"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mardi 14 avril 2020

POURQUOI MACRON a repoussé LE DéCONFINEMENT



(suivi de l'annonce du changement de nom du NPA en PPUDD)
« Contactée par Le Figaro, une source ayant ses accès au palais royal va même plus loin que le New York Times: «Le virus touche plus de 150 princes, y compris des princes de très haut rang. L’entourage du roi Salman et du prince héritier Mohammed Ben Salman commence à paniquer»
« Moins ça peut, plus ça cause ».
Régis Debray

Macron est apparu bronzé, comme tous ses journalistes qui paradent en permanence en se félicitant mutuellement de « travailler ». Il a été longuet. Empathique certes mais longuet. Il l'a joué modeste avec pour dessein de caresser toutes les catégories, couches et sous-couches. Il prit ses distances avec les sachants auprès desquels il s'était couché au début. La modestie éclairait le propos : « les informations étaient partielles », « le virus était inconnu », « nous manquions de masques ». L'obséquiosité rivalisait avec la modestie pour effacer par le verbe l'impéritie de la machine étatique, la nullité des sachants, et pour éradiquer tout soupçon de retard (la cellule de crise n'a été mise en branle qu'à la mi-mars). Aucune allusion au souci qui motivait ce retard, ne pas entraver la marche de l'économie capitaliste.
Allait-il nous annoncer le limogeage du stupide nécrologue Salomon1 ? Que nenni, il y a une pénurie mondiale de masques. Oublié les mensonges des sous-fifres journalistes et doctes docteurs allant radotant que les masques ne servaient à rien, sauf à empêcher de cracher sur son voisin. On va « en produire désormais » comme en temps de guerre.

Mais voilà, masques,blouses, gants, respirateurs, la terre entière sait qu'il en manque ou qu'il n'y en a pas, et comme il n'y en aura pas pendant longtemps encore ; on s'est résolu à laisser la population s'équiper avec des masques pour rire, en auto-confection, voire au port généralisé des écharpes et du voile islamique (tout à fait citoyen pour l'heure). Le bon peuple est toujours un as de la débrouille. Le peuple a faim ? Qu'on lui donne de la brioche, a dit un jour Marie-Antoinette. Il n'a dit mot de sa visite courtoise au druide de Marseille mais a assuré, ce que chacun sait, que des labos travaillent, partout, d'arrache-pied, à inventer un vaccin. Propos toujours aussi peu rassurant dans l'immédiat des cris d'étouffement des malades en salles de réanimation.
Des bouts de tissus confectionnés à la va-vite par mémère, suffiront-il à convaincre les travailleurs « utiles » de se rendre début mai au « front du travail » ? Car là est toute la question, pas le bla-bla du discours sanitaire et de protection de notre « union » en pleine commisération.

COMMENT REMETTRE LA CLASSE OUVRIERE AU TRAVAIL ?

En soi, le président pouvait tout aussi bien ordonner la reprise (le vrai terme pour déconfinement) ce mardi ou jeudi. Qu'est-ce que peut changer un mois supplémentaire de contention de toute la population et de paralysie de la moitié de l'activité économique ? Le danger d'expansion ou de deuxième vague du virus reste le même. Les étranges calculs mathématiques, qui stipulent que 60 % de la population doit être infectée pour qu'un « plateau » (anciennement pic) soit atteint afin que se confirme l'arrêt de l'épidémie, sont contrariés par le fait qu'on en est encore loin, de cette bizarre proportion. La prudence « méthodique » et le radotage des gestes barrières pour « continuer le combat » ont fini par lasser la population. Nombreux sont ceux qui doutent de l'efficacité du confinement quasi total décidé par le gouvernement français, qui fait dilettante comparé à la Corée du Sud, à l'Allemagne et à la Suède. Commerçants et artisans veulent retravailler. Mais les ouvriers et les profs pas vraiment... Et ce sont ceux-là qui importent plus que les PME et TPE.
En repoussant au 11 mai avec la seule annonce crédible, et porteuse, de renvoyer les mômes à l'école le respirateur de l'Elysée apporte un peu d'oxygène, lequel manque de plus en plus dans les familles entassées et où ça va bouillir avec les chaleurs printanières. Oui on peut remettre les enfants à l'école. Mais les profs ? Ce n'est pas gagné. Les profs n'ont pas choisi d'être infirmiers ni suicidaires. On a pu envoyer au « front du travail », par défaut et par lâcheté, le personnel soignant, sans protection et en leur promettant du matériel qui n'arrivait jamais, et en les insultant comme le piètre journaliste Yves Calvi moquant les « pleureuses de l'hôpital ». Déjà, les profs n'ont pas envie « d'y aller » ni le 11 mais ni plus tard tant que des protections (autres que leurs propres foulards) ne sont pas plus garanties qu'elles ne l'ont été pour le corps médical. En un mois, Macron espère-t-il vraiment que quelques PME françaises auront le temps de produire le nombre de masques nécessaire... Sans imaginer l'horreur des cours avec enfants et profs masqués, comme dans un mauvais film de science-fiction. Macron croit-il vraiment à un déconfinement possible à partir du 11 mai, j'en doute. Cela fait partie de la stratégie de rajouter 15 jours ou trois semaines à chaque échéance pour ne pas affoler le populo. Le 11 mai ne faut-il pas s'attendre à une rallonge pour début juin, etc. Avec pour argumentaire qu'on n'est toujours pas prêt et que les syndicats enseignants auront été vent debout?
Les profs ne se sentent pas ouvriers mais font quand même partie du prolétariat salarié. Mettons qu'ils se rendent tout de même à la tâche, est-ce pour l'union nationale larmoyante évoquée en fin de bla-bla par Macron ? Non c'est simplement pour que les parents aillent eux aussi, eux surtout au travail. Ce n'est pas gagné non plus. Macron et sa navrante ministre du travail – qui a redit que les masques ne servaient à rien, et qui ne prend jamais le métro – espèrent bien que, avec le masque en serviette de cuisine de mémère ou avec un foulard bariolé, les travailleurs (les plus visibles) prendront le chemin du turbin à partir du 11 mai, non pour la salubrité public, mais pour le profit du capital (ce qu'ils appellent la richesse collective par temps clair, et la richesse nationale par temps du brouillard).
Car l'heure est grave. Ils savent tous que, partout, ce système défaillant est incapable de combattre et d'éradiquer ce virus, ce qu'ils veulent, c'est empêcher la mort de leur économie. La langue de Macron a bien fourché, contrairement à ce que les commentateurs (tous chefs de service politique) au petit pied lui ont reproché : on est bien comme en période de guerre. A Verdun, les généraux et leurs sous-fifres savaient bien que les balles en rafale du camp d'en face étaient mortelles, ce qui ne les empêchait pas de lancer l'ordre d'assaut, lequel envoyait immédiatement à la mort des milliers (au moins dix milles par jour) ; mais il fallait bien obéir à « l'union nationale », pour le salut de la patrie ; et, comme disait l'autre, on croit mourir pour la patrie et on meurt pour les marchands de canon.
C'est pareil aujourd'hui, et pas mystificateur : qui a envie de mourir pour Roux de Bézieux ou Charles bien baisé ?

C'est pas gagné, c'est pas gagné. Le 11 mai, on aura probablement plus de lits, plus de respirateurs. Macron a même vu large, on aiderait l'Afrique (comme on a aidé le personnel soignant?). On inventerait un hôpital, encore inqualifiable, mais vraiment plus l'hôpital-usine avec ses pleureuses et ses coûts si dispendieux que l'Etat se précipitait pour en fermer de plus en plus. Qui peut croire le menteur de l'Elysée ?
Le final fût digne du film Les bronzés : « sachons nous réinventer, moi le premier ». Quelle fausse modestie. Macron et sa bureaucratie lourdingue ne changeront pas. Son discours on s'en fout, il peut raconter ce qu'il veut, qu'il fasse fabriquer en quantité masques et autres objets de protection, et, en attendant qu'il se taise, et qu'il limoge l'abruti croque-mort qui officie tous les soirs à 19H302.

La dette phénoménale que génère l'Etat affolé ne sera jamais remboursable, ni par un surcroît de travail (s'il était accepté) du prolétariat. L'Etat français, l'Europe dérisoire, le monde capitaliste courent à la faillite et osent croire qu'il est possible de l'éviter. On va sous peu, avoir affaire à une notion inconnue des bureaucrates, des intellos et des collabos syndicaux : une accélération de l'histoire que n'imaginent pas les petits camés du NPA3. Malgré les sondages trafiqués, il faut bien le constater, jamais dans une période aussi grave (attentats terroristes, crise financière) un pouvoir n'a été aussi impopulaire. Jamais une majorité de la population n'avait été confrontée à tant de mensonges avérés de la part du pouvoir, convaincue de son incapacité à gérer une telle situation dramatique dont personne ne sait, ni bourgeois, ni prolétaire ni révolutionnaire professionnel où elle va nous mener.


PS : lu dans l'Obs l'excellent billet de Régis Debray :

« On sait comment l’État en France, quand il a choisi de se suicider pour, dit-il, se moderniser, a inventé toutes sortes d’organes de défausse au titre plus ou moins pompeux – Comités, Hauts-conseils, Observatoires, Forums, Conventions, etc. – et dix autres « autorités administratives indépendantes ». Ces inlassables fournisseurs de rapports pour rien ont pour la plupart l’utilité du figurant sur scène, quand l’acteur n’y est plus. L’ancien État-nation en panne de volonté et de substance a cru bon d’ajouter à la panoplie de ses abdications cette machine à ne pas prendre de décision qu’on appelle – un oxymore ? – l’Union européenne. Bulle à blabla et tiroir-caisse. La valise bruxelloise à double fond engage à sortir de l’histoire par la petite porte, non d’y rentrer par la grande. Les occasions d’essayer n’ont pourtant pas manqué. Celle-ci aurait pu, mais ne sera pas l’une d’elles ». (…) Le Chef l’est par délégation d’un surplomb, projection d’une verticale ici-bas. Le véritable commandant ne parle pas en son nom propre, car c’est toujours et partout un lieutenant – de Dieu, du Prolétariat, de la République ou de la France. Cette sujétion à plus grand que soi fait sa force. Saint-Louis, Lénine, Clémenceau ou De Gaulle étaient d’autant plus écoutés qu’ils servaient de truchement à une valeur suprême. Quand on ne peut incarner cette transcendance – parce que l’ordinaire des temps ne s’y prête pas – force est de la mettre au dehors, à côté de soi, puisqu’elle n’est plus en dedans. En l’occurrence, la Science, arbitre suprême et sans réplique. Le problème est que la science médicale est par nature sujette à controverses, suppositions et incertitudes, en quoi justement elle est une science. C’est l’inconvénient d’avoir pour alibi une science expérimentale. Contrairement aux absolus d’antan, qui étaient des objets de foi, incontestables à ce titre, elle s’atteste dans et par le relatif. Avec un savoir heureusement et désespérément empirique, le pilier devient béquille. On chancelle ».



POUR UNE DROGUE REVOLUTIONNAIRE

LE NPA islamo-gauchiste change de nom, on connaissait jusque là cette mafia trotskienne comme particule caméléon, attrape-tout (modes multiculturelles, virus féministe ou écolo, etc.) il va s'appeler désormais PPUDD : parti pour une drogue démocratique. Voici enfin assumée la défense de toutes ces victimes du capitalisme que sont les pauvres pourvoyeurs de drogues diverses au pied des HLM, particulièrement brimés par l'inique confinement, les brutalités policières et les entraves à la vente normale de produits qui évitent aux sans-dents de se trouver dans la détresse. Nous comprenons l'urgence d'une telle préoccupation par les potes de Besancenot et Poutou, et de la cheftaine de cette secte dont j'ai oublié le nom. C'est quand même primordial par rapport à ces nombreux enfants confinés avec leurs parents, peut-être privés du seul repas qui leur était servi à la cantine, mais protégés des glaviots des CRS et des profs; c'est urgent comparé aux femmes battues et au nombre inconnu de suicides. Les camarades « consommateurEs » ont en plus affaire à la hausse des prix. Alors qu'il faut se battre pour une égalité de la consommation de came pour les prolétaires comme les bourgeois, rien n'est fait pour une légalisation anti-bourgeoise de la drogue !
Sujet éminemment primordial comparé à ces millions de prolétaires en travail partiel, au chômage, ainsi que ces nombreux commerçants et artisans qui, les veinards, n'ont ni addictions ni besoin de sevrage.

