"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

samedi 3 janvier 2026

Palestine, Iran, Venezuela : Superficialité et radotages marxistes

 

QUE FAIRE BORDEL?

MAIS QUOI FAIRE BORDEL ?

Le bla-bla d'une secte maximaliste attendant l’émergence d’une vague révolutionnaire internationale. (ou le bon dieu sans confession)

« Dans la famille, l'homme est le bourgeois ; la femme joue le rôle du prolétariat »

« Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience ».

« Le domaine de la liberté comme,ce là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité »

MARX

« Par lui-même, le mouvement ouvrier spontané ne peut engendrer (et n’engendre infailliblement) que le trade-unionisme); or la politique trade-unioniste de la classe ouvrière est précisément la politique bourgeoise de la classe ouvrière. La participation de la classe ouvrière â la lutte politique et même à la révolution politique ne fait nullement encore de sa politique une politique social-démocrate ». Lénine (Que Faire ? 1902)

«  Même les sociétés industrielles d'Occident connaissent le péril créé par la conjonction d'experts déçus et de diplômés aigris », « il suffit d'énumérer les situations dans lesquelles les diplômés se sont retrouvés frustrés pour retrouver les conjontures révolutionaires du XX ème siècle ». Raymond Aron


Une drôle de nouvelle année qui commence sur les chapeaux de roue : Pouine qui traite les européens de porcs, la tragédie en Suisse, la révolte populaire en Iran, le rapt du dictateur Maduro. Pour ceux qui l'ignore, la guerre n'est pas en passe de devenit mondiale, elle est une guerre pour le contrôle du pétrole, lequel a été décisif pour défaire l'impéralisme allemand en 1945.

Et toujours le prolétariat absent de la scène mondiale.On peut le déplorer ou s'en réjouir mais le degré zéro de la politique, en France en particulier, n'est pas atteint seulement par les pitoyables députés et le président mais aussi par nos sectes maximalistes qui radotent marxiste avec toujours le même bla-bla (affligé de cette stupidité : la guerre serait irrationnelle) à défaut d'approfondir et prévisions de plus en plus lointaines. Le vide sidéral d'une réelle compréhenson de la période qui va s'aggraver évidemment cette année est prticulièrement « lisible » dans un article sur le site du CCI : « Le soutien à la « Palestine libre » est un piège pour désarmer le prolétariat ». Outre l'aspect généraliste et universel du titre en voici le résumé encore plus confondant et simpliste :

« Dans un article précédent sur les manifestations pro-palestiniennes en Italie, nous avons dénoncé le piège de la bourgeoisie destiné à détourner l’indignation que suscitent les massacres à Gaza vers un soutien nationaliste à la Palestine, c’est-à-dire à l’État palestinien et à la classe dominante palestinienne qui est en guerre, avec ses alliés iraniens notamment, contre une bourgeoisie concurrente, celle d’Israël. Contre la guerre et le rouleau compresseur du nationalisme, la seule perspective pour le prolétariat, c’est la défense de l’unité et de la solidarité des ouvriers de tous les pays, le refus de l’embrigadement des ouvriers dans une guerre qui n’est pas la leur et où ils sont contraints d’assassiner leurs frères de classe. Cette perspective de solidarité de classe internationale, concrète et vivante, est encore lointaine, du moins n’est-elle défendue, aujourd’hui, que par de petites minorités révolutionnaires. Mais c’est le seul chemin possible pour empêcher la bourgeoisie d’enfoncer la planète entière dans la barbarie du militarisme ».

Formellement le constat est juste, voire indiscutable face aux torrents de manifestations un peu partout et de déclarations outrancières en faveur de la création mythique d'un micro Etat bourgeois impossible et dérisoire face aux confettis d'une Palestine éclatée et martyrisée par le nationalisme juif (qui est d'ailleurs un internationalisme communautariste, et le groupe mère de ce site se garde bien de caractériser ce natiobalisme hébreu, comme le nom de cet Etat, de peur de passer pour antisémite1) ; tout comme en face on affaire à des Etats nationalistes « islamistes » et en Iran surtout, il n'y a pas de jaloux.

Valable aussi de considérer que la revendication d’une Palestine « libre » est le contraire de l’internationalisme prolétarien, c’est un appel à poursuivre la guerre impérialiste. Mais c'est la suite qui devient problématique avec l'exposion d'une sorte de rébus invraisemblable comparé aux affirmations précédentes :

« La tâche des prolétaires est désormais de résister aux attaques contre les salaires et les conditions de travail, et, en politisant leurs luttes, de se constituer en classe, de se préparer à renverser partout l’État de la bourgeoisie en rejetant fermement toute propagande nationaliste. C’est une tâche de longue haleine qui implique que les ouvriers prennent conscience de leurs intérêts et de leur but final, que les révolutionnaires jouent leur rôle dans cette politisation et continuent, même s’ils sont encore minoritaires, de dénoncer sans faillir l’idéologie dominante, particulièrement celle véhiculée par des organisations qui se prétendent ouvrières ou même révolutionnaires, tous les « partis de gauche » de la bourgeoisie ». 

Au lieu de se concentrer sur l'utilisation par toutes les cliques de la gauche bourgeoise et de ses queues petites bourgeoises de l'extrême gauche, on se livre à une explication des émotions face au génocide (mot discutable) où « l'indignation a souvent radicalisé le combat de classe » ( ? tout comme « l'indignation » bourgeoise la pousse à la guerre??). Dis-moi quelle indignation u as et je te dirai qui tu es ! Puis on passe àl'explication, plutôt léniniste extérieure :

« D’un côté comme de l’autre, les prolétaires sont otages d’un conflit impérialiste et victimes, poussés au crime et à la haine les uns envers les autres. Il est alors nécessaire de prendre du recul et ne pas se laisser entraîner dans le piège nationaliste.  C’est évidemment extrêmement difficile à faire pour les prolétaires et les éléments politisés d’Israël et de Palestine car ils sont directement plongés dans la barbarie, sans les armes politiques du prolétariat, sans la solidarité internationaliste de leurs frères de classe des autres pays, pris dans le feu des événements, au milieu des provocations et de la vengeance, de la rage du désespoir et de l’impuissance, dans une ambiance marquée par la mort et l’idéologie de guerre ».

Les prolétaires en Israël sont surtout palestiniens, et il est vrai que c'est plutôt une minorité d'intellectuels israëliens qui sauve l'honneur mais pas l'horreur. Est évoquée l'absence de solidarité internationaliste des prolétaires des autres pays, presque comme un reproche mais s'ils sont réduits, comme nous tous, à la place de spectateurs contrits 'est que quelque chose cloche. C'est loin pour la plupart mais il faut surtout voir que toute véritable soidarité de classe est encore impossible d'abord parce qu'il s'agit là-bas non d'une guerre de classes maisd'une guerre civile orchestrée pas simplement par le nationalisme juif mais par la controntation inter-impérialiste en toile de fond. Ensuite parce que la clase ouvrière internationale ne se conçoit pas comme internationaliste. Internationaliste la classe ouvrière en Russie ? Internationaliste la classe ouvrière en Ukraine ? Prenant pour eux l'accusation de ne rien faire ou de rejetre « la seule solution » d'un Etat palestinien, ils rétorquent :

« Rejeter le terrain de la guerre impérialiste et du nationalisme, ce n’est pas abandonner le combat ! C’est, pour les prolétaires, retrouver les moyens de mener la lutte pour leurs propres intérêts de classe, c’est être en mesure d’acquérir une force énorme qui découle du fait que les prolétaires israéliens et palestiniens ont les mêmes intérêts de classe, qu’ils peuvent dépasser ces divisions imposées par la bourgeoisie ».

Cela ils conviennent que c'est une générakité qui ne coûte pas un sou : « Oui, cette perspective n’est pas réalisable immédiatement. Oui, la classe ouvrière n’a pas encore les moyens de s’opposer frontalement aux massacres ».

Les derniers mohicans bordiguistes pourraient déjà les accuser eux aussi d'indifférentisme. Ils répondent à nouveau que la « gauche du capital » vante le création d'un nouvel Etat (impérialiste?) dans le giron de l'Iran et du Hezbollah mais ils retombent dans le même genre de confusion que publicitaires d'un smili Etat palestinien : «  C’est une classe ouvrière exploitée et qu’on envoie se faire trouer la peau par le Hamas ou une autre fraction « plus présentable » de la bourgeoisie palestinienne tout aussi barbare. Loin de mettre fin aux massacres et d’empêcher le capitalisme de s’enfoncer dans la guerre, les slogans nationalistes en faveur d’une « Palestine libre » ne visent qu’à éloigner les ouvriers de la seule perspective capable de mettre réellement fin à la barbarie capitaliste : la révolution mondiale ». Mais où est la classe ouvrière en Palestine occupée et détruite ? Ce qu'ils cherchent eux aussi avec cet à peu près : « à la périphérie du capitalisme là où la classe peut être plus affaiblie par le poids des sans-travail et des couches sociales intermédiaires ».

