"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mercredi 7 mars 2012

UN CLOWN SORTANT A L’ECHELLE HUMAINE


Descente dans l’arène ou descente aux enfers du couple présidentiel? ("gens modestes", dixit la milliardaire Carla Bruni en coulisses)

Qu’on la juge inepte ou lassante, nul ne peut nier que la campagne électorale bourgeoise s’est donnée tous les moyens pour chauffer l’électoralisme à outrance, parvenant même à revigorer le faux clivage droite/gauche derrière la détestation du sortant, et ainsi à éviter une abstention massive face à une oligarchie au pouvoir et dans l’opposition pas du tout soucieuse de résoudre une crise insolvable mais intéressée à user des meilleurs moyens d’abrutissement politique pour faire payer la classe ouvrière. A cet égard… le sortant montre l’exemple (indépassable par la gauche bla-bla) : avec son entrée en piste il attaque violemment les deux parties les plus faibles de la classe ouvrière : les chômeurs et les prolétaires immigrés, désignés à la vindicte des vagues « couches moyennes ». La cible est aisée d’autant que la classe ouvrière est encore désarmée, impuissante à s’exprimer comme telle, empêchée de réaliser son unité par un matraquage digne de Big Brother, sans aucun parti politique pour défendre son rôle et son programme ; le lamentable bourgeois Fabius passa son temps à défendre les… consommateurs. Dans les territoires sondagiers comme dans le mental des bourgeois en lice, on fait comme si la classe ouvrière n’existait plus, et on joue allègrement sur un panachage de « couches » sociales : la minorité des riches, la couches moyennes et les pauvres fainéants… Avec Sarko One travail et richesse sont encensés, avec Hollande zéro compétitivité et légère imposition des riches sont le cautère sur une jambe de bois idéologique. Retour au spectacle.

Personne ne pourra reprocher aux journalistes de France 2 d’avoir ménagé le candidat Sarkozy. Rien n’aura été épargné au « président des riches », qui a dû descendre dans une arène à laquelle il n’était plus accoutumé, livré aux anciens journalistes cire-pompes redevenus chiens, dévidant toutes les turpitudes du président parvenu à ray-ban de 2007, étalant les commentaires les plus assurés sur sa défaite annoncée (« votre entrée en campagne n’a pas inversé la tendance », « vous y croyez encore », « jamais un président n’a été autant critiqué », « l’élection sera un référendum pour ou contre vous », « vous avez l’impression d’être en butte à l’hostilité des médias »

UNE MISE EN SCENE COUSUE MAIN POUR Monsieur Baratin

Le dévoué Pujadas a-t-il voulu favoriser l’électrochoc pour permettre au sortant de se sublimer ? On peut raisonnablement penser qu’il y a eu feu vert de l’Elysée pour amenuiser le ras le bol du cinéma des journalistes courtisans et tenter d’effacer le « comportement anormal » du zigoto, en faisant passer à la trappe le bilan de 5 ans de guerre contre le prolétariat. La violence des répliques du zigoto, généralement méprisant vis-à-vis de ces « colporteurs » de rumeurs de bas « étiage », et sa façon de « casser » le pauv’con de Fabius d’emblée, en le coupant sans se gêner avec le laissez-faire de Pujadas, et une agressivité permanente volontairement magnifiée sous la fable de son « énergie de naissance », visèrent à exhiber une « pugnacité » de dominant impavide en direction des milliers d’électeurs des couches moyennes aigris, déboussolés, désorientés par la crise et un de ses généraux. Bonne tactique, la meilleure défense reste l’attaque ; Giscard lui avait cru bon de laisser faire en 1981… trop sûr de lui. Il se moqua de tous ses contradicteurs, des chiffres des instituts économiques avec une arrogance bien faite pour plaire à l’électeur moyen ignorant, bête et déclassé. Le staff du blaireau de l’Elysée a retenu la leçon mais pas l’impétrant, doué d’une mémoire anormale, qui a raté son tour de magie avec une avalanche de chiffres invraisemblables (pourtant récité à parti de notes visibles pour la première fois depuis la caméra du plafond du studio), fausse note ?

Sarkozy a d’ailleurs complètement misé sur le « c’est la faute à crise » et « je ne suis pas responsable de tout », ce qui est vrai mais très relatif ; un général quelconque n’est pas responsables des guerres, il est pourtant totalement complice des maréchaux et chefs d’Etat pour envoyer le corps de ses soldats à la boucherie. A la fin de chaque séquence des interviews par thème, tous les journalistes du plateau télé ont fini par s’incliner misérablement face aux stupides arguments terroristes du dictateur « démocratique », alors que leurs critiques avaient été pertinentes souvent, ils pliaient enfin comme des sans couilles.

Le petit Tartuffe n’a pas cessé de dire une chose et son contraire. Les mots n’ont de sens pour lui que ce qu’il y met à l’instant où il parle, peu lui chaut le sens des autres qui n’existent pas face à lui dans la contradiction et à qui il ne cesse « expliquer » qu’ils sont des ânes. Face au journaliste économique qui ressemble à un bestiau de la guerre des étoiles, les rectifications du blaireau étaient aussi révélatrice de son illettrisme économique (il dévide un discours chiffré typique d’un bonimenteur de foire) que de la pleutrerie du spécialiste qui s’écrasait platement alors qu’il avait tous les moyens de ridiculiser cet avocaillon sans principes.

