Pourquoi
cette imbécile contestation permanente et mesquine de l'Etat et de
la science médicale ?
Atteinte
à la « liberté de circuler » ou à l'égotisme
consumériste ?
« La
fin approche mais nul ne sait ni l'heure ni le jour »
« Ah
les cons ! S'ils savaient » Edouard
Daladier
« Il
y a plus d'intelligence dans une assemblée de femmes de ménage que
dans un conclave d'académiciens ». Gustave Le Bon
L'hystérisation
des débats sur les façons de soigner ou pas covid et le petit
dernier l'omicron, après la focalisation zemmourienne sur les
migrants (problématique réelle mais aussi hystérisée) n'est pas
prête de faire lever le dense brouillard qui pèse sur le monde, sur
son avenir, sur la durée et le développement des pandémies, etc.
Ce qui me frappe est que désormais, et pas seulement dans le cloaque
les réseaux sociaux, tout le monde critique tout le monde. Sur les
plateaux de télévision et dans la presse, à part quelques fayots
indéfectibles, tous les journalistes tirent à boulets rouges sur le
gouvernement responsable de bout en bout de sa mauvaise gestion de la
pandémie, dénoncé sans relâche par une ruée d'infectiologues et
de docteurs d'opérette qui y vont chacun de leurs leçons de morale
ou de yakas.
De
l'extrême gauche à la dite extrême droite les reproches pleuvent
de la même eau de boudin quotidiennement avec les mêmes simplismes
quand Le Bon se moquait du parlementarisme
. Ce capharnaüm nous interroge au-delà des querelles de bistrots
télévisés des Praud et Hanouna. La société ne semble plus
contrôler des événements ou des modifications en profondeur qui la
dépasse et à une échelle historique. La fin du monde n'était-elle
pas attendue pour l'an mille. Le cercle des étudiants de la Bible de
Russel ne s'attendait-il pas à ce que le capitalisme soit renversé
à la fin de l'année 1914 ? Les profonds bouleversements
techniques, culturels, scientifiques, économiques, sociaux et
impérialistes avaient eu de fortes répercussions sur la vie
quotidienne à la fin du 19 ème siècle, et il était inévitable
que l'inquiétude qui en découla provoquât de graves crises
religieuses individuelles, finalement étouffées (provisoirement)
par la première boucherie mondiale. Le retour des religions les plus
arriérées et notamment de l'islam depuis la chute du règne
stalinien, on n'en tire guère des conclusions approfondies (lire
l'article très cultivé et génial de Sumit Paul-Choudhury :
Les dieux de demain, quel est l'avenir de la religion?)
On
doit bien réfléchir qu'il n'est pas question, sous la pression
permanente de cette pandémie qui n'en finit pas, d'une simple
contestation de la science médicale par exemple du côté des
anti-vax farouches et éclectiques où il s'agit plutôt, comme dans
le cas de la révolte des gilets jaunes, d'une contestation petite
bourgeoise du pouvoir centralisé. Cette contestation n'est pourtant
en rien révolutionnaire, même si certains incarnent leur désaccord
comme auguste politique opposée aux profits des laboratoires,
surtout étrangers, et à ce capitalisme extra-terrestre dont les
plus grands dénonciateurs seraient Greta Tumberg, le macroniste
Cohn-Bendit et l'échevelée veuve éternisante Assa Traoré.
Les
partis de droite et zemmouriens font leur beurre de cette perpétuelle
dénonciation du gouvernement Macron, mais sans que Ciotti ni
Pécresse ne les extirpent de leur détresse , ni que les
miettes de la gauche caviar ne retrouvent un goût prolétaire.
Egalement contestataire de carnaval la dite extrême gauche, avec les
deux 0,5 % Poutou et Arthaud.
LA
GRANDE REVENDICATION DE TOUT CE BEAU MONDE : LE DROIT A LA
LIBERTE DEMOCRATIQUE ?
Quasiment
la même revendication creuse d'une démocratie réelle dans le
bateau capitaliste après le RIC-hochet de feu les gilets jaunes
contre un gouvernement « liberticide ». Avec les mêmes
arguties que les antivax le NPA réclame le « jouir sans
entraves » avec la petite bourgeoisie commerçante et
artistique : « Avec le « pass vaccinal »,
la vaccination est maintenant obligatoire pour les loisirs, les
restaurants et cafés, les transports interrégionaux… Un test
négatif reste obligatoire pour l’accès aux établissements de
santé, alors que ces tests restent non remboursés pour les
non-vaccinéEs. Ces mesures isolent et discriminent celles et ceux
qui ne se vaccinent pas, la plupart du temps en raison de
difficultés d’accès ou par méfiance vis-à-vis des politiques de
santé ».
