"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mardi 26 novembre 2019

Misérables films politiquement correct...


(banquiers pourris et voyous cyniques)
« De l’aveu des autorités compétentes, les bagnes ont toujours eu des capitaux. Cette bizarrerie se conçoit. Aucun vol ne se retrouve, excepté dans des cas bizarres. Les condamnés, ne pouvant rien emporter avec eux au bagne, sont forcés d’avoir recours à la confiance, à la capacité, de confier leurs fonds, comme dans la société l’on se confie à une maison de banque ».
Balzac (O.C. 1855)
« Quant au lumpenprolétariat, ce produit passif de la pourriture des couches inférieures de la vieille société, il peut se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne ; cependant, ses conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre à la réaction ».
Manifeste communiste (1848)

Pourquoi traiter dans un même article de deux films en tête du box office qui semblent aussi étrangers l'un à l'autre, le premier du vieux réalisateur gauchiste Costas Gavras, soumis depuis toujours aux critères politiques simplistes de la gauche bourgeoise, et le second d'un certain Ladj Ly (à ne pas confondre avec Lady Di) apologiste du lumpenprolétariat musulman supposé assoiffé de vengeance post-colonialiste et irrasciblement anti-blanc  ? Parce qu'ils sont tous deux les deux principales facettes de la gauche et de l'extrême gauche principales propagatrices de la nouvelle confiture électorale de gauche : il existerait une solution nationale et sociale à la crise du capitalisme (concurrente du populisme) qui irait de pair avec l'ouverture totale des frontières à tous exclus du monde riche européen, au demeurant territoire raciste, fasciste et anti-féministe. Cette perspective moins subversive que « morale » peut ainsi prétendre être à la fois « anti-capitaliste » (car dénonçant les banques et telle ou telle puissance impérialiste) et « internationaliste » puisque l'abolition des frontières, même en pleine domination capitaliste, serait automatiquement révolutionnaire.
Traiter de ces deux aspects de la société en décadence quelqu'un l'a fait bien mieux que moi dans « La comédie humaine », et avec brio. L'inventeur du roman moderne a su peindre le tableau d'une société où banquiers et « racailles » voisinent sans se mésestimer (cf. La maison Nucingen). Je dois dire que, adolescent, le fait d'avoir lu très tôt Balzac, si talentueux peintre de l'essor de la société capitaliste industrielle et dessinateur du banquier remplaçant le noble poudré, m'a certainement prédisposé à devenir marxiste. Je n'ai jamais pu lire plus de trois pages du poète Victor Hugo quand Balzac ravissait mon imagination en lui faisant découvrir le monde réel sans fard. Quoiqu'il en soit des boursouflures de Hugo, de ses « Misérables » est toutefois sorti le prolétariat1.


Banquiers voyous et voyous politiques

«Adults in the Room», le dernier chant du cygne Costa-Gavras...

