"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

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samedi 10 janvier 2015

Pourquoi je n'irai pas à la manif gouvernementale dimanche


(la drôle de guerre anti-terroriste de notre bourgeoisie)

"Vous ne serez pas en sécurité tant que vous combattrez Allah", déclare un responsable religieux d'Aqpa.

Un responsable religieux d'al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa), dont se réclament les frères Kouachi, auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, a menacé la France de nouvelles attaques dans une vidéo diffusée vendredi, a révélé un centre de surveillance américain des sites islamistes. Dans ce message, Harith al-Nadhari, une autorité en matière de charia, la loi islamique, au sein d'Aqpa, s'adresse aux Français en ces termes : "Vous ne serez pas en sécurité tant que vous combattrez Allah, Son messager et les croyants", faisant trembler nos chaumières et vibrer nos oreillers en plume d'Allah. Le général sur son chameau n'a toutefois pas revendiqué au nom de l'organisation les attaques survenues en voiture volée à Paris. Il plagia sans vergogne la commémoration du Président Hollande devant les tombes des Poilus"Des soldats qui adorent Allah et Ses messagers sont venus parmi vous. Ils ne craignent pas la mort, ils cherchent le martyr au nom d'Allah", a conclu cet irresponsable, dans une référence implicite aux auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, Chérif et Saïd Kouachi, qui a fait douze morts.
Chérif Kouachi, qui s'est dit missionné par Aqpa, et son frère, qui aurait suivi au Yémen un entraînement au maniement des armes avec al-Qaida, ont été abattus vendredi par les forces de l'ordre, après s'être retranchés dans une imprimerie au nord-est de Paris. Un proche, Amedy Coulibaly, a été tué dans l'assaut d'un magasin de la capitale où il retenait plusieurs personnes en otages. Il s'était, prait-il, revendiqué du groupe État islamique ou d'Al Qaida; on n'en sait trop rien.

EPILOGUE FOIREUX: la déclaration ci-dessus marque une incontestable victoire militaire de la nébuleuse terroriste djihadiste. Couverte de louanges poisseuses l'action dite courageuse, elle aussi, des flics surarmés à 3000 contre un. Les démocraties doivent apparaître comme des victimes, a dit quelque part Churchill je crois. Que d'invraisemblances et de cafouillages de la part de nos robocops nationaux si louangés. Pris dans l'ambiance de traque aux terroristes, je serrais les poings en escomptant comme tout le monde que ces tristes assassins soient zigouillés au plus vite. Ce ne sont pourtant ni des fous ni des malades mentaux, comme on le croit ou fait croire trop communément, mais des soldats; j'y reviendrai. Pas très brillante la "gestion de la crise"! Au point que les électeurs de Sarkozy songeaient qu'il eût été plus véloce. Les invraisemblances d'abord:
  • des tueurs aguerris et bien renseignés: pas tout à fait, les frères Kouachi encore cagoulés se gourent de porte d'entrée du local de Charlie Hebdo puis se font balader par une pauvre journaliste otage qui est contrainte de déclencher le code de l'unique porte blindée; ils déclarent ne pas tuer de femme mais en tuent une. Lorsqu'ils s'enfuient, la voiture de police qui pouvait les coincer dans l'impasse, recule et les laisse passer. Nos "soldats de l'islam" ne devraient pas tuer des "frères arabes", ils exécutent lâchement un pauvre policier d'origine maghrébine (les policiers arabes ou noirs ne sont-ils pas des "collabos"?). L'un des frères Kouachi avait perdu une godasse. Super bien entraînés au Yémen l'un deux laisse carrément sa carte d'identité dans la première voiture empruntée pour fuir1. Heureusement car – bien qu'on nous ait dit qu'on était un GPS ambulant avec tout portable perso2 – les zozos traversent et quittent Paris sans qu'aucun poulaga puisse le suivre à la trace: ils sont dans le nord, peut-être dans le sud, ou qui sait, à Pékin?
  • Une préparation scientifique de l'assaut: après l'incroyable course poursuite où nos terroristes en herbe auraient continué à se téléphoner entre eux, puis par après avec leur complice Coulibaly – qui resta longtemps présumé être le tueur sans lien avec les massacreurs de Charlie - d'un jogger au parc de Sceaux puis d'une jeune policière municipale abattue de dos (il n'a même pas eu le temps de voir qu'elle était de même couleur de peau que lui). Plus inconséquent (je serre encore les poings et hurle et crache sur mon écran) le caïdat de l'élite gendarmesque laisse toute la journée les 1000 gosses des écoles environnantes (à 400 du local commercial où il s'avèrera qu'il n'y avait pas prise d'otage) cloîtrés derrière les rideaux vinyles de leurs bahuts. Alors qu'une kalasch a une portée de 1500 mètres et un lance roquettes je vous dis pas. Plus terrifiant, après avoir traînassé toute la journée, à la veille de la tombée du jour – alors que les deux massacreurs ont pris l'initiative de jouer les John Wayne du djihad et de s'exhiber pour "mourir au combat"- les troupes arrière du sieur Hollande sont en train de faire sortir les gosses pour les faire monter au grand jour dans les cars affrétés! En pleine fusillade! 
  • Une habile action simultanée à Dammarie et Porte de Vincennes: pas du tout. Une intervention plus rapide, interdisant tout chantage de Coulibaly, eût peut-être empêché ou amoindri le massacre dans le magasin Hyper Cacher! On ne sait pas ce que les robocops réunis branlaient, à part barrer routes et périph... On nous apprendra que la surveillance de Coulibaly était dûe au fait qu'il n'avait pas raccroché son portable! A mourir de rire si les pauvres otages du Super Cacher n'étaient pas déjà exécutés ou dans la terreur totale. A Dammarie le final se jouait déjà que les pandores se réveillent à Paris et enfoncent la vitrine. On nous fait croire au passage que Coulibaly avait déjà exécuté trois personnes, ce que l'on ne pourra jamais vérifier vu qu'en entrant et en tirant dans tous les sens, les robocops flinguent en général aussi des otages. Jusque là après la génialement lente découverte de la complicité entre "le noir et les deux arabes" (faut pas le formuler comme cela , ce qui est raciste, mais les photos exhibées sur les écrans étaient subliminales), RFM et iTV nous ont expliqué qu'il y avait chantage, que Coulibaly réclamait la libération de ses collègues massacreurs; ce qui sera démenti par la suite; iTV colle plus aux nouveautés successives distillées par la maison poulaga, RFM est toujours à la traîne et véhicule les plus fausses infos sans corriger ses erreurs antérieures, la télé sarkozienne est plus soucieuse du bla-bla de ses larbins. En réalité, l'intervention de Coulibaly est iée à la lenteur policière à Dammarie. Au lieu de protéger les enfants dès le début de la matinée en les évacuant, et au lieu de foncer sur les deux massacreurs (on pouvait très bien savoir qu'il n'y avait pas d'otage et cibler les deux tueurs avec les fameuses caméras militaires qui voient à travers les murs), l'état-major hollandais tergiversait, soupesait par exemple si une attaque trop prématurée avec dégâts collatéraux ne pouvait pas faire perdre les élections au général Camembert d'une armée mexicaine, et cachait cette tactique électorale cynique sous moult déclarations à propos d'un démarchage policier pour "faire garder son calme à la population".

Conclusion: 17 morts en deux jours, voire plus! Les forces mercenaires de l'Etat paradent, ne nous protègent pas, même pas contre les incursions meurtrières des ennemis, ou du moins du camp d'en face un peu flou qu'on nous montre du doigt, en mettant en garde contre l'ennemi intérieur : le beauf et le raciste anti-musulman. Difficile d'échapper à la haine contre les soldats tueurs qui ont bousillés tant de vies humaines. En souhaitant pourtant que les mercenaires de la bourgeoisie en viennent à bout parce que les bêlements des braves gens (Je suis Charlie) pacifistes sont débiles, je me prenais à être terrorisé pour le prolétariat s'il lui vient la nécessité d'accomplir une révolution, avec en face les milices hyper-armées de l'Etat bourgeois – de "l'Etat blindé" comme disent si bien nos amis bordiguistes – et je crois bien que c'était là le sentiment de nombre de prolétaires, qui n'ont pas oublié l'ahurissante répression de la Commune de Paris. La bande à Bonnot et la Narodnaïa Volia ont pourtant précédé de peu des révolutions qui n'ont pas réussi par le seul maniement des armes; je reviendrai aussi sur le facteur terroriste plus loin, survalorisant pour les déchets de la société blanche.
Enfin, cette manif monstrueusement gouvernementale européo-belliciste a quelque chose d'obscène. Ces messieurs de l'élite n'ont pas appelé à manifester pour les enfants exécutés par le tueur Merah, ni pour Ilan Halimi, ni protesté contre le triste bouffon Dieudonné qui a cyniquement dansé sur le cadavre d'Ilan lors de plusieurs de ses spectacles, faisant rire aux éclats sa "clientèle arabe"... Non, soyons unis, bourgeois + prolétaires + juifs + arabes + qui vous voudrez, même Marine si elle vient sans père. Les trotskiens et LO et du NPA font bien eux aussi de se désolidariser de ce bal des faux-culs. Le NPA dit "l'union nationale est un piège". Non ce n'est pas un piège, c'est une mascarade. La ficelle ne peut plus marcher comme en 14 et 38. Peut-être répétition générale pour une future et rénovée "unité antifasciste" car la guerre mondiale ne peut pas ancore avoir lieu vu, justement, la fragilité du prolétariat, c'est à dire son faible encadrement politique et social. Il est plus dangereux que jamais. C'est pourquoi les dits extrêmes FN, LO et NPA restent à l'écart des festivités de la mascarade hollandaise, reflétant malgré tout les doutes de la grande muette contemporaine, cette classe ouvrière, si vilipendée pour son alcoolisme au 19ème, niée à la fin des 30 glorieuses par ces intellos qui espéraient hériter du char de l'Etat prolétarien, enfin oubliée par tous les vieux machins radoteurs en retraite. Sinon, pour en revenir à nos extrêmes d'opérette, ils seront bien capables tous au jour J de se fondre dans la cuve de tous les reniements et des pires confusions politiques.
Les appels gouvernementaux et de toutes les mafias de partis, voire les déguisements "spontanés" des bonzes élus locaux n'expriment qu'un profond désir confusionniste de ne pas reconnaître les divisions, entretenues, de classes surtout, de religions, de mode de vie et d'espérances morales et militaires.

