"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

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mardi 5 mai 2026

RAPPORT ODIEUVISUEL : l'omerta de la gauche caviar et bobo mise à nue



Pour les nombreux prolétaires qui doutent encore que le personnel politique de la gauche bourgeoise ne puisse pas être comparé à la pourriture de la gauche bourgeoise, le rapport Alloncle tiendra de la révélation divine. Ce rapport a été adopté finalement, malgré toute une série de menaces, de ragots et le jour même dénoncé par la présidente de l'Assemblée nationale. Hou le vilain
 
Charles Alloncle, député de l'Union des droites pour la République (UDR, parti fondé par Éric Ciotti, le Benito de Nice et allié au Rassemblement national - RN), tous des fâchistes peu recommandables. Mais on s'en fout, seule importe la constatation de la corruption audiovisuelle si aveuglante avec ses dessous, combines et surtout une idéologie de gauche bourgeoise les deux mains dans le cambouis, artistes et journalistes ne sont-ils pas surtout d'anciens gauchistes aux nobles  idéaux maintenus: prôner la démocratie vertueuse en n'oubliant pas de se remplir les poches dans "le public" et sur le dos du public!

"Gabegie abyssale" à France Télévisions ? C'est ce qu'a décrypté pendant des mois via les questionnements osés aux vedettes de télévision et journalistes cumulards, dont la plupart refusent de livrer leurs revenus de fortun&s parvenus, ce Charles Alloncle, en tant que rapporteur de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public,

Pas triste la gabegie ! Le seul reproche que je ferai à ce rapporteur, honni comme sordide procureur par tous les collabos de gauche bourgeoise et amis sincères de tous ces millionnaires de l'abrutissement public, est sa considérable naïveté : atant croire qu'un simple rapport public sur l'enrichissement de batteleurs de foire pourrait aboutir au nettoyage des écuries d'Augias de l'Etat bourgeois.

Pour le reste bravo ! Il permet de révéler au grans jour la corruption et la puanteur des députés et journalistes de la gauche bourgeoise et des petis cons trotskiens du PA et de la secte LFI.

Premier concerné France Info a dû jouer profil bas, presque neutre, précisant tout de même que cela vient d'un député « ciottiste » (le Benito de Nice).

« Le député ciottiste propose aussi de soumettre les figures de la télévision et de la radio publiques, susceptibles d'apparaître publiquement dans l'exercice de leurs fonctions, à un engagement de neutralité et d'impartialité incluant les propos et comportements publics tenus en dehors de leurs fonctions. Il souhaite aussi revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par le président de la République.

Il recommande par ailleurs de réduire de trois quarts le budget alloué aux jeux et aux divertissements sur la télévision publique et de réduire d'un tiers le budget des sports de France Télévisions. L'ensemble des préconisations visent à dégager plus d'un milliard d'euros d'économies par an, soit un quart des crédits alloués par l'Etat à l'audiovisuel public. Charles Alloncle recommande d'utiliser cette somme pour l'entretien du patrimoine et pour le désendettement de l'Etat ».

L'enquête fût longue et sérieuse . Cinq mois de commission, 67 auditions, 237 personnes interrogées... Charles Alloncle n'a pas caché sa gratitude envers ceux qui l’ont abreuvé de révélations tout au long de ses travaux : «On m’a dit qu’il y avait une forme d’omerta chez France TV. Très souvent, les sources me parlaient avec une grande réticence et me donnaient rendez-vous dans des lieux extrêmement confidentiels voire incongrus, de peur des représailles. Jusqu’au bout, je préserverai leur anonymat. Je sais ce qu’ils risquent et c’est grâce à eux qu’il y a eu autant de révélations.»

Les coulisses des médias sont bien verrouillées. Pas touche au « service public », j'allais dire sévice idéologique non privatisé. Plusieurs animateurs, dont Nagui, sont nommément cités dans le rapport, qui les accuse — entre autres griefs — d'« opacité » sur leurs rémunérations et leurs sociétés de production. Nagui, qui produit historiquement N'oubliez pas les paroles via sa structure Air Productions, conteste vigoureusement et traite le bloc député de raciste (argument classique de la gauche caviar). Il sort même de ses gonds de clown d'écran. Il qualifie Charles Alloncle de « petit fonctionnaire de la médisance » et l'accuse, en direct, d'instrumentaliser son rôle parlementaire pour mener une campagne personnelle contre des figures du « service public ». L'extrait fait immédiatement le buzz, dépassant les 4 millions de vues sur les réseaux sociaux en moins de 48 heures, ce que ne provoquera jamais un article du CCI. L'affaire a immédiatement provoqué une onde de choc. Les patrons de France Télévision ont publié rapidos un communiqué de soutien au millionnaire et homme d'affaire d'estrade Nagui, Pour une fois Médiapart avait eu jasis la bonne dent dure : « Nagui vaut cent millions d'argent public » ; mais ce trust douteux reste toujours le principal influenceur de la gauche décomposée : « Après l’adoption du rapport sur l’audiovisuel public, l’extrême droite se frotte les mains. L’écosystème Bolloré a pesé de tout son poids pour alimenter cette offensive contre le service public ».

Mais la mise en cause des cumulards comme Patrick Cohen, Arthur et d'autres, si elle montre l'arrogance de ces parvenus, grâce au « sévice public » aculturé, - nous fait jouir de voir ces larbins des puissants questionnés comme des petits voyous. Mais l'enrichissement de ces clowns n'est pas le le plus scandaleux ni les millions dépensés dans les grands hôtels à Cannes, les voyages en première classe ou les voitures de maîtres. C'est après tout comme dans la plupart des grandes entreprises nationalisées : le droit de cuissage à la PPDA ou à la Depardieu.