Argument
électoral éventuel mais pas sûr vu l'aura étroite de cette secte
féministe inclusive, qui se garde de tout reproche aux rétifs qui
ont refusé jusqu'ici de se faire vacciner, tout comme ces nombreux
« révoltés » bobos (contre la dictature d'Etat)
obligeant au port du masque et à garder une distance d'un mètre
dans les queues, et surtout à vélo. Tout est de la faute au
gouvernement, cette engeance de comploteurs qui, certes fût nul
concernant les masques au début, tenta un génocide des vieux
(GIGC). Face à ce gouvernemental criminel, le NPA propose une mesure
radicalement capitaliste d'Etat : « Une vaccination de
masse, passant par la conviction et non la contrainte, et s’appuyant
sur le contrôle et la réquisition des laboratoires
pharmaceutiques », avec des commissaires politiques pour
appuyer la conviction, sans doute via les réseaux sociaux. Une
mesure que le gouvernement bolchevique imposa certainement durant la
grippe espagnole face aux anars anti-vax de l'époque...
Lutte
ouvrière, via sa voix laguielletienne et fade de son institutrice,
toujours fidèle aux artisans, aux petits commerçants et aux « gens
d'en bas », a trouvé l'esbrouffe gouvernemengtale : « En
réalité, loin de se préoccuper de la santé publique, Macron
poursuit aujourd’hui son opération de diversion consistant à
reporter la responsabilité de l’épidémie sur les non vaccinés,
désignés comme des boucs émissaires ». Les anti-vax
apprécieront.
Le
CCI apparaît le moins débile dans l'analyse de la situation. Il
analyse assez finement cette « Méfiance
à l’égard du gouvernement, des vaccins et de la science »,
mais insiste sur « l'accompagnement » de ces doutes :
« ...accompagnée
d’une recrudescence de la désinformation et des théories du
complot (…) La méfiance
et la peur généralisées des vaccins sont alimentées par des
campagnes populistes et conspirationnistes, avec
un impact particulièrement fort aux États-Unis, conduisant à une
polarisation extrême entre les « pro » et les
anti-vax ».
Incontestablement
la bourgeoisie reste ridiculement limitée derrière ses barrières
nationales et ce fait, plus que les soupçons de complot explique
mieux son incapacité à freiner et à résoudre plus activement la
pandémie ( ce groupe politique maximaliste reconnaît la nécessité
du vaccin) :
« la bourgeoisie est incapable de développer une politique
unifiée pour vacciner la population mondiale et contrôler
globalement la pandémie. Il n’y a pas de concertation au niveau
international qui permettrait l’augmentation nécessaire de la
production du vaccin. Au lieu de cela, tous les pays se sont lancés
dans une course aux vaccins, les pays les plus riches accumulant des
stocks dans le but d’être les premiers à obtenir une immunité de
groupe ».
Mais
CCI dis-moi ce que ferait de mieux que l'improvisation inévitable du
gouvernement Macron un Etat « socialiste transitoire »
dans de telles circonstances – à moins que le communisme fasse
disparaître par enchantement tout virus et tout tremblement de terre
- ? Surtout qu'il existera toujours des croyants anarchistes
dans l'autonomie régionale enclavée et
l'auto-immunisation naturelle!
Seul
le CCI détient la solution miracle , bien qu'il ne nous propose
aucune échéance messianique à moyen terme:
« Seule
l’abolition du capitalisme offre une perspective (…) la pandémie
illustre la décomposition, la putréfaction accélérée des
fondements mêmes du mode de production capitaliste ». En
posant tout de même une mission de désinfection généralisée à
deux ingrédients supposés de la révolution thérapeutique :
« C’est une manifestation terrible du contraste entre
l’énorme potentiel des forces productives et l’atroce misère
qui se répand dans le monde ».
La
misère n'est pas si répandue ni instrument de prise de conscience
dans les pays riches, ce sur quoi je reviendrai plus loin. Et les «
forces productives » sont devenues en grande partie
« improductives » et dispersées... en particulier en
France comme en Europe.
DES
REVOLTES ECLECTIQUES ET INCAPABLES D'AFFICHER UN PROGRAMME DE
CHANGEMENT DE LA SOCIETE
Les
divers mouvements de protestation de ces dernières années ont tous
en commun une haine de l'Etat, ce qui ne serait pas grave en soi, ni
révolutionnaire, mais en premier lieu haine pathologique de toute
centralisation ; théorie mère du libertarisme individualiste
qui régit désormais le monde entier, et pas seulement le bourbier
des réseaux sociaux : je fais ce que je veux, comme je veux et
personne n'a à me dicter ma conduite, je peux cracher, tuer, violer,
égorger si je me prends pour Allah ou Napoléon, etc. La
décomposition fantasmée par Houellebecq n'est plus du seul domaine
de son imaginaire célinien,
ni le seul credo d'un groupe politique tel le CCI.
Et
surtout caca sur le gâteau, on réclame « la démocratie » !