FOUS FURIEUX DE LA BARBARIE OU SOLDATS D'UN CAMP IMPERIALISTE?

Avant de revenir sur les principaux axes de la propaganda bourgeoise, je tiens à opérer à un petit nettoyage du bourrage de crâne sur les "martiens terroristes", qualifiés de fous, de tarés, de débiles mentaux, de connards, ce qui ne fait jamais bien avancer la compréhension des choses en société, mais place tous ces beaux parleurs dans le camp arrogant de la civilisation (occidentale, religieuse et laïque) contre "la barbarie" peut-être des arabes "en général" ou peut-être des musulmans "en général" (ne pas nommer la "minorité terroriste" ce qui est raciste et un amalgame férocement "néo-lepéniste).

Les gens de ma génération ne se rappellent même plus des fascicules d'enquête de l'INSEE au début des années 1970 qu'il fallait remplir aux trois jours et à l'embauche3: c'était un tableau avec une case en face de chaque catégorie socio-professionnelle, réalisé avec l'humour stalinien d'après-guerre certainement puisque la case du haut indiquait: ouvrier, personnage suprême du règne capitaliste surtout quand il s'abstient de faire grève de façon indépendante des molosses syndicaux.
La case juste en-dessous indiquait: soldat. Puis après: contremaître, policier, commerçant. Etc. Ce qui voulait dire clairement qu'on hissait l'ouvrier au top de la société, bien que pour l'honneur, pas pour la paye ni la véritable place sociale: tout en bas! Sous le soldat, le commerçant et le flic. Déjà je vois que vous commencez à comprendre. On nous a longtemps (les spécialistes) expliqué que les enfants d'immigrés ne voulaient pas "finir" comme papa, à l'usine, mais "monter" un peu, pas forcément comme Rachida. Mais c'était aussi le désir de n'importe quelle famille prolétaire de souche, les mineurs par exemple, de vouloir faire échapper leur rejeton au plus bas statut social; un mouvement de va et vient qui habite depuis toujours les diverses strates de la principale classe exploitée et révolutionnaire.
Pour les Frères Kouachi et Coulibaly c'est pareil. Les deux premiers étaient pizzaiolos et l'autre petit voyou malin. Vous conviendrez que face à la masse des diplômés de toute sorte, face à cette petit bourgeoisie salariale portant beau et super intégrée avec diplômes certifiés et salaires garantis, le vulgaire pizzaiolo ne peut pas prétendre ni être respecté (un porteur de pizza ne pense pas autre qu'à sa mobylette et à zigzaguer entre les caisses des riches) ni tomber sur un employé de pôle emploi qui le regarde dans les yeux en souriant. Socialement il n'existe pas.

François Guery4 , philosophe présent lors de l'émission "Ce soir ou jamais" le 9 janvier, fût à peu près le seul à fournir une approche dans mon sens, étant au nombre des lucides qui se rendent compte "qu'on est en guerre"5 plus interne qu'externe. Il fît un flash-back, qui nous intéresse nous les marxistes qui n'avons pas renié nos convictions de jeunesse pour le révisionnisme bourgeois négateur du prolétariat depuis toujours, sur le début troublant du siècle dernier en Russie (le terrorisme précède en général les révolutions). Etudiant et comparant plusieurs périodes de nihilisme dans la société, il rappelle un fait frappant: les nihilistes russes qui allaient poser des bombes, avaient le sentiment de "n'être rien"; entre parenthèses il faut se souvenir de l'immense travail théorique de Plekhanov pour amener toute une jeunesse désespérée au seul combat crédible et efficace en vue de renverser le capitalisme autrement que par les prières creuses mais pas bénie de monsieur le curé Bitot. On retrouve le même phénomène avec les djihadistes, ajouta cet auteur: "l'explosion de rage vient de là, ce sentiment de n'être rien". Il dit aussi, ce que tous les bobos antiracistes et hyperécolos n'abordent même pas, centrés qu'ils sont sur leur nombril: "il ne suffit pas que nous soyions libres mais que d'autres ne soient pas dans la servitude de n'être rien".

Dans le même ordre d'idée, il me faut ajouter l'idée essentielle: LE DJIHADISME, pas simplement la religion musulmane – qui peut être une pacisfiste religion de soumission civique et électoraliste pour la majorité des croyants (jamais nommés comme prolétaires avant tout) – A REMPLACé LE STALINISME. Ce dernier était le refuge à l'espérance ouvrière, une partie du monde était réservée à une croyance matérialiste; sans remonter aux affabulations sur le ciel stalinien des années 1930 que des millions gobèrent, il suffit de jeter un oeil sur la plupart des "libérations nationales" des 60 et 70, pour constater que le Coran stalinien, document daté et inapplicable parce que vieilli pour la partie tactique, était le Manifeste communiste, que, de près ou de loin, les divers tenants du "focos", du guevarisme, du maoïsme et même du trotskysme modernisé n'auraient jamais songé à arguer d'une tolérance pour les autres manifestes poussiéreux, compil de contes barbares et irrationnels, le Coran, la Bible ou le Talmud, dont tous se servaient comme papier Q6. Dans le cadre des luttes dites d'émancipation nationale (d'escroquerie nationale bourgeoise), le stalinisme, n'était pas discutable. Il embrigadait pourtant, sans que ses thuriféraires ne croient un instant à sa devanture "amitié des peuples" et "paix dans le monde"7.

Après cette parenthèse sur le substitutionisme de l'islam par rapport au stalinisme, me voilà de retour avec mon propos principal: les dits fous furieux sont avant tout des soldats. Ils s'embrigadent d'abord parce qu'on leur dit qu'ils vont être rétribués et plus considérés comme de pitoyables pizzailos. Il faut savoir que les queues en banlieue pour recrutement pour l'armée française sont très longues et que l'on y compte nombre de "racailles" d'apparence. Mais beaucoup d'appelés peu d'élus, l'armée de souche trie et rejette beaucoup. Merah avait été humilié d'être rejeté par les galonnés de l'embauche. Naguère, ex-voyous, petite frappes ou pré-situs (ne voulant jamais bosser) s'enrôlaient dans la légion étrangère. Heureusement, ou malheureusement selon le bureau de recrutement, on embauche pas mal en Syrie, en Irak, au Yémen, en Palestine... La plupart de ceux qui partent, pas forcément d'origine maghrébine mais de toute origine et nationalité, n'ont pas lu une page du coran ni été s'agenouiller à la mosquée; et ne connaissent pas un traître mot d'arabe8.

Or, tout cela, vous avez pu forcément l'entendre ponctuellement ou en partie de la bouche d'un sociologue ou d'un de nos ineffables spécialistes qui ont un avis sur tout et possèdent même le nôtre. Ce qu'il m'importe ici est de souligner le refus des larbins des médias de reconnaître ce statut et ainsi de diaboliser les "massacreurs", de rendre incompréhensible une démarche "terroriste d'assassins". Ecoutez le roi des francs-macs et l'ami intime de la maison poulaga, le gros Alain Bauer, subissez le à la radio ou à la télé. Il sait tout. Explique tout: "ce ne sont pas des soldats et il n'y a pas d'ennemi intérieur. Les tueurs ne sont pas ceux qui ont été en Syrie et qu'on empêche de revenir mais ceux qui ont dû rester ici" ; à agent double, raisonnement double, il y a de la perversion narcissique à dire tout et son contraire dans la même phrase. Ce que font tous nos donneuers de leçon d'éthique politique, docteurs en supercheries et professeurs de tours de magie électorale. Bauer a des tonnes de mépris à déverser sur les pizzaiolos! Ces jeunes "qui ne maîtrisent pas la richesse de l'islam". Et lui il maîtrise les arcanes des magouilles policières de Minute? Il est relayé par le petit con écrivain à "Ce soir ou jamais": "Il n'y a aucune raison d'attribuer le statut de soldats à ces connards"!

En attendant, en plus de ne plus être grouillots de base, nos ex-pizzaïolos, sapés tout en noir et cagoule comme la troisième couche au-dessus des ouvriers – les ninjas ou flics en civil – nos non-soldats ont une fraction de pouvoir en main pour se faire respecter: la kalach! Et là plus personne ne les ignore. Ils se fichent alors de n'être pas reconnus par "les ennemis", mécréants ou simples trouduculs de l'arrogante bourgeoisie occidentale9. Quant à l'explication la plus plausible pour l'exécution d'acte sanglant qu'aucun homme à l'état normal ne peut admettre, ni même nos ex-pizzaiolos lorsqu'ils étaient encore morveux, je renvoie à mes articles sur le prestige de l'uniforme, la chape de plomb que constitue pour la conscience l'embrigadement militaire, le fait qu'ils n'exécutent pas des meurtres par vengeance personnelle (ni la jeune policière municipale ni les dessinateurs de Charlie n'ont été regardés dans les yeux) mais au nom d'un Etat, du mac qui les paye, d'une mafia, de l'islam généraliste et qu'ils obéissent à une hiérarchie de commanditaires qui leur promettent la gloire comme ce fût le cas pour les terroristes arméniens ou nationalistes juifs dont les photos d'eux, morts, seront compilées dans le grand livre des martyrs que possèdent tous leurs admirateurs comme d'autres un album de timbres.

