Au Bourget, le président Mélenchon s'est lancé comme un avion dans un discours fleuve, fatras populiste, ponctué d'applaudissements obscènes au point qu'on pouvait s'imaginer dans un congrès stalinien d'antan, avec comme fondement le programme d'Orwell « 1984 », et cette imitation de l'affiche (triste tronche de travers matant l'horizon) à la manière de son patron putatif élu par accident en 1981. Le roman d'Orwell nous plonge dans une société où l’État contrôle tous les aspects de la vie. Le Parti, dirigé par Big Brother, impose une surveillance constante et réécrit l’histoire pour maintenir son pouvoir. Les citoyens sont soumis, vivent dans la peur, privés de liberté et de pensée critique. Orwell s'en prenait au stalinisme. Or le stalinisme, c'était une idéologie de la contre-révolution pour empêcher de penser et de critiquer . J'ai toujours été distant avec les infos des médias, mais ce ne sont pas de nos jours des radios stalinennes, ils sont divers et on peut débrancher si on n'aime pas. Les petits miliciens de Mélenchon, sous ses injonctions, se muent en parfaits salopards en s'attaquant aux employés ou journalistes de ces médias. Le discours du fureur sait se faire patelin, mais surtout lénifiant, j'allais dire léninifiant, qui prétend apaiser au nom de l'invocation d'une unité nationale qu'il faudrait sauver (il ne précise pas l'unité de qui avec qui) mais qui finit par provoquer un effet d'endormissement de l'esprit critique, il est constamment péjoratif pour le monde entier, lui seul est capable « d'expliquer », « il faut que je vous explique comment on fait » et de répondre à ses propres questions.
Le discours éructé sur un ton tour à tour patelin puis menaçant est pervers de bout en bout. Il se donne une apparence verbale révolutionnaire, en réalité il est creux comme une citrouille ; sa 6ᵉ République est la continuation d'un capitalisme étroit et invivable, en tout cas pas plus d'une semaine. L'urgence écologique d'une révolution écologique est une farce au sens de Marx, c'est-à une mode, une propagande politicienne qui se contente de singer une révolution passée, et surtout dépassée depuis deux siècles, sans s'attaquer aux véritables transformations structurelles et matérielles de la société. Les balades de ses braves fanatiques drapeau national en tête font pitié.
AUX ARMES CITOYENS ÉCOLOGIQUES !
Après avoir quasiment réduit les policiers à être en permanence contraints à suivre des cours d'instruction civique antiracistes, notre bon guru islamophile et anti-blancs se propose ; sans rire, de muer 'armée actuelle en armée écologique : un service écologique obligatoire : Sans oublier d'inévitables écoles d'antiracisme obligatoires, planifiant l'éradication des formules nazies des fachos français qui portent atteinte à la noblesse et à la bonté de l'immigration massive (mais je suis déjà condamné pour avoir laissé échapper de ma bouche de mécréant le mot massive).
LFI fera évoluer la "conscription citoyenne de neuf mois pour les femmes (le temps d'un accouchement citoyen) et les hommes de moins de 25 ans" proposée en 2022 en la transformant en "conscription citoyenne écologique" obligatoire, rémunérée au Smic, dont la "tâche principale sera d'aider à l'adaptation de notre société aux crises liées au bouleversement climatique". Sciens-Po sera désormais un institut pour la formation et la préparation des futurs généraux écologiques. Le nationalisme anticolonialiste devra remplacer les commémorations de ces sales cons de soldats morts pour le capital français. La France insoumise va "décoloniser les mentalités" en reconnaissant "le massacre des Algériens du 17 octobre 1961 comme un crime d'État au cours d'une journée nationale de commémoration". Autre nouveauté : "homologuer la formation à la lutte contre les discriminations par un brevet obligatoire pour les policiers."
L'AVENIR EN COMMUN ET LES AUTRES EN PRISON
En gros, avec l'imitation des vieilleries staliniennes, c'est presque parfait, voici la promesse d'une « planification écologique », variante d'un nouveau gosplan qui reprend sans honte l'idéologie de la petite bourgeoisie verte qui est depuis un moment en pleine déliquescence ; le taux électoral de la mafia écolo est en chute libre, marre de leurs découpages des voies pour les cyclistes arrogants, marre de leurs leçons d'antiracisme professionnel, marre de leur police du contrôle décarboné quotidien, marre la complicité de leurs maires avec le lumpenprolétariat, marre qu'ils veuillent désarmer la police pour nous faire avaler que les agresseurs et voyous sont des victimes.
Ce qui fait bondir toute personne consciente, est surtout cette reprise du programme ridicule des énergies « renouvelables », qui ne renouvellent rien, qui sont rachitiques pour produire de l'électricité pour des millions et des millions, et qui, au temps du pitoyable Hollande, otage des bobos écolos, avaient failli détruire les bijoux de famille, l'industrie nucléaire, que nous envient la bourgeoisie allemande. S'il a proposé à la rigolote Tondelier (madame un pour cent) le poste de premier ministre, elle peut toujours rêver. Le programme écologique, insoumis à la réalité industrielle actuelle, rêve toujours de l'impensé, la sortie "progressive" du nucléaire ainsi que la "règle verte", "selon laquelle on ne prélève pas davantage sur la nature que ce qu'elle est en état de reconstituer". C'est du vent comme celui, poussif, des éoliennes.
