"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

samedi 11 septembre 2010

Dernière minute: c'est bouclé! Les grouillots ont voté la retraite à 62 et 67 ans!


Mon commentaire sur Libération dès potron minet:

NE SOYEZ PAS NAIFS VOUS TOUS!

La loi était votée depuis longtemps dans les arcanes du pouvoir, les députés, ces cuistres, ne sont toujours que des godillots de L'Elysée, comme les syndicats d'ailleurs derrière lesquels vous avez défilé comme des boeufs! Désormais dansez, chantez "on a gagné, on a gagné, on a..." Couic!
Je suis consterné moi aussi, mais voici la réalité:
1. c'est une illustration de plus de la dictature de la classe dominante (ultra-minoritaire mais surprotégée par une armée de flics en armes et surtout une armée de flics syndicaux de base de secteurs "protégés" et avec retraite aménagée (pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, je signale qu'en 1914 les militants syndicaux pour la défense nationale étaient exemptés du front...)
2. il faudra du temps, du sang et des larmes, avant que la classe prolétaire déchire toutes ses illusions syndicales et démocratiques, réfléchisse, réfléchisse encore sur comment lutter vraiment, qui sont nos amis et nos ennemis, quelle révolution est nécessaire, comment allons-nous recréer des organismes du type des conseils ouvriers de 1917 en Russie et en Allemagne...
Une chose est claire, indépendamment du "méchant" Sarko, la bourgeoisie paupérise sans gêne et SUPPRIME progressivement la retraite. Elle ne sait même pas à quoi cela va aboutir.
Samedi 11 septembre à 05h10

PRECISIONS POUR LES EXCITES SYNDICALISTES GAUCHISTES ET LEUR POSTIER GREVEGENERALISTE

Sous le titre « Les conditions d’une crise sociale ne semblent pas réunies », une journaliste de la gauche caviar/Nouvel Obs (Marine Pennetier) a été demander son avis à un zozo spécialiste des relations sociales (mais oui cette espèce d’observateur existe), voici ce qu’il lui a confié qui confirme en tous points la réussite de la stratégie d’usure du gouvt et de son intrasyndicale (et évidemment les analyses prévisionnistes de ce blog) :