Enfin deux mots sur l'islam. Cette religion sans hiérarchie est intéressante pour le méprisé, le rejeté, l'ostracisé. Il est sensé avoir un rapport avec dieu indépendamment des autres hommes. Face à dieu, il n'est ni ingénieur, ni chef de service ni grouillot de service, il est lui. Cette croyance ne doute de rien, est "scientifique", par conséquent elle est libre d'interprétation; face à tous ces supérieurs galonnés ou diplômés, le croyant est supérieur et indépendant de la classification sociale. La religion musulmane est en ce sens supérieure au marxisme, qui vous rappelle avec commisération votre statut social, les sommités de votre parti qui décident pour vous, et en plus le marxisme doute sur la perspective du paradis terrestre10 tandis que vous, simple croyant musulman, on vous attend avec 70 vierges au vrai paradis, là-haut.


JE NE SUIS PAS CHARLIE:
COMBAT POUR LA LIBERTE D'EXPRESSION, MAIS LAQUELLE?

Charlie Hebdo, pile de feuillets colorés pas marrant, contrairement à ses versions antérieures Hara-Kiri et Charlie Hebdo des années 1980, par suite au meurtre ignoble de ses dessinateurs, est devenu le symbole mondial de la "liberté d'expression"!?
Par le fait que, suite à des dessins provocateurs, ses dessinateurs étaient l'objet de fatwas, de menaces de mort depuis des années par la noria djihadiste. Cette mode des fatwas avait été lancée à l'époque de Khomeini. Il y a toujours eu des menaces de mort à distance par le passé; avant par les nazis et les staliniens. Zola avait reçu des menaces de mort et tant d'autres, juifs, italiens, etc. Ce n'est pas le propre des islamisés. Cette menace est bien sûr inacceptable, et elle a été partout bafouée, et il faut continuer à la bafouer. Ce qui est nouveau est que l'Etat bourgeois ne vous protègera pas vous dans votre coin face à telle ou telle menace, et qu'il s'en fiche. Les quartiers bourgeois restent très protégés et, c'est une vérité de la Palisse, vaut mieux être agresseur qu'agressé face aux flics et à leurs supérieurs de la magistrature. Mais venons-en à la liberté d'expression. J'aimerais bien qu'on me dise où peuvent s'exprimer les prolétaires (cette vile multitude pour tous ceux qui conchient cette classe ingrate qui ne leur a pas servi le pouvoir sur un plat en 68) et les différentes minorités révolutionnaires? A la télé? Chez "C'est à vous" ou "ce soir ou jamais", lors des monocordes et même débats sur les différents plateaux? Lors des élections? Non la télé est réservée aux spécialistes des divers lobbies industriels et aux accointances politiques des officiels ou semi-officiels.

Même si certains d'entre eux, auront besoin de remettre en cause des superstitions ridicules et se débarrasser de faux héros à la Mesrine, il me faut saluer ici les lycéens qui ont montré que la liberté d'expression c'est toujours celui qui pense autrement (cf. Rosa) et surtout liberté d'expression contre les désidératas du pouvoir bourgeois. La dérision jubilatoire n'est pas venue d'un quelconque de nos doctes littérateurs de gauche - ou allumeur d'incendie anti-fasciste anars ultra-gauche, donneurs de leçon d'antiracisme et de tolérance - mais des mômes qui, comme les prolétaires ne peuvent jamais vraiment s'exprimer ni à l'école ni dans les chasses gardées des médias, sauf à délirer dans les antres à décerveler comme l'écurie Hanouna.
Si vous avez été des milliers à bêler "je suis Charlie" (slogan très idiot), des lycéens et d'origine maghrébine (je m'en fous) ne sont pas tombés dans le piège oecuménique:


#JenesuispasCharlie, c'est le hashtag qui a commencé à apparaître sur Twitter, ces dernières heures, comme un contre-pied – face la mobilisation orchestrée par gouvernement et médias suite à l'attentat contre Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier.


Le Monde déplora cette insubordination:

"La plupart des élèves croisés, vendredi après-midi, à Saint-Denis s'y reconnaissent. Ils condamnent l'assassinat des caricaturistes... Mais presque autant que leurs caricatures. Pour tous, la vie est sacrée, mais la religion aussi. «Moi, la minute de silence, je ne voulais pas trop la faire, lâche Marie-Hélène, 17 ans, je ne trouvais pas juste de leur rendre un hommage car ils ont insulté l'islam, et les autres religions aussi. »

Plus sympa dans la dérision.

Les hashtag #JeSuisAhmed vous êtes mignons mais c'est VOUS qui nourrissez la haine à l'origine de ces passages à l'acte

ILS AURAIENT PU NE TUER QUE LUI »
C'est aussi le cas d'Abdel, 14 ans, en 4e au collège Pierre-de-Geyter, un peu plus dans le sud de la ville. « Bien sûr que tout le monde a participé à la minute de silence, et il y avait tous les musulmans », insiste-t-il. Mais il ne cache pas sa motivation : « Je l'ai fait pour ceux qui ont été tués, mais pas pour Charlie [Charb], le mec qui a dessiné. Je n'ai aucune pitié pour lui. Il a zéro respect pour nous, les musulmans. Mais ce n'était pas la peine de tuer douze personnes. Ils auraient pu ne tuer que lui. »
Abdel n'est pas le seul collégien à penser en dépit des débats organisés par la plupart des enseignants, un peu perdu dans le flot d'informations déversés sur les réseaux sociaux, que « Charlie » était l'unique dessinateur de l'hebdomadaire attaqué.
Difficile, pour les plus jeunes, d' articulerle respect de la vie avec ce qu'ils considèrent comme une atteinte à l'islam. « J'ai jamais vu dans ma religion qu'il fallait tuer», explique Mehdi, 16 ans, croisé avec deux camarades non loin du lycée Paul-Eluard, où tous trois étudient. « Il y a des élèves qui disent qu'à Charlie, ils l'ont cherché », le coupe Yohan. « Je ne suis pas d'accord avec le contenu [des caricatures], mais je suis contre l'attentat », affirme Yacine, avant d'ajouter : « Mais les dessinateurs, ils ne sont pas blancs dans cette affaire. »

C'est aussi le sentiment de quatre toutes jeunes filles de 6e à peine sorties de cours. « Des deux côtés, il y a des torts », tente Erica, qui se dit catholique comme ses amies. « Retirer la vie à douze personnes, c'est un crime contre l'humanité », croit-elle savoir « et même s'ils l'ont un tout petit peu cherché, faut pas abuser... »
Les caricatures du Prophète, ces adolescents reconnaissent qu'ils ne les avaient jamais vues avant l'attentat. Ils se sont rattrapés depuis, prenant connaissance de tous les dessins, y compris de ceux que Charlie Hebdo n'avait pas publiés dans ses pages. « C'est de la rigolade, lâche Yacine, mais beaucoup de jeunes font la comparaison avec Dieudonné : lui, pour les quenelles, on l'a sanctionné ; pour Charlie, on invoque la liberté d'expression... »

Cette liberté d'expression, en dépit des explications que leur ont fournies leurs enseignants, reste pour la plupart des jeunes rencontrés à Saint-Denis un concept difficile à
cerner, et qu'ils perçoivent comme incompatible avec leur foi. « On ne rigole pas avec la religion », affirme Allende, jeune majeur scolarisé au lycée professionnel Bartholdi, chrétien mais qui envisage une conversion. « C'est dangereux. S'ils ont tué Charlie, c'est parce qu'il ne respectait pas la religion. Ils ont attaqué l'islam, et là, ils voient un autre aspect de l'islam, la colère. Si Charlie continue, les jeunes ici vont bouger. » A ses côtés, Mohammed, majeur lui aussi, acquiesce. « La minute de silence, on l'a faite, dit-il, mais le débat avec les enseignants, je préfère pas calculer, ça va poser des problèmes si je ne suis pas d'accord. »
Du débat avec leur professeur d'anglais, Nadia et Laura, collégiennes de 4e, reconnaissent ne pas avoir tout saisi. « Il nous a parlé d'une France coupée en deux, entre croyants et pas croyants... ou que les terroristes voulaient diviser la France », hésite Nadia. Erica et ses trois copines de 6e, en revanche, se sentent plus rassurées après en avoir parlé dans le cadre scolaire. « Dans certaines familles, les discussions sont bannies, expliquent-elles.


LE MINISTERE amer et contrarié:

Minute de silence : des
« cas de perturbation » traités « localement », dit le ministère
« Dans la très grande majorité des cas, tout s'est bien déroulé lors de la minute de silence, jeudi 8 janvier à midi », affirme-t-on au ministère de l'éducation nationale, en précisant être encore dans l'attente de « remontées ». « Les personnels ont été à l'écoute des élèves », explique-t-on dans l'entourage de la ministre, Najat Vallaud-Belkacem. « Néanmoins, certains cas de perturbation de la minute de silence par des élèves nous ont été signalés. Ils ont été traités localement par les équipes éducatives, de manière proportionnée à la gravité des faits. »
Les syndicats d'enseignants et de chefs d'établissement sont sur la même ligne. Pour le SNUipp-FSU, majoritaire au primaire, la minute de silence a été « un moment solennel largement respecté », explique son secrétaire général, Sébastien Sihr. Pour le SE-UNSA, il y a bien eu « des difficultés ici ou là », mais « les professeurs gèrent au mieux en fonction des publics et des territoires ». Le SNPDEN, majoritaire parmi les proviseurs, évoque des « contestations moins importantes que lors de l'affaire Merah », même s'il fait état de « collègues inquiets au point, dans certains établissements, de renoncer au temps de recueillement et de débat ». Dans l'enseignement supérieur, rien à signaler, selon les présidents d'université.
L'exercice n'a pas toujours été un exercice facile dans les écoles, collèges et mêmes lycées. Prévisible, selon les enseignants exerçant sur ces territoires où les tensions religieuses sont vives. Certains, d'ailleurs, ont préféré éluder ce moment, pour éviter tout trouble. «Impossible d'engager un débat sur le sujet», explique un professeur de philosophie de l'Essonne. Ces minutes ont même parfois dérapé. «Je te bute à la kalach», a lancé à Lille un élève de quatrième à son enseignante, pendant cette minute de silence.

"Ma génération choisissait l'extrême gauche, eux le djihad" ( Farhad Khosrokhavar, sociologue)

Aux remarques qui suivent j'ai donné réponse dans la première partie de cette contribution.

