"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

lundi 14 septembre 2015

MERKEL LA GAFFE


Suivi de Panégyrique des gaffes des politiciens

« Il ne suffit pas que ceux d'en bas ne veuillent plus, il faut aussi que ceux d'en haut ne puissent plus ».
LENINE

«Je ne parle pas du tout de l'impéritie des maîtres ni de l'indolence des valets et des sujets qui laissent toutes choses aller comme il plaît au bon Dieu ; et pourtant, les deux réunies suffiraient déjà pour provoquer une catastrophe ».
MARX (Lettre à Ruge, 1843)

“Merkel est une politicienne prudente, qui attend le bon moment pour agir”, commente le magazine brésilien Veja. Néanmoins, “elle veut occuper le centre du débat et sait que c’est à elle qu’il revient de construire une politique migratoire commune en Europe”. 

« L'Allemagne montre l'exemple dans la crise des migrants ». Alain Duhamel

« Angela Merkel est la dirigeante la plus lucide et la plus honnête en Europe. En effet, elle est en train de donner une leçon de générosité et de politique ». Hervé Gattegno (commenteur sur BFM TV)



La ville la plus riche d'Allemagne la ville de Munich s'est retrouvée dimanche saturée par l'afflux de milliers de réfugiés et que l'Allemagne a décidé de réintroduire provisoirement des contrôles à ses frontières. L'Autriche envoie l'armée à ses frontières. Au bord de la saturation, l'Allemagne a réintroduit dimanche les contrôles à ses frontières pour "contenir" l'afflux de dizaines milliers de migrants. Une volte-face pour un pays qui avait dans un premier temps ouvert ses bras à ces populations, une décision qui "assène" un "coup à Schengen". La parenthèse enchanteresse de 'Mama Merkel' ouvrant les bras de l'Allemagne à tous les réfugiés syriens demandeurs d'asile est terminée, constatent plusieurs journaleux  commenteurs: « Mais, Angela Merkel, "a dû capituler devant la réalité : son pays est au bord de la rupture et l'opinion risquait de ne plus la suivre. Certains conservateurs dénoncent même une grave erreur de jugement de sa part". Grave erreur ou gaffe historique ?
Enfin, l'immigrationniste à tous crins "Libération", revient longuement sur l'accueil des réfugiés à Munich "qui a accueilli tant bien que mal 63.000 personnes depuis le 31 août" et dont le préfet se demande "première la fois comment [il] va s'en sortir". Dans la ville la plus riche d'Allemagne il n'est "plus possible de trouver des lits : certains réfugiés dorment sur des tapis de sol et des Munichois apportent des sacs de couchage. Voilà qu'on envisage d'ouvrir les installations olympiques", écrit le quotidien, qui décrit une situation de saturation qui a sans doute poussé le gouvernement allemand à revoir sa position initiale sur l'accueil des migrants.

Impéritie, incurie, imprévoyance...

Saint-Simon vante la « classe industrielle » contre « l'impéritie de la bourgeoisie ». Les utopistes du XIXème siècle perçoivent déjà ce qui distingue le prolétariat de la bourgeoisie. Le prolétariat est la classe de l'avenir avec son perpétuel « souci du lendemain » (peur selon Babeuf), alors que jusque là les classes dominantes méprisaient « l'imprévoyance pécuniaire » du pauvre. Singulier retournement, c'est la bourgeoisie qui s'avère imprévoyante en fin de parcours à notre époque moderne, politiques au jour le jour, nez sur ses statistiques froides. Elle n'avait pas prévu les conséquences à court terme de ses guerres  dans les champs pétroliers! Elle n'avait pas prévu le raz de marée de populations apeurées ! Elle n'avait pas prévu que la vague allait être envahissante ! La charité médiatique s'éteint d'un coup, étrange girouette, et voilà notre brave bourgeoisie européenne qui montre les dents et en appelle aux armées pour protéger ses biens !
Imprévoyance certainement, comment la bourgeoisie allemande a-t-elle pu laisser son porte-voix se lancer dans pareille aventure ? D'abord la faconde arrogante de prétendre recevoir immédiatement des centaines de milliers de migrants, ensuite les arguments sociologiques : vieillissement démographique avec gros besoin de main d'oeuvre dans un pays « antiraciste » depuis l'élimination d'Hitler où une personne sur cinq est issue de l'immigration : turcs, polonais, russes, italiens, grecs, croates... ; les patrons allemands avaient rejoint le chœur des moralistes immigrationnistes qui veulent accueillir et intégrer tous les étrangers du monde et le plus vite et le mieux possible. Le PDG de la Poste, Frank Appel, avait rappelé que l’économie avait 500 000 postes vacants et a promis d’embaucher des réfugiés dès que leur situation juridique le permettra (pas forcément leur maîtrise de la langue allemande?)
Le puissant syndicat allemand IG Metall s'était engagé à aider les réfugiés à s'insérer sur le marché du travail en instaurant un programme de parrainage et de stages dans tout le pays. « L'union des travailleurs » (traduction du barnum syndical étatique) avait déjà libéré 500.000 euros pour soutenir ses activités dans les sections locales. Le patron du syndicat, Detlef Wetzel, a appelé les employeurs a créer des possibilités de formations et d'emplois, "sans profiter de cette situation qui facilite le dumping social".
Cela sent à plein nez un accommodement opportuniste car il y a plusieurs mois l'orientation de la bourgeoisie allemande était affichée en direction du recrutement de travailleurs de l'Est et en faveur du développement de l'apprentissage de la langue allemande en première langue dans les pays latins... Avec un souci de limiter, sans le dire, la venue des travailleurs turcs, parce que Pegida n'a pas forcément tort, la « kultur » musulmane finit par être envahissante. Le soudain revirement face à l'arrivée de population majoritairement musulmanes tient de l'impulsivité ou de pressions obscures dont nous aurons sans doute jamais la teneur. Il faut se poser la question pourquoi une femme de tête, figure de proue de la bourgeoisie allemande, une Thatcher plus sympathique, a pu ainsi prendre une telle orientation « humanitaire » (= écran de fumée) sans en mesurer les conséquences forcément incontrôlables ?
A la mi-août Merkel avait donc clairement favorisé, sans réfléchir (elle qui est pourtant réputée pour penser lentement) l'appel d'air ! « La situation outre-Rhin, où les migrants sont souvent hébergés sous des tentes ou dans des containers d'habitations, «n'est absolument pas satisfaisante», avait déploré la nouvelle héroïne de l'Express, du patronat et de Libération. Toutefois, Angela Merkel précisait que l'Allemagne ne serait pas débordée et que des solutions adéquates pourraient être trouvées, notamment en mobilisant «toutes les réserves de personnel» des administrations compétentes. En mai, déjà, Berlin avait annoncé solennellement que l'Office fédéral pour la migration et les réfugiés (BAMF) allait recruter au moins 2000  nouveaux fonctionnaires pour traiter les demandes d'asile en rapide hausse: un quasi-doublement des effectifs de l'agence sise à Nuremberg ».
Fin août Angélique chancelière s'était servi du drame des 70 morts dans un camion frigorifique pour lancer un avertissement pour que l'Europe « partage l'effort ». Le battage idéologique marchait si bien qu'une majorité de sondés allemands, ou d'allemand sondés, croyaient que leur auguste chancelière allait être capable de faire face au défi de l’intégration de centaines de milliers de réfugiés. De très nombreuses initiatives privées d’aide aux réfugiés voyaient le jour et on se moquait de l'égoïsme français.
Les experts s’accordaient sur un point : c’est bien sous la houlette d'Angélique que la droite allemande avait fini par accepter l’immigration. «Sans le dire clairement, elle a inscrit son action dans la ligne impulsée par les gouvernements rouge-vert [le SPD et Die Grünen, équivalents respectifs du Parti socialiste et d’Europe Ecologie-les Verts, ndlr], et de Schröder [l’ex-chancelier SPD] qui ont rénové le droit de la nationalité et mis l’accent sur l’intégration des étrangers», précisait à Libération un certain Hajo Funke.
Les gouvernements Merkel successifs ayant peu à peu modernisé le droit des étrangers et simplifié le droit d’asile, notamment en facilitant leur accès au marché du travail, il ne restait plus qu'à se féliciter du renforcement du dialogue interculturel et interreligieux où la question de l’enseignement de l’islam à l’école a conduit à la création de la Conférence sur l’islam, un cadre permanent de rencontres entre représentants des communautés religieuses musulmanes et de l’Etat fédéral. De manière générale, les experts se félicitaient de la volonté d’ouverture du monde politique allemand, qui s’est engagé en faveur d’un discours positif à l’égard des étrangers.
Gaffe dans la gaffe, celle du 7 septembre, Maman Merkel est radieuse: « L'Allemagne va être "changée" par l'afflux massif de migrants ».

PATATRAS !

A la mi-septembre, à la veille de la réunion des caciques affolés de l'UE, on referme les frontières partout, on envoie l'armée... Le flux des réfugiés est en train de s'amplifier, boosté par la promesse de l'Eldorado allemand. C'est sinistre, c'est une atmosphère de guerre qui se répand. Le plus sinistre est au niveau politique dans le choeur humanitaire qui embellissait depuis deux semaines une situation inextricable, la gauche au pouvoir, l'extrême gauche minable suiviste humanitaire et l'ultra-gauche silencieuse, laissant tout le boulot de lucidité à nos droites et extrême-droite !
Passons sur le disque rayé du FN sur l'invasion, qui se vérifie en tout cas ce coup-ci, invasion de misère et de surnuméraires dans la crise économique et en plus migratoire, mais les amis de Sarkozy se régalent à bon compte:la solidarité européenne ? De l'enrobage ! Les propos accueillant tout azimut de Merkel « un appel d'air » (Juppé). Sarkozy jubile, n'avait-il pas évoqué une « fuite d'eau » au mois de juin ?
Une de ses sous-fifre, NKM tape juste également dans la fourmilière des bonnes intentions confusionnistes: "La confusion entre le mot 'migrant' qui renvoie à toutes les migrations quelle que soit leur nature, qu'il s'agisse de migrations politiques, qu'il s'agisse de migrations économiques, et le mot 'réfugié', qui renvoie à l'immigration politique, à la suite de persécutions, ou de guerres, cette confusion est dangereuse".
Au final, droite française comme gouvernement allemand et gouvernement français à la traîne tombent d'accord chacun dans leur coin : « il faut refermer les frontières ! » ; précision faite :
"Quand on dit les fermer (les frontières), c'est que les règles pour entrer soient appliquées, que les gens ne rentrent pas clandestinement d'une manière massive, c'est ça que nous entendons".
Schengen c'est girouette à gogos comme « l'Europe des peuples » est peuple de naïfs.
D'une manière massive ! Incroyable comme si la massivité des fuites face à la guerre venait de se révéler au personnel de la droite bourgeoise en opposition ! La seule révélation, ou amplification est en effet que les migrants qui veulent se réfugier ne veulent plus passer par la mer mais ont choisi plus sûr, par terre ferme en contournant la bordure méditerranéenne pour venir se frotter aux barbelés, aux chiens policiers et aux militaires en rangs serrés.
Avant de réfléchir plus avant sur ce débordement migratoire qui affole clairement tous les Etats européens, et surtout sur l'impéritie bourgeoise qui transparaît grossièrement, il faut signaler à nouveau les mensonges par omission d'internet et toute la bande presse écrite-radio-télé, aucune comparaison avec le cynisme criminel de l'impérialisme britannique au moment du drame des réfugiés juifs de l'Exodus (1947) ni le drame vécu par rapatriés pieds noirs et harkis (1962).
Avant d'analyser la gaffe historique de Merkel, et ce qui l'a conditionné, on peut remarquer que les gaffes ne jouent pas un grand rôle en Allemagne, comparées aux campagnes américaines ou françaises qui en déversent des tombereaux tous les mois. Merkel qui prend son temps pour répondre ne commet pas beaucoup de gaffes. Citons en deux. Après le meurtre de Ben Laden, elle avait déclaré qu'elle était « heureuse que le meurtre ait été planifié pour le tuer ». Le mot heureux a été très critiqué évidemment par les conservateurs du parti chrétien, car être heureux de la mort d'une personne n'est pas une valeur chrétienne. Quand le politicien arriviste Karl-Theodor zu Guttnberg, devenu ministre de la Défense, a voulu se faire passer pour Doktor (grosse kalifikation en Germanie) alors qu'il avait plagié la plupart des parties dudit doctorat, Merkel a provoqué un tollé car elle l'a protégé, arguant qu'elle avait voulu embaucher un ministre pas un scientifique !

