"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

lundi 12 mai 2025

La COMPARAISON justifiée de l'Etat hébreu avec le nazisme

 


Ça suffit les massacres du nazi Netanyahou en Palestine !

« L'irgoun (secte terroriste nationaliste juive en 1947 » s'apparente aux partis nazis et fascistes ». Albert Einstein1

« Quand on parle d’antisémitisme, je pense qu’il y a surtout beaucoup de gens qui sont anti-Netanyahu. C’est Netanyahu qui crée l’antisémitisme   « Quand dans les quartiers circulent des images d’enfants massacrés à Gaza , comment voulez-vous qu’il n’y ait pas de colère ? Quand on traite ceux qui sont solidaires des victimes de Gaza de ‘terroristes’, il y a quelque chose qui ne va pas non plus »,

Ségolène Royal

«Les conditions de destructions, de mort, de famine qu’endure la population civile de Gaza sont insupportables. Le calvaire des mères ou des vieillards, la mort et la mutilation des enfants ne peuvent nous laisser, nous, Juifs, indifférents et silencieux. Il est temps que cela s’arrête. Rien au monde ne peut venger les atrocités du 7 Octobre, et en tout cas pas l’écrasement et la famine d’une population civile.» Anne Sinclair

« En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts .Quand, exactement, les Israéliens, au moins en partie, ont-ils compris que leur cruauté envers les non-juifs sous leur emprise en territoires occupés, leur détermination à briser les espoirs de liberté et d’indépendance des Palestiniens ou leur refus d’accorder l’asile aux réfugiés africains commençaient à saper la légitimité morale de leur existence ... ». Zeev Sternel (2018)2


Comparaison n'est pas raison. Chaque clique de tous côtés n'a qu'une seule invective, signifiant vouer à l'enfer moderne tout opposant: facho ! En soi les exactions stupéfiantes et criminelles, et disproportionnées pourtant, du gouvernement Netanyahou ne peuvent être placées à l'échelle des monstruosités nazies. Epoque différente d'abord, le nazisme se déchaîne après l'écrasement du prolétariat en Allemagne ; il est une réaction terrible de la bourgeoisie et non d'un simple soudard.

Aujourd'hui nous ne sommes pas en période de révolution ni de contre révolution, le prolétariat est en dessous de tout, en Russie comme en Ukraine et et en Russie, spectateur impuissant du massacre de ses propres membres... Mais si les crimes sont pas du même ordre ni du fait d'une période historique comparable, les comparaisons sont évidemment justifiées, malgré la disparition du nazisme, l'essence du capitalisme reste le meurtre de masse en toute impunité, avec cette stupéfiante absence de remord américain pour leurs deux crimes atomiques, encore présentés comme facteurs de paix et d'exemples prétendant garantir pour des siècles contre toute nouvelle utilisation de cette arme ignoble ; comme si le génocide des juifs avait servi de garantie contre de nouveaux génocides, oubliant Rwanda, Yougoslavie et Palestine aujourd'hui où le massacre journalier indistinct des civils, des enfants, des secouristes, où tout est fait pour affamer et « déporter » une pauvre population sans défense ranime l'image effarante de ces déportés juifs en guenilles que le monde entier regardait sans intervenir.

POURQUOI CETTE INVENTION D'UN ETAT-NATION « HEBREU » ?

Le plus mauvais service qui pouvait être rendu aux juifs du monde entier a été l'invention artificielle de cette nation  hébreu(se) au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, avec pour justification de fournir enfin aux juifs un lieu de sécurité pour les protéger définitivement de toutes les anciennes et ignobles persécutions dont ils avaient été l'objet pendant des siècles. Le peuple « national » israélien ainsi constitué est resté prisonnier de ce mythe depuis 70 ans, et évidemment la plupart es juifs du monde entier. La « terre promise » était-elle destinée à figurer un îlot de bonheur et de paix ou un nouvel enfer issu du plus grand brigandage impérialiste de l'avant-dernier siècle du capitalisme ?

Outre de cacher qu'il s'agissait de la création d'une colonie américaine pour contrôler le pétrole de la région, cette invention ne faisait que redéfinir et perpétrer l'idéologie nazie : les juifs contrôlent le monde et font ce qu'ils veulent au détriment des arabes (forcément arriérés et terroristes) ou de quiconque (forcément antisémite puisque l'antisémitisme est supérieur à l'horreur capitaliste) Victoire bourgeoise historique donc car détruisant ce qui faisait la qualité première des juifs : apatrides et de fait internationalistes. Ils avaient été nombreux dans les révolutions intérieures e souvent parmi les meilleurs leaders des mouvements socialistes et communistes. Après les ignobles exterminations nazies, l'hypocrite impérialisme US en fît que redéployer centralement la spécificité juive comme étalon victimaire, supplantant la principale classe jusqu'alors considérée comme la plus opprimée : la classe ouvrière mondiale. Nonobstant tant d'autres minorités dans le monde, souvent persécutées depuis plus longtemps que les juifs.

UNE NOUVELLE FORME DE COLONISATION ADOUBEE MAIS INCONTESTABLE Officiellement

La mise en place de cet Etat bâtard sous prétexte de se dédommager de la barbarie nazie inaugura en quelque sorte la saga des fumeuses « libérations nationales », repartage entre puissances impérialistes vainqueurs de la boucherie mondiale des miettes des empires coloniaux des vieilles puissances européennes. Les redécoupages en Afrique du nord par exemple furent aussi ridicules et incohérents que les disputes pour les dominos territoriaux en Palestine. Vous êtes disqualifié dès que vous mettez en cause la légitimité supposée de l'Etat juif, l'insulte et l'amalgame suppléent toute argumentation logique et...laïque3.

Plus gênant qu'une simple « perte d'âme », termes d'intellectuels de gauche culpabilisés, le mythe d'un Israël rédempteur avait la peau dure, mais le peuple israélien, pas la classe ouvrière absente et incapable d'affirmation politique, surtout les parents des otages, a brutalement pris conscience qu'il n'y a toujours aucune protection fiable des juifs ou de tant d'autres minorités persécutées dans le monde sous le règne du terrifiant et sanglant capitalisme ; il y a eu surtout prise de conscience que le pays est gouverné par un salaud, et que l'esprit nazi éradicateur ne fut pas une spécificité nazie. Le système produit dans tous les peuples des salauds aliénés par l'appât du gain et la propriété ce vol sans vergogne du prochain considéré comme un animal à abattre (cf. les colons fachos de Cisjordanie).


LES ORIGINES OPAQUES DE CET Etat hébreu


Le qualificatif d'Etat hébreu était déjà pourri et favorisait encore et toujours les clichés antisémites sans fin (par ex : les juifs veulent tout le pouvoir pour eux!).

Or comme je l'ai souvent remarqué, la terre « promisse » (au capital) du Moyen Orient était surtout pour le pétrole qu'elle contient. On fait semblant d'oublier que presque toutes les guerres au XX ème siècle sont toutes, avant tout, « commerciales ». C'est l'impérialisme américain qui a brûlé la politesse à Hitler où ce salaud a véritablement perdu la guerre puis a ficelé la région avec sa mise sous tutelle de l'autre mâchoire « commerciale » l'Arabie Saoudite.