A faire retourner dans sa tombe Christopher Lasch ! Les Gilets
jaunes c'était déjà le même genre de litanie. Mes articles (une
dizaine), qui en ont étudié les différentes étapes, étaient lus
par 1000 à 4000 lecteurs. Je ne me fais qu'un reproche, celui
d'avoir sous-estimé l'analyse du CCI qui expliquait le néant et le
charivari impuissant des gilets jaunes comme une conséquence des
défaites successives de la classe ouvrière. Je rejoins maintenant
ce point de vue, mais indirectement : la situation de confusion
est due au fait de l'absence du poids du prolétariat dans la
période actuelle – en lien non avec l'échec cyclique d'une
« généralisation des grèves » mais à une
désagrégation de sa composition (voir à la fin) - laissant
l'animation (si je puis dire) de la rue à une noria de couches
petits bourgeoisies suivistes et inconsistantes et à diverses sectes
fachos ou communautaristes mécontentes et sans projet d'avenir.
Je
fais une parenthèse ici pour témoigner de mon expérience sur le
terrain à Etaples, où j'ai participé au début au mouvement en
jaune fluo, modestement en tant que retraité. Juste pour rappeler
l'inconsistance de ce type de mécontentement sans principes -
manipulable par le ou la première démagogue venue - dans le
déroulement de leur principale et unique AG dans un local prêté
par la mairie et surveillé par les flics. Les mouvement était
dirigé surtout par des femmes, comme c'est la mode qui fait chic et
bon genre dans la colère officielle labellisée antiraciste et
féministe. La leader, une syndicaliste CGT, infirmière, qui avait
garé son 4X4 sur la place, arriva comme Artaban, suscitant presque
l'émerveillement en traversant au milieu de la centaine de présents,
pour la plupart petits ouvriers du port et familles pauvres des
environs. Elle se jucha sur une chaise et posa à la présidente de
la réunion, parlant matériel, agenda avec les autorités,
pic-niques,etc. Je fus évidemment un des premiers à prendre la
parole. Je saluais d'abord la mobilisation pour protester contre le
racket gouvernemental, mais je remarquais que bloquer la circulation
automobile n'était pas un moyen éternel et que j'avais désapprouvé
le comportement hargneux et autoritaire des certaines et certains
avec des automobilistes qui n'étaient pas agressifs ; qu'on
pouvait envisager de donner d'autres formes à la protestation... Je
n'ai pas vu surgir une petite bonne femme qui m'arracha le micro des
mains (je me rendis compte par après qu'elle était une de ces
hystériques qui aboyaient contre les automobilistes avec l'arrogance
d'un petit flic de base et à qui j'avais crié « ça
suffit ! »). Puis ces mêmes femmes se succédèrent pour
parler de choses et d'autres, de petites choses, des couvertures, du
café à préparer avant les occupations du rond-point. Un jeune
ouvrier de Valéo pris la parole à son tour pour propose qu'on se
coordonne avec Berck et les villes environnantes. Corinne, la leader,
depuis sa position surélevée sur la chaise pris fort mal la
proposition : « Qu'est-ce que ça veut dire ? Moi
j'ai assez de boulot comme ça, prévoir le ravitaillement, le
remplacement des équipes, le dialogue avec la police... on a assez
de travail au niveau local sans chercher à se disperser ! ».
Interloqué,
je balayais du regard la salle pour voir si quelqu'un allait
d'indigner d'une telle rebuffade. Comme rien ne venait, j'élevai la
voix : « Je soutiens la proposition du gars de Valeo,
c'est la bonne démarche, le reste c'est du bla-bla. Pour qui tu te
prends Corinne sur ta chaise ? T'es élue par l'assemblée pour
distribuer les sandwiches ? Tu te crois indispensable parce que
tu négocies avec la police ? Mais la police on s'en fout c'est
des larbins de l'Etat ! Qui doit prendre les décisions ici
l'assemblée ou toi comme présidente auto-proclamée ? ».
La salle s'est mise à me huer et à crier « vive Corinne ».
C'était infernal, je cherchais en vain quelqu'un qui aurait pu aller
dans mon sens. Mon voisin devant mon insistance leva les yeux au
ciel. Je décidai de m'en aller, près de la sortie un maçon qui
avait tracté avec moi me dit : « on ne peut rien faire
ici, c'est pas la peine ». Dehors deux flics contrôlèrent mon
identité. Fin de la parenthèse qui est restée longtemps un
souvenir cuisant.
Voici
quelques remarques choisies des mes analyses globales sur les tares de cette révolte qu'on
peut toujours lire sur mon blog.
Comme
le poujadisme des années 1950, le giletjaunisme n'a pas de
programme. Il n'est qu'un émiettement de revendications décousues
après avoir cumulé plusieurs types de réclamations, du référendum
chimérique à l'abolition ou diminutions des taxes, puis à l'ajout
de revendications pour « plus d'argent » . Il sera
resté l'affaire sous-politique de nostalgiques d’un temps où les
petits travailleurs indépendants étaient mieux reconnus que le
prolétariat ou que les salariés d’un secteur tertiaire « moyen »
en devenir.