Voici le texte édifiant (et ô combien révolutionnaire) du camarade consommateur Florian Megia (membre du CC du PPUD) :

« Pour les consommateurEs de substances psychoactives licites et illicites, le confinement est une vraie problématique sanitaire qui révèle la nécessité d'une autre politique vis-à-vis des drogues. La France est en effet un des pays les plus répressifs en la matière et, dans le contexte de pandémie actuel, pour les consommateurEs la situation est devenue dramatique. Tout cela est fortement perturbé aujourd'hui ; contrôles policiers renforcés, déplacements difficiles, produits plus rares ou plus chers, beaucoup n'ont plus les finances nécessaires pour acheter leurs consommations habituelles et se retrouvent plongés dans une grande détresse psychologique et physique ; certainEs sont contraints à des sevrages forcés qui peuvent être très dangereux voire mortels. Les traitements de substitution aux opiacés peuvent permettre de stabiliser et réduire les consommations, mais l'inégale couverture du territoire en matière d'addictologie rend l’accès à ces traitements parfois difficile, surtout en milieu rural ; de plus, cela permet de substituer uniquement les opiacés (héroïne, morphine,…). 
Par conséquent, la nécessité pour elles et eux de sortir plus régulièrement, de faire la manche, de se débrouiller pour trouver l'argent nécessaire, les expose à être souvent verbalisés et brutalisés par la police, comme pour Mohamed Helmi Gabsi, 34 ans, mort à Béziers, le 8 avril, des suites d'une arrestation pour non-respect du couvre-feu par la police municipale de Robert Ménard.
Inégalités sociales aussi face aux drogues

Les inégalités en matière de drogues sont plus flagrantes que jamais ;  pour la bourgeoisie, les caves sont pleines de bonnes bouteilles ; la cocaïne, le cannabis et autres substances récréatives sont livrés à domicile, moyennant un peu plus d'argent, et ce sont leurs revendeurEs qui s'exposent aux risques judiciaires.
À l'image des Cannabis Social Clubs, une autre manière de penser la production, la vente et la consommation des substances psychoactives est possible. Nous ne voulons pas d'une légalisation capitaliste faisant de la drogue un nouveau marché pour la bourgeoisie, ni d'un contrôle médical des drogues qui prive les consommateurEs de leur expertise en la matière. Il nous faut inventer une manière de produire, de distribuer, de consommer, gérée de façon démocratique et sociale par les consommateurEs elles-mêmes et eux-mêmes. Il faut se garder des solutions toutes faites prépensées par la bonne société, même bienveillante, mais construire avec les premierEs concernés une nouvelle approche qui tourne le dos aux mafias et aux capitalistes.



NOTES

1Qu'on imagine, en 1914, un général listant le nombre de morts journaliers à la population ; ce n'était pas 500 mais 10.000 par jour ! L'insurrection aurait eu lieu à Paris avant Petrograd !
2Son décompte des morts est typiquement nationaliste. On n'est pas des citoyens égaux, et suivant la classe sociale on est défavorisé et plus « mortel ». La société multiraciale US est la plus odieuse avec la mort qui est là-bas aussi « raciale » : https://www.huffingtonpost.fr/entry/face-au-coronavirus-les-afro-americains-meurent-a-une-vitesse-alarmante_fr_5e925da7c5b68ca47636c49a
3Lire en PS la une du site de ces trotskiens dégénérés.

dimanche 12 avril 2020

QUAND LA MEDECINE CHINOISE S'EVEILLERA LE MONDE TREMBLERA



Sauvés par le marxisme-léninisme!
Par Alain Peyrefitte

Triste période ! mais on a bien le droit à notre quart d'heure de rire. L'enquête intéressante du brillant ministre de De Gaulle date du tout début des années 1970 où les maoïstes européens, fils de familles aisées, pour certains futurs médecins ou avocats, les deux races qui peuplent le Parlement, croyaient dur comme fer aux litanies du dictateur chinois, qui faisaient pourtant s'esclaffer Billancourt et notre groupe de lycéens apprentis en marxisme dénoyauté de stalinisme.

La pensée-Emmanuel-Macron parviendra-t-elle à guérir de ses éternuements politiques, à survivre aux montagnes russes qu'aura vécu sa régence troublée et erratique, aux conseils stupides de ses mandarins bornés ? On peut en douter. Plongés dans le traquenard du connardvirus, ses sous-fifres n'abusent plus la population avec leurs mensonges répétés et la perpétuelle incurie des masques et du reste. La santé ou le profit ? Tous les Etats infectés par le libéralisme capitaliste mènent une pénible course d'obstacles sous le panneau « déconfinement ». Le premier arrivé pourra relancer son économie, dérouiller son industrie et battre les autres à plate couture. Mais le virus résiste autant aux espoirs bourgeois de sauver le capitalisme qu'aux mensonges d'Etat et à ses prétentions à fliquer toute la population.

Du côté des méprisés et enfermés par l'élite et ses flics, le confinement est comme la bulle financière, prêt à exploser et pas comme mécontentement d'une vague population mais d'une guerre de classes. Le régime louisphilippard de Macron est en danger, alors il est est prêt à lâcher de gros morceaux, telle la réforme des retraites (qui était déjà suspendue en l'air dans les faits), ce qui donne déjà du poil de la bête au barnum CGT qui s'en servira avec Mélenchon et Cie, et Montebourg en Lazare chauvin ressuscité, pour calmer en manifs masquées de possibles débordements ou faire rentrer dans le rang pour « reconstruire le pays », en nationalisant comme il faut ou en s'alliant avec le gouvernement à condition que soient rapatriées certaines industries cédées à la Chine pour un plat de lentilles.
Hélas il est trop tard pour leurs solutions de rapatriement national d'une industrie bradée et pour changer d'un iota la doctrine de la mondialisation ubuesque et inhumaine. Mais Macron n'est pas encore Kerenski, attendons de voir s'il sera Churchill en 40 ou De Gaulle en 69.
Les efforts du gouvernement de « Défense nationale » supposent en revanche de durs sacrifices : travailler plus et qui plus est en se passant de vacances. Et si la menace de priver de vacances une population excédée du sacrifice carcéral équivalait à une déclaration de guerre « civile » ?
Et pense-t-il l'occupant de l'Elysée que le peuple va lui demander sous peu des comptes ? Sera-t-il capable de limoger ses généraux incapables d'avoir armé le peuple face à l'ennemi pandémiesque ?1

Sauvés grâce au marxisme-léninisme !2


« … Que pensait ce médecin de l'insensibilisation par acupuncture.
  • « C'est une grande victoire de la penséemaotse-tung », fit-il gravement.
L'acupuncture serait-elle sortie de la pensée-mao, comme Athéna tout armée du cerveau de Zeus ? Nous allions passer quatre heures côte à côte sur cette banquette : pourrais-je faire éclairer par mon compagnon cette bizarre assertion, que j'avais tant de mal à croire ?
« Vous allez saisir tout de suite, m'assura-t-il.
  • Je ne suis pas médecin.
  • Justement. Un médecin est bardé de préjugés. Un non-médecin a l'esprit ouvert. J'ai eu beaucoup de mal à me débarrasser des idées toutes faites que m'avait apportées ma formation scientifique...
  • Ces choses sont visibles aux enfants et sont cachées au sage, murmurai-je à part moi, de plus en plus interloqué.
  • Le nouveau bond en avant de notre médecine n'aurait jamais été possible si la Révolution culturelle n'avait pas fait triompher dans tous les domaines la pensée-maotsetung en permanence3. Notre Grand Dirigeant nous a invités à triompher du révisonnisme médical.
  • Comment le « révisionnisme » atteignait-il la médecine ?
  • En médecine comme partout ailleurs, deux lignes se sont affrontées. La ligne Liu Shao-ch'i tendait à mettre au rancart les pratiques ancestrales. Elle se plaçait dans le sillage de la médecine occidentale. Elle refusait l'expérimentation selon la voie chinoise. Elle se bornait à traiter les malades selon une conception matérialiste scientiste. Elle limitait les interventions médicales aux citadins ; et encore, seulement à des privilégiés. Elle ne se souciait pas des masses. Elle s'inclinait devant la citadelle des patrons médicaux. (…)

Le patrimoine de la médecine chinoise

(…) Le Yi-ching, le « Livre des mutations », du X e siècle av. J.C., le Chou-ching, le « Livre de l'hsitoire », du IX e siècle av. J.C., et surtout le Nei-ching, traité qui date de 206 av. J.C. Et qui a été constamment réédité jusqu'à nos jours, contiennent des prescriptions très précises pour maîtriser par l'acupuncture les migraines, les rages de dents, les douleurs de la gorge, des reins, des articulations, des oreilles. Armés de la pensée du président Mao, les cliniciens de formation occidentale se sont mis à étudier la tradition chinoise.
« Quelle influence avait exercée sur la médecine chinoise l'introduction de la thérapeutique occidentale ?

  • Ces deux médecines étaient restées rigoureusement séparées. La médecine occidentale demeurait inconnue de la quasi-totalité des paysans ; dans les villes, elle faisait reculer lentement la médecine chinoise. Aucun homme de l'art n'était capable d'associer les deux méthodes. Deux académies se tournaient le dos : celle des sciences médicales occidentales, celle de la médecine chinoise. Les pharmacies traditionnelles offraient des poudres, des herbes, des racines de ginseng, des aiguilles et figurines d'acupuncture. Les pharmacies modernes vendaient des antibiotiques, des sulfamides, des spécialités. Mi-guérisseurs, mi-herboristes, les praticiens traditionnels ne possédaient pas la moindre notion de sciences biologiques ; ceux qui étaient formés dans l'Université ou à l'étranger ignoraient tout de l'acupuncture et des herbes.

(…) La fusion entre les deux médecines est maintenant chose faite, selon les idées invincibles du président Mao : « que l'ancien serve l'actuel, que l'étranger serve le national, qu'en développant ce qui est résolu, on crée le nouveau ».

A l'annexe n°2 de l'Institut de médecine de Wuhan

« Demain matin, à l'hôpital de Wuhan, trois opérations chirurgicales auront lieu en votre présence, me dit T'ang Hai-kuang. Vous assisterez à l'ablation des polypes du nez, d'un kyste de l'ovaire et d'une tumeur de l'encéphale ; toutes trois sans anesthésique, avec seulement l'aide des aiguilles d'acupuncture.
(…) on procède à la troisième opération. Il s'agit d'un homme de 47 ans, Ch'en P'eng. Deux acupuncteurs vrillent, chacun avec deux aiguilles, l'un la cheville gauche, l'autre la main et le bras droit. Même cérémonie, même décor, avec deux suppléments : des radiographies du crâne, que l'on va ouvrir, sont exposées ; le chirurgien Lei Ling se concentre un long moment dans la lecture du Petit Livre Rouge de Mao, comme s'il allait y trouver le secret de cette difficile intervention.
On pose sur la tête de M. Ch'en un champ opératoire de drap grisâtre, qui ne laisse apparaître qu'une moitié du crâne rasée. Dans le cuir chevelu, le scalpel découpe et soulève une calotte, sous laquelle l'os apparaît. Le chirurgien perce dans le crâne, au vilebrequin, après avoir donné chaque fois un coup de maillet, quelques trous en couronne ; il glisse ensuite entre deux trous une scie souple en forme de ruban, et répète la manœuvre jusqu'à ce que la calotte crânienne se détache et pivote sur une charnière, comme un couvercle de boïte.
Ch'en P'eng ne donne pas le moindre signe d'anomalie de la sensibilité, mais s'entretient posément avec le chirurgien Lei Ling. Dans le cerveau mis à nu, les pinces fouillent, sectionnent, extirpent ; on éponge, on gratte ; puis on brandit, pour notre édification, la tumeur sanguinolente, grosse comme une noix.
« Il ne souffre vraiment pas ? Demandé-je au médecin commentateur ?
  • Pas du tout. Vous voyez qu'il mange de bon appétit, parle tranquillement, joue avec ses orteils.
(…) « Le médecin qui guérit cinq fois sur dix n'est pas un médecin, la nature en fait autant. Un bon médecin doit guérir sept ou huit fois sur dix. Pour guérir dix fois sur dix, il faudrait être un génie. Nous ne connaissons pas de génie ». (…) Dans l'insensibilisation par l'acupuncture, le chirurgien peut se régler au fur et à mesure sur les réactions du patient.
(…) Les conséquences de cette découverte sont immenses pour l'armée. Un soldat reçoit-il une balle dans le ventre ? Autrefois, il fallait le transporter à l'hôpital, au risque de le voir mourir en route, et l'immobiliser pour plusieurs semaines. Maintenant, un seul médecin militaire peut l'opérer en rase campagne, aidé par deux soldats, qui insensibilisent leur camarade avec deux aiguilles chacun. On prévient toute hémorragie par l'application des herbes hémostatiques ; on retire la balle et le blessé est de nouveau valide. - C'est tout juste s'il ne court pas aussitôt reprendre sa place au combat », ajoute l'un de nous, comme pour se protéger par un peu de gouaille contre son propre étonnement.
(…) L'apprentissage est très facile. Le malade en ressort avec un « moral de vainqueur ».