L'IMPREVOYANCE POLITIQUE DE LA BOURGEOISIE

Dans un ouvrage de 1983 sur la question de la pauvreté en France au XIXe siècle, l'anthropologue Jean-Baptiste Martin découvre que l'idée d'imprévoyance (financière) chapeautait la vision sociale de la pauvreté (cf. L'idéologie de la pauvreté chez l'élite canadienne-française du XIXe siècle, mémoire de Colette Pomerleau, université du Québec). On va voir que l'imprévoyance est plutôt devenue l'être inconsistant de la bourgeoisie décadente. Au XIXe siècle la bourgeoisie montante commence à mépriser la charité et son idéologie vise alors à privilégier le salariat, l'épargne et les bonnes mœurs. Le développement de l'industrie permettait la réduction de la pauvreté. Malheureusement du XXe siècle à notre siècle actuel, la pauvreté et l'encadrement étatique de l'assistance ont décuplé. L'auteure rappelle les conditions déplorables dans lesquelles évoluait la classe laborieuse québécoise vers la fin du XIXe siècle : « les ouvriers sont mal logés, dans des maisons mal bâties, malsaine et louées à des taux exorbitants ». L'interprétation dominante de la pauvreté n'a pas changé du jeune au vieux capitalisme : c'est la faute à l'individu lui-même qui refuse de travailler pour mieux se complaire dans l'oisiveté et le vice. Les philanthropes du XIXème voulaient « réformer les pauvres », pas la société bourgeoise. Les grandes études sur la pauvreté dans le capital de Marx et l'admirable ouvrage du jeune Engels nous renseignent bien mieux que le l'ampleur, la persistance et le contenu de la pauvreté. Ils s'insurgent en permanence contre ceux qui ne voient dans la misère que la misère et pas son contenu révolutionnaire, la classe ouvrière. Ils démontrent tout au long de leurs écrits que, si la bourgeoisie considèrent les ouvriers comme des enfants impulsifs et dispendieux, en réalité ce prolétariat n'est pas du tout imprévoyant pour l'avenir de l'humanité puisqu'il imagine et combat pour une autre société qui bannira à jamais l'imprévoyance, celle financière de l'ouvrier n'aura plus lieu d'être, mais la plus grave, l'impéritie bourgeoise, belliciste, inconsciente, criminelle, elle, aura été éradiquée.
Pendant le long XIXème la bourgeoisie considère que la pauvreté et le crime signifie l'inadaptation du peuple et du prolétariat aux valeurs de la nouvelle société libérale, quand plus tard ils ne seront interprétés que comme expression d'une déviation personnelle de type pathologique. Le chômeur est considéré avec un mépris souverain par la jeune bourgeoisie canadienne, à la manière d'un Sarkozy contemporain. La prévoyance (bancaire) est la principe vertu pour devenir riche. Une partie de la classe ouvrière québécoise est malgré tout prévoyante en combattant syndicalement pour la création d'assurances sociales pour prévoir de faire face « aux difficultés et aux coups durs de la vie ». La bourgeoisie est déjà débile avec son amour de l'argent, acquérir une fortune doit permettre le développement de sa personnalité ! C'est déjà une imprévoyance d'autruche face au mouvement ouvrier qui, confusément, pas à pas, ne pense qu'à la libération et au développement d'une humanité souffrante. La pauvreté, si elle n'est pas contrôlée charitablement par la religion et l'Etat, peut constituer un danger. Le père Chandonnet (que dieu ait son âme!) craignait de voir les pauvres tomber sous l'emprise des sectes hérétiques, en particulier les syndicats, pires ennemis de la foi chrétienne, qui n'avaient, on n'en doute point qu'un but : les conduire à l'apostasie. Le clergé s'efforce à nouveau de dévier les causes de la pauvreté sur l'ivrognerie parmi les ouvriers, ce qui permet de faire passer le discours de moralisation pour noyer l'esprit de révolte ; mais l'ivrognerie et l'analphabétisme sont des réalités qui devront être prises en compte par les combattants des premières organisations ouvrières.
L'idée d'une causalité due à l'imprévoyance refait surface à la fin du siècle, stigmatisée comme insouciance ouvrière. En 1822, la ville de Montréal avait passé un règlement visant à facilité la distinction entre les « mendiants autorisés » et les escrocs (comme nous entre les réfugiés et les migrants...). L'accroissement du nombre de mendiants alarma tant les citoyens que de grands débats publics furent organisés (on remarquera qu'aucun réel débat public n'est organisé à l'échelle des formidables moyens de communication modernes en ce moment sur la question des migrants. Trop dangereux car révélant l'incapacité politique et sociale de la bourgeoisie!). La conclusion des débats de l'élite bourgeoise et cléricale canadienne fut similaire à la politique immigratoire des Etats européens actuels : l'enfermement dans des camps, la réglementation du statut de pauvre et la surveillance. On n'a pas progressé ! Le révérend Malthus lui était déjà un ancêtre du FN, il proposait de priver les pauvres de tout secours, ce que rappelle ENGELS au profit des « maisons de travail », ces « Bastilles de la loi sur les Pauvres ». Ce qui favorisa l'immigration : « ...on comprend que des milliers de pauvres des îles britanniques aient préféré s'exiler en Amérique plutôt que d'aller demander l'assistance publique ». Mais cette loi rébarbative contribua à la mobilisation des ouvriers, les poussant à s'organiser eux-mêmes et pour secourir leurs congénères tombés dans la misère. L'idée d'augmenter les taxes du gouvernement pour aider les pauvres est très longtemps combattue par la société bourgeoise de l'époque, mais la conception de la charité individuelle « à la demande » fait s'effondrer la charité religieuse traditionnelle facs aux coûts grandissants d'une misère en expansion.
Si l'autorité de l'Etat ne peut plus réguler ni encadrer la misère, alors non seulement est prouvée l'incapacité de l'Etat bourgeois à gérer la société (cf. Irak et Syrie), alors la voie est ouverte à la guerre, ou à la révolution si le prolétariat a bien compris que la bourgeoisie, par son imprévoyance, mène l'humanité à la ruine et à la mort.

UNE GAFFE HISTORIQUE (pas une simple bourde)

Plus que d'une simple bourde de A.Merkel nous avons affaire à une gaffe historique grave, non pas qu'il ne faille pas s'occuper des migrants (autrement qu'en les refoulant ou en les entassant dans des camps de toile) mais parce qu'elle révèle une déchirure dans tout un pays du monde libéral bourgeois qui se prétendait ouvert et « prévoyant ». Tous les Etats sont en réalité bousculés et surpris par cet événement migratoire qui prend des proportions inattendues, malgré l'arrogance avec laquelle l'Etat allemand se vantait d'absorber 800.000 migrants avant la fin de l'année, sans oublier ce ridicule appel à l'aide de l'Etat français pour « se soulager » d'un millier, introuvables par un bureau de l'Ofpra en Allemagne.
Bourdes et gaffes sont souvent le produit inconscient d'un mensonge avorté ou d'une vérité qui ne devait point sourdre. Produit d'une exigence inattendue du moment aussi : la décision de Merkel d'accélérer le rythme d'accueil des migrants a été prématurée, sans réelle concertation malgré le suivisme de Hollande, et n'a pas vu venir la catastrophe. La bourgeoisie allemande s'en prend désormais au « manque de solidarité européenne » mais pour gommer que la gaffe de Merkel provient surtout d'une vantardise typiquement teutonne, mais la vantardise du petit mec, musclé peut-être, mais qui ne fait pas le poids. L'Allemagne, tant qu'elle n'aura ni armée conséquente, ni bombe nucléaire, ne sera jamais une grande puissance ; une économie forte ne suffit pas, de même que les monarchies pétrolières sans armes sophistiquées et protection US, n'auraient aucune voix dans le concert des impérialismes. L'Allemagne reste vassalisée par la puissance américaine et sa politique oscille entre son intérêt pour commercer avec la Russie – que la bourgeoisie US sait si bien barrer avec la bagarre en Ukraine – et son obstination à chapeauter l'Europe. La bourgeoisie allemande et son gouvernement qui inspirent la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), la soutient contre vents et marées. Ils s’accrochent donc obstinément à l’euro surévalué comme leur arme précieuse pour affaiblir l’ économie concurrente européenne et la soumettre.
La prétention allemande à gérer l'accueil des migrants ne portait pas tant sur sa propre capacité - vantée et célébrée par toute la presse franchouillarde commenteuse, mais forcément limitée en lieux d'accueil et capacité d'absorption culturelle et linguistique - à absorber un nombre infini qu'à en répartir la charge sur tous ses vassaux. Bernique ! D'où l'affolement à Munich ! Mais faut pas se prendre pour un grand quand on reste petit maman Merkel !

Des gaffes historiques il y en a eu bien avant le court règne de Merkel. Il y a gaffe et gaffe. Gaffe qui ruine une réputation, mais gaffe aussi qui entraîne tant et tant de morts inutiles. Chacun sa gaffe. Pour Raymond Poincarré, président de la république, la gaffe en 1793 a été l'exécution de Louis XVI. Napoléon a gaffé à Waterloo en sous-estimant ses adversaires. "Nous sommes prêts et archi-prêts, il ne manque pas à notre armée un bouton de guêtre !" déclare le général Le Bœuf, ministre de la guerre en 1870 face à l'empereur. Napoléon III, vieillissant et malade, se laisse entraîner et sera incapable d’assumer ses fonctions de commandant en chef, d’où la capitulation de Sedan (2 septembre 1870). La gaffe du tsar Nicolas a été d'entrer en guerre en 1914 pour tenir sa parole auprès de la France, il en est résulté un révolution prolétarienne inoubliable. La gaffe de Mitterrand a été de laisser passer la saillie de Giscard : « vous n'avez pas le monopole du coeur ». La gaffe de Chirac a été de ne pas balancer l'affaire du Raimbow Warrior face à un Mitterrand arrogant et menteur. La gaffe de Sarkozy a été de laisser Hollande répéter 15 fois l'anaphore « moi président ». La gaffe de Chirac a été de dissoudre l'assemblée nationale, etc.