Enfin il n'y a plus de lien de cause à effet :

« À travers ces campagnes, la bourgeoisie cherche à empêcher les prolétaires des grandes métropoles capitalistes de développer leur résistance face aux effets de la crise et de l’accroissement du militarisme, marches-pied indispensables vers la politisation des luttes et les grèves de masse seules à même d’apporter un début de réponse aux aventures impérialistes, destructrices et meurtrières de la bourgeoisie. La solidarité de classe internationale est un puissant levier, il est le seul qui puisse donner du répit à la classe ouvrière de la périphérie du capitalisme profondément impactée par la guerre, en attendant l’émergence d’une vague révolutionnaire internationale ».

La campagne pour un Etat bourgeois palestinien « empêche le prolétariat des grandes métropoles de développer leur résistance face aux effets de la crise et à l'accroissement du militarisme « ? La guerre en Ukraine aussi ?

D'abord c'est faux, il y a tant d'autres sujets d'inquiétude (Ukraine, rivalité USA/Chine, insécurité dans les rues, etc.) Tout n'est pas lié à la « question palestinienne » voyez en Iran à l'heure actuelle où la cherté de la vie fait lever les masses, les grèves dont ils prennent connaissance un peu partout. L'utilisation mondialisée de l'horreur à Gaza, par les journalistes d'Etat comme par les agitateurs islamo-gauchistes, comme le drame en Suisse, permettent d'occulter les problèmes de fond, nota le silence sur les drames répétés au front ukrainien. Ensuite et surtout la dénonciation d'Israël (et pas du nationalisme juif) qui fait passer le Hamas pour représentant légitime de la population palestinienne martyrisée, est un élément central de la propagande électorale mélenchonesque pour draguer le vote immigré. La classe ouvrière française ne se sent pasen soi concernée ni n'a envie de mourir pour l'Ukraine. De e point de vue on peut se féliciter de son état de spectateur engagé ; engagé à ne pas se laisser embobiner par le nationalisme d'où qu'il vienne, ce qu'ils notent aussi à leur façon un peu plus loin : dans les grandes métropoles capitalistes où la classe ouvrière bénéficie d’une grande expérience historique ». Ben oui : deux guerres mondiales et des guerres coloniales, mais au souvenir desquelles la secte mélenchonesque milite pour l'oubli des massacres dans les deux camps, colonisateurs et colonisés armés, pour rétroactivement diviser la classe ouvrière en deux entités bizarres et hors sol où seuls ces sales blancs sont incapables de dénoncer les guerres...contrairement à la la solidarité populaire  des banlieues2! Masse périphérique taillable et corvéable électoralement pais pas tant que les mélenchonesques ne l'espèrent. L'article ne le met pas en évidence mais l'hystérie pro-Etat palestinien par Mélenchon (secondé par Macron) est une étape fondamentale pour embrigader la population immigrée dans une future union nationale belliciste. Le « facho » Franco n'a-t-il pas gagné sa guerre civile grâce à son armée immigrée nord-africaine ?

Quoiqu'il en soit, nos maximalistes se réfugient dans le vieux messianisme :

«  Le seul chemin pour mettre fin à la guerre ou, tout au moins dans un premier temps, entraver les projets bellicistes de la bourgeoisie, c’est le refus de tout patriotisme et de tout nationalisme, la défense de l’unité des prolétaires, tout d’abord dans les grandes métropoles capitalistes où la classe ouvrière bénéficie d’une grande expérience historique, et  à la périphérie du capitalisme là où la classe peut être plus affaiblie par le poids des sans-travail et des couches sociales intermédiaires. La révolution communiste mettra fin définitivement à la guerre impérialiste en abolissant les catégories économiques du capitalisme, le salariat, la production de valeur, la concurrence, les classes et les frontières nationales. C’est pourquoi il est si important de défendre partout dans le monde les positions internationalistes et la lutte autonome de la classe ouvrière ».

Entraver les projets bellicistes de la bourgeoisie ? Mais comment ? Par les dérisoires attentats ultra-gauches dont j'ai parlé dans l'article précédent ? Pas besoin, la bourgeoisie s'en charge spontanément très bien ; voyez l'autre con de général qui déglutit qu'il va falloir laisser zigouiller vos enfants. Ses collègues qui se succèdent sur les plateaux de télévision pour chanter les vertus d'une guerre « démocratique » et même féministe (quoique les femmes ne soient pas encore exposées au front). Ce pauvre Macron est en grande partie impopulaire pour ses discours va-t-en guerre. Cette indignation rentrée et si répandue fait bien plus obstacle à la guerre qu'un blocage de port par la CGT.

Enfin l'invocation de la révolution communiste comme un lendemain qui chante fait sourire non par la référence ignorantine au stalisme et aux rabachâges sur la terreu en 89, mais parce que les générations x, y, z sont fondées de penser que les révolutionnaires estudiantins de 68 sont devenus ministres. Enfin aussi parce que la formule « lutte autonome de la classe ouvrière » est restrictive et foncièrement anarchiste « conseilliste ». Une révolution même prolétarienne n'est pas le fait d'une selle catégorie ou classe, même si le prolétariat joue un rôle central, qu'il n'a pas eu d'ailleurs depuis des dizaines d'années où ce fût surtout le fait des étudiants, de couches moyennes ou méprisées (gilets jaunes, paysans).

Certes la véritable propagande révolutionnaire repose surtout sur la dénonciation, avec un programme si lointain n(ou si repoussé) qu'il en devient utopique. Son seul tort est de ne pas critiquer vraiment les défauts, erreurs ou bêtises de notre propre camp,3 comme je vais le démontrer par les statistiques.

Déjà dans les années 1960 le sociologue Michel Crozier psait le problème de l'absence de conscience de classe chez les employés4 et les petits fonctionnaires, sans rester très loin de leur qualifications de petits bourgeois, conception admises à peu près par tous les groupuscules se réclamant du marxisme, surtout issus des milieux étudiants, dont la plupart sont tombés par la suite majoritairement dans ces catégories et ont fourni par la suite des troupeaux aux gauchistes, se fichant progressivement des termes et des situations relevant de la lutte de classes à la suite des think tank de la gauche bourgeoise. Se concentrant au demeurant désormais à la « politisation », et une politisation sur le terrain essentiellement bourgeois : le parlementarisme. (la formule « rêve de la fin de l'histoire estompée » est une formule sociologique de l'époque marquée par la fin de la croyance à une autre société que la capitaliste, assez conforme au pessimisme populaire ou plutôt au négationisme de toute possibilité d'avenir communiste ici et maintenant)5.

« A partir du moment, par contre, où le rêve de la fin de l'histoire s'estompe, l'analyse des groupes sociaux en termes de lutte des classes achoppe sur l'existence de ces groupes sans concience, dont le comportement ne correspond pas aux déterminants matérialistes traditionnellement acceptés.

Leur étude oblige à prendre une vue nouvelle, plus nuancée et moins « idéaliste » du déterminisme sociologique. Ces groupes, et en particulier les employés et les petits fonctionnaires nous offrent en effet un intéressant exemple de l'atténuation des distinctions et oppositions de classe qui caractérise nos sociétés industrielles modernes. Dans cette perspective ce n'est plus le problème du conflit mais celui du consensus qui passe au premier plan ; non pas que nos sociétés évoluent vers un état caractérisé par l'absence de conflits, mais parce que le problème des relations de pouvoir et des inéluctables conflits qu'elles entrainent laisse plus facilement apparaître, dans ces groupes à la situation ambiguë, le fond de consensus devant lequel il se pose ».

Ces couches, sans en accepter la caractérisation de « petites bourgeoises » - qui concerne hystoriquement paysans, petits commerçants et intermédiaires en tout genre, sans oublier le corps professoral – ont en effet énormément gonflé depuis 50 ans au point de devenir majoritaires dans le salariat, en particulier en France.

Les cadres n'échappent plus à la paupérisation. Il est lui aussi pris au piège de cette société décadente et folle, il est même piégé au moment de sa retraite. Les métiers les plus recherchés, médecin, ingénieur, avocat, expert comptable (merde à l'IA), manager, ne sont plus garantis par embouteillage professionnel ou agressions inopinées. La violence est partout.Il y a pénurie dans la restauration. Les métiers prioritaires pour l'avenir : ingénieur, infirmier, enseignant.

Le statut de cadre force à plus de cotisations et, à la retraite il peut toucher moins qu'un non cadre, les artistes aussi qui en pleurent dans les médias La dénomination sociologique n'est pas fondamentalement significative donc. A la retraite des cadres touchent moins que des ouvriers ; ceux qui sont au chômage ne sont pas sûrs de retrouver ce statut. Les enseignants sont des cadres et en majorité fonctionnaires mais restent des salariés pas plus à l'abri des besoins et du lendemain qu'un simple ouvrier de base lequel sait mieux se servir de ses mains, mais ils restent les supérieurs de toutes les professions techniques exécutives des employés de l'éduque naze, l'esprit hiérarchique peut aussi leur servir de compensation pour une supériorité intellectuelle enfuie ; cependant les exigences administratives sans fin et bornées font que la plupart ne sont plus en fait cadres, qu'ils le sachent ou non mais des prolétaires en schizophrénie quotidienne comme le remarque justement un de leurs syndicats.