                                                    Soigner non la maladie mais le malade

(…) Le nombre des piqûres, leur emplacement, le mode d'excitation sont secondaires. L'essentiel est de produire les quatre sensations avec une intensité suffisante. Il faut que la relation du patient avec le médecin soit bonne. Le président Mao nous enseigne : « les armes sont un facteur important pour la guerre mais non le facteur déterminant. Ce qui est déterminant, c'est le facteur humain, non le facteur matériel ». (…) Le malade sent qu'il est autre chose que le prisonnier d'un mécanisme. Comme dit encore le Président « il ne s'agit pas de guérir la maladie en tuant le malade, mais de sauver le malade de sa maladie ».

Une médecine pour les masses

« Les progrès de la médecine et de la chirurgie sont une conséquence directe de la lutte des classes », nous explique l'ouvrière du textile qui nous adresse l'allocution de bienvenue à l'hôpital de Wuhan. « Jusqu'à la Révolution culturelle, les cadres étaient soignés dans les meilleurs hôpitaux ; les travailleurs devaient attendre longtemps à la porte. Les service spécialisés, suivant une pratique bourgeoise, refusaient de recevoir les malades dont les cas ne les intéressaient pas. Les soins coûtaient cher. Certaines familles avaient dû vendre leurs maisons pour payer l'hôpital. La Révolution culturelle a fait naître un mouvement sanitaire de masse, qui est en train de créer une nouvelle médecine pour tous ».
« Servir les ouvriers, paysans et soldats » ; cette directive de Mao est inscrite au seuil de l'hôpital de Wuhan.
« Pour que la médecine ne retombe pas dans l'ornière bourgeoise, il est indispensable qu'elle reste placée sous le contrôle des masses. Des ouvriers, des paysans, des soldats sont présents dans les comités révolutionnaires de tous les hôpitaux. « Avant de prendre une décision importante sur une question chirurgicale », un chirurgien « consulte » toujours les membres de son équipe, sans oublier les « filles de salle », et quelquefois nous précise-t-on « le cuisinier ».
(…) « Maintenant, la population pourra résister aux maladies et aux épidémies même dans les régions rurales et montagneuses, même en temps de guerre, quand manquent les médicaments ».

(…) La structure du corps médical a été profondément transformée par le mouvement de lutte-critique-réforme. « Nous avons appliqué aux hôpitaux l'instruction de Mao Tse-Tung : « bombardez les états-majors ». Des professeurs en blouse blanche écoutent silencieusement l'ouvrière du textile qui nous fait leur procès devant eux.

                           La préparation psychologique

Autour de la table de conférences de l'Institut médical de Wuhan, aucun membre de l'équipe médicale ne fît spontanément allusion à la préparation qui précédait la pose des aiguilles. IL me fallut répéter plusieurs fois la question (…). Malade et médecin établissent un dialogue « à travers l'étude de la pensée de Mao », « échangent leurs opinions sur la méthode à suivre », et créent entre eux une confiance mutuelle et un climat de collaboration.
  • Comment faites-vous quand le patient n'est pas d'accord ?
  • Autrefois, nous considérions le patient comme une chose ; aujourd'hui, nous tâchons de le persuader.
  • Comment le décontractez-vous ?
  • La politique est présente dans la salle d'opération. Nous faisons appel chez le patient au courage de surmonter l'appréhension de la douleur, à la volonté de guérir et de vivre, en le convainquant que son devoir est de lutter pour la révolution ».
Ainsi, on mobilise chez le patient sa fierté de citoyen. On lui montre que son destin personnel fait partie d'un vaste projet qui doit exalter son énergie vitale.

  • Des malades refusent-ils l'acupuncture ?
  • C'est très rare. Presque tous les malades, en Chine, sont pareils à ceux que vous avez vu ; gais, résolus à guérir et à servir le peuple, pleins d'enthousiasme pour la pensée-maotsetung.

NOTES

1En 1914, 162 généraux furent limogés pour incompétence. Pour deux raisons principales, ils étaient vieux (moyenne d'âge 68 ans) et se fatiguaient trop vite sur le terrain. Tout en ayant la compétence d'envoyer les pioupious à la mort, comme de nos jours... au travail sans casque et dans les EPHAD sans tranchées de séparation.
2L'intertitre est de moi.
3La permanence et la pérennité du « communisme chinois », (hi hi!) petit frère du stalinisme, certes national-communisme de milliardaires, exerce une trouble séduction - ce capitalisme débile nous a refilé le covid-19 mais aussi refilé la méthode goulag pour tenter de l'éradiquer – tant chez nos vieux staliniens que chez trotskiens et autres zemmouriens. On vénère encore l'Etat providence frère de l'Etat dictatorial dans les rangs de l'extrême gauche bourgeoise prête à se vendre pour un plat de lentilles « nationalisé ». C'est sans doute l'application de la théorie fumeuse de Trotski, dite « révolution permanente », traduisez : accommodement permanent. J'ai relu la polémique avec Boukharine. Boukharine a raison de rappeler que cette théorie de Trotski n'a rien à voir avec la permanence dont parlait Marx, qui consistait à sérier les étapes des révolutions bourgeoises et prolétariennes au 19 e siècle pour aboutir à la vraie uniquement prolétarienne. Au premier abord le Trotski de l'Opposition de gauche défend sur le fond la nécessité (utopique à l'époque) d'une internationalisation de la révolution russe (déjà foutue), ce qui est certes tout à son honneur. Boukharine en face lui reproche de ne pas intégrer la masse paysanne dans son argumentation (de jeunesse anti-bolchevique...) et de fait ne défend, lui, que le renforcement de l'Etat russe et une solution à la russe de la révolution « confinée », en citant hors sol feu Lénine et une seule citation (creuse) du manipulateur PN Staline. Par la suite, alors que le naïf Boukharine aura été zigouillé, le gimmick « révolution permanente » servira à Trotski pour justifier tous les virages opportunistes et étrangers à la vraie perspective marxiste : défense des libérations nationales, soutien au gouvernement républicain en Espagne, puis à l'Amérique... Ce qui a été théorisé carrément par tous ses avortons jusqu'à la fin du XX e siècle, et n'était plus de l'opportunisme mais un soutien avéré à toutes les idéologies bâtardes issues du stalinisme, castrisme, maoïsme et nationalisme islamique.

samedi 11 avril 2020

FACE AU CORONAVIRUS: VIVEMENT LA FEMME DE MENAGE AU POUVOIR

                                                                OU

COMMENT NE PLUS ETRE GOUVERNE PAR DES IRRESPONSABLES



« C’est comme si un météore avait frappé la Terre et que nous essayions maintenant de la remettre sur son axe »
Wall street journal

« Je crains le jour où la technologie dépassera nos relations humaines. Le monde aura une génération d'idiots ». Einstein

« Il ne peut y avoir de crise la semaine prochaine, mon agenda est déjà plein ». Henry Kissinger






  1. Retracer l'historique des relations sociales ou l'imbécillité des sachants ?
J'imagine les femmes de ménage de l'Elysée prenant le pouvoir dans les locaux du mensonge organisé… et nettoyant les microbes laissés par les commis du capitalisme. Je ne crois pas que le gouvernement français soit inquiet d'éventuelles poursuites judiciaires pour ses mensonges répétés1, pour son refus de protéger la population dans son ensemble en cachant la pénurie de masques2, pour sa solidarité avec l'incurie des gouvernements précédents, pour un confinement non discutable et dans l'affolement, pour les décisions iniques des plus bêtes de ses commis, les Véran et Castaner, et carrément provocatrices comme cette application inversée volontairement de la chloroquine aux cas les plus graves pour mieux la décrédibiliser parce qu'elle gênait l'élite parisienne et les clowns « savants »3. Mandarinat et flicage sont encore les deux mamelles du pouvoir. La querelle de nos bonzes mandarins et urgentistes apparaîtra bientôt comme picrocholine dans l'enfer de la crise "globalisée" et mondialisée, sans solutions nationalisées., et face aux millions de morts probables dans les vastes continents (prédiction). Je suis assez déçu, je pensais qu'on en avait fini avec les rigides mandarins en mai 68 dans les amphis. Le traçage numérique apparaît bien plutôt comme un futur flicage général et intime de la population en rebéllion contre les injustices et aberrations de la "médecine de guerre"(prévision).

Le buzz de Macron visitant le "druide de Marseille", nouveau dieu des banlieues, s'effacera aussi rapidement des mémoires. Il faut souhaiter qu'il en reste l'image de la déstablisation des cire-pompes menteurs professionnels de l'Etat, les Alain Duhamel et Jean-Michel Aplatie4. Macron ne se permettait-il pas d'adouber le druide honni? Zemmour exultait: "Macron a compris que ses
 recueillir un peu de poussière de gloire du "druide"
technocrates l'ont mené dans le mur". Cohn-Bendit, Duhamel et consorts s'étouffaient pour ne pas crier à la trahison5. Ces pauvres hères ne savaient point que, depuis quelques jours en catimini, et selon le journal des flics – le Canard enchaïné -
Macron aurait ordonné depuis belle bluette que soit testé le médoc de Raoult, voire sous la pression de Brigitte.

Jusque là le feuilleton avait été entretenu par le « doute scientifique » de la mafia médicale de l'INSERM face à la « fin de partie » du druide marseillais. « Ce que l'on peut dire, c'est que s'il y avait eu un médicament qui marchait vraiment on le saurait aujourd'hui", avait réagi sur la chaîne indépendante BFMTV un préposé, Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'institut Pasteur, pour qui actuellement « on n'a pas cette certitude ». Encore de ces hésitations entre prévision et prédiction, encore un sachant sachant chausser.

Comme pour les deux premières études, plusieurs scientifiques reprochent au professeur Raoult de ne pas avoir utilisé de groupe comparatif (le rigolo placebo) ne prenant pas de médicament, avec un radotage obsédant sur les risques cardiaques à chaque flash télévisé (coucou Big Brother). Cela permettrait de déterminer si le traitement proposé par « Méditerranée Infection » est efficace, ou si la guérison intervient même sans traitement. Ce qui signifie que potentiellement prendre du Doliprane et rester chez soi peut avoir le même effet que de choisir le traitement du professeur Raoult. Pourtant avec leur histoire de « bras comparatif » et de méthode bureaucratique qui prend son temps en voyages de savants et de téléconférences sans fin, ces scientifiques se conduisent comme des irresponsables en limousine quand la population est noyée d'inquiétudes. L'auguste CNRS s'est mis de la partie en crachant sur « un pragmatisme de l'urgence », qui est la même manière de couvrir gabegie et impéritie d'Etat au nom d'une « méthode » plus moraliste et financière que logique et scientifique. Les autres essais commencés très tardivement n'avancent pas ou ne trouvent pas de « clients toto placebo » peu désireux d'être traités comme cobayes.

