Remarques
introductives sur le lumpenprolétariat dans la phase ascendante du capitalisme
Les travaux des historiens Stuart Hall, Edward Thompson
et Eric Hobsbawn avaient fort bien décrit la part de la population qui avait
été surcriminalisée au cours de l'accumulation primitive. Avec la phase
d'industrialisation quand les pauvres des villes ne pouvaient plus entrer dans
les corporations de métier en voie de dissolution, se développa un
lumpenprolétariat surcriminalisé. La classe ouvrière et le lumpenprolétariat se
sont formés en Europe entre 1790 et 1830. Initialement le lumpenprolétariat est
une composante du paupérisme. Ce lumpen que les médias bourgeois se refusent à
qualifier comme tel, c'est aussi bien tel grand bourgeois corrompu que le fils
d'un manœuvre et d'une femme de ménage. Ce qui le distingue ce n'est pas le
fait qu'il est exclu du marché du travail mais qu'il n'a aucune conscience de
classe, qu'il joue un rôle réactionnaire dans la lutte des classes. Déjà son
utilité anti-ouvrière conduisait la bourgeoisie à renoncer à réprimer le crime
et à empêcher les petits trafics (vols à la tire, prostitution, etc.)[1]. Le
prolétariat a toujours été plus maltraité que les apaches dont certains, à la
mentalité cynique, pouvaient se recycler dans la police à la manière du célèbre
Vidocq. Placé en garde à vue, j'ai pu constater un langage commun et une complicité
entre une racaille et les flics. Il est à peine besoin de mentionner que le
romantisme de la déviance, qui la concevait comme l'expression d'une dissidence
politique ou d'une diversité enrichissante, a définitivement buté contre
l'austère réalité de la victimisation. La criminologie de gauche a toujours
lourdement insisté sur le fait que la cible du contrôle social et de la
punition était apparemment constitué par des personnes appartenant aux classes
défavorisées ; elle a toutefois été beaucoup plus discrète sur cet autre fait,
non moins décisif, que les victimes de la criminalité traditionnelle faisaient
également partie de ces mêmes classes, et que la classe ouvrière n’était pas
composée que d’honnêtes travailleurs[2].
La disqualification du lumpenprolétariat par les socialistes honnêtes de
l'époque ne signifiait pas une répudiation des masses au chômage ou
paupérisées. Pour Marx et Engels le sous-prolétariat, à un moment donné pouvait
être amené à intégrer la lutte du prolétariat[3].
Les positions actuelles de la criminologie « gauche radicale » - ou
en tout cas de ladite « pensée insoumise » - ne sont en aucun cas
scientifiques, il n'en est aucune qui soit pleinement congruente avec l’ébauche
du programme communiste de Marx, dont il importe de rappeler la sentence que le
monde a davantage besoin d'être transformé que d'être interprété à nouveau. La « radicalité »
de la gauche bobo et gauchiste se résume le plus souvent à dénoncer la police,
ce qui sent le moisi anarchiste impuissant et l’incapacité théorique à intégrer
des changements cruciaux pour l’avenir de la lutte des classes et la place de
la violence[4].
Impunité
des racailles et complaisance bourgeoise
Alors que le procès des attentats de « Charlie
Hebdo », de Montrouge et de l’Hyper Cacher se poursuit, la seule violence
reconnue par l’Etat bourgeois, celle illustrée par les faits divers, imprègne
la société mais confirme que les forces mervenaires de cet Etat n’ont pas pour
fonction de défendre la population ni surtout la classe ouvrière. Du point de
vue du militant révolutionnaire, la violence est d’abord personnifiée par les
forces juridiques et sociales de l’Etat – patrons, juges et flics – et à l’occasion
il vous démontrera les mille formes insidieuses de la violence dans le
capitalisme décadent, dans l’entreprise, le milieu carcéral, les hôpitaux
psychiatriques ; s’il est d’obédience gauchiste, il exercera lui aussi
cette même violence par un discours moral, qu’il se nomme antiraciste ou
antifasciste.