Le réalisateur de Z raconte la crise de 2015 du point de vue du seul Yánis Varoufákis. Un choix périlleux qui affaiblit le film ; l’éphémère ministre des Finances – pitre néo-mélenchonien éjecté du gouvernement grec en juillet 2015 – était un personnage controversé, y compris dans son ancienne famille politique gauchiste. Artiste « engagé » de la gauche bourgeoise, Gavras a voulu surfer sur l'impopularité de l'Europe dans une majeure partie des populations, y inclus les méchants populistes, un solide nombre de spectateurs putatifs... Les publicitaires du film de Médiapart à Libé ont couvert d'éloges cette « plongée dans les coulisses de la dette grecque », prétendant mettre à nu « les errements de l'Eurogroupe ».
Gravas prend pour argent comptant tout ce qu'il a dû lire dans le livre de Yanis Varoufakis et en premier lieu l'extrême auto-satisfaction de cet ex-ministre. Varoufakis ne se remet jamais en question, et le cinéaste non plus. Le souci dans une telle affaire politico-financière c'est que la lecture unilatérale des faits repose sur un point important : croire une seule et même personne sur l'échiquier européen. Au final, le scénario est surtout d'une grande démagogie, ludique certes mais démago et manichéen sans aucun doute. Si seulement c'était si simple ! On se focalise donc sur le reste, l'arrière-plan et si on veut apprécier un temps soit peu le travail on se doit d'accepter la dimension pédagogique... gauchiste du film.
On se souvient du battage international « les Grecs sont coupables »... de leur faillite ! Un peuple d’inconsidérés et de tricheurs que les autres Européens ont sauvés n’écoutant que leur bon cœur. Un déni absolu et radical des effets déstabilisateurs de l’austérité. Des larmes de crocodile sur les difficultés économiques et sociales de la population grecque. Une louange des effets bénéfiques des privatisations et de toutes les réformes structurelles possibles et imaginables, comme l'invention de concurrents à EDF pour rendre l'électricité plus chère. Jusqu'à ce que les magouilles des banques éclatent au grand jour (Goldman&Sachs et Cie). Propulsés à la faveur de la crise, Lucas Papademos, Mario Draghi et Mario Monti étaient tous liés à la banque d'affaires Goldman Sachs. Et ils ont tous trempé, aussi, dans le maquillage des comptes et la gestion des dettes européennes. Sans qu'on comprenne vraiment toutes les arcanes des chantages et manipulations financières, la gauche Mélenchon-Montebourg-Tsipras-Varoufakis nous a joué du violon nationalisations et intérêts patriotiques, avec toutes les nuances de vieux concepts cuits mais modernisés avec l'habituel anti-américanisme primaire et une vision européenne aléatoire2. 300.000 grecs ont quitté leur pays pendant la crise. Le problème était qu’à cause de la monnaie commune Athènes ne pouvait pas soutenir l’économie par un processus de dévaluation.
Peu de groupes politiques maximalistes ont fait une critique approfondie des contes de fée des idéologues résidus de la gauche sociale démocrate et stalinienne ; RI a certes dénoncé les fables de Varoufakis mais limitées à l'accusation de l'agression capitaliste extérieure à la Grèce3, comme si la bourgeoisie usurière et financière n'avait plus existé dans ce pays pendant cet épisode énième révélateur de la crise de la baudruche Europe.
Dans ses deux ouvrages Varoufakis dénonçait les « égoïsmes nationaux » mais surtout l'allemand sans comprendre que l'Allemagne n'est restée qu'un pion des Etats Unis. Les eurocrates dès le milieu des années 1960 ont vu l’établissement d’une monnaie unique européenne comme le moyen de s’emparer du pouvoir monétaire allemand. Or, à ce jeu-là, ils ont surtout réussi à être prisonnier d’une zone Euro où ils ne décident pas grand chose tant cette dernière obéit dans sa construction même aux desiderata des autorités allemandes, et où, en plus, l’Allemagne industrielle ne cesse de l’emporter sur la France en voie de désindustrialisation.
Le raisonnement de Y. Varoufakis est contradictoire et creux. Il ne cesse de vouloir montrer que, depuis le milieu des années 1960, le cours des événements ne dépend que de la poursuite d’intérêts nationaux où le fort écrase le faible, où le rusé berne le moins rusé tout en se dissimulant derrière l’idée européenne, avec une bureaucratie de l’UE qui n'aurait aucune autre ambition que de développer son pouvoir. Il en vient à croire à une réforme de l’Union européenne afin d’y faire émerger un intérêt général européen d’essence démocratique. Au chapitre « Manifeste pour démocratiser l’Europe », il fournit le même genre de guimauve que la noria gilets jaunes « interclassiste » en France: il suffirait de généraliser des assemblées citoyennes, libérant la parole aux plus pauvres. Cet équilibriste utopiste dénonce le fonctionnement actuel de l’Union européenne comme revenant à traiter différemment les gens selon leur État d’appartenance. Y. Varoufakis illusionne évidemment sur la capacité des bourgeoisies nationales à répartir équitablement les charges et les avantages, de la fallacieuse « solidarité européenne ».
Toute la littérature économico-démocrate de Varoufakis n'a en rien changé le cours des événements où la droite a finalement viré le parti gauchiste mou de Tsipras. Les Grecs ont voté à 39,7 % des suffrages pour Nouvelle Démocratie le parti de Kyriakos Mitsotakis, qui obtiendra 158 des 300 sièges que compte la Vouli, le parlement grec. Syriza, le parti de gauche d'Alexis Tsipras, n'obtint que 31,5 % des voix et 86 sièges. Malgré la reprise de la croissance depuis 2017, la population semble lassée des promesses du Premier ministre sortant, surnommé par certains le maître de la « kolotumba », c'est-à-dire de la cabriole.
Même si le chômage a diminué, le prolétariat grec subit encore lourdement les conditions de l'austérité en 2019, et la crise capitaliste, queue du monde entier, n'est pas résolue quoique le règlement des dettes diverses préoccupe autant les prolétaires que le sexe des anges.
Varoufakis et Cie se sont moqués du monde en se focalisant sur l'Allemagne, à moins qu'il ne soit qu'un imbécile biberonné aux fables gauchistes du rapiéçage écologique, féministe et antiraciste du capitalisme. La pluie et le beau temps c'est la bourgeoisie américaine qui le fait.
L'Allemagne n'a jamais honoré complètement ses dettes de 1933, donc peu avant l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Les engins blindés de l'armée allemande étaient réparés pendant la guerre par des techniciens américains. Ford a financé le parti nazi depuis ses débuts. La plupart des industriels nazis n'ont pas été inquiétés après 1945. La guerre du Vietnam a été menée a partir de la principale base américaine en Allemagne4. Ces contreparties du capitalisme en guerre permettent de mieux comprendre en quoi le cheval de Troie US empêche l'éclosion d'une véritable Europe plus que les égoïsmes nationaux selon le pitre Varoufakis. Quant au cavalier seul de la France qui se la joue encore grande puissance, il réside toujours sur le pillage de l'Afrique avec l'argument « humanitaire » pour « aider les régimes démocratiques » (les pourritures politiques africaines corrompues et inconsistantes comme celles du Mali), ou plus retord, soit disant pour "aider au développement" (des industriels français), "nous protéger" (des divers clients compétiteurs impérialistes des mercenaires daechiens) et y faire tuer ses commerciaux militaires sur place (13 hier pleurés par les médias comme héros du néo-colonialisme masqué).

LE LUMPENPROLETARIAT PRIX DU JURY BOURGEOIS

« J’ai fait un film rassembleur qui appelle à l’harmonie entre les Français ». Ladj Ly (réalisateur)
Prix du jury au dernier festival de Cannes, Les Misérables ont déjà séduit tout le paysage médiatique. Cinéphile averti, Emmanuel Macron a été « bouleversé par la justesse » du long-métrage allant jusqu’à demander « au gouvernement de se dépêcher de trouver des idées et d’agir pour améliorer les conditions de vie dans les quartiers ». Ladj Ly a été longuement interviewé par tant de médias, déplorant ces policiers qui « assassinent les jeunes de banlieue ». Tant d’assassinats, tant de victimes innocentes des flics racistes lui ont donné la haine.
Du film « Les misérables », ennuyeux brouet niveau feuilleton télévisé pour « racailles », pardon, « lumpen » de banlieues déshéritées, il ne sort rien que le chaos. Son réalisateur a d'ailleurs plus plagié Balzac que Hugo en choisissant comme fil conducteur au récit de son gentil western, qui se veut docu réalité impartial, trois flics caricaturaux (style plagié aussi) : le bon, la brute, le truand (un air de déjà vu jouissif pour jeunes et vieux cinéphiles). Ces trois là possèdent les qualités du célèbre Vidocq.