Dans la séquence « révélateur », le blaireau méprisa à son ambition personnelle. Les frasques du Fouquet’s n’étaient pas un dîner de riches où industriels et saltimbanques adoubèrent leur porte-drapeau mais une compensation à cette « explosion dans ma vie familiale » ; or ce soir là seul Johnny était bourré à l’antenne. L’esquive toujours lorsqu’on lui fait subir ses bafouillages en public, il n’en est nullement gêné mais mise sur la pitié du spectateur de droite (ah les salauds de France 2 ce qu’ils lui ont fait subir…) pour un candidat « à l’échelle humaine ». L’invitation à bord du yacht du milliardaire Bolloré ? Bof il renvoya en touche ladite « force des symboles » sur les amitiés mitterrandiennes envers ce même genre de milliardaire et le richissime Fabius (les votants UMP et FN bavaient d’admiration), et enfourcha l’antienne inusable du « on a besoin des patrons pour faire travailler les ouvriers ». La séquence lui permet de dénier être ce qu’il n’est que partiellement « le président des riches », bonne formule à laquelle il manque « larbin d’Etat menteur professionnel », de dénoncer une gauche « qui stigmatise ceux qui réussissent » (sans ajouter sur le dos des millions de prolétaires, de faire passer pour un acte de dévouement désintéressé sa tentative népotiste de nomination du fiston à la tête de la région la plus friquée de France ; et d’envoyer une perle bien sentie (et propre à séduire fachos et racistes du FN) : « sans les milliardaires Perdriel et Rothschild, le Nouvel Obs et Libération n’existeraient pas »… oubliant de mentionner qu’il est conseillé par l’ancien directeur de « Minute »…mais sachant que les électeurs du FN eux le savent… Pour finir par nier son semblant de mea culpa du début (« c’est une erreur que je ne recommencerai pas ») en toute forfanterie : « en quoi est-ce coupable d’aller au Fouquet’s avec Bolloré ? Réfléchissez un peu ! ».

Après son récurrent « je vous explique », le crétin de l’Elysée appelle ses metteurs en valeur à « réfléchir », plutôt humiliant non ?

En psychologie pour effacer un acte manqué il faut impérativement le revivre ; en politique démagogique, confronter le politicien à ses frasques et lui laisser dire ce qu’il veut, permet de dépasser le traumatisme du spectateur contrit. La séquence avec Nathalie Saint Cricq (femme de Patrice Duhamel, un des affidés de Sarko) qui fait radicale molle en évoquant la « désacralisation » est parfaitement millimétrée pour déculpabiliser, non Sarko le PN sans scrupules) mais ses fans gênés aux entournures… inattendues de leur vedette.

Les extraits si répandus sur la toile du « casse toi pauv’con » et du « descends si tu meuh meuh pschitt », l’être humain présidentiel ne les cautionne pas, pense même qu’il aurait dû se taire, mais qui n’en commet pas des fautes « en allant au contact » pendant 5 ans, pour « protéger les français », « empêcher les violences », etc. ?(il admire les patrons pêcheurs ces pillards de la mer…).

Sur le chômage, la flatterie jongle avec le mensonge éhonté : « je m’étonne qu’un homme compétent comme vous… en France le chômage depuis 2007 n’a augmenté que de 17% quand en Angleterre il a augmenté de 50% et en Espagne de 191%... ce n’est tout de même pas ma faute ailleurs ». Or il brasse n’importe quel chiffre sans que cela ne corresponde à la réalité : 1. Les chiffres du chômage sont toujours tronqués et truqués ; 2. Cela ne prouve pas une grande compétitivité pour la France et sert à cacher des spécificités de la crise (crise immobilière plus forte en Espagne) ; 3. L’Allemagne triche autant et n’est pas un exemple dans la durée…(sans compter les omissions : c’est elle qui avait la première qui avait expérimenté les 35 heures dénoncées par le blaireau comme cause de sa gabegie).

Plus les mensonges s’accumulent plus ils passent l’écran. Le PS ne parle pas de compétitivité, faux. Le chauve François Lenglet, qui a la gueule de maître de maître Yoda (cf. Guerre des étoiles), que craint inutilement le blaireau (il est fébrile en veillant sur ses notes) tente bien à plusieurs reprises de démontrer qu’il est nul en économie et menteur sur la destination des profits, il est traité par-dessous la jambe. Les grands groupes devront payer des impôts sur les bénéfices (idée reprise à Hollande) : faux, ne sera jamais appliqué avec l’un ou l’autre des candidats. Le RSA coûte un milliard, faux, Martin Hirsch va encore s’arracher les cheveux d’avoir collaboré avec ce cuistre ! Les bénéficiaires vont devoir pointer à nouveau à pôle emploi pour « vérifier leur degré d’insertion » car « ces profiteurs de la société…doivent faire des efforts » (comme les ouvriers immigrés…), le blaireau ne cesse jamais de cracher en cours de route sur les prolétaires soumis au chantage à la faim et à qui ses officines et ses nombreux amis patrons ne proposent rien.

Pujadas se rebelle : « des efforts ». Le blaireau hésite, légèrement décontenancé d’autant d’audace du tout petit journaleux qu’il a couvert de sarcasmes au début de sa mise au pilori parfaitement rôdée mais masochiste : »… ouais, formation, recherche d’emploi + 7 heure sde travail d’intérêt général ».

Pujadas excelle ensuite à répéter : « où allez-vous trouver les 70 milliards qui manquent ? ». Le blaireau jongle avec des chiffres repiquant dans la fraude, les économies de bout de chandelle. Pujadas additionne mais on reste toujours loin des 70 milliards. Alors le blaireau bifurque sur les fonctionnaires (super ! psalmodient électeurs UMP et FN), monsieur « jevousexplique » devient Monsieur « Vousallezcomprendre » : « les fonctionnaires sont embauchés 60 ans, 20 ans de retraite comprise, salaires + retraite » ; ce doit bien être une trouvaille de Guaino ce raccourci PN qui signifie que les fonctionnaires sont payés… 20 ans de plus à rien foutre, mais pas le privé… Après les chômeurs et les travailleurs immigrés, cette autre attaque contre une partie plus protégée de la classe ouvrière, confirme que le blaireau n’a pas changé de cible et désigne à la petite bourgeoisie électoraliste hésitante ces « fardeaux » du budget public – oubliant de mentionner cette autre catégorie de fonctionnaires, flics et militaires, payés 30 à 40 ans à rien foutre qu’à protéger l’Etat bourgeois – sans lesquels l’Etat serait un bordel généralisé !