L'Europe est à deux doigts de la faillite, une faillite politique et économique qui n'est pas de la faute « aux sarrazins » qui débarquent. Un effet domino peut être généré par cette situation. Il est indéniable que les désobéissances des pays les suivistes auprès de l'Allemagne font tache d’huile. Une vague de banqueroutes politiques commence souvent dans un pays (par exemple en Grèce, qui semble oubliée...) pour s’étendre ensuite, quelques mois plus tard, aux autres, sans que soit évoquée une quelconque banqueroute économique.
Elle est toujours là comme en 2011 : « Par un jeu de dominos pervers, plusieurs pays de la Communauté européenne sont au bord de la banqueroute (Irlande, Grèce) ou mis en danger par l'explosion de leur dette publique (Portugal, Espagne, Italie), tandis que les Etats-Unis sont minés par leur déficit abyssal. (…) Les gouvernements ne sont plus que des dominos obéissant aux financiers : « En 1788, la dette se montait à environ 4 milliards de livres, alors que les recettes de l'Etat n'excédaient guère 500 millions et que les dépenses atteignaient 630 millions. Pour autant qu'on puisse le calculer, elle dépassait certainement 80 % du PIB. Il faut dire que l'intervention française dans la guerre d'indépendance américaine, à elle seule, coûta 1 milliard. A ce moment, le service de la dette absorbait environ la moitié du budget et l'endettement s'accroissait de manière inexorable. Il fallut se résigner à convoquer les états généraux pour demander des subsides. La suite est connue, sur le plan politique. » (En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/13/le-long-passe-de-la-dette-publique_1559248_3232.html#BwYf91DzrUSvk1lb.99) (Gérard Béaur, 13 août 2011)
Je ne vais pas développer aujourd'hui, mais pensant à la nuée des secouristes bobos et au discours immigrationniste des artistes gauchistes qui veulent bien prendre un migrant chez eux (mais qu'on n'entend plus une fois les projecteurs numériques éteints), je ne peux résister à piquer à Robin Goodfellow cette citation extraite de leur excellent travail sur les syllogismes d'ultra-gauche :

« Lénine faisait remarquer qu’« Un des principaux caractères scientifiques, politiques et pratiques de toute révolution véritable, c'est l'augmentation extraordinairement rapide, brusque, du nombre des petits bourgeois qui commencent à participer activement, personnellement, pratiquement, à la vie politique, à l'organisation de l’Etat. » 
 
 Derrière toute cette comédie de la charité qui cacha momentanément l'impuissance (religieuse) de l'Etat ou révéla une religiosité d'Etat incrédible, derrière ces flots de malheureux victimes des guerres des marchands d'armes européens et autres, il y a la révélation de l'impéritie, de l'imprévoyance de l'Etat à assurer paix et avenir à la société, il y a une incompétence criminelle à sauver le monde humain. La vision de cette impuissance à gouverner, qui fût manifeste avec la gaffe de Merkel, conditionnera la prolétariat à prendre au long terme, ou peut-être plus tôt, ses responsabilités historiques.



PANEGYRIQUE DES GAFFES DES POLITICIENS


ANGELA MERKEL
  • L'antisémitisme est notre devoir gouvernemental et civique. (Berlin, 17 janvier 2015)
  • Cette question de savoir comment nous agissons avec les migrants (...) va nous occuper bien, bien plus que la Grèce ou la stabilité de l'euro. (16 août 2015, sur ZDF)
  • L'Allemagne étudie à présent les moyens d'accélérer ces procédures pour se consacrer davantage aux réfugiés nécessitant vraiment une aide, comme les Syriens, les Irakiens ou les Afghans. (17 août 2015)
  • J’ai parlé ce matin au président français. La position franco-allemande que nous allons transmettre aux institutions européennes est que ceux qui ont besoin de protection (…) en bénéficient et que nous avons besoin de quotas contraignants au sein de l’Union européenne pour se partager les devoirs ; c’est le principe de solidarité. (Berne 3 septembre 2015)
  • Mais malgré les dépenses supplémentaires, nous avons l’obligation de surveiller les dépenses. Il n’y aura pas d’augmentation d’impôts. (5 septembre 2015)


ALAIN JUPPÉ
- Pourquoi être seulement désagréable lorsqu'on peut être parfaitement odieux ?
- Un Premier Ministre, on le lèche, on le lâche, on le lynche !
- J’ai entendu tout à l’heure que nous étions amis (avec Sarko)et donc nous sommes amis pour toujours, pas simplement jusqu’en 2017. (janvier 2015)
ALAIN MADELIN
- Le remède contre le chômage, c’est de trouver du travail aux chômeurs.
ALAIN PEYREFITTE (1925-1999)
- Si on abolissait la peine de mort, il est possible que les policiers décident de ne plus faire de prisonniers et de tirer dans le tas.
ANDRE MALRAUX (1901-1976- Pompidou a un sens extraordinaire pour prévoir ce qui n’arrivera pas.
ANDRE SANTINI
- A force de descendre dans les sondages, elle va finir par trouver du pétrole ! (à propos d'Edith Cresson )
- Je me demande si l'on n'en a pas trop fait pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu'on en ait fait autant pour Giscard. (en 1996 alors que Giscard était encore en vie).
- Raymond Barre, c'est mon compagnon de chambre : il dort à coté de moi à l'Assemblée.
- Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland..
ARLETTE LAGUILLER
- Mes idées n'ont pas pris une ride. (2006)
ARNAUD MONTEBOURG
- Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon.
ARNO KLARSFELD (candidat aux législatives dans le XIIe)
- Je ne suis pas un expert du XIIe arrondissement mais je l'ai traversé quand j'ai couru le marathon de Paris.
BERNARD KOUCHNER.
- Il doit bien rester un angle de tir pour la paix
- Il faut protéger les crétins d'Irak, pardon, les chrétiens d'Irak.
(10/11/2010)
- Tous les pays qui ont, dans le passé, accueilli des Jeux Olympiques ont progressé sur la voie des droits de l'homme ! (déclaration conjointe de Bernard Kouchner et David Douillet)
BERNARD LAPORTE (ministre des sports)- Je voulais voir les Antilles de vive voix.
- On n'atteint pas les 3% annoncés par le Président pendant sa campagne pour le budget des sports, mais c'étaient des promesses électorales !
BERNARD TAPIE
- La limite des démocraties est que la politique est contrainte d'agir toujours dans le sens de la majorité alors que la majorité des gens sont des imbéciles. (1986)
- Pourquoi acheter un journal quand on peut acheter un journaliste ?
BRICE HORTEFEUX
- Il y a deux fichiers majeurs : le fichier des empreintes génitales, et le fichier des empreintes génétiques. (17/10/2010)
CARLA BRUNI-SARKOZY
- Il a cinq ou six cerveaux remarquablement irrigués (en parlant de son mari)
CHARLES DE GAULLE (1890-1970)
- L’avenir dure longtemps 
- Un ministère de la condition féminine ? Et pourquoi pas un sous-secrétariat d'Etat au tricot ?.
- vive l'Algérie Française de Dunkerque à Tamanrasset (Mostaganem 1958)
CLAUDE BARTOLONÉ
- L'avenir appartient aux défricheurs de l'avenir.(8/1994)
DANIEL COHN-BENDIT
- Il faut instituer un "impôt-homme"... Dès leur naissance, les hommes devraient payer une taxe pour protéger les femmes de la prostitution.'
DAVID DOUILLET
- On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes !
- On peut surtout avoir des acquis que l'on peut mettre dans tous les domaines possibles et inimaginaux. (30/6/2011)
DOMINIQUE DE VILLEPIN.
- Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare.
DOMINIQUE STRAUSS-KAHN
- C'est l'union d'un postier et d'une timbrée (à propos de l'alliance Besancenot-Laguiller).
DOMINIQUE VOYNET
Plus que jamais, il faut que les femmes se serrent les couilles... pardon, les coudes (4/2007)
DWIGHT D. EISENHOWER,  (1890-1969, président des USA de 1953 à 1961)
- Les choses sont plus comme elles sont maintenant qu'elles ne l'étaient jamais auparavant.
EDGAR FAURE (1908-1988)
- Qui a fait plus que moi pour les parents d'orphelins ?
- Voici que s'avance l'immobilisme et, nous ne savons pas comment l'arrêter..
EDITH CRESSON
- Face à un problème, il n’y a pas 36 solutions : il faut lui trouver une solution. 
EDOUARD BALLADUR
- L'abstention sera l'un de nos principaux obstacles. C'est donc par le bouche-à-bouche qu'il faudra convaincre les électeurs d'aller voter. (2/1998)
- Les gens qui continuent à voter pour nous ont bien du mérite !
EDOUARD HERRIOT (1872-1957)
- La politique c’est comme l’andouillette, ça peut sentir la merde, mais pas trop.,
- Quand les règles cessent d'être simples, elle ne sont plus appliquées au bout de huit jours.
ELISABETH GUIGOU
Si une femme politique est jolie, on sous-entend qu'elle couche. Si elle est quelconque, on dit que c'est un "tas".
ERIC WOERTH
- J’ai lancé toutes les procédures pour renforcer la fraude fiscale. (juin 2010)
FIDEL CASTRO
- Le multipartisme est une multicochonnerie. 
FRANÇOIS BAYROU
- C'est dur de vouloir penser par soi-même
- J'ai été longtemps un jeune conformiste. Et sans doute, formiste était-il de trop.
- Je pratique beaucoup Internet. J'ai toujours été familier d'Internet, depuis le premier jour, depuis avant l'arrivée d'Internet
- Si je suis élu, rien ne changera en France.
FRANÇOIS GOULARD
- Cette semaine, le gouvernement fait un sans faute; il est vrai que nous ne sommes que mardi
FRANÇOIS HOLLANDE (un concurrent d'importance face à Le Pen pour le nombre de gaffes et petits blagues)
- Jack Lang avait toutes les qualités pour briguer la Présidence de la République. C'est pour cela que je l'ai chaudement encouragé à se retirer.
- Il n’y a rien de plus terrible pour un soldat déjà anonyme que de mourir inconnu. (11/11/14)
  • je suis venu célébrer deux lois, que nous devons à l'obstination, à la volonté et au courage de Jules Ferry : la loi du 16 juin 1881 relative à la gratuité de l'enseignement primaire ; et la loi du 28 mars 1882 relative au caractère laïque et obligatoire de l'école ».(2012) Mais c'est une exemple de citation largement tronquée par les médias qui cherchent à faire honte à Hollande d'avoir salué un colonialiste, or plus loin dans le discours il ne niait pas cet aspect pourri de Ferry (quoique taxé de simple égarement) : « Tout exemple connaît des limites, toute grandeur a ses faiblesses. Et tout homme est faillible. En saluant aujourd'hui la mémoire de Jules Ferry,  je n'ignore rien de certains de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit, à ce titre, être condamnée ».


