulte violemment. Le proviseur a sanctionné les trois adolescents et la lycéenne a fait l'objet d'une mesure d'éloignement par l'académie. L'enseignante a, par ailleurs, décidé de porter plainte à la gendarmerie. C'est ce qui a conduit à ce que la jeune femme et six lycéens soient placés en garde à vue mardi. La jeune fille la plus virulente a été mise en examen pour outrage sur une personne dépositaire d'une mission de service public10.

Un rapport signale que depuis 2015, on observe que ce type d'incident arrive et que ça peut se passer dans n'importe quelle salle de classe." Ces difficultés se rencontrent principalement lors des cours d'histoire-géographie, de SVT, notamment sur la question de "la théorie de la création du monde" et lors des cours d'EPS. L'attentat sanglant contre Charlie la même année a-t-il donc servi de boite de Pandore ? Pas du tout pour « aimer Charlie » mais haïr la France et ses profs ? Autoriser les parents d'élèves arabes à dicter les notes aux profs de leurs enfants ? Pourquoi ne placent-ils donc pas leurs progénitures dans une école coranique, comme celle-ci, exemplaire :

« Le 8 mars 2018 à Sarcelles : le directeur d'une école coranique de Sarcelles (Val-d'Oise) qui intervient à la mosquée et trois animateurs de la Ville sont jugés ce jeudi par le tribunal correctionnel de Pontoise. Ils doivent répondre de violences aggravées sur un enfant de 12 ans. Lui reprochant de s'être teinté les cheveux, ils lui avaient en partie rasé la tête puis lui avaient infligé des violences dans un local ».

Depuis longtemps, hors école aussi la racaille terrorise aussi les prolétaires arabes ou les tue. Le

13 août 2014 dans le deuxième Chicago français, après Grenoble, à Roubaix, Ahmed Boudaoud, 27 ans, a été tué dans sa cage d’escaliers alors qu’il demandait à deux jeunes d’arrêter de faire du bruit. Il était 3h45 du matin, ils étaient défoncés au shit et à l’alcool et l’un d’eux lui a mis un coup de couteau dans la gorge

Amar, l’oncle du défunt, explique : « Le meurtre de mon neveu montre une chose  : quand on habite ces quartiers, on n’a que deux alternatives, être un voyou ou être soumis à leur loi. La situation est de pire en pire. Alors on laisse les gens d’ici s’entre-tuer, et on ramasse ensuite les cadavres. 11» Où est-il question de chasse au faciès ou de manigance de Le Pen dans ce drame ?

N'importe quel fanatique individualiste peut vous poignarder au coin de la rue ou vous attendre devant chez vous si vous avez été « ciblé » sur les réseaux « asociaux » et les islamo-gauchistes de continuer à mettre cette terreur sur le dos de Le Pen ?

Le déroulé de la préparation du meurtre de Samuel Paty

Tout le monde connaît à présent l'enchaînement et la liste des complicités, je ne vais pas tout re-détailler. Le tchétchène est jeune, 18 ans, c'est jeune pour tuer, mais il a été accueilli récemment comme « réfugié politique » avec sa famille (la France a vocation à accueillir tous les persécutés, dit l'islamo-gauchisme). C'est le passeport automatique pour se faire accueillir en France mieux qu'on ne s'occupe du type qui y travaille mais dort sur le trottoir. Il est venu faire quoi ? S'entraîner à un sport de combat et lire le Coran. Il est en lien téléphonique avec un lointain collègue islamiste, et cause avec lui en russe pour dire sa haine de Charlie hebdo qui, apparemment est lu même par les chameaux au fond du désert algérien ou marocain.