"Que signifie cet engouement à rejoindre des combattants dont la majeure partie de l’opinion ne retient que des têtes tranchées, des otages exécutés et des localités entières martyrisées ? Comment comprendre ce qui convainc des jeunes, parfois jugés bien insérés, d’aller risquer leur vie – et même de vouloir mourir – pour une cause à laquelle, parfois, rien ne semblait les prédestiner ? Comment interpréter la vitesse à laquelle ces jeunes semblent se décider, comme en témoignent des parents atterrés et impuissants ?
« Le phénomène dépasse largement les communautés musulmanes. Depuis un an et demi, il est
beaucoup plus global. Il touche maintenant la tranche des 15-17 ans, les classes moyennes »,
Dans une école élémentaire de Seine-Saint-Denis, pas moins de 80 % des élèves d'une classe ont refusé cette minute de silence. «Certains reproduisent des discours complotistes», explique l'enseignant qui, à force de discussion, a finalement convaincu la moitié d'entre eux.

«Je te bute à la kalach». Un élève de quatrième à son enseignante
À l'image de ce qui s'est joué sur les réseaux sociaux, avec des réactions de soutien aux terroristes, certains élèves ont aussi fait entendre leurs convictions. «Mais vous ne comprenez pas, le Prophète, ils n'auraient pas dû le dessiner (…). Il est au-dessus des hommes», a lancé une élève de sixième à son professeur. Un élève d'une enseignante de français dans le XIIIe arrondissement de Paris l'a interpellée en ces termes: «Madame, c'est possible que je ne fasse pas la minute de silence? Je ne veux pas me recueillir pour des gens comme ça.» Un autre lui a lancé: «Ils l'ont bien cherché. On récolte ce que l'on sème à force de provoquer.» Dans cette classe de troisième comptant 26 collégiens, huit ont rejeté la décision de décréter un jour de deuil national. Dans un collège de Roubaix, un rassemblement de 400 élèves a été dominé par un «grand bourdonnement» et les réflexions de certains qui «ne comprenaient pas bien à quoi ça servait», rapporte un enseignant. Sur son compte Facebook, une prof narre la difficile journée de jeudi, expliquant vouloir demander sa mutation. Elle raconte avoir été accueillie à 8 heures par des «Moi j'suis pour ceux qui l'ont tué»…
«Ce qui m'a plus étonné, c'est que tant d'élèves ne savaient même pas ce qui s'était produit», raconte sur Twitter cet enseignant de banlieue parisienne. À la fin des cours, quelques élèves restent et lui demandent: «M'sieur, on peut voir des dessins de Charlie Hebdo? Personne ne veut nous en montrer.» Beaucoup en effet ont découvert le journal et les caricatures de ce funeste 7 janvier. L'enseignant leur a donc montré quelques dessins, dont le «C'est dur d'être aimé par des cons», représentant Mahomet. «Moi, ma mère dit qu'ils l'avaient bien cherché», lui glisse un élève.
Dans d'autres classes, des élèves de confession musulmane se sentaient gênés, racontent des enseignants. Dans l'Isère, un jeune homme de 17 ans, originaire d'un pays du Maghreb, a été frappé par un groupe de quatre ou cinq personnes à Bourgoin-Jallieu, en marge de la minute de silence, dans son lycée.
L'UNIFORME MUSULMAN
La fraîcheur de ce reportage peut alimenter tous les fantasmes, parmi lesquels après les syndromes de la "liberté d'expression", "l'amalgame" est le second fleuron. L'élite ne cesse de nous expliquer que nous devons rester uni face au terrorisme, lequel fantôme matérialisé à Charlie Hebdo veut couper en deux la population française – on ne nous dit pas pourquoi, ce qui s'appelle pourtant diviser avec un projet politico-social différent. Oui mais notre propre gouvernement le fait déjà en coupant la masse de manoeuvre électorale en quatre, cinq ou six communautés comme autant de couches qui se moquent des classes qui restent au fondement de la société: bourgeoisie, classe ouvrière, classe paysanne, petite-bourgeoisie, lumpen.
La tolérance à toutes les formes de destruction de l'environnement jusque là privilégié pour une population majoritairement athée ou avec des signes religieux discrets, ouvre la voie, plus encore que les attentats terroristes djihadistes, à l'acceptation de l'envahissement religieux mahométan, si ardemment désiré par Madame Merkel pour servir d'encouragement à supporter le travail en usine avec un salaire qui ferait pleurer le Seigneur s'il savait lire une feuille de paie. La tolérance reste traditionnellement la vertu des puissants et l'intolérance celle de leurs sujets! On gouverne des pauvres cons et en plus on peut leur faire la morale, disent les puissants entre eux. On va leur faire croire qu'ils sont des citoyens traités à la même enseigne... Collons-leur une minute de silence. C'est quoi ces minutes de silence? Ils n'osent même pas dire le mot "prière".. prière pour que la république bourgeoise ne se divise pas (certes on connaît le sort des pays sans Etat) mais surtout pour que la classe ouvrière ne se fasse pas entendre comme rétive à se soumettre à ses exploiteurs, aux politiciens et aux curés des diverses croyances, par delà des divisions de forme, de surface et d'apparence.
Pour cette première manche grave et dramatique, les djihadistes ont marqué un point, les tenues religieuses apparaissent désormais pour ce qu'elles sont : l'uniforme musulman.


 Dimanche la messe sera dite dans la rue, tous marchant du même pas. Puis, lundi, comme les partis politiques en communion la veille, chacun retournera à ses croyances, amalgames, haines rancies, tolérances et intolérances, et espoir dans la politique de l'autruche.
















1Dans le Monde on peut lire le témoignage qui confirme l'improvisation d'un des tueurs:" L’homme à la kippa se dit « sûr qu’on était dans le viseur dès hier. Vous croyez que le gars était à Montrouge par hasard ? Moi je suis sûr qu’Amedy Coulibaly voulait attaquer l’école juive qui était tout près du lieu où il a tué la policière... Il a raté sa cible hier et a retenté aujourd’hui. D’abord, il est entré chez le traiteur à côté de l’hyper casher, mais il en est ressorti parce que lui ne lui convenait pas pour une prise d’otage. Il lui allait une enseigne avec écrit en gros le mot “casher” ». Quel intérêt avait-il de tuer impulsivement la jeune policière municipale? En solidarité avec ses potes massacreurs à Dammarie? La focalisation sur les juifs comme exploiteurs du monde est le principal point commun avec le nazisme. L'antisémitisme, ce socialisme des imbéciles (c. A. Bebel) tient lieu de philosophie politique pour les plus diminués et humiliés de l'ascenseur social, mais le système ne peut que s'en féliciter puisque les larbins gouvernementaux peuvent laisser libre cours à leur mépris professoral à l'encontre de ces "illettrés", "racistes". De nos jours on donne beaucoup de cours d'antiracisme mais peu de cours d'anticapitalisme. Un des truismes du nationalisme juif est "les arabes ne sont pas intelligents"; les "crétins" le leur rendent bien.

2Alors que la dire révolution informatique réduit la flicaille à des emplois de fainéant de bureau, sans risque, toute la journée sur écran d'ordi et que les reportages pipoles de D8 ou autres télés accessoires nous montrent à chaque fois l'imposante batterie électronique des flics informatisés dernier cri, la simplicité des écoutes, le gros bobard de la journée (provenant sans doute de la bonzerie syndicale flicarde) a été : il faut 15 fonctionnaires pour surveiller un apprenti-terroriste, mais suivant la radio ou la télé, ou le retraité flic, cela montait à 20 ou 30! Un ou deux suffisent! Mais les effectifs, les effectifs... Et quand on pense que la CIA et le NSA avaient déjà fiché "nos tueurs" intra-muros...
3J'ai été faire des recherches à l'INSEE à Maakoff et impossible de retrouver les bordereaux d'enquête!
4Archéologie du nihilisme : de Dostoïevski aux djihadistes, Grasset, 2015 . Je ne l'ai pas encore lu.
5Le lendemain, 10 janvier, le robot Valls devait préciser "guerre contre le terrorisme", ce qui reste encore parfaitement imprécis. D'autres, contents du fiasco français, s'empressent de faire la leçon: «Un désastre» pour le renseignement français, selon le Centre Wiesenthal
Pour le rabbin nationaliste juif Marvin Hier, fondateur et directeur du centre Simon-Wiesenthal, la France ne fait pas assez pour le nationalisme israélien et pour humilier les musulmans; les événements des derniers jours représentent «un désastre» pour les services de renseignement français et mettent ses failles en lumière. Il ajouta que des milliers d'imams en France devraient faire plus pour combattre l'extrémisme au sein de la communauté musulmane et crut bien de lancer un appel «solennel» à «tous les musulmans de France», estimés à entre 3,5 et 5 millions, pour participer en masse aux manifestations prévues dimanche en hommage aux victimes. Il paraît que des millions de musulmans lui ont tiré la langue.