Communément jusqu’à la fin du siècle dernier, la pensée
de gauche, présumée amie des exploités, pouvait se contenter de dire comprendre
la violence en général comme un méfait du capitalisme, et, pour ce qui concernait
les faits divers, la mettre sur le compte du chômage (marginalisation des jeunes
au chômage), des problèmes de couple (mauvaise éducation), des cas particuliers
non excusables ni explicables (viols, meurtres). Au plan politique, sans
confondre tous les phénomènes liés à la violence, la gauche comme la droite, se
relayant au pouvoir se sont longtemps contentés de promettre plus de policiers
et « plus de justice ».
Il y a deux grandes approches – l’intervention,
l’identification des groupes à risque de commettre des crimes et la prise de
mesures pour limiter leur délinquance, et les approches communautaires –
impliquant la communauté locale dans la lutte contre la criminalité. L’accumulation
de faits divers honteux et criminels au cours de cet été a rappelé que tout est
à la fois plus complexe et surtout que les politiques de tout bord sont
impuissants à réfléchir le problème et pour tout dire s’en fichent.
Il y
a un bon moment pourtant est apparu un « réalisme de gauche » dans la criminologie de la criminologie
critique comme une réaction contre ce qui était perçu comme l’échec de la
gauche à s’intéresser concrètement à la criminalité quotidienne, permettant au
réalisme de droite de monopoliser l’agenda politique sur la loi et l’ordre. Ce réalisme de gauche soutient que la criminalité affecte de
façon disproportionnée les travailleurs, mais que des solutions qui ne font
qu’accroître la répression servent à aggraver le problème de la criminalité. Ils soutiennent plutôt que les causes profondes de la
criminalité résident dans la punition relative, bien que des mesures
préventives et policières soient nécessaires, mais qu’elles devraient être
contrôlées démocratiquement, c’est-à-dire par les mêmes politiciens qui s’en
fichent avec en prime la négation de toute criminalité concernant l’immigration,
une gauche taubiraresque en quelque sorte qui, in fine, a pour vocation à
surtout criminaliser le travailleur blanc et à valoriser, via les délires
féministes toutes sortes de genres, de communautés, de catégories sexuelles et
en excuser tel ou tel dérapage[5].
De
plus, il ne faut jamais oublier que la gauche bourgeoise, lorsqu’elle est au
pouvoir, sait non seulement très bien se servir de la police contre grévistes
ou manifestants en général, mais aussi que les mesures de prévention du crime et
des exactions individualites coûtent cher. Avec un double langage marxiste de
circonstance le radicaliste de la gauche bourgeoise au pouvoir vous assurera
toujours qu’il faut rester dans le « réalisme » c’est-à-dire ne pas
oublier que les réformes sont forcément bien intentionnées mais limitées et
dépassées en permamence du fait des inégalités structurelles sous-jacentes au
fonctionnement du système capitaliste.
Premièrement,
les criminologues « radicaux » se cachent donc derrière la loi dans
les sociétés capitalistes comme un mécanisme de contrôle servant, hors de leur
contrôle et compétence, les intérêts de
la classe dominante. Ils se permettaient même de mépriser
une 'fausse conscience' de la classe ouvrière, avant d’inventer sa disparition
pour flatter les « couches moyennes ». Deuxièmement,
les criminologues radicaux attribuaient le crime aux problèmes
socio-économiques intrinsèques à la société capitaliste, négligeant les
problèmes d’explication du crime dans la société stalinienne. Troisièmement,
de même que la publication des faits divers était interdite pendant le long
règne du stalinisme[6],
les criminologues mélenchoinistes et gauchistes considèrent comme secondaire
voire normale la violence particulière de catégories de l’immigration
inintégrable et de bondieuseries islamistes ; ils ne dénoncent
pas les menaces de morts des lâches islamistes de clavier (cf. la jeune Mila)
ni l’implantation islamiste dans le monde du travail mais une « zemmourisation »
de la société[7].