L'ignominie surtout commerciale de cette « colonie américaine » ne fût qu'une série d'usurpations et de crimes contre les populations arabes  toujours avec cette énorme disproportion dans les meurtres de chaque côté : pour huit morts israéliens 1000 civils arabes sont assassinés, femmes et enfants compris par la soldatesque israélo-américaine (armement sophistiqué toujours amplement fourni par la maison mère). Tableau des crimes en série, qui justifie la comparaison, mais à une échelle quand même moindre, avec la barbarie nazie :

- 1956 : la crise du canal de Suez, parfois appelée l'opération Kadesh est une guerre qui éclata en 1956 en territoire égyptien. Le conflit opposa l'Égypte et une alliance secrète actée par le protocole de Sèvres, formée par l'État d'Israël, la France et le Royaume-Uni, à la suite de la nationalisation du canal de Suez par l'Égypte le 26 juillet. La percée des troupes israéliennes sera assez fulgurante. Néanmoins sous les pressions soviétiques et américaines, Israël devra se retirer du Sinaï.

    - 1967 La Guerre des Six Jours : en 6 jours, Israël s'empare et envahit le reste de la Palestine, ainsi que le Sinaï et le Golan. Au lieu d'échanger les territoires occupés contre la paix, Israël décide d'en entreprendre la colonisation.

    - 1973 : les blindés syriens et égyptiens bousculent l'état major israélien. Finalement, celui-ci lancera une contre-offensive et finira vainqueur de ce conflit.

- 1982 : invasion du Liban qui engrange un conflit interminable, sanglant et meurtrier. Israël finira par se retirer partiellement en 1985, et totalement en 2000.

    - 2006 : Le conflit israélo-libanais, également appelé "deuxième guerre du Liban" ou "la guerre de juillet", est un conflit armé qui a opposé Israël au Liban (constitué de forces armées telles que le Hezbollah et de l'armée libanaise) à partir du 12 juillet 2006. Trêve proclamée le 11 août de la même année. Ce conflit a été provoqué par un accrochage entre le Hezbollah et l'armée israélienne à la frontière, qui a abouti à la capture de deux soldats israéliens en vue d'un échange, comme ce fut le cas plusieurs fois avec des prisonniers libanais en Israël, ainsi qu'à la mort de 8 autres soldats. Conséquence de cette opération du côté libanais : plus de 1000 morts civils dont 30% étant des enfants de moins de 12 ans. Du côté israélien : plus de 150 morts et 500 000 fuites de résidents.

Hors de toute cette réalité historique la plupart des sectes gauchistes depuis 1945 ont toujours choisi le camp nationaliste des « nations opprimées », donc pas du prolétariat. Puis, dans ces nations opprimées, le plus souvent artificielles sous couverture d'un grand frère impérialiste, soutenues donc et encore par les trotskistes « internationalistes » s'imposèrent immédiatement des dictateurs sanglants et impitoyables (des massacres inouïs du FLN au pouvoir jusqu'aux camps de la mort au Cambodge).

Les premiers caciques d'Etat d'Israël étaient tous d'anciens terroristes. Ce qui était conforme la théorie trotskiste « permanente » qu'à l'origine de tout jeune (sic) Etat du 20ème siècle ses créateurs ne peuvent être que des terroristes « légitimes ». Cette idéologie néo-stalinienne continuée par LFI et les sectes trotskistes est vieille comme le komintern et comme le monde capitaliste décadent du XXème siècle et n'est pas spécialement antisémite. On pourrait plutôt dire que l'acharnement à qualifier la secte à Mélenchon d'antisémite par tous ces milieux journalistiques et artistiques où sont nombreux les nationalistes pro-Israël, relève des techniques simplistes et mensongères de la propagande nazie. En revanche cet opprobe politique officiel, même faux, devrait servir à révéler la cuistrerie de Mélenchon et ses affidés : leur soutien au gang terroriste hamas, présumé révolutionnaire en faveur d'un impossible Etat palestinien, sert à annihiler toute réelle protestation de classe contre la barbarie nationaliste israélienne. ,

Une bonne partie de la gauche bourgeoise qui se définit comme républicaine, universaliste et laïque, celle qui n’a pas supporté les toutes premières réactions contestataires populistes et nationalistes (refus du terme «terroristes», terme «résistance» pour le Hamas, etc.) des insoumis, s'est faite complice des massacres du salaud Netanyahou. Elle a laissé à LFI le monopole de la radicalité de la critique des crimes d’Israël à Gaza et en Cisjordanie. Fausse radicalité non plus entretenant, avec le pitre Macron, le mythe de la possibilité d'un Etat palestinien en confettis sous l'égide du gang du Hamas.

Il aura fallu attendre Trump et sa folle idée de Riviera et l’officialisation de la guerre par la famine pour que certains dans cette gauche bourgeoise presque bien-pensante (politicards, intellectuels vendus, artistes juifs) prétendent ouvrir les yeux. Mais de peur de nourrir la bête antisémite qui se réveillait, la plupart des gens de gauche et des intellectuels juifs française se sont voilé la face. Cette cécité volontaire s'est ridiculisée en criant à tout bout de champ à l'antisémitisme et n’a fait que nourrir l’argument suprême de la compétition victimaire «le deux poids, deux mesures». Le moindre étudiant qui arborait le keffieh palestinien était traité d’antisémite. Le moindre partisan de la Palestine arabe de terroriste nazi.

Presse gouvernementale, sites d'opinion « indépendante » et moindres blogs philosophiques ne tarissent jamais d'éloges serviles sur cet Etat hébreu, « seule démocratie de la région » (mais principale armée de massacre de populations civiles non-juives (sic). Deux tweets ont ma faveur pour qualifier cette cuistrerie : « les juifs ont toujours raison » et « les juifs sont plus intelligents que tout le monde »4.

On vit encore sous une simili idéologie néo-nazie au sens totalitaire. Si vous critiquez le communautarisme juif vous êtes un fieffé antisémite. Comme l'islamophobie l'antisémitisme ne fournit ou empêche de fournir son inverse. Ces concepts simplistes, mots valise, créés pour une propagande simpliste sont indiscutables puisque si, par exemple, on parle d'islamophilie cela fait ridicule car on ne peut qualifier les partisans de l'islam de bibliophiles ni les philosémites, admirateurs des rites juifs moyenâgeux, d'universalistes . Ces mots tordus signifient le diable un point c'est tout Toute tentative de les relativiser, critiquer ou dénoncer, est forcément relaps.


QUAND  LES DONNEURS DE LECON D'ANTISEMITISME SONT VEREUX

Les présumés défenseurs des juifs, de la mère Le Pen à Trump sont tous des faux-culs. L'antisémitisme reste, masquée, une vieille ficelle de l'extrême-droite, et la défense présumée du RN est une plaisanterie électorale anti-arabe ; leur confrère Zemmour est la quintessence de cette idéologie fumeuse mais furieusement raciste contre les immigrés surtout arabes.