Les hôpitaux ? Diminué de moitié, grâce à môa, ose le blaireau, économies réalisées… mais c’est la cata complète, les queues pour se faire soigner ; le candidat menteur sait qu’il peut compter sur la petite bourgeoisie artisanale, les patrons et les concierges pour dénoncer l’incompétence du personnel soignant incapable d’assurer un fonctionnement rétréci grâce aux « coupures dans la dépense sociale ». Pujadas déplore que l’on soit encore loin d’éponger les 70 milliards… mais l’autre finit par l’ignorer.

Sur l’école, Sarkozy est vraiment débile. Son imposture et sa malhonnêteté éclatent concernant l’ISF (mouche du coche pour les très riches), les stocks options (bordée de chiffres invérifiables) et lorsqu’il assure en avoir imposé aux riches qui ne se sont jamais… autant enrichis (ses amis PDG mais aussi la foule des petits patrons de PME).

Après avoir sans cesse limité le maître Yoda du studio, il le caresse dans le sens du poil, lui arrachant un sourire maso de plaisir : « vous êtes d’une honnêteté scrupuleuse » ; le prédateur a ficelé sa proie. Il soupire d’aise, n’a que faire du procès en sorcellerie qu’on lui fait subir (l’électeur UMP et FN soupire aussi sentimentalement).

TIRER DANS TOUS LES SENS…

Sur l’immigration, Guaino lui invente tous les jours des formules déstabilisantes parce que partiellement vraies : « la question de l’immigration n’est pas une question de droite ou de gauche », c’est vrai comme la question du trafic urbain ou de la pollution de l’eau. La bouffe halal ? Suffit de mettre des étiquettes. Tout Sarkozy est contenu dans cette formule ! Suffit de mettre des étiquettes, d’insulter et tout est conservé ; ainsi la « haine de la finance », défaut attribué aux « socialistes » est par contre une mauvaise étiquette pour le président des riches financiers ! Il pique autant à Hollande qu’à Le Pen cette autre étiquette, et sans vergogne au nom de son présumé combat antifasciste depuis son premier caleçon politique : « il y a trop d’étrangers sur notre territoire » (dans les familles FN et UMP, on saute de joie sur la table de la salle à manger). « Faut en accueillir moins… restreindre les conditions du regroupement familial ». Combien se risque le voisin de maître Yoda, à la tête de Frankenstein jeune ?

« Moitié moins… allez… autour des 100.000 » têtes de bétails à travail au noir pour PME UMP soucieuse de compétitivité… pour protéger les français ! Le RSA ? « Allez, 10 ans en France, à condition de bien parler notre langue, et au moins 5 ans d’exploitation sur les chantiers les plus sales » (les patrons du bâtiment, électeurs avisés, salivent).

Seule nouveauté du programme du candidat sortant et à sortir, la possibilité d’un autre référendum (après celui supposé stigmatiser les chômeurs) pour juger si on garde ou pas l’étranger (parfaitement loufoque, irréalisable et hitlérien). Une pincée de proportionnelle et une réduction du nombre des députés, pour montrer qu’on peut compresser un parlementarisme obèse, au risque de mécontenter une noria de rampants de la droite caviar et de la gauche du même acabit… pour, comme son maître Mitterrand, gouverner avec des croupions de partis « extrêmes » afin de tenir en laisse la gauche… revancharde.

Les faux mea culpa se poursuivent avec le projet débile de faire parrainer un enfant de chaque école avec le nom d’un enfant juif déporté, car – non pas que la proposition sarkozienne fusse débile – mais elle « n’a pas été comprise » ; j’ai tort parce que j’ai toujours raison, tel est le raisonnement du psychopathe gouvernant. Sur la lettre du jeune stalinien Guy Mocquet à ses parents comme Bible de l’immoralité sarkozienne, on passe, oubliant que « le jeune étudiant G. Mocquet » a été l’otage et la victime du tournant terroriste du PCF… (autre mensonge, il n’était pas étudiant mais lycéen).

Hollande est régulièrement égratigné au passage, grossièrement, veulement ; résumé : « c’est une couille molle, il sait pas dire non » et ses flics du nord ont couché avec DSK (c’était pourtant les flics aux ordres de Sarkozy) !

FABIUS L’ANTIQUE LAMENTABLE

Il a vieilli. Les joues sont encore gonflées de suffisance. A voir sa gueule de bourgeois antiquaire, on a envie de voter FN. Il est « cassé dès le début par le roquet de l’Elysée qui le mord et le bouscule sans gêne, sans être corrigé par le meneur de jeu Pujadas que jamais. Il commet une erreur inadmissible en politique politicienne, se laisser voler un mot dans la confrontation. « Vous avez été violent ». « Comment çà violent ?. « Euh, virulent… ».

Jouant la courtoisie Fabius est dans les cordes et fait pitié. Il se laisse couper à plusieurs reprises et s’enfonce en refusant de montrer son énervement. Il concède le piège convivial du blaireau qui se marre et mène la danse. Derrière l’écran plat récemment acheté, la foule des électeurs du PS et du PC mélenchonisant, hurle « Fabius à la retraite » !

Fabius balance au PN sortant ce qui est le quid de son propre comportement : « pour vous c’est toujours la faute aux autres ». Front bas, Sarkozy sort les couteaux rouillés de sous son caleçon, il lit le dénigrement de Hollande par l’antiquaire du PS : « vous l’avez nommé « fraise des bois ». Fabius encaisse en silence, l’air stupide, c’est aussi une manière d’enfoncer un coin d’un rival victorieux aux « primaires » et qu’il avait toujours méprisé inconsidérément. L’antiquaire semble se relever des coups redoublés du boxeur en piste en évoquant les « stabilisateurs sociaux », c’est quoi ? Les syndicats ?