Conjointement à la cabale permanente contre le « charlatan » qui avait osé mettre son pied au cul de la fourmilière des escargots « savants », je me permets de noter ici pour l'histoire deux exemples de bassesse de cette mafia franc-maçonne de Paris à New York où les principaux auteurs de fake news ne sont pas le petit paumé du web. Le monde du 9 avril titre avec certitude :

« Coronavirus : les effets indésirables graves s’accumulent sur l’hydroxychloroquine ». Une certaine Sandrine Cabut (paix à Cabut) ex-pigiste de Libération, « informe » (rend informe) : « Depuis le 27 mars, cinquante-quatre cas de troubles cardiaques dont sept morts soudaines ou inexpliquées (trois de ces personnes ont pu être sauvées par choc électrique) relatifs à ces médicaments ont été analysés au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) de Nice, chargé de la surveillance nationale des effets indésirables ». Je souhaite que cette saillie reste dans les annales de la presse médicale « scientifique » : 7 morts dont 3 sauvées par choc électrique ». Après la présumée invention de Raoult, repiquée aux chinois, Sandrine Cabut a inventé le choc électrique pour réveiller les morts. Enfin l'humanité sera libérée du coronavirus et de la mort !
Deuxième exemple, un article du « New York Times » traduit par le trust RTL, avec gros titre : « Chloroquine : quels sont les liens de Trump avec Sanofi, le géant français du médicament ?
Le "New York Times" assurait mardi 7 avril que le président américain aurait, ainsi que des membres de son entourage, des intérêts financiers dans Sanofi. Le fabricant français commercialise un dérivé de la chloroquine, le médicament dont Donald Trump ne cesse de vanter les mérites pour lutter contre le Covid-19. Au-delà du simple souci sanitaire, voire politique, de trouver une issue rapide à la crise, un véritable intérêt financier pourrait expliquer en partie pourquoi Donald Trump a jeté son dévolu sur la chloroquine. C'est du moins ce qu'affirme le New York Times ce mardi 7 avril. Le quotidien américain soutient en effet que le milliardaire aurait des liens directs et indirects avec Sanofi, l'industriel français qui fabrique l'hydroxychloroquine, un médicament dérivé de la chloroquine et commercialisé sous le nom de Plaquénil. "Si l'hydroxychloroquine devient un traitement accepté, écrit le quotidien, plusieurs sociétés pharmaceutiques devraient en tirer profit, notamment des actionnaires et des cadres supérieurs ayant des liens avec le président". Dans les principaux actionnaires du géant pharmaceutique, on compterait en effet Fisher Asset Management, une société d'investissement dirigée par Ken Fisher, un grand donateur du parti républicain et par conséquent de Donald Trump. Par ailleurs, le New York Times affirme que Donald Trump lui-même aurait "un petit intérêt financier personnel dans Sanofi". "Depuis l'année dernière, M. Trump a signalé que ses trois trusts familiaux avaient chacun des investissements dans le fonds commun de placement Dodge & Cox, dont la plus grande participation était dans Sanofi", assure enfin le quotidien ».
A coups de « assure » ou « du moins affirme », tout ce bla-bla était bien entendu du pipi de chat pour tenter de détourner de la principale accusation concernant véritablement l'action lourdingue de la mafia des labos pharmaceutiques et leurs obligés journalistes de commentaires mais plus du tout d'information6. Trump n'a pas eu besoin d'une participation de Sanofi pour s'enrichir, et même si des prébendes avaient fini dans sa poche, on ne peut pas lui prêter à lui seul l'avidité financière de la mafia de l'industrie pharmaceutique. L'infaux reste pourtant ignorée ou à la marge des autres médias, la fake new était-elle trop grosse ?

Diverses expérimentations ont lieu un peu partout dans le monde et le seul intérêt de la polémique en France est que l'on se presse dans la recherche débonnaire. Quant au remède Raoult, il n'est pas automatiquement probant, même la dernière expérimentation basée sur une moyenne d'âge de 40 ans et une majorité de femmes (moins fragiles que les hommes) ; elle laisse à penser qu'un cachet d'aspirine aurait eu le même effet. Par ailleurs, en milieu médical circulent des études américaines et japonaises expliquant que la technique lourde d'intubation et de transformation des malades en momies ambulantes serait inutile car le virus s'attaquerait d'abord au sang, pas aux poumons, et que la véritable solution préliminaire serait d'injecter le sang du ver marin, expérience abandonnée parce que la vaccination du porc cobaye aurait provoqué sa mort, mais devrait être recommencée car mal réalisée.
Enfin tout ce qu'on sait c'est que la plupart des sachants ne sachent rien, pas plus que vous et moi, mais que ce sont tous de dangereux imbéciles. Cela m'a fait sourire au souvenir d'une engueulade il y a quelques années avec un ami scientifique, mathématicien. A ma question – qui penses-tu devrait régenter le monde humainement et sans la loi du profit ? - il me répondit : un comité de savants ! Cela me mit en fureur : « c'est du fascisme ta proposition » ! Les savants ne savent rien et sont en général des intellos coupés de la réalité. Ils sont inconscients, une classe est consciente le prolétariat, elle seule peut déléguer des gens conscients, qu'ils soient avocats comme Robespierre ou Lénine, ouvriers comme Miasnikov ou Chirik, mais en tant qu'émanation politique de cette classe par de prétendus savants ou un quelconque conclave de vulgaires sachants7.
L'OMS, conclave de sachants particulièrement mous, a ramené sa fraise par la surenchère du pompier qui arrive après extinction de l'incendie, moralisant contre « une résurgence mortelle » en cas de déconfinement hâtif.

L'Histoire retiendra en tout cas un historique des relations sociales très perturbées où, l'incurie des pouvoirs gouvernementaux aura fait croire à nouveau que la solution réside dans la guerre de tous contre tous, qu'il faut appliquer la nouvelle règle pour l'humanité : « la distanciation sociale », qui existe pourtant depuis des siècles entre castes et classes et évite en effet que les riches se salissent avec les pauvres et que les patrons se tiennent à distance de leurs ouvriers. La crise du covid-19 ou la plus formidable révolution conservatrice de l'impuissance bourgeoise.


2. Le capitalisme n'est pas à l'agonie...

Le mépris n'existe pas que chez l'élite bourgeoise et étatique, on le trouve aussi dans les parages du milieu maximaliste. Le même snobisme d'économistes éclairés étale sa morgue contre les catastrophistes que nous sommes, en effet à chaque crise, non pas comme oracle infaillible mais parce que le marxisme comme moyen politique perspective d'avenir ne pourrait pas opérer sans hypothèses et scénarios ; il a d'ailleurs précédé la prospective moderne, qui n'est ni divination ni futurologie. La politique en général n'est-ce pas prévoir et miser sur l'avenir ? C'est ma démarche en général et je me base toujours sur plusieurs facteurs. Je ne me suis pas emballé pour les gilets jaunes ni n'ai imaginé qu'ils allaient ouvrir la voie à la révolution ; un changement de société ne peut être conduit par des ignares en politique et en histoire ; le mécontentement économique peut être une motivation mais sans projet alternatif il fait plouf.
Je ne suis pas toujours dans le catastrophisme, je n'ai pas été emballé par 1995 ni par 2008. On m'a pourtant fait parvenir le sketch de Raymond Devos « Parler pour ne rien dire » où il se moque de quiconque annonce une catastrophe. Je me suis trompé en 1969, en 1975, dans les « années 80 » (du CCI) en 1993 . J'ai sans honte espéré plus que cru à un avènement d'une époque révolutionnaire autrefois donc.
Pour la crise sanitaire et économique que nous sommes en train de supporter, en l'annonçant depuis le tout début comme une grande catastrophe, je ne me suis pas basé, et continuer à ne pas me baser sur les simples données économiques. J'essaie d'analyser à chaque fois le rapport entre les classes, le niveau de crédibilité de la bourgeoisie comme le niveau de crédulité du prolétariat.
Toutefois, il faut rappeler qu'il existe une ancienne dualité dans la prévision marxiste : le capitalisme peut-il s'effondrer tout seul ou faudra-t-il le pousser par une révolution ? Mais la prévision qui suppose le remplacement de l'ordre bourgeois gêne les bien-pensants.

Le mot révolution ne plaît pas à l'écrivain réactionnaire Flaubert8 mais il considère les prévisions socialistes avec mépris. L’idée révolutionnaire reconduit le transcendantalisme chrétien, et relève de la croyance au miracle. Le catastrophisme peut bien être l'apocalypse, même au sens chrétien (tant pis pour Flaubert) et qui ne signifie pas désastre mais révélation9. Pour Flaubert, l’idéal révolutionnaire relève de l’illusion mystique ou messianique : « La Magie croit aux transformations immédiates par la vertu des formules, absolument comme le Socialisme. Ni l’une ni l’autre ne tiennent compte du temps et de l’évolution fatale des choses »10. Dans le « Germinal » de Zola, Étienne Lantier, plus instruit que les autres mineurs, penche pour le socialisme historico-scientifique, ce qui suscite les moqueries de son camarade « radical » l' anarchiste Souvarine :
Des bêtises ! répéta Souvarine. Votre Karl Marx en est encore à vouloir laisser agir les forces naturelles. [...] Fichez-moi donc la paix, avec votre évolution ! Allumez le feu aux quatre coins des villes, fauchez les peuples, rasez tout, et quand il ne restera plus rien de ce monde pourri, peut-être en repoussera-t-il un meilleur »11. Le marxisme substitue aux représentations idéalistes de l’histoire une connaissance critique du mouvement historique, qui peut apparaître comme « une théorie de l’évolution des systèmes politiques sur la base des changements survenus au sein du système productif »12.
On peut établir les rapports entre prospective et marxisme. Le seuil de la prévision scientifique a été atteint avec la révolution industrielle du XIX ème, qui a été aussi le fondement objectif du marxisme. Marx et Engels avaient annoncé avec un siècle d'avance l'avènement de la science au rôle de force productive dominante (l'intelligence artificielle). Le passage de la technique scientifique à la première place dans le processus de production impose que toute prévision complexe parte de ce secteur. Enfin faire une analyse de notre société à travers l'analyse matérialiste de l'histoire reste un outil puissant théorique de prospective, donc de perspective.
La chute du capitalisme ne sera pas automatique. Marx à la fin du "Le Capital" (1867), a prévu une tendance historique de l'accumulation capitaliste. L’évolution du capital va dans le sens de sa concentration, et de sa mondialisation, entraînant « l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel ». Au terme du développement du capitalisme « le monopole du capital devient une entrave », le mode de production doit changer et la propriété capitaliste devenir propriété sociale. Le capitalisme s’est constitué par « l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs », sa chute sera « l'expropriation de quelques usurpateurs par la masse ». Comment ne pas appliquer ce raisonnement à la crise sanitaire et économique que nous vivons ?

Marx a passé sa vie à supputer la venue des crises et leurs conséquences possibles sur le capitalisme. Il n'a cessé d'afficher la conviction que les contradictions internes du capitalisme provoquent des crises qui ne peuvent qu'être de plus en plus violentes jusqu'à son effondrement économique? Rosa Luxemburg s'efforça de fournir une interprétation des schémas de Marx, insistant sur leurs limites dans l'analyse historique concrète. Elle mettait l'accent au contraire, d'une part, sur les difficultés, pour le capitalisme, de susciter une demande suffisante pour absorber l'offre sans cesse croissante, d'autre part, sur les raisons d'investir dans un tel contexte. C'était reposer la "question des débouchés" de la production capitaliste. Un débat de théorie économique et politique, centré sur les perspectives d'avenir du capitalisme, qui se cristallisa dans la social démocratie autour des travaux de Tougan Baranowsky, Rosa Luxemburg et Lénine. Lénine s'éleva contre les interprétations de Rosa qui pensait inéluctable l'effondrement du capitalisme, mettait l'accent sur le développement de la conscience de classe pour que les masses soient à même de prendre en charge la gestion d'une autre société qui allait leur revenir. Au contraire, Lénine, estimant que le capitalisme pouvait surmonter de façon indéfinie ses difficultés proprement économiques, insistait sur la nécessité de renverser l'Etat13. La prévision n'existe pas en science, contrairement à ce que crois Robin Goodfellow, qui a voulu faire croire comme les staliniens que le marxisme serait scientifique. On peut considérer que Marx est meilleur dans la prédiction (sans dieu), qui est quelque chose qui va ou peut arriver et vis à vis de laquelle on fait une mise en garde. Marx doutait mais espérait comme nous l'effondrement de l'exploitation capitaliste à court terme pas dans des siècles14.

par la grâce de NOS NOUVEAUX ECONOMISTES

« hein ! Mais qui produira ? Les consommateurs ? »

Lénine avait polémiqué en son temps contre les économistes, leur reprochant de limiter la lutte socialiste à la lutte syndicale. Il défendait la nécessité d'une organisation de « révolutionnaires professionnels » autour de la publication d'un journal propagandiste non pas des revendications syndicales mais du programme révolutionnaire. Il reprochait à ces économistes, et même aux terroristes anarchistes, de tout miser sur la spontanéité des masses15. Il tirait du même coup dans le sens inverse de l'organisation panacée ce qui lui valut de se faire taper sur les doigts par le jeune Trotski et Rosa Luxemburg. Ce qui va sauver Lénine de l'opportunisme d'organisation, et lui permettre de comprendre la spontanéité des masses en 1905 et 1917, c'est son aversion pour les permanents politiques et syndicaux : (…) les bureaucrates, c'est-à-dire personnages privilégiés, coupés des masses et placés au-dessus d'elles. (…) Au fond, toute l'argumentation de Kautsky contre Pannekoek, et surtout cet argument admirable que dans les organisations syndicales, pas plus que dans celles du parti, nous ne pouvons nous passer de fonctionnaires, attestent que Kautsky reprend les vieux "arguments" de Bernstein contre le marxisme en général »16.