Par conséquent, ils n’ont aucune crédibilité dans la majorité de la classe
ouvrière, quelle que soit la couleur de peau des travailleurs. Quatrièmement,
les criminologues gauchistes peuvent toujours invoquer le jugement dernier pour
couvrir leur indulgence-complicité avec le « crime du pauvre » en
renvoyant le critique à la chanson bien connue que le passage d’une société capitaliste à une
société socialiste finira par éliminer le crime et se traduira par la
libération humaine. Cinquièmement, si, jadis, nos radicaux criminologues distinguaient entre
l’action révolutionnaire du prolétariat, motivée par la vraie conscience de
classe, et les crimes du 'lumpenproletariat' avec son absence de conscience et
ses accointances avec le système capitaliste, cette notion n’est même plus utilisée ;
la gauche bourgeoise peau de chagrin s’est alignée sur le trotskisme le plus
stupide : tout ce qui bouge est révolutionnaire.
La théorie de l’anomie de Durheim, qui pouvait
très bien servir d’explication tangible au dérèglement social confirmant la
décadence du capitalisme, est récupérée en sens inverse comme référence pour
excuser tous les comportements marginaux et criminels. Les jeunes dealers ne
sont-ils pas contraints de se procurer de façon illégitime
les fonds dont ils ont besoin pour soutenir le style de vie exigé par nos
sociétés de consommation, par suite de leur exclusion du monde du travail[8].
La gauche bourgeoise et sa queue
dite extrême gauche ont été pendant un demi siècle, disons depuis la fin de la
seconde boucherie mondiale, à la fois les principaux bonimenteurs de la classe
ouvrière et les pires liquidateurs de toute possibilité de révolution. Mais ces
fractions de la bourgeoisie libérale et stalinienne ont considérablement mué
depuis les années 1980, plus exactement depuis l'effondrement du mur de Berlin.
En France après l'expérience accidentelle et amère de la gauche au pouvoir avec
le colonisateur Mitterrand, les élites de la gauche caviar (terra nova) avaient
promus les immigrés de suppléants à remplaçants de cette vieille classe
ouvrière blanche et forcément raciste. Non par simple charité chrétienne mais
parce que les immigrés n'importe qui peut parler à leur place, et qu'ils ne
constituent pas un danger politique. Ils sont exploitables par les élites comme
les « pauvres » sont exhibés par les curés comme victimes à plaindre
et à récompenser par l'aumône sociale. La pensée de gauche antiraciste et
antifacho est d’ailleurs un condensé de pensée chrétienne et stalinienne.
Appliqué au nazisme, cette pensée politique dissolvante est un mensonge et un
crime contre l’histoire. Le nazisme n’est pas en premier lieu un racisme.
Peut-on d’ailleusr vraiment intégrer l’antisémitisme dans le racisme ? A l’origine,
l’utilisation de l’antisémtisme par les nazis est la grande théorie du
bouc-émissaire communiste. Première cause de l’usage immodéré de la dénonciation
du juif : la revanche pour la (fausse) défaite de 1918 et la désignation
des juifs comme race bolchevique.
DES LUTTES PARCELLAIRES AUX PARTICULARISMES DISSOLVANTS
Il faut le rappeler pour l’honneur
de l’histoire du réel mouvement révolutionnaire, c’est un tout petit groupe
autour du titre de son journal « Révolution internationale » qui, au
début des années 1970, dénonce l’intronisation des « luttes partielles »
par le gauchisme (libérations nationales, féminisme, écologisme, etc.). A
cinquante années de distance on peut mesurer comment cette diversification de
la contestation a servi de laboratoire à l’idéologie multiculturaliste dissolvante
qui domine de nos jours, et cette bouillie de chat absolument pas
universaliste, était bien partie de la principale puissance impérialiste hippie.