Avec la population immigrée, officielle ou non, l'idéologie procède avec des simplismes « humanitaires », en vérité tout immigré n'est pas un prolétaire ni n'aspire à le devenir. Dans la situation de misère économique et sexuelle qui les attend, il est même normal, selon moi, qu'ils soient en partie les acteurs en nombre croissant des crimes délictueux. L'affaire des viols de masse, grooming gangs, commis pendant des années sur des milliers de jeunes anglaises, ressurgit. Tue par l'Etat britannique antiraciste, et qui a surtout besoin de travailleurs immigrés (sans se soucier de leur misère sexuelle) ne va pas développer l'estime humanitaire pour les migrants en Europe.

Me foutant de l'indifférence de l'islamo-gauchisme, et surtout de leur hypocrisie, je constate que l'immigration en grande partie nord africaine, en particulier en France, importe croyances et modes de vie différents et communautaires, souvent marqués par l'arriération (femmes inférieures et masquées) et nulle conscience de classe et avec une volonté de « monter » le plus haut possible ; la réussite scolaire est plus importante pour deuxième génération des familles immigrées, on trouve à foison des docteurs et des cadres informatifs qui ne se considèrent pas du tout comme des prolétaires et méprisent leurs clients comme le reste de leur profession, sauf leur coreligionnaires (mais faut pas généraliser). Au XIX ème siècle, quand les paysans montaient à Paris où allaient vivre dans les zones industrielles ils finissaient par se fondre dans le prolétariat, mais il faut noter, et je l'ai vécu il y a cinquante ans, que les clans régionaux pouvaient s'ossifier et être déterminants dans l'entreprise, bretons entre eux, auvergnats, etc. Au XIX ème siècle le paternalisme religieux était permanent dans les usines ; aujourd'hui il n'y a que les islamo-gauchistes pour considérer la mosquée dans l'entreprise ou la salle réservée aux prières comme un progrès.

A l'heure actuelle ce qu'il faut souligner et dénoncer c'est la nouvelle préparation à l'union patriotique ...multi-ethnique et antiraciste !

En effet c'est le consensus « tous ensemble », communautaire, multi-ethnique, créolisé qui est du plus haut intérêt pour l'ordre dominant, car il est devenu le principal rajeunissement de l'idéologie patriotique, donc faussement internationaliste dont la secte de Mélenchon est la principale propagandiste , mieux même que la clique à Bardella; d'ailleurs cette engeance a voté contre les crédits militaires supplémentaires contrairement à « l'ensemble » des autres partis bourgeois mais...parce qu'ils sont insuffisants !6

Examinons d'abord l'échelle sociale :

Retraités : 17,2 (femmes 53%)

    EMPLOYES DE BUREAUX : 8,1 millions

    IMMIGRES : 7 millions.

  • CHOMEURS : 5 698 300 dont 3 263 500 sans emploi

    OUVRIERS : 5,3 millions (8 sur 10 sont des hommes jeunes) en décroissance depuis 1982

    CADRES : 5,2 millions (ont doublé en 40 ans)

    PATRONS (grands et petits: 4,4 millions, statut de micro-entretreneurs dont 4 millions de non salariés, micro entreprise 757 000, classique 940 000.

Dans le détail :

    Professions libérales:1.714.000

    Ingénieurs : 1,2 millions

    ENSEIGNANTS : 866.500

    PETIT COMMERCE (salariés du privé) : 824.000

    Chauffeurs ; 314.000

    FLICS : 224.000

    Livreurs : 180.000

    Journalistes:142.000

    AVOCATS : 72.000

La statistique des catégories et des classes et leur nombre respectif ne signifient pas grand chose en soi, ni la situation réelle, ni une opinion définie, et on ne risque pas de se tromper si on déclare que les prolétaires « de base » sont majoritaires chez les chômeurs et les immigrés (et les chômeurs eux-mêmes majoritaires chez les immigrés). En revanche la personne d'en bas est « personne » au sens propre pour la bourgeoisie. Hic ! Nous ne sommes rien, soyons tout !

Les révolutions ont en général été provoquées ou portées par une minorité de ces milliers de « personnes » de la population. La révolution est définie par l'IA comme rebéllion populaire et « survient lorsque de larges masses décident de prendre le pouvoir » ; il n'est pas précisé si ces masses sont majoritaires ni leur composition sociologique. En 1917 en Russie la révolution est portée par une classe ouvrière ultra-minoritaire au milieu de millions de paysans, elle est très concentrée industriellement et son action dépend du lieu de la capitale, ou de grandes villes comme Saint Péetersbourg. Paris en France en est le premier exemple classique ; Paris a toujours été le centre des révolutions, voire seule (cf. 1871). On peut être dubitatif aujourd'hui avec une capitale majoritairement bobo.

L'être de classe prolétaire n'est pas déterminé par l'apparence de la classification : si des cadres se trouvent dans toutes les catégories, dans leur propre catégorie, pour parodier Marx, tel cadre inférieur peut être l'exploité du cadre supérieur. Le petit commerçant, le flic de base, un architecte au chômage ne font pas partie des cadres et leur conscience politique les porte à penser comme « les gens d'en bas ». Le cadre à la retraite avec une faible pension ne peut plusse penser comme cadre.La petite bourgeoisie classique ce sont les professions libérales (médecins, pharmaciens, avocats, architectes, vétérinaires) les artisans (boulangers, coiffeurs, serruriers...), les petis commerçants et les boutiquiers (je n'ai pas trouvé les chiffres, celui de 824.000 concerne les employés des patrons petits bourgeois), on y ajoutait naguère, mais de moins en moins, employés de bureaux et enseignants ; mais dans les faits, travail de plus en plus stressant, agressions dont celles des abrutis parents d'élèves surtout à l'encontre des profs ; leur situation se confond avec la condition ouvrière classique : insécurité du travail et peur du lendemain) même si la plupart ne se considèrent pas comme ouvriers mais « couche moyenne). La plupart se sont embourgeoisés, sans devenir de vrais bourgeois (ni des riches), mais avec la même mentalité individualiste, qui se traduit par leur soumission aux idéologies bourgeoises parlementaristes, écologistes, féministes, antiracistes, etc. Depuis des décennies on a assisté à une boboïsation de ces couches, phénomène de « petit embourgeoisement » qui est en train néammoins (nez en moins) de s'effondrer à grande vitesse ; qui devrait d'ailleurs se traduire aux municipales par la chute des principaux partis bobos, les verts et les islamos-insoumis.

En fait face à ces sectes, principales ennemies du prolétariat, c'est la véritable lutte des classes qui va les faire exploser, comme on commence à s'en rendre compte avec leur prise de position débile sur l'Iran. Le groupe de l'article cité lui aussi ne voit l'apparition de la conscience de classe comme seulement déterminée économiquement contre « la vie chère » de Leclerc et syndicats, et même les terroristes gouvernant en Iran. Ce qui permet d'occulter la confusion désormais de la politique et de l'économie, en premier lieu avec les terribles restructurations7 où l'ouvrier est jeté à la rue face à la police. L'iranienne Mahnaz Shirali  explique très bien sans « politisation » la fusion économie/politique quoique quoique négligeant que c'est aussi le cas le cas maintenant en France !:

« Dans la société iranienne, vous ne pouvez pas séparer le politique de l'économique. Tout ce qui est politique est économique, et inversement. Le pouvoir étouffe la société, il détient la clé de tous les plans sociaux, de toutes les institutions sociales, l'économie est entre les mains du pouvoir politique. Quand il y a des manifestations économiques, c'est forcément politique. On ne peut pas séparer les deux. Dans un pays démocratique comme la France, vous pouvez le faire. La politique fonctionne d'une manière souterraine, mais en apparence l'économie est indépendante. Alors qu'en Iran, le pouvoir politique, les dirigeants du pays, détiennent toute la richesse ».

Le CCI avec cet article est hors course en utilisant le terme gauchiste de « politisation ». Qui suppose au passage une intervention léniniste extérieure, or la marche même de la crise et les contradictions du capitalisme opèrent naturellement la fusion de la révolte économico-politique, pas besoin d'une intervention extérieure. Surout l'introduction de leur pensée généraliste, répétitive et messianique. C'est décrire ce qui se passe maintenant en profondeur qui importe pas de poser au donneur de leçon internationaliste. Pour un groupe qui se réclame de Rosa Luxemburg c'est plutôt léniniste car la grande dame se moquait du Lénine « extérieur » :

«  L'affirmation qu'il faut « donner à la lutte économique elle-même un caractère politique » traduit de la façon la plus frappante le culte de la spontanéité dans le domaine de l'activité politique. Très souvent, la lutte économique revêt un caractère politique de façon spontanée, c'est à dire sans l'intervention de ce « bacille révolutionnaire que sont les intellectuels », sans l'intervention des social-démocrates conscients ».

MAIS QUOI FAIRE ?