Je n'aime pas la police ni la BAC, et comme communiste je pense toujours qu'il faudra dissoudre la police bourgeoise avec l'Etat et qu'espérer que celle qu'on subit aujourd'hui devienne plus humaine ou protège les femmes battues ou violées est comme rêver que Macron ait un œil crevé par un LBD. Je suis quelque part admiratif que certaines cités-ghettos portent le nom de Balzac. Mais Balzac ne prend pas parti, il laisse décrire la pègre par Vidocq. On se souvient que ce dernier est accusé à plusieurs reprises d'avoir fomenté des coups montés illégaux pour prendre les voleurs en flagrant délit (comme la BAC de nos jours). La brigade de sûreté, financée sur des fonds secrets, est constamment sujette à controverses. La brigade est haïe autant par la pègre, qu'elle met à mal, que par les hautes instances, à qui elle donne mauvaise presse. Vidocq, voyou expérimenté, est accusé à plusieurs reprises d'avoir fomenté des coups montés illégaux pour prendre les voleurs en flagrant délit. Son passé le rattrape pourtant, et, après avoir été accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, il propose un marché au chef de la sûreté : il rejoint la police pour combattre la pègre, en échange de sa liberté. Malgré des résultats exceptionnels, il provoque l'hostilité de ses confrères policiers et la fureur de la pègre qui a mis sa tête à prix... Les ennemis de Vidocq, ses ennemis se trouvent dans la pègre mais aussi au pouvoir. Ladj Ly trouve ses amis dans la pègre mais aussi au pouvoir. Cet arsouille du spectacle pousse les spectateurs en même temps dans les deux camps opposés, nous français du côté de la police vu le cynisme et le culot des bandes de lumpen et leurs amis djihadistes, et eux les djeuns dont la seule distraction est de se venger des « exactions répétées » de « flic blanc et raciste » en attendant pôle emploi ou un voyage aux pays préférés d'Allah. Malgré son blabla soit disant neutre, qui lui a permis de remporter un oscar et un satisfecit présidentiel (Car Macron connaît bien la vie en banlieue paupérisée et islamisée...), son parti-pris en faveur de la violence du lumpenprolétariat féru de vengeance et soigneusement éloigné de toute réflexion politique, milite pour l'appel au meurtre des policiers comme Graal des largués et paumés en banlieue. C'est la suite logique de « La haine » de l'excité Kassovitz. D'inégalités sociales point, de classes sociales point mais de racisme éternel oui, de bavures incessantes oui. Là où Balzac laisse dire l'ancien truand Vidocq en se méfiant du témoignage policier comme du témoignage racaille, Ladj Ly se place résolument du côté d'un lumpenprolétariat exultant applaudi par tous les médias, majoritairement de gauche désormais. Depuis le lointain effondrement du bloc de l'Est et l'usure des alternances gauche/droite en Europe et même immédiatement après mai 68, l'idéologie dominante a mué en « morale dominante » drivée par les campus US, c'est pourquoi l'Université au nord de Paris, contrôlée idéologiquement par les islamo-gauchistes (décidément les pires ennemis du prolétariat), régente la censure politique de tout ce qui est anti-libéralisme et laïcité affirmée. Dans son dernier ouvrage éclairant, Brice Couturier explique bien l'aboutissement du multiculturalisme américain comme variante de la doxa stalinienne, où les trotskiens sont les meilleurs exécutants tant parmi les juges que parmi les journalistes et les syndicalistes :
« L'endoctrinement écolo-gauchisant prodigué par notre système scolaire produit non pas les contestataires espérés, mais des générations de conformistes se surveillant mutuellement sur les réseaux sociaux »5.
Souvent avec des contradictions, des conceptions anti-marxistes et favorables à l'étroitesse politique du RN, une poignée d'éditoralistes dénonce inlassablement mais avec brio ce « pouvoir culturel » de la gauche bourgeoise tant dans les couloirs du pouvoir que dans ceux de l'opposition, où l'on voit les bobos se conformer à l'admiration du lumpen à la manière de leur maître penseur Bakounine ; Zemmour, est menacé de mort lui, comme Rushdie, par les amis de Ladj Ly et tous les chefaillons musulmaniaques du lumpenprolétariat. Plus marginales dans le battage assourdissant des grands médias et du web, des revues comme Causeur et Marianne ont fait état des éructations lamentables du cinéaste es banlieusard6. Mais silence partout ailleurs pour ne pas nuire à la promotion tout azimut du film « phare des banlieues », promis à des suites épisodiques...
On rit encore dans les chaumières du jugement contre Zemmour « 'définitivement' condamné pour provocation à la haine raciale », et de la partition de l'histrion gauchiste Noiriel dénonçant chez Zemmour « une forme de délinquance de la pensée ». Dans la génétique historique de la gauche bourgeoise, la jurisprudence stalinienne et féodale n'est jamais loin. Est-on définitivement condamnés à subir l'apologie du lumpenprolétariat musulman et à considérer que les flics sont les seuls responsables de l'exploitation capitaliste ?
Concernant le prolétariat qui va lutter contre l'attaque sur les retraites, est-on définitivement condamné à croire, selon not' bon président qu'il s'agit d'une « grève corporative » ?


notes
1Le réalisateur Ladj Ly croit malin de terminer son film par la fameuse citation de girouette Hugo : « Mes amis, retenez ceci, il n'y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n'y a que de mauvais cultivateurs ».Or cette sentence est tout sauf révolutionnaire, elle suppose une « bonne éducation du peuple » pas le renversement du capitalisme, ce dont se fichent tous les théoriciens racialistes lumpen de nos banlieues musulmanisées, dont le seul ennemi ne peut être que l'uniforme du policier.