- Dans le gouvernement il y a plus de femmes que d’hommes depuis le départ de Cahuzac  .
- La crise migratoire "peut être maîtrisée et elle le sera. ( 6e conférence de presse de son quinquennat à l'Elysée à Paris, septembre 2015).




FRANÇOIS MITTERRAND (1916-1996)
  • Dans le cas douloureux, simple du point de vue du droit international, mais compliqué si l’on s’en réfère à l’enchevêtrement des faits, la France a l’intention d’adopter une attitude d’humanité. Si les navires qui transportent les émigrants touchent à nouveau un de ses ports, la France n’a pas l’intention de leur fermer ses portes, mais elle ne les contraindra pas non plus à descendre sur terre (ministre au moment de l'affaire des réfugiés juifs de l'Exodus 1947)
  • La rébellion Algérienne ne peut trouver qu'une forme terminale : la guerre», puis «L'Algérie, c'est la France.», puis « La seule négociation, c'est la guerre » (1954)
    - Le bicentenaire, ça ne se fête pas tous les ans, ça se fête tous les cent ans. (à l'occasion du bicentenaire de la Révolution en 1989) 

    -  « La révolution, c’est d’abord une rupture. Celui qui n’accepte pas cette rupture avec l’ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. »(1971)


FRANK RIZZO (1920-1991, ancien maire et chef de la police de Philadelphie)
- Les rues de Philadelphie sont sûres, ce sont les gens dans les rues qui les rendent dangereuses.
GEORGES CLEMENCEAU (1841-1929)
- En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables. 
- La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.
- Ne craignez jamais de vous faire des ennemis ; si vous n'en avez pas, c'est que vous n'avez rien fait.
- Pour mes obsèques, je ne veux que le strict nécessaire, c'est-à-dire moi.
- Un traître est celui qui quitte son parti pour s'inscrire à un autre. Et un converti, celui qui quitte cet autre pour s'inscrire au vôtre.
- Voilà un homme admirable, courageux, qui a toujours eu des couilles au cul... même quand ce n'étaient pas les siennes. (à propos du Maréchal Lyautey )
GEORGES MARCHAIS (1920-1997)
- C'était p'têt pas vot'question, oui mais c’est ma réponse !
- Ça me branle pas ! (il répondait sur Antenne2 à une question d'Hervé Claude en 1989 ''Toutes les démocraties populaires rejettent le communisme ça ne vous ébranle pas ?" )
- Comme on me cite mal , je vais me prendre à l'envers. (1978)
- Je crois que le respect de la démocratie voudrait que j'aie le dernier mot. (1973)
- Je n'en ai discuté avec personne, mais c'est la position de mon parti. (1989)
- Le bilan global de ces soixante et un ans (de l'URSS) est positif. Le goulag ? A supposer qu'il existe... (1978)
- Nous autres communistes nous avons une position claire, nous n’avons jamais changé, nous ne changerons jamais, nous sommes pour le changement !  (1980)
- Si vous êtes en difficulté, ne me coupez pas. (1978)
GEORGES W. BUSH
- Astronautique : Pour la Nasa, l’espace est toujours une haute priorité
- Bonne mœurs : Ce serait une erreur pour les sénateurs des Etats-Unis de laisser n'importe quel type de clone humain que ce soit sortir de leur chambre
- Démocratie : Une faible participation est une indication que moins de gens sont allés voter.
- Ecologie : Ce n’est pas la pollution qui attaque l’environnement. Ce sont les impuretés de notre air et de notre eau qui en sont responsables
- Economie : La vaste majorité de nos importations vient de l’extérieur du pays.
- Economie : Il est très important pour tous de réaliser que lus le négoce augmente, plus il y a de commerce
- Géopolitique : Les troubles au Moyen-Orient engendrent des troubles dans toute cette région
- Introspection : Je pense que tous ceux qui ne pensent pas que je sois assez malin pour la tâche présidentielle sont en deçà de la réalité
- Introspection : La raison pour laquelle je crois en une baisse des impôts, c'est avant tout parce que j'y crois
- Introspection : Je ne sais pas si je vais gagner ou non, je pense que oui. Je sais que je suis prêt pour cette charge (de président). Et si je ne le suis pas, et bien tant pis !
- Pédagogie : J'aime l'idée d'une école dans laquelle les gens viendraient pour s'éduquer et resteraient dans l'état dans lequel ils sont éduqués.
- Pédagogie : La troisième priorité est de donner la première des priorités à l'enseignement.
- Philosophie : Je crois que nous sommes dans une tendance irréversible pour plus de liberté et de démocratie, mais ça pourrait changer
-  Philosophie : Je pense que nous sommes d’accord, le passé est terminé
- Philosophie : Je sais que l’être humain et le poisson peuvent coexister pacifiquement
- Philosophie : Le futur sera meilleur demain
- Philosophie : Je pense que quand vos dites que vous allez faire quelque chose et que vous ne le faîtes pas, c'est de la loyauté.
- Philosophie : La chose qui est importante pour moi, c'est de toujours me souvenir quelle est la chose la plus importante
- Préséance : La chose la plus importante n'est pas d'être gouverneur ou première Dame dans mon cas...
- Rétropolitique : Je veillerai à respecter le pouvoir exécutif, non seulement pour moi-même, mais aussi pour mes prédécesseurs
- Sécurité : Pour chaque fusillade mortelle, il y a à peu près trois fusillades non mortelles. Et ça c'est inacceptable aux Etats-Unis. C'est simplement inacceptable. Nous ferons tout pour y remédier.
- Sexualité : L'un dans l'autre, ce fut une année fabuleuse pour Laura (Busch) et moi
- Stratégie : Si nous ne réussissons pas, nous courrons le risque d’échouer. (Nicolas Sarkozy plagiat cette citation en déclarant à son tour "Si nous ne réussissons pas, nous échouerons." On sent bien là le tribut de l'élève à son maître)
- Stratégie : La mission, c'est de nous battre et de gagner la guerre afin d'empêcher la guerre.
- Stratégie : Les gens s'attendent à ce que nous échouions. Notre mission est de dépasser leur attente.
-  Stratégie : Notre Nation doit s'unifier pour se réunir
- Stratégie : Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre fin à la solution.
- Stratégie : Nous sommes prêts pour tout événement imprévu qui peut ou ne pas se produire.
- Stratégie : La 3ème des priorités est de donner la première des priorités à l'enseignement
- Stratégie : J'ai une politique étrangère axée sur l'étranger
- Technologie : La situation critique de la Californie est la conséquence d'équipements électriques insuffisamment puissants, et donc du pouvoir insuffisant de rendre plus puissante la puissance des équipements électriques.
- Théologie : Je crois que Dieu a créé le monde. Et je pense que nous sommes en train de découvrir plus et plus et plus comment c'est actuellement arrivé.
- Inclassable : J’ai fait des bons jugements dans le passé, j’ai fait des bons jugements dans le futur.
- Inclassable : Je crois que vous m'avez mal sous-estimé.
- Muette : Lors d'un gala présidentiel retransmis sur ABC le 6 mars 2002, le président G.W.Bush fit de grands signes de la main en direction de Stevie Wonder, lorsque le chanteur aveugle arriva sur scène.
GEORGINA DUFOIX
- Avec le premier ministre, nous avons des rapports tous les matins. (à propos de Laurent Fabius )
HENRI GUAINO
Si Nicolas Sarkozy n’avait pas été là, il n’y aurait plus de démocratie en France, en Europe et dans le monde. '
JACK LANG
- Je souhaite que les français descendent dans la rue avec leur instrument à la main. (à l'occasion de la 1ère fête de la musique)- Parmi les personnes présentes il y a dix ans à l’inauguration, certaines sont bien entendu absentes mais les autres sont aujourd’hui parmi nous.
JACQUES CHIRAC
- Bien sûr que je suis de gauche ! Je mange de la choucroute et je bois de la bière.
- Ça m'en touche une sans faire bouger l'autre. 
- Chers ambassadeurs, portez des couleurs plus vives, faites-vous sponsoriser par les grands couturiers, soyez bronzés : n’ayez pas l’air de cadavres !
- En matière de politique internationale, on ne retient mes propos que si je dis une connerie. 
- Et je dis aux Français vous n'êtes pas dans un pays où la corruption règne.
- J'aime le bon vin, je n'abuse pas. Mais la bière a un avantage c'est que cela désaltère, vous comprenez désaltérer, cela coupe la soif et il n'y a pas trop d'alcool dedans, beaucoup moins que dans le vin. Alors on peut boire davantage.
- J'apprécie beaucoup plus le pain, le pâté, le saucisson que les limitations de vitesse.
- Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, c’est ce que j’ai toujours dit.
- Je crois qu’en Russie il y a des gens sérieux et des gens qui ne sont pas sérieux. C’est de plus en plus la même chose en France.
- Je crois que l’on est en train d’enculer des mouches qui ne nous demandent rien.
- Je crois que les deux sexes sont complémentaires. (1977)- Je suis favorable à un septennat de sept ans
- Je suis venu dire aux Français qu'il est temps de renoncer au renoncement.
- Le courage, c’est de ne pas avoir peur. (Mars 1988)
- Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent.
- Ma femme est un homme politique.
- Moi, je n'aime pas les voitures blindées parce qu'on ne peut pas ouvrir les fenêtres complètement. J'aime avoir le bras dans une fenêtre ouverte.
- Moi, vous savez, je n’aime que deux choses : la trompette de cavalerie et les romans policiers.
- Pour moi, la femme idéale, c'est la femme corrézienne, celle de l'ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s'assied jamais avec eux et ne parle pas. 
- Un chef, c'est fait pour cheffer. 
- Victor Hugo disait joliment "la nature nous parle, mais nous ne l'écoutons pas". Je ne suis pas sûr d'ailleurs qu'il parlait d'écologie à ce sujet, mais enfin, peu importe. 
- Vous avez fait une connerie ? Ce n'est pas grave ! Regardez-moi ! Des conneries, qu'est-ce que j'en ai fait et je suis encore là ! Vous en ferez d'autres, allez...  (rassurant Pierre Moscovici )
JACQUES TOUBON
- En écoutant la Marseillaise, j’en ai les larmes aux yeux, comme en regardant la mort de Bambi.
- Il faut contraindre les hommes a être libres.
- Même en avion, nous serons tous dans le même bateau. 
JEAN TIBERI
- J'ai l'honneur de vous remettre la merdaille de merveille de la Ville... (remettant à Eugène Ionesco, la médaille de vermeil de la ville de Paris en Avril 1995)
JEAN-CHRISTOPHE CAMBADELIS
- Nous ne devons pas céder à la panique, mais la situation est catastrophique.
JEAN-LOUIS DEBRE.
- Je n’imagine pas un instant cette île séparée du continent. (à propos de la Corse, citation élue meilleure perle politique pour l'année 2004)
JEAN-MARC AYRAULT
Nous voulons favoriser la montée en gamme de nos entreprises. Cela signifie favoriser l’innovation et la spéculation. (2012)
JEAN-FRANÇOIS DENIAU (1928-2007)
- J'ai mal à la France. (10/5/1981 )
JEAN-MARIE LE PEN (le champion des gaffes et gaffes à demi, un livre n'y suffirait pas)
-  Il faut rétablir la pine de mort. (l'heure de vérité)
  • Monsieur Durafour-crématoire, merci de cet aveu (1988)
  • "Mon personnel de maison est noir, mon cuisinier est noir [...] que faut-il que je fasse ? Que je me marie avec un noir, homosexuel et sidaïque ?" (21 avril 2002)