Sans lien avec le tchétchène, un parent d'élève arabe a effectivement contacté le CCIF (organisme islamiste à couverture humanitaire et maître es islamophobie en France). Il a aussi incité les autres parents à joindre le collectif pour dénoncer le professeur, mais l'association dément avoir joué un quelconque rôle. "Le CCIF n'a strictement rien fait sur ce dossier et n'a certainement pas communiqué, ni relayé une quelconque communication qui visait à lyncher un individu parce qu'il était professeur et qu'il avait montré des caricatures dans sa classe", a menti lundi sur franceinfo le directeur du CCIF, Jawad Bachare (ils ont fait circuler la vidéo de la tête tranchée de Samuel Paty)12. Ce n'est pas seulement le CCIF qu'il faudrait dissoudre mais aussi le NPA et la CGT et toutes les cliques qui louent l'islamisme soft et hard, le gouvernement ne leur fera pas cette publicité...

En attendant Samuel Paty était devenu une cible sur les réseaux sociaux.

La volonté de s'en prendre physiquement au prof « injurieux » de l'islam se précise comme petit complot minable, malgré ce que nous racontent les médias ; il s'agit plus d'un enchaînement circonstanciel, reflet de l'ambiance collaborationniste de catégories de gens, jeunes et adultes qui fonctionnent dans le culte à une religion arriérée et celui de la vengeance moyenâgeuse. Je n'y vois pas une organisation structurée comme on se représentait jusqu'à présent les attentats et manigances de ces musulmans individualistes qui veulent tuer « pour de vrai » et il y en a beaucoup en milieux musulmans soft.

Le cas des mômes est quelque peu romancé ou exagéré. Qu'ils soient croyants ou pas, ils ont été manipulés par de l'argent. S'ils avaient su que c'était pour tuer un homme, ils auraient refusé probablement l'argent. Mais le fait d'accepter cette étrange demande de la part d'un jeune, avec un clin d'oeil à l'autruche islamophobie révèle une attitude bizarre et pas forcément innocente si la question de la chasse au prof bruissait dans l'école depuis quelques jours, avec le projet de le « punir » ; les juges n'ont pas tout dit. Il apparaît cependant que ce sont plusieurs lycéens qui ont montré du doigt le professeur, leur désir de le voir lynché s'était-il répandu ? Mais ils semblent bien « avoir été au parfum » le 16 octobre. D’autres jeunes se joignent alors à celui qui a reçu l'argent. Le collégien "leur a expliqué l’objet de sa mission et leur a offert de partager la somme d’argent". Certains ont refusé de rester. Ce jeune et un camarade ont "donné une description physique" de Samuel Paty à l’assaillant. "Ce dernier leur a déclaré avoir l’intention de filmer le professeur, de l’obliger à demander pardon pour la caricature du prophète, de l’humilier, de le frapper".

Les deux collégiens s'étaient mis "peu après à l’écart avec Abdoullakh Anzorov afin, semble-t-il, de se dissimuler des caméras de surveillance et d’un véhicule de police en patrouille" ; dans l'esprit habituel des petits trafics avec ce frisson jouissif de l'illégalité? En tout cas ils s'y mettent à plusieurs, à balancer inconsidérément (ont-ils tous vu la vidéo de Chnina posté antérieurement le 8 octobre sur face book ?). "Peu avant 17 heures, plusieurs adolescents en lien avec les premiers désignèrent à l’assaillant Samuel Paty au moment où il sortait du collège. Abdoullakh Anzorov remettait le reliquat de la somme au premier adolescent et se lançait alors à la poursuite de la victime".

Parmi les suspects figurent Brahim Chnina, le parent d’élève qui avait appelé sur internet à la mobilisation après les cours de Samuel Paty, et le baratineur islamiste Abdelhakim Sefrioui. "Il est aujourd’hui clair que le professeur a été nommément désigné comme une cible sur les réseaux sociaux par les deux hommes au moyen d’une manœuvre et d’une réinterprétation des faits", a déclaré le procureur. Donc il y a bien toutes les chances que les lycéens corrompus aient vu la vidéo. La fille de Brahim Chnina n’avait assisté à aucun des deux cours, ni le 5 ni le 6 octobre, de Samuel Paty sur la laïcité. Le 6 octobre, elle était "absente pour maladie".  Le parent d'élève Brahim apparaît finalement comme la principale cheville ouvrière du meurtre, mais c'est celui qui crie le plus à son innocence.