2 En 2015, version fort en gueule de Varoufakis : « Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme", accusait Yanis Varoufakis dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo, avec cette faconde gauchiste capable de dénoncer le pouvoir de l'argent mais pas la nature même du capitalisme : « Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcés à fermer les banques? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme", arguait le ministre intermittent en parlant de la politique menée par les créanciers d'Athènes, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne.
3«  In fine, Syriza et Tsipras sont confirmés comme des “héros” et “victimes” de l’ex-Troïka, instance assimilée aux “méchants capitalistes”. Ainsi, malgré les attaques brutales et croissantes menées directement par l’État grec, ces dernières apparaissent comme imposées par “l’extérieur”. Le gouvernement grec qui réprime et pressure les prolétaires comme jamais, ce vrai bourreau à la tête de l’État bourgeois, retrouve là un statut de véritable “combattant” tenant tête aux “capitalistes” pour soi-disant atténuer la “souffrance du peuple grec”. Finalement, Syriza, confortée par ce coup de pouce et son “soutien populaire”, bénéficie toujours d’une image “ouvrière”. Et cette mystification est d’autant plus efficace qu’elle est très largement relayée et appuyée par les gauchistes de tous poils en Europe qui applaudissent la victoire du non pour mieux étayer leur discours sur une prétendue alternative possible à l’austérité : Depuis le 25 janvier 2015 et la victoire électorale de Syriza en Grèce, la troïka UE-BCE-FMI use d’une brutalité inouïe pour faire capituler le gouvernement Tsipras, pour que le choix populaire d’en finir avec l’austérité soit bafoué” ».(dixit les charlots du NPA).
4Sur Médiapart on peut lire ceci: Il faut savoir que l’Allemagne nazie avait suspendu le paiement de la dette extérieure à partir de 1933 et n’a jamais repris les paiements, ce qui ne l’a pas empêché de recevoir un soutien financier et de faire des affaires avec de grandes entreprises privées des États-Unis comme Ford qui a financé le lancement de la Volkswagen (la voiture du peuple imaginée par le régime hitlérien), General Motors qui possédait la firme Opel, General Electric associée à AEG et IBM qui est accusée d’avoir « fourni la technologie » qui a aidé « à la persécution, à la souffrance et au génocide », avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. La dette réclamée à l’Allemagne concernant l’avant-guerre s’élevait à 22,6 milliards de marks si on comptabilise les intérêts.
5 Brice Couturier : 1969, année fatidique, tout est parti de là (Ed de l'observatoire, 2019) et aussi lumineux : « le gauchisme culturel a accompagné une dépolitisation du mouvement, une focalisation sur les « problèmes de société » au détriment de la « question sociale ». Inclusivisme, féminicide, et autres islamophlies font partie de la panoplie de la girouette trotskienne le NPA, dont le dernier avatar est... la « giletjaunisation » du mouvement ouvrier...Quant au soutien à l'islamisation rampante à ses débuts, on pouvait faire confiance au syndicat CGT : « en 1977, la cgt avait déjà considéré comme un phénomène « progressiste » l'implantation de mosquée dans les usines, chez Renault ou Citroën (cf. Gille Kepel, A l'Ouest d'Allah (Seuil 1994). A tout point de vue RI puis le CCI ont eu totalement raison de dénoncer la gauche et l'extrême gauche comme intégralement bourgeoises et étrangères à la classe ouvrière internationale, même si ce groupe n'a pas encore été capable de souligner la conversion islamophilique et immigrationniste de ces clowns politiques.

6Au cours d'un entretien sur le site du blog du cinéma, le réalisateur originaire de Montfermeil (Seine-Saint-Denis, là où Hugo a écrit son roman rigolo) dénonce « le pays qui aime faire la morale au monde entier » [la France], dont « une grosse partie » de la population « est devenue raciste et islamophobe assumée ». Il s’acharne ensuite sur celle qu’il qualifie de « conne » ou encore de « connasse », la journaliste Zineb El Rhazoui. « J’ai presque envie de l’insulter ! L’autre connasse de Zineb qui incite les policiers à tirer sur la ‘racaille de cité’. Va te faire enculer! », a éructé Ladj Ly, en référence aux propos tenus par la journaliste sur CNews, où elle prenait la défense de policiers attaqués par des délinquants. Le cinéaste s’en est ensuite pris à Éric Zemmour, sans le nommer : « Je vais même pas citer le nom de l’autre là, ce fils de pute ». « On dirait que le but de ces gens là c’est de créer une guerre civile dans ce pays », estime-t-il avant d’ajouter : « J’appelle ça le ‘terrorisme’ aujourd’hui. Ça ressemble à ça au début : tu pousses des gens à s’entretuer. C’est eux qui posent la première pierre, c’est eux les premiers terroristes ». Or ce n'est pas Zemmour qui a massacré une centaine de personnes en France depuis 2015 ! Mais les amis ou demi-amis djihadistes du publicitaire de la banlieue en pleine islamisation !

dimanche 10 novembre 2019

LES TROTSKISTES ET LE FRONT UNIQUE ISLAMISTE


« Quelle tambouille. Tous ces foutriquets veulent leur quart d'heure de gloriole en oubliant au passage la lutte des classes, sous les sourires goguenards des maîtres des forges et de leurs serviles animaux de compagnie » (internaute anonyme)

Ils auraient pu tout aussi bien défiler derrière la banderole « Non à la cacophonie », à cette manif dominicale, aussi subversive qu'un défilé trade-unioniste, avec ce « non à l'islamophobie », concept fumiste inventé par un quelconque djihadiste, à l'appel de l'extrême droite musulmaniaque, du triste CCIF et des pires racistes dits Indigènes de la République1. Je ne m'intéresse aucunement à tous ces bateleurs d'une religion arriérée qui appelle au meurtre des incroyants et à l'humiliation des femmes. Je vais plutôt me pencher simplement sur les islamo-collabos de la gauche et de l'extrême gauche bourgeoise, les clans trotskiens du Besancenot et d'Arthaud, singes des sectes NPA et LO. On laissera ici de côté, avec un entier mépris le parti de la France soumise à l'islam (surtout en période électorale) avec le petit clan de députés néo-staliniens qui escortent leur gourou, ce pauvre Mélenchon.