  • "Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale." (13 septembre 1987)

- Hiroshima est un détail de l'histoire aérienne de la guerre (18 septembre 1987)
- La première usine qu'il faut faire en France, c'est une usine à couilles ! (2012)
- Si je suis élu président, mon premier voyage à l'étranger ce sera Montfermeil.
- "Le bobo est plutôt de gauche et il est plutôt poilu de la gueule. C'est la mode musulmane ça, d'être poilu de la gueule. Comme ça, ça vous fait prendre pour un FLN." (17 avril 2012)
-
L'immigration ? "Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois." (20 mai 2014)


JEAN-PIERRE CHEVENEMENT
- Je suis pour le basisme qui vient de la base.
- Le meilleur moyen d'apprendre à apprendre, c'est encore d'apprendre. (1984)
JEAN-PIERRE RAFFARIN
- Ces événements s’inscrivent dans une politique globale de lutte contre l’égalité dans laquelle s’investit le Gouvernement.  (2/3/2004 son plus "beau" lapsus)
- Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens..
- Il faut sauter des haies et finalement, je saute les haies les unes après les autres.
- Je n'aime pas beaucoup ne pas être dans le logiciel central de moi-même
- Je suis là pour avancer pour la France avec un certain recul.
- L'avenir est une suite de quotidiens.
- L'Europe à laquelle nous devons penser demain, ce n'est pas l'Europe d'hier.
- L'intelligence de la main communique directement avec le cœur. (7 mars 2004).
- La France est encore au purgatoire puisqu'il reste des socialistes.  (2 juillet 2003)
- Les jeunes sont destinés à devenir des adultes.
- Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints. 
- Merci de nous montrer que la victoire n'est pas facile, qu'elle se gagne étable par étable, commune par commune. (s'adressant à Bernadette Chirac)
- Ne soyons pas frileux, ne soyons p
as frigide avec l'Europe.
- Notre route est droite, mais la pente est forte.
- Regardez bien au fond du flacon d'où est sortie la bulle Internet : vous verrez qu'il y reste encore beaucoup de savon !
- Tout le gouvernement va se mobiliser pour aider la France du gazon.  (13 juin 2002).
KAÏD AHMED (1921-1978, responsable algérien)
- La femme est un sujet brûlant sur lequel j'aimerais m'étendre longuement. (1968)
LAURENT FABIUS
- Il est plus facile de céder son siège à une femme dans l'autobus qu'à l'Assemblée nationale.
- Le sexe, c'est ce qu'il y a de plus profond chez l'homme et la femme. (4/9/85, L'heure de vérité)
- On m'aime mieux quand on me voit.
LEONID BREJNEV (1907-1982)
- Chez nous, il n’y a pas de parti d’opposition parce que nous pensons qu’une opposition pourrait troubler les rapports affectueux qui unissent le gouvernement au peuple.
LIONEL LUCA (député UMP "de base")
- Il n'y a pas que des cons chez nous !
LUC FERRY
- Un bon gouvernement ce n'est pas un gouvernement qui a raison tout le temps. 
LUIZ INACIO LULA DA SILVA
- Ma mère était une femme qui est née analphabète
MANUEL VALLS
- Parce que nous sommes viscéralement attachés au droit d'asile, ceux qui fuient la guerre, les persécutions, la torture, les dictatures, doivent être accueillis. (2015)
- J'étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui. 
MARIE-FRANCE GARAUD, (née en 1934, ancienne éminence grise de Georges Pompidou)
- Il ment tellement que l'on ne peut même pas croire le contraire de ce qu'il dit. (à propos de Jacques Chirac)
- Je croyais qu'il était du marbre dont on fait les statues, en réalité il est de la faïence dont on fait les bidets. (à propos de Jacques Chirac)
MARTINE AUBRY
- Aujourd'hui la parole est au dialogue.
MARISOL TOURAINE
- Il faut laisser aux femmes le temps de se retourner.
- Il y a quand même des médicaments qui soignent !
MAURICE THOREZ
  • Il faut savoir terminer une grève (1936)
  • Blum tel qu'il est (pamphlet antisémite rédigé par le « réfugié » Thorez à Moscou, mais introuvable et ignoré volontairement par les médias et internet) (cf. Blond, "Léon Blum ou la plainte," Jean Meillonnas, "Après le meeting du Vel d'Hiv': la mobilisation communiste contre M. Blum" JSP, 13 March 1937, 2. See Surkis, "Enemies Within," in French Masculinities, 115. http://quod.lib.umich.edu/w/wsfh/0642292.0037.017/--facist-fantasies-of-perversion-and-abjection-race-gender?rgn=main;view=fulltext°
  • La grève est l'arme des trusts (ministre en 1946)
MICHEL BARNIER
- Que l'on soit pour ou contre la Turquie, on ne pourra pas changer l'endroit où elle se trouve .
MICHEL DEBRE (1912-1996)
- Il faut que la contraception ait ses règles
MICHELLE ALLIOT-MARIE
- C'est en marchant que l'on trouve le mouvement, c'est en s'unissant que l'on trouve l'union. (6/2000)
- La France, c'est la Tour Eiffel et Jacques Chirac.
NADINE MORANO
- Je suis sarkozyste jusqu'au bout des globules
- Le vol de portables à l'arraché est un phénomène récent qui n’existait pas avant les téléphones mobiles (9/2011)- Me faire passer pour quelqu'un qui serait raciste, alors que j'ai des amis qui sont justement Arabes, et dont ma meilleure amie qui est Tchadienne, donc plus noire qu'une Arabe, je trouve ça choquant
NICOLAS SARKOZY
- François Fillon commence à m'emmerder avec ses caprices de jeune fille !
- Il y a quelque chose auquel je suis très attaché, c’est que la France a toujours été du côté des opprimés, toujours du côté des dictateurs.  5/9/2015

- J'ai l'honneur de vous remettre le prix de la Veuve-Clito... (alors qu'il était ministre du Budget du gouvernement Balladur, remettant le prix "Veuve-Clicquot" de la "femme d'affaires de l'année" à la présidente des laboratoires Upsa en octobre 1994)
- J'irai encore plus loin dans l'ouverture.
- Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte !
(2007)
- Je ne suis candidat à rien.
(citation élue meilleure perle politique pour l'année 2005)
- Je ne veux pas qu’aucun Français ne soit condamné à l’inactivité.
(19/3/2007)
-
Je veux mettre au service de l'injustice, plus de moyen (4/2006)
- Si nous ne réussissons pas, nous échouerons
- Une partie des français se dit "il fait une politique pour quelques-uns et pas pour tous." Si les français croient ça (et ils ont raison de le croire), je dois en tirer des conclusions immédiates.
(4/2008)
NOËL MAMÈRE
- Les écologistes ne s'intéressent pas qu'au cul des oiseaux et à la chlorophylle. 
NORA BERRA (secrétaire d'état à la santé)
- Je rappelle, dans le cadre de la vague de froid qui s'abat actuellement les principales mesures à adopter en cas de grand froid, notamment pour les populations vulnérables (sans-abri, nourrissons...)... En cas de grand froid, je recommande aux personnes les plus vulnérables d'éviter de sortir.  (4/2/2012)
PASCAL CLEMENT (Garde des Sceaux)
- Je suis peut-être nul, mais le ministre, c'est moi.
PATRICE DE MAC MAHON (1808-1893)
- La fièvre typhoïde est une maladie terrible. Ou on en meurt, ou on en reste idiot. Et je sais de quoi je parle, je l'ai eue. 
PATRICK DEVEDJIAN
- C'est mieux d'être un président bling-bling qu'un candidat plan-plan.  (à propos de Nicolas Sarkozy, 21/1/08)
  • - Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux sarkozystes, c'est tout dire. (citation élue meilleure perle politique pour l'année 2007 )
  • Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite.
  • Les Allemands "nous ont pris nos juifs, ils nous rendent des arabes. (septembre 2015)
PHILIPPE DE VILLIERS
- Ce n'est pas que j'ai réfléchi, c'est que la réflexion s'est imposée à moi. (1995)
- Quand on va m'entendre et que l'on va me voir, ça va se voir et ça va s'entendre.
PHILIPPE SEGUIN (1943-2010)
- Ce n'est pas parce que les caisses sont vides qu'elles sont inépuisables
PIERRE MAUROY
- La droite et la gauche, ce n'est pas la même chose.
RACHIDA DATI
- Les fonds d’investissement veulent une "rentabilité à 20, 25 %, avec une fellation quasi-nulle...  (26/9/2010)'- C'est un gode des bonnes pratiques...(1/4/ 2011)
- votre carrière de journaliste est pathétique ma pauvre fille (à Elise Lucet, fuyant ses questions pour Cash investigation)
RAYMOND BARRE (1924-2007)
-
Il faut mettre un frein à l'immobilisme (THE BEST!)
- L'avenir ce n'est pas la fuite en avant dans le passé.
- Cet attentat odieux voulait frapper les Israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic (au moment de l'attentat ru Copernic, 1980)
- La meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de travailler. .
- Le manque de cadres justifiait le maintien de Papon dans ses fonctions après la guerre. 
- Moi, je viens toujours au salon de l’agriculture pour voir les vaches, et voir les vaches me regarder.
- Pourquoi voulez-vous que j’esquive la question quand la question ne se pose pas ?
- Quand le moment est venu, l'heure est arrivée. .
ROBERT HUE
- Si Bush et Thatcher avaient eu un enfant ensemble, ils l'auraient appelé Sarkozy. 
ROBERT-ANDRE VIVIEN
1975 : Sous la présidence de Giscard d'Estaing. Débat visant à instituer une taxe ahurissante destiné à tuer le cinéma pornographique. Intervention de ce député de droite, qui trouvait le texte encore trop gentil ! :
- Messieurs il faut durcir votre sexe !
ROMANO PRODI
Les seuls grands travaux que Berlusconi a réalisé ont été son lifting et ses implants capillaires !
ROSELYNE BACHELOT
- 99% du changement climatique est lié à l'inclinaison de la Terre. (Paris Match, 05/09/2002)
- La moitié du nuage d'ozone qui sévit dans la région parisienne est d'importation anglaise et allemande.
- Ségolène Royal n'est pas maladroite, elle est mal à gauche. 
SEGOLENE ROYAL
- C'est moi qui maîtrise la rareté de ma parole politique, pour dire des choses intelligentes quand j'ai besoin de les dire. (2010)
- Il faut redonner de la précarité, c'est un vrai combat. (janvier 2007) - Je m'adresse à vous, à cette génération qui n'est pas encore née
- Les enfants ne mentent jamais.
- Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit. (citation élue meilleure perle politique pour l'année 2006 )- Pourquoi on va en savoir plus sur l'origine de la vie ? Parce que la comète est restée à l'abri du réchauffement climatique…(11/2014, suite à l'accostage de la sonde Philae sur la comète Tchouri)
- Qui va sur la grande muraille conquiert la bravitude. 
- Une capacité de réaction, voilà ce qui a manqué à Airbus !
- Une femme sur trois est assassinée par son mari.
SEKOU TOURE 
  • Avant l'indépendance on était au bord de l'abîme, nous avons fait un pas en avant. (Sekou Touré président-dictateur de la Guinée de 1958 à 1984)
  • SILVIO BERLUSCONI.
    - Bien sûr, leur abri actuel est tout à fait provisoire, mais justement, il faut prendre ça comme un week-end en camping. (en 2009, à propos des sinistrés du séisme de l'Aquila, qui a fait  300 morts).
    - J'ai fait mieux que quiconque dans tous les domaines où je suis intervenu.
    - Je suis le Jésus-Christ de la politique
    - Mussolini n'a tué personne, il a envoyé des gens en vacances sous forme d'exil intérieur. (2003)
    - Seul Napoléon a fait mieux que moi !
SIMONE VEIL
-
Rien de plus ennuyeux qu’une réunion électorale. Un jour je me suis endormie pendant mon propre discours.
THIERRY LEPAON (secrétaire général de la CGT)
- Qu'on ne nous dise pas que le bac va être reporté ou annulé à cause de nous ! Il n'y a que 8% des lycéens qui prennent le train.(Pendant une grève des cheminots, 13/9/2014)
VALERIE BOYER (députée sarkozyste)
- Vous en connaissez, vous des lois qui ne sont pas électoralistes ?  (29/1/2012)
VALERIE PECRESSE
- Ségolène Royal est une femme qui cache une forêt d’hommes, Nicolas Sarkozy, un homme qui cache une forêt de femmes.
VALERY GISCARD D'ESTAING
- A mon âge, l'immortalité est devenue une valeur-refuge. (à propos de son élection à l'Académie Française.)
- C'est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d'autant plus aisément que c'est moi qui l'ai écrit. (au sujet du projet de Constitution Européenne).
- C'est une bonne idée d'avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui ! (au sujet du projet de Constitution Européenne.) - Si le nouveau gouvernement décide de gouverner, alors il doit gouverner.
WINSTON CHURCHILL (1874-1965)
- Christophe Colomb fut le premier socialiste, il ne savait pas où il allait, ignorait où il se trouvait, et tout cela aux frais des autres.
XAVIER BERTRAND
J’ai toujours été pour les excès de rémunération. (2012)
YVETTE ROUDY
- Je suis pour l'égalité des sexes, et en tant que ministre, je prendrai toutes les mesures qui s'imposent.