« Malgré la pression accrue des syndicats, la mobilisation contre la réforme des retraites en France a peu de chances d'aboutir à une crise sociale mais Nicolas Sarkozy doit se garder de tout faux pas, estiment des analystes. Pour Hubert Landier, spécialiste des relations sociales, on ne déclenche pas une crise sociale - risque évoqué par le dirigeant de la CGT Bernard Thibault - en appuyant sur un bouton et, pour l'instant, chaque acteur s'en tient à son rôle. « Nous assistons à une commedia dell'arte avec des acteurs qui connaissent leur rôle et qui s'est jouée sans trop de couacs jusqu'ici", dit-il. "Il était prévu à l'avance dans le scénario que le gouvernement conserverait du gras pour répondre à l'appel de la rue et apporter quelques concessions supplémentaires. Tout ceci était déjà dans les tuyaux ». Entre 1,1 et 2,7 millions de personnes selon les sources ont défilé mardi contre le texte phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy qui (a fait voter dixit hier) notamment le report de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite. Les syndicats, forts de ce succès, ont appelé à une nouvelle mobilisation le 23 septembre (Ah Ah Ah !). François Fillon a exclu jeudi d'autres concessions sur la réforme après les "avancées" proposées la veille par le chef de l'Etat sur des sujets annexes, comme la pénibilité. Face à cette fin de non-recevoir, la situation ne devrait pas pour autant s'envenimer, estime Guy Groux, chercheur au Cevipof.
« Jusqu'à présent, la CGT et la CFDT font preuve d'une attitude raisonnable en ne demandant pas le retrait du texte et ne parlant pas de 'texte scélérat' comme cela a pu être le cas par le passé », dit-il. "Leur objectif est d'obtenir des concessions pour sortir de cette affaire sans avoir l'air d'avoir tout perdu aux yeux des adhérents et de l'opinion publique."
SYNDICATS DIVISÉS (ah la bonne excuse à la fin du film !), OPINION FRAGILE
Sur les huit syndicats qui participeront à la nouvelle journée de mobilisation, seul Solidaires agite ouvertement le drapeau d'une grève reconductible.Partagée sur la stratégie à adopter, l'intersyndicale a mis plusieurs heures mercredi pour se mettre d'accord sur la date du 23 septembre, fruit d'un délicat compromis. Ce dilemme se retrouve chez les Français. Une récente étude de l'Ifop insiste sur la "fragilité" de leur positionnement, une tendance qui était moins marquée lors des précédentes réformes des retraites, relève Hubert Landier.
"L'opinion publique a bougé en faveur d'une réforme des retraites. Ça ne veut pas dire qu'elle soutient la réforme mais elle estime qu'une réforme pour garantir le financement des futures retraites est indispensable", avance-t-il. Selon lui, la prochaine manifestation sera avant tout l'occasion de tenter d'obtenir de nouvelles concessions et ne devrait pas aboutir à des grèves comme en 1995 ou à des mouvements du type de celui contre le contrat première embauche (CPE) de 2006.
"En 1995, le mouvement était parti non pas d'une loi mais d'un discours d'Alain Juppé. Pour le CPE, c'était une décision personnelle de Dominique de Villepin, qui était isolé dans l'opinion publique et dans son propre gouvernement. Le contexte actuel est différent, on est face à une réforme qui est inéluctable dans un contexte de déficit budgétaire," dit-il.
PRUDENCE
Céline Bracq, directrice adjointe de BVA Opinion, note "une résignation plus forte pour cette réforme que pour une autre"."La majorité de la population ne croit pas en la promesse du PS de rétablir l'âge légal de la retraite à 60 ans s'il revient au pouvoir", estime-t- elle. Si l'opinion soutient les manifestations, la majorité des Français ne sont pas prêts à descendre dans la rue, dit-elle. "Il s'agit plus d'un soutien de coeur que d'un soutien effectif. Les grévistes sont une part marginale de la population."Pour obtenir le retrait du projet de loi, réclamé par FO et Solidaires, il faudrait que les dirigeants syndicaux provoquent une crise sociale. Mais selon Hubert Landier, les conditions pour y parvenir ne sont pas réunies. "Une crise sociale est imprévisible et n'est jamais décidée par les états-majors syndicaux", explique-t-il. "Une crise sociale est une réaction du corps social qui est prise en charge par les syndicats." Pour autant, le gouvernement doit prendre garde à ne pas faire de faux pas dans les semaines qui viennent (il a pas besoin d’un tel conseil d’ami pourtant ! jlr).
Les soupçons de trafic d'influence qui pèsent sur le ministre du Travail, Eric Woerth, pour ses liens avec le gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt est un sujet sensible qui menace de faire basculer l'opinion du côté de la radicalisation (n’importe quoi !). "Il faut que le gouvernement, l'Elysée fassent très attention dans la période actuelle. Les gens comprennent qu'il faut faire des efforts sur les retraites mais veulent que ce soit une répartition juste des efforts à faire et ne toléreront pas d'écart", souligne Hubert Landier.


Il a du bon sens le spécialiste des rapports de classes, mais glisse pas mal d’insanités : le gouvernement ne risque RIEN pour l’instant !
Bien entendu s'il s'avérait que le gouvernement n'ait pas été prudent, d'autres moyens plus persuasifs sont avancés parallèlement, une petite bombe calmerait bien vite quelques esprits échauffés, il paraît que la menace du terrorisme "n'a jamais été si grande"; suivez mon regard:
"Dans une interview au JDD, Bernard Squarcini, patron de l'antiterrorisme français, dit craindre un attentat kamikaze en France : « Nous sommes aujourd'hui au même niveau de menace qu'en 1995. S'il y a des militaires dans les aéroports, des barrières devant les écoles et des sacs poubelles en plastiques, ce n'est pas pour rien. Tous les clignotants sont dans le rouge. »
Il ne faut jamais oublier que quand les ballons rouge de la CGT et des intrasyndicales ne fonctionneront plus du tout il y aura "de la mitraille, toujours de la mitraille pour les prolétaires" (Blanqui) mais à la façon moderne, indirectement. En 1995, mouvement le plus important en France depuis 1968, si cela avait "dégénéré", comme disent les journalistes, un attentat bien ciblé dans le métro aurait mis tout le monde à la raison. raison de plus!

2 commentaires:

  1. Personnellement,depuis longtemps,j'ai appelé à la grève générale,sur Marianne2,Agora Vox,...
    A mon sens,c'est le seul moyen pour obtenir une victoire au K.O !

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  2. Tu peux appeler à la grève générale tant que tu veux c'est comme si tu pissais dans la mer:
    1. la grève générale est depuis un siècle une baudruche creuse pour gauchiste et anarchiste attardés,
    2. jamais une grève générale n'a mené à une quelconque révolution, elle a toujours été décrétée par les mais des gouvernements, les syndicats,
    3. tu ne réponds pas aux 2 questions essentielles:
    a- qui fait quoi?
    b- que signifie "victoire par KO et quelle perspective?

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