 
6Excepté Dom Helder Camar , tous les curés étaient "à fusiller". Inutile de vous rappeler ce que les khmers rouges pensaient des livres saints... vous pourriez soupçonner que je sois OK avec eux sur le sujet.
7De la même manière qu'on fait réciter aux gosses musulmans que l'islam est une religion de paix! Toutes les religions depuis leur origine sont des idéologies de guerre! Des tas de gens, français de souche et même pas électeurs de la gauche caviar, qui n'ont jamais mis le nez dans le coran, vous assurent que c'est un livre de paix!
8Le sergent recruteur pour la manif gouvernementale de dimanche, le sieur avocaillon Dupont-Moretti, étala chez Taddeï toute sa morgue de bourgeois antiraciste en nous expliquant: "un déficit culturel de nos gamins... têtes vides où des illuminés leur racontent qu'on est mieux mort". Il n'y eût personne pour le baffer! Vantant l'union nationale, ce con en rajoutant une couche sur la navrante mystification du jour: "l'esprit critique défendu par Charlie Hebdo"! Ah ah! Appuyé par un petit con mal rasé présenté comme "écrivain" qui, après avoir palabré que toutes les religions sont violentes et dit justement que la barbarie est le produit de notre civilisation, évoqua "le" terrorisme de "l'ultra-gauche" ..."en filiation avec Rosa Luxemburg et ses textes qui ont un rapport violent avec la démocratie alors qu'il faut avoir le sens de la nuance"! Comme dans C' à vous, Taddeï n'invite plus que les suce-boules de l'ordre bourgeois. 
9J'ai toujours aimé le qualificatif de "bouffon" utilisé par les cailleras de banlieue pour dénoncer les tenants de la hiérarchie sociale et politique.
10C'est Engels qui a dévié de Marx en lui survivant, en prétendant que le marxisme était une doctrine scientifique, embobiné par l'ambiance de ladite deuxième révolution industrielle. Lénine avait corrigé: "le marxisme n'est pas un dogme mais un guide pour l'action".

mercredi 2 novembre 2011

RIEN A FOUTRE DE L’INCENDIE DE CHARLIE HEBDO

article censuré sur Le Post, après des centaines de lecture, en fin de matinée jeudi 3 novembre; Le Post fait partie de la mafia dskclownesque Le Monde/20 minutes/Nouvel Obs/Charlie...

Alors que Charlie Hebdo - était poursuivi en 2007 après la publication de caricatures du prophète Mahomet pour « injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion » par la Grande mosquée de Paris et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), deux composantes du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) - était contraint à des excuses devant le tribunal correctionnel de Paris, un certain Nicolas Sarkozy affirmait dans une lettre lue à l’audience par l’un des avocats de l’hebdomadaire satirique : « Je tiens à apporter mon soutien à votre journal qui s’inscrit dans une vieille tradition française, celle de la satire ». C’était le début d’une longue amitié avec Philippe Val qui augurait de la future promotion de ce dernier triste sire à la radio d’Etat France Inter.

Le candidat Sarkozy voyait déjà préventivement un moyen opportun de fédérer à la queue de sa carrière politique des artistes marginaux et des dessinateurs avides de reconnaissance perpétuelle derrière la stigmatisation de la religion musulmane – superstition de pauvres toujours vaincus et « soumis » - considérée comme plus arriérée que la religion juive.

L’imposant mouvement de soutien de la presse française, du gouvernement et de l’ensemble de la classe politique bobo, jusqu'au cire-pompe ministériel Claude Guéant, à la bande de Charlie Hebdo, dont les locaux ont été incendiés la nuit dernière par des inconnus, donne une idée de la capacité de mystification des amis du « pouvoir ». L’initiative des incendiaires est d’autant plus productive que ce qui serait resté sans doute une couverture un brin provocatrice de plus, isolée parmi tant d’autres à travers la longue histoire de ce journal aussi navrant que le canard enchaîné, apparait aujourd’hui comme le symbole de la mise en cause d’un bien commun à la bourgeoisie et à son intelligentsia: la confusion. La possible implication machiavélique de l’action terroriste de soutiens obscurs à ce journal satirique miteux (et invendable) n’est pas plus à écarter que la lamentable déclaration rampante du réac en chef estimant que des « vrais musulmans » ne pouvaient avoir commis un tel acte. Le soi-disant athéisme anarchiste rejoint la conservation du bigotisme islamiste dans l’appel à l’œcuménisme démocratique sarkozien, pré-électoral mais qui risque fort de trébucher sur les calendes grecques.

Ce président cacahuète des riches n’a pas cessé depuis son accession (financée et occultée) au pouvoir de jouer avec les remugles du front national et du maréchal Pétain. Le sécuritaire haussé au rang de grande cause nationale contre la voyoucratie (confondue avec l’immigration et les roms). Le travailler plus pour gagner moins au profit des grands banquiers et des retraites dorées : travail, népotisme et fratrie mafieuse.

Le président du redressement national face à la crise « la plus grave depuis 1929 » n’a eu pourtant pour premier objet que de se mettre au service de l’impérialisme américain pour lui gagner les réserves pétrolières du croissant arabe au nom des « droits de l’homme » en allant bombarder la Libye. Et surtout pour contrarier les ambitions de la Chine et de la Russie au nom de la sauvegarde de l’Europe si chère à Jean Quatremer le député pigiste de Libération.

Le prétendu « danger islamiste » détient une double fonction :

- Diviser la classe ouvrière entre croyants (musulmaniaques) et incroyants (chrétiendolâtres ou agnostiques)

- Faire passer les populations arabes pour arriérées et vecteur d’un nouveau fascisme qui ne dit pas son nom, risque majeur pour une démocratie occidentale sans tâche quoiqu’impuissance à conserver ses industries.

Le présumé attentat contre les locaux de Charlie Hebdo – qu’il soit le fait de barbouzes ou de crétins fanatiques – vient à point pour justifier l’indignation de tous les bons penseurs bourgeois à la Jean Daniel face à la victoire du parti bigot Ennahda en Tunisie. Et de déplorer « l’arriération arabe » alors que les jeunesses cultivées arabes d’Oxford ou de sciences-po devaient légitimement prétendre à s’emparer du gâteau étatique. En vérité la presse occidentale ment et ment résolument. Toute campagne électorale repose sur le fric, et Ennahda prospéra en la perfide Albion à l’époque des dictatures. La victoire d’Ennahda n’est que la victoire de l’auguste bourgeoisie US via son obligée britannique.

Sous la compétition mondiale avec la Chine impérialiste, la bourgeoisie US a aiguisé les couteaux. Dans la crise de plus en plus irrésistible, la domination des dictateurs devenant étouffante, et la rétribution des armées tunisienne et égyptienne une charge pour les finances américaines, il était urgent de redonner du lustre aux fractions bourgeoises islamistes pour qu’elles assurent l’ordre dans ces contrées pétrolifères. Comme naguère, quand la bourgeoisie US avait financé et armé les talibans, le tapis rouge « démocratique » étalé pour les islamistes allait favoriser une continuité du pouvoir dictatorial sur les « masses arriérées » tout en permettant une main mise « gratuite » de l’impérialisme Us sur la région ; les islamistes soft au pouvoir sont si stigmatisés qu’ils ne pourront pas prétendre s’enrichir avec leur pétrole comme feu Kadhafi et consorts. La fin du financement de l’UNESCO par l’hyper puissance américaine en complicité avec son mirador israélien n’est qu’un épisode secondaire de la manœuvre, mais participe également du double langage visant à culpabiliser et inférioriser les peuples arabes en révolte, forcément incapables d’accéder à une « vraie démocratie » « forcément laïque ».

Excepté quelques dessinateurs intelligents et visionnaires (Placide et Willem), la moquerie de la religion islamiste est considérée comme « progressiste », alors que les amis de Messieurs Philippe Vall et Demorand sont à genoux devant les curés œcuméniques juifs, la famille Rothschild (Rothschild is one of the world's largest « independent financial » advisory groups, employing 3000 people in 42 countries around the world, cf. Rothschild s’ group sur le web). et le prophète anti-raciste Obama, chef de guerre accommodant du glorieux impérialisme US.

La moquerie des dessinateurs sarkoziens de Charlie Hebdo n’est donc pas neutre et participe de l’idéologie d’union nationale dans chaque nation subalterne du bloc américain, en vue de la venue d’une nouvelle guerre mondiale qui se profile dans l’impuissance des caïds capitalistes à résoudre leur crise mondiale et irréversible.

Le coran et son djihad ne peuvent être que la référence du camp militaire bourgeois opposé, mais qu’on me permette d’en référer à une autre sentence de ce livre, anonyme et apocryphe, sacrément bordélique comme l’ancien et le nouveau testament. Dans un verset, il est rapporté que ceux qui commencent les guerres, que Dieu désapprouve, sont les incroyants: « … Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 64). Ni Allah ni le dieu chrétien n’ont jamais empêché ni éteint les guerres. Comme le capitalisme libéral, ses thuriféraires et ses dessinateurs, l’Islam n’est que la face opposée de la même pièce belliciste.

"Islam ostracizes the nation of the unbelievers and creates a state of permanent enemyship between the moslems and the unbelievers." Karl Marx (1818-1883)


dimanche 25 janvier 2015

BIG BROTHER ISLAM (I)

et accessoirement
DES TABOUS POLITIQUES ET INTELLECTUELS DU GAUCHISME


"Nous ne pouvons pas oublier que nos ennemis sont deux"

Christian Rakovsky



« La religion, forme médiévale de déraison, devient une menace effective contre nos libertés quand elle est combinée avec de l’armement moderne. Le totalitarisme religieux a engendré une mutation mortelle au coeur de l’islam..." Salman Rushdie


DANS LA PLEURNICHERIE NATIONAL-COMPASSIONNELLE UN TITRE VOUS A MALHEUREUSEMENT échappé en page intérieure 11 du Figaro du 14 janvier:



"LA FRANCE VOTE LA POURSUITE DE LA GUERRE CONTRE DAECH EN IRAK, dans le climat d'unanimité de l'après 11 janvier, les parlementaires ont fait valoir le poids financier des dépenses militaires"(les gauchistes reconvertis sénateurs et députés écologistes ont baigné dans le même unanimisme larbin pour les "valeurs de la France").


Pauvre Président de la République qui a su si bien gérer les adieux, sans froisser les susceptibilités communautaristes, aux diverses victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo, qui reste attentatoire à la gueule du prophète et probablement soutenu par des complices juifs, obligé en tant que banal VRP de l'industrie d'armement d'aller s'incliner devant la fripouille d'un des pires régimes de la planète qui, le jour même, faisait décapiter au coin de la rue une femme. Une telle décapitation n'a bien sûr pas fait la une des médias occidentaux, ni orientaux; on préfère exhiber celles, exotiques et avec un parfum de désert, de Daech ou de son concurrent appauvri Al Qaïda, n°2 au hit parade désormais où Boko Haram lui dispute cette deuxième place, talonné par les tchétchènes de la troisième place.