Il y a des lobbies juifs aux Etats-Unis et admis comme tels sans fard, qui se vendent aux cliques électorales. Trump les caresse dans le sens du poil par son soutien au nazi Netanyahou, tout en tenant en privé, les pires clichés antisémites. En France, même s'il est interdit d'en parler, les lobbies juifs existent aussi, du milliardaire Drahi à la clique BHL-Valls, ils ont pignon sur la rue de l'élite et porte automatique ouverte dans les médias pour vendre leur sauce comme ils veulent et sentencieusement. La vox populi d'en bas s'est toujours interrogée sur le fait que Pompidou et Macron ait été d'anciens employés du gang Rothschild dont l'histoire est interdite.

Mais ces détails des magouilles communautaires m'indiffèrent et restent secondaires pour comprendre le fonctionnement politique de la domination capitaliste5. Et je soutiens la même conclusion faite il y a deux ans : « Comme quoi LA MODE PHILOSEMITE VA AU SOUTIEN (les yeux fermés) de L'ARMEE NATIONALISTE JUIVE ! Avec en tout cas une évidence : Hitler ne pourrait plus éructer contre le judéo-bolchevisme, vu que la diaspora juive ne peut plus qu'être soumise à l'Etat national hébreu ! Mais heureusement une partie du peuple en Israël se bat déjà pour réclamer la démission du criminel de guerre Netanyahou, aux côtés de soldats qui n'admettent plus qu'on massacre la population civile palestinienne ». Sous le poids confusionniste et hâbleur des médias il reste difficile d'évaluer le niveau de mise en cause de l'Etat néo-nazi d'Israël à l'heure actuelle ; cela dit une bonne partie de la population sait que Netanyahou a laissé faire le dramatique 7 octobre pour avoir l'argument bazooka pour déferler sur Gaza, éradiquer sa population, à la manière d'Hitler régional, sans chambres à ga, et transformer ce territoire en riviera...à pétrole comme d'autres naguère, assuraient transformer Sabra et Chatila en terrain de golf. Les massacres en Palestine, font même oublier ponctuellement ceux en Ukraine, moins visibles.

DES EXODES A REPETITION « normalisés » par la Shoah sacralisée

L'histoire de cet Etat bâtard est jalonné des pires horreurs et accompagné en plus des pires remarques antisémites dans les bureaux ministériels qui officiellement défendent mordicus l'Etat colonialiste juif. Nteanyahou n'est pas le seul manipulateur gangstériste et fabulateur de la « défense nationale juive »6. Quelques exemples.

Le massacre de Deir Yassin s'est déroulé le 9 avril 1948 au cours de la prise du village de Deir Yassin, à l'ouest de Jérusalem, durant la guerre de 1947-1948 en Palestine mandataire. Il a été perpétré par 120 terroristes de l'Irgoun et du Lehi. Les historiens évaluent aujourd'hui le nombre de tués entre 77 et 120 À l'époque, la presse et différents commentateurs rapportèrent le nombre de 254 victimes. Selon les historiens et commentateurs, ce massacre a eu des répercussions importantes sur la suite du conflit, notamment en favorisant l'exode de Palestiniens, en panique à l'idée de subir le même sort, et comme justification pour les dirigeants arabes des pays voisins à intervenir dans le conflit. L'ex terroriste Menahem Begin nie tout massacre, parlant d’une « propagande mensongère » mais se félicite par contre du résultat : « Ce ne fut pas ce qui s’est passé à Deir Yassin, mais bien ce qui a été inventé (…) qui nous a aidé à nous ouvrir un chemin vers des victoires décisives. (…) Les Arabes pris de panique s’enfuirent aux cris de “Deir Yassin” ». A l'unisson de la rhétorique de Goebbels : « C'est l'un des droits absolu de l'Etat de présider à la constitution de l'opinionpublique.

LE MASSACRE DE SABRA ET CHATILA. A été avérée la responsabilité directe des phalangistes et à la responsabilité indirecte de plusieurs dirigeants israéliens lors de la conduite de cette opération, parce qu'ils n'auraient pas suffisamment tenu compte du risque d'un massacre ni tenté de le prévenir. Grossier mensonge comme celui du 7 octobre : le rôle de l'armée israélienne dans le drame s'inscrivait dans une stratégie approuvée par son état-major.

Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1982Rafaël Eitan (alors chef d'état-major israélien) s'envole pour Beyrouth, il se rend au siège des Phalanges libanaises et donne l'instruction au commandement phalangiste de mobiliser ses troupes et être prêt pour faire partie de l'attaque contre Beyrouth-Ouest à venir.  L'un des criminels déclare : « on va transformer Sabra et Chatila en terrain de golf ».

Le criminel de guerre Netanyahou sur siège éjectable ?

Si la population israélienne, désillusionnée de la fausse terre promise ne le vire pas, Trump peut s'en charger. Le président américain s’envole pour le bizness contractuel ce lundi 12 mai pour l’Arabie Saoudite, point de départ d’une tournée au Moyen-Orient. Une visite cruciale selon le sociologue spécialiste de la région Adel Bakawan, à l’heure où Israël projette une extension de son offensive à Gaza. Trump veut recoller les morceaux avec la seconde mâchoire pétrolière au profit des intérêts américains dans la région, donc visite à l'Arabie Saoudite, deuxième gendarme de la région .

« il n’y a aujourd’hui aucune perspective viable offerte par les pays régionaux et les puissances internationales. Et il n’y en aura pas tant que Benyamin Nétanyahou sera Premier ministre. Et il n’y a que deux acteurs capables de parvenir à le faire partir : Donald Trump et la société israélienne. Il y a aujourd’hui quatre scénarios pour Gaza. Le premier est de déporter les Gazaouis, comme Trump l’a proposé dans son plan de «riviera du Moyen-Orient», mais il est irréalisable, les Gazaouis ne voudront pas tous partir. Le deuxième est ce qu’il se passe aujourd’hui, à savoir que l’armée israélienne les pousse dans le sud de Gaza, et de transformer en enfer ces 20 % de l’enclave pour qu’ils partent d’eux-mêmes, mais là aussi, ils préféreront mourir. Le troisième scénario est d’amener une nouvelle gouvernance, comme dans le plan adopté par la Ligue arabe en mars, mais aucun pays arabe n’acceptera d’aller à Gaza si le Hamas ne désarme pas. Le quatrième, le plus probable, est que le chaos actuel se poursuive...Donc le plus probable est qu’il s’agisse de Gaza. Cela ne peut pas être son plan de riviera, pas plus qu’une occupation israélienne totale de Gaza. Cela pourrait être le plan arabe, modifié.