LES TROIS PECHES CAPITAUX DU TROTSKOLLABORATIONISME

Le trotskisme qui se pare du nom du grand révolutionnaire russe, sous les positions girouettes du NPA ou néo-staliniennes de Lutte ouvrière, n'a plus rien à voir avec Trotski évidemment, non pas qu'on puisse se contenter – comme le maximalisme le fît pendant 50 ans – de considérer que ce trotskisme serait passé à la contre-révolution par le fait que ses plus importantes sectes sont passées du côté de la résistance nationale bourgeoise, mais en plaçant au premier plan de la récupération bourgeoise de cet ancien courant révolutionnaire, le long « soutien critique » au stalinisme, jamais considéré d'ailleurs comme un camp de l'ordre capitaliste, mais simplement dégénéré en conservant une vague odeur prolétarienne. Trotski aurait franchement honte s'il était encore vivant de ces bâtards islamos-kollabos2, passés du soutien critique au stalinisme au soutien acritique à l'islam.
Ce fût le premier et irrémédiable péché qui, toujours au nom d'un internationalisme idéaliste, devait générer un deuxième péché, nommé « soutien aux luttes d'émancipation nationale », qui, comme chacun l'a compris dès avant la chute du mur de Berlin, n'a abouti qu'à des massacres successifs et à la prise en main militaire par des dictateurs impavides, avec étoile rouge ou casquette de soldat, de territoires arbitrairement découpés par les colonisations successives, autant islamo-arabes qu'occidentales. N'oublions pas de rappeler que durant ces « guerres locales » simples pions dans le jeu inter-impérialiste, nos bateleurs de la « libération des peuples » du « joug de l'impérialisme », usaient de la même phraséologie qu'ils utilisent de nos jours pour « combattre le racisme » (présumé contenu dans la tambouille « islamophobie ». L'accusation de « menées fascistes » était le refrain régulier de leur fonds de commerce idéologique, alors même que les pires actes terroristes des « libérateurs nationaux » étaient considérés comme du domaine de la « violence révolutionnaire », concept très stalinien, néo-stalinien et complètement stalinien. La brillante et courageuse Oriana Fallaci rappelle d'ailleurs fort justement le type de justification naguère du meurtre « révolutionnaire », de la part d'une bâtarde du gauchisme des sixties, cheffe brigadiste « rouge » italienne, qui lui avait répondu : « je n'ai de compte à rendre à personne sauf au prolétariat urbain ».

Le troisième péché trotskien coule de source. De même que selon Pierre Frank, les cocos staliniens étaient en avance sur le capitalisme avec la réussite du vol des premiers spoutniks, la civilisation mahométane a tout inventé, et selon certain même le siècle des Lumières et les pizzas.
Comment comprendre ce caméléonisme trotskien à travers ces trois péchés successifs, et de type idéaliste ? Je précise que l'idéalisme a toujours une dimension religieuse, et comme le dit un jour un éminent généticien : « l’idéalisme est un outil particulièrement utile pour nous permettre d’accepter le malheur des autres, et en particulier leur pauvreté ». Cet idéalisme est en tout cas typique de l'esprit bourgeois, néo-chrétien, en ce qu'il consiste à considérer les pauvres, les déshérités, les ex-colonisés, etc. comme simples victimes, jamais coupables de veulerie ou de complicité avec leurs rois ou divers despotes, et hors de toute la problématique des classes si tenacement mise en avant par le marxisme. D'ailleurs, concernant la question de l'immigration bordélique actuelle dans le monde, les gauchistes de tout acabit ne font que raisonner comme des curés, voire des imams

UNE CARICATURE DU VIEIL INTERNATIONALISME

Contrairement à ce que nous radotent médias et suivistes de la gauche disparue et trotsko-islamingants, le danger dans notre monde en décomposition et depuis la mort de tous les partis de gauche et de droite n'est pas le nationalisme ni un repli généralisé vers un retour (salvateur?) au cadre nationale, c'est la compétition entre sectes et clans idéologiques à qui donnera la meilleure définition du « village mondial ». Cette volonté de s'accaparer l'universalité vient de loin. Chaque empire puis chaque impérialisme jadis rêvait d'une conquête totale de la surface terrestre. Le capitalisme a été jusqu'ici le grand gagnant, après avoir éliminé fascismes et stalinisme (sauf le chinois). Vous ne le savez peut-être pas, mais le concept d'union européenne est directement issu de celui de supranationalisme, qui caractérisait l'époque du colonialisme européen, et il nous est resservi juste après 1945 non seulement pour faire pendant à l'internationalisme stalinien, mais surtout pour dissoudre la vieille théorie communiste de l'abolition des frontières en faisant croir qu'elle était désormais tendanciellement possible, quoique dans la seule vieille zone industrielle du capitalisme. La chute du mur de Berlin a servi à leurrer une nouvelle fois sur ce mensonge « supranational ».
Laissons au petit roquet Zemmour - même s'il fait des constats très dérangeants pour le politiquement correct3, qui se prend pour un futur grand homme néo-gaulliste – proposer comme solution de recours unique à la bourgeoisie française une alliance entre partis de droite et rassemblement national avec blocage des frontières. Le libéralisme décomposé et au bord de l'apoplexie économique ne peut lui-même plus contrôler frontières, flux de capitaux et flux migratoires. D'un côté Zemmour en preux chevalier gaulliste ringard appelle à bloquer les frontières, et de l'autre les puces gauchistes idéalistes néo-staliniens beuglent avec tous les curés et imams qu'il suffit d'ouvrir encore plus largement les frontières.

L'islam impérialiste et racoleur n'ayant pas de frontières, les gauchistes en concluent qu'il s'agit d'un trait commun. Comme leurs ancêtres, fort décatis, de la « 3ème période ». Or il n'y a plus de véritables frontières dans le capitalisme décadent ; elles sont aléatoires, variables, infranchissables là, mais si poreuses partout ailleurs. La seule alternative ce serait la révolution internationale qui seule peut abolir véritablement les frontières mais pas pour laisser migrer des masses paupérisées ou terrorisées par les guerres ni refiler les soins gratuits à tous les paumés des zones désertiques. L'idéalisme démagogique et idéaliste du trotskisme réactionnaire est encore plus incrédible et irresponsable que toutes les sectes anarchistes.

LE SOCIAL-ISLAMISME DU NPA

L'histoire reste lancinante si on parvient à en restituer la vérité du point de vue du prolétariat pas de l'antiracisme, du féminisme, de l'écologisme, de l'homosexualité et autres catégories sociologiques qui remplacent la politique dans le bazar idéologique dominant que les kollabos-trotskiens servent à la jeunesse4. Le web est inondé de wikirouge à un tas de sous-sectes trotskiennes d'un historicisation de leurs lubies ou trucages idéologiques. Enfumage universel garanti et comme le propre du militant lambda est l'absence d'esprit critique et un mode de pensée émotionnel et irrationnel, bien qu'il se croit supérieur au non-encarté, il brasse du vide et avale des couleuvres.