Le 7 octobre, Brahim Chnina avait posté trois messages sur Facebook sur des faits dont sa fille avait été "prétendument victime". Il appelait à l’exclusion de Samuel Paty. Il établissait par ailleurs "un lien direct" entre cet évènement et l’exclusion de sa fille alors qu’il s’agissait d’une décision prise "pour des faits totalement distincts". Le 8 octobre, Brahim Chnina poste une vidéo sur Facebook relayée ensuite sur YouTube. Le même jour, il rencontre Abdelhakim Sefrioui, avec qui il est en contact depuis environ un mois : ils vont voir la principale du collège. Le militant islamiste tourne ensuite une vidéo avec la collégienne devant l’établissement

Abdelhakim Sefrioui y parle d’un collège "où l’abject a eu lieu" et accuse l’enseignant d’avoir répondu à un prétendu appel d’Emmanuel Macron "à haïr les musulmans". L’assaillant Abdoullakh Anzorov s’est "directement inspiré des messages diffusés par Brahim C.", a assuré le procureur. Le père d’élève a "réfuté toute volonté de violence à l’encontre de l’enseignant".

Le crime a eu lieu le 16 octobre.

L'imprégnation islamique se lit tout au long de la préparation du meurtre honteux comme un roman d'Agatha Christie dont les personnages ne savent pas ce qu'ils font ni où on les mène. On a le scénario tout prêt pour un film. Un type jeune arrive en France avec on ne sait pas encore quel projet. Un parent d'élève hargneux et de confession musulmane veut se payer un prof qui a affiché le journal porno mécréant Charlie Hebdo, alors que se tient un procès désagréable pour les adorateurs du meurtre des incroyants -soft). Il est en lien soi-disant récent avec un prédicateur délirant qui professe sa haine de la France et des laïcs sur le territoire français, et se croit tout permis, même d'accompagner l'autre hâbleur dans le bureau de la directrice de l'école. Allah n'est-il pas plus ; une important que le président de la République, et les français ne doivent-ils pas être colonisés à leur tour par les représentants de Mahomet ? (hard)

Enfin le tableau minable des gentils enfants de l'horreur islamique (soft) guidant la main de l'égorgeur (hard) parce que buter un prof c'est rigolo et attenter à la religion de papa une ignominie. Voilà l'atmosphère dans la France d'aujourd'hui : une lutte religieuse doublée d'une lutte des races et adieu la classe ouvrière internationaliste et sa « vieille » conscience de classe. Place au chaos et à la haine avec en plus le covid intempérant.

Avec cet article, j'ai voulu montrer le visage de tous ces idiots utiles de l'islamisme, non pas un aveuglement par rapport à des crimes innommables ni un simple déni, mais une complicité politique inadmissible, pour lever le voile sur cette gauche avilie par l’islamo-gauchisme. Il y aura un avant et un après Samuel Paty dont l'islamo-gauchisme ne se relèvera pas indemne.

Bon courage vous les profs pour la rentrée du 2 novembre. Courage aussi aux élèves qui apprendront à résister à l'islamo-gauchisme sans baisser la garde et sans céder au chantage au meurtre.