La grande fragilité du plan arabe est la question du désarmement du Hamas. Il faut dire au Hamas que le moment est venu de choisir entre l’existence de Gaza et la sienne. Il faut qu’il désarme et que ses dirigeants qui sont toujours à Gaza s’exilent, au Qatar ou en Turquie. Aucun Etat arabe n’accepte d’aller à Gaza sans le désarmement du Hamas.

 Si les Américains mettent la pression sur Nétanyahou pour qu’il parte ou qu’il change sa stratégie, c’est fini pour lui. Il perd le soutien de l’extrême droite et une nouvelle période s’ouvre aux Israéliens. Avec Nétanyahou, rien n’est possible, mais si son gouvernement chute, cela ouvre d’autres possibilités, dont la formation d’un gouvernement avec qui on peut négocier. Aujourd’hui, la négociation avec l’Arabie Saoudite et Israël est bloquée à cause de Benyamin Nétanyahou qui refuse les conditions de Riyad pour la normalisation ». (cf. Libération)


GALA DE SOUTIEN DES COLLABOS A TSAHALNAZI

Parrainé par Olivier Rafowicz, le médiatique porte-parole de l’armée israélienne, ovationné lorsqu’il est apparu en direct sur un écran, le gala était orchestré par le célèbre publiciste Frank Tapiro, leveur de fonds pour la cause. À ses côtés, la chroniqueuse Barbara Lefèbvre qui, le 31 mai à l’antenne, appelait à « vider la bande de Gaza et à la transformer en zone vierge », car, selon elle, « les civils à Gaza sont autant responsables que les membres du Hamas et du Jihad islamique ».

es personnalités françaises du monde des médias et des affaires, des artistes et des politiques étaient invités aux festivités. Parmi eux Bernard-Henri Lévy, Enrico Macias, l’animateur Arthur, l’acteur Philippe Lellouche, l’essayiste Céline Pina, l’homme politique Amine El Khatmi, cofondateur du Printemps républicain. La députée des Français de l’étranger Caroline Yadan, mais aussi Astrid Panosyan-Bouvet, avant sa nomination comme ministre du Travail, avaient participé, elles, à des conférences organisées par l’association DDF.

Au cours de ce gala, Laurence Ferrari de CNews et Franz-Olivier Giesbert ont été décorés du prix dit des justes, récompensés pour « leur fervent soutien à Israël et à la diaspora ». La journaliste emblématique de l’empire Bolloré affirmait le 22 mai, dans un de ses éditoriaux sur CNews : « Les opposants d’Israël sont aujourd’hui la pire caution des terroristes. »

L’événement a suscité bien sûr de vives réactions d’émotion et d’indignation. Le député LFI Aymeric Caron a annoncé le 30 mai sa décision de saisir la procureure de la République de Paris. Il considère que le gala relève de « l’apologie de crimes d’atteinte à la vie, apologie de crimes de guerre, apologie de crimes contre l’humanité, voire complicité desdits crimes ». (cf. L'Humanité)

A lire: POINT DE VUE. « Israël : le tombeau de l’éthique ? »



NOTES



1Le 2 décembre 1948, 29 personnalités juives américaines dont Hannah Arendt et Albert Einstein cosigneront une lettre dénonçant « l’apparition d'un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis nazis et fascistes ».

2 Ze ev Sternhell, Historien, membre de l’Académie israélienne des sciences et lettres, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, spécialiste de l’histoire du fascismeDans une tribune au « Monde », l’historien, spécialiste du fascisme, se lance (sic ! Touche d'hypocrisie des faux-culs de l'immMonde) dans une comparaison entre le sort des juifs avant la guerre et celui des Palestiniens aujourd’hui.Publié le 18 février 2018 à 06h35, modifié le 12 mars 2018 .

3 « L’antisémitisme mondialisé actuel puise aussi dans ces idéologies identitaires et postmodernes qui refusent de reconnaître qu’il existe un peuple juif, nient tout droit à l’autodétermination pour ce peuple, considèrent que l’État-nation israélien est uniquement une aberration historique issue du colonialisme européen et considèrent que la judéité a uniquement une dimension religieuse – ou alors seulement une dimension culturelle folklorique et volatile ». (99+) L'histoire des Juifs de France en question(s) -VII -Quatre vagues internationales d'antisémitisme depuis 1945 (academia.edu)

4Le plus ignoble est le caïd du Point, BHL, voici un exemple de sa rhétorique de putain de l'Etat juif, comme Goebbels (la comparaison ridiculement attribuée à Mélenchon était celle d'un curé juif...)il attribue les crimes aux victimes elles-mêmes : « Le Brésil de Lula, l'Afrique du Sud de Mandela, qui crient au crime contre l'humanité, à l'apartheid, au génocide. Et, maintenant, l'image atroce du convoi humanitaire à Gaza City et de ses dizaines de morts, certains écrasés par la foule affamée (sic) certains passés sous les roues des camions, et certains tués par des soldats de l'escorte israélienne paniqués (resic).Trop c'est trop, gronde alors la foule mondialisée. C'en est assez, déclarent, à l'unisson, les chancelleries à peu près sans exception. Et c'est une bronca, un tumulte, une clameur planétaire, un tollé – c'est un vent de haine qui souffle sur Israël (sic sa patrie!)mais aussi, de San Diego à Zurich en passant par Paris, sur les communautés juives du monde. Peu importe, pour tous ces gens, que ce soit Tsahal lui-même qui, dans le drame du convoi humanitaire, ait diligenté l'enquête concluant (chose peu courante chez une armée « génocidaire » !) à sa part de responsabilité ».

5Le nationalisme juif arrogant et un philosémitisme complice - AgoraVox le média citoyen . Et mes citations irrécusables : Est-il possible que l’on puisse invoquer le hasard pour expliquer que précisément les forces réactionnaires de toute l’Europe, et surtout de Russie, s’insurgent contre l’assimilation des Juifs et s’efforcent de perpétuer leur particularisme ? »

Lénine 1903« Il y a un risque d'escalade, d'une surenchère, d'une concurrence des mémoires. Celle-ci pourrait bientôt provoquer, dans le monde des banlieues, la revendication d'une adoption des victimes d'Israël en Palestine. Régis Debray (2008)

« Le nationalisme juif est apparu au milieu des années 1840 non pas dans les communautés d’Europe de l’Ouest où l’idée de nation juive avait quasiment disparu, mais parmi les juifs d’Europe centrale et orientale sous l’influence conjuguée de la Haskala[1] ». Michel Abitbol

« Le juif émancipé se conduit le plus souvent comme un parvenu , il oublie l'aïeul misérable dont il est issu. Alors que chacun s'ingénie à se chercher des ancêtres, il veut oublier qu'il en a eu un ». Bernard Lazare

samedi 10 mai 2025

TRUMP baisé par Poutine?


 « Je dépense 30.000 hommes par mois ». Napoléon

"Si l'on tue une seule personne on est un assassin. Si on en tue des millions, on est un héros". Charlie Chaplin

Que de bruits de bottes ! Maintenant entre l'Inde et le Pakistan. Poutine arrogant devant son défilé commémoratif à Moscou, soutenant Xi dans sa volonté de conquérir Taïwan. Un Trump girouette impuissante baisé par Poutine et confirmant ouvrir la voie à un affaiblissement irrésistible de l'impérialisme US.