Le soutien aux pires fractions de la bourgeoisie contre révolutionnaire l'ancêtre (opportuniste) du trotskisme, d'ailleurs le stalinisme plus que Trotsky et ses partisans de l'époque, a déjà) fait le coup au prolétariat au début des années 1930. Au cours de la dite « 3ème période », l'ennemi principal était désigné : la social-démocratie (ce qu'elle était aussi puisqu'elle avait massacré Rosa Luxemburg et tant d'ouvriers révolutionnaires allemands), mais pas le nazisme montant car, comme l'islam de nos jours, il se prétendait « anti-capitaliste ». Il y eût même des grèves communes aux communistes et aux nationaux-socialistes.
La base sociale du KPD se montrait particulièrement réceptive à la thèse du social-fascisme, d’autant plus que la politique du SPD était marquée d’un profond anti-communisme (le SPD mettait par ailleurs également le KPD et le NSDAP sur le même plan). Le chef du SPD, Otto Wels, expliqua – par exemple – à l’été 1931 lors du congrès du parti à Leipzig : « Le bolchévisme et le fascisme sont frères. Ils se fondent sur la violence, sur la dictature, puissent-ils encore se prendre pour des socialistes et des radicaux ». La tactique du SPD pour contrer le parti d’Hitler consistait à tolérer l’autoritarisme du Präsidialkabinett de Heinrich Brüning (devenu chancelier en Mars 1930) et à soutenir nombre de ses décisions. C’est cette même logique qui fit que le SPD soutint la candidature de Hindenburg aux présidentielles de 1932. Le SPD donnait donc des arguments au KPD pour étayer la thèse du social-fascisme. Cette période vit le parti communiste allemand régresser assez largement (que ce soit au niveau de ses membres ou de son influence dans le mouvement ouvrier allemand).

On retrouve le même raisonnement « unitaire » envers les islamo-fachos du CCIF et du PIR, comme si ces tristes racistes tiers-mondistes et misérabilistes pouvaient permettre de « gagner lesd banlieues » au moins électoralement, en attendant que les trotskiens réclament la liberté de création de partis islamo-fachistes pour conquérir des parts de vote en faveur des ex-colonisés. De même qu'il fût longtemps de bon ton de tenir des conférences communes avec le violeur Tariq Ramadan, ou d'interviewer complaisamment les nazislamistes du PIR (par la Tendance claire), il était indispensable de recruter pour venir défiler, aux ordres de l'éditorialiste du NPA Julien Salingre (au phrasé politiquement correct et totalement antimarxiste), ce dimanche derrière le comique terroriste Bellatar, les fachos du CCIF, les râclures du PCF et de la CGT, et une masse de bonnes femmes voilées avec drapeau tricolore : «  Pour contre-balancer ces pressions, il faut faire de la journée du 10 novembre un succès et une démonstration de force. Une démonstration d’unité face à une violente offensive raciste, de solidarité avec les populations qui en sont victimes, et de refus de se laisser entraîner sur le terrain de la haine et des divisions face à un gouvernement dont les politiques visent l’ensemble des salariéEs, des classes populaires et des jeunes. Sans toutefois tomber dans la rhétorique de la « diversion », qui voudrait que la lutte contre l’islamophobie soit un piège qui nous détournerait de la « véritable » lutte des classes. La lutte contre l’islamophobie, comme la lutte contre tous les racismes, est au cœur de la lutte des classes, et elle doit être une tâche essentielle pour tous ceux et toutes celles qui, aujourd’hui, veulent en finir avec toutes les politiques antisociales du pouvoir. La contre-offensive antiraciste est en effet non seulement nécessaire pour faire cesser les discriminations et les violences, mais elle participe en outre pleinement de l’unification et du renforcement de notre camp social, indispensables pour infliger une défaite globale à Macron et son monde ». Ce qui s'appelle se ficher de la classe ouvrière qui ne veut ni des prières quelconques sur le lieu de travail ni des barbus machos et poilus. De plus les attentats ou exactions contre les accoutrements islamistes sont très peu nombreux comparativement aux meurtres terroristes et exactions des racailles de banlieue. La gauche résiduelle et ses islamo-gauchistes soutient l'ennemi intérieur djihadiste comme jadis les cagoulards préparaient la visite des nazis. Les cagoulards étaient à leur façon des « internationalistes » fascistes, comme les staliniens étaient des « internationalistes » staliniens5. Les « porteurs de valises » trotskiens et divers étaient au service des tueurs du FLN pour permettre l'accession au pouvoir d'une sanglante caste militaire « libérée ». Depuis plus d'un demi-siècle les diverses sectes trotskiennes ont toujours soutenu un camp militaire. C’est le NPA qui a d’abord expliqué que la guerre menée par l’État islamique à l’Occident n’était qu’une réponse aux bombardements menés par l’armée française contre l’organisation terroriste. L’argument pouvait s’entendre dans son communiqué comme quoi le parti d’Olivier Besancenot mettait sur un pied d’égalité la violence des attentats parisiens et les bombardements de l’armée française. Ces gens choisissent toujours le camp ennemi de la France au prétexte de n'être pas... nationaliste, comme les députés pétainistes choisirent l'Allemagne de Hitler.
La gauche bourgeoise syndicale épaule l'islamisation de l'Europe avec les islamotrotskiens sans gêne, comme ses ancêtres dans l'Allemagne pré-hitlérienne. Les bureaucrates syndicaux de l’ADGB, Allgemeine Deutsche Gewerkschaftsbund (Confédération Générale Syndicale Allemande) membres du SPD vont adopter une attitude aussi couarde face à Hitler. Après avoir supprimé les manifestations du 1er mai avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir (pour éviter les provocations), ils vont appeler au 1er mai national-socialiste de 1933 sous Hitler pour essayer de conserver leurs postes de permanents. Cette trahison n’empêche pas Hitler de dissoudre cette confédération syndicale le lendemain. Les locaux syndicaux sont investis par les SA, de nombreux syndicalistes présents bousculés ou même battus, quatre assassinés à Duisbourg6.