Mais Lénine n'avait pas entièrement tort.Le problème est qu'il jette lui-même la confusion en lançant cette autre formule, niant une spontanéité de classe, où la conscience (de classe) devrait être apportée de l'extérieur, comme si chaque classe sociale avait besoin d'un géniteur particuler. Lénine reconnaîtra avoir tordu le bâton de l'autre côté... Mais relisons son argumentation qui n'est pas si simpliste :

« La conscience politique de classe ne peut être apportée à l’ouvrier que de l’extérieur, c’est-à-dire de l’extérieur de la lutte économique, de l’extérieur de la sphère des rapports entre ouvriers et patrons. Le seul domaine où l’on pourrait puiser cette connaissance est celui des rapports de toutes les classes et couches de la population avec l’Etat et le gouvernement, le domaine des rapports de toutes les classes entre elles. C’est pourquoi, à la question : que faire pour apporter aux ouvriers les connaissances politiques ? – on ne saurait donner simplement la réponse dont se contentent, la plupart du temps, les praticiens, sans parler de ceux qui penchent vers l’économisme, à savoir “aller aux ouvriers”. Pour apporter aux ouvriers les connaissances politiques, les social-démocrates doivent aller dans toutes les classes de la population, ils doivent envoyer dans toutes les directions des détachements de leur armée. Si nous avons choisi cette formule anguleuse, si notre langage est acéré, simplifié à dessein, ce n’est nullement pour le plaisir d’énoncer des paradoxes, mais bien pour “faire penser” les économistes aux tâches qu’ils dédaignent de façon aussi impardonnable, â la différence existant entre la politique trade-unioniste et la politique social-démocrate et qu’ils ne veulent pas comprendre ».

L'argumentation est plus fine qu'il n'y paraît : « hors de la sphère ouvriers-patrons » ne signifie pas que tout dépend du « parti conscient » ou alors exit le milieu social de la classe opprimée, ses enfants, l'école, la répression policière, la vie quotidienne dans et hors du lieu de travail. Ce que sous-entend Lénine est que les économistes (ouvriérisme d'époque) en se focalisnt sur la lutte économique (le plus souvent à l'époque opposant ouvriers versus patrons) s'économise de la confrontation avec le principal patron : l'Etat. C'est à dire la lutte politique. Enfin, c'est la guerre mondiale qui a mis tout le monde d'accord car elle a favorisé l'érection de la révoution. Ce qui est possible aussi à notre époque si le criminel de guerre Poutine continue à faire le con. Plus il va faire durer la guerre plus il favorisera l'effondreent du système. Rappelons que les deux guerres mondiales n'ont pu excéder quatre années pour être closes finalement dans l'urgence.

LA DEFORMATION DE LENINE PAR LES CURES MARXISTES-MUSULMANS

Comme les wokistes trotskiens et le populisme mélenchonesque, les saboteurs de la principale arme politique du prolétariat pardades en Orient nationaliste. On peut considérer que les critiques des gens qui posent à l'anti-léninisme primaire sont plus semblables à un Lénine caricaturé grossièrement. Je me permets ici cependant une parenthèse, nécessaire, sur l'utilisation dans le même sens caricatural des jeunes écrits de Lénine. Par les curés marxistes-musulmans, ex fans du FPLP. Leur site8 s'est permis de retraduire à sa façon le Que Faire ? On peut passer sur la traduction de tract par « feuille volante », terme utilisé à l'époque en russe, mais qui correspond mieux au souhait de donner un aspect religieux et pro-terroriste au pamphlet de Lénine. C'est le remplacement dans l'ensemble du texre retraduit, à la sauce ambiance islamique, du terme « dénonciations » par « révélations » qui interloque le plus : de même le petits arrangements de syntaxe, usant équivoqueme du mot foi : «  Il est difficile en effet à ceux qui ont perdu la foi en cette possibilité ou qui n’y ont jamais cru, de trouver une autre issue que le terrorisme à leur indignation et à leur énergie révolutionnaire ». On imagine mal en vérité un Lénine mystique pensant incarner une nouvelle foi néo-religieuse, même si ses sectateurs (dont les bordiguistes) ont tenté le coup lors du congrès des peuples d'Orient, esquissant une solution de continuité entre islam et marxisme en faveur de la « question nationale », exalter le terrorisme à son époque même si l'on pouvait y comprendre encore pour peu de temps le recours désespéré au terrorisme anarchiste. Or remplacer à l'endroit cité le mot terreur par terrorisme, revient à encenser le terrorisme nationaliste palestinien par ce site dédié à son principal guru intellectuel tué par l'armée nationaliste israélienne. A cet endroit, si Lénine utilise le mot terreur c'est dans le sens de « faire peur par l'attentat individualiste ». L'autre formule détournée de manière plus ridicule encore par ce site palestinien qui se dit marxiste concerne la phrase : « C’est clair, je pense. Mais il s’avère justement que la nécessité de développer dans tous les sens la conscience politique « . Hic ! Dans tous les sens ! Ben voyons ! La traduction autrement fidèle des éditions du Seuil en 1966 indique « sur tous les plans » (NB : économiques et politiques), ce qui est autrement sérieux. En conclusion nos vrais faux léninistes défendent bien, eux, une conception de notions vraiment extérieures à la classe ouvrière internationale ! Au profit d'un nationalisme désuet inutile pour sauver les populations palestiniennes meurrtries.

Le militant maximaliste un curé comme les autres aussi impuissant?

L'anti-militantisme, stade inférieur de l'aliénation ?

Et puis, comme externe patenté à la classe ouvrière, il y a l'intellectuel post-lycéen 68. Les conseillers en révolution n'ont quasiment plus aucun impact dans le proletariat, ce que je regrette personnellement car un parti mondial contre la guerre et le czapitalisme est plus nécessaire que jamais. Le militant des partis en général souhaite désormais être rétribué, pas forcément pécunièrement, mais honorifiquement, Pour ce sous-produit du situationisme petit-bourgeois, conseiller en conseillisme, il n'y a qu'à pressurer le jus de Raymond Aron :

« Faisons l’effort de surmonter l’ennui que secrète naturellement les militants. Ne nous contentons pas de déchiffrer la phraséologie de leurs tracts et de leurs discours. Interrogeons-les sur les raisons qui les ont poussés, eux, personnellement, à militer. (…) « ...les sentiments de culpabilité qu’il entretient sont tels qu’il ne peut envisager une promotion hiérarchique dans le cadre du système, ou plutôt il est prêt à lutter pour une bonne place si il gagne en même temps la garantie que ce n’est pas pour son propre compte. Son militantisme lui permet de s’élever, de se mettre sur un piédestal, sans que cette promotion apparaisse aux autres et à lui-même pour ce qu’elle est ».

Soyons rassurés, les débuts de la révolution française et de la russe n'ont pas été conditionnés par les activistes politiques.

Concernant les peuples et les prolétariats des pays en guerre

« Cause commune », cette étonnante revue du PCF, plus profonde que les rabachâges du CCI, fournit une claire explication sur la mise en cause de l'identité de classe  (qui sert tant à museler en cas de guerre):

« Il est vrai que la période actuelle est marquée par une prédominance des assignations identitaires ethnoraciales dans le débat public. Ainsi, loin d’être l’apanage de la seule extrême-droite, les élites politico-administratives tout comme les médias dominants n’hésitent pas à alimenter et à fabriquer des débats autour de l’« identité de la France », du « problème de l’immigration » et de la « communauté musulmane », manière d’éluder la question sociale et de masquer la confiscation du pouvoir par les classes supérieures ».

Sans oublier la ségrégation spatiale :

« Ainsi la part relative des ouvriers dans la population locale est plus importante dans les espaces éloignés des principales villes. À l’inverse, les classes supérieures et les professions intellectuelles se concentrent dans les grandes villes et surtout en région parisienne. On peut ainsi comprendre que le travail journalistique et artistique diffuse souvent des représentations esthétisantes de la ruralité qui gomment sa réalité ouvrière. De telles représentations s’accordent bien avec les expériences de la campagne vécues par la plupart des urbains, touristes de passage ou propriétaires de résidences secondaires »9.

Cet éclatement de l'identité de classe, comme les divisions en groupes sociaux, explique en grande partie l'impuissance des prolétariats dans les guerres « en cours ». La division employés/ouvriers reste également une carence de plus confirmée par la mobilité sociale (alors que le combat doit être commun, pas communautaire ni corporatif, enrtre salariés), ainsi que le souligne un autre sociologue :

« L’hérédité sociale s’est sensiblement renforcée depuis les années 1980 : en 2003, plus de la moitié des ouvriers sont fils d’ouvriers. Et la moitié des fils d’ouvriers deviennent ouvriers, un tiers rejoignent les professions intermédiaires ou deviennent cadres. Quant aux hommes employés, ils sont plus souvent enfants d’ouvriers qu’en 1985, et leurs destinées sont plus souvent ouvrières. Ainsi, la moitié des employés sont des fils d’ouvriers et un quart des fils d’employés sont devenus ouvriers. Les destinées des fils d’employés apparaissent cependant plus ouvertes que celles des fils d’ouvriers : la moitié sont devenus professions intermédiaires ou cadres ».

Dans les pays en guerre la politique de l'autruche s'éternise, mais elle aura une fin, et pas celle que beaucoup imaginent aujourd'hui. Toute cette petite compétition entre groups sociaux devient secondaire et ridicule. Toute la société est frigorifiée par la guerre. En Occident le mensonge est pesant, puant et équivalent aux bobards de 1914. Tout est de la faute du sadique Poutine. L'Ukraine de Zelensky ne tue pas les civils russes...respecte ses soldats (mais rien sur les embrigadements forcés, les suicides collectifs). L'armée israélienne massacre et affame les civils à Gaza mais peut-on oublier les tuerires du 7 octobre et le long martyre des otages ?