Dans les parages du milieu maximaliste on a, aujourd'hui, une autre sorte « d'économistes ». Je ne les citerai pas mais ils se reconnaîtront, faux groupes et intellectuels marginaux. Ces économistes avisés considèrent que le capitalisme va s'en sortir, et qu'en général il s'est toujours sorti des crises passées au XX ème siècle. Le capitalisme dispose de tant d'experts et d'une planche à billet... éternelle, peu importe l'immense dette. Dans le milieu maximaliste, il existe aussi toute une variété de « conseillistes » (pédagogues plutôt anars) et de syndicalistes radicaux qui « réduisent l'action politique du prolétariat à la seule lutte économique », comme le déplorait Lénine ; c'est le cas de la plupart , du CCI à Battaglia, ils n'imaginent pas la révolution comme autre chose qu'une série de grèves, d'où toute discussion sur la nécessité d'un changement de société est absente (cf. les grèves vaines sur les retraites), ou sur les conséquences d'un catastrophe mondiale climatique ou sanitaire.
Concernant la crise actuelle, si les deux groupes précédents n'ont pas dit trop de bêtises et en voyant la gravité du séisme en cours, ce n'est pas le cas des « inorganisés » ou toupies environnantes.
Résumons leurs croyances pépères : le capital va retomber sur ses pieds, il n'y a pas d'hécatombe (m'enfin c'est pas la grippe espagnole)... le travail à temps partiel est payé deux fois plus que le SMIC. La mise en place du revenu minimum universel sera de nature à empêcher la protestation. Nous ne vivons pas un éclatement de la bulle financière et immobilière comme en 2008. En 1993 les entreprises avaient résisté à la crise. 2020 montre des moyens pour éviter un krach comparable à la crise boursière de 1929 ; pendant la Grande dépression des années 30, les gouvernements ont été beaucoup moins enclins à soutenir l’économie. A l’époque, des filets de sécurité tels que la sécurité sociale ou l'assurance chômage n’existaient pas encore. Et leur absence avait amplifié le choc sur l’économie. Les grandes banques centrales ont, actuellement, très rapidement réagi face à la tourmente. La FED a eu la même réaction que la BCE, cette volonté affichée de la BCE en 2012 de sauver la zone euro “quel qu’en soit le prix”, une formule qui avait marqué un tournant lors de la crise de 2011-2012 chère à Mario Draghi pour sauver le système économique.
« Le choc n’a pas de racines économiques profondes », selon un économiste de la BNP Paribas. Nombre de pays, y compris l'Allemagne envisagent sans complexe des nationalisations.

La bourgeoisie n'est pas affolée... et le redémarrage de la production qui pourrait l'organiser mieux que les actuels managers généreux (le patron d'Accor, Roux de Baizieux). Sinon la seule alternative c'est Le Pen. Je répondrai dans la troisième partie à cette croyance véhiculée par médias, islamo-gauchistes et nos économistes à la marge.

Sur le front de l'idéologie dominante la méthode Coué est dominante... Sur le front de l’emploi, c'est la terreur ! Le marché américain du travail a subi une hémorragie spectaculaire dernièrement et James Bullard, président de la Réserve fédérale de Saint Louis, juge même qu’à “très court terme, 46 millions d’Américains pourraient se trouver au chômage”. Le taux de chômage pourrait ainsi “atteindre 30%, un chiffre plus élevé que lors de la Grande Dépression des années 30 (il avait alors inscrit un pic de 24,9% et il ressortait encore à 20% en 1938) et trois fois supérieur à celui de la récession de 2008-2009”, dit l'économiste John Plassard.

La France en récession ou en répression avec ses flics aides-soignants pour piétons indisciplinés alors qu'en 68 elle n'avait que des CRS maîtres nageurs ?

On n'arrête pas le progrès de la technostructure et de la technopolice (cybercovid dit stopcovid) et drones avec HP « Big brother is watching you ». Il faut remonter au deuxième trimestre 1968, marqué par les événements du mois de mai, pour retrouver une baisse trimestrielle de l'activité du même ordre de grandeur, mais quand même inférieure, détaille l'institution dans sa note de conjoncture. Le PIB avait alors chuté de 5,3%. Soit autant de mots et de chiffres qui tendent à faire peur... Baisse donc après la révolte de 68 quand en 2020 elle n'a même pas commencé...la révolte.

et avec LES ARGUMENTS DU DOCTEUR TANT MIEUX

Le docte Pascal Perri, économiste amuseur public patronal sur la chaîne parlementaire, aura toujours la ressource d'user jusqu'à la corde des clichés médicaux d'une économie « sous perfusion » en faveur d'un capitalisme insubmersible. Il est vrai que, face à l’ampleur du choc économique et financier du coronavirus, les gouvernements des grandes puissances ont été très réactifs et n’ont pas lésiné sur les moyens. Donald Trump a lancé un plan de relance de tous les records, tandis que de nombreux grands pays (Royaume-Uni, France…) ont mis en oeuvre des mesures d’ampleur. Même l’Allemagne tourne le dos à l’orthodoxie budgétaire et prévoit maintenant un plan d'aide économique à l'ampleur sans précédent pour le pays. Et pour la première fois depuis 2013, l'Allemagne va emprunter de l'argent sur les marchés pour financer ces mesures. Le pays entend s'endetter à hauteur de 156 milliards d'euros (...). Enfin, Berlin n'exclut plus de possibles nationalisations”. Les possédants essaient de se rassurer comme nos petits économistes en pronostiquant de repousser la crise. Une crise financière a de bonnes chances de survenir dans les cinq ans… voire dans les trois ans, d’après une enquête auprès de 500 investisseurs institutionnels de fonds souverains, fonds de pension, fonds de dotation, fondations et compagnies d’assurance ;
Il n’est désormais question que de relocalisation et même de démondialisation. Il était entendu que le déficit du budget serait réduit à zéro, il explose. Le chômage devait être résorbé par l’assouplissement du marché du travail, c’est désormais l’Etat qui s’apprête à verser les salaires de plus de 5 millions de salariés en « activité partielle ». On vantait la « start-up nation », « nos entreprises », petites et grandes, expédient factures et créances au ministère des Finances. Et la gauche bourgeoise, se tournant vers l’Etat refuge, réclame des nationalisations.

Parmi les hypothèses optimistes de l'OBS on trouve sur un plus long terme un Gilbert Cette, professeur d’économie associé à l’université d’Aix-Marseille, reste « définitivement optimiste ». Parce que, évitant de répéter les erreurs de la crise de 2008, le gouvernement aura su préserver l’outil productif. Gilbert Cette l’affirme :
« Toutes les conditions sont réunies pour créer un véritable rebond économique en France. Globalement, il n’y aura pas eu de destruction d’entreprises, qui bénéficient des prêts garantis par l’Etat. Et il n’y aura pas de drame humain, grâce au chômage partiel. »
Les économies faites par l’absence de départs en vacances seraient disponibles pour être dépensées. La chute des prix du pétrole redonnerait du pouvoir d’achat aux ménages et aux entreprises. Et les sociétés de services qui auront éprouvé le télétravail le mettraient en place de manière étendue, ce qui pourrait permettre des gains de productivité. On obligerait les Etats à respecter la libre circulation des camions, alors que certains veulent stupidement fermer leurs frontières.
Si toutes ces hypothèses sont vérifiées, il se peut que l’attelage gouvernemental français sorte conforté de cette séquence éprouvante. Et ne soit pas trop égratigné par les procès en retard à l’allumage et en pénurie de matériels médicaux. Après tout, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et bon nombre de médecins eux-mêmes ont cru trop longtemps que cette épidémie – à l’instar du Sras en 2003 – n’allait pas sortir de Chine. Comparée à ses voisins, la France n’a pas tardé à réagir, confinant le pays une dizaine de jours après le dixième décès. L’Italie, l’Espagne, la Grande-Bretagne ont des bilans beaucoup plus dramatiques.
S’il avait cette chance de sortie de crise rapprochée, l’exécutif pourrait mettre à profit la trêve estivale pour peaufiner les annonces de sa rentrée politique. Les promesses d’Emmanuel Macron sur un nouveau plan hôpital digne de ce nom, la restauration d’une certaine souveraineté industrielle – notamment en matière de santé publique – et la revalorisation de petits métiers qui ont prouvé leur caractère vital lors de cette crise ne peuvent rester lettre morte.

Mais si la population s'avère si excédée qu'elle n'adhère pas plus à la « solidarité nationale » ni aux promesses de « retour à comme avant », si elle sait que les retraites vont être, sans discussion diminuées comme en Grèce « pour sauver le pays », voire les épargnes perso pillées par les banques en faillite... Je me souviens de ce moment où les radios se sont tues le 22 mai 1968, l'effet en fût saisissant, les gens se sont mis à réfléchir par eux-mêmes. N'assisterait-on pas à l'effet identique à l'inverse face à l'overdose d'infaux de plus en confinement carcéral avec ce sondage qui nous apprend que 85% de la population considère que le pouvoir a menti sur les masques et cette défiance généralisée des bonzes du secteur médical et des journalistes « de commentaires ». Heureusement que nous disposons encore de « l'idéal communiste ».

La journaliste de l'Huma, Julia Hamlaoui, rapporte ces propos, lumineux dans le dérisoire, du secrétaire national d'un minuscule parti nommé PCF, un certain Fabien Roussel : « L’idéal communiste est plus que jamais d’actualité » grâce à la restauration... de l'Etat national de « l'idéal communiste » ; Macron serait-il un nouveau Kérenski de compétition municipale ?

" Emmanuel Macron fait mine de découvrir le rôle de l’État et des services publics ! Cette crise sanitaire révèle en fait tout ce qui nous manque pour faire face à une telle pandémie : une industrie puissante, des services publics et un État forts avec des marges budgétaires pour agir. Le capitalisme a considérablement réduit le rôle de l’État, affaibli nos services publics et en même temps encouragé la délocalisation des entreprises, notamment dans la production de médicaments. Il faut donc rompre avec ces logiques d’austérité et de rentabilité financière, et préparer dès maintenant un nouveau modèle économique, social, écologique. L’idéal communiste est plus que jamais d’actualité. Nous voulons une société dans laquelle l’État joue tout son rôle, avec des services publics renforcés et une vie démocratique rénovée jusque dans les entreprises, avec de nouveaux pouvoirs pour les salariés. Par la relocalisation de notre industrie, nous devons retrouver la maîtrise des grands secteurs stratégiques du pays, aujourd’hui vendus au privé, relancer la recherche, bref, retrouver notre souveraineté économique. Chaque citoyen doit être protégé tout au long de sa vie, de l’école jusqu’à la retraite, avec un travail et un salaire digne. Chacun doit pouvoir trouver sa place dans la société. L’être humain, c’est la priorité ! »

Au secours ! Vite ! Relire l'Etat et la Révolution de Lénine !17

Proches de la secte PCF, seize gangs politiques et syndicaux ont lancé une pétition le 27 mars pour préparer un « Jour d’Après » démocratique, écologique, féministe et social. Et demander plusieurs mesures immédiates gaullistes et staliniennes en faveur de l’intérêt général national et d'un redémarrage plus sain de l'économie capitaliste. Il est fort improbable ce nouveau front populiste.

et malgré LE CHAOS AMERICAIN

Curieusement nos médias antiracistes ne soulignent pas que les nombreux morts de prolétaires américains sont des noirs... des zones déshéritées là-bas aussi, ni l'affolement caché de l'Etat américain sous les pitreries de Trump. L'OBS décrit un chaos qui n'est pas répercuté par la presse française focalisée sur sa nation et ce n'est pas rassurant du tout même dans l'hypothèse optimiste à court terme de sauvetage de l'économie capitaliste par le meilleur docteur Tant mieux.