Le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public a confié au Figaro TV avoir reçu des témoignages «d’une très grande gravité», portant sur des violences sexuelles qu’aurait couvertes la direction de France Télévisions, «moyennant des clauses de confidentialité et des indemnités extrêmement onéreuses»

Le 31 mars, Jacques Cardoze, ancien présentateur de Complément d’enquête, était auditionné par la commission d’enquête et a porté «des accusations très graves sous serment, affirmant que les montants énormes d’indemnités de départ - à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros - masqueraient l’achat du silence de certains témoins ou victimes de violences sexuelles». Avant même ce témoignage, Charles Alloncle dit avoir été alerté en privé par «des victimes ou des témoins d’agressions sexuelles». «Ces personnes m’ont écrit pendant cette commission d’enquête pour me dire qu’on leur avait demandé de partir, après avoir dénoncé ces faits à des dirigeants de France TV, moyennant des accords de confidentialité particulièrement onéreux», précise le rapporteur ».

Silence des féministes gauchistes nationalisées ?

L'OMERTA HONTEUSE DE LA GAUCHE CAVIAR ET PAILLETTES

Au tout début de l'enquête, tels des staliniens effarouchés, toute la clique de la gauche bourgeoise, et sans doute vertueuse comme Staline - Les députés Les Républicains (LR), le Parti Socialiste (PS), Europe Écologie Les Verts (EELV) et La France Insoumise (LFI) – a fait part de sa volonté d'interdire l’enquête, dénonçant comme un scandale de chercher à rendre transparent cet odieuvisuel nationalisé. Cachez ces artistiques fortunes pour l'amusement du peuple et que je ne saurais voir ! Ce supposé service public qui coûte 4 milliards€, utilise les fonds des contribuables lapidés et avec une dérive de frais de personnels culminant avec salaires à 100.000€ !, ainsi qu’à des abus, des magouilles et des conflits d’intérêts avec trois ou quatre sociétés privées...pas du tout nationalisées ! Pour une gauche « radicale » qui défilait le premier mai en dénonçant les milliardaires, cela fait pathétique.

LE SERVICE PUBLIC, CE CACHE-SEXE DES COPAINS ET DES COQUINS

J'ai toujours considéré que les nationalisations étaient une invention des gestionnaires bourgeois (nationalistes) à la Dze Gaulle, nullement pour émanciper ou uinfier la classe ouvrière, mais la diviser en embauchant surtout après guerre le personnel du parti et du syndicats staliniens, créant ainsi une nouvelle aristocratie ouvrière avec garantie d'emploi et retraite avancée.

La défense d'un « service public » pompe à pognon pour artistes bourgeois ou journalistes compromis batteleurs d'une idéologie pourrie (qui méprise les sans dents) et qui a imbibé toute la société en effaçant l'autre idéologie de droite ringarde, n'a produit que le même poison, le même purin : je mens donc je suis. Ils se bousculèrent tous les lâches comme les compromis, les faux-culs comme les peine à jouir.

LE MONDE est pitoyable contre le « procureur Deloncle » à qui on reproche des petites choses, hors sujet : « L’impression d’une monopolisation du temps de parole par Charles Alloncle, dénoncée par de nombreux observateurs, se confirme plutôt dans les chiffres : le rapporteur a capté 14 % du temps de parole, si l’on s’en tient uniquement à ses questions et monologues, selon les calculs des Décodeurs. Et même 28 %, si l’on élargit à l’ensemble des échanges ».

Indignée fût l'ex-bébé Mélenchon, Raquel Garrido. « C’est du travail ni fait ni à faire. C’est du temps perdu, même par rapport au pouvoir législatif. Je rappelle qu’on est dans un pays où le pouvoir gouvernant est essentiellement concentré entre les mains de l’exécutif où l’Assemblée nationale a très peu de pouvoir (sic). Faire, par un groupe parlementaire, une commission d’enquête par année, c’est le maximum du pouvoir qu’il y a et, là, ça a été totalement au service d’un objectif politique qui consiste à privatiser tout le secteur audiovisuel public », L'ex-bébé LFI accusa en outre le rapport de « tuer la culture, l’exception culturelle, l’intermittence du spectacle et l’audiovisuel public ». Avec 13 émissions de jeux débiles tous les jours, c'est sûr que le service public relève le niveau intellectuel. Et que Reichmann et Nagui s'en foutent plein les poches sans forcer et sans avoir mené des études supérieures. Qu'ils s'enrichissent à bon compte, tant mieux pour eux, mais c'est l'ensemble de la bizarre pompe à finances (publique) à tous les niveaux qui a basculé dans le déficit géant.

Le député insoumis Aurélien Saintoul a souligné « l'incohérence des propos », Le rapport Alloncle sur l'audiovisuel public est «inepte et contre-productif» selon Erwan Balanant, député MoDem.

Le résidu du parti stalinien fût le plus inquiet ; on lit dans l'Huma : « Il sera publié le 4 mai prochain. Il provoque de vives inquiétudes, à la fois par la demande de suppressions de chaînes et stations, mais aussi par un dénigrement organisé de la parole d’autrui (?). Le rapport de Charles Alloncle tient ses promesses : il est dangereux. Il a été adopté de justesse, ce lundi 27 avril, à 12 voix contre 10, le reste des députés s’abstenant. Les travaux de cette commission, menés depuis novembre dernier, ont été marqués par une mise en accusation du service public audiovisuel, en même temps qu’un véritable cirque médiatique orchestré par son rapporteur Charles Alloncle, député de l’Hérault et membre du parti d’Éric Ciotti, l’Union des Droites pour la République (UDR). 63 auditions se sont tenues, et 238 personnes ont été entendues, dont beaucoup de vedettes du petit écran. Dès vendredi, des premiers éléments du rapport, très inquiétants ont fuité...