Sarkozy ne peut dire le contraire, mais il promet une solide formation aux 58 ans (« 35 milliards pour la formation » ma chère) et au bout : obligation de prendre un emploi. Même s’il n’y a aucune proposition ? Et pour que le quinqua « formé » rembourse sa formation ?

Autre coup bas, le blaireau ressort l’affaire DSK. Mais qui fait pschitt, à trop remuer le caniveau, ce pauvre sortant fait chou blanc, et son adversaire d’afficher sa morgue retrouvée : « bravo pour votre élégance. Beaucoup de français avaient misé sur DSK, les choses ont tourné autrement un point c’est tout ». Round perdu par le zigoto de l’Elysée !

Il est question ensuite d’une autre idée loufoque et vague, que le parrainage, cette hérésie bourgeoise pour filtrer les candidats au trucage démocratique soit refilé aux électeurs. Le PN se garde de détailler et c’est Pujadas qui a fait l’effort de calculer que environ un million et demi d’électeurs (3% de la masse des moutons) remplaceraient les maires… encore une fantaisie sarkozienne creuse et sans avenir.

La fin de la confrontation augure du débat épicé avec Hollande, qui saura tirer les leçons du désastre Fabius, mais obligé de lui réserver une promo de ministre pour une prestation faible de vieux fossile politique. Le blaireau use de la corde sentimentale au final, il aura fallu qu’il soit élu président pour voir souffrir les gens, et surtout comme ce PN ne va pas l’avouer, les nombreux larbins de son entourage qu’il a promu et dégradé selon ses besoins.

Fabius lit la déclaration du Sarko 2007 disant que s’il ne réduisait pas à 5% en cinq ans le chômage en France…les électeurs seraient tenus de juger. L’autre approuve sans mal.

Au bilan de l’émission, les deux journalistes juges servent les bons plats au blaireau. Le plus répugnant est son souteneur FOG, ponte de la télé et du Point, qui n’en finit pas de courbettes à son principal personnage de littérature. On éteint la télé. On va se coucher et on se dit : pourvu que Hollande l’emporte sur ce taré présidentiel. Même si çà ne change rien pour la classe ouvrière. Oui même si çà ne change rien pour la classe ouvrière. Qui reste de toute façon spectatrice la pauvre de sa propre exploitation et humiliation permanente.

lundi 5 mars 2012

LES "INVISIBLES": crève-la-faim en fin de droits, disparaissez!


Dans les permanences d'élus, la détresse sociale des "invisibles" (titre de l'article de l'immonde ci-dessous...)

Traduit ainsi: « en avant pour les crève-la-faim en fin de droits »

Autant le terme « indignés » était et est ridicule, quoique juste pour caractériser les émois sentimentaux de la petite bourgeoisie en déshérence, autant la caractérisation des chômeurs comme « invisibles » est hélas pertinente, et j’ajouterai même celle de « qui n’existent pas », voire qui n’ont pas le droit à l’existence ni sociale, ni politique, ni, surtout, personnelle.

Ce genre d’article dans un journal bourgeois est toujours intéressant dans la mesure où il relève du domaine de « l’enquête » sans parti pris, permet de fournir une vision plus étendue de la misère, mais aucune solution politique ne transparaît. Le journaliste se contente de décrire pourtant avec un autre parti pris, pourri et mensonger, celui de faire croire que « les élus » tentent de faire quelque chose. C’est bien le plus gros mensonge, les « élus » sont élus d’abord pour s’en mettre plein les poches ; si « la politique ne rapportait pas, ils n’en feraient pas », dit un solide dicton populaire. De plus, ces faux derches auto-élus par leur parti mafia, reçoivent ces « invisibles », quémandeurs désespérés comme des mendiants, compatissent et les reconduisent à la porte, ou leur envoient les flics s’ils font du grabuge, ou les regardent se cramer eux-mêmes comme la mère de famille de six enfants qui s’est immolée dans la mairie (suicide qui n’émeut guère l’auteur de l’article puisque cette femme « avait été expulsée plusieurs fois pour impayés et violences »… Avec ce discours qui se veut objectif mais misérabiliste, on n’est pas loin de la dénonciation du « chômeur fainéant » de la camarilla oligarchique de Sarkozy. Que faire lorsqu’on est « sans emploi », laissé livré à soi-même par les incapables de pôle emploi, méprisé par les puissants ? Se suicide ? Certainement pas. Se grouper comme chômeurs, cela n’a jamais véritablement marché, le chômage a été parfaitement individualisé par la bourgeoisie avec un système d’aide compliqué et assistanciel. « Unité chômeurs-travailleurs », slogan gauchiste et maximaliste, aussi creux que l’unité de Mars et Jupiter ou des "visibles" et des "invisibles". La division raciale des quartiers ouvriers par la propagande électorale (droite bobards contre gauche angélique) tue aussi toute dynamique vers un regroupement des « invisibles ». Les tentatives de regroupement de chômeurs, au cours des dernières trente années en France en tout cas, se sont toujours immédiatement soldées par des échecs ; soit elles étaient des constitutions artificielles d’arrivistes gauchistes ou anarchistes, soit elles devenaient (dixit Pagat puis l’APEIS) des officines louches de l’Etat, consistant à enfermer le chômeur dans une curieuse spécificité féodale dénommée « assistanat ». L’idéologie bourgeoise (sarkozienne en l’occurrence) estime avec dédain que le chômeur est « en trop » et que donc il doit crever de faim en fin de droits, qu’il ait 20 ans, 40 ans ou 60 ans, et que donc il ne doit surtout pas percevoir une retraite lorsqu’il est vieux et malade. Sous les cris affolés des tueurs de l’UMP tétanisés à l’idée de perdre la place de pillards de l’Etat, les promesses tempérées du candidat Hollande ne donnent pas plus d’espoir à celles et ceux qu’on condamne au suicide et à la famine.