Jusqu'à ce barnum pour une masse d'idiots, je considérais que la principale faiblesse du programme démagogique de cette clique était, même avec 1000 ou 3000 propositions, de faire croire qu'il existerait une solution nationale avec une « révolution citoyenne », métissée, multiculturalisée, wokiste et reposant sur une police de la pensée, plus psychologique et méprisante du bon peuple, qui ne se laisse pas abuser par la petite bourgeoisie intellectuelle en furie.
Le projet économique est délirant dans l'ensemble et il est même désarmant que tant de gens soient fascinés par autant de promesses intenables. Avec sa nouvelle version de "L’Avenir en commun", le guru entouré de ses pieds nickelés fanatisés, place une urgence écologique de ploucs au premier plan, assuré de faire effondrer l'économie nationale. Sa référence constante à la révolution bourgeoise, dont il se plaît à se revendiquer de sa terreur et du bon Robespierre, est une négation totale du pas supérieur qu'a constitué la révolution en Russie en 1917 qu'il évite soigneusement de rappeler, pour ne pas risquer de se faire assimiler aux horribles bolcheviques par ses concurrents de la droite bourgeoise. Le retour à l'idéologie plouc et petite bourgeoise des bobos écolos anti-nucléaires est un pas en arrière, comme cette population qui, au mitan du XIXᵉ, refusait le passage des voies ferrées près du village. Ou encore au début de ce même siècle d'industrialisation, quand des populations entières, petits bourgeois comme populace, ne voulaient pas entendre parler du charbon trop polluant. Une pollution qui avait pourtant du bon pour faire tourner les manufactures et faire cesser de massacrer les arbres pour chauffer la population.
UN UTOPISME RÉACTIONNAIRE
La formule est franchement cuculapralinea et antimarxiste. Lorsque le maître en fourberie fait passer sa camelote, il y a : « crise de la civilisation humaine ». Écologie, dette, économie, pouvoir d'achat, Palestine, Ukraine, IA... ». Immense défi auquel on va répondre par cet objectif étroitement bleu-blanc-rouge : le Smic à 1 700 euros net, la retraite à 60 ans et le service écologique obligatoire.
On ne traitera pas ici de la comique prétention du petit président Mélenchon à supprimer la dette ni de son ambition de dire merde à l'Europe ni de la recette à Mimile Zucman et de sa promesse la plus miteuse de sauver la jeunesse étudiante de la misère. Ni du soutien inutile et flagorneur au nationalisme palestinien.
En réalité, en se plaisant à dénoncer en permanence et péjorativement le seul Macron, au niveau d'un pilier de bistrot, ce pauvre baratineur évite de critiquer les fondements du capitalisme et l'immense difficulté qu'il y aura à le renverser. De plus, avec ses douces masses électorales mélangées, sans consistance comme le prolétariat, à quinil s'adresse comme à de la merde, leur « expliquant », leur « faisant comprendre », leur « promettant la démocratie ». En fin de bla-bla comateux, il se permet de moquer des vrais principes communistes historiques - le contrôle permanent par le prolétariat des décisions politiques – et cela donne la litanie suivante, propre à abuser seulement Besancenot : « Ce que nous voulons, c'est la « souveraineté populaire permanente, à tout moment ». (…) « Oui, c'est cela le rêve des révolutionnaires de 89, de 1871 (tient ! il a sauté 1917, remplacé par un vague « les communistes »), rêve des anarchistes, des communistes, etc.
Je ne crois pas tout de même que les anars vont voter pour la « révolution citoyenne populiste » de ce bouffon !
La conclusion, ultra démagogique pour la « jeunesse » (laquelle?) accumule galimatias et âneries à faire rougir un collégien. On y parle de « survie de notre peuple » et les autres ? Une banalité médicinale : « la santé dépend des conditions environnementales ». Notre programme n'est pas un programme de beauté, sinon nous gagnerions à coup sûr (contre les blancs moches). Plus un pléonasme néo-trotskien : « c'est aussi un programme de transition vers un autre monde, car la gauche radicale est radicale ». Plus une publicité à la Darty : « La nouvelle France c'est un monde de nouveautés. » Gloire à la Révolution française (et merde à l'internationalisme). Des adresses aux vieux et aux jeunes sans modestie ; « c'est la fédération de la fraternité familiale, merci à la jeune génération, c'est nous sa joie de vivre ».
Conclusion larmoyante assez minable où il révèle le fond navrant d'un simple discours électoraliste qui caresse toutes couches sociales : « Il faut l'égalité de tous les êtres humains (sic surtout de ces pantins électeurs) quelles que soient leurs conditions sociales ». Cet aveu typiquement populiste, interclassiste, évite d'inclure les riches bien sûr, mais englobe et noie la classe ouvrière dans les couches petites bourgeoises, commerçants, petits patrons, lumpen...

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