Dans
la pérennité d'une petite mythologie du giletjaunisme on adjoindra
une autre similarité avec Poujade, la voiture paradoxale, arme de
combat anti-écologique, péril de cancer et aussi instrument de
travail. Le rôle des transporteurs routiers, des marchands forains,
des représentants de commerce dans la diffusion du poujadisme à ses
débuts fût aussi notoire que les tweets des routiers Drouet et
Nicolle Maxime.
Comme
je l'avais signalé avant la fin de l'an passé, c'est le
politologue
Jérôme Sainte-Marie qui avait vu clair sur les causes au tout début
contrairement à tous mes super-marxistes maximalistes (mais je ne
m'étais pas aperçu que le politologue produisait la même analyse
judicieuse que le CCI) :
« Il
y a tout d’abord, la défaite en rase campagne du mouvement
social dans la première année du quinquennat. Puis, l’opposition
politique est hors d’état de profiter de l’impopularité de
l’exécutif de par ses divisions profondes. Le pays est dans
un état de nervosité perpétuelle. Il est donc logique que des
formes de contestation plus ou moins spontanées, émanant de la
base, voient le jour ». (De l'étincelle au déclin
mai 2019).
Je
restais dubitatif devant cette dialectique qui faisait naître de la
faiblesse du prolétariat une révolte d'ampleur inédite et non pas
de l'arrogance d'un gouvernement de jésuites sourds et méprisants,
tout autant que par leur crucifixion de la révolte dans cette infâme
« interclassisme » où les prolétaires sont en général
les dindons de la farce … (article : Des péquenots
sans conscience de classe ? 1er mars 2019).
Avec
le hochet RIC (référendum d'initiative citoyenne) les gilets jaunes
sombrèrent dans le ridicule démocratisme bourgeois hors classes et
cet idéalisme de bistrotier, la « justice fiscale ».
« Il
y avait Ali Baba et les 40 voleurs, voici le RIC et les 42
revendications gilets jaunes ! Il
nous faut sérier ce qui pose problème non seulement à celui qui
rédige ici, ni non plus à la seule opinion généraliste mais à
tout ouvrier qui réfléchit et qui ne se laisse pas happer par
l'enfer des borborygmes et menaces sur les réseaux, où celle-là et
celui-ci se comportent littéralement comme un flic : « c'est
le RIC qu'il nous faut... c'est ça ou rien... tu n'es pas un
« vrai » gilet jaune... Arrêtez d'attaquer Eric c'est le
meilleur... ». (article : Le cheval de Troie des
gilets jaunes 28 janvier 2019).
Mon
article le plus lu fût certainement ma lettre ouverte à Priscilla
Ludovsky.
«
(…) Or vous vous arrogez de déterminer trois seules revendications
finales en quelque sorte à cette jacquerie moderne qui a dérangé
autant le pouvoir bourgeois que les marxistes de salon, comme
terminales du mouvement : la baisse des taxes, le RIC « en
toutes matières » et la baisse prioritaire des revenus des
hauts fonctionnaires. Vous êtes de quel côté ? Des puissants
ou des pauvres ? Vous imaginez que nous les pauvres ont croit
pouvoir obtenir SOUS LA FERULE DE CE POUVOIR, le beurre, la crémière
et le salaire de la crémière ?
D'un
côté vous êtes bien représentative d'un mouvement emmené par de
petits entrepreneurs comme vous, qui se pensent plutôt managers
confirmés à l'avenir que prolétaires comme la majorité de celles
et ceux qui ont été au devant des flash ball criminels de la police
du sieur Macron, et qui ont été mutilés à vie.
Vous
résumez vous-même votre argumentation auprès de ces messieurs du
CESE, Conseil Economique Social et Environnemental - cette sinécure
à politiciens fainéants - pour la COMMISSION TEMPORAIRE :
« FRACTURES ET TRANSITIONS : RECONCILIER LA FRANCE, ainsi
sur 4 thèmes :
la
transition écologique
les
fractures sociales et territoriales
le
pouvoir d'achat, les conditions de vie, la justice fiscale,
la
participation citoyenne.
Votre
participation anodine à ce conclave gouvernemental est déjà une
trahison du mouvement , de ses morts, de ses nombreux blessés à
vie, de ses injustement condamnés. On ne s'autorise pas de négocier
avec un gouvernement qui s'est comporté depuis deux mois comme une
bande de voyous, où, par l'antiphrase son premier flic a constamment
joué au big brother qui faisait brutaliser les manifestants pour
« les protéger contre eux-mêmes ». Vous venez
contribuer parallèlement à la mise en route de la supercherie du
débat national taillé sur mesure pour le prince, entre tous ses
marquis et valets politiciens , du plus vulgaire pion maire de
village à la bande des députés soumis dont nous ne supportons plus
l'image ni en peinture ni sur BFM. » (Lettre
ouverte du 18 janvier 2019).