C’est révoltant et on a envie de devenir terroriste quand on voit autour de nous tous ces jeunes hommes de 40 ans et moins, ou plus, obligés de mendier un repas chez leurs parents, auxquels nul emploi n’est proposé. La politique de Sarkozy est une politique de nazi. Les nazis niaient leurs chambres à gaz, comme ces salopards de gouvernants nient qu’ils produisent le chômage et qu’ils poussent par milliers les prolétaires « en trop » à la déchéance, à l’autodestruction et à a mort.

Alors le problème pour les prolétaires « invisibles », pour qu’ils relèvent la tête, reste bien sûr de briser l’isolement, de constituer des comités de défense lors des rencontres aux restos du cœur par exemple, lors d’une expulsion d’un locataire dans le quartier (les ouvriers et les employés voient leurs revenus bouffés à 80% par les loyers faramineux), pour que peu à peu une vraie solution soit esquissée, qui concerne chômeurs et travailleurs, une revendication unitaire : puisque les capitalistes veulent nous faire payer leur crise de l’immobilier, leurs recels et détournements de biens sociaux (du petit patron de PME au ministre) : IL FAUT CESSER DE PAYER LES LOYERS !

Une telle revendication est unitaire et devrait permettre enfin aux actifs de se joindre enfin aux chômeurs, car la misère réelle qui est le produit de la démence libérale pose MAINTENANT VRAIMENT, la faim et le froid, la solitude et la mort, pour tous ces prolétaires jetés à la rue et tous ceux à qui est interdite même la dignité de prolétaire !

C’est le besoin de vivre, de ne pas se laisser mourir qui posera vraiment la nécessité du combat commun, non seulement pour manger à sa faim, ne pas vivre dans un carton à la rue, mais pour renverser l’Etat capitaliste, ses profiteurs et ses tueurs.

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Depuis quelques années et plus encore ces derniers mois, avec la crise qui redouble, les élus locaux sont sollicités par une population qu'ils n'avaient pas l'habitude de rencontrer dans leurs permanences. De plus en plus de jeunes, de travailleurs pauvres, de femmes seules, mais aussi de cadres, ou bien encore des retraités, viennent demander de l'aide dans les mairies et les conseils généraux.

Certes, la crise n'est pas nouvelle. "Les gens subissent la hausse du chômage depuis plusieurs années", rappelle Pierre Cohen, maire (PS) de Toulouse. Et toutes les catégories sociales ne sont pas touchées. Dans la Ville rose, "les cadres de l'aéronautique sont relativement épargnés", remarque le député de la Haute-Garonne.

Mais ceux qui, jusqu'ici, se sentaient à l'abri redoutent d'être exclus, tandis que les plus démunis ont de moins en moins l'espoir de s'en sortir. Du coup, les élus sont confrontés à la "désespérance" des uns, disent-ils, et au "pessimisme" des autres. Aujourd'hui, "en plus des populations très précaires, ceux qu'on voit dans nos permanences, ce sont les petites classes moyennes, cette France des invisibles, ces modestes "plus"", qui ne venaient guère, jusqu'ici, aux guichets des services sociaux, raconte Marie-Françoise Pérol-Dumont, présidente (PS) du conseil général de la Haute-Vienne.

A force, les élus voient leur rôle évoluer. Ils se définissent eux-mêmes comme des "protecteurs", comme "le dernier bouclier social", mais aussi comme des "intercesseurs", et ils se découvrent un rôle de "soutien moral".

"Quand je reçois les gens, ici, je ne sais jamais dans quel état psychologique je vais en sortir", dit Jérôme Guedj, 40 ans, qui tient pourtant des permanences depuis quatorze ans. "La dureté des situations est de plus en plus grande !" confie ce socialiste, président du conseil général de l'Essonne.

Entre la boucherie et le coiffeur, une affiche de François Hollande signale la permanence de M. Guedj au milieu du centre commercial de Massy. Ce jour-là, il bruine sur les hautes barres d'immeubles alentour. Chantal Duditlieux franchit la porte du local pour la première fois. "On n'a jamais rien demandé, aucune aide à qui que ce soit. Mais on se décourage", explique cette habitante de 63 ans. A côté d'elle, son fils Benjamin, 28 ans, cherche un emploi depuis la fin de ses études de droit. Hébergé par sa mère, il vit avec un revenu de solidarité active (RSA), depuis 2009, de quelque 400 euros mensuels. Ensemble, ils sont venus plaider auprès de M. Guedj une remise gracieuse du conseil général, qui réclame à Benjamin un trop-perçu de RSA.

Avant eux, ce jour-là, est entrée dans la permanence Marie-Hélène Sylla, 61 ans, mère de 9 enfants. "Je n'ai rien, M. Guedj, plus de revenu", a-t-elle glissé avec pudeur. D'une voix douce, cette ancienne secrétaire a raconté qu'elle emprunte à une amie "de quoi payer" son loyer, le temps de toucher sa retraite, qui ne lui est toujours pas versée.

Le logement, singulièrement en Ile-de-France, est devenu l'un des premiers motifs de démarche auprès des élus. "Il y a dix ans, dans mes permanences, sur dix habitants, j'avais huit demandes d'emploi, constate Stéphane Beaudet, maire (UMP) de Courcouronnes, dans le même département. Aujourd'hui, sur dix, huit vont me demander un logement."

"Les gens me demandent essentiellement des logements", confie Didier Paillard, maire (PCF) de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). "Ils sont dans des situations de plus en plus dramatiques", assure l'édile communiste, encore sous le choc, un samedi, dans sa mairie déserte. Trois jours plus tôt, une mère de 6 enfants s'est immolée dans les murs de l'hôtel de ville. En errance depuis des années, expulsée pour loyers impayés et violences, elle attendait en vain un nouveau toit.

Depuis 2007, la mairie a été le théâtre de deux autres tentatives d'immolation pour des motifs similaires. "Injuste et révoltant !" s'exclame M. Paillard. "Ce drame est injuste d'abord pour la personne. Il est injuste aussi pour Saint-Denis, la ville qui construit le plus grand nombre de logements dans la région", souligne le maire.