Vladimir Poutine accuse souvent les »fascistes » occidentaux de tenter de minimiser ou déformer un rôle crucial de l'URSS dans la victoire contre l'Allemagne nazie. La victoire de 1945 est l'élément central du récit patriotique russe à la gloire du boucher Staline, qui a fait plus de 20 millions de morts en URSS et demandé des sacrifices inouïs à sa population ; les contrats inter-impérialistes dès la fin de la guerre ont pourtant permis à la Russie stalinienne de s'emparer de la moitié de l'Europe, surtout sa partie industrielle allemande. La bourgeoisie américaine demande encore merci à l'Europe de l'ouest de l'avoir libérée du nazis me, oubliant de rappeler les profits qu'elle en a tiré, dont elle continue à bénéficier. Jamais l'immense crime des bombardements nucléaires à Hiroshima et Nagasaki n'a fait l'objet d'une perpétuelle dénonciation comme la shoah, le génocide des japonais aurait-il été plus propre que le génocide des juifs ? Les vaniteux et « valeureux » « démocrates impérialistes » américains pesèrent suffisamment dans la glorification de leur victoire sur le nazisme qu'ils eût été indécent de les aligner au niveau des massacreurs nazis. Cette innocence proclamée était aussi nécessaire pour Staline , complice.

Le récit néo-stalinien de Poutine nourrit un patriotisme largement exploité pour justifier l'invasion de l'Ukraine avec le même discours antifasciste décalè et ampoulé que l'Occident capitaliste.

Or Poutine ment comme il ment en disant que toute la Russie est derrière lui pour massacrer sans cesse les populations civiles en Ukraine1. Il ment surtout sur le prétendu rôle déterminant de l'armée russe d'un pays encore arriéré économiquement et affaibli par un Etat caserne totalitaire. Sur les deux fronts c'est bien l'impérialisme américain qui a permis d'écraser l'impérialisme nazi.

CACHER LA LOI LEND-LEASE ACT2

Durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque la Russie faisait face à la terrible avancée de l'armée nazie sur le front de l’Est, un soutien crucial venu des États-Unis a contribué à inverser le cours du conflit. Ce programme, connu sous le nom de Lend-Lease Act (ou loi prêt-bail), a permis à l’URSS de recevoir une aide matérielle massive de la part des États-Unis.

Bien que souvent éclipsée par d’autres récits de la guerre, cette assistance a joué un rôle déterminant dans la victoire alliée contre l’Axe, mais surtout pour éviter l’effondrement total du pouvoir soviétique si utile pour le futur partage du monde...anti-révolution !


L’origine du programme Lend-Lease : un outil stratégique pour les Alliés

Adoptée en mars 1941, la Lend-Lease Act autorise les États-Unis à fournir du matériel militaire et des ressources à leurs alliés, sans attendre de paiement immédiat. Si ce programme vise initialement le Royaume-Uni, il est élargi à l’Union soviétique après l’invasion allemande de juin 1941.

La décision de soutenir l’URSS marque un tournant dans la politique américaine. Jusqu’alors, les relations entre Washington et Moscou étaient empreintes de méfiance. Mais l’urgence de contrer l’Allemagne pousse les États-Unis à dépasser les clivages idéologiques pour se concentrer sur la défaite de l’Axe.

Les véhicules et équipements militaires

L’URSS bénéficie de livraisons massives de véhicules, dont :

  • 400 000 camions et jeeps, principalement des Studebaker, qui assurent le transport des troupes et du matériel sur le front.

  • 14 000 avions, dont des chasseurs P-39 Airacobra, utilisés efficacement par l’armée de l’air soviétique.

  • 7 000 chars, comme les M4 Sherman, qui complètent les forces blindées soviétiques.

Ces équipements jouent un rôle clé dans la mobilité des troupes et la logistique, deux domaines où l’URSS accusait un retard significatif.

Les États-Unis envoient également des matières premières indispensables, telles que l’aluminium, le caoutchouc et l’acier. En outre, plus de 4,5 millions de tonnes de denrées alimentaires, principalement du bœuf en conserve (surnommé Tushonka par les Soviétiques), permettent de nourrir les soldats sur le front.

Malgré son importance, cette aide resta un secret bien gardé par le régime des Staline et Khrouchtchev soucieux de préserver l’image de l’Union soviétique comme seul artisan de sa victoire, minimisant le rôle des livraisons américaines dans les discours officiels.  Poutine perpétue le même oubli et pour cause alors que la Russie a été dépouillée en 1989 de toutes ses murailles d'Europe de l'Est, et l'humiliation de la fausse révolution orange pilotée par la CIA.3

Depuis 1945 jamais le monde n'a connu la paix sous la domination capitaliste

Historiquement, il ne faut pas s’y tromper : en réalité, la paix n’a régné que sur le territoire de l’Union (dont on fête ce 9 mai le 75e anniversaire) et seulement depuis trente-cinq ans, d’où cette illusion des Européens les plus jeunes qu’ils vivaient dans un monde sécurisant et de paix éternelle Pour s’en tenir à l’Europe, les guerres de décolonisation des années 50-70 et, depuis 2001, l’Afghanistan, l’Irak ou encore la Syrie, ont vu l’engagement direct de soldats américains et européens sur des théâtres extérieurs. Les guerres incessantes de la « démocratie américaine » pour maintenir sa domination sur le monde ont probablement coûté plus de morts que le total de la deuxième boucherie mondiale.

Surtout, il ne faut pas oublier les quarante-six ans de «guerre froide» (1946-1991) qui est passée près de la guerre chaude à plusieurs reprises (comme lors du blocus de Berlin de 1948-1949 ou de la crise des missiles de Cuba en 1962) : nous les très vieux avant vécu dans une terreur relativement imaginaire le risque d’une guerre nucléaire totale, ce qui montre bien que le désir paix n'a jamais été idée neuve.

La fin de la bipolarisation impérialiste n'est bien sûr par l'annonce d'une limitation des guerres dans le monde un peu partout ni des rivalités nationales imputrescibles. Comme dans la période antérieure et dans les années 1930, les renversements d'alliances sont constants. S'apercevant qu'il a été de dindon de la farce Poutine (qui a ridiculisé le 8 mai, sa prétention de le séparer de la Chine) Trump est obligé de se retourner vers l'Europe où Macron peut caracoler en chef de guerre concurrent. Trump n'est pas encore vraiment baisé par Poutine ; comparable aux « isolationnistes » de 1940, il peut carrément changer d'avis sans perdre sa popularité, arguant qu'il aura « tout tenté en faveur de la paix et que Poutine est définitivement un salaud.4

L'Ukraine malgré les virevoltes névrotiques de Trump n'a jamais été lâchée complètement par la bourgeoisie américaine, et l'Europe reste encore sous sa protection5.