Alors que la
classe ouvrière pouvait représenter un danger de lutte indépendante au XX ème
siècle, déniaisant toute pitié des gouvernants et de leurs élites, voilà qu’au
XXI ème siècle elle n’est plus un objet d’inquiétude. D’autres concepts l’ont
tétanisée : l’islam, la menace jaune (bis repetita), la covid 19, etc. La
religion écologique et antiraciste écrase tout quand les migrants (nouveaux saints) et les
« races » opprimées sont un objet plus malléable et de nature à
autoriser des leçons de morale qui évitent de penser politiquement. L’antiracisme vise à
modifier la pensée politique de la classe ouvrière et à assimiler toute
critique de cette idéologie à une soumission à la montée du nationalisme de
droite dans les villes désaffectées et délabrées. Pourtant la
montée de la droite dite extrême parmi la classe ouvrière (partiellement) a été
inextricablement liée aux reniements successifs de la gauche bourgeoise au
pouvoir et dans l’opposition amplifié par son œcuménisme migratoire qui singe
un internationalisme frelaté, plus européen et pro-américain que véritablement.
Le parti de la mère Le Pen est d’ailleurs frappé à son tour
de la même désaffection que les autres partis bourgeois et ce n’est pas le
beauf Bigard qui va rendre sa politesse à la politique de classe.
La victimisation était dans ses
fonds baptismaux avant de devenir le principal bénitier de l'Etat bourgeois
démocratique et européen. Je n'examinerai pas ici les influences américaines
indéniables (esquissées par RI naguère), et amplifiées après la chute du mur
berlinois, mais la cacophonie américaine s'est répandue naturellement et règne
encore en maître à penser en Occident ; on peut le constater sur le web,
les textes et livres sur la victimisation criminelle sont peu nombreux en
langue française mais très nombreux et pertinents en langue
anglaise/américaine. J'y ai trouvé matière abondante à une analyse rigoureuse
des sources et des contradictions de la morale bourgeoise contemporaine.
Référence est faite largement à
la criminologie marxiste, en général objet d'examen avant tout par les
marxistes staliniens et par après par leurs dégénérés gauchistes comme
Mucchielli et cie. Le marxisme stalinien jusqu'au début des années 1970, avait
des difficultés à associer marxisme et criminologie, tout en contestant les
formes juridiques de la punition. Pour résumer grossièrement : absence de
solutions concrètes pour lutter contre les crimes, vu comme simple conséquence
de la pourriture du système capitaliste (vous avez noté qu’en Russie
stalinienne le compte-rendu des faits
divers était interdit, et la prison et les goulags ne concernaient que les
« déviants » politiques). Avec la complicité de James Dean, l'époque
inclinait à idéaliser la figure du délinquant, même dans un groupe qui avait
rompu (en partie) avec le trotskisme (Socialisme ou Barbarie) on pouvait
trouver des articles sur le « voyou révolutionnaire »
Comme
frappée d'Alzheimer la gauche bobo dite insoumise en particulier a toujours
tendance à minimiser la portée des actes terroristes islamistes (cf Charlie
Hebdo), en brodant autour du thème de l’enfant perdu, victime de déterminismes
sociaux. Le pervers sexuel Tariq Ramadan, qui a longtemps tenu meetings communs
avec intellectuels de gauche et Besancenot a conjecturé plus d'une fois un
problème d’ « égalité de droit et de chance » en plaidant que Mohamed
Merah se serait « senti systématiquement renvoyé à ses origines ».