«  (…) Mais le plus choquant, cette semaine, ce ne sont pas les chiffres. Ce sont les images de foules, en Floride, se pressant et se bousculant au mépris de toute précaution sanitaire pour s’inscrire comme demandeurs d’emploi. A Hialeah, le 7 avril, les gens ont commencé à faire la queue à 6 heures pour recevoir, à partir de 11 heures, des formulaires d’inscription au chômage. Impossible ou presque, en effet, de s’inscrire par téléphone, les services du Travail sont totalement débordés. Scènes de chaos, de désespoir, certains sont au chômage depuis déjà un mois. Dans toute l’Amérique, les mêmes scènes se répètent : où est l’aide ? Où est l’argent ? Les services de l’emploi de Floride sont
particulièrement déglingués, il faut dire que le gouverneur – un protégé de Trump – n’a tenu aucun compte d’un audit lui signalant le problème l’an dernier.
L’Illinois et New York sont les Etats où les premiers versements des indemnités de chômage « coronavirus » (600 dollars supplémentaires par semaine, grâce à la loi de sauvetage de l’économie) viennent tout juste d’être effectués. Et encore, c’est seulement parce que ces deux Etats ont décidé d’avancer l’argent. « Le gouvernement fédéral dit qu’il nous remboursera, mais c’est dès maintenant que les gens ont besoin d’avoir cet argent dans leurs poches », a indiqué Andrew Cuomo, le gouverneur de New York. Pour des millions d’Américains, chaque jour sans argent les rapproche du précipice »18.
Plus phénoménal, c'est dans la principale puissance économique de la planète que malgré une épidémie qui ne cesse de gagner du terrain dans ce continent (déjà plus de 500 000 infectés) quelques Etats refusent d'ordonner aux habitants de se confiner. Et préfèrent appeler à des prières !
La palme de l'irresponsabilité criminelle peut être attribuée au principal Etat du monde capitaliste, et une grande insurrection de masse pourrait bien être une première réponse du prolétariat à un tel cynisme digne du sadisme nazi. C'est une prévision de ma part, pas une prédiction sûre, et surtout pas une prédiction de prédicateur.

Au Moyen Orient, les prières ne suffisent pourtant pas. La pandémie qui frappe de plein fouet les économies des pays arabes tombe au moment où la chute du prix du pétrole pousse les pays du Golfe à expulser les immigrés arabes des pays pauvres. Et cette fois-ci, les États arabes riches ne pourront pas aider les États pauvres. La bourgeoisie kowetienne a pris de cours nos fachos européens : « les immigrés contagieux, on n’a qu’à les jeter dans le désert ! ». En Turquie et en Syrie le virus se répandra comme une traînée de poudre quand on sera encore en train de se disputer sur le docteur Raoult et sur le besoin de déconfinement urgent en France. Au chapitre de la prévision aléatoire, un journal israélien semble se réjouir du fait que la crise économique pourrait entraîner l'effondrement de nombreux Etats arabes.

3. Il ne suffit pas que ceux d'en haut ne sachent plus, il faut que ceux d'en bas ne puissent plus les supporter

Macron est mal en point, mais il n'y a personne pour le remplacer, ou alors il n'y a que la mère Le Pen !
Ce radotage hexagonal a le don de m'irriter, comme cette autre objection de mon contradicteur « économiste » : « comment produira-t-on ? ». Affirmer « qu'il n'y a personne d'autre » vient conforter la morgue du pouvoir comme prime à la dominance par défaut. Qu'est-ce qui autorise une telle vacuité politique ? La dictature de ce qui existe ? L'adoubement éternel des élites ? La situation française ? Les fleurs printanières ?
La seule source légitime de l'autorité politique est le savoir. Telle est l'une des thèses fondamentales de la pensée politique de Platon. Mais quel savoir l'homme politique doit-il posséder pour gouverner ? Sur qui s'exerce-t-il ? Quelles sont les modalités de son action ?
Le pouvoir peut-il simplement s'exercer par la contrainte ? Imagine-t-on que la réussite du confinement actuel serait due à ce petit nombre de gens armés et en uniforme s'il n'existait pas un consentement volontaire à cette servitude sanitaire par les millions de concernés ?
Platon répond en attribuant au politique une posture : celle du royal tisserand, attentif à préserver le tissu social de la moindre déchirure, le principal risque étant l'attraction du semblable par le semblable et la haine de celui qui est différent et étranger. Hélas Platon ignorait la lutte des classes, ou ne pouvait voir un « reflet » dans les castes antiques de ce qu'elle est devenue à l' époque moderne. Platon peut être remisé au musée de la philosophie. Tant de régimes se sont succédé depuis, féodal, dictatorial, capitaliste démocratique ou pas, etc.
La vieille philosophie politique qui prenait ses racines chez les Grecs, à la quête du meilleur régime et du souverain impartial, laisse place à des réflexions d’une tout autre nature et qu’on peut appeler idéologie d'Etat. Les expériences révolutionnaires du début du XX ème siècle, en premier lieu Octobre 17, ont mis fin au savoir bourgeois sur la question de la gouvernance de la société.
Lénine avec son intelligence hors pair de la « distanciation sociale » a eu plusieurs formules surprenantes, et celle-ci est particulièrement frappante : « Il ne suffit pas que ceux d'en bas ne veuillent plus, il faut aussi que ceux d'en haut ne puissent plus »19. Mais il y a plus intéressant encore, et personne ne semble s'en être aperçu, ni même le discuter : AUCUN GOUVERNEMENT DANS L'HISTOIRE N' A ETE ELU AU SUFFRAGE UNIVERSEL. Evident comme le nez au milieu de la figure. La Convention de 1792 est élue par 10% de la population, mais c'est elle qui désigne en second lieu le Comité de salut public qui fait office de gouvernement incontrôlable, avec des pouvoirs illimités. En 1871, insurgée contre le gouvernement de Thiers, désigné par la bourgeoisie sans être contrôlé par le peuple, c'est le Comité central de la Garde nationale qui fera office de gouvernement sans besoin d'en passer par des élections. "la Commune a été critiquée par certains de ses propres propres membres et de la base de ses partisans pour avoir fonctionné en pratique beaucoup trop comme un gouvernement ordinaire. Reclus a été très critique sur la gouvernance communarde : « Il n'est pas de fonctionnaire de village qui ne se prenne pour un petit empereur ». C'est Georges Sand qui déplora que le Conseil communal (soumis pourtant au CC de la Garde nationale) fût mené surtout par des déclassés petits bourgeois. Lénine passe pour un anarchiste, et sans connaître toutes les critiques sur les errements de la Commune de 1871, il a cette formule étonnante pour un marxiste orthodoxe - « Il ne faut au prolétariat qu'un Etat en voie d'extinction, c'est-à-dire constitué de telle sorte qu'il commence immédiatement à s'éteindre et ne puisse pas ne point s'éteindre » (il supposait cela dans le cadre d'une globalisation communiste) – alors qu'une fois au pouvoir le parti bolchevique s'y est éternisé.

Comment ne pas penser bien évidemment à l’accusation fallacieuse subséquente de « révolution prématurée » par les mencheviques contre les bolcheviques ? Mais on est loin de la tentative communarde où Rosa Luxemburg trouva tous les défauts d'une lutte prématurée, comme Marx avant elle : « Cette objection révèle une série de malentendus quant à la nature réelle et au déroulement de la révolution sociale. Premier malentendu : la prise du pouvoir politique par le prolétariat, c'est-à-dire par une grande classe populaire, ne se fait pas artificiellement. Sauf en certains cas exceptionnels tels que la Commune de Paris, où le prolétariat n’a pas obtenu le pouvoir au terme d’une lutte consciente, mais où le pouvoir lui est échu comme un bien dont personne ne veut plus – la prise du pouvoir politique implique une situation politique et économique parvenue à un certain degré de maturité ». La dernière partie de sa démonstration n'est pas très claire et reste assez « menchevique », comme si l'on devait s'attendre à une sorte de légalité historique, comme nos carabins incapables récusant toute médecine urgentiste. Tant pis si je me mets à dos ses adorateurs ou les insignes féministes bourgeoises, Rosa a des mollesses toutes féminines parfois, ce qui n'ôte rien à son extraordinaire intelligence ; je ne conçois pas une femme dirigeant une insurrection ni général d'armée20.
Ce qui nous amène à la gestation du « gouvernement bolchevique », à l'affreux « coup d'Etat » et à dépoussiérer une vieille habitude même chez nos maximalistes de se boucher les yeux par culpabilisation aléatoire de Big Brother démocratie. Le pouvoir d'en bas s'était déjà imposé via l'autorité croissante du Soviet de Petrograd. Celui-ci contrôlait l'armée, les usines et les voies ferrées et avait le soutien des ouvriers, ce qui fit de cette période une période de cohabitation, bien que le Soviet ait initialement soutenu le gouvernement provisoire. Mais le gouvernement Kerenski s'affaiblissait chaque jour au point qu'il fût tenté de le renverser par les troupes de Kornilov. Le putsch de Kornilov c'est bien le coup d'Etat par excellence, et on l'oublie volontairement pour stigmatiser un horrible coup d'Etat « blanquiste » de la part du parti bolchevique, parce que le comité militaire mené par Trotski n'a pas pris le temps de lancer une campagne électorale pour obtenir une majorité d'électeurs pour faire barrage aux fachos de Kornilov ! Trotski a été pourtant le docteur Raoult de l'époque. Dans l'urgence on ne va pas demander à monsieur tout le monde ou à un comité de sachants si c'est bien ou si c'est mal21. Composé à la va vite, mais aussi avec des membres d'autres partis socialistes, il est prévu que le nouveau gouvernement nommé « commissaires du peuple » des Lénine et Trotski dure provisoirement jusqu'à la dissolution de l'assemblée constituante russe. Laquelle sera dissoute un peu trop rapidement, mais ce n'est pas grave, la question du pouvoir résidant surtout dans l'hégémonie des Conseils ouvriers ; et au II ème congrès des Soviets les bolcheviques sont élus majoritairement . Marc Ferro, pas encore starlette reconnue de la télé, relativise dans un de ses anciens livres cette « prise de pouvoir » encore (en tant qu'historien lucide) dans le contexte d'ébullition révolutionnaire où, comme avec le coronavirus, il y a urgence à centraliser la société si on ne veut pas être envahi par les armées ennemis et décimé par la faim. Lénine n'est pas Macron, il n'attend pas un mois pour laisser crever les gens ou attendre un brevet de méthode deux ans après !
« ...les bolcheviks accomplissaient par priorité après six mois de lutte et de tergiversations ce que les classes populaires demandaient : que les chefs militaires, les propriétaires, les riches, les prêtres et autres « bourgeois » soient définitivement expulsés de l’Histoire. Par contre, il est indéniable qu’en participant à l’insurrection et en aidant les bolcheviks à prendre le pouvoir, les soldats, ouvriers et marins croyaient que le pouvoir passerait aux Soviets. Pas un instant, ils n’imaginaient que les bolcheviks, en leur nom, garderaient ce pouvoir pour eux tout seuls, et pour toujours". Lénine se dédie, du fait des circonstances, et sa promessed'un Etat qui s'éteigne immédiatement après la prise du pouvoir, que je vous ai rapporté plus haut, avait été écrite un peu rapidement, et mal réfléchie. Qu'on imagine s'il l'avait appliqué?! Les russes blancs financés par l'Entente auraient immédiatement repris le pouvoir. Il n'y a donc aucun reproche à faire à Lénine pour ce maintien, tout le problème a été que la révolution s'est rétrécie et n'a pu s'internationaliser, en partie à cause de la grippe espagnole. Imaginez qu'on dise "Macron aurait dû laisser gouverner son comité des sages"! Raoult aurait été en prison et on entendrait encore l'idiot Salomon ânnoner que les masques sont inutiles pour les bipèdes sans blouse blanche. Macron doit-il être considéré comme un putchiste représentant d'une minorité de comploteurs ? 22
Pierre Villon est le seul à ma connaissance à avoir dévoilé le vrai déroulement du présumé "coup d'Etat", qui n'est qu'un renversement de l'Etat bourgeois et pas un vulgaire putsch, et c'est assez simple en fait en période révolutionnaire: "L' "organisation militaire" du parti va forger le fer de lance du coup d'Etat; elle est dirigée par Trotski, Antonov-Ovsienko (joueur d'échecs comme Lénine, mathématicien), Dybenko (chef des marins) et quelques autres tacticiens de premier ordre. Leur plan est de s'emparer des services techniques du gouvernement, des points stratégiques de Pétrograd. Un coup d'Etat réussi, selon Trotski, c'est "un coup de poing à un paralytique". Une troupe d'assaut de mille hommes suffira à l'exécution du plan, car, dit Trotski, "Ce qu'il nous faut, ce n'est pas la masse des ouvriers, des déserteurs et des fuyards, c'est une troupe de choc. Les masses ne nous servent à rien; un epetite troupe suffit". Les événements de juillet l'ont rendu méfiant vis à vis des masses compactes, malhabiles et lentes".
Nul doute que si les gilets jaunes avaient été les représentants d'une classe fondamentale comme la classe ouvrière, avec des animateurs intelligents, instruits de l'histoire sociale et politique, donc avec un parti politique déterminé, la journée qui a fait trembler le palais de l'Elysée aurait pu être un coup de pied à un paralytique. Et cela a été dit oar un CRS, dans un langage moins instruit que le mien.