Je l'ai enfin obtenu à la librairie mon numéro de Charlie, et j'en suis fier car me voilà sept millionième lecteur, ce qui fait bien chier les croyants et les petits cons de banlieue. Je parcours petits articles et illustrations car les dessins ne restent que des illustrations qui peuvent vous faire rire ou pas, mais moi ces illustrations des têtes de cons terroristes je les ai trouvées très drôles. On suppute, on se perd en conjectures et conjonctures sur les trajectoires des abrutis quand les dessins de Charlie résume assez bien le peu d'intérêt et la bêtise de ces gens: la société capitaliste en a fait des merdes et ils restent des merdes.

Mais ce qui me frappe le plus à la lecture de ce numéro, c'est: comment est-il possible que des millions aient voulu l'acheter comme des millions ont manifesté contre les lâches meurtres! Le contenu ne va pas du tout avec la ligne de la big pensée correcte et la novlangue dominante!1 Aucun respect des religions ni des chefs d'Etat étrangers. On y dénigre autant des "tarés de l'ultra-droite antisémite" que ceux de "la sous-culture islamo-gauchiste". Rien ne correspond au total à ce qui régit la majorité silencieuse. C'est même plutôt inquiétant pour Charlie qui risque ainsi de se ringardiser comme le Canard enchaîné, devenir organe à barbouzes en faisant rire en catimini et sans risque des puissants les masses de lecteurs retraités attablés sous les platanes; quoique pour l'instant, dans le métro, on n'observe guère de "provocateurs" Charlie en main. Vaut mieux le lire chez soi, à l'abri de certains regards voilés.

"Provocateur", le mot est lâché. Un sacré mot d'ailleurs, utilisé couramment par une armée de pervers narcissiques ou par tout maître d'école. Lorsque vous émettez une vérité dérangeante – par exemple vous dites à votre PN de palier "tu es un gros con", l'autre restera poli en public et vous répondra "provocateur"; ou en AG si vous contestez un bonze syndical, un adjoint de la CGT vous coupera en criant "provocateur"2. On verra que le terme est parfaitement intégrable dans notre dictionnaire de la novlangue de la big pensée correcte. Et c'est bien ce qui malheureusement, après la retombée du soufflé "je suis Charlie", advient aux pauvres survivants, s'ils s'en aperçoivent (mais ils s'en doutent): ils ont été "provocateurs", ou synonyme: "ils l'ont bien cherché". Ainsi c'est cette parole qui est répercutée, depuis un vague collège de banlieue par TF1 et son indéboulonnable journaliste à vieux, Jean-Pierre Pernod-Ricard. N'ayant participé à aucune commémoration pieuse ni à une quelconque minute de silence, j'avais trouvé, toute proportion complotiste gardée, plutôt saine la rétitivité des djeunes de banlieue, quasiment absents des manifs du relooké "je suis partout". Au bout du compte, c'est leur point de vue qui triomphe, le temps aidant: "ils l'ont bien cherché"; "c'est eux qui l'ont dit" a précisé le courageux journaliste gériatrique. Les "ingrats"boutonneux étaient et restent sur la position initiale de l'Etat qui n'avait que foutre du sort des victimes, comme il n'a que foutre du sort de ses chômeurs ou de ses immigrés, mais qui ne pouvait décemment que crier lui aussi "je suis Charlie" le temps des enterrements, tout en dosant avec des discours hollandais à la sauce "je suis musulman".

Les jeunes sont capables d'être encore plus cons que les vieux. Il n'y a pas plus suggestible à l'idéologie dominante qu'un jeune con. Alors qu'ils avaient choqué les voyeurs du Le Monde (dont j'avais cité de larges extraits), en ne manifestant aucune peine pour les "provocateurs", ils ne faisaient que refléter la pensée de l'Etat, même les plus tarés qui admirent les tueurs: l'indifférence.
Le professeur Choron, lors d'une émission d'anthologie de Polac, avait fait front et cloué le bec à une des contestations juvéniles étudiantes de l'époque en leur criant, entre deux bouffées de cigare avec embout: "c'est des mots".
Faut l'esprit pervers et flicard de l'immonde pour demander leur avis à des puceaux qui ne se rendent pas compte de ce que c'est un "vrai" meurtre et surtout un lâche massacre de civils et en plus un massacre sanglant sous couvert de bandes obscures au nom d'une religion du moyen âge? Le Monde est le principal journal concierge de la bourgeoisie chargé de lancer les campagnes de morale étatique, par l'opération intellectuelle de fusion nationale dans l'union nationale – on se souvient de sa campagne anti-négationisme en 1978 montée de bric et de broc – braquer les projecteurs sur des mômes sans avenir et dont ils se fichent d'ordinaire de l'opinion est bien le comble de l'immonde, pour les humilier plus encore en les livrant à la vindicte publique des experts en dons de leçons "anti-complotistes"! L'immonde organe d'Etat a fait le même coup chez les imams comme on va le voir, pour ne pas laisser un coin à part dans l'application stricte de la morale d'Etat bourgeois.

Joffrin qui a écrit un bon article sur le complotisme, ne nie pas comme l'anar crétin antifa qu'il y a des complots bien réels et historiques, mais il aurait pu être plus précis en disant que la presse bourgeoise au quotidien est une forme de complot permanent, autrement plus efficace chez les adultes que les délires du réseau Voltaire chez les imberbes.

Autres compères de la théorie perverse de la provoc, les islamo-gauchistes avec plein de petits Plenel qui marchent à l'herbe. On ne les a guère entendu, eux qui hurlent tant dès qu'il est question d'antifascisme intrinsèque ou de tolérance basique des religions au bar du coin. En effet, pour ces spectateurs du troisième type, Charlie est un "anar de droite". Toutes les messes pour lesquelles le gauchisme a tant prié – le droit des pauvres colonisés à être exploités dans leur propre pays, à porter le voile pour faire chier les colonialistes, le droit à la lutte armée avec cagoule comme le commandant Machin – toutes sont ridiculisées! D'ordinaire, vous risquez le qualificatif excluant ou l'insulte baveuse3 si vous ne suivez les "recommandations " de la gauche bobo parigo pédago. Là silence, ils n'ont pas voulu faire du bruit pendant l'enterrement ni troubler la compassion nationale.
Pourtant s'ils avaient été au pouvoir, ils auraient interdit Charlie et envoyé au goulag ses dessinateurs.

RETOMBEES FROIDES


Comme après le triste 11 septembre américain on nous a assuré que rien ne serait plus pareil4. Le fonctionnaire chauve Cazeneuve a bien gonflé le torse face aux caméras sans un regard pour le héros nationalisé du magasin Cacher à qui il tendait son cadeau de biais. Valls a roulé ses épaules de petit torero pour confirmer que la police resterait la police avec des médailles pour ses membres éventuellement tués dans le dos. Hollande s'est envolé pour faire semblant de pleurer Abdallah, un des financiers du terrorisme5, quoique ce ne soit pas prouvé et relève donc du "complotisme".
La vision des pauvres otages qui s'enfuient du magasin juif où quatre personnes ont été abattues comme des chiens et l'impensable tuerie dans le local du journal satirique resteront dans les mémoires, mais avec le goût amer d'un "pourquoi?" ou surtout "pour quoi?".
"La démocratie c'est le droit de dire n'importe quoi"; cette parole je l'ai entendu lors du débat géant qui se tenait sur la pelouse de la tour Eiffel dite Champ de Mars, au début du mois de mai 1968. C'était la réponse d'un type à un autre qui voulait en empêcher un autre de finir de s'exprimer! Etrange débat, probablement le seul de l'histoire à se tenir dans une quasi pénombre6. Cette fin de manif du 13 mai, très encadrée par des staliniens menaçants (qui avaient frappés Cohn-Bendit, alors encore bon porte-voix de la généralisation de la lutte "ouvriers-étudiants"), est étrangement oubliée par les historiens et les doctes oecuménistes de la "gauche radicale" parigo pédago; son aboutissement en queue de boudin – des parlotes inutiles en croyant échapper au système – était bien
le fruit du COMPLOT de la police (qui avait éteint les lumières... exclusivité mondiale je vous joins la seule photo prise par moi des abords de ce Champ de mars pourtant plein de milliers de jeunes étudiants et ouvriers, ma pauvre boite kodak ne put saisir que les pandores aux abords et pas la foule derrière, encore un pan d'histoire qui restera dans l'ombre) et des salopards du PCGT qui cloisonnaient depuis Denfert (lire le témoignage d'Henri Simon) pour empêcher tout véritable débat de classe sans surveillants politiques et autres encadrants syndicaux ou experts en fariboles journalistes.

LA DEMOCRATIE BOURGEOISE N'EST PAS LE DROIT DE DIRE N'IMPORTE QUOI

Après cette parenthèse sur une situation où il était inévitable que soit dit n'importe quoi, revenons aux divers pourquoi ou pour quoi? On s'est beaucoup interrogé sur l'épineuse question "peut-on rire de tout?", moins sur la hasardeuse question "se moquer de la croyance de l'autre fait-il partie de la démocratie?", et encore moins sur cette remarque de mai 68 "La démocratie c'est le droit de dire n'importe quoi". Marx ou De Gaulle a dit "dire n'importe quoi dans un moment grave est une connerie" (je résume grossièrement). Ceci est évident au niveau d'un responsable politique mais aussi pour un particulier par exemple présent sur le lieu d'un accident et qui porte un jugement sur le gros nez du type allongé au sol et dans le coma. Ce qui n'empêche pas l'homme politique bourgeois comme le poivrot de Ménilmontant de sortir les insanités qu'il veut en privé. Et il se dit n'importe quoi, n'importe comment dans toutes les chaumières de croyants comme d'incroyants, et il y a souvent de quoi rigoler sans conséquences. Mais la morale bourgeoise moderne croit encore pouvoir tout régenter comme l'inquisition moyenâgeuse. Ainsi allait l'enquête de l'immonde, pour montrer que personne ne pouvait échapper à la surveillance de big brother Démocratie, et devait rendre des comptes. C'est pourquoi nombre de condamnations (souvent méritées) d'apologie de terrorisme tombèrent, parfois lourdingues pour de benêts et inconscients lycéens. Mais les condamnations n'empêchant pas quiconque de "penser n'importe quoi" – théories du complot, vengeance divine – il fallait se rabattre sur une explication pas très subversive, la question sociale des enfants de "ghettos" (dixit le Premier des ministres). Un truc très convivial au fond sur lequel on peut raisonnablement débattre avec les experts syndicaux, psychologues, élus locaux, journalistes et éditorialistes. La réflexion sociologique qui n'a jamais cassé des briques apparaît alors comme une aimable sortie de crise, capable de focaliser l'attention sur les inénarrables "quartiers défavorisés", victimes du recrutement terroriste obscur et vraiment "complotiste" celui-là. Pas question de toucher aux religions, piliers de la sagesse capitaliste, et surtout pas à l'islam, d'abord parce que c'est pas le moment, parce que c'est "provocateur" et parce que c'est "attiser la haine " et l'islamophobie, récente invention sémantique bancale et inapplicable. Un projet de juridicisation de l'islamophobie est en vue. La démocratie bourgeoise actuelle est très stricte, certains ont le droit de dire n'importe quoi n'importe où mais pas les autres.