La confrontation Nagui-Alloncle a révèlé la duplicité et complémentarité du statut hybride des grands animateurs-producteurs, qui sont à la fois employés du service public et chefs d'entreprise privée, c'est à dire bourgeois ayant pignon et pognon sur rue, et sous les applaudissements du peuple distrait.

Comme cire-pompe des puissants et de leurs animateurs-producteurs, de leurs côteries et tentatives de viol, le NPA fût le plus minable contre « le tombereau d'ordures de Alloncle validé » :

« Durant des semaines qu’ont duré les auditions de ladite commission, son rapporteur, Charles Alloncle, proche d’Éric Ciotti et en phase avec le Rassemblement national, s’est livré à des attaques en règle contre le service public, demandant des suppressions de chaînes et se livrant à une campagne de dénigrement systématique à l’égard de ses responsables, animateurs et journalistes. Ce qui lui a valu plusieurs rappels à l’ordre de la présidente de l’Assemblée nationale mais aussi du président de la commission, le député Horizons du Calvados, Jérémie Patrier-Leitus. Dans le même temps, Alloncle profitait des audiences pour servir la soupe à Bolloré et à ses médias qui lui ont ouvert largement leurs colonnes et leurs antennes. La publication de ce tissu d’âneries et de calomnies avant même de l’avoir lu, au nom, bien sûr, de la « démocratie ». Preuve que la macronie est toujours prête à faire la courte échelle à la droite de la droite en attendant un retour d’ascenseur ».

Comme quoi l'antifascisme du petit bourgeois sert à excuser toutes les turpitudes, enrichissement et voluptés des copains et des coquins du « service public », ou de ce con de public qui en redemande.













jeudi 9 octobre 2025

LA CLASSE OUVRIERE PEUT-ELLE PROFITER DU CHAOS DES PARTIS BOURGEOIS ?

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« Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent. Les Français sont comme ça depuis les Gaulois. Hannibal qui recrutait des légions pour battre Rome écrivait à son frère Hasdrubal, qui levait des mercenaires en Espagne et dans les pays voisins: Ne prends pas trop de Gaulois. Ce sont des ivrognes. Ils sont courageux dans l'action, téméraires au combat, mais vite découragés et jamais contents.» 

Charles de Gaulle

« Libre développement des individualités et donc pas de réduction du temps de travail nécessaire en vue de la création d'un surtravail, mais en général réduction du travail nécessaire de la société à un minimum, auquel correspond alors la formation artistique, scientifique, etc. des individus grâce au temps devenu libre et aux moyens créés pour tous ». 

(Karl Marx, Éléments fondamentaux de la critique de l'économie politique (Grundrisse)


La retraite ? UNE REVENDICATION ANTI-REVOLUTIONNAIRE !

Avec la révolution industrielle et le développement du salariat ouvrier se mettent en place des caisses de prévoyance privées, à gestion ouvrière, patronale ou mutualiste, progressivement encadrées et subventionnées par l’État. À la fin du XIXe siècle, la retraite devient même obligatoire pour certaines professions comme les mineurs ou les cheminots. Ces régimes, qui obéissent à des règles spécifiques de cotisations et de prestations, ont perduré jusqu’à aujourd’hui : ils correspondent aux régimes spéciaux (= privilèges accordés à la Libération aux plus gros secteurs de l'industrie pour éviter la révolution Cette nécessaire garantie de vie après le travail fait intégralement partie de la lutte de classe, certes. Mais aujourd'hui elle est vécue comme un dû sécurisant face au monde du travail plus exposé (licenciements, maladies) ; quand les exploités en fin de carrière en sont réduits à des rapports individualisés avec leurs caisses de retraite.

A ces époques du lointain passé, en réalité, rares étaient les ouvriers à atteindre l’âge de la retraite. En Europe il faut attendre la fin du 19 ème et le début du 20 ème pour que la retraite soit institutionnalisée par le réformisme quand la bourgeoisie la pense déjà comme une mesure anti-révolutionnaire, puisque prétendant garantir une « sécurité sociale » pour les vieux jours de ses chers exploités. Presque jusqu'à la fin du 20 ème siècle les pensions resteront misérables. La retraite signifie solitude et isolement, malgré les bons gestes du Secours populaire.

L'adoption de la retraite à 60 ans provoque une joie immense mais va coûter très cher à l'Etat, qui a fait cette énorme concession en 1981 pour éviter la révolution ou en tout cas préserver l'idéologie d'une gauche sociale hélas au pouvoir, mais dès 1983 c'est catastrophique et les gouvernements de droite successifs s'y casseront aussi les dents. L'antienne terrible des bourgeois oscille toujours entre justice sociale et viabilité financière !

