Panaroma des forces se réclamant des positions communistes selon l IA de GOOGLE (xavier)
Dans les
années 1980 en Iran, la scène politique d'extrême gauche était
particulièrement riche et fragmentée. Si la majorité des groupes
étaient d'inspiration marxiste-léniniste classique, maoïste ou
trotskiste, un courant spécifique s'est distingué par sa rupture
avec le "communisme mainstream" (pro-soviétique ou
pro-chinois) pour se rapprocher des thèses de la Gauche communiste
(notamment allemande et italienne).
Le groupe le plus
emblématique de cette tendance est l'Union des combattants
communistes (UCC), qui donnera naissance au "Communisme
ouvrier".
1. L'Union des combattants communistes (UCC) et
Mansoor Hekmat
L'UCC (Ettehad-e Mobarezan-e Komonist), fondée
à la fin de 1978 par Mansoor Hekmat, est le groupe qui a le plus
explicitement intégré des éléments de la Gauche communiste
européenne (Bordiga, Pannekoek) dans son logiciel théorique pour
critiquer la situation iranienne.
Rupture avec le
"Tiers-mondisme" : Contrairement aux autres groupes (comme
les Fedayin ou le Toudeh) qui soutenaient initialement Khomeiny au
nom de l'"anti-impérialisme", l'UCC a très vite dénoncé
la nature capitaliste d'État du nouveau régime.
Influence de
la Gauche Italienne : L'UCC a repris la critique de la "révolution
démocratique" chère à la Gauche communiste italienne
(Bordiga). Pour eux, l'Iran n'était pas un pays "semi-féodal"
(vision maoïste), mais un pays pleinement intégré au capitalisme
mondial. La révolution devait donc être directement
socialiste.
Influence de la Gauche Allemande/Hollandaise : Le
mouvement a mis l'accent sur l'auto-organisation ouvrière et a
critiqué la bureaucratie des partis traditionnels, se rapprochant du
conseillisme (Pannekoek, Gorter).
2. Le courant du "Communisme
ouvrier"
En 1983, l'UCC fusionne avec le groupe kurde
Komala pour former le Parti communiste d'Iran (PCI). À l'intérieur
de ce parti, Mansoor Hekmat (*) développe la théorie du "Communisme
ouvrier".
Il rejette l'URSS et la Chine comme étant des
"capitalismes d'État".
Il s'oppose radicalement à
l'islam politique, qu'il voit comme un mouvement réactionnaire de la
bourgeoisie, là où d'autres gauchistes y voyaient un allié contre
les États-Unis.
3. Les liens avec les organisations
internationales
Ce courant iranien a entretenu des relations
polémiques et théoriques avec les héritiers de la Gauche
communiste en Europe :
Le Courant Communiste International
(CCI) : Bien que le CCI ait critiqué l'UCC pour certains de ses
aspects jugés encore trop "activistes" ou
"substitutistes", il y a eu des débats intenses entre ces
organisations dans les années 80.
Le milieu "Bordiguiste"
: Certains militants iraniens en exil ont rejoint ou collaboré avec
des fractions issues de la Gauche italienne, partageant leur vision
d'un internationalisme strict qui refuse de choisir un camp dans les
guerres régionales (comme la guerre Iran-Irak).
Résumé des
caractéristiques de ces groupes radicaux
Groupe Leader clé
Influence théorique Position sur 1979
UCC / PCI Mansoor Hekmat
Marx, Bordiga, Pannekoek Contre-révolution
bourgeoise/islamique
Komala (aile gauche) Ibrahim Alizadeh Maoïsme
puis Marx Lutte nationale et sociale au Kurdistan
Groupes
conseillistes Divers collectifs Pannekoek, Luxemburg Pouvoir aux
Shoras (conseils ouvriers)
Note : La répression brutale de
1981-1983 par la République Islamique a forcé la quasi-totalité de
ces militants à l'exécution, à la prison ou à l'exil (notamment
vers le Kurdistan ou l'Europe), où ils ont continué à développer
ces théories.
Souhaiteriez-vous que je développe davantage
les divergences précises entre Mansoor Hekmat et les courants
"Bordiguistes" européens de l'époque ?
Ma réponse est oui.
(*) https://slguardian.org/perils-of-nationalism-mansoor-hekmats-enduring-lessons/

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