A PROPOS DE L'INTERNATIONALISME DES ELITES

L'internationalisme des élites et des sectes maximalistes ignore le confinement spatial des prolétaires à la périphérie (et répartition inégale des ouvriers) , asphyxiés en outre par la propagande odieuse-visuelle »

« Par contraste avec l’internationalisme des élites, la faible mobilité géographique des classes populaires est souvent soulignée. Mais cette immobilité supposée recouvre en fait des situations diverses : elle peut être contrainte et subie ou au contraire appréciée ; elle renvoie aussi à des modes de vie fort différents selon qu’on se situe en zone urbaine ou rurale. En outre, elle ignore l’importance de l’immigration dans les mondes populaires ».Mais j'ajoute , et ses effets négatifs.

LFI n'est pas une élite, mais un cloaque idéologique wokiste et aberrant ; son insoumission au minimum de rigueur politique est proverbiale. On a vu que dans la perspective de toute guerre cette clique choisi un camp nationaliste tout comme elle peut voter les crédits de guerre français. Les prises de position de cette grosse secte avec son guru indétrônable sont clairement repoussantes pour toute personne intelligente. Ainsi de la déclaration populiste de soutien dérisoire et faux-cul au peuple iranien :

« Un peuple comme le nôtre regarde toujours avec sympathie l’insoumission populaire qui affirme le droit à une vie digne. Par contre, en manifestant son soutien, le Mossad cherche à exaspérer les tensions entre Iraniens. Dans quel autre pays, sinon sous ce gouvernement Netanyahu d’extrême droite, un service d’espionnage exprime-t-il un point de vue public sur les événements dans un autre pays ? » .


Absence de critique à la dictature islamiste comme par après au dictateur Maduro ; cela serait trop risqué électoralement pour les électrices voilées de leurs banlieues. . Les protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, cette jeune femme arrêtée et tabassée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. Des centaines d'iraniens avaient été massacrés par après par les terroristes mollahs au pouvoir.

En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts. En tout cas le peuple iranien d'en bas n'a aucun secours à attendre de Trump qui, malgré le succès de l'enlèvement du dictateur Maduro, aurait toutes les chances de se casser les dents de la même manière que l'opération Eagle claw où les soldats américains en hélicoptère avaient trouvé la mort en essayant de libérer les 53 otages prisonniers dans l'ambassade américaine à Téhéran. Le régime facho de Téhéran étant désormais sur ses gardes vu la malchance et l'imprévision de Maduro. Les perspectives de libération sont peu crédibles, la farce féministe d'un mouvement de libération des femmes (et pas de la société dans son enseble.) Le reour du fils du Shah !

En Iran la libération des abrutis islamistes sera hélas reportée avec de nouveaux massacres. Mais cet exemple en début d'années peut être interressant pour tous les peuples opprimés par la guerre. Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. Des centaines d'iraniens avaient été massacrés par les terroristes mollahs.En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence (source principale du chaos mondial!). La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.

« Les USA de Trump s'emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d'un autre âge et l'enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse », a dénoncé sur le réseau social X Mélenchon. Sur ce point il a partiellement raison, mais tort en parlant d'invasion (Trump est plus subtil que Pinochet, il est question de rétablir des élections honnêtes) mais il n'en demeure pas moins que le guru des abrutis populistes de la gauche bobo affiche son soutien à un dictateur tiers-mondiste qui s'est fait bêtement capturé avec un argumentaire pas aussi fallacieux que celui des armes chimiques de Saddam Hussein, en étant qualifié de ponte du narcoterrorisme par les menteurs américains. L'ensemble de la gauche bourgeoise de LFI au PS et au NPA prend le parti du couple Ceausescu d'Amérque latine.

De Villepin qui avait épaté avec panache (chauvin) tout le monde en refusant de s'associer au mensonge américain pour justifier la guerre en Irak en 2003(la prétendue existence d'un stock d'armes chimiques) est celui qui fait une réflexion pertinente car au lieu de la paix dont il prétend être l'égérie, Trump va accroître le chaos belliciste :

«Dès lors que les États-Unis s’affranchissent de la légalité, que dirons-nous à la Chine si elle renverse un régime qui lui déplaît, en Corée, au Vietnam ou à plus forte raison à Taiwan ? Quels arguments aurons-nous à opposer à la Russie si elle renverse un gouvernement qui lui déplaît en Moldavie, voire dans les Pays Baltes ?»

Mais il reste un grand comédien lui aussi. Très ami avec Chavez naguère, il espère le soutien de LFI à la présidentielle.

Pour l'heure, l'Etat américain a réussi un magnifique coup au derrière de l'Iran, de la Russie et de la Chine qui bénéficie de l'exportation de 80% du pétrole vénézuelien. Quand on vous dit que la guerre capitaliste est d'abord une affaire de pognon ! Trump veut clairement faire réinstaller les compagnies pétrolières US qui avaient été expropriées.Les radotages marxistes ne viendront pas à bout des événements sanglants qui se profilent sauf si les prolétariats se réveillent.


« L'Amérique ne permettra plus aux puissances étrangères de voler notre peuple ». (conférence de presse de Trump, bourrée de radotages et d'énumération de faits divers)


NOTES

2J'en ai été témoin, la CGT EDF depuis des années envoyait ses militants d'origine arabe se ressourcer en Palestin, et donc à revenir avec le petit oriflammee (bannière d'apparat).

3Ainsi les défilés pour la retraite (non ! Les retraites) furent une imbécillité et le resten pour la gestion de n'importe quel Etat rationnel, je montre que par l'addition des retraités etdes chômeurs, c'est une majorité de la population qui ne travaille plus ! Les masses peuvent se comporter de manière imbécile et irresponsable une fois de plus, voyez pendanrt les guerres actuelles. Aucune secte révolutionnaire n'aura le courage de leur faire savoir ; Engels et Rosa Luxembourg, comme Gustave Le Bon et Lénine, eux, ne se sont pas gênés pour le constater dans les moments désespérants (je peux vous fournir les citations quand vous voulez).

5 « Si, depuis les années 1960, le groupe des ouvriers a perdu du poids en pourcentage, celui des employés en a beaucoup gagné, de sorte qu’ils représentent toujours à eux deux la plus grande partie de la population active. Ouvrierset employés représentent à l’orée des années 2010, près de 15 millions de personnes, au sein d’une population active qui en compte 28 millions. Il est important de prendre en compte également les chômeurs, particulièrement nombreux parmi ouvriers et employés. Le poids des ouvriers et employés est encore plus net si l’on prend en compte les retraités ou « anciens actifs », dont on peut penser que l’appartenance socioprofessionnelle a des effets prolongés sur leur position sociale au-delà de leur période d’activité.Les ouvriers sont un groupe essentiellement masculin, tandis que les employés comptent une majorité écrasante de femmes. Cette opposition, qui renvoie à la ségrégation du marché du travail entre hommes et femmes, a été renforcée par des choix de construction de la nomenclature lors de la refonte de 1982. Des professions plus féminines (femmes de ménage, agents de service par exemple) ont été regroupées au sein des employés, et d’autres, plus masculines (comme les bouchers et charcutiers salariés) au sein des ouvriers »].

6cf. L'excellent article de « Révolution permanente » sur le budget 2026.

7Manon Ovion, déléguée syndicale CGT , explique très bien cette transformation récente génératrice de consciende de classe : « Les ouvriers n’adhèrent pas aux discours de justification de l’entreprise consistant à présenter les restructurations comme une nécessité, mais au contraire s’indignent et dénoncent le capitalisme sauvage et prédateur d’ArcelorMittal. On retrouve parmi les ouvriers interrogés un sens spontané des antagonismes de classe, une forte distinction entre deux camps. Ils ont une conscience assez claire que l’accumulation et la concentration de la richesse dans les mains du patron et des actionnaires se font sur leur dos, par la dépossession de leur emploi.(...) Un jour sur deux, les CRS venaient nous déloger. Sur 100 grévistes, nous étions une trentaine à être présents en même temps sur le piquet et on voyait débouler une vingtaine de camions de CRS. Ils cassaient tous. Des salariés ont été maltraités physiquement. Une collègue qui sortait d’un traitement contre le cancer a été traînée par terre et saisie à la gorge. Beaucoup ont été choqués. Nous ne faisions rien de mal. Nous nous sommes rendu vite compte que nous dérangions la société. Le concept de conscience de classe a presque disparu de la sociologie du travail. Cependant, de nouvelles recherches mettent en évidence la persistance d’une forte identité de classe. Ce n’est pas Pierre Bourdieu, mais Karl Marx qui semble bien vivant ». La revue Cause commune n° 41 • novembre/décembre 2024 va dans le même sens : « Il est vrai que la période actuelle est marquée par une prédominance des assignations identitaires ethnoraciales dans le débat public. Ainsi, loin d’être l’apanage de la seule extrême-droite, les élites politico-administratives tout comme les médias dominants n’hésitent pas à alimenter et à fabriquer des débats autour de l’« identité de la France », du « problème de l’immigration » et de la « communauté musulmane », manière d’éluder la question sociale et de masquer la confiscation du pouvoir par les classes supérieures ».