Aux dossiers de logement s'ajoute l'inflation des demandes d'emploi. "Il n'est plus rare que des gens, dans la rue, me glissent le CV de leur enfant qui cherche un boulot", raconte Jacqueline Gourault, maire (MoDem) de La Chaussée-Saint-Victor et sénatrice du Loir-et-Cher. "Je n'ai pas la prétention de faire concurrence à Pôle emploi !" plaisante Frédéric Valletoux, maire (UMP) de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Pourtant, dit-il, "il m'arrive de plus en plus souvent d'intervenir pour pousser un CV dans une entreprise".

Face aux institutions de plus en plus méfiantes, "on est là pour mettre de l'huile dans le système", commente M. Valletoux. A la demande de commerçants ou de particuliers qui peinent à obtenir un crédit, le maire de Fontainebleau décroche volontiers son téléphone pour appeler des banques.

"Pour toutes les populations, on est maire à tout faire !" finit par s'agacer M. Beaudet. "Même le petit-bourgeois vient me voir pour que j'intervienne auprès de France Télécom ou de La Poste parce qu'il a un problème !" raconte le maire de Courcouronnes, conseiller régional d'Ile-de-France.

S'ils sont de plus en plus sollicités, les élus savent aussi que certains publics rechignent à toute démarche. Parmi eux, les jeunes des cités, dont une partie s'est résignée à ne plus chercher d'emploi, ou des étrangers sans papiers, qui ont peur, ou encore, tout simplement, des familles qui ont honte de leur situation.

Pour détecter ces "oubliés", les élus vont au-devant d'eux. A Courcouronnes, un bus de la mairie stationne devant les écoles maternelles, et les parents peuvent venir y exposer leurs difficultés. Chaque premier jour du mois, Mme Pérol-Dumont tient sa permanence au marché de Bellac. "Des femmes seules sans ressources viennent me voir, raconte la présidente du conseil général de la Haute-Vienne. Des retraités me confient qu'ils n'ont plus les moyens de payer la maison de repos de leurs parents."

Autre lieu d'observation pour les élus, Les Restos du coeur. "C'est dans ce genre d'endroit qu'on voit que la société laisse de plus en plus de monde au bord de la route", observe Adeline Hazan, maire (PS) de Reims. A Noël, "j'ai même rencontré un ancien agent de la mairie, retraité, et sa femme venir chercher un colis pour offrir un dîner de réveillon à leurs enfants", se souvient-elle, émue.

A force de voir les "plus démunis s'enfoncer" et les "plus modestes décrocher", les élus ne cachent plus, parfois, leur sentiment d'impuissance. "Ça fait dix ans qu'on bosse comme des cinglés, qu'on essaye d'aider les familles avec les moyens microscopiques qui sont les nôtres. Malgré nos efforts, je regarde la population s'appauvrir", se désespère le maire de Courcouronnes. "Nous n'avons, nous, les élus, d'autre pouvoir que de mettre des serpillières sur des incendies", se désole Mme Pérol-Dumont. "On a parfois l'impression d'être devant un puits sans fond", avoue le maire de Toulouse.

Ce n'est pas faute de chercher de nouveaux filets de protection. Face à la hausse du coût du logement, la ville de Reims a modifié le mode de calcul de ses aides financières. Le montant des versements est fonction du poids des charges de logement et de chauffage dans les dépenses des habitants, et non plus seulement de leurs déclarations de revenus. Le département de la Haute-Vienne a créé un fonds pour combler les impayés de cantines. En Essonne, le conseil général finance des maisons de retraite.

Mais c'est aussi, paradoxalement, auprès de la population que les élus trouvent l'antidote à leur découragement. "Sans doute parce qu'ils se sentent eux-mêmes fragilisés, les gens stigmatisent moins les SDF", constate M. Cohen. "On observe des élans de solidarité envers les plus pauvres qu'on ne voyait pas avant", assure le maire de Toulouse. A Saint-Denis, M. Paillard voit "le retour d'un besoin de collectif, d'une envie de construire ensemble". Dans certains quartiers, raconte-t-il, les habitants se sont spontanément regroupés pour organiser la garde des enfants des parents qui partent faire des ménages à Roissy très tôt le matin. "Les gens ont la volonté de s'en sortir ! Ils ont la niaque ! C'est ce qui nous sauve un peu !" sourit soudain le maire de Saint-Denis, dans son bureau à l'ombre de la basilique.

Béatrice Jérôme

Article paru dans l'édition du Monde du 04.03.12

jeudi 1 mars 2012

LE GRAND EXPLICATEUR DU PEUPLE virtuel et odieuvisuel COINCE DANS UN BAR



Jouissive la bousculade du blaireau de l’Elysée, mais aucun film réel de la bousculade et de la mine effarée de Sarko n’a eu l’autorisation d’être publié sur le web (alors que des photos montrent affolement et abattement du PN ; où est passé le film réel de cette bousculade bayonnaise… sous les oukazes stalino-sarkoziennes ? On lit beaucoup d’arguments d’esclaves sur la démocratie « souillée » par les manifestants, alors qu’il ne s’agit que de simples cris au passage de la caravane de république bananière mais aussi ce constat aussi peu politique que la campagne des arsouilles, rejet focalisé sur ce triste personnage comme si sa disparition devait apporter un soulagement. Le cri de cœur de l’internaute de gauche se résume à ce constat qui n’est ni faux ni regrettable (mais insuffisant) : « Toujours aussi narcissique, se croyant aimé et adulé , et pour rester poli , disons-lui : IL SERAIT TEMPS QUE TU TE CASSES PAUVRE TYPE. La France ne pourra que mieux respirer. Pas très argumenté certes. Mais pas plus bas que nos prélèvements journaliers au long de notre suivi de campagne lamentable (qui dégueule plus bas que celle de 2017).