Les ponts ne sont pourtant pas rompus avec Poutine malgré des flagorneries du même genre que celles de Trump, car la Russie est très mal en point économique et la population en a marre comme celle d'Ukraine. Dans tous les camps les pertes militaires et civiles sont énormes, et cela finit par se savoir; non toute la Russie n'est pas derrière Poutine! En outre, un des principaux spécialistes des forces nucléaires en Russie, relativisait récemment  la puissance de frappe des ogives russes; il faut des heures et même des jours pour sortir les plus grosses fusées nucléaires des hangars dispersés; de tels mouvements sont aussitôt visibles par les satellites américains et peuvent donc être détruit sur place au détriment de la population russe, sans supprimer non plus des dégâts en revanche en face.  Poyur l'heure, il semble que les réserves en armes de l'impérialisme russe soient de plus en plus du bricolage et pas de nouveau prêt-bail en vue !

De plus, malgré les risettes de façade commémotative du 9 mai, Xi n'a jamais approuvé l'invasion de l'Ukraine et serait même capable de s'opposer à l'invasion de l'Europe (merci temu) ,qui demeure son principal marché. Et Poutine n'est donc pas encore en mesure d'arborer des médailles à la poitrine comme le successeur de Staline.

La situation mondiale est complexe et reste truffée d'incertitudes et les dirigeants capitalistes ne savent même pas où ils vont. C'est ce qui reste très inquiétant car les guerres mondiales ne se déclenchent pas à cause d'un fait divers où d'un seul méchant dirigeant. Ce fût le cas en 14 et en 39, le capitalisme mène automatiquement à la guerre à un certain niveau de sa décomposition.



NOTES


1Vantardise peu crédible quand on sait l'horreur des chiffres. Selon le ministère britannique de la Défense, les forces armées russes ont subi près d'un million de pertes depuis que Vladimir Poutine a ordonné l'invasion totale de l'Ukraine en février 2022. Ce chiffrage ne relève pas de la simple propagande occidentale selon moi mais d'un siple effarement de la bourgeoisie britannique qui reste la plus intelligente du monde.

2On fait toujours l'impasse sur cette aide décisive. Jamais à ma connaissance la plupart des historiens n'en font mention. C'est probablement le plus gros mensonge (intentionnel) sur WW2, car le partage de l'Europe à Berlin eût pour but d'empêcher la révolution prolétarienne contre la guerre (cf. grève massive en Italie en 1943, et plusieurs tentatives d'insurrection à l'Est, j'y reviendrai). Rooosevelt jouer l'amiti » antifa partu=iculièremen sur ce point avec le potentat Staline, auquel il était redevable d'avoir tué dans l'oeuf le début de révolution mondiale de 1917. Cette analyse pertinente je ne l'ai d'ailleurs jamais entendue ailleurs que dans le CCI. L'existence du prêt bail j'en avais connaissance depuis quarante années, après la lecture de la revue de la CIA (Est&Ouest) rédigé par Souvarine. Il décrivait les conditions gratuites de celui-ci et il concluait en écrivant : « les chars américains étaient repeints aux couleurs russes ».

3Le prêt bail concerna aussi l'Angleterre. Il y eut malgré tout un prix à payer (la demande de remboursement de Trump à l'Ukraine n'est donc pas une hérésie), preuve de plus de la fallacieuse unité antifa des Alliés (les américains commerçaient avec l'Allemagne nazie jusqu'en 1943) L'impérialisme américain déposséda la Grande-Bretagne de ses réserves d'or et de ses investissements outre-mer. Ces exigences de remboursement restreignirent ses exportations, et les hommes d'affaires américains s'emparèrent de marchés qui jusque-là étaient britanniques.

4 En décembre 1940, le président Roosevelt avait dit que les États-Unis seraient « l’arsenal des démocraties » et a proposé de vendre des munitions au Royaume-Uni et au Canada. Les isolationnistes étaient fortement opposés, disant que cela mènerait à une participation au conflit qui était vu, par la majorité du peuple, comme un conflit européen. Mais l’opinion populaire changeait du fait que de plus en plus de personnes se rendaient compte des avantages de financer la guerre des Britanniques contre les nazis, sans prendre part aux hostilités. La propagande montrant les villes britanniques dévastées durant le Blitz, de même que les représentations des Allemands comme des sauvages ralliaient aussi l’opinion publique du côté des Alliés, tout particulièrement après la défaite de la France.

Le programme du Prêt-Bail fut ralenti progressivement après la capitulation de l'Allemagne et clôturé après la capitulation du Japon en août 1945..

5Le CCI  s'est un peu trop laissé abusé par les analyses journalistiques : « Derrière ce lâchage par les États-Unis de l'Ukraine se jouent la rupture avec l'Europe et le rapprochement avec la Russie, rien de moins. C'est la structuration du monde depuis 1945 qui, après avoir été remodelée en 1990, est train d'être balayée ».

vendredi 25 avril 2025

QUI PEUT CROIRE A LA RELIGION ?



Par le divin Marquis de Sade

La Vérité dérangeante du troublant Marquis...

Priez mes chers frères en communisme pour que les médias de la terre entière cessent de nous emmerder avec le passif de ce pape guérillero-populiste (ex-souteneur de la mafia Peron). Levez les yeux au ciel du divin Marquis. C'est cet écrivain de génie, jacobin et libertaire, qui a écrit les pages les plus insolentes, les plus vraies contre le charlatanisme religieux. A mes yeux personne n'est allé aussi loin dans la moquerie mais surtout, eh oui, sur un plan rationnel et scientifique alors que Darwin n'était pas encore né !

Écrite par Donatien Alphonse François de Sade, ‘La Vérité’ est une puissante déclaration poétique sur la révolte contre les dogmes religieux. Au cœur de cette œuvre, Sade se livre à une critique acerbe et résolument moderne de la religion, la qualifiant d’imposture et exaltant les plaisirs de la nature. Cette poésie s’inscrit dans un contexte historique où la pensée philosophique du siècle des Lumières remet en question les croyances établies, fait aussi de Sade un des penseurs « éclairant » de l'émancipation de l'infamie religieuse. Il est, paradoxalement, quoique handicapé par sa réputation d'auteur licencieux, un véritable révolutionnaire en son temps, anticipant Darwin, et plus encore aujourd'hui avec cette incroyable régression religieuse qui envahit le monde entier, avec l'islam conquérant et cette bigoterie catholique écrasante.En vérité Sade est au-dessus de toutes les aliénations. Il utilise le libertinage comme un moyen de critiquer la société et de défendre une liberté individuelle sans limites. On lira ici l'admirable poème « la vérité »,

et, par après 

la critique la plus impitoyable ayant jamais existé de la religion depuis l 'ouvrage « Justine ou les malheurs de la vertu » dont Apollinaire a sorti de l'oubli en 1909 les meilleures pages, surtout celles où la religion est ridiculisée. Je me flatte de posséder le livre original du génial Apollinaire : « L'oeuvre du marquis », bibliothèque des curieux.