9La question de la hiérarchie, qui n'a jamais préoccupé Marc Chirik et le CCI (puf un préjugé anarchiste!) est un facteur non négligeable dans la conscience de classe comme l'explique encor qCause commune : « La conscience de classe s’inscrit dans des relations hiérarchiques vécues personnellement ou par les proches. Dans ces campagnes ouvrières, on entend parfois la formulation d’oppositions vis-à-vis des « bourges », visant notamment certains citadins de la capitale régionale, des professions libérales du bourg ou encore des agriculteurs fortunés des environs. Mais ce qui s’exprime surtout, tant du côté des ouvriers de l’établissement ferroviaire que des autres salariés subalternes présents localement, c’est la conscience de faire partie d’un monde distinct de celui des « cadres » ou de « ceux des bureaux ». Au sein de l’atelier, les expressions d’opposition aux supérieurs hiérarchiques foisonnent, certains salariés pointent régulièrement le mépris, l’arrogance et le sentiment de supériorité de leurs chefs. Leur côté individualiste également. Dans un secteur spécifique comme celui de la SNCF, la culture d’atelier est donc loin d’avoir perdu toute sa dimension conflictuelle, même si la lutte pour la dignité ouvrière prend de moins en moins la forme de rivalités incessantes vis-à-vis de la hiérarchie ».

temps de réalisation de cet article: 8 heures

mardi 30 décembre 2025

JAMAIS DEUX GUERRES MONDIALES SANS UNE TROISIEME ?

 


« L’ennemi principal est dans notre propre pays »
Karl Liebknecht

« On a rappelé souvent encore que c’est la défaite de la France et l’invasion étrangère qui ont provoqué le mouvement révolutionnaire de la Commune de Paris, alors qu’aucun mouvement révolutionnaire n’avait existé pendant toute la durée de la guerre ». JeanLasterade1

COMMENT LA BOURGEOISIE RIDICULISE LA VERITABLE LUTTE CONTRE LA GUERRE

L'article suivant du Figaro l'illustre avec une plume qui prend les désirs bellicistes de la bourgeoisie nationale comme une évidence naturelle. On se demande où est cet « élan patriotique » sauf à imaginer l'imaginaire d'un journaliste peu scrupuleux qui se croit encore au Moment de Verdun (voire ancien gauchiste lecteur superficiel de Rosa, recyclé pro-union nationale, encore existante d'ailleurs puisque tous les députés ont voté les nouveaux crédits militaires et que Macron se prend au sérieux).

En tout cas c'est la « mouvance ultra-gauche » qui représenterait pour l'Etat la principale menace pour contrer la préparation à la guerre, par des actions individuelles ou pourtant désordonnées. Après le scandale dû à la déclaration d'un général quelconque sur la nécessité « d'envoyer vos enfants au casse-pipe, on se perd en conjoncture et en conjecture. Sreaming quand tu nous tiens ! Au total il nous faut saluer quand même un bon résumé informationnel des facéties anarcho-gauchistes, qui pourtant ne craignent pas de soutenir la guerre nationaliste à Gaza. Des formules tentent de rajeubir « l'esprit patriotique », on nous parle de « l'outil tricolore », gentil euph émisme pour aimer la grande muette.

Sabotons les marchands d’armes collabos…» : attisée par l’ultragauche, l’inquiétante percée de l’antimilitarisme en France

RÉCIT - Alors que l’élan patriotique ne se dément pas au sein de la population et que la France se réarme pour affronter les conflits de demain, les activistes multiplient les sabotages et les actions contre des sites militaro-industriels. Les services spécialisés sont sur le qui-vive.

«La guerre à la guerre» : derrière ce mot d’ordre, droit venu du socialisme révolutionnaire défendu par Rosa Luxemburg il y a un peu plus d’un siècle, toute une nébuleuse d’ultragauche orchestre à bas bruit une campagne de sabotages et d’actions de déstabilisation ciblant l’appareil militaro-industriel de défense à travers tout le pays. Vent debout contre l’augmentation du budget des armées, doté d’une enveloppe de 400 milliards d’euros consenti dans la loi de programmation 2024-2030, ulcérés par la relance d’un service national volontaire censé exalter l’élan patriotique et furieux après la confirmation, le 21 décembre dernier par Emmanuel Macron, de la construction d’un futur porte-avions de nouvelle génération, les plus «ultras» font grimper la fièvre antimilitariste. Depuis des mois, leurs manifestations prennent les formes les plus inquiétantes.

Ainsi, le 21 juin dernier, la police judiciaire de Paris a interpellé sept activistes qui projetaient de perturber le 55e salon aéronautique du Bourget en lâchant dans le ciel un «essaim» de ballons gonflés à l’hélium pour empêcher les avions de s’envoler (quelle horreur!) Selon nos informations, plusieurs mis en cause étaient fichés par les services. Le groupuscule avait prévu de passer à l’action en marge d’une manifestation regroupant près de l’aéroport quelque 1400 personnes venues dénoncer l’«économie de guerre» et le «business de la mort» au nom de la lutte contre «le militarisme, l’extrême droite et le racisme, le colonialisme et le patriarcat». «Autant dire que tout le spectre contestataire est balayé», siffle un policier spécialisé qui rappelle que les perquisitions avaient permis de saisir une «bonbonne de grande taille ainsi que 200 ballons». L’enquête a permis d’esquisser des liens entre ce projet clandestin et collectif «guerre à la guerre», au sein duquel se sont agrégés depuis janvier dernier des «antifas», des féministes révolutionnaires, des étudiants des comités propalestiniens, des militants de la Marche des solidarités ou encore des «gilets noirs», composés majoritairement de sans-papiers se battant pour la «régularisation des migrants de France».

Action commando contre des installations électriques

Selon nos informations, les agents de la direction nationale du renseignement territorial (DNRT), à la pointe de la lutte contre cette menace, ont détecté en septembre dernier des activistes qui s’apprêtaient à attaquer un transformateur électrique alimentant le futur Campus de Thalès de Meudon-la-Forêt, volontiers décrit comme l’un des plus grands du monde, qui a vocation à accueillir d’ici 2027 environ 5 500 salariés experts dans le domaine de la sûreté et la sécurité des vols, tant civils que militaires. «Alors que le génocide à Gaza est en phase terminale, les marchands d’armes «collabos» ont plus que jamais pignon sur rue», s’étranglent les saboteurs en puissance sur les réseaux sociaux. Derrière les slogans «FreePalestine» et «IDF (Israel Defense Forces) en feu», ces derniers légitiment leur action et appellent à changer de braquet : «Brûlons leurs entrepôts et chantiers, leurs câbles et leurs bagnoles, cassons et sabotons leur matériel pour les faire payer...». «Plutôt que de s’attaquer physiquement à des responsables d’entreprises de sous-traitance et d’essuyer les foudres de la machine antiterroriste, les antimilitaristes préfèrent cibler les réseaux qui alimentent les sites protégés», explique un cadre la «PJ» qui garde en mémoire le raid contre des installations électriques de la Côte d’Azur, perpétré en mai dernier pour paralyser le dernier festival de Cannes et s’offrir une résonance médiatique internationale.

La sous-direction antiterroriste avait été saisie et l’action revendiquée par «deux bandes d’anarchistes». «ET… COUPEZ ! Votre spectacle qui sert de vitrine à une République française grandiloquente, défenseuse des valeurs du Progrès sur la scène internationale, mais surtout deuxième exportatrice d’armes dans le monde (…)», avaient-elles cinglé sur la plateforme d’ultragauche Indymédia tandis que 160 000 foyers s’étaient retrouvés privés d’électricité. «Cette action visait non seulement à perturber le festival, mais aussi à priver de courant les centres de recherche et les usines de Thales Alenia Space, ses dizaines de sous-traitants, les start-up de la French Tech qui s’imaginent à l’abri, l’aéroport et tous les autres établissements industriels, militaires et technologiques de la zone», ont assumé les artisans du chaos en terminant par ce mot : «ET… COUPEZ ! Le courant de vos industries militaires-technologiques».

«L’antimilitarisme est un sujet qui monte depuis le début de la guerre en Ukraine et qui s’est exacerbé après l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023», souligne un fonctionnaire de haut rang. Même si ce thème est un «classique» chez les anarchistes et l’extrême gauche, personne n’a vraiment vu venir le mouvement s’élargir jusqu’à l’écologie radicale» (on tremble!). Un peu partout sur le territoire, l’antimilitarisme ne cesse d’enfler au moment même où le pays se réarme pour faire face à la menace russe et que l’esprit patriote reste vivace dans l’opinion, (avec la méthode peu crédible de médiamétrie?) à l’image de ces agriculteurs de Corrèze qui ont chanté la Marseillaise, un genou à terre, en chantant leur amour de la France devant des gendarmes mobiles venus le 19 décembre dernier les déloger de l’A20 bloquée depuis plusieurs jours (ridicule). Le mois dernier, des individus ont vandalisé une agence d’assurances à Toulouse sous prétexte que la compagnie est en lien avec l’entreprise israélienne Elbit Systems qui fabrique notamment des drones de reconnaissance. L’action a été revendiquée sur un blog de la mouvance «anarcho- autonome» hostile aux sociétés qui acceptent d’ «assurer le génocide».