Depuis la réforme Touraine, la réalité comptable est de plus en plus incontournable, il s'agit d'éviter l'explosion des dépenses en haussant les cotisations. L'Etat doit tenir compte déjà du vieillissement de la population et du coût des caisses de retraite. La gauche bourgeoise, elle, feint déjà de n'y voir aucun problème de gestion, pas de vague comme concernant l'immigration massive.: Malgré la colère et les manifs des privilégiés du secteur public (retraites à 55 ans voire moins) , le gouvernement Raffarin aboutit à aligner le régime de retraite des fonctionnaires sur celui du privé. La durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein doit être progressivement portée à 40 ans. La chronologie montre bien les étapes difficiles prises par les « méchants de la droite », pour adapter les régimes de retraite aux conditions démographiques et au vieillissement quand la gauche bourgeoise soutient les manifs de protestation en promettant que, un jour au pouvoir définitivement, elle augmentera le nombre de retraités et leurs pensions... cf. Histoire du droit à la retraite : de l'ancien régime à nos jours

Les années passées de contestation des mesures de rééquilibrage gouvernemental révèlent une succession de défaites et de demi victoires du point de vue de classe ouvrière mais le problème se repose à chaque fois de manière insurmontable. Présenté comme mouvement de protestation unitaire, le mouvement ne l'est pas du tout, pas seulement du fait des syndicats corporatifs mais parce que les travailleurs des secteurs publics privilégiés (hé oui!) : garantie d'emploi plus retraites plus tôt1, se fichent de ceux du privé, ou même s'ils ne s'en fichent pas, l'égalisation des conditions du privé sur le public c'est aussi impossible et utopique que l'égalisation des salaires ou l'abolition de la hiérarchie. J'ai ressenti cela dans tous les cortèges syndicaux.

Plus scandaleux, sous de grands défilés unitaires, celles et ceux qui sont les premières victimes des réformes récentes qui ont repoussé l’âge de départ à 62 ans, ont subi une augmentation moyenne de 1,7 année de travail entre 2010 et 2020. Cette charge supplémentaire pèse davantage donc sur les métiers physiquement exigeants ou les personnes en situation de précarité santé. Les femmes, déjà confrontées à des carrières discontinues, représentent 11 % de celles âgées de plus de 55 ans en « zone grise » (ni salariées ni retraitées), contre 6 % chez les hommes. Toutes ces personnes, dans le privé, sont oubliées parce que noyées sous des banderoles syndicales prometteuses mais vides. Par dessus le marché le freinage de la mise en place de retouches au système bancal des retraites à des conséquences pour les générations à venir.L’augmentation des cotisations salariales ou employeurs risque de ralentir l’activité économique, selon les analyses de la DGT. Parallèlement, le recul de l’âge légal de départ à la retraite accentue les inégalités intergénérationnelles, les plus jeunes étant contraints de cotiser plus longtemps pour financer les pensions.

Un sondage en 1968 (sic! quand on se foutait de la retraite) révélait que la majorité des français pensait qu'on obtiendrait la retraite à 50 ans en l'an 2000 ! Aujourd'hui, sans conteste, en France, une majorité de la population et surtout des prolétaires ne veut pas s'éterniser au travail. Une enquête a révélé qu'une majorité la souhaite à 59 ans. Pourquoi ce désir de fuir au plus vite le travail ? Comme révolution personnelle !En attendant plus confortablement la révolution ?

A priori, c'est simple et facile à comprendre du point de vue des humiliés et des offensés au quotidien, et même des diplômés dessillés. La plupart des boulots sont aliénants, pénibles et une destruction de la personnalité. Marre des petits chefs d'entreprise, des chefaillons syndicaux planqués et des patrons cyniques. L'absentéisme connaît des taux records. Les dommages pour la santé aussi ; les troubles musculosquelettiques (TMS) indemnisés représentent l’équivalent de plusieurs millions de journées de travail2. Marx, qui n'a pas connu nos systèmes de retraite « par répartition » ni à points résumait bien l'horreur du travail en régime capitaliste :

« L'ouvrier qui, douze heures durant, tisse, file, perce, tourne, bâtit […], regarde-t-il ces douze heures de tissage, de filage, de perçage, de travail au tour ou de maçonnerie, […] comme une manifestation de sa vie, comme sa vie ? « Bien au contraire », car « la vie commence pour lui où cesse cette activité, à table, à l'auberge, au lit ». (Travail salarié et Capital)

On ne travaille plus 12 heures par jour, sauf en Chine, mais l'oppression et la fatigue sont du même ordre, sans compter l'explosion des pathologies psychologiques. Ce sont surtout les staliniens qui nous ont chanté, durant au moins cinquante années, le bonheur suprême d'avoir du travail.

A fortiori, et c'est ma vérité a-historique et histrionique, ce qui compte c'est MON DESIR d'une retraite individualisée de moderne consommateur  émancipé; les parkings des supermarchés restent plein de voitures de retraités toute la journée et de la mienne.  La retraite c'est la fin du collectif au travail et la liberté retrouvée du consommateur en pleine journée, en pleine possession de ma pension sauf si Leclerc ne lutte pas contre la vie chère3. . On ne compte plus socialement que comme charge improductive, mais on est adoré par les commerçants. Les assocs de retraités c'est comme les randos d'EPHAD et c'est ficelé par les cliques de la gauche bourgeoise. C'est chacun pour soi dans la diversité des distractions sans fin. C'est MA RETRAITE qui va me permettre de « me réaliser », de faire de la peinture, de bichonner ma résidence secondaire ou de jouer plus souvent à la pétanque4. Un monde quasiment imaginé par Karl Marx sans effusion de sang, en transition avec du cholestérol et du diabète.