Lénine consacre immédiatement la réussite de l'insurrection de manière flamboyante:

"Le Soviet de Petrograd publie un appel que Lénine avait rédigé d'avance. "Le Gouvernement provisoire est déposé. Le pouvoir d'Etat ets passé à l'organe des Soviets des députés ouvriers et soldats de Petrograd: le Comité militaire révolutionnaire. Il est à la tête du prolétariat et de la garnison de Petrograd. Proposition immédiate d'une paix démocratique, abolition de la propriété foncière seigneuriale, contrôle ouvrier de la production, création d'un gouvernement soviétique, pour lesquel a combattu le peuple, sont assurés? Vive la révolution ouvrière, militaire et paysanne".

La révolution de 1917 reste à jamais une révolution prolétarienne pas une révolution féminine ou antiraciste. On devra garder, au niveau de la distanciation politique des trahisons incessantes, la néfaste persistance des bâtards du trotskisme à salir ou amoindrir la portée politique de la grande révolution phare pour le prolétariat moderne. En une du journal de la secte PCF, tenu à flot par des prébendes patronales, on lit un article de Jean-Jacques Marie: "Octobre 17, une révolution féministe": "Sous l’impulsion d’Alexandra Kollontaï, d’Inessa Armand, de Concordia Samoïlova et d’autres militantes, le gouvernement bolchevique promulgue en particulier une batterie de mesures pour favoriser l’émancipation des femmes. Dès les premiers mois de la révolution, les bolcheviques au pouvoir prennent les mesures démocratiques que le gouvernement provisoire avait ignorées, à la seule exception du droit de vote accordé aux femmes dès juin 1917. Le gouvernement bolchevique, dans lequel Alexandra Kollontaï est nommée commissaire du peuple à la Protection sociale, affirme sa volonté de créer un réseau de crèches, de jardins d’enfants, de laveries et de cantines pour libérer les femmes des tâches domestiques. Il décide la non-ingérence de l’État et de la société dans les relations sexuelles entre individus et supprime les peines de prison pour homosexualité. La guerre civile achevée, il engage une lutte titanesque pour liquider l’analphabétisme, alors que plus de 80 % des femmes sont analphabètes ».
Globalement c'est vrai et les hystériques dénonciateurs de la « terreur bolchevique » ont passé cela à la trappe, mais c'est au service de la mièvrerie idéologique du résidu de parti stalinien, aligné sur la bouillie multiculturaliste et le féministe bourgeois des islamo-gauchistes. Nous n'avons jamais parlé de révolution féministe, en saluant ce que le pouvoir bolchevique a réalisé, mais de révolution humaine (pas cette creuse « mesure démocratique ») parce que émanciper les femmes c'est aussi émanciper les hommes. Jean-Jacques Marie se garde d'ajouter ce qu'est devenu le sort des femmes sous le stalinisme, des bêtes de somme et des forçats de plus en usine pour contribuer à une nouvelle accumulation capitaliste primitive. Le croupion PCF célébrant la révolution « féministe » russe c'est comme Thiers bénissant les Communards.
Lénine traité à l'égal de Mussolini, de Staline et de Hitler par un siècle de bovins académiciens bourgeois a écrit et mis en pratique les si belles choses suivantes, et on ne doit jamais l'oublier :

« Les Soviets, pouvoir des travailleurs, dès leurs premiers mois d'existence, ont accompli dans la législation touchant la femme une révolution radicale. Des lois qui plaçaient la femme dans une condition subalterne, il n'est pas resté pierre sur pierre. Je veux parler des lois qui profitaient de la faiblesse de la femme pour lui faire un sort inférieur et souvent même humiliant, c'est à dire des lois sur le divorce, sur les enfants naturels, sur la recherche de la paternité » (23 septembre 1919)23.
« Pour s'occuper de politique, sous l'ancien régime capitaliste, il fallait une préparation spéciale. C'est pourquoi la participation des femmes à la politique, même dans les pays capitalistes les plus avancés et les plus libres, était insignifiante. Notre tâche est de rendre la politique accessible à toute femme laborieuse »24.

Un autre trotskien, plus subtil, quoique père de l'incrédible NPA, a écrit des choses plus correctes sur cette expérience et sur ses principales leçons : « … le socialisme réduira la journée de travail, élèvera les masses à une vie nouvelle, placera la majeure partie de la population dans des conditions permettant à tous, sans exception, de remplir les "fonctions publiques". Et c'est ce qui conduira à l'extinction complète de tout Etat en général »25. C'est pas demain la veille.

Dans son très oublié et méprisé opuscule, qui est mon livre de chevet, Lénine reprenait le souci ultime de Marx : « En régime socialiste, tout le monde gouvernera à tour de rôle et s'habituera vite à ce que personne ne gouverne ». Prévision ou prédiction, prédestination, projection ? Je n'en sais rien. La disparition de l'Etat pourrait prendre plus de temps que ne l'imaginèrent Marx et Lénine, surtout lorsque l'on vit la pandémie actuelle. Ce serait encore plus catastrophique sans Etat, et ce sera encore pire si les frontières se referment plus longtemps. La question serait pour l'heure : ne faudrait-il pas un Etat mondial pour gérer pénuries de toute sorte, freinage et liquidation de l'expansion des virus. On m'a objecté qu'un Etat mondial serait forcément un Big Brother, ce qui n'est pas entièrement faux. Est-ce que l'extension de l'Etat « provisoire » ne se fera pas petit à petit dans chaque pays avec son remplacement partout pat des communautés humaines « auto-organisées », rompant toute distanciation sociale et faisant circuler informations et moyens de guérir.

Dans mon livre sur l'Etat et la transition au socialisme en 2008, j'écrivais : Lénine a pu prêter à sourire en disant que la femme de ménage pourrait gérer « l'économie dans son ensemble » comme elle entretient sa batterie de cuisine26. Cette proposition du Lénine à la veille de la prise du pouvoir de faire gérer l’Etat par la femme de ménage, métier plus honorable que celui d’intellectuel de gouvernement, n’est pas à prendre au pied de la lettre. C’est une formule polémique qui signifie bien que la gestion étatique pourrait être assumée par les travailleurs d’en bas. La gestion de la femme de ménage en tant que telle implique de prévoir la commande d’un nombre donné de serpillières et de paquets de lessive non d’ordonner et approvisionner la société mondiale. Les femmes de ménage ont bien été présentes au Kremlin, mais dans la même fonction.
Cette allégorie à la femme de ménage, si méprisée elle aussi, comme nous tous les maximalistes, ne doit pas valider la théorie fétichiste des conseillers d'extrême droite des gilets jaunes ou des bateleurs de foire gauchiste qui parodient le slogan communard avec le fétichisme autogestionnaire promis aux masses (comme on a fait le tour pendable du "citoyen électeur")- «éligibilité et révocabilité » traduit en « consultation permanente » - tout le monde ne peut pas décider et faire la même chose à n'importe quel moment. Imaginez Macron faisant en ce moment un référendum pour savoir si le docteur Raoult a raison ou lors d'un tremblement de terre, un gilet jaune aviné exigeant que soient tenues des assemblées décisionnelles chaque jour pour décider de tous les détails du sauvetage. C'est pareil que pour l'insurrection, pas besoin de démocratie autogestionnaire ou de gentils débats pour prendre son temps, il faut agir et vite, un point c'est tout. L'urgence c'est un acquis bolchevique !

Pourquoi ai-je procédé à ce rappel de l'expérience éblouissante et décevante en Russie l'année où est née ma mère ? Mais simplement pour montrer qu'il n'y a pas besoin d'avoir fait l'ENA pour gouverner, prendre le pouvoir. Lénine avait raison de constater que l'Etat peut se gérer comme la Poste, quand on voit en plus le nombre de crétins insondables qui règnent dans cette administration (en voie de disparition comme telle). Marc Chirik aimait à rappeler que Trotski, mathématicien de formation, n'avait que son bac.Il n'avait jamais été à l'école militaire mais fût un des généraux les plus compétents et les plus humains. Il fût capable de monter à cheval et de montrer l'exemple à la troupe en débandade pour se porter au front. Plus populaire et aimé que Lénine, il fût longtemps admiré par les foules ouvrières. C'est pourquoi, on ne le dit jamais, Staline maintint à ses côtés, après l'élimination (physique) de Trotski, le pâlichon Kalinine, mais qui, avec sa barbiche servit de clone, faisant croire, même au niveau international, que le brillant et courageux Trotski était resté à la tête de l'Etat « prolétarien ».
Enfin, une femme de ménage, c'était le cas de ma mère, j'en ai été témoin, sait bien mieux gérer son budget en période de marasme économique que notre Etat bourgeois si dispendieux, sans penser à l'énorme dette qui va lui retomber sur la gueule au bout d'un temps certain.


Marx avait prédit ou projeté la possible implosion du capitalisme... ou pronostiqué, je ne sais plus.

Marx pense que le sens de l'Histoire est à terme inéluctable, et qu'elle aboutit toujours à une troisième étape, critique, de restructuration sociale. Les rapports de production finissent tôt ou tard par être contestés, par ne plus être adaptés au développement, par être insupportables pour une part importante de la population : les structures de la société, qui paraissaient immuables, doivent alors changer radicalement. Mais Marx a dit pire. La bourgeoisie, dans sa longue histoire, a fait surgir une nouvelle classe sociale, le prolétariat moderne, c'est-à-dire la classe de tous ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre, et dont les intérêts entrent directement en conflit avec ceux de la bourgeoisie, comme nous le révèle précisément l'actuelle apocalypse sanitaire. Marx estime que de toutes les classes existantes dans la société moderne, seule la classe ouvrière est réellement capable de transformer la société, et j'ajouterai la seule capable de livrer la nourriture et de soigner les malades.
Depuis des décennies tant de cire-pompes, de larves de Big Brother globalisation et de curés des migrations planétaires l'avait enterrée dans le vague populisme27. Cette classe ouvrière se serait amoindrie progressivement, ne représentant plus qu'une faible part du secteur secondaire dans les pays avancées. Ce prolétariat d'en bas, un peu moins nombreux que sa partie en cols blancs, du secteur tertiaire éparpillé dans les différent corps de métiers dits « invisibles », est apparue soudain primordial et essentiel à la reproduction de la VIE . Cette partie du prolétariat ne s'est pourtant pas fâchée au niveau qu'on aurait pu souhaiter mais son sacrifice va être une source d'inspiration dangereuse contre l'ordre dominant si infecté qu'il tente de faire croire qu'il peut être soigné si toujours les mêmes, ceux d'en bas, les sans-diplômes, les précaires à vie, se sacrifient éternellement. Enfin pour porter l'estoc à notre ami économiste, qui m'objectait "quelle production et qui en décidera?" Eh bien, mon vieil ami, les masses selon leurs besoins. Oui il faut faite confiance aux masses comme n'a cessé de le répéter Rosa Luxembourg, pas tout le temps, elles ont des faiblesses et du retard à l'allumage aussi, et c'est pourquoi il y a besoin de partis homogènes, avec un programme cohérent, partis pour la pouvoir des masses, pas pour gouverner à leur place. Les minorités lilliputiennes qui sont sur cette position sont et seront certes incapables de s'unir et de renouveler la théorie because leurs sectarismes et radotages. Ce n'est pas grave, comme nous l'avait dit Marc Chirik: "tant pis si vous n'êtes pas capables de vous hausser à la hauteur de la tâche, d'autres vous remplaceront de toute façon". 
 Les masses ont besoin du parti de la mémoire, et elle ont surtout une capacité qui échappe aux sachants, elles sont capables d'inventer de nouvelles formes de gestion de la vie et d'innovations qui sont révolutionnaires et étrangères aux rigides codes de loi constitutionnelle.