DIFFERENCES
AVEC LES NOUVELLES CONVULSIONS VIOLENTES PETITES BOURGEOISES
Dans
son article sur le Covid, le CCI déplore la montée des violences
contre le personnel soignant, mais on vient de constater que menaces
de mort et dégradations s'adressent désormais aussi au personnel
politique, certes bourgeois mais ce qui n'autorise pas à menacer de
mort ces personnes ni à les agresser. La violence primaire est tout
sauf révolutionnaire. Or, autant nous avions été choqué par la
violence policière contre les gilets jaunes, autant nous sommes
choqués par cette violence de tout bord, menaces de viols ou
d'égorgement à la manière de daech, et du premier abruti venu dans
cette ambiance de contestation généralisée de la médecine, de la
science et même de tout raisonnement sensé. Les couches petites
bourgeoises sont-elles désormais complètement déjantées parce que
moyenâgeuses et royalistes ?
La lutte de l’homme
contre les maladies infectieuses est fort ancienne. Elle découle
probablement de deux notions : des maladies à symptômes bien
identifiées étaient connues comme épidémiques ; parmi celles-ci,
certaines ne récidivaient pas chez le même individu. On peut lire
sur le web d'intéressantes études sur les progrès de la médecine
et des vaccinations, je ne vais pas ici épiloguer, mais à d'autres
époques des obligations « à la liberté de ne pas se faire
vacciner » ont heureusement eu force de loi.
Une méthode coercitive
différente fut parfois adoptée : dès 1810, à Dijon, les familles
ayant des enfants non vaccinés furent privées du secours des
bureaux de bienfaisance. Suivant les pays et leurs traditions de
liberté individuelle ou, au contraire, de responsabilité de chaque
individu vis-à-vis de la société, des positions très différentes
furent adoptées concernant les vaccinations obligatoires. Certains
légiférèrent très vite : la Bavière, en 1807 ; la Suède fit en
1816 ; en France, une loi fut promulguée en 1902. La Reine Victoria
dû faire adopter six actes successifs (de 1840 à 1867) pour rendre
obligatoire la vaccination anti-variolique de ses sujets, sous peine
d’amendes ou même d’emprisonnement. La résistance pouvait
conduire à la prison mais pas à une vaccination forcée. Très
vite, un nombre important de personnes s’élevèrent contre ces
lois. En Angleterre, l’ Anti-compulsory Vaccination League fut
fondée à Londres, dès 1853. D’autres sociétés ont, très vite,
été établies un peu partout. Dès 1898, une clause de conscience
fut introduite en Grande-Bretagne permettant d’échapper sans
difficulté à l’obligation de vaccination. Le relâchement fut
rapide. Les oppositions sectaires aux vaccinations généralisées
ont été la plupart du temps orchestrées par curés et bigots.
Un des exemples les plus
notables d'une révolte insensée contre une campagne de vaccination
se déroula jadis au Canada. Montréal faisait alors face à l'une
des pires épidémies de variole de son histoire. À la fin de
l'été 1885, la Ville était complètement dépassée par le
nombre de malades. Comme si les choses n'allaient pas assez mal, des
vaccins de mauvaise qualité avaient obligé les autorités à
suspendre la campagne de vaccination en cours. Cette vaccination
obligatoire provoqua des émeutes. L'Hôtel de Ville fût pris
d'assaut par des gens en colère, qui cassaient les vitres et
tentaient de mettre le feu à la maison d'un médecin vaccinateur.
L'armée fût appelée en renfort. Après les émeutes de Montréal
en 1885, les médecins chargés de la vaccination s'étaient
retrouvés plusieurs jours sous protection policière.
La contestation de
l'action vaccinale n'est donc pas nouvelle. La contestation n'est pas
totalement arriérée si elle en réfère à de graves manquements
(médicinaux et pas politico-démocratiques), à des erreurs dans la
production ou diffusion des vaccins, aux errements ponctuels des
gouvernements. Mais elle oublie généralement les progrès si
important pour l'humanité :
1853 premier vaccin
obligatoire en Angleterre pur les enfants malgré les cries d'orfraie
des opposants bigots. (vu l'éducation primaire de la population de
l'époque, l'obligation pour la santé de tous n'était pas plus
liberticide que de nos jours...).
1885 Pasteur met au point
un vaccin contre la rage mais on l'accuse de l'inoculer.
Années 1920 : Les
années 1920 voient se multiplier les vaccins: contre la tuberculose
(BCG, 1921), la diphtérie (1923), le tétanos (1926) et la
coqueluche (1926).