“Le Discours de la servitude volontaire constitue une remise en cause de la légitimité des gouvernants, que La Boétie appelle “maîtres” ou “tyrans”. Quelle que soit la manière dont un tyran s’est hissé au pouvoir (élections, violence, succession), ce n’est jamais son bon gouvernement qui explique sa domination et le fait que celle-ci perdure. Pour La Boétie, les gouvernants ont plutôt tendance à se distinguer par leur impéritie. Plus que la peur de la sanction, c’est d’abord l’habitude qu’a le peuple de la servitude qui explique que la domination du maître perdure. Ensuite vient l’idéologie (que Marx appellera opium du peuple) et les superstitions. Mais ces deux premiers moyens ne permettent de dominer que les ignorants. Vient le “secret de toute domination” : faire participer les dominés à leur domination. Ainsi, le tyran jette des miettes aux courtisans. Si le peuple est contraint d’obéir, les courtisans ne doivent pas seulement obéir, mais devancer les désirs du tyran. Aussi, ils sont encore moins libres que le peuple lui-même, et choisissent volontairement la servitude. Ainsi s’instaure une pyramide du pouvoir: le tyran en domine cinq, qui en dominent cent, qui eux-mêmes en dominent mille… Cette pyramide s’effondre dès lors que les courtisans cessent de se donner corps et âme au tyran. Alors celui-ci perd tout pouvoir acquis.“ Wikipédia


Pour souhaitables qu’elles demeurent, les révolutions sont rares. Elles supposent à la fois une masse de mécontents prêts à agir ; un Etat dont la légitimité et l’autorité se trouvent contestées par une fraction de ses partisans habituels (en raison de son impéritie économique, ou de son incurie militaire, ou des divisions internes qui le paralysent puis le disloquent) ; enfin, la préexistence d’idées radicales de remise en cause de l’ordre social, extrêmement minoritaires au départ (lire « En 1789, subversifs malgré eux »), mais auxquelles pourront se raccrocher tous ceux dont les anciennes croyances ou loyautés ont été dissoutes (11).
L’historienne américaine Victoria Bonnell a étudié les ouvriers de Moscou et de Saint-Pétersbourg à la veille de la première guerre mondiale. Comme il s’agit du seul cas où ce groupe social fut l’acteur majeur d’une révolution « réussie », sa conclusion mérite d’être rapportée : « Ce qui caractérise la conscience révolutionnaire est la conviction que les griefs ne peuvent être satisfaits que par la transformation des institutions existantes et par l’établissement d’une autre organisation sociale (12). » Autant dire que cette conscience n’apparaît pas spontanément, sans une mobilisation politique et un bouillonnement intellectuel préalables.
Serge Halimi (Eloge des révolutions, Monde diplo, 2009)


Sur la question de l'histoire de l'immigration lire ou relire l'intelligent et le lucide texte de Robin Goodfellow après les attentats de janvier, en date du 26 janvier sur ce blog.

jeudi 10 septembre 2015

L'INTOX HUMANITAIRE SE MOQUE DES REFUGIES (de guerre) ET DES PROLETAIRES (en paix)




La campagne idéologico-humanitaire bat son plein. Le patron des patrons, Gattaz, livre un article dithyrambique sur l'immigration qui est une chance (pour lui), plus elle sera massive plus les profits seront conséquents. Le pape est doublé sur sa gauche et mère Térésa une piètre bonne sœur. Comment ne pas saluer l'initiative du gouvernement finlandais d'augmenter les impôts des plus riches pour couvrir le coût de l'immigration; ce qui n'est pas le cas du gouvernement Hollande qui, face à des prévisions électorales catastrophiques, diminue les impôts des couches moyennes pour faire supporter le coût en question sur les basses classes "racistes" et "sans dents", dénuées de toute valeur républicaine.
Pas de système plus humain que le capitalisme européen, l'allemand en tête, à faire se retourner dans sa tombe les plus grand « accueillant » d'immigrants de la terre, Hitler. Le capitalisme, historiquement, y inclus sous le régime nazi, a toujours eu un besoin intense de main-d'oeuvre « étrangère », soit par l'attirance de meilleurs salaires et d'une plus grande considération pour les prolétaires des colonies en temps de paix, soit par la réquisition forcée des bras nus en temps de guerre. L'immigration profit pour la bourgeoisie mais pas toujours pour la classe ouvrière...

Le travailleur immigré, dans la paix comme dans la guerre, a donc toujours été source de profit à bon compte pour la bourgeoisie, mais les millions de surnuméraires dans le monde de nos jours infirment l'automatisme de l'accueil portes grandes ouvertes ; et on le verra de plus en plus à l'avenir, la bourgeoisie fabrique plus de « gares de triages » qu'elle n'ouvre des prés enchantés ornés de muguet et de ballerines. La sorcière qui se fait appeler Angélique Merkel, sera depuis longtemps rangée au musée des farces et attrapes.
Pour le mouvement ouvrier, le problème de l'immigration est resté aussi complexe que celui de la guerre, et justement parce qu'il est lié à la guerre entre les nations, guerre politique et économique. Le flux de populations migrantes est une constante de l'histoire de l'humanité et il serait étouffant pour toute société de prétendre y mettre fin. L'internationalisme, professé depuis les origines de la classe prolétarienne, a souvent été mis à mal face à la venue en plus ou moins grand nombre de prolétaires de pays différents. Rosa Luxemburg rappelle dans ses écrits sur la France que dans certains cas était exigé par les ouvriers autochtones eux-mêmes un maximum de 10% d'étrangers à l'embauche. Mais internationalisme n'a jamais signifié « ôte-toi de là que je m'y mette » ; internationalisme n'a jamais signifié abnégation chrétienne. On a toujours voulu faire passer les communistes révolutionnaires soit pour des diables bouffeurs d'enfants soit pour des curés ratés ; la dernière hypothèse est désormais à la mode.

Est-il étonnant que les papes soient nommés en fonction des époques troublées : pourquoi un pape polonais à l'époque de la plus grande grève de masse (de Gdansk)que l'Europe ait connu en Europe au début des années 1980 ? Pourquoi ce nouveau pape des pauvres et des migrants, François le bienvenu chez Médiapart :
« Récemment, le pape François s’est exclamé que les communistes étaient des chrétiens qui s’ignorent et qu’ils avaient “dérobé” aux chrétiens le message des Évangiles. Amen ! Voici un pape gramscien qui comprend parfaitement le cheminement des croyances et des représentations populaires, et leur importance dans la vie du peuple. Bref, si les matérialistes sont des chrétiens qui s’ignorent (ou pas), ce pape a dû recevoir quelques rudiments d’éducation marxiste. En effet, de Marx à Gramsci, on ne trouve nulle condamnation des croyants. Les marxistes savent que la foi religieuse en milieu populaire est souvent l’arme de défense des opprimés.
À l’occasion de la Rencontre mondiale des mouvements populaires au Vatican, le pape a déclaré : “Certains, quand je demande pour les pauvres de la terre, un toit et un travail, disent que le pape est communiste ! Ils ne comprennent pas que la solidarité avec les pauvres est la base même des Évangiles”. Avant d’être camarades, aurait pu ajouter le pape François, nous sommes des frères et des soeurs. Dans la Toscane communiste, on a d’ailleurs coutume d’appeler une personne juste et honnête, “un buon cristiano”. (article de Philippe Marlière)

Un défroqué du stalinisme Pierre Juquin – bien longtemps après son maître Thorez qui tendit la main aux électeurs cathos – déclarait au début des années 90 - que l'Eglise ayant atteint un but majeur avec la chute du système communiste est-oriental, allait progressivement remettre en question le capitalisme ? Les pères de nos réformistes radicaux gauchistes – devenus prosélytes évangéliques d'un capitalisme (teuton) qui serait « une chance » pour le prolétariat aliéné nationalement et au chômage assisté – nous avaient déjà fait le coup du grand soir vespéral (excusez du pléonasme, mais l'idéologie anar du grand soir a toujours été typiquement chrétienne) avec les curés rouges d'Amérique latine, farceurs à moitié guévaristes.