Par ailleurs, une bonne partie de ceux qui travaillent en fin de carrière souhaitent aussi vivement une retraite anticipée car ils sont outrés de voir une masse de gens aidés « socialement », qui ne payent pas d'impôts et qui subviennent mieux à leurs besoins que ceux qui s'emmerdent à travailler. L'Etat providentiel ne fait pas cela pour diviser la classe ouvrière comme le radotent les simplets du CCI - avec leur mantra religieux d'un prolétariat imbécile qui ne posséderait que de « deux outils : son unité et sa conscience » mais aucun sens critique - mais pour se foutre de la gueule du prolétariat salarié qui ne voit aucun intérêt à se solidariser en plus avec ces chômeurs professionnels. Il n'y a rien à attendre du remake du blabla politicien sur les retraites. Le CCI s'est bercé d'illusion en clamant en 2020 : « Le mouvement contre la réforme des retraites n’est qu’un premier pas pour retrouver le chemin des luttes massives ». La bourgeoisie au contraire mouille complètement le terrain de la révolte en se servant dans tous les sens d'une revendication finalement réactionnaire et conservatrice. Ce n'est plus une revendication unificatrice et les réformes ne touchent pas d'une même façon toutes les catégories de la classe ouvrière.

LE HIC DES RETRAITES SEULE CAUSE DU CHAOS POLITIQUE EN FRANCE ?

La France n’est pas la première à connaître l’instabilité politique. Les Néerlandais retournent aux urnes à la fin du mois, deux ans après les dernières législatives, après l’implosion d’une coalition impossible. Elle n’est pas la seule, non plus, à ne pas parvenir à voter un budget : c’est le cas de l'Espagne depuis trois ans. Les institutions européennes savent que le bordel est partout rampant. Mais, dans le cas français, le problème est jugé de plus en plus systémique et porteur de risques pour l’ensemble du bloc hétéroclite européen. La semaine dernière le parlement européen a dû confronter deux motions de censure de la gauchiste Manon Aubry et du « facho » Bardella, de quoi redouter une importation du chaos français. La France, par sa taille, est jugée « too big to fail » (« trop grosse pour faire faillite »), ce qui pourrait déstabiliser l’ensemble de la zone euro. Cette dernière n’avait pas besoin de cela, en plus des attaques commerciales américaines et de la concurrence industrielle chinoise.  

La panne de leadership en France, et le ridicule de la chasse aux places, risquent tôt ou tard de rejaillir sur tous les Etats européens. Faute d’un Etat fort à Paris, comment chaque pays peut-il défendre ses intérêts à Bruxelles et faire avancer les projets communs ? Plus dramatique pour les projets bellicistes aux côtés de l'Ukraine, les velléités pour un emprunt commun pour la défense, sont tombées aux oubliettes en raison de la dette incontrôlée en France. La première ministre danoise, Mette Frederiksen, n’y aurait pas été opposée sur le principe, mais pas pour que cela finance au bout du compte le déficit de la Sécurité sociale et la retraite à 60 ans en France, quand elle-même vient d’imposer 70 ans dans son pays. À la Commission, Ursula von der Leyen écoute davantage les positions du chancelier Merz que d’Emmanuel Macron à qui elle doit pourtant son poste à l’origine. Comment défendre les dossiers dans les conseils ministériels, quand les représentants français changent tous les quelques mois ou sont « démissionnaires » ? La perspective à l'horizon d’un gouvernement RN est vue à Bruxelles et Strasbourg comme une menace existentielle pour l’Union européenne dans sa forme actuelle. Terry Reintke, coprésidente des Verts au Parlement européen, sonne l'alarme :

« Emmanuel Macron doit aux citoyens français et à l’ensemble de l’Europe de nommer un gouvernement fort et stable, quand Poutine teste nos frontières et quand la démocratie américaine est démantelée, presse Macron porte l’essentiel de la responsabilité de cette polarisation extrême de la politique française ». 

La France reste encore la deuxième économie européenne, membre du G7 et membre permanent du Conseil de sécurité, seule puissance nucléaire de l’UE, pourra-t-elle continuer à jouer un rôle en rapport avec ce statut. Comment oublier que le général Macron a été l’un des moteurs de la « coalition des volontaires » pour l’Ukraine. ».

Le problème des retraites – qui est tout de même un talon d'Achille pour tous les Etats 5- est mis en avant comme cause première du chaos par la gauche bourgeoise canaille car, en focalisant là dessus, cela la fait passer d'abord comme radicale dans la défense des « pauvres contre les riches » puis cela lui évite de monter au pouvoir pour appliquer son programme de merde qui provoquerait un effondrement économique, pire que l'accident de 1981, desservant même la classe ouvrière et les retraités. La "mécanique" du système de retraites n'est pas de droite ou de gauche , mais du domaine de la gestion étatique des déficits et de façon désormais urgente, même si risque d'explosion sociale. couvrir les besoins de financement du système, fini de rigoler. Fixer à 63 au lieu de 64 ans l’âge de départ coûterait a minima 5,8 milliards d’euros selon la Cour des comptes, alors que le porter à 65 ans permettrait d’économiser jusqu’à 8,4 milliards d’ici 2035. Même en continuant à appliquer la réforme de 2023 à son terme, l’institution prévoit un déficit annuel de 15 milliards d'euros en 2035. Heureusement le principal syndicat collabo, la CFDT, a proposé de faire contribuer les retraités plus aisés. Une démarche sans doute égalitaire et de justice syndicale ? Mais pas totalement inaudible car il y a un nombre élevé de retraités bien lotis. Le niveau de vie des retraités d'aujourd'hui est au moins égal à celui des travailleurs (entre 99% et 102% : https://lnkd.in/dbHJ6_Cy) ) mais c’est aussi le cas en Italie (98%) et en Espagne (97%), qui partent à la retraite à 65 ans.