CARNETS DE CAMPAGNE AU RAS DU BITUME :

JEUDI 23 en off. Sarkozy « expliquait » (un PN ne parle jamais aux autres, il leur « explique ») devant quelques journalistes, dans le train Lille-Paris, qui le ramenait de la métropole du Nord, où il venait de tenir son troisième meeting de campagne. Reprenant la méthode personnaliste et perverse US, de déconstruction de son adversaire bourgeois, le représentant du peuple figurant leur a fait noter sur leur calepin de petits serviteurs de la parole gouvernementale assiégée : "Ce n'est pas Hollande que le PS voulait comme candidat, il voulait DSK", Dominique Strauss-Kahn, a « expliqué » le grand explicateur Sarkozy. Et toc ! donc Hollande n’est qu’un bâtard mal aimé. Comme Hollande avait comparé Sarkozy à « un petit garçon » dans son comportement, le petit garçon a voulu jouer au grand, en « expliquant » qu’il n’avait « jamais eu de mauvais rapport » avec lui, propos conciliant et hypocrite aussitôt suivi d’une vacherie à double sens « est rigolo, c’est quelqu’un qui a du talent ». Le mardi suivant (ou celui d’avant) le grand explicateur répondit à la question complaisante d’un journaliste nul : « êtes-vous le président des riches ? », par l’évocation des amitiés patronales de Hollande, qui n’en possède pas une fourchette aussi notable que le locataire provisoire de l’Elysée.

Mercredi candidat autoproclamé du peuple virtuel s’est lâché en « s’expliquant » : la femme journaliste de Hollande n’est-elle pas l’employée d’un milliardaire (Bolloré pourtant ami de Sarko, et cuisinier en chef des sondages)? Hé hé ! Mais tout ceci c’est peau de balle à côté de « l’amateurisme consternant » du mari de cette deuxième femme du concurrent, expliqué aux journalistes.

Le 29 février le FIGARO rêve encore : « Les courbes des sondages peuvent-elles se croiser ? ». « (Notre bon)Nicolas Sarkozy se donne trois semaines pour prendre l'avantage en multipliant les prises de parole. De son côté, François Hollande sait depuis le début qu'il doit gérer une campagne où il ne peut que baisser dans les sondages ». (Notre bon) Nicolas Sarkozy me l'a toujours dit, ajoute le journaliste couché, il lui faut terminer le premier tour en tête. Il croit en l'effet psychologique qui peut faire «changer l'espoir de camp», et créer un nouveau climat de campagne. Cet effet sera important, juge l'un de ses conseillers, «surtout au regard des quatre années écoulées ». Certes, selon ce conseiller, «cela ne résout pas forcément le problème des reports de voix au second tour (aïe, même les électeurs floués de Le Pen vont se venger en votant Hollande…), mais cela peut jouer, notamment sur la partie la plus suiviste de l'électorat, au centre, qui se rallie au candidat qui est porté par une dynamique ».

À ce jour, la plupart des instituts rangent les deux candidats à un ou deux points d'écart, jure l’admirateur de grand explicateur. «Cela veut dire en réalité qu'ils sont à égalité », résume un sondeur (archifaux le 1er mars). Mais, pour le moment, aucun sondeur n'annonce encore le croisement des courbes. Les enquêtes constatent que Sarkozy est porté par «une petite tendance, mais lente». Déjà à 26% dans les sondages, sa «marge de progression» au premier tour paraît réduite tant que le Front national se maintient autour de 17%, estiment plusieurs sondeurs. En revanche, le candidat socialiste reste inhabituellement haut pour un premier tour. Il est donc vital pour Nicolas Sarkozy d'accélérer la baisse de son adversaire dans les sondages ». C’est « rêve qui peut » chez les larbins du blaireau !

HOLLANDE est jugé PLUS CREDIBLE QUE SARKOZY au niveau économique, assure le NOBS de Jean Daniel – quand ce dernier se réfugie dans le bla-bla et l’attaque personnelle… Sondage du camp d’en face, ou presque :

« Le candidat socialiste à l'Elysée François Hollande est jugé plus crédible sur l'économie, contre le chômage et pour rassembler les Français que le chef de l'Etat sortant, selon un sondage qui prend aussi la mesure du pessimisme des personnes interrogées sur l'avenir économique. Au total 66% des personnes interrogées font davantage confiance à François Hollande pour rassembler les Français qu'à Nicolas Sarkozy (22%), selon ce baromètre de l'économie "BVA-Avanquest-BFM-Challenges". Les sondés accordent leur confiance au candidat PS pour lutter contre le chômage (57%/30%) – (quand on est sondé on est sondé ! et quand on est con, on est…), faire des propositions crédibles (54/34), prendre des réformes positives pour le pays (53/36) et lutter contre les déficits et la dette (50/38). Sont vraiment sondés les sondés ?

La vérité n'est pas que Hollande est plus crédible, ce candidat bourgeois de ressemelage d'un Etat exploiteur ne prétend même pas "être dangereux" pour l'ordre, la maintenance et la continuité capitaliste, comme il a été l'assurer à ses compères bourgeois britanniques, mais il est devenu, par devers lui (du fait de l'incroyable nunucherie de la fille Le Pen) LE VECTEUR DU VOTE PROTESTATAIRE CONTRE Nicolas Ceaucescu... pardon Sarkozy. La passion mauvaise générée par cette campagne électorale malsaine, favorisée par l'affolement de la faction de droite stupide et capable de toutes les bassesses, et une faction de gauche bourgeoise qui n'est en rien unie ni vertueuse, semble devoir aboutir à une limitation des abstentionnistes, c'est à dire à la fois faire croire à l'électeur abruti à l'intérêt de voter, juste pour faire tomber une quille de l'ordre bourgeois, dopé par les cris d'orfraie du Figaro et Marianne (merde souverainiste qui fait toujours partie des réseaux de soutien au pervers DSK).

"Sarkozy ne ressert pas l'écart avec Hollande" (devinez où est la faute ?)