MAIS la réussite n'est
pas automatique. En 2009, une pandémie de grippe H1N1, causée par
un virus de la même famille que celui de la grippe dite "espagnole"
de 1918, fait sonner l'alerte à l'OMS. Des campagnes de vaccination
sont organisées mais l'épidémie s'avère moins grave que prévu.
Des millions de doses doivent être jetées et les reproches de
mauvaise gestion renforcent la défiance à l'égard de cette
campagne, d'autant qu'un des vaccins, le Pandemrix, s'avère
augmenter les risques de narcolepsie. En Suède, sur 5,5 millions de
personnes vaccinées, 440 personnes reçoivent des indemnisations
pour ce trouble du sommeil.
La pandémie actuelle qui
dure depuis presque trois années vient pourtant chambouler toute
idée de progression non simplement du capitalisme mais d'une science
assujettie au profit, d'un hôpital public laissé à l'abandon ;
elle vient confirmer, même si personne ne veut en parler (de peur du
ridicule ou du fantasme d'un nouvel an mille?) le risque d'une fin de
l'humanité, en tout cas de la maladie mortelle portée par le
capitalisme : le profit à tout prix et même la guerre à tout
prix comme peut la contenir une violence croissante dans toutes les
pores de la société civile même.
L'OMS ne parle pas de
l'effondrement du capitalisme mais met en garde contre une possible
catastrophe sanitaire plus grave que ce que nous connaissons :
« Le « tsunami » des cas de Covid-19 dus aux
variants Omicron et Delta met à rude épreuve les systèmes de
santé, déjà au bord de l’« effondrement », a mis en
garde mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ».
On ne
peut pas raisonnablement faire systématiquement porter au
gouvernement une volonté perverse d' évacuer ses responsabilités
mais il faut bien reconnaître que la plupart des anti-vax ont des
comportements de marginaux et que nombre de défilés exhibent une
foule d'imbéciles, qu'à force de jouer aux gros malins certains y
ont laissé leur peau, comme les syndicalistes martiniquais Alain
Decaille et Aimé Agat, ou les clowns savants frères Bogdanoff
présentés comme de grands scientifiques (bigots) mais plus bêtes
qu'une femme de chambre anti-vax. Ces exemples d'inconscients
bateleurs de foire égotistes servent au moins à nombre de gens pour
se dépêcher d'aller désormais aussi se faire vacciner.
DES
PROTESTATIONS QUI ILLUSTRERAIENT UNE PERTE DE CONFIANCE EN L'ETAT ?
MAIS LAQUELLE ?
Le
phénomène marquant de l'après-guerre, un individualisme
intériorisé des foules était déjà identifiable, ce que fit David
Riesman avec son livre « La foule solitaire ». C'est
encore plus vrai de nos jours. Qui dit foule solitaire dit solitude,
mal être, perte des repères de classe. Or ce qui a toujours
caractérisé la classe ouvrière c'est l'esprit collectif, la
solidarité et la volonté de renverser l'Etat bourgeois pour créer
une nouvelle société radicalement différente de la décadence
individualiste. Dans cette circonstance d'affolement national où le
gouvernement Macron ne se gêne pas pour utiliser en sous-main
l'idéologie d'union nationale (« nous sommes en guerre »
avait-il déclaré il y a deux ans), la classe ouvrière est
naturellement absente, avec ces qualités que je viens d'évoquer
rapidement et qui impressionnaient le reste de la société. A-t-elle
disparu cette classe comme en rêvaient les Aron, Ellul, la secte
mitterrandienne et gauchiste Terra nova et les intellectuels
modernistes ultra-gauche ? Certainement pas, mais il y a eu une
déstructuration industrielle incontestable qui n'est pas non plus de
l'ordre du complot mais de l'adaptation irresponsable des économies
nationales à la crise historique et inévitable du capitalisme.
Examinons les arguments des sociologues présentés comme
« indépendants » et auteurs à succès comme Jérôme
Fourquet, lequel a fait sensation avec ses mises en parallèle en
surface seulement.
Le 30 mars 1992,
l’usine de Renault-Billancourt, haut lieu de l’histoire
industrielle et de ses luttes sociales, fermait définitivement, et,
douze jours plus tard, le 12 avril, était inaugurée dans un
enthousiasme délirant le parc de loisirs Euro Disney, rebaptisé
Disneyland Paris deux ans plus tard.
Pour le politologue
Jérôme Fourquet et le journaliste Jean-Laurent Cassely, cette
conjonction, véritable «destruction créatrice» à la Schumpeter,
symbolise un basculement fondateur. La France est alors passée d’une
économie centrée sur la production et l’industrie à une société
organisée autour de la consommation, des services et du tourisme.