Quelle est cette chimère impuissante et stérile,
Cette divinité que prêche à l’imbécile
Un ramas odieux de prêtres imposteurs ?
Veulent-ils me placer parmi leurs sectateurs ?
Ah ! jamais, je le jure, et je tiendrai parole,
Jamais cette bizarre et dégoûtante idole,
Cet enfant de délire et de dérision
Ne fera sur mon cœur la moindre impression.
Content et glorieux de mon épicurisme,
Je prétends expirer au sein de l’athéisme

Et que l’infâme
Dieu dont on veut m’alarmer
Ne soit conçu par moi que pour le blasphémer
Oui, vaine illusion, mon âme te déteste.
Et pour t’en mieux convaincre ici je le proteste.
Je voudrais qu’un moment tu pusses exister
Pour jouir du plaisir de te mieux insulter.
Quel est-il en effet ce fantôme exécrable.
Ce jean-foutre de
Dieu, cet être épouvantable
Que rien n’offre aux regards ni ne montre à l’esprit,
Que l’insensé redoute et dont le sage rit.
Que rien ne peint aux sens, que nul ne peut comprendre,
Dont le culte sauvage en tous temps fit répandre
Plus de sang que la guerre ou
Thémis en courroux’
Ne purent en mille ans en verser parmi nous »?
J’ai beau l’analyser, ce gredin déifique,
J’ai beau l’étudier, mon œil philosophique
Ne voit dans ce motif de vos religions
Qu’un assemblage impur de contradictions
Qui cède à l’examen sitôt qu’on l’envisage.
Qu’on insulte à plaisir, qu’on brave, qu’on outrage,
Produit par la frayeur, enfanté par l’espoir »,
Que jamais notre esprit ne saurait concevoir.
Devenant tour à tour, aux mains de qui l’érigé.
Un objet de terreur, de joie ou de vertige
Que l’adroit imposteur qui l’annonce aux humains
Fait régner comme il veut sur nos tristes destins,
Qu’il peint tantôt méchant et tantôt débonnaire.
Tantôt nous massacrant, ou nous servant de père,
En lui prêtant toujours, d’après ses passions,
Ses mœurs, son caractère et ses opinions :
Ou la main qui pardonne ou celle qui nous perce.
Le voilà, ce sot
Dieu dont le prêtre nous berce.
Mais de quel droit celui que le mensonge astreint
Prétend-il me soumettre à l’erreur qui l’atteint ?
Ai-je besoin du Dieu que ma sagesse abjure
Pour me rendre raison des lois de la nature ?
En elle tout se meut, et son sein créateur
Agit à tout instant sans l’aide d’un moteur ».

À ce double embarras gagné-je quelque chose ?

Ce Dieu, de l’univers démontre-t-il la cause?
S’il crée, il est créé, et me voilà toujours
Incertain, comme avant, d’adopter son recours.
Fuis, fuis loin de mon cœur, infernale imposture;
Cède, en disparaissant, aux lois de la nature :
Elle seule a tout fait, tu n’es que le néant
Dont sa main nous sortit un jour en nous créant.
Evanouis-toi donc, exécrable chimère !
Fuis loin de ces climats, abandonne la terre
Où tu ne verras plus que des cœurs endurcis
Au jargon mensonger de tes piteux amis !
Quant à moi, j’en conviens, l’horreur que je te porte
Est à la fois si juste, et si grande, et si forte,
Qu’avec plaisir,

Dieu vit-il, avec tranquillité ?
Que dis-je ? avec transport, même avec volupté.
Je serais ton bourreau, si ta frêle existence
Pouvait offrir un point à ma sombre vengeance.
Et mon bras avec charme irait jusqu’à ton cœur
De mon aversion te prouver la rigueur^.
Mais ce serait en vain que l’on voudrait t’atteindre,
Et ton essence échappe à qui veut la contraindre.
Ne pouvant t’écraser, du moins, chez les mortels.
Je voudrais renverser tes dangereux autels

Et démontrer à ceux qu’un Dieu captive encore
Que ce lâche avorton que leur faiblesse adore
N’est pas fait pour poser un terme aux passions.
Ô mouvement sacrés, fières impressions.
Soyez à tout jamais l’objet de nos hommages.
Les seuls qu’on puisse offrir au culte des vrais sages,
Les seuls en tous les temps qui délectent leur cœur,
Les seuls que la nature offre à notre bonheur !
Cédons à leur empire, et que leur violence,
Subjuguant nos esprits sans nulle résistance,
Nous fasse impunément des lois de nos plaisirs :
Ce que leur voix prescrit suffit à nos désirs’.
Quel que soit le désordre où leur organe entraîne,
Nous devons leur céder sans remords et sans peine.
Et, sans scruter nos lois ni consulter nos mœurs,
Nous livrer ardemment à toutes les erreurs
Que toujours par leurs mains nous dicta la nature.
Ne respectons jamais que son divin murmure ;
Ce que nos vaines lois frappent en tous pays
Est ce qui pour ses plans eut toujours plus de prix.
Ce qui parait à l’homme une affreuse injustice
N’est sur nous que l’effet de sa main corruptrice,
Et quand, d’après nos mœurs, nous craignons de faillir,
Nous ne réussissons qu’à la mieux accueillir ».
Ces douces actions que vous nommez des crimes,
Ces excès que les sots croient illégitimes.
Ne sont que les écarts qui plaisent à ses yeux,
Les vices, les penchants qui la délectent mieux;
Ce qu’elle grave en nous n’est jamais que sublime ;
En conseillant l’horreur, elle offre la victime :
Frappons-la sans frémir, et ne craignons jamais
D’avoir, en lui cédant, commis quelques forfaits.
Examinons la foudre en ses mains sanguinaires :
Elle éclate au hasard, et les fils, et les pères.
Les temples, les bordels, les dévots, les bandits,
Tout plaît à la nature : il lui faut des délits.
Nous la servons de même en commettant le crime :
Plus notre main l’étend et plus elle l’estime ».
Usons des droits puissants qu’elle exerce sur nous
En nous livrant sans cesse aux plus monstrueux goûts* :
Aucun n’est défendu par ses lois homicides,
Et l’inceste, et le viol, le vol, les parricides,
Les plaisirs de Sodome et les jeux de Sapho,


Tout ce qui nuit à l’homme ou le plonge au tombeau,
N’est, soyons-en certains, qu’un moyen de lui plaire.
En renversant les dieux, dérobons leur tonnerre
Et détruisons avec ce foudre étincelant
Tout ce qui nous déplaît dans un monde effrayant.
N’épargnons rien surtout : que ses scélératesses
Servent d’exemple en tout à nos noires prouesses.
Il n’est rien de sacré : tout dans cet univers
Doit plier sous le joug de nos fougueux travers « .
Plus nous multiplierons, varierons l’infamie,
Mieux nous la sentirons dans notre âme affermie,
Doublant, encourageant nos cyniques essais,
Pas à pas chaque jour nous conduire aux forfaits.