NOTES

1Qui, malgré leur hétérogénéité, ont contribué à former à penser réellement à ses générations de lecteurs. Dans les années 1960-1970, les cliques trotskistes voyaient d'un mauvais œil tout sympathisant qui tenait en main un « Cahier Spartacus » (clin d'oeil à Péguy et Rosa). Je me rappelle ce petit chef de LO qui me mit en garde : « Attention ! ces éditions sont des propagandistes contre l'URSS, probablement payés par la CIA ». Les trotskistes post-68 censuraient à la manière des staliniens avec cette idéologie foireuse du « soutien critique », comme ces girouettes affichent aujourd'hui un soutien pas du tout critique à l'islamisme, via l'utilisation immodérée de l'idéologie perverse dite islamophobie, cet oxymore. Ces éditions « anti-staliniennes » m'ont en tout cas bien aidé dans ma formation politique et j'en possède la (grande) collection presque complète. Ils continuent mais en ne reproduisant que du vieux. Smolny reprend le flambeau mais en plus littéraire et avec des restes de leur formation au CCI.

2Feu Michel Lequenne qui m'avait accordé une interview, le constatait lui depuis 1951 (mais depuis 1945 pour la gauche maximaliste le passage à la bourgeoisie du trotskisme est avéré, et même dès la fin de la guerre avec leur soutien aux impérialismes russe et américain) : « Misère de la théorie, il fait peu de doute que la crise de 1951-1952 eût à sa racine un nœud théorique : notre incapacité à dépasser le point où Trotsky avait laissé l'analyse du stalinisme. Le lien qu'il avait établi dans la nature de l'URSS comme « Etat ouvrier dégénéré » et la nécessité de sa défense pendant la guerre impérialiste, dans sa perspective de chute du stalinisme en cas de victoire comme en cas de défaite, sous-estimait gravement la nature de la contre-révolution des années trente et ses conséquences à la fois sur le prolétariat soviétique et sur le système » (Les trotskiens (1968-2002) p.182.

3Cf. mon article de 2017 où je parle même de nazislamisme gauchisme : La résistible ascension du racialisme, du féminisme et du nazislamisme gauchiste. Je reconnais même, sans me sentir redevable ni attiré par ses projets, de la prescience au père Le Pen qui déclarait en 2006 avec un ton gaullien : « Ils ont cassé la cohésion nationale et sociale par une immigration massive sans garantie et sans moyens d'assimilation, inaugurée par Chirac en 1974, sous le nom de « regroupement familial », non plus immigration de travail, en lien avec nos nécessités de développement, mais immigration de peuplement sans volonté d'assimiler ni de former... Ils ont voulu cela, créant ainsi les conditions des affrontements communautaires et de la ruine économique dont Cachan est la parfaite illustration.Ils ont cassé l'égalité républicaine. Ils ont cassé l'égalité par l'abandon de la laïcité, seul principe capable de maintenir le « vivre ensemble », malgré nos diversités ancestrales ou récentes, par la frontière bien marquée entre la sphère publique et la sphère privée...Laïcité abandonnée par clientélisme communautaire, cette sordide soumission aux lobbies et autres minorités qui a récemment donné une loi liberticide de plus. Laïcité abandonnée par la mise en avant permanente et arrogante d'origines ethniques souvent mythifiées, au détriment des valeurs communes ». (discours du 12 novembre 2006). Je tape sur une chose plus importante moi, que les gouvernements successifs aient cassé la cohésion nationale (décomposée) je m'en fous ; la gauche au pouvoir et ses théoriciens de la sainte immigration ont surtout cassé la classe ouvrière ( provisoirement).

4Cf. Les trotskiens, page 177. J'en profitais alors pour me moquer du dernier théoricien du courant « pabliste » encore embaumé, Daniel Bensaïd, qui avec son « Marx l'intempestif » présidait à une nouvelle pirouette pour faire table rase de toutes leurs successives complicités avec le stalinisme et leur mépris de la classe ouvrière dans l'exaltation des tueurs du FLN, Guévara et Cie (lire l'excellent article du CCI contre la progéniture de Krivine:  https://fr.internationalism.org/ri388/quelques_commentaires_sur_une_apologie_d_ernesto_che_guevara_a_propos_d_un_livre_de_besancenot.html). L'exaltation de l'islam est venue combler le vide de la radicalité stalinienne disparue.La crise de l'humanité se résume-t-elle désormais à la crise de la direction islamique ?