Cette «grande métamorphose» comme ils l’appellent est
le sujet de leur livre devenu best-seller en deux mois, La France
sous nos yeux. Rien de plus visible en effet que le remodelage
de nos paysages qui s’est opéré en trois décennies. La
disparition de 936 usines de plus de 50 personnes, pour s’en
tenir à la recension faite depuis 2008, a laissé la place à
quelque 5000 centres logistiques qui quadrillent tout le territoire.
Une noria de poids lourds sillonne en permanence autoroutes et
nationales alors que des files de camionnettes embouteillent les
villes. «La plateforme logistique a remplacé la vieille gare de
triage», résument les deux auteurs: il ne s’agit plus de
desservir les usines, mais d’approvisionner les centres
commerciaux.
Les qualifications
demandées sont tout autant bouleversées. «Le cariste d’Amazon
a remplacé le métallo de Renault.» Selon l’expression de
l’économiste Patrick Artus, «partout en Occident les agents
de logistique prennent le pas sur les soudeurs», au grand dam
de la filière nucléaire, qui n’en trouve plus pour réparer ses
cuves. Fait aggravant, la désindustrialisation a été
particulièrement violente en France ; la production
industrielle constituait 24 % environ du PIB (Produit intérieur
brut) au début des années 1980, elle n’y contribue plus
aujourd’hui que pour 10 %.
Paupérisation des
métiers et donc de la société? «Services à la personne,
chauffeurs VTC et livreurs: la nouvelle classe ancillaire (sic).»
Fourquet et Cassely ne mâchent pas leurs mots qui voient dans
«la crise des ‘‘gilets jaunes’’ le soulèvement des
classes subalternes». Le déclassement est manifeste comparé
aux emplois industriels d’antan qui ont servi d’ascenseur social
aux «classes populaires». Et ils en concluent à «une
démoyennisation par le bas» de toute la population. Ce qui
devrait se traduire selon moi plutôt par paupérisation des couches
petites bourgeoises est décrit comme une perte de statut social
intermédiaire et regrettable pour cadres et autres petits chefs.
Un
Olivier Galland, chercheur au CNRS et spécialiste de la jeunesse
(!?) , s’inscrit en faux contre une prétendue «démoyennisation»:
«Cette classe à moindre pouvoir d’achat a toujours existé et
elle était même plus nombreuse pendant les Trente Glorieuses,
simplement, le sentiment qu’on pouvait s’en extraire était sans
doute plus fort.» Les graphiques remontant à 1936 qu’il a
publiés sur le site Telos indiquent certes un effondrement des
catégories «ouvriers», «agriculteurs», «artisans, commerçants»
et même «employés». Mais à l’inverse, les métiers de
«cadres», 15 % des actifs aujourd’hui, sont en plein essor,
tout comme «les professions intermédiaires» (professeurs des
écoles, infirmiers, assistantes sociales, contremaîtres, etc.)
qui représentent une personne en emploi sur quatre, selon l’Insee.
«En réalité, on assiste plus à une recomposition de la classe
populaire qu’à la fin de la classe moyenne: les ouvriers (surtout
les non qualifiés) laissent progressivement la place aux
travailleurs peu qualifiés des services. Mais ces groupes sociaux
peuvent difficilement être rangés dans la classe moyenne»,
souligne Olivier Galland.
De
surcroît, la paupérisation s’exprime moins en termes pécuniaires
- pouvoir d’achat théoriquement préservé en 25 ans
pour toutes les classes - que dans les modes de vie. Des vies
mutilées pour beaucoup. La France «qui se présente à nos yeux»
est celle du «hard discount» et de la frénésie du Black Friday,
«le seul moment de l’année où pour certains il est possible
d’acheter un téléphone portable électronique ou un écran plat
neuf», note Fourquet. Il décrit ainsi «une économie de
la débrouille» dont les infrastructures sont constituées par
les plateformes d’achat/vente d’objets usagers, tels Leboncoin et
Vinted.
Fourquet
est bien gentil mais oublie l'essentiel : l'extension du domaine
de la solitude. Ce qu'une
Lise Barnéoud met bien
en relief pour expliquer les rétifs contre les vaccins, ou
le
complotisme vient se substituer à la réelle conscience politique de
classe :
« Je crois que le
récit anti-vax peut plaire surtout dans des moments comme ceux que
nous venons de traverser, avec beaucoup d'angoisses et de solitude.
Ce discours consiste à dire : "Attention, on cherche à
nous manipuler. Ne faites confiance à personne".
Les gens ont passé des
mois isolés avec peu de sources d'information et Internet fonctionne
comme une chambre d'écho. Plus on commence à lire ce genre de
contenus, plus on va nous en proposer. Puis plus on va le partager et
on va se créer sa propre communauté. On va avoir l'impression que
c'est la vérité parce que toute sa communauté partage les mêmes
informations." Un discours parfois repris par les médecines
douces ou alternatives. Certaines personnes pensent que la nature
nous a pourvus d'une meilleure immunité que celle des vaccins. Or on
le voit bien, la nature ne suffit pas toujours pour se défendre ».