Non la théorie communiste, marxiste, n'est pas chrétienne ni guidée par la charité bourgeoise et le profit capitaliste. La solidarité de classe ouvrière est cependant mise à mal lors des périodes d'exodes de guerre où le chacun pour soi – jusqu'au déchirement et aux violences entre migrants eux-mêmes – atteint un niveau dramatique. Vivons-nous à l'époque du jeune capitalisme où les migrants par leur nombre, leur variété, leur croyance en le progrès, allaient contribuer incontestablement à la révolution industrielle, ou dans un monde décadent où une bourgeoisie nordique promet aux « gens du sud » monts et merveilles, alors que ce sera du sang et des larmes pour tous ceux qui seront intégrés/prolétarisés et toujours la fuite et la peur pour ceux qui, à la loterie des portails préfectoraux, seront rejetés et poussés vers n'importe quel gang armé comme Daesch. Pour survivre merde ! Même le temps d'un échange de tir de kalachnikov !

UNE BOURGEOISIE PLUS INTERNATIONALISTE QUE LES INTERNATIONALISTES COMMUNISTES ?

La campagne cosmopolite bourgeoise et éventuellement humanitaire caracole en tête des sondages, mais commence déjà à faiblir, on verra bientôt pourquoi. Je le répète, autant juste avant la fin du mois d'août les migrants de guerre n'étaient tout au plus que des clandestins voire phénomène dérisoire, appendice du rapport aux choses du monde, comme la conférence sur le climat ou l'embonpoint des stars vieillissantes, autant les bougres sont devenus matière à bondieuserie universelle, sorte de « devoir humanitaire » selon toute la presse aux ordres et leurs saltimbanques artistes, « une chance » pour le NPA et tant d'autres suivistes des campagnes médiatiques « morales » si chaleureuses et accueillantes avec les « war people ». Les pères politiques des Besancenot et Edwy Plenel (prions le seigneur pour l'oubli sans la repentance mes bien chers « frères de classe » !)soutenaient les dictatures staliniennes et maoïstes qui firent fuir des réfugiés aux yeux bridés par la « guerre de classe » maoïste, et qui ne furent pas hébergés par l'Evangile ni le marxisme mais par les représentants du « grand Kapital », les mécréants Giscard, Sartre et Aron!

Tout se passe comme si la bourgeoisie, avec son cosmopolitisme caritatif, était plus internationaliste que des internationalistes ringardisés par un souci de ne pas se laisser piéger par ce faux humanitarisme, attendant la bénédiction d'un prolétariat en haillons. Or, cette prétention au bien universel n'est pas nouvelle dans la stratégie de domination des masses par l'Etat bourgeois. C'est le combat pour la nation socialiste française (socialiste en avant toute pour la patrie!) – la France en détenant la marque de fabrique - qui justifie la mobilisation pour la guerre en 1914. C'est le combat pour la démocratie qui est la « valeur » inculquée pour justifier l'envoi au nouveau casse-pipe en 1940. C'est la constitution de l'idéologie européenne qui est la valeur inculquée à la Libération pour faire pièce au communisme même déformé par le stalinisme ; l'idée européenne est particulièrement perverse parce qu'elle prétend abolir les frontières et organiser la société sur un mode fédéraliste capitaliste où tous les chats sont gris mais les profits préservés partout. L'Europe ne resta qu'une nouvelle aire géographique gérée comme une nation spongieuse et sous contrôle de la bourgeoisie américaine, qui s'en sert toujours sans vergogne comme d'une éponge, à tous points de vue.

Au début de l'actuelle campagne humanitaire il n'est jamais question d'exode ni même d'exode massif (je crois même être le premier à avoir utilisé ce terme qui précise plus l'ampleur de la catastrophe que les chants d'amour venus de la bobosphère teutonne) ni jamais de la cause première de la guerre là-bas (cf. mon article : Afflux de migrants...). C'est seulement deux semaines après leur revirement à la suite des orientations (affolées) de leurs patrons obscurs d'Etat que les médias semblent reconnaître la vérité qui conditionne tout le gigantesque ramdam charitable pour couvrir la forfaiture idéologique : « la majorité des personnes entrées illégalement (sic) en Europe proviennent de pays en guerre ou sous régime totalitaire », et de nous détailler la liste des pays en guerre, sans préciser la présence des professionnels et des commerciaux des armées française, allemande, anglaise, américaine, russe, et on en passe. C'est le plus hypocrite de tous les supports de l'Etat moralisateur - Le Monde - qui nous sert cette soupe rétroactivement, et cela renifle le « on n'y peut rien », « on n'y est pour rien », « méprisons toute concupiscence, plions-nous à la repentance » !

Le plus marquant est la confirmation d'une domination implacable des médias et partis politiques obligeant à se prosterner devant le « prêt à penser » de la misère du monde. Aucun réel débat n'est affiché dans la presse et aux écrans, sauf à diaboliser, insulter et surtout relier toute dissidence aux « fachos » du FN. Les seules vérités qui apparaissent, amenuisées et méprisées, traînent dans les commentaires agacés des anonymes, au milieu des monceaux d'insultes habituelles. L'entre-soi humanitaire et condescendant du journaliste gauchiste tiers-mondiste et du religieux internationaliste s'affiche en parfaite symbiose sur le trône des médias.
La mobilisation pour « accueillir » interdit toute réflexion sur le fond (pourquoi la guerre et comment l'arrêter?), en dénonçant « l'égoïsme des français qui font honte à l'Europe), voire en comparant sans se gêner avec l'accueil de la population espagnole fuyant Franco, sans nuancer que les « secouristes rouges » étaient cette même gauche stalinienne en France dont les complices avaient passé leur temps intra-muros à flinguer leurs opposants politiques révolutionnaires à Barcelone et ailleurs ; le PCF se vanta d'avoir développé l'adoption des orphelins anarchistes de la « guerre civile », qui fût pourtant déjà une guerre impérialiste locale, où fascistes et stalinistes se partageaient les faveurs et les horreurs de la démocratie bourgeoise.

Aucun média, ni les faux-culs Médiapart et Rue 89, ni Libé-Rotschild, ne rappelle l'exode des pieds noirs (car ils furent autrement mieux « accueillis » que les « bougnoules ») ; tous ces ex-activistes gauchistes tiers-mondistes passent aussi très vite sur les boat-people... qui n'étaient que deux millions de petits bourgeois qui avaient mérité leur sort pour ne pas s'être soumis aux grands dirigeants « révolutionnaires » du Cambodge et du Vietnam ! Heureusement, comme on l'a vu plus haut, le nouveau pape François pardonne tout et remplace le Che et Ha Ha Ha... Ho Chi Minh !

UNE CAMPAGNE DE DEPOLITISATION

Cette considérable pression de la charité gouvernementale, qui surfe sur les moutonnières démonstrations aussi vespérales commémorant l'assassinat de l'équipe de Charlie Hebdo et le « vivre ensemble » toutes religions galvanisées, permet d'esquiver le problème de la guerre et surtout d'éradiquer toute opposition aux guerres opaques des impérialismes modernes. Si cette question de la guerre n'est pas prise en compte par un mouvement révolutionnaire conscient, et dynamique au sein de la classe ouvrière, il est vain de penser que la « colère insurrectionnaliste » pourrait se déclencher à partir des grèves salariales immédiates, comme l'imaginent deux généraux en retraite du maximalisme des eighties. Manifester comme cela eût lieu contre la guerre du Vietnam – manifs elles-mêmes déjà ambiguës car en partie sponsorisées par l'impérialisme russe – apparaît bien difficile aujourd'hui. Manifester contre quelle guerre ? Quand la bourgeoisie est capable de nous chaparder (bien que de façon ecclésiale) la notion d'internationalisme, pourquoi se gênerait-elle en inventant la guerre du bien ? Le mal c'est Daesch, mal absolu qui égorge des humains et met au chômage les gardiens de musée. Si vous dénoncez par exemple l'armée du général Hollande, vous êtes donc complices de Daesch ?

Dans cette grande croisade de charité, très temporaire en réalité, il n'y a plus personne pour faire le boulot politique de dénonciation de la canaille ecclésiastique bourgeoise. Pourtant les arrangements du noble bourgeois Juncker et de Angélique Merkel apparaissent bien complices des « passeurs », sans oublier la charité bien ordonnée de la puissante Amériiique qui veut bien recevoir à peine 1500 moyen-orientaux par an et éventuellement 5000 en 2016 en espérant que la source (militaire) se sera tarie. Les 800.000 accueils envisagés, mais pas souhaités par la bourgeoisie allemande, sont un beau tape à l'oeil...

CHARITE COMMENCE PAR SOI-MEME

Il n'a échappé à personne la situation démographique gériatrique de l'Allemagne. L'Allemagne a clairement besoin d'un apport important de population jeune et prompte à consommer, mais étalé dans le temps ce qui ne sera pas forcément planifiable. Ces 800.000 migrants sont donc une bénédiction pour l'économie allemande. D'autant que 46 % des employeurs allemands ont des difficultés à recruter, comme le constate La Tribune. Mais ce que tous ces divers journaleux oublient de mentionner est que la probe Angélique d'Outre-Rhin avait cautionné il y a plusieurs mois des campagnes de recrutement à l'Est avec un œil du côté des pays du sud (européen comme l'Espagne et le Portugal) pour une préférence aux « réfugié » blancs et baptisés. Bien que électoralement la venue massive de possibles recrues de Daesch ne soit pas souhaitée, la réponse « bras ouverts » et « nez bouché » de la bourgeoisie allemande aux mal-venus du grand sud a permis de mieux masquer l'affolement de toutes les cliques au pouvoir en Europe.

Dans le plan d'un dimanche soir arrosé, le gouvernement fédéral teuton a donc décidé de faciliter l'accès des migrants au marché du travail. Le délai au-delà duquel ils pourront faire de l'intérim a été avancé de quatre à trois mois. Les équipes des agences pour l'emploi seront renforcés pour proposer des emplois ou des formations aux migrants.
Nouvelle ouverture dans l'affolement des frontières allemandes, avec un gouvernement si arrogant face à « l'égoïsme français », si vite relativisé par la volonté de son homologue gaulois pour le « soulager » de quelques centaines de migrants, alors que l'angélique recruteuse du patronat allemand se faisait fort d'en accueillir 800.000 sans l'aide d'aucun de ces petits Etats vassaux et égoïstes. D'autant que comme le dit, l'hebdo du patronat français, l'Obs la France est nettement moins accueillante, malgré que des sous-fifres de l'OFPRA tentent de "détourner" vers cette goujate une portion déjà excédentaire en Germanie.
Gouvernement gauche charitable (oubliera-t-on la gauche caviar?) qui affiche, par excès de zèle, une claire volonté de saupoudrer partout l'islam dans les villages, et surtout de ne pas privilégier les « chrétiens syriens » dont on nous assurait encore le mois dernier qu'ils étaient les principales victimes en pays d'islam. Preuve de plus de l'encouragement au prosélytisme islamique, l'enseignant qui dénonçait les dérives du lycée musulman Averroès à Lille, a été... condamné. Du fait que le gouvernement Hollande est l'allié des cliques islamistes en Syrie, il se sent obligé de défendre cette "bonne foi" quand Daesch, par un étrange revirement (avant ils encourageaient les migrations) met en garde les "croyants" contre le risque de contamination en pays laïque!