Les groupuscules intensifient le harcèlement

Ceux que les autorités désignent à mots couverts comme des «ennemis de l’intérieur» (en souvenir de Liebknecht?) tissent leur toile à l’international et mettent en œuvre les engagements pris lors du 16e salon du Livre anarchiste des Balkans exhortant, depuis Pristina à l’été 2024, ses troupes - dont une délégation française - à «agir contre le militarisme et le nationalisme». Leur communiqué final fustige une «pression croissante sur les sociétés locales pour accepter une nouvelle réalité toujours plus militarisée sous la prétention de peur et d’incertitude pour l’avenir». En caractères gras, les anarchistes affichent la couleur : «nous appelons à des actions contre l’industrie de l’armement et le transport d’armes, contre tous les appareils militaires nationaux, les coalitions militaires multinationales, et la militarisation croissante de nos sociétés». «En France, le message a été reçu 5 sur 5, observe-t-on au sein des services de renseignement. Relayé par la mouvance propalestinienne , il a aussi fédéré les opposants au «techno totalitarisme» hostiles à toutes les innovations, les pacifistes de toutes obédiences et les jusqu’au-boutistes de la défense de l’environnement hostiles à l’extractivisme, c’est-à-dire l’exploitation intensive des ressources naturelles».

En creux, toutes les franges contestataires semblent se retrouver dans ce nouveau combat synonyme, espèrent-elles, d’un grand désordre à venir. Avant le «grand soir» tant espéré, les groupuscules intensifient le harcèlement tous azimuts, fidèle à la stratégie dite des «mille entailles» qui vise à épuiser peu à peu l’adversaire et vaincre sa capacité de résilience en lui infligeant une multitude de blessures jusqu’à lui faire mettre un genou à terre. Derrière l’ambition de «désarmer le militarisme», des rassemblements se sont formés devant des sites symboliques. Lors du mouvement «Bloquons tout», près de 150 activistes ont manifesté le 10 septembre dernier à Marseille devant le site Eurolinks, fabriquant des composants pour armes automatiques. Visages masqués et porteurs de keffieh, ils brandissaient des drapeaux palestiniens et une banderole accusant l’armateur Maersk d’être un «transporteur d’armes, complices du génocide» à Gaza.

Entraver les «chemins de guerre»

Quand bien même les exportations françaises d’armement au profit de régime de Tel Aviv sont quasi nulles - en 2024, Sébastien Lecornu, alors ministre des armées, les estimait à 0,2% du total, soit 27,1 millions d’euros -, le mouvement «Stop arming Israël» maintient la pression en distribuant des tracts devant des sites de production et anime une carte interactive livrant à la vindicte des internautes les entreprises jugées complices de «l’économie de guerre» au Proche-Orient. Sur le terrain, les sabotages sont bien préparés. Les services spécialisés ont répertorié des destructions volontaires d’installations alimentant un pôle technologique dans le Calvados dès mai et août 2023. Début octobre 2024, une opération de sabotages des voies ferroviaires a été attribuée dans la région de Toulouse à des «libertaires» visant explicitement à entraver les «chemins de guerre». Objectif ? «Empêcher les salariés des entreprises d’armement du secteur de se rendre sur leur lieu de travail», avance une source informée. Sur le qui-vive, les services français sont attentifs à tous les signaux inquiétants visant des sites protégés (on est bouleversé ! Que fait la police?)

Plusieurs alertes ont été lancées après trois survols de drones détectés les 10 et 12 novembre derniers au-dessus de bâtiments produisant des explosifs et propulseurs d’obus du site Eurenco de Bergerac (à coup sûr c'est Poutine!) Entre ces deux épisodes, le 11 novembre, un engin non identifié a effectué au moins deux passages au-dessus de la gare de triage de Mulhouse où stationnait un convoi de chars Leclerc revenant d’un exercice militaire. L’attention est d’autant plus grande que la France est périodiquement le théâtre d’«opérations mousquetaires» ultrasensibles. Sous très haute protection, elles ont déjà conduit, notamment au départ du port de Dunkerque, à l’acheminement «logistique» de l’armée américaine destiné à ravitailler ses unités en Allemagne et en Pologne. Et donc à «durcir» la posture en Europe de l’est.

Dans le contexte actuel, les cargaisons sont protégées par une «bulle de protection» qui tient à distance toutes menées subversives. À l’heure où la France doit rassembler ses forces vives, les menaces visant à affaiblir nos armées sont réelles. Un rapport d’information de la commission des finances consacrée à la guerre économique et présenté en juillet dernier rappelle que la base industrielle technologique et de défense (BITD) n’a jamais fait l’objet d’autant attaques en tous genres (vols, intrusions non autorisées, sabotages, espionnages, déstabilisation informationnelle venue de Russie). (la nouvelle cinquième colonne?) Le nombre des atteintes se situe désormais entre 500 et 550 par an (c'est pas vrai ! Tous aux abris!). Dans ce contexte, les menées antimilitaristes cherchent à affaiblir l’outil tricolore. Ignorer ce danger serait conduire le pays sur un chemin funeste ».


Après les faitsde cet hiver, et l'exhibition d'un nombre non négligeable d'OQTF criminels, l'activiste anti-guerre (possible lecteur de Rosa Luxemburg) et pro-nationalisme palestinien va-t-il servir à resserrer les rangs de « l'outil tricolore » ?


LEUR PROPAGANDE RESTE ASSEZ MINABLE

Comme premier élan contre leurs exagérations et compte-tenu de la crise économique de plus en plus permanente et des salaires peau de chagrin, l'embrigademment militaire est mal barré...comme en 1793 et avec la même hypocrisie bourgeoise :

« Le mois de mars 1793 constitue une terrible épreuve pour le régime. Face au danger extérieur qui renaît, il a décidé une levée de trois cent mille hommes, très impopulaire et qui est un échec relatif. Organisée par des bourgeois qui s'en exemptent en raison de leurs fonctions politiques ou des gardes nationaux qui échappent aussi à l'envoi au front , elle apparaît bcomme une opération menée par les profiteurs citadins de la révolution aux dépens des ruraux »2.

LES RESOLUTIONS DE PARTIS OU DE SYNDICATS N'ONT JAMAIS EMPECHE LES GUERRES

Le seul exemple d'une guerre mondiale stoppée reste 14-18, à cause du début de révolution mondiale à partir de la Russie (comme on aimerait que cela se reproduise sous le criminel de guerre Poutine!). Mais cela n'a pas suffi à détruire le capitalisme. Revenons donc à notre époque. En 1922, l'Exécutif élargi de l'I. C. déclare :

« La révolution prolétarienne, renversant le capitalisme, abolissant les antagonismes de classes et d'Etats et assurant par là même la possibilité d'une reconstitution de l'économie sociale, est le seul moyen de défense efficace contre les guerres. Aussi les délégués réunis de 36 pays affirment-ils le devoir des partis communistes de préparer, tant par le travail idéologique que par l'organisation, la lutte des classes la plus offensive pour combattre le danger de guerre et la guerre. Sont considérés comme des moyens adéquats : La propagande méthodique parmi les masses et surtout parmi les jeunes concernant les causes et les caractères des guerres . La mise à la portée des masses de tous les problèmes et de toutes les décisions, de la politique extérieure (armements, etc.) ; une propagande légale et illégale, systématique, à l'armée et dans toutes les formations armées ; L'éducation de la volonté des grandes masses en vue d'empêcher à tout prix, en cas de conflits armés impérialistes, tout transport de troupes et de matériel de guerre ;L'affermissement de la volonté des grandes masses en vue de s'opposer à la guerre par tous les moyens : manifestations, grèves générales et insurrections ;La formation à ces fins d'organes légaux et illégaux ;La formation d'organes légaux et illégaux assurant une collaboration étroite, suivie, énergique, entre les communistes des pays où les antagonismes réciproques sont les plus accentués ». Toutes recettes proclamées en 1922, sous l'égide d'un Etat russe de moins en moins révolutionnaire, qui n'ont en rien empêché la deuxième boucherie modiale. On a déjà tout dit sur les causes impérialistes des deux guerres mondiales et les trahisons des gauches embourgeoisées (LO le fait très bien avec des articles assez clair pour déplaire à Edwy Plenel., moins concernant l'URSS).

En temps de guerre, disait Churchill, la vérité est si précieuse qu'il faut constamment l'entourer d'un mur de mensonges ». Mais surtout en temps d'avant-guerre ! Le monde entier est hanté par la fameuse formule, aux origines confuses « jamais deux sans trois », laquelle formule relève plutôt à mon sens de la superstition . Elle signifie aussi surtout que si on échoue à faire quelque chose il ne faut pas hésiter à s'y reprendre d'autres fois ; en tout cas qu'il faut une répétition pour « finir le travail ». En quelque sorte on pourrait prêter cette formule à la bourgeoisie sanguinaire et décadente.Sauf que l'enfer militaire nucléaire de nos jours peut augurer « la derdes der » c'est à dire la fin de la civilisation humaine.