NOTES


1On peut savoir gré à tel gouvernement de ne pas dire tout ce qu'il sait pour ne pas affoler la population, prise en général pour catégorie imbécile et moutonnière, mais s'interroger. Douste-Blazy, que personne ne prenait au sérieux, est apparu plus conscient que ses confrères suce-boules de la « vérité mensongère d'Etat », mais il nous en a livré une bonne. Chirac se serait inquiété d'une possible attaque épidémiologique par le terrorisme islamiste, et des possibilités de l'Etat français d'y répondre...
3Les médecins généralistes de terrain étaient bafoués. Jeudi 26 mars, un décret autorisait les médecins hospitaliers à prescrire de la chloroquine aux patients qu'ils estiment en avoir besoin. Dès le lendemain, ce Vendredi 27 mars, le gouvernement a fait marche arrière en modifiant ce décret en compliquant et restreignant l’usage de la chloroquine aux cas les plus graves, c’est-à-dire aux cas pour lesquels elle ne peut plus rien !
4Consulter le site ACRIMED qui conserve précieusement les vilenies, coucheries et veuleries de tous les lèche-bottes d'Etat.
5La palme de l’obscénité est revenue au suce-boule de tous les régimes, le triste Alain Duhamel (un journaliste qui squatte les plateaux télé depuis au moins 40 ans), citons le à propos du professeur Raoult à qui son maître a été serrer la paluche : « Il est un peu déséquilibré accessoirement psychiquement ». Macron serait-il contaminé par le virus du déséquilibré ?
6Cf. l’article de Jean Dominique Michel (Anthropologue de la santé): « La plupart des gens ne savent pas il est vrai que
nous vivons dans un monde où le système de santé est en état de corruption systémique. La recherche est massivement manipulée par les pharmas, qui infiltrent de surcroît les gouvernements, les parlements et les instances de contrôle comme l’agence de surveillance des médicaments.  Les conflits d’intérêts, trafics d’influences et logiques criminelles en sont la marque de fabrique. »

7En particulier le groupe de crétins qui lui a conseillé d'organiser le premier tour des municipales, qui a vraiment « éliminé » certains candidats âgés. On m'objectera que le mouvement des gilets jaunes avait comme leaders, d'ailleurs informels, des illettrés comme Drouet, mais cela ne m'étonna pas, ce mouvement non issu du prolétariat, méritait ce type d'âne qui a fini en appelant à créer une nouvelle mafia syndicale. Le mouvement révolutionnaire prolétarien n'a pas besoin et pas le droit d'être conduit par des ignorants ou ces gens qui cultivent l'ignorance sans savoir où ils vont. Le journaliste beauf Pascal Praud, s'en prenant à la dérangeante Elise Lucet dont les émissions sont du domaine de la vraie investigation, marque toujours sa servitude aux élites : « Critiquer les élites, c'est ça le populisme », lui a-t-il crié dessus. Ses collègues ont répercuté dans la page actualité de Kadaza : « Praud recadre Elise Lucet ».
8Employé à l’origine dans un contexte astronomique, pour désigner le retour d’un astre après le parcours de son orbe, le mot « révolution » est progressivement passé de son sens spatial à un sens chronologiquesignifiant alors la fin d’un temps (ce qui est révolu) –, puis à un sens historique, pour exprimer les mutations des gouvernements et des sociétés. Du ciel à la terre, de l’espace au temps, du calme à la violence, le terme « révolution » a connu de multiples vicissitudes.
9Ce qui n'a rien à voir avec le catastrophisme écologique du situationniste de Riesel, moderniste marginal.

10Dans son Dictionnaire des idées reçues, Flaubert moque un empilement politico-scientifique à propos de la question des générations spontanées : « Génération spontanée : idée de socialiste. » Temps évolutionniste et temps révolutionnaire (Michelet, Flaubert, Zola) cf. Juliette Azoulai. https://journals.openedition.org/aes/907
11Ibid.
12Patrick Tort, commentaires et notes sur Anton Pannekoek, Darwinisme et marxisme, Paris, Éditions Arkhê, 2011.
13Sur la « prévision » de la guerre mondiale par le marxisme, lire l'article « Marx Engels et la guerre » de Robin Goodfellow : « Les communistes ne sont pas dogmatiques, au sens où ils nieraient   la  réalité  historique  au  profit  de   dogmes intangibles,  et  dès lors que l'histoire à  pris  une  voie déterminée,  ceux-ci doivent la reconnaître et travailler  à de  nouvelles  prévisions en vue du  futur  révolutionnaire. (…) Engels  continue  en marquant  l'actualité  de  ces prévisions  de nouvelles précisions qui se vérifieront  avec exactitude en 1914:  « Et  ne voit-on pas  quotidiennement,  suspendue  au- dessus  de notre tête, telle l'épée de Damoclès,  la  menace d'une  guerre, au premier jour de laquelle tous les  traités d'alliance  des  Princes s'en iront en fumée?  D'une  guerre dont rien n'est sûr que l'absolue incertitude de son  issue, d'une guerre de races qui livrera toute l'Europe aux ravages de  quinze  à vingt millions d'hommes armés; et si  elle  ne fait  pas  encore rage, c'est uniquement parce que  le  plus fort  des  grands Etats militaires est pris de  peur  devant l'impossibilité absolue d'en prévoir le résultat final ». Mais RG fait dans l'apologie exagérée, Marx et Engels se sont gourrés tant de fois.
https://www.robingoodfellow.info/pagesfr/archives/rimcfr/Rimc1213_2.htm
14Cf. Karl Popper et la théorie du chaos.
15C'est à cette époque que Lénine se moque du slogan syndical « lutte pour nos enfants » : « La spontanéité des ouvriers séduits par cet argument qu'une augmentation, même d'un kopek par rouble, valait mieux que tout socialisme et toute politique, qu'ils devaient "lutter en sachant qu'ils le faisaient, non pas pour de vagues générations futures, mais pour eux-mêmes et pour leurs enfants" . Les phrases de ce genre ont toujours été l'arme préférée des bourgeois d'Occident qui, haïssant le socialisme, travaillaient eux-mêmes à transplanter chez eux le trade-unionisme anglais, et disaient aux ouvriers que la lutte uniquement syndicale est une lutte justement pour eux et pour leurs enfants, et non pour de vagues générations futures avec un vague socialisme futur."
16Toutes ces leçons de la dure polémique dans la II ème Internationale au début du siècle, Lénine les tire génialement dans son superbe ouvrage non achevé, juste à la veille de la grande révolution de 1917 : L'Etat et la révolution.
17Ou « Dans quel 'Etat' est la révolution ? » de Jean-Louis Roche.
18https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200409.OBS27301/16-5-millions-de-chomeurs-en-plus-en-trois-semaines-cette-amerique-qui-souffre.html#xtor=EPR-2-[ObsActu17h]-20200409. Les chiffres de l'endettement s'aggrave tous les jours. « Mercredi 8 avril, les grands instituts économiques du pays ont donné l’état des lieux des dommages à attendre. Selon leurs derniers pronostics, l’Allemagne devrait subir une récession de près de 10 % au deuxième trimestre, soit le plus important recul jamais enregistré sur trois mois depuis la seconde guerre mondiale. Une secousse deux fois plus forte que celle de la crise économique et financière de 2008-2009. Dans le cas d’un retour progressif à la normale après la fin du confinement, la récession serait de 4,2 % en 2020. Sous l’effet d’un fort rattrapage, la croissance en 2021 atteindrait 5,8 %, prédisent les instituts. Tout cela à condition que l’activité reprenne progressivement… dès le 20 avril ».

19On lit ceci dans la Maladie infantile : «Pour que la révolution ait lieu, il ne suffit pas que les masses exploitées et opprimées prennent conscience de l’impossibilité de vivre comme autrefois et réclament des changements. Pour que la révolution ait lieu, il faut que les exploiteurs ne puissent pas vivre et gouverner comme autrefois. C’est seulement lorsque « ceux d’en bas » ne veulent plus et que « ceux d’en haut » ne peuvent plus continuer de vivre à l’ancienne manière, c’est alors seulement que la révolution peut triompher ».
20Sur la Commune, j'ai réalisé sur ce blog en 2016 un très long article, presque un livre, qui balaye les fables staliniennes et anarchistes : « La Commune et ses petits branleurs » https://proletariatuniversel.blogspot.com/search?q=commune+de+paris
21Je me suis toujours méfié des léninistes purs et durs, et des bordiguistes intransigeants comme le GCI ou Claude Bitot ; ils tournent tous casaques à un moment donné conformément à leur attitude dogmatique, ils sont pour la plupart devenus des ennemis acharnés des leçons bolcheviques d'Octobre 17 ; les plus ridicules ont été les gens du GCI, éditant une revue au titre contre-indiqué - « Communisme », aussi étrangère au camp du prolétariat que la simili « guerre de classe » de l'aventurier Cousin. Dans un numéro spécial – Le léninisme contre la révolution – bourré de préjugés anarchistes, ils s'indignent que les bolcheviques aient cessé de « mener la guerre révolutionnaire pour s'établir en nouveau gouvernement ». Un raisonnement kornilovien quoi.
22Lire : https://www.erudit.org/fr/revues/liberte/1967-v9-n5-liberte1027672/29594ac.pdf . Certains seront gênés que je fasse ici référence à l' article de Pierre Villon, un élément entré au PCF en pleine stalinisation (1932), mais cet intellectuel qui allait être un des trois dirigeants de l'insurrection parisienne, est intéressant dans son analyse d'une péréparation "léniniste", il montre que le comité de libération nationale s'est calqué carrément sur l'insurrection bolchevique, ce qui lui a permis de réussir mais pour se mettre au service du bourgeois De Gaulle.
23Bémol lors d'une ultérieure commémoration : Ce même jour, le 8 mars 1921, le pouvoir d'Etat « prolétarien » commence un bombardement aérien sur la population pacifique de Kronstadt. Communiqué du Comité Révolutionnaire Provisoire de Kronstadt, via radiotélégramme : Kronstadt libérée parle aux ouvrières du monde entier : Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde ». Les trotskiens préfèrent en général squizzer les hauts faits d'armes du général Trotski sur ce pénible signe de déclin de l'expérience même pas communiste.
24Sur le plan sexuel Lénine n'était pas un Casanova comme moi : « « L'amour libre « Cela n'est pas vraiment un problème prolétarien mais une revendication bourgeoise ». Lénine à sa seule amante française Inessa Armand. Par contre il serait de mauvais conseil à notre époque de capitalisme ayant réalisé complètement l'accumulation primitive, avec nos dizaines de millions de chômeurs, en passe d'obtenir le RMU, en leur répétant : « Celui qui ne travaille pas ne doit pas manger »

26 Les partisans de l’Etat « prolétarien » dans le débat du CCI en 1977 étaient quasiment tous des anarchistes refoulés, et le sont restés. Et ont tous fini par vilipender Lénine avec les radotages des historiens bourgeois.
27Le suivi jouissif des vilenies les larbins des médias est méticuleusement noté ici :
https://www.acrimed.org/Covid-19-les-editocrates-serrent-les-rangs. Dans trente ans, alors, on pourra débattre à armes égales. Florilège : https://www.acrimed.org/Au-nom-du-pluralisme-taisez-vous. Plus interview du fondateur Henri Maler: https://www.youtube.com/watch?v=krKi0RNMxgU Maler