Dans la réalité, absente de l'utopisme humanitaire des gauchistes suivistes, la majorité des migrants non seulement restera mal accueillie partout, à la rue souvent, mais en plus ces travailleurs tant désirés par les patrons "humanitaires" ne pourront pas immédiatement combler les manques de main d'œuvre qui existent aujourd'hui et qui concernent majoritairement de la main d'œuvre qualifiée, où malgré le bla-bla médiatique la majorité des prolétaires en situation de réfugiés n'ont pas plus les compétences recherchées que les autochtones. NB: les aides financières ne sont pas terribles mais les même en Allemagne (346 euros) qu'en France (343 euros) quand l'arrogante Suède est minable (224 euros).

Angélique Merkel n'a pas tout le feu vert, son alliée la CSU bavarois lui a demandé de « faire cesser le flux » des réfugiés, avec établissement de quotas et listes des pays sûrs. Ainsi, le statut de « pays sûr » a été accordé à la Macédoine, l'Albanie et le Kosovo, permettant de refuser toutes les demandes d'asile des ressortissants de ces pays et d'expulser tous ceux qui l'ont obtenu jusqu'à présent. Pour la CSU, il y a en effet le risque que des migrants économiques des Balkans ne viennent se mêler au flux des réfugiés moyen-orientaux.
De plus, les réfugiés – qui veulent être reçu comme des papes (l'ambiguë Radio-France ne cesse de passer des interviews comme celui de ce père de 9 enfants (!?) protestant du mauvais accueil et menaçant de retourner chez lui - n'auront pas, comme jusqu'à présent, droit à de l'argent liquide, mais à des aides en nature. Là aussi, c'est une réponse aux critiques de la CSU. Enfin, la durée de suspension des mesures d'expulsion en cas de rejet des demandes d'asile a été raccourcie de six à trois mois. Angélique Merkel tente de maintenir la colère de la CSU qui, elle, est attisée par le fait que la Bavière est en première ligne. Les scènes d'accueil à Munich ne traduisent sans doute pas entièrement le sentiment de toute la Bavière, haut lieu conservateur du pays ; on n'entend parler non plus de sondages Outre Rhin. On constate seulement que si la bourgeoisie française règne par le double langage, en laissant bien voir concurrence et arrogance de certains migrants, tout en priant le bon dieu pour que chaque manant en accueille un dans sa chaumière, la bourgeoisie allemande est très pragmatique, et les sourires de réfugiés syriens chantant « Thank you Germany », « Merkel please help me » et autres « Mama Alemania » , vont bientôt virer aux larmes.
Angélique Merkel, qui avait prévenu que l'ouverture des frontières était « une mesure temporaire », doit donc trouver rapidement une solution européenne à la crise. C'est pourquoi elle a plaidé tout au long de la semaine dernière pour « une répartition européenne » des migrants. Laissons La Tribune résumer parfaitement l'hypocrisie immigrationniste humanitaire : «  En réalité, il n'est pas certain que la chancelière puisse, une fois l'enthousiasme des premiers jours retombé et les critiques de sa droite relancées, maintenir sa politique actuelle d'ouverture. Il lui faut donc rapidement utiliser sa position de force acquise ces derniers jours pour imposer des « quotas » à l'ensemble des pays membres de l'UE. Paradoxalement, les principaux obstacles à cette politique devraient être les pays d'Europe centrale, traditionnellement les principaux alliés de Berlin, comme on l'a vu encore dernièrement dans la crise grecque ».



UNE DESINTEGRATION DE LA SOCIETE FRANCAISE



L'utilisation de ce terme par le candidat Sarkozy, l'affreux Paul Bismuth qui est régulièrement blanchi dans tous ses procès, est intéressant. Je ne sais pas quel est le conseiller qui le lui a glissé, mais il parle plus que la sempiternelle « identité ». Bien sûr il a encore tout le culot du PN qu'il est. Il se permet de parler de « réfugiés de guerre » alors qu'il est un des responsables du chaos en Libye, comme est responsable de l'alimentation de la guerre son successeur. Aucune des propositions du blaireau de la droite caviar n'est évidemment tenable. Des camps de l'autre côté de la Méditerranée, là où il y a la guerre ! C'est se ficher des prolétaires et des migrants. Remettre en cause Schengen ? mais ce serait confronter la bourgeoisie allemande dominatrice dont il a été l'obligé comme Hollande.



Comme je l'ai rappelé, il y a un double, voire un triple langage des dominants. Ils peuvent aussi, partiellement, parfois dire des choses justes. Mais chez les dominants il y a toujours un gouffre entre le discours et la réalité, ce qui est criant avec l'impressionnante panoplie des promesses charitables étalées à propos des migrants réfugiés ou pas. Quand certains cadors politiciens reprochent au peuple et au prolétariat, d'autres partagent en sous-main un opinion moins chic, ou est chargé de jeter du lest face au grand mensonge déconcertant ; ainsi Fabius qui a osé déclarer qu'il fallait mettre un frein pour éviter la victoire complète de Daesch et protéger les spécificités nationales, de quoi faire rougir d'indignation madame 2%, verte de rage et rouge de confusion.
A droite, des Dupont-Aignan ou Philippot, d'un parti qui n'est pas fasciste peuvent dire des vérités gênantes pour la doxa de la gauche morale au pouvoir, tout en restant gauche bourgeoise et eux variable d'ajustement de la conservation sociale. La crucifixion régulière de Marine Le Pen frise aussi souvent le ridicule – mais c'est une stratégie visant à lui refiler les électeurs les plus pauvres. Il y a bien risque d'invasion quand les exodes de guerre aboutissent déjà dans l'ïle de Lesbos en Grèce où on compte 30.000 habitants pour 20.000 demandeurs d'asile, même de passage. La bêtise des journalistes aux ordres leur fait énoncer que toute chose dite par Mme Le Pen est le produit de « détestables obsessions » ; elle est tuée avant d'avoir ouvert la bouche et méprisée dans son statut de femme puisqu'ils l'a nomment tous Le Pen. Lorsqu'elle dit que les demandeurs d'asile sont à 90% des hommes, elle exagère pour l'heure. C'était pourtant bien le cas avant. Désormais c'est un nouveau « regroupement familial » qui s'avance, des familles entières qui ne veulent aucunement se réfugier mais « s'installer », et comme on peut les comprendre ! La remarque de Mme Le Pen, on ne l'a pas attendue, même si les médias nous rabâchent qu'elle pense pour nous ou nous influence. En réalité, lorsqu'il y a exode d'hommes en majorité, il va toujours se poser des problèmes d'intégration à la société accueillante. Qui dit majorité d'hommes migrants dit problème avec les femmes, déjà qu'il n'y en a pas assez pour nous...
Nos grands journalistes qui nous ont raconté le risque de guerre mondiale venant des pays asiatiques où une politique délirante des naissances a réduit considérablement les naissances féminines, n'hésitaient pas à souligner ce problème évident et dramatique pour le fonctionnement d'une société ; en temps de guerre les japonais ont d'ailleurs été les champions pour l'organisation de grands camps de prostituées coréennes et les libérateurs US ont fait prospérer de grands bordels en Normandie... Le sexe serait-il facteur de guerre comme l'argent ou le pétrole ?
Ponctuellement la fille prodigue Le Pen n'a pas toujours tout faux, elle n'est pas non plus une criminelle, là où elle a plus tort que les autres c'est de plaider pour une ringarde solution nationale ; mais qui peut vraiment lui reprocher de tenir à peu près le même discours que Marchais avec l'intonation d'Arlette ? Là où elle garde un espace – que le pouvoir préfère lui réserver – c'est pour dire de petites vérités, insuffisantes à énoncer le fond du problème, mais malheureusement pas étayées ou dépouillées par un véritable parti internationaliste démasquant les bidouillages de l'ensemble de cette classe politique bourgeoise, avec ses faux extrêmes : les radicaux réformistes roses et un FN de clocher et de cloches.
Aucune fraction dominante n'est crédible dans ses discours de promesse ni ne peut offrir une solution à cette hémorragie d'êtres humains, qui ne pourrait être jugulée que si on mettait fin au capitalisme le plus rapidement possible, et par conséquent aux guerres.
Dans la désintégration, outre cette concurrence salariale et sexuelle, apparaît un autre aspect déliquescent, la religion, une religion qui se fait voir, une religion qui remplace de stalinisme dans l'imaginaire de la révolte des plus pauvres ; et pas n'importe laquelle : une religion qui appelle au meurtre tout mécréant. Moi laïc je me sens bien mieux en terre chrétienne que si je devais me plier aux coutumes en terre musulmane. Ce n'est plus une décomposition du paysage mais bien une désintégration d'un univers où tout respirait la liberté de s'habiller en pantalon ou chemisiers légers, hommes comme femmes, et où l'hiver vestimentaire vient assombrir rues et plages. Les femmes réfugiées arrivent de plus en plus nombreuses et voilées. Cela n'est pas anodin. Bien sûr qu'il faut soutenir autant une femme voilée que non voilée si elles sont victimes d'agression, mais la « soumission volontaire » des plus aliénées subsistera après le voyage de tous les dangers venant grossir la mode du port du voile qui signifie soumission de la femme et référence à une religion policière et dictatoriale. La tolérance des gouvernants à l'égard de cette croyance envahissante est du même ordre que celles des communistes staliniens qui ont crurent bon de s'allier avec les nazis, favorisant ainsi leur accession ultérieure au pouvoir d'Etat. Je n'ai pas réussi à lire la parabole de Houellebecq jusqu'au bout. Les musulmans ne sont pas des fascistes mais ils sont les chevaliers d'un retour en arrière de 1000 ans, qui peut convenir à la pérennité de la poursuite du profit dans un ordre moral plus proche du régime victorien que du nazisme, et cet ordre là ne peut pas non plus en finir avec l'exploitation et les guerres.
Personne en France n'en veut aux migrants. Nos parents ont connu la débâcle et la déportation. Les parents de nos potes prolétaires d'une deuxième génération francisée ont connu le colonialisme. Tout le monde souhaite la meilleure intégration... progressivement, mais la guerre capitaliste, la crise financière et le chômage massif provoquent et provoqueront encore et encore des tsunamis de populations, là est la problème de la gouvernance bourgeoise qui ne pourra pas toujours endiguer la misère qu'elle engendre dans le monde entier. De plus, pour l'instant ce sont des migrants blancs, quoique majoritairement musulmans, mais blancs, quelles seront les réactions lorsque les réfugiés seront de plus en