LA RELIGION N'A RIEN A VOIR AVEC LE TERRORISME?

D'abord c'est faux. Toutes les religions aux origines sont des théories de guerre entre clans ethniques7. Ensuite la base morale de toute religion est la présence d'un terrorisme divin au-dessus de chaque tête des milliards d'homme, du diable aussi puisque pour éloigner le "mauvais oeil", la religion arabe conseille les cinq prières quotidiennes. La présumée surveillance sattelittaire et immémoriale de dieu a servi à pratiquement toutes les civilisations religieuses à domestiquer leurs sujets, au moins cette immense majorité exploitable et crédule. Le premier terroriste est donc dieu, en tout cas l'invention de dieu, comme flic de ta conscience. N'étant ni philosophe ni savant je ne ferai pas d'exégète ici sur l'histoire des religions ni sur le fait que la croyance en une entité supra-humaine a été positivement une étape dans la formation de la conscience humaine, de même que je ne nie pas les races contrairement à la novlangue qui fait dire aux chérubins bobos qu'il n'y a qu'une race humaine; non il y a des races, et ce n'est pas raciste de le dire, mais une espèce humaine!8 Et une espèce humaine qui, malgré la terreur de la minorité bourgeoise (et ses succédanés islamo-terroristes), devrait pouvoir parvenir probablement à long terme à une véritable communauté humaine mettant en commun tous les biens et produits terrestres (= communisme intégral).
L'évolution de l'humanité s'est faite ensuite contre toutes les religions mais on peut dire qu'elle a eu besoin de ces religions comme consolation dans un monde barbare toujours et successivement divisé en classes, et castes en guerre. La religion a accompagné et a dû suivre le développement du capitalisme, sans changer sa nature de "menace morale" sur la "bête primitive", mais l'humanité est parvenue à une capacité de distinguer le mal du bien, le grégaire du loup sauvage sans plus passer par les religions ou la croyance en un châtiment divin. Plus par l'empathie naturelle de l'être humain que par les règles hypocrites qui prétendent pacifier ou gommer la lutte féroce de tous contre tous qui régit le mode de vie capitaliste. 

La religion acculée dans la décadence capitaliste:

L'islam n'a une importance politique que depuis l'effondrement du bloc de l'Est. Avant cette croyance ne posait pas problème. Pendant près d'un siècle et demi, on ne s'en préoccupe pas spécialement dans les textes du mouvement ouvrier. L'islam est la dernière religion des pauvres qui peut se prétendre anti-capitaliste et qui l'est vraiment, mais pour un retour au Moyen âge. Comme elle ne peut pas plus solutionner la crise capitaliste que valider ses fariboles scientifiques, elle est
déraison radicale chez ses pratiquants les plus excités. Ce ne sont pas de vrais croyants, pacifiques gentils et tout affirment les uns, mais comme ma belle-mère, bigote de première, assurait ne pas adhérer à tout le cinéma de l'Eglise catholique, pour justifier de ne pas aller à la messe tous les dimanches. L'interrogatoire du Monde en milieu imam, après celui en milieu lycéen va nous démontrer que c'est la même ligne de pensée à partir du moment où, ignorant comme bigot se réclament du même socle religieux. Je ne fais pas état d'un choc de civilisations puisque le capitalisme actuel ne peut surtout pas être qualifié de civilisation comme le contenu de l'islam et ses diverses interprétations, encore moins!

Anna Villechenon, envoyée du Monde à l’institut de théologie de la Grande Mosquée de Paris, était allée sonder les apprentis imams où Missoum Chaoui, aumônier pénitentiaire en Ile-de-France et formateur, lui avait préparé un tour de table "vidage de sac" des dix-sept élèves, adultes jeunes et moins jeunes, « futurs cadres » de l’Islam — femmes voilées d’un côté, hommes de l’autre —, pour commenter cette actualité brûlante. On s'appuie d'abord sur un grand frère en religion pour se démarquer des "provocateurs": on ne joue pas avec le feu! Les musulmans n’ont pas « à s’excuser de ces crimes », car les terroristes n’étaient pas des leurs; on en convient mais personne ne leur a demandé de s'excuser quand il était étranges que leurs chefs religieux se taisent sur les meurtres antisémites comme ceux du tueur Merah. Sur la liberté d'expression, il apparaît une lucidité certaine chez ces jeunes futurs imams: « la communauté musulmane, elle pleure les hommes mais pas la liberté d’expression. La liberté d’expression, il y a boire et à manger là-dedans ». Tout à fait d'accord avec cette remarque, car comme je l'ai dit plus haut, la démocratie c'est le droit de dire n'importe quoi pour les uns et pas pour les autres. En plus des caricatures qui se moquent, qu'elles soient tolérées et expriment une forme d'anticléricalisme ou d'anti-islamisme, ne sont pas les garantes de la liberté d'expression; qu'on parle de liberté d'expression littéraire, politique, syndicale mais pas des artistes comiques comme représentants de cette liberté... qui n'existe pas vraiment même avec la poubelle d'internet; les principaux lieux d'expression : institutions et plateaux télé sont sévèrement cadenassés. La liberté des dessinateurs "provocateurs" est comme la situation des femmes, un exact reflet de la dictature politico-religieuse qui prévaut du Maghreb au Machrek : leur liberté est en prison! Donc nos apprentis imams, qui, légitimement "ne se sentent pas Charlie" ne savent pas d'où ils causent. Leur prof sou-sentend que les crayons de Charlie ont été criminels et fait de la suggestion aux élèves: "Ils ont sorti leurs plumes empoisonnées, sortez les plumes de la paix pour dire qui était vraiment le Prophète". Des zigotos ont tué au nom de l'islam et, au lieu de s'interroger sur cette appropriation, nos futurs aumoniers mahométans avance une revendication victimaire: « l’antisémitisme est interdit », explique l’un d’eux, mais pas l’islamophobie. Presque un slogan. « Ça viendra, il faut travailler pour », leur assure le professeur : « Il y en aura toujours qui diront du mal du Prophète » et qui le dessineront sans le connaître « Il a été déjà traité de sorcier, de menteur, et il a toujours pardonné". Enfin, la journaliste du Monde doit être ravie de son enquête de terrain qui va allécher ses chefs, s'exprime l'horreur complotiste qui fait tant de mal à la francité de la communion nationale, comme chez les ignorantins futurs chômeurs d'Ivry: un vieil homme ne croit pas à la version des médias: « Le scénario, il est préparé d’avance » par d’autres. C’est pas ce qu’on a dit, on n’a pas vu leurs visages, c’est la preuve à cent pour cent », bougonne-t-il quatre ou cinq fois. « Ils sont à l’institut médico-légal », rétorque le professeur, qui le presse : « C’est qui alors ? » Pas de réponse. Une femme s’engouffre dans la brèche. « Ce journal était au bord de la faillite, il y a beaucoup de musulmans en France, on a provoqué un événement… » Maintenant, ils ont beaucoup d’argent, dit-elle".

On est tenté là aussi de n'y voir, non un ennemi intérieur qui vise à conquérir l'Occident avec une vague théorie de bédouin, mais des clichés anti-information d'Etat par de pauvres prolétaires comme au temps du stalinisme quand on s'entendait répondre (fin des années 1960) par des ouvriers encartés: "des goulags? Où ça? Tu en as vu toi? Non ! alors arrête de regarder la télé!"9. L'islam a la même particularité que son prédécesseur en promesse de paradis mondial le stalinisme: il cultive l'ignorance tout en prônant la scientificité de ses "ingénieurs des âmes"; une noria spécialistes du texte sacré et plein de "docteurs de la foi", qu'on aperçoit à la télé, qui se parent de diplômes comme cet âne d'Héléna Ceaucescu, qui cogitent, tergiversent et anathémisent sur une possible adaptation de sacrés vieilleries.