Pour cette mouvance, qui prétend en référer au marxisme il ne s'agirait que de
jusqu'auboutisme de jeunes sans avenir ni espoir, « parcours montrant la
grande violence symbolique qui s'exerce sur les plus faibles dans une société
comme la nôtre ». Le meurtre lâche de dizaines de civils est une violence
pourtant pas très symbolique, sauf vérification généraliste de la pourriture de
l’esprit capitaliste décadent, individualiste et bigot. Les lointains caciques
de l'extrême gauche fervente du terrorisme de « libération
nationale » ont les héritiers bobos qu'ils méritent, avec la même ornière
meurtrière que ce con de Sartre[9]
La
misère étudiante des militants gauchistes des années 80 devenus universitaires
est qu’ils sont restés coincés dans cette idéologie qui croyait à
l'émancipation des pauvres et des colonisés par le terrorisme nationaliste
(contrairement à la génération de soixante-huit). L'arsouille Mucchielli
consultant autorisé des médias, a même fini par croire que la science est
d’extrême-gauche. Émerveillé par son statut de sociologue officiel, il place
des paradoxes gentiment contestataires dans ses titres de livres ou d’articles tels
: « Le Scandale des ‘tournantes’. Dérives médiatiques, contre-enquête
sociologique », « Délinquance et immigration : le sociologue
face au sens commun », « Travailler sur la déviance. Problèmes
méthodologiques et déontologiques des recherches en sciences sociales ».
Pauvre tâche !
Pourtant
déjà dans les années 1970, des « réalistes » de gauche remarquaient
que les victimes de rue de la classe ouvrière étaient plus susceptibles d'être
des membres de cette même classe, fallait-il se contenter de dire à cette même
classe : « on ne peut pas s'en prendre à des individus quand même
dépendants de votre classe, c'est la faute au capitalisme ! ». Les
crimes « ordinaires » étaient caractérisés par trois critères :
la punition relative, la marginalisation et l'inculture. Ces réalistes
réformistes comprenaient qu'il faille sévir contre la criminalité mais surtout
veiller à transformer des rapports sociaux délétères en combattant verbalement
les inégalités sociales, tout en faisant croire que la justice pénale pourrait
un jour favoriser la justice sociale. Un auteur soutint que la criminalité était passée à une échelle supérieure depuis la Seconde
Guerre mondiale : hausse du niveau de vie et élaboration de dispositions
sur l’aide sociale allaient de pair avec un taux de criminalité plus élevé.
Comment oublier que la mafia italienne avait collaboré et aidé les
« libérateurs » américains ? (cf. la famille Gucci) Et qu'elle
est restée une institution aussi indispensable à la justice de classe que les
marchands de canon.
Enfin
dernier particularisme dissolvant, la prétention à l’égalité salariale
promotionnelle des uns (noirs) et des autres (femmes). Après « Justice
pour Adama », mais pas justice pour les prolétaires victimes des menaces
des « barbus » ou des violences des petites frappes des « cités »,
les « réalistes de gauche » veulent nous jouer la musique d’une bonne
hiérarchie des salaires pour les noirs et les femmes. Que les gauchistes salariés
et syndiqués soient épris de leur propre promotion sociale et envisagent des
strapontins pour deux autres catégories de l’espèce humaine, ne dérange en rien
l’ordonnancement capitaliste[10]. Ce n’est qu’une apologie « radicale »
de l’arrivisme !
La
gauche bobo-écolo municipale qui aiment pédaler entre ses résidences
secondaires et trinquer avec les parvenus du trafic de drogue, est en train de
se ridiculiser avec sa promo des mosquées et l’interdiction des sapins de Noël
(concession stupide à l’islamisation car la fête de Noël n’est nullement et n’a
jamais été une fête religieuse, que je suis seul à remarquer) ; ces maires
bobo-écolos élus de façon minoritaire sont en plus incultes[11].
COMMENT LES VICTIMES DE LA CLASSE OUVRIERE
PEUVENT-ELLES SE DEFENDRE ?
Je l’ai
dit et redit, la loi bourgeoise interdit de se défendre soi-même lors d’une
agression, été elle est assortie du fameux « tout acte peut se retourner
contre vous-même » et « la réaction doit être proportionnée ».