Ce constat du rôle désormais assumé par l'extrême gauche bourgeoise du soutien à la fraction bourgeoise mondiale pro-islamique, qui n'est qu'une aile de la préparation non à une guerre civile mais à une guerre mondiale urgente pour le capitalisme au bord de l'abîme, nous conduira à analyser dans un prochain article la vacuité des gloses marxistes sur l'espérance d'une extinction gentille et pacifique de l'aliénation religieuse, en révélant les mensonges sur une prétendue diplomatie des bolcheviques vis à vis des arriérés et des présumés colonisés éternels.
« plus nous fusillerons de clercs, mieux ce sera » (Lettre secrète de Lénine à Trotski du 19 mars 1922).

"De fait, je me suis mis à demander à tout le monde: "Tu as compris, toi, vous avez compris, vous, pouquoi la gauche est du côté de l'islam?". Et tout le monde me répondait: "C'est pourtant clair. La gauche est tiers-mondiste, anti-américaine, anti-sioniste. L'islam aussi. Elle voit donc dans l'islam ce que des Brigades rouges appellent leur allié-naturel". Ou bien: "C'est simple, après l'écroulement de l'Union soviétique et l'apparition du capitalisme en Chine, la gauche a perdu ses références. Elle s'accroche donc à l'islam comme à une bouée". Ou bien: "C'est évident. En Europe, il n'existe plus de vrai prolétariat, et une gauche sans prolétariat, c'est comme un boutiquier sans marchandise. La gauche trouve dans le prolétariat islamique la marchandise qui lui manquait , autrement dit un réservoir potentiel de voix à mettre dans sa poche". Mais bien que chacune de ces réponses contint une vérité indiscutable, aucune ne tenait compte des raisonnements sur lesquels étaient basées mes questions. (...) La gauche n'existe plus depuis un demi-siècle (...) La gauche est une église semblable à l'islam. De fait, comme l'islam elle s'estime bénie par un dieu détenteur du bien et de la vérité. Comme l'islam elle n ereconnait jamais ses fautes et ses erreurs (...) Comme l'islam elle n'accepte pas que tu penses autrement, et si tu penses autrement, elle te méprise. Elle te dénigre, elle te poursuit en justice, elle te punit, et sir le coran ou le parti lui ordonne de te fusiller, elle te fusille".

Oriana Fallaci (La force de la raison, ed du Rocher, 2004) Cette formidable polémiste du début du XXI e siècle, si décriée et menacée de mort en permamence par les musulmaniaques de la terre entière meurt d'un cancer des poumons à Florence, à l'âge de 77 ans, dans la nuit du 14 au 15 septembre 2006. Elle attribuait son cancer à des gaz toxiques respirés pendant la guerre d'Irak.




ANNEXE: une interview d'un connard nazislamiste par la Tendance Claire du NPA, ou comment faire fuir la classe ouvrière face à une arrogance de marginaux étrangers au prolétariat et à la lutte des classes, repoussoirs si utiles au gouvernement français !
Extraits:
"tendance claire du npa : à la question du naïf trotskien sur le rôle de la classe ouvrière, réponse du pire connard déconnant:


« Face à cette hypocrisie, nous devons réaffirmer le droit à la liberté de circulation et d’installation pour tou-te-s. Il est souhaitable que l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier, des organisations antiracistes et de soutien aux migrant-e-s s’unissent pour défendre cette revendication par un mouvement massif de solidarité. Notre classe ne doit pas se laisser diviser par le racisme et la xénophobie. Les travailleur-e-s français-e-s, en particulier, ont la responsabilité de se battre aux côtés de celles et ceux qui sont nés du mauvais côté de l’impérialisme.
Pour réaliser cette revendication centrale, à commencer par la régularisation immédiate des sans-papiers, il faudra réduire le temps de travail sans toucher aux salaires, ce qui permettra de donner un emploi aux migrant-e-s et en même temps aux chômeurs. Il faudra également réquisitionner les logements vides, ce qui permettra de loger les migrant-e-s aussi bien que les SDF. Faire tout cela, c’est s’en prendre frontalement au capitalisme, ce qui implique que les travailleur-e-s s’organisent pour prendre le pouvoir à tous les niveaux de la société.
« sur le plan politique, le PIR a ouvert une nouvelle séquence dans l’histoire des luttes de l’immigration qui n’en est encore qu’à ses préliminaires. Nouvelle séquence dont l’expression sur le terrain a été la révolte de novembre 2005. Il est la première forme qui n’est pas une simple organisation de revendications. Il est un mouvement politique posant la question du pouvoir indigène, d’une part, en intégrant, dans une dynamique autonome, les différents secteurs de la population indigène, d’autre part, en les liant avec les autres luttes décoloniales, non pas seulement en termes de solidarité mais dans le cadre d’une approche stratégique articulée. Le PIR agit certes pour la satisfaction des revendications les plus urgentes de la population indigène, même si elles relèvent d’une démarche intégrationniste. Toutefois, il s’évertue à les intégrer au sein d’une alternative globale à la civilisation dominante, c’est-à-dire à la modernité coloniale. Le PIR n’a pas pour seule ambition la conquête de l’égalité individuelle, il dit « le monde dominé par la blancheur est pourri ; nous travaillons à l’émergence d’un nouveau monde ». Tout cela nous n’aurions pas pu le concevoir sans commencer par la critique du caractère colonial de la République et sans mettre au jour les rapports de pouvoir raciaux et impériaux sur lesquels elle repose. Cette lecture permet au PIR d’apporter des réponses novatrices ou, en tout cas, de tracer des pistes inédites qui ne sont pas la simple répétition des problématiques droits de l’hommistes comme elles se distinguent des réponses habituelles de la gauche ».

Notre capacité à construire une organisation indigène autonome, à développer notre capacité d’action et d’insertion au sein de la masse indigène. notre « Non » décolonial est l’événement intellectuel le plus important depuis la quasi-disparition du parti communiste.

Quel rôle joue l’islam dans la puissance indigène ? Quelles contradictions vois-tu entre les résistances en son nom et les formes de terrorisme s’en revendiquant ? Comment penser un islam décolonial ?
L’islam EST décolonial, je n’ai rien à dire d’autre.".