Une majorité de personnes interrogées (54% contre 35%) considèrent que François Hollande "propose les mesures les plus convaincantes en matière économique", selon ce sondage réalisé avant la proposition de François Hollande d'une tranche d'impôt à 75% pour les revenus supérieurs au million d'euros annuel (cette farce à Mélanchette). Son entrée en campagne ne permet pas à Nicolas Sarkozy de resserrer l'écart avec François Hollande dans le domaine économique", commentent les sondeurs. "L'écart de crédibilité économique [...] s'est légèrement accentué : en un mois, Nicolas Sarkozy perd trois points, quand François Hollande n'en perd qu'un".

(Enquête réalisée par l'Institut BVA les 23 et 24 février 2012 auprès d'un échantillon de Français recrutés par téléphone et interrogés par Internet. 1.017 individus de 15 ans et plus ont répondu à l'enquête (méthode Coué).

Coincé une heure dans un bar le grand explicateur:

Visite très mouvementée jeudi après-midi pour M. Explication à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) où il a été accueilli par des huées et des sifflets dans le centre-ville. Selon plusieurs médias-menteurs sur place, des dizaines de jeunes opposants attendaient le Président-candidat à sa descente de voiture et ont crié «Sarko président des riches!», «Sarkozy dégage!», couvrant largement les «Sarkozy Président» des partisans du chef de l'Etat. Le blaireau a été coincé dans un bar pendant une heure environ. Une compagnie de CRS en habits robocop a été déployée devant et autour de l’oiseau qui ouvrait, affolé, son bec, pour lui permettre de s’échapper.

Ce n’est pas la première fois (ni la dernière qu’il subit les quolibets de la foule), un autre jeudi, alors qu’il avait été allé plastronner à Lille pour « parler du travail», où il avait « expliqué » : «Je ne suis pas allé à Lille pour aller à Lille, aujourd’hui, j’explique» (sic, je n’invente pas), lors de la visite d’un centre de formation des apprentis (CFA) de Tourcoing. Flanqué de Xavier Bertrand et de la gourde Rachida Dati, il avait été accueilli sous les quolibets, et avait prétendu « expliquer » à des illettrés la réduction des charges salariales sur les bas salaires annoncée la veille (le filmage des quolibets avait été soigneusement extirpé des rush télévisuels…). Aucun journal n’a eu le feu vert pour détailler la nature des quolibets des jeunes apprentis et Dame Anastasie a encore accompli son œuvre… sans que personne, ni le clan Hollande (hautain opposant contraint) ni Marine Le Pen (bourgeoise tenue au silence) ne soutiennent les quolibets de ces « gens d’en bas »

Comment les chaines d'info « continues » (contrôlées étroitement par l’Etat bourgeois) ont traité la bousculade à Bayonne… réduite à des « cris d’indépendantistes » ploucs :

1) pas de sons permettant de juger par nous-même de la colère anti-sarko des manifestants

2) on décrédibilise les manifestants "des indépendantistes"...ah Bon? et si on écoutait ce qu'ils crient pour en juger? Et si on leur donnait la parole pour en juger?

3) le commentaire du journaliste "en direct" relativise l'événement (peu de personnes....faux, en plan large on en voit plutôt quelques centaines et jeunes...) alors qu'aucun président de la cinquième République n'a jamais été dans une telle situation d’humiliation publique!

Depuis 5 ans le blaireau voyageait avec des cars de CRS et des militants UMP par Bus entier, et s’arrange toujours pour qu’en en certaines localités, nul contestataire ne vienne troubler la cérémonie adipeuse et veule de félicité populeuse autour du « Sarkozy me voilà ».

Non messieurs les journalistes, ce n'est pas anodin et on n’entendit pas de slogans indépendantistes : ce n'est pas, hélas pas l'Etat français qui est attaqué, mais bien le Sarkozy qui terrorise les journalistes à sa botte, ceux qui pratiquent "le journalisme d'accompagnement" (ou comment "bien" présenter un évènement défavorable à leur candidat). C’est bien le zozo Sarkozy qui est l’objet d’une détestation « populaire » (incroyablement supérieure à la vindicte dont VGE fût la cible en 1981). Cette détestation de Monsieur Explication n’est cependant plus qu’une vision aliénée elle-même de la vie politique bourgeoise, qui s’évite toute réflexion réellement alternative, se repait d’insultes, non dans l’espoir véritable d’un avenir meilleur, mais dans une joie mauvaise, vengeance populaire à quat’sous des partisans de la soumission à la religion électorale.

Ces incidents, à vrai dire modestes, correspondent parfaitement à l'indice de popularité du blaireau Sarkozy, et plus drôles encore sont les appels à la moralisation des chiens de garde gouvernementaux qui jouent les vierges effarouchées et demandent au PS de s’agenouiller et demander pardon à la place de ces salauds qui ont osé porter atteinte à l’image intouchable de sa majesté le « roi des riches ».

Double peine : tout ce tintamarre n’est-il pas fait pour décourager les électeurs, bourgeois et prolétaires, de se rendre aux urnes mitoyennes et peu bandantes élevées ? Et cette passion malsaine, détestation de l’adversaire politique, usage récurrent et pervers de basses polémiques de cour d’école ou de latrines de roman noir, une dissolution de toute pensée politique rationnelle et non psychologique, sondagière et cancanière ?

Cette campagne putride est au fond très subliminale, plus que le choc des mots, la bagarre entre factions bourgeoises se mène par les images. Et l'image ci-dessus, reprise par le Figaro (pour la faction compatissante) et Libé (pour la faction heureuse de l'humiliation) à quelque chose qui fait irrésistiblement penser à la chute du dictateur Ceaucescu, très soucieux lui aussi de remplir ses meetings de plein air de ses affidés. Mais on est en France, et la bagarre électorale n'a pas fini de cesser de faire enrager les spectateurs qui croient participer au spectacle, ou y changer quoi que ce soit.