Après les plus beaux ans si sa voix nous rappelle,
En nous moquant des dieux retournons auprès d’elle :
Pour nous récompenser son creuset nous attend;
Ce que prit son pouvoir, son besoin nous le rend.
Là tout se reproduit, là tout se régénère ;
Des grands et des petits la putain est la mère,
Et nous sommes toujours aussi chers à ses yeux,
Monstres et scélérats que bons et vertueux.


QUI PEUT CROIRE A LA RELIGION ?


Eh bien ! S'il est démontré que l'homme ne doit son existence qu'aux plans irrésistibles de la nature ; s'il est prouvé qu'aussi ancien sur ce globe que le globe lui-même, il n'est, comme le chêne, comme le lion, comme les minéraux qui se trouvent dans les entrailles de ce globe, qu'une production nécessitée par l'existence du globe et qui ne doit la sienne à qui que ce soit ; s'il est démontré que ce dieu, que les sots regardent comme auteur et fabriquateur unique de tout ce que nous voyons, n 'est que le nec plus ultra de la raison humaine, que le fantôme créé à l'instant où cette raison ne voit plus rien, afin d'aider à ses opérations ; s'il est prouvé que l'existence de ce dieu est impossible et que la nature , toujours en mouvement, tient d'elle-même ce qu'il plaît aux sots de lui donner gratuitement ; s'il est certain qu'à supposer que cet être inerte existât, ce serait assurément le plus ridicule de tous les êtres, puisqu'il n'aurait servi qu'un seul jour, et que depuis des millions de siècles il serait dans une inaction méprisable ; qu'à supposer qu'il existât comme les religions nous le peignent, ce serait assurément le plus détestable des êtres, puisqu'il permettrait le mal sur la terre, tandis que sa toute puissance pourrait l'empêcher ; si, dis-je, tout cela se trouvait prouvé comme cela l'est incontestablement, croiriez-vous alors, Eugénie, que la pitié qui lierait l'homme à ce créateur imbécile, insuffisant, féroce et méprisable fût une vertu bien nécessaire ?

(…)

Il faut avoir perdu le sens pour y croire. Fruit de la frayeur des uns et de la faiblesse des autres, cet abominable fantôme, Eugénie, est inutile au système de la terre ; il y nuirait infailliblement puisque ses volontés qui devraient être justes, n pourraient jamais s'allier avec les injustices essentielles aux lois de la nature ; qu'il devrait constamment vouloir le bien, et que la nature ne doit le désirer qu'en compensation du mal qui sert à ses lois (merde aux bobos écolos) ; qu'il faudrait qu'il agit toujours, et que la nature dont cette action perpétuelle est une des lois, ne pourrait que se trouver en concurrence et en opposition perpétuelle avec lui.

Mais, dira-t-on à cela, dieu et la nature sont la même chose. Ne serait-ce pas une absurdité ? La chose créée ne peut être égale à l'être créant ; est-il possible que la montre soit l'horloger ? Eh bien, continuera-t-on, la nature n'est rien, c'est dieu qui est tout. Autre bêtise ! Il y a nécessairement deux choses dans l'univers : l'agent créateur et l'individu créé. Or, quel est cet agent créateur ? Voilà la seule difficulté qu'il faut résoudre ; c'est la seule question à laquelle il faille répondre. Si la matière agit, se meut par des combinaisons qui nous sont inconnues ; si le mouvement est inhérent à la matière, si elle seule enfin peut, en raison de son énergie, créer, produire, conserver, maintenir,, balancer dans des plaines immenses de l'espace tous les globes dont la vue nous surprend et dont la marche uniforme, invariable, nous remplit de respect et d'admiration, quel sera le besoin alors de chercher un agent étranger à tout cela, puisque cette faculté active se trouve essentiellement dans la nature elle-même, qui n'est autre chose que la matière en action ?

Votre chimère éclaircira-t-elle quelque chose/ J e défie qu'on puisse me le prouver. A supposer que je me trompe sur les facultés internes de la matière, je n'ai devant moi qu'une difficulté. Que faites-vous en m'offrant votre dieu ? Vous m'en donnez une de plus. Et comment voulez-vous que j'admette, pour cause de ce que je ne comprends pas, quelque chose que je comprends encore moins ? Sera-ce au moyen des dogmes de la religion chrétienne que j'examinerai...que je représenterai votre effroyable dieu ? Voyons un peu comme me le peint

Que vois-je dans le culte de ce dieu infâme, si ce n'est un être inconséquent et barbare, créant aujourd'hui un monde de la construction duquel il se repent demain ? Qu'y vois-je ? Qu'un être faible qui ne peut jamais faire prendre à l'homme le plis qu'il voudrait ! Cette créature, quoique émanée de lui, le domine ; elle peut l'offenser et mériter par là des supplices éternels ! Quel être faible que ce dieu-là ! Il a pu créer tout ce que nous voyons et il lui est impossible de former un homme à sa guise.

(…)

Qu'imagine alors, selon vous, l'horrible dieu que vous prêchez ? Il n'a qu'n fils, un fils unique, qu'il ne possède de je ne sais quel commerce ; car comme l'homme fout (verbe foutre), il a voulu que son dieu foutît également ; il détache du ciel cette respectable portion de lui-même. On s'imagine peut-être que c'est sur des rayons célestes, au milieu du cortège des anges, à la vue de l'univers entier, que cette sublime créature va paraître...pas un mot ; c'est dans le sein d'une putain juive, c'est au milieu d'une étable à cochons que s'annonce le dieu qui vient sauver la terre ! Voilà une digne extraction qu'on lui prête ? Mais son honorable mission nous dédommagera-t-elle

(…)

C'est pour nous sauver tous, assure l'imbécile, qu'il a pris chair, quoique dieu, dans le sein d'une enfant des hommes ; et les miracles éclatants qu'on va lui voir opérer en convaincront bientôt l'univers ! Dans un souper d'ivrognes, en effet, le fourbe change, à ce qu'on dit, l'eau en vin ; dans un un désert ils nourrit quelques scélérats avec des provisions cachées que ses sectateurs préparèrent ; un de ses camarades fait le mort, notre imposteur le ressuscite ; il se transporte en montagne...

(…) Il n'écrit rien, vu son ignorance ; parle fort peu, vu sa bêtise ; fait encore moins, vu sa faiblesse, et lassant à la fin les magistrats impatientés par ses discours séditieux, quoique fort rares, le charlatan se fait mettre en croix, après avoir assuré les gredins qui le suivent que chaque fois qu'ils l'invoqueront il descendra vers eux pour s'en faire manger. On le supplicie, il se laisse faire. Monsieur son papa, ce dieu sublime dont il ose dire qu'il descend, ne lui donne pas le moindre secours, et voilà le coquin traité comme le dernier des scélérats, dont il était si digne d'être le chef... »


Je ne peux citer ici tous les pages flamboyantes et démystificatrices de la religion, aussi précipitez-vous, pour les plus curieux et intelligents, dans la première librairie ou amazone pour commander cette Justine irrévérencieuse dans une belle langue française.

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