En passant on peut noter les délires de la secte NPA qui, comme feu Krivine mais en plus woke, défend la perspective invraisemblable pour « travailler à l'unité de la gauche politique et sociale » (les débiles de LFI et les mafias syndicales), avec des arguments, qui s'y voient déjà, totalement étrangers aux manières de ces satrapes des grèves foireuses et du cirque électoral décati ?, avec cette prétention à encadrer un mouvement qui ne sortira pas de l'ornière :

« La question du pouvoir est centrale dans l’origine du mouvement du 10 septembre et des mots d’ordres de la mobilisation d’hier. « Macron dégage ! » est d’autant plus d'actualité avec la nomination d’un 1er ministre issu de sa garde rapprochée. Mais des AG doivent aussi ressortir des revendications qui fassent de l’auto organisation de notre camp social l’organe démocratique qui porte la possibilité d’un changement de système, d’imposer le partage des richesses et d’en finir avec ce régime au service des capitalistes, et poser la perspective d’un gouvernement des travailleurs et travailleuses ».

Quant aux principales causes de la crise politique et économique elles sont liées évidemment à l'aggravation de la compétition internationale et à la recherche de soutiens financiers pour préparer la guerre. Dans ce cadre assez rationnels je peux même imaginer le renfort de Poutine s'il vient à bombarder en Europe occidentale, ce qui permettrait à Macron d'endosser le chandail kaki de Zelenski sans plus de légitimité mais...pour sauver la nation par l'union nationale, rédemptrice de toutes les ambitions contrariées. Et je ne suis pas le seul à émettre cette sinistre hypothèse6.

DISSOLUTION PIEGE A CONS

Le foutoir de la question confuse et hétéroclite des retraites, bordel dont se sert toute la classe bourgeoise sans maîtriser complètement, reste au total un énorme écran de fumée. Cela fait radical ensuite ce crier à la dissolution du parlement des cancres – sans la vouloir pour autant - et en appelles majestueusement au peuple démocratique, mais cela n'abuse personne, avant tout dans le prolétariat en France pour qui voter pour n'importe clique bourgeoise ne sert à rien et, surtout terreur dans les rangs bourgeois. Chez ces derniers la trouille prévaut sachant que le RN gagnerait la mise, comme le confirme le dernier sondage ébouriffant 'LFI en dessous de 10% et les écolos voisins de zéro) . Un député a confié : «Certains députés ont tellement peur de la dissolution qu’ils sont prêts à avaler n’importe quoi, y compris la suspension de la réforme des retraites, pour l’éviter ».

 Avec ce misérable parlement maintenu aucune majorité n'est possible. Contrairement à ce qu'elles pleurnichent les cliques de gauche bourgeoise et petite bourgeoise n'ont jamais été majoritaires ni au parlement ni dans le pays. Il faut bricoler un gouvernement « technique ». Bon courage ! Tous les commentateurs financés se plaisent à répliquer que le pays est à droite. Faux aussi ! Le pays est dégoûté et n'a pas plus confiance au RN qu'aux autres partis bourgeois de gauche ou de caniveau.

Sous des airs martiaux toutes les cliques ont évacué d'abord en coulisses tout idée de dissolution. Idem pour la destitution de Macron car il y a à la fois trop de prétendants et le complexe militaro-financier contraint les uns et les autres à la modestie.

On a aménagé des excuses consternantes de bêtise. Le PS aurait été séduit et assurer ne pas censurer du fait de l’annonce du non-recours au 49.3 rétablissant l'honneur d'un parlement démocratique insoumis au dictateur Macron. La droite ne censurera pas tant que ne sera pas nommé un premier ministre « socialiste ». Les autres sectes, LFI et RN, le gouvernement les daube. LFI chie dans son froc.

En vérité, et c'est fort comique, il s'agit d'un bloc antifa interne aux cliques de l'élite macro et micro de gauche, faire barrage au RN à l'envers, en ne lui donnant pas tout de suite la plus grosse part du fromage électoral capitaliste.

La désagrégation de l'appareil politique de la bourgeoisie

Un groupement a anticipé assez justement la venu du chaos bourgeois, le CCI. Sous le terme décomposition, la société bourgeoise est caractérisée comme sans avenir, (ce qui n'est pas tout à fait vrai avec la fable écologiste) en tout cas comme avenir social et humain :

« Si l'on considère les caractéristiques essentielles de la décomposition telle qu'elle se manifeste aujourd'hui, on constate qu'elles ont toutes un élément commun, à savoir le manque de perspective pour la société, de façon particulièrement évidente en ce qui concerne la bourgeoisie sur le plan politique et idéologique. Cela détermine par conséquent une incapacité des différentes formations politiques à proposer des projets à long terme, cohérents et réalistes ».

Il y a longtemps que ce groupe a eu le mérite de voir la perte de contrôle du système :

« A la base de ce phénomène, on trouve évidemment la perte de contrôle toujours plus grande de la classe dominante sur son appareil économique, lequel constitue l'infrastructure de la société. L'impasse historique dans laquelle se trouve enfermé le mode de production capitaliste, les échecs successifs des différentes politiques menées par la bourgeoisie, la fuite en avant permanente dans l'endettement généralisé au moyen de laquelle se survit l'économie mondiale, tous ces éléments ne peuvent que se répercuter sur un appareil politique incapable, pour sa part, d'imposer à la société, et particulièrement à la classe ouvrière, la "discipline" et l'adhésion requises pour mobiliser toutes les forces et les énergie vers la guerre mondiale, seule "réponse" historique que la bourgeoisie puisse offrir ».

Faisant fi de l'idiote personnalisation sur Macron et de truc populiste qui croit que faire payer les riches est la solution, on nous fournit une réflexion qui corrobore pile poil la cata actuelle :

 « Le problème fondamental est la perte de contrôle de la bourgeoisie sur la dynamique politique du pays. Cela se traduit à la fois par son incapacité à orienter les choix électoraux de la population vers l'équipe gouvernementale la plus appropriée à la situation, comme elle le faisait dans le passé, et par sa difficulté à formuler des stratégies valables pour contenir (sans parler de surmonter) la crise du système. En bref, la bourgeoisie manque de plus en plus de la « tête pensante » qui, dans le passé, lui avait permis d'atténuer les difficultés sur son chemin ».