NOTES

1« L’islamophobie ne désigne nullement la haine des musulmans. L’islamophobie, inventée par les islamistes pour interdire toute critique de l’islam, est une arme redoutable pour assimiler à du racisme anti-musulman cet esprit critique, légitime, à l’égard de l’islam. Il est hors de question de tomber dans le panneau ! (Michel Taube) Je ne manifesterai pas le 10 novembre parce que l’islamophobie n’est pas le problème. Or disons-le clairement : Oui à la critique de l’islam (comme de toutes doctrines religieuses ou philosophiques), non à la haine des musulmans !
2Comme il l’écrivait l’échec futur du KPD allait s’ancrer dans un contexte plus général de « dégénérescence » des partis communistes :« Jusqu’en 1923, presque sans arrêt, l’I.C. a progressé dans tous les pays, affaiblissant et évinçant la social-démocratie. Dans les dix dernières années, non seulement elle n’a pas fait de conquêtes quantitatives, mais elle a subi une profonde dégénérescence qualitative. Le naufrage du parti communiste officiel en Allemagne est l’aboutissement fatal de la « ligne générale » qui passa par les aventures de Bulgarie et d’Estonie, par la théorie et la pratique du « socialisme dans un seul pays », par la capitulation honteuse devant le Kuomintang en Chine et par la non moins honteuse capitulation devant la bureaucratie trade-unioniste en Angleterre, par l’aventure de Canton, par les convulsions de la « troisième période », par la scission avec les syndicats de masse, par la théorie et la pratique du « social fascisme », par la politique de la « libération nationale » ou de la « révolution populaire », par le refus du front unique, par le bannissement et la persécution de l’Opposition de gauche, enfin par le complet étouffement de l’indépendance de l’avant-garde prolétarienne et par la substitution au centralisme démocratique de la toute puissance d’un appareil sans principes et obtus. ».

3Je ne peux que souligner au passage la très grande lâcheté des dits « insoumis » du clan Mélenchon et des rigolos du NPA pour leur zèle à hurler avec les apprentis tueurs islamistes et les juges (gauchistes) contre ce journaliste ; la charge générale de tous ces cire-pompes du politiquement correct tient de l'Inquisition... néo et même tout à fait stalinienne classique, apparemment indémodable. Des critiques « insoumis » du système si « soumis » à lui. Pauvre manip ce dimanche avec un personnel politique et syndical « grillés » depuis longtemps pour le prolétariat. En répondant massivement à l'appel d'organisations islamistes pour défiler contre "l'islamophobie" avant d'opérer un semi-repli embarrassé, les têtes d'affiche de la gauche ont exposé l'ampleur de leur inconséquence sur ce sujet essentiel. Les manifestants qui défileront de la Gare du Nord à la place de la Nation seront tout de même en bonne compagnie. Parmi les signataires de la tribune à l'origine de la marche, on trouve par exemple Rachid Eljay, ex-imam de Brest qui demandait en 2015 aux enfants de ne pas écouter de musique sous peine d'être changés en singes et en porcs, et justifiait lui aussi le viol des femmes "sans honneur" (comprendre : celles qui sortent de chez elles sans hijab). Eljay Rachid (Imam, conférencier)qui justifiait le viol de femmes non-voilées!
le prêcheur aux côtés de qui vont défiler bras dessous bras dessus LFI, le PCF, EELV, LA CGT et consorts , avec qui ils ont cosigné la tribune contre l'islamophobie Dimanche prochain. Pas oublier de mentionner l'habituel aréopage d'universitaires et militants indigénistes, qui justifient de pousser les musulmans à revendiquer une vision fondamentaliste de leur religion au nom de la "lutte des races". Eux ont évidemment signé la tribune, ils sont à leur aise avec les islamistes. Le Parti des Indigènes de la République, par la voix de sa porte-parole Houria Bouteldja, a indiqué qu'il soutenait la marche et serait présent le 10, même s'il a été exclu des signataires. Mais que font les nombreux hommes et femmes politiques de gauche dans cette galère ? Leur participation n'est pas anodine. Olivier Besancenot, du NPA, Benoît Hamon de Génération.s, Elsa Faucillon, Stéphane Peu et Ian Brossat du PCF, Yannick Jadot, Esther Benbassa et David Cormand d'EELV, mais également Lutte Ouvrière, Jean-Luc Mélenchon et tous les députés de la France insoumise - c'est une nouveauté - ont signé le texte. L'appel ne se contente pas de compter de nombreux islamistes parmi ses signataires. Il est également initiée par eux : le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et la plateforme L.E.S. Musulmans (contrôlée par l'ex-dirigeant du CCIF Marwan Muhammad), sont deux organes étroitement liés aux Frères musulmans. Ils sont à l'origine de la tribune et de la marche. Madjid Messaoudene, élu de Saint-Denis acquis aux thèses indigénistes, ainsi que Taha Bouhafs, jeune journaliste et militant, ont fait le trait d'union entre le monde de la gauche pétitionnaire et celui des associations fréristes. Symbole important, l'association Musulmans de France, l'ex-UOIF, appendice principal des Frères musulmans en France, a appelé à participer à la marche ce 10 novembre. La tenue d'un "rassemblement majeur contre l'islamophobie, réunissant toutes les bonnes volontés" est le treizième point du "plan de lutte" de l'organisation L.E.S. Musulmans.
4Un exemple, de la prééminence du personnel gauchiste à la tête de la propagande éditoriale , la compagne de Besancenot, Stéphanie Chevrier est une éditrice française, née le 12 janvier 1969 à Menton (Alpes-Maritimes). Elle a fondé les éditions Don Quichotte (sic) puis les a dirigées pendant dix ans. Elle préside les éditions La Découverte depuis 2018. Stéphanie Chevrier a un fils avec Olivier Besancenot. En 2013, le magazine L'Express l’a classée parmi les 30 femmes les plus remarquables. Les ed La Découverte sont le prêt à penser, il faut le rappeler, de la plupart des bobos gauchistes.

5Comment ne pas citer le maître à penser de l'époque, Staline : "Le fascisme est l'organisation de combat de la bourgeoisie qui s'appuie sur le soutien actif de la social-démocratie. La social-démocratie est objectivement l'aile modérée du fascisme ».