Cette conscience de la destructivité totale possible de la planète hante tous les dirigeants même les plus cyniques, ilssavent qu'eux-mêmes ne seraient pas épargnés. Comme au temps de la guerre froide et sans doute plus encore, la menace atomique c'est pour jouer les gros bras, et, contrairement aux alarmistes de notre milieu maximaliste ce n'st pas le principal danger actuel ni une orientation en vue. La logique du profit et le chaos des ambitions et des impérialismes concurrents peuvent ou pourront ouvrir une perte de maîtrise des belligérants dans les années à venir, et alors adieu Rome, Byzance, Paris, Moscou, Pékin...mais aujourd'hui cela reste au niveau de la simple menace terroriste.

Qu'on les appelle désormais hybrides, légitimes ou illégitimes, les multiples guerres qui ensanglantent le monde, de plus en plus rapprochées des centres du capitalisme et une fois de plus (la troisième) à nouveau avec la promesse de retrouver le principal champ de bataille : le continent européen.

COMMENT LUTTER CONTRE LA GUERRE EN SACHANT QU'ON NE PEUT JAMAIS Y ECHAPPER DANS LA PLUPART DES CAS ?

Le défaitisme révolutionnaire a toujours été une théorie ambiguë, défaite de sa propre bourgeoisie comme facteur « réveillant » les mases des deux côtés, dur dur après 1940. Jean Lastérade en fût probablement le dernier promoteur en l'exaltant, et en se plantant royalement en 1938  avec en plus une étrange conception floue d'une « maturité révolutionnaire de la classe ouvrière »:

« La grande valeur du défaitisme, c’est de placer la lutte contre la guerre sur le terrain de la solidarité internationale du prolétariat ; la défaite d’un pays, en favorisant l ’action révolutionnaire, a des répercussions chez le vainqueur lui-même. L’exemple de la Révolution d’Octobre, sur les pays vainqueurs comme sur les vaincus, en Italie, comme ailleurs, a eu une influence considérable.Ce qu’il y a de certain, c’est que la défaite d’un gouvernement crée les conditions les plus favorables pour la lutte révolutionnaire des masses, par l’épuisement des forces répressives, par la panique et le chaos qui en découlent. La pratique du défaitisme. Comme toute lutte révolutionnaire organisée, l’action défaitiste ne peut être conçue sans liaison avec la maturité révolutionnaire de la classe ouvrière.les actes décidés et exécutés d’une façon individuelle ne prennent pas en considération le rapport de force entre la bourgeoisie et le mouvement révolutionnaire existant ; ils ne peuvent, de ce fait que favoriser la répression et sans aucune profit pour le but cherché »3.

Conception révolutionnaire et étonnante fût le défaitisme révolutionnaire, lequel est devenu désuet, ou a été quelque peu détruit par le wokisme bourgeois : qui est pour la défaite de qui en Ukraine ? Qui peut croire que la défaite d'un Poutine ou d'un Zelensky entrainerait la révolution ? C'est la conception généralisée de toutes les petites têtes gauchistes, comme hier les staliniens choisissaient Moscou, les bobos « politisés » choisissent la dictature algérienne contre la France, préfèrent parfois Poutine à Trump, ce défaitisme n'en fait pas des agents de l(étranger ou des espions ; non, ils ont la conviction que du bordel, qu'ils favorisent en parodiant le Lénine embaumé, jaillira la révolution !

On pourrait poser laquestion autrement : est-ce que la décomposition (le bordel) pourrait favoriser la révolution ? Non car avec l'éclatement des classes ce serait la confusion généralisée et un monde dégénérant en gangs et en violences sans limites. Favoriser la marche à la guerre ? Encore moins car pour marcher à la guerre il faut des classes délimitées et en surface fusuionnées dans l'union patriotique. En gros la bourgeoisie a plus besoin d'une classe homogène que d'une somme de communautarismes avec chacun pour soi et sans désir de sacrifice pour qui que ce soit. La classe ouvrière n'est pas non plus une sainte possédant la science infuse.Cela ne signifie pas qu'elle ne reprendra pas un rôle central dans la révolte probable des populations.

Certains, comme le CCI, radotent le simplet « développons nos luttes...économiques » ! Autant pisser dans un violon. On a vu ce que font les anars wokistes petits bourgeois ; de l'agitation qui non seulement n'empêche rien du tout mais véhicule les pires idéologies putchistes ou simplement néantissimes. Les Etats bourgeois du XX èe siècle ont toujours troouvé des moyens et des mensonges pour y soumettre les masses : attentats (Sarajevo, meurtre de Jaurès, soldats allemands déguisés en soldats polonais, Pearl Harbor, etc.), bourrage de crâne, politique du fait accompli, augmentations de salaires (mais oui), collaboration des syndicrates se prenant pour des aristocrates. Or cela ne marche plus et c'est la preuve que dans la population la plus paupérisée l'idée de sacrifier leurs enfants pour les toujours marchands de canon les fait vomir Macron et les généraux de studios. ; après l'attentat monstrueux contre les twins de New York nous étions nombreux à croire que cet attentat pouvait servir à l'hallali4. Et depuis, tant d'attentas gravissimes n'ont cessé de se reproduire de par le monde sans déclencher la troisième, mais l'attentat reste, localement, un moyen de souder « le peuple » dans l'union nationale défensive, comme en Israël au même titre que l'invasion russe en Ukraine a pu enfermer la population dans la très perverse et pourrie union patriotique, au point qu'on peut le comprendre tout en la détestant. Tout en râlant devant la lâcheté et inconscience du peuple russe devenu étranger à sa gloire passée.


Arrêtons-nous un instant sur ce mot peuple, qui évacue totalement la division en classes sociales et au service de l'idéologie dominante. Et surtout sur sa correspondance le populisme que certains imaginent (à tort) être un nouveau fascisme. Ce populisme si controversé n'est pas à l'origine une création des méchants d'extrême droite ou de Trump, ni comparable avec les idéologies de l'avant-guerre en 1939 ? mais, initialement (comme le regain religieux) un mouvement de désarroi venu du fond des masses, désorientées, dégoûtées par les politiciens de tout bord et qui se laissent berner par leur récupération démagogique et leur personnalisation de la politique, abrutissement qui sert aussi à nier les classes. Cette « pipolisation » ne signifie pas que la bourgeoisie contrôle mieux le terrain social ni n'est à l'abri d'insurrections spontanées. Le prolétariat russe jusqu'à 1917 avait aussi perdu son « identité de classe ». Nulle part depuis 1945 le prolétariat n'a mené prioritairemebnt des luttes contre les guerres, de celle d'Algérie à celle du Vietnam, le combat a été mené par les étudiants petits bourgeois !

La comparaison avec l'avant 1939, que croient pouvoir faire nos intellos de Controverses, est hors sujet. La situation est vraiment différente, non pour radoter qu'il n'y a pas eu de nouvelle contre-révolution stalinienne...puisqu'il n'y eu pas de révolution après 1945, Le prolétariat mondial a perdu son identité de classe (provisoirement?) pour ne pas avoir été capable d'engager un combat politique frontal contre l'Etat bourgeois, de plus il s'est embourgeoisé dans la partie occidentale dans une société d'abondance auprès de laquelle la société communiste rêvée serait une pingrerie.

Et troisième élément parce que le capitalisme en décadence atteint un état de décomposition (je consens à le reconnaître) où la plupart des peuples se rendent compte qu'on est gouverné par des dingos. Il n'y a pas de quatrièmement, rôle insuffisant ou nul des partis, qu'ils aient été « de masse » en 14 ou de minuscules sectes aujourd'hui, ils n'ont jamais empêché les guerres, la levée en masse est toujours venue spontanément des masses de prolétaires, toujours trop longtemps après certes mais jamais aux ordres d'un parti comme l'imagine encore le troupeau des néo-staliniens, les trotskiens. Pas de cinqièmement non plus car on ne sait pas encore si la conscince de classe sera à la hauteur des problèmes gigantesques qui sont déjà posés, lancinant, irrésolus. Paradoxalement reste posé l'influence de partis révolutionnaires, vraiment, pour rappeler l'identité de classe mais sans outrepasser leur fonction et avec la modestie de Rosa, où dans la catastrophe ils peuvent être réduits à seulement tempérer !

En 1915, alors que la guerre bat son plein, Rosa Luxemburg, qui a assisté à ce déferlement de chauvinisme, affirme que les socialistes n’auraient pas pu empêcher la guerre, mais que s’ils avaient tenu leurs positions internationalistes, « la voix courageuse de notre parti aurait eu pour effet de tempérer fortement l'ivresse chauvine et l'inconscience de la foule, elle aurait gardé du délire les cercles populaires les plus éclairés, elle aurait contrecarré le travail d'intoxication et d'abrutissement du peuple par les impérialistes. Et précisément, la croisade contre la social-démocratie aurait rapidement dégrisé les masses populaires ».




NOTES


2Jacques Solé, Révolutions et révolutionnaires en Europe (1789-1918)

3Défaitisme révolutionnaire – Jean Lastérade. Avec sa dernière phrase il montre l'inanité de l'activisme antimiltariste des « ultra-gauches » dont la bourgeoisie exagère la dangerosité, tout en justifiant sa répression.

L’Internationale N°37 – 23 Juin 1938

4Ce constat n'élimine pas une réaction impulsive de masse, hélas compréhensible, si parvexemple Poutine détruisait Rouen, l'union nationale serait spontanée et féroce. Et personne n'invoquerai un quelconque défaitisme révolutionnaire.

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