Le constat d'un parlement ingérable ne se limite pas à la France :

« Cela a pour premier effet une perte de cohésion au sein de la bourgeoisie qui, sans plan global commun, est incapable de maintenir l’unité de ses différentes composantes. Cela conduit à une tendance au « chacun pour soi », avec une difficulté croissante à créer des alliances stables. Cela est évident au niveau des différents pays, où il est de plus en plus difficile de former des gouvernements stables en raison de résultats électoraux de plus en plus imprévisibles (…) Le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez, fondé sur une alliance entre le PS et plusieurs partis régionaux catalans et basques, a été formé et se maintient grâce à des concessions historiques, telles que la loi d'amnistie pour les dirigeants du mouvement indépendantiste impliqués dans l'organisation du référendum illégal sur l'indépendance de la Catalogne qui s'est tenu en 2017. Un gouvernement qui est donc soutenu par le chantage politique d'un parti sur l'autre ».

(…) D'autre part, les Verts allemands se sont immédiatement avérés n’être que des politiciens bourgeois comme les autres. Après avoir présenté un programme électoral de façade en 1980 qui parlait même de « démanteler » l'armée allemande et d'initier la « dissolution » d'alliances militaires telles que l'OTAN et le Pacte de Varsovie, en 1999, pour la première fois, elle avait déjà renoncé à son pacifisme, quand Joschka Fischer défendait l'envoi d'avions de l’OTAN pour bombarder la Serbie ».

LE POPULISME UN VANDALISME POLITIQUE GENERALISTE?

Malheureusement, malgré des analyses d'une hauteur politique incontestable quand le CCI revient sur terre il perd contact avec la réalité. Et plus grave car se situant au niveau de la pensée étriquée gauchiste. Voici sa définition du populisme !

« ... tendance au « vandalisme » politique de ces mouvements, qui se concrétise à travers le rejet des « élites », le rejet des étrangers, la quête du bouc-émissaire, le repli sur la communauté autochtone, le complotisme, la croyance dans l’homme fort et providentiel, etc., est d’abord et avant tout le produit des miasmes et de la putréfaction idéologique véhiculée par l’absence de perspective de la société capitaliste dont la classe capitaliste est affectée en premier lieu. Le populisme est l'expression d'une faction de la bourgeoisie, mais ses politiques incohérentes et contradictoires expriment un nihilisme et une irrationalité croissants qui ne servent pas les intérêts généraux du capital national ».

On croirait une de ces analyses banales d'un étudiant de sciences-po. C'est pas bien de chier sur les élites de la part des « gens d'en bas » (qui votent ou pas Le Pen) ? « Une concurrence des travailleurs immigrés » = une vue d'un esprit ouvrier arriéré raciste ? Des étrangers criminels, souvent en Une, c'est du racisme secondaire que de le signaler ? Voire un imbécile complotisme sans conscience de classe certifiée, croyance en une femme forte et providentielle (tu parles Jojo!)

Mais ils vivent où ces zigotos professeurs d'antiracismes et d'anti-complotisme ? Ces cons de « gens d'en bas » sont des inconscients, merdes produites par ce monstre « la putréfaction idéologique du capitalisme », même si les premières merdes sont les capitalistes eux-mêmes. Cette vision est celle de petits bourgeois assis en haut de l'escalier et qui ne travaillent ni dans les bureaux ni ne prennent le métro. Le ressenti des gens d'en bas, français ou pas, de couleur ou pas, ce serait une invention d'une « faction de la bourgeoisie » !? Quelle dinguerie ! Comme je l'ai déjà expliqué, c'est le contraire, le ressenti des masses d'en bas est récupéré et théorisé par les gangs politiques comme le RN. Ces gangs ne sont pas irrationnels en répercutant des ressentis et en travaillant à leur propre promotion politique et graveleuse. Ils ne desservent pas vraiment l'intérêt du capital national mais peuvent l'aider efficacement, à l'encontre de leurs promesses démagogiques (cf. Meloni en Italie).

Et c'est désolant cette dinguerie d'analyse car on ne peut qu'être d'accord avec cette conclusion :

« Mais nous devons veiller à ne pas imaginer que cette faiblesse de la bourgeoisie peut être convertie en un avantage, une force pour le prolétariat. Et ce, pour au moins deux raisons. La première concerne  le processus qui la mènera à la révolution. En effet, les faiblesses croissantes de la bourgeoisie ne constituent en aucun cas des atouts permettant à la classe ouvrière de développer sa force. Comme le projet de cette classe est complètement antagoniste à tout ce que représente le capitalisme, l'affaiblissement de la bourgeoisie ne profite pas au prolétariat (qui ne dispose que de son unité et de sa conscience comme forces)(radada). Deuxièmement, la bourgeoisie, tout en montrant des signes évidents de déclin, fait preuve d'une vigilance et d'une lucidité considérables en matière de lutte des classes, résultat de deux siècles d'expérience de confrontation avec la classe ouvrière. Cette expérience l'amène non seulement à être vigilante, mais surtout à empêcher toute action de classe en exploitant les effets mêmes de la décomposition contre la classe elle-même ».

Il y a populisme et populisme, autant chez Mélenchon que chez Bardella, Ciotti, Retailleau, etc. Mais ces gens-là, considèrent la masse comme une clientèle. L'explication des problèmes actuels dans la vie civile et au travail par cette notion ne va pas plus loin que la notion d'incivilité propagée par les journalistes bourgeois. Trump  ne fait pas que des dingueries.