Les flics, qui n’ont pas pour mission de nous défendre nous les prolétaires,
les gens de peu, sont en position pour minimiser la responsabilité de l’agresseur
surtout s’il est mineur. Depuis les années Taubira et Cie (la gauche
antiraciste radicale) il écopera d’un rappel à la loi ou de trois mois avec
sursis. J’ai tenté d’expliquer dans l’article précédent que cette règle foutage
de gueule des victimes sert à paralyser toute idée de riposte naturelle ou
juste, en gros à indiquer qu’il est interdit de se défendre soi-même. Au nom d’une
éducation anti-autoritaire, masquant un laxisme volontaire de privilégiés au
pouvoir, le voyou migrant est sponsorisé héros de la lutte primordiale
anti-police (cf le bien nommé Les misérables et autres « la haine »).
Finalement la voyoucratie remplit très bien le rôle de la police dans les
quartiers qu’elle contrôle. Elle est un ferment de contrôle social tout autant et
même un plus car n’est-elle pas anti-police ? N’est-ce pas enfin la faute
à l’Etat qui n’a pas su créer le nombre d’emplois nécessaire à résorber le
chômage des jeunes de cette banlieue ?
Les
français ouvriers et racistes n’ont qu’à migrer en province. Le NPA et LFI n’iront
jamais sermonner tel pote islaminguant de vouloir violer Mila et se fichent que
les parents des tarés estiment le coran au-dessus de la République pourvu qu’ils
votent « France insoumise ». Quand la presse bourgeoise s’étale en
commentaires fumeux sur les « faits divers » ce n’est pas pour
organiser une campagne sécuritaire à l’ancienne comme le clament les
contestataires gauchistes, c’est pour confirmer qu’il faut survivre dans l’insécurité,
bien montrer que autant on ne peut compter sur les flics, autant on peut
compter sur la racaille pour continuer ses exactions, sa loi en quelque sorte,
et une loi qui participer de l’intimidation quotidienne de la principale classe
exploitée.
La
première réaction qui nous vient à l’esprit nous prolétaires est « défendons-nous
nous-mêmes », voire « armons-nous comme les beaufs américains ».
Pas brillant. Le concept d’autodéfense a été appliqué naguère par les milices
communistes et trotskistes pour combattre le fascisme, et pouvait se justifier.
L’autodéfense de nos jours, de plus face à la voyoucratie, sent le vinaigre. Ce
peut-être l’association de tout et de n’importe quoi, donc inapproprié et
dangereux. On ne peut pas, comme cet idiot de boulet jaune crier « policiers
nazis » - car ils ne sont pas des nazis – ni exiger que la police soit
présente au coin de chaque rue déserte le soir.
On ne
peut se contenter de plaisanter en disant souhaiter ne pas être au mauvais endroit
au mauvais moment ni appeler à la constitution de milices d’autodéfense. Des
agressions ont lieu de plus en plus sur le chemin du travail, des comportements
islamistes autoritaires se répandent à la RATP.
Cela
ne doit pas nous empêcher de réfléchir à des réponses qu’on est en droit d’attendre
avant tel grand soir qui n’advient jamais. Cela se fera naturellement. De plus
en plus de gens s’équipent de batte de baseball. Au moment de l’interdiction de
la vente d’armes autres que de chasse en France, deux millions de fusils à
pompe étaient déjà dans la nature. On voit surtout beaucoup plus de gens, même
des femmes réagir lors d’agressions subites même au couteau d’un taré face aux multiples
agressions de conducteurs de bus, de vigiles.
Dans
la classe ouvrière il y a toujours eu des capacités d’auto-défense collective,
bien sûr au moment des grèves et manifestations mais aussi sur le plan des mœurs.