5C'est pourquoi ils sont contre-révolutionnaires même s'ils usent du mot révolution. Engels n'aurait pas pu faire partie de cette secte, lui qui écrivit : « C’est un fait remarquable qu’à chaque grand mouvement révolutionnaire la question de « l’amour libre » apparaît au premier plan ; pour une partie des hommes, c’est un progrès révolutionnaire, le rejet de vieilles chaînes traditionnelles qui n’ont plus aucune nécessité, pour d’autres une doctrine bienvenue, très commode pour couvrir toutes sortes de règlements entre homme et femme ».

6L'appareil bureaucratique de LO est surtout composé de vieux pépés retraités qui radotent.

7Le gouvernement, empêché par Bruxelles, ne pourra probablement pas fermer l'officine CCIF (dommage!) qui comme la plupart des ONG est une mafia qui reçoit des aides publiques, mais roule pour l'islamisme depuis des années et infeste de leçon de morale anti-raciste toute discussion publique, avec une armada d'avocats, merdiapart et le NPA.

8Dans sa campagne sécuritaire le gouvernement en fait un peu trop. Certes la mosquée de Pantin est contrainte à une fermeture, mais limitée dans le temps. Il apparaît que des bonzes de cette église coranique ont bien fait circuler les saloperies (les vidéos) du « parent d'élève » et du zigoto qui se proclame chef des imams. Le NPA proteste contre cette fermeture avec tous ses arguments bidon d'auxiliaire qui refuse de répondre à la principale question : « Avec la décision de Gérald Darmanin, ce sont 1300 musulman·e·s qui vont être privés de leur lieu habituel de culte pendant une durée de 6 mois. Cette mesure est particulièrement brutale et totalement arbitraire : elle s’inscrit en réalité dans une campagne plus vaste, menée par le gouvernement, reposant sur des amalgames entre islam, intégrisme et terrorisme, dont les conséquences ne peuvent être qu’un renforcement des fractures déjà existantes et un approfondissement des rancœurs, voire des haines ». Le NPA devrait être carrément interdit puisqu'il amalgame révolution et islam ! Et surtout soutient une religion qui fait des femmes des sous-humains et appelle au meurtre des mécréants.

9Cette autre concession vaine a été faite le 8 mai 2020 dan la lutte contre l'hydre séparatiste, aimable formulation pour atténuer le nationalisme islamique : « ...décision visant à introduire l’apprentissage de la langue arabe dès l’école élémentaire; ainsi que des éléments de la culture tunisienne; a pour motivation la « volonté de coopérer étroitement en faveur d’une amélioration de la qualité des enseignements » d’une part. D’autre part, pour la France«  les objectifs de diversité linguistique dans le premier degré et de continuité dans le second degré portés par la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République. »

10https://www.europe1.fr/societe/haute-garonne-des-eleves-menacent-une-enseignante-apres-ses-propos-sur-le-voile-4000268

12Que lui reproche le gouvernement  qui risque de ne même pas pouvoir les dissoudre? Le ministre de l'Intérieur a réclamé lundi la dissolution du CCIF, en affirmant qu'il était "manifestement impliqué" dans l'assassinat de Samuel Paty, puisque le parent d'élève qui a "lancé une fatwa contre ce professeur (…) fait référence très clairement à cette association", selon Gérald Darmanin. Après les déclarations du ministre, son entourage a été plus sibyllin à propos du CCIF, expliquant que même en l'absence de lien avéré avec l'attaque, "on comprend des services de renseignements" que cette structure "mérite d'être dissoute". Le NPA a pris la défense de cette officine comme il a protesté contre la fermeture de la mosquée de Pantin. Ce qui permet de mesurer le degré de corruption de cette secte avec l'islamisme. Ce cynisme n'est aucunement étonnant, leurs pères soutenaient les meurtres des soldats français en Algérie par les « libérateurs » nationalistes et déjà et toujours islamistes.