Ces gentils imams, pas plus que les collégiens qui-ont-pas-respecté-la-minute-de-silence ne sont les chevaux de Troie de la future grande invasion mahométane et chariatesque. Ce sont eux qu'on enferme, avec ce genre d'enquête culpabilisatrice, dans la fausse problématique communautariste. Les voilà réduits à quémander une loi contre l'islamophobie ce truisme anémique, cette lapalissade grotesque. Que l'invention de ce truisme provienne de l'Iran intégriste ou d'un quelconque gourou musulman il est faux et inapplicable. Antisémitisme, cela veut dire quelque chose. Antifascisme cela a voulu dire quelque chose, mais pas islamophobie. Qui signifie peur de l'islam. Si quelqu'un a peur de l'islam ou plutôt de ses manifestations les plus stupides, il faudrait le condamner? Messieurs les imams laissez tomber, cela ne marchera jamais10. Que par contre des actes contre des personnes arabes soient qualifiés de racisme ou même d'antisémitisme (car les races arabe et juive sont de même origine sémitiques11) cela est normal et condamnable selon la loi; ainsi le qualificatif d'islamophobe reste un néologisme fantaisiste qui sert surtout d'argument méprisable à la sous-culture islamo-gauchiste qui a déjà du mal à se renouveler avec le concept passe partout et usé d'antifascisme.
La religion d'Allah n'a pas plus à voir avec le terrorisme de gangs au service d'Etats opaques que le marxisme n'a à voir avec le stalinisme, mais le terrorisme a à voir avec l'islamisme comme le stalinisme se prétend le vrai continuateur du marxisme. Que la plupart des croyants musulmans et de leurs imams soient d'honnêtes gens qui ne désirent que paix et amour, comme moi et vous, personne ne le conteste; comme personne n'aurait dû contester que les vrais marxistes révolutionnaires zigouillés par Staline n'avaient rien à voir avec ce dictateur prétendu communiste. Mais la victoire de Staline a été effective sur les masses parce qu'il gardait le langage et les concepts généraux (pour ne pas dire généralistes et superficiels) du marxisme. Or, c'est ce qui se produit avec l'islam dur face à l'islam mou. Dans la plupart des élections qui ont eu lieu depuis les débuts de la fausse révolution arabe printanière, les masses ont voté pour leurs pires oppresseurs. En France où les expatriés bi-nationaux ont pu voter, ils ont voté à plus de 80% pour le parti Ennahda. Si l'armée algérienne n'avait pas fait barrage non-démocratiquement à la percée islamiste, le GIA serait au pouvoir en Algérie, massacrant et torturant comme le régime iranien. Sont gentilles les masses de croyants et de croyantes, veulent que amour et paix mais lorsqu'on leur donne à choisir, elles choisissent toujours des partis... de guerre et qui tentent tous d'imposer la charia.
Je reviens à ma comparaison avec le stalinisme. Dans les pays de l'Est, sous dictature stalinienne il n'y avait pas le choix: vote obligatoire, surveillance des voisins, à 99% on votait pour le dictateur. Pour l'électeur musulman, qui vit en Occident, sans menace comparable à l'époque stalinienne, il y a une chape de plomb qui lui pèse sur la tête depuis l'enfance et cette chape a un nom: l'islam qui est religion politique (ou politique religieuse), qui est la seule à prétendre le rester; l'Eglise romaine n'a pas de divisions blindées et les rabbins d'Israël ne détiennent pas le pouvoir d'Etat.


ETRANGE en tout cas – nous avons parlé beaucoup du drame de Charlie, des avatars de l'islam mais pas du sujet qui conditionne tout cela, "la poursuite de la guerre contre Daech" contre l'armée française... Est-ce que je ne serais pas moi aussi complice du complot qui pousse à ne parler que de l'attentat et des mille supputations qui l'entourent, afin d'éviter de demander des explications sur la guerre en cours, ses conséquences et où en est la préparation de la troisième der des der, type de questionnement qu'on qualifiera certainement de complotiste primaire.


    Une autre fois on causera d'identité, de la jalousie, de la déradicalisation, de la novlangue et de ses poncifs, et d'un certain Christian Rakovsky, brillant bolchevique qui, sur la nation, devrait stimuler un certain marxisme poussiéreux et idéaliste.










1Je suis bien placé pour donner un avis, ne faisant pas partie des soutiens de la ligne de ce journal. Mon article de septembre 2011 – Rien à foutre de l'incendie de Charlie Hebdo avait d'ailleurs été censuré par Le Post ; l'illustration qui était jointe, un dessin de Placide, résumait bien la perception qu'on povait en avoir, Cabu caressé dans le sens du poil par Sarkozy lui demandant de dessiner un mouton dans une baignoire, et surplombé par la sale gueule de Ph.Val. Je pensais même qu'ils s'étaient incendiés eux-mêmes vu que je trouvais leurs dessins peu risibles avec un arrière-fond pro-sioniste de l'actionnaire en chef Val; les djeuns de banlieue qu'on accuse d'antisémitisme à tout bout de champ sont restés très sceptiques, même dans l'exagération fantasmatique, sur l'indépendance de Charlie depuis lors, l'un d'eux me disant récemment: "j'ai été voir le spectacle de Dieudonné, il m'a fait rire. C'est sûr que Val qui est pote avec le conseil d'Etat qui ne contient que des juifs, fait tout pour interdire Dieudonné". Je me suis trompé pour l'incendie, et je le regrette. La critique de Delfeil de Ton de l'Obs sur la politique suicidaire du fils spirituel de Val, Charb, m'a semblé très saine et correcte, et indique que, s'il ne faut rien céder contre l'islam, il est possible de procéder autrement que par des unes fracassantes, ou garder en page intérieure ce qui peut servir de chiffon rouge aux foules endoctrinées; sachant que, où que l'on soit, face au "village mondial", tout se sait, finit par se savoir et peut avoir des conséquences dramatiques. Je le répète des coups de crayon peuvent tuer; lors des émeutes contre la dernière couverture "provoc" on compta une dizaine de morts au Pakistan et ailleurs. Ceux-là personne ne les commémore.

2Dans ma jeunesse c'était "aventurier provocateur".

3Rouge-brun, laïcard ou antisémite suivant l'humeur du prof gauchiste.

4Nombre de personnes ont été réellement bouleversées par ce massacre sanglant d'une dizaine de personnes plus que par le massacre de 2000 personnes par les tarés de Boko Haram. C'est humain, un mort à côté de chez vous, vous touche plus que mille à trois mille kilomètres. L'industrie du stress a engrangé. C'est probablement aussi une des causes de mon infarctus. Je trouvais naguère abominable qu'on puisse se permettre de prétendre pouvoir pourchasser et zigouiller un Salman Rushdie n'importe où sur la planète, pour faire croire à une toute puissance divine, comme je vomis sur ceux, jeunes ou moins jeunes, qui imaginent fantasmagoriquement que le meurtre barbare des parisiens est finalement une justice du "saigneur"! Et la confirmation pour tout petit caïd avec deux grammes d'intelligence qu'il peut tuer quiconque en se prenant pour le porte-flingue d'Allah bêta ou Mahomet le pillard, pour avoir sa photo dans le livre ses martyrs ou orner comme poster la chambrée d'un raté social.

5Qui a tué "nos" français, nos dessinateurs, nos jounalistes, nos flics, nos juifs, nos arabes, nos vigiles, nos clients de supermarchés, etc.

6La police avait fait éteindre tous les réverbères et les manifestants qui voulaient aller à l'Elysée étaient tombés dans un cul de sac, sans plus de perspective immédiate que de causer... de n'importe quoi. On entendit les pires conneries sans voir les visages, l'intention était bonne mais la dynamique avait été cassée par les appareils d'Etat "comploteurs". Le seul rendu de cette manif "déviée" est fait excellemment par Henri Simon sur le site mondialisme.org: http://www.mondialisme.org/spip.php?article1402.

7Sur 6235 versets du coran, 200 seulement, apprend-on, sont coercitifs. C'est énorme surtout vu le nombre de ceux qui égrènent banalités et obscurités.

8La novlangue, dans son désir de simplisme terroriste, a fait supprimer cette notion de races même sur wikipédia, et attribue cette caractérisation aux colons du 19ème siècle et aux "racialistes" modernes, donc fachos, gommant ainsi la notion d'espèce humaine – dérangante parce qu'elle ne nie pas la diversité et l'altérité des populations nationales ou ethniques - au profit de la notion de "une seule race humaine" qui va mieux au multiculturalisme ambiant et au faux égalitarisme, et pour faire oublier que la question raciale n'est pas résolue sous la domination capitaliste. Bordiga, sans complexe n'hésite pas à nommer la "race blanche" dans son admirable "Facteurs de race et de nation dans la théorie marxiste" (lisible intégralement sur le web).

9Je n'incrimine nullement ces jeunes imams pas plus que les jeunes de banlieue largués qui ne se contentent plus des infaux de canal +, quand on voit de grands messieurs faire la leçon à la police de façon plus délirante encore: ""Cela fait plus de six mois que je mets en garde contre l'obsession sur les gens qui partent en Syrie ou qui reviennent d'Irak", affirme-t-il. Il dénonce "une sorte de climat d'hystérie entre certains médias en continu, des dirigeants politiques et des gens de la police et du Renseignement".Xavier Raufer fait remarquer que le massacre n'est pas venu de là, mais "d'un tout petit groupe d'individus (...) qui semble avoir été ignoré en dehors du concept d'organisation". Il rappelle que contrairement cette organisation qui a prévalu dans la préparation des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, on se trouve cette fois "face à quelque chose qui relève de la micro-secte", ce que l'on appelle "un délire à plusieurs" en psychiatrie. Il cite Mohamed Merah et son frère, mais aussi l'extrémiste de droite Anders Behring Breivik (auteur d'un carnage en Norvège en 2011) et sa mère". Le coup des loups solitaires et des tarés nous a déjà été servi tant de fois...

10Les personnes qui ressentent plus une remise en cause de leur identité française et/ou ouvrière, n'ont pas forcément peur des arabes en général mais du terrorisme lequel est le fait de ressortissants de n'importe quel pays. La francophobie ne vaut pas mieux si l'on va par là. Il y aura toujours des exagérations chez tous. Un ami, ouvrier arabe à EDF est allé en compagnie d'un autre ouvrier, français barbu, pour remettre le courant dans un quartier peu après les attentats. La police est arrivée sur les chapeaux de roue, les a plaqués au mur avec fouille au corps, suite à un appel téléphonique. Ils étaient en bleu de travail avec le gros véhicule de dépannage et signe ERDF! Qui était le plus con selon vous, le type frileux dans son pavillon meulière ou les flics zélés ? Ou les deux?


11Wikipédia assure, comme pour les notions d'espèce et de race que la "communauté scientifique" , la notion de races sémitiques a été abandonnée, sans que soit abandonné par contre le terme antisémitisme qui ne devrait plus être pourtant, non? Puisqu'il n'y a plus qu'une race humaine et donc plus de noirs, de blancs, de juifs, d'arabes, d'indiens, d'esquimaux, d'aborigènes, etc. La novlangue règne sur Wikipédia et simplifie tout!