Je me souviens au début de ma carrière d’électricien qu’un jour, la femme d’un
collègue était venue se plaindre auprès des gars de la base de Clamart qu’il la
battait. Il fût convoqué par un groupe d’ouvriers au fond du hangar là-haut et
se prit une rouste mémorable qui lui a sans doute ôté toute honte bue, toute
envie de récidiver. On pourrait étendre cette pratique à tous les maris lâches
et aux petites frappes de banlieue qui n’écopent que du comique « rappel à
la loi », une bonne rouste et tu te calmes !
Ou
remettre en vogue le fouet, comme ils font dans LEUR pays.
[1] Comme de nos jours la justice « de
classe » se contente du « rappel à la loi » ou ne distribue que
des peines avec sursis. Les condamnés à d'aussi ridicules peines, personnages
sans foi ni loi, sont d'ailleurs reconnaissant à cette « justice »,
et par conséquent prêts à collaborer avec les enquêtes de police ou à se mettre
au service des dominants en cas de révolution. La gauche bourgeoise en France a
su comme jamais auparavant les fractions de droite, théoriser la victimisation
et un laxisme arrogant propre à lui aliéner les suffrages des « aliénés du
salariat ». Un commentateur pourtant de droite, reprend nos éléments de
langage concernant les journaux « de gauche » : 'Comme le
milliardaire Soros &Co, ces organes
de la « gauche du Capital » prônent la dépénalisation des drogues et
donc, censurent une réalité avérée par cent sources ».
[2]
Des questions complexes de classe et de genre ont été mises en lumière lorsque
la violence sexuelle et physique contre les femmes est apparue dans les tribunaux
locaux du milieu du XIXe siècle. À Middleton, dans le
Lancashire, malgré l’importance de la main-d’œuvre féminine dans l’industrie,
ces cas associent surtout l’identité sociale des femmes au foyer et au
quartier. Ils présentaient des masculinités qui contredisaient
la respectabilité croissante de l’organisation et de la politique des
travailleurs. Les actes ont été publiés dans les salles
d’audience et dans les journaux locaux. La violence
sexuelle et physique des hommes, souvent associée aux loisirs et à l’ivresse,
aux affaires d’affiliation et aux querelles de quartier des femmes, a produit
un portrait composite du désordre que les magistrats de la classe moyenne
visaient à discipliner mais sans rien y changer au fond… au
fond de la mine où des femmes étaient violées dans la promiscuité du travail et
la semi nudité des corps.
[3] Aux États-Unis, 12 millions de personnes sont
prises dans un système de contrôle pénal de masse, et la plupart d’entre elles
sont des jeunes hommes noirs ou latinos sans diplôme et au chômage. Dans les
huit premiers mois de 2014, par exemple, les communautés noires et latinos
représentaient 86% des personnes arrêtées pour possession de cannabis à New
York. À l’échelle du pays, sur les 1 100 personnes tuées chaque année par
la police, 95% des victimes sont des hommes, la moitié ont moins de 34 ans, et
les Noirs sont fortement surreprésentés (un mort sur quatre). Ensuite, les biais sont également inhérent au
système judiciaire : les populations minoritaires manquent de moyens de
défense convenables, à quoi s’ajoute le fait que des agents publics les
incitent à plaider coupable. Quand les accusés font face à un jury, celui-ci
est le plus souvent blanc. L’injustice ne s’achève pas quand les gens sont
libérés de prison : après leur peine, ils peuvent avoir perdu leur droit
de vote, avoir été exclus du logement social, voir leurs droits parentaux
retirés.