Pour
quelques sociologues la méfiance anti-étatique et envers les
vaccins est plus présente chez les personnes qui ont un faible
revenu. Le sentiment antivax est également plus présent chez les
femmes que les hommes (celles qui sont cloîtrées à la cuisine?)
et se retrouve plutôt chez les personnes qui rejettent totalement
les partis politiques, ou qui sont proches des partis d'extrême
droite, et dans une moindre mesure d'extrême gauche. Ce n'est pas
faux, dans le nord de la France comme à Marseille on compte une
proportion plus importante de la population non vaccinée. Ce ne sont
pas les couches les plus dynamiques de la classe ouvrière mais cela
s'explique et n'est pas simple. Après des décennies de
licenciements paupérisation et remplacement des immigrés en lieu et
place de la classe ouvrière classique, la méfiance anti-étatique,
injustifiée sur le plan médical, demeure. Mais on ne peut pas
l'imputer aux seules couches « à faible revenu ». Comme
le dit celui-ci : « le profil n'est plus le même si l'on
s'intéresse spécifiquement aux antivax qui militent. Et ceux qui
manifestent contre le passe sanitaire ne sont pas forcément les
mêmes que ceux qui militent sur Internet. Prenez le cas de l'extrême
droite : la majorité des électeurs sont plutôt issus des CSP- [les
catégories socioprofessionnelles modestes, comme les ouvriers ou
employés à bas revenus, NDLR], alors que dans les manifestations,
vous avez une surreprésentation de CSP+ [cadres, hauts revenus,
NDLR] ».
De
plus, les manifestations anti-passe sanitaire sont très hétérogènes.
Les mouvements traditionnels antivax y sont très présents. Mais il
y a aussi l'extrême droite, notamment via Florian Philippot qui
gravite dans les cercles complotistes. A la gauche de la gauche, il y
a une partie qui est embêtée et dont le discours consiste à dire
"nous ne sommes pas contre la vaccination, mais contre le passe"
et qui tente de faire un peu de ménage dans les cortèges, en
enlevant certaines banderoles, et une autre partie opposée à la
vaccination. Il ne faut pas oublier les groupes Gilets jaunes. Et
dans tout cela, personne ne sait si les antivax composent la majorité
des cortèges ou pas.
AUX
ORIGINES DE CETTE CONTESTATION HETEROCLITE...
Bien
sûr la disparition au premier plan de cette classe ouvrière
industrielle et concentrée (centre de tri postal, centres SNCF et
EDF, etc.) explique cette contestation qui se mort la queue noyée
dans l'individualisme le plus crasse, incapable d'une vraie critique
politique du capitalisme, cherchant plutôt comment adapter sa
décadence à leurs besoins égotistes, locaux ou corporatifs. La
désillusion pour les partis politiques et les syndicats, pas
négatives en soi concernant ces mafias classiques, interdit toute
conscience de la nécessité de partis « de classe »
puisque les contestataires ne sont qu'un marais d'individus
mécontents comprenant même nombre d'ouvriers paumés, dont
l'abstention ou le vote zemmourien ne représentera que le grand
rien.
Le
concept de « chantage sanitaire » vise à faire croire
qu'une opposition primaire et incohérente à l'Etat serait une lutte
politique fondamentale pour contrer le fichage généralisé par un
gouvernement « liberticide », et nocif à monsieur
toulemonde.
Enfin
l'insistance de tous ces braves sociologues que nous venons de lister
sur la « déstructuration de la classe ouvrière » n'est
en fait que la continuation de la négation de celle-ci par les clans
de la gauche au pouvoir pendant deux décennies à la suite de Aron
et Cie. Car même sans centres industriels, et sur des bases de
révolte contre les inégalités, la répression, les conséquences
sociales et économiques des dépenses impérialistes, la classe
ouvrière des improductifs, des services et des derniers petits
bastions industriels peut se retrouver dans la rue où retrouver sa
force et sa solidarité dans un combat unificateur qui débouche sur
l'élection de Conseils révolutionnaires. Au moins la mobilisation
initiale des gilets jaunes laisse cet exemple de la possible
massification de rue. D'ailleurs, comment a-t-on pu l'oublier, Mai 68
ne s'est pas déroulé à partir des ouvriers enfermés par le
syndicat dans l'usine Renault mais dans la rue avec une joyeuse
spontanéité, une générosité et une indifférence au statut
sociologique ou à l'âge ou au sexe de celle ou celui qui marchait à
côté de vous sur les grands boulevards. Pas pour le « respect
des droits démocratiques » et autres hochets de la bourgeoisie
« républicaine » mais pour une révolution bien
lointaine et encore imaginaire dont tout laissait à croire qu'elle
ne resterait alors qu'une rêverie de hippies plus ou moins
trotskiens ou anarchistes attardés. Pour l'heure.
NOTES