Est-il obligatoire de fourrer dans le tiroir du populisme toute indignation des gens d'en bas ? De la traiter immédiatement par le mépris au nom d'un prolétariat imaginaire qui n'aurait que « unité et conscience » comme dieu et le saint esprit ? Il existe une violence qui découle du classique individualisme capitaliste. Il existe une violence contre les femmes qui ne vient pas spécialement du capitalisme mais de religions arriérées et insubmersibles. Il existe une magistrature de gauche et écologique qui a un comportement fasciste où les victimes sont systématiquement coupables7. Il y a des élus, maires et députés qui s'en foutent plein les poches, des flics véreux, etc.


Ce n'est pas de décomposition qu'on peut parler mais plutôt de barbarie au quotidien où l'individu, méprisant les cliques politiques, peut devenir un chien enragé mais à son niveau c'est de l'impuissance. De même les marches blanches ou les minutes de silence. Croire que la conscience de classe est uniquement économique, comme le répètent sans arrêt les bourgeois eux-mêmes « le premier souci des gens c'est le niveau de vie et après la sécurité ». Je pense le contraire mais c'est en tant que défense de classe du travail aux quartiers que s'allumeront les premiers feux révolutionnaires, voire contre la menace d'embrigadement militaire, pas pour la retraite à 60 ans.

Mais gare de ne pas sous-estimer la phrase de Lénine au début de cet article. Atout moment le prolétariat reste dangereux et on peut le retrouver là où on ne l'attendait pas.


NOTES


1Pour rappel tout de même seuls les travailleurs en situation de handicap pourront partir en retraite à partir de 55 ans. Suivis par les employés en invalidité à 60 ans.

2L’Observatoire Apicil, qui vise à éclairer la situation de l’absentéisme en France à partir des données collectées auprès de 53 000 entreprises, n’en oublie pas moins l’impact de la santé physique : Tous motifs confondus, l'étude de l'observatoire Apicil montre que le secteur de la santé, de l’économie sociale et de l’éducation est celui où le taux d’absentéisme est le plus élevé, à hauteur de 5,68%, en progression de 0,17%. Il s’agit aussi du secteur où la durée moyenne d’arrêt de travail est la plus longue, avec 22,97 jours, en hausse 0,84 jour. Rappelons que l’absentéisme est présenté comme le ratio entre le nombre de jours d’absence et le nombre de jours théoriquement travaillés.Après la santé, l’économie sociale et l’éducation, l’industrie et le BTP en particulier constituent le deuxième secteur où l’absentéisme est le plus ancré (4,59%). Suivent le commerce et le transport avec 4,33%. À l’opposé, les services aux entreprises sont l’activité où la durée moyenne d’arrêt de travail est la plus faible (17,24 jours), de même que le taux d’absentéisme le moins fort (3,29%).

3Ce que dit un journaliste d'une autre manière : « La retraite anticipée en 2025 reflète les tensions entre aspirations individuelles et contraintes collectives. Si les réformes récentes ont repoussé l’âge de départ, elles n’ont pas résolu les inégalités structurelles ni les défis économiques ».

4Enquêtes Eurofound : les Français sont ceux qui se plaignent le plus de la hiérarchie et du manque d’autonomie au travail, exaspérés par les « petits chefs ». La retraite est donc vécue en France, beaucoup plus qu’ailleurs, comme une libération. Chez nous, travailler, c’est entrer dans un monde de statuts hiérarchisés. Etre retraité, c’est accéder à un statut égalitaire tout en restant rémunéré. Au fond, dans l’imaginaire français, la retraite est la dernière trace concrète de la promesse d’égalité de la Révolution : n’être statutairement inférieur à personne, être libre en vivant correctement.

5 En Italie, la réforme Fornero de 2012 a relevé l’âge légal de départ à la retraite à 67 ans. Impopulaire, cette mesure a largement contribué à la défaite du gouvernement de gauche aux élections législatives. Arrivé au pouvoir, le premier gouvernement Conte a assoupli cette réforme en instaurant, pour une durée de trois ans, un dispositif permettant un départ anticipé à 62 ans pour les personnes ayant cotisé au moins 38 ans. Environ 500.000 Italiens en ont bénéficié. En Belgique actuellement, il faut être âgé de 65 ans et avoir cotisé au moins 45 ans (180 trimestres) afin de partir à la retraite. Mais l’âge légal moyen de départ va passer à 66 ans en 2025 et 67 ans en 2030. Les départs anticipés restent possibles, si un certain âge et une durée de cotisation minimums ont été atteints (60 ans avec 44 années de carrière par ex). Au Royaume-Uni, l’âge légal de départ à la retraite est lui fixé à 66 ans, et doit passer à 67 ans entre 2026 et 2028. Au Danemark, le Parlement a adopté le 22 mai dernier une loi pour relever l’âge légal de départ à la retraite. Aujourd’hui fixé à 67 ans, il va passer progressivement à 70 ans à partir de 2040, pour les personnes nées après le 31 décembre 1970. En Europe, cela place le Danemark au seuil le plus haut en termes d’âge légal de départ à la retraite. Voir l'article le plus intéressant ici: Eric Weil : «Le débat public sur les retraites est une suite d’idées reçues voire de mensonges» – Libération

6Un lecteur me l'écrit « En tous les cas, il faut absolument empêcher Macron de se maintenir par la guerre (contre la Russie) qu'il veut voir venir, avec ce seul but.Il faudra ensuite qu'un tribunal le juge pour mise en grand danger de la France ».