[4]
L'argument de Marx que la police sert «à accélérer l'accumulation du capital en
augmentant le degré d'exploitation du travail » était une synthèse partiale et
partielle de la fonction effective de la police, laquelle est plus complexe à l’époque
moderne et ne se résoud pas par le simpliste « A bas la police ».. Le
policier moderne n’est pas seulement celui qui est en uniforme, c’est un
travailleur dont les tâches sont de plus en plus soumises à un processus
aliénant de taylorisation. Non seulement ce phénomène est discuté depuis plus
de vingt ans par la sociologie de la police, mais il faut tenir compte de la
signification de la syndicalisation policière, qui est moins une mesure de
résistance à la parcellarisation des tâches, qu’un même flicage par les
syndicats dits ouvriers empêchant de se considérer comme salariés et enfermant
dans le corporatisme. Les employés de police sont aussi des êtres humains et
des « prolétaires » comme me l’a dit l’un d’eux, et non plus de
simples soudards comme sous l’Ancien régime.
[5]
https://en.wikipedia.org/wiki/Left_realism.
Les particularismes font florès et la bêtise crimonologue est un puits sans fond.
En criminologie, les féministes noires et les féministes raciales
critiques attirent l’attention sur le traitement discriminatoire des femmes non
blanches dans le système de justice pénale, comme les instructions judiciaires
aux jurés dans les procès de viol pour renoncer à l’hypothèse selon laquelle
les femmes noires sont chastes. Par ailleurs, le féminisme lesbien relie
l’oppression des femmes à l’hétérosexisme et au contrôle par les hommes de
l’espace social des femmes en « prenant en compte le point de vue
féministe pessimiste radical de l’alcoolisme logique ».C’est ainsi que la
féminisme dans le monde a pu constater l’oppression des hommes dans l’activité
économique des pays en développement .
[6]
Il est intéressant de dire pourquoi ? Parce que ces faits divers vérifiaient
comme le capitalisme d’Etat qu’on était bienencore en société capitaliste !
La Pologne « passée » dans le camp socialiste avait conservé pendant plus de 25 ans le code
pénal qui était en vigueur sous l'ancien régime
[7]
Ce qui est accorder une bien grande importance à ce petit journaliste et le
diaboliser à bon compte. L’islamisation effective des sociétés du nord de l’Europe
est une réalité. Erdogan en est le pape théorique, donc les mélenchonistes et
les gauchistes les enfants de chœur ? Zemmour ne dit pas des bêtises. Ce
que ne voient pas se hystériques contradicteurs staliniens (qui veulent l’interdire
d’expression), c’est que sous un discours qui se veut néo-gaulliste, il s’adresse
à un public ouvrier (certes pas le meilleur), dénonçant l’abandon des nationanlisations
et du nucléaire , célébrant des « personnalités » comme Thorez et
Marchais, conchiant l’Europe libérale, déniant à juste titre que le racisme
soit le principal problème à combattre… et il trouve en effet comme je l’ai déjà
remarqué un large public hors des milieux petits bourgeois.
[8]
La pensée « radicale » de la gauche bourgeoise transformiste s’inspire
grandement des penseurs dissolvants de toute cohérence marxiste, et peut se
réclamer des approximations de Michel Foucauld qui niait comme simpliste la
notion de classe dominante, lequel révélait de façon transparente sa rupture
avec les principaux postulats du marxisme, avec ses sommes livresques –
Surveiller et punir – où il jouait à celui qui a tout mieux compris du système
d’oppression.
[9] La fameuse sentence de ce
crétin politique girouette : « Abattre
un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un
oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre », est
reprise dans « Fusillez Sartre » en 2016 par l’islamo fasciste Houria
Bouteldja en 2016, comme quoi les indigestes de la République ne sont que des
avortons de la gauche bourgeoise. http://indigenes-republique.fr/test1/
[10]
A la fin de ma carrière de prolétaire salarié, mon contremaître était noir et
ma cheffe de service arabe, je n’ai eu aucun problème avec eux, je les trouvais
même plus humains que les tarés de souches chefaillons que j’ai contrariés et
combattus toute ma vie. Mais c’est tout.
[11]
https://www.etaletaculture.fr/culture-generale/noel-ne-fete-pas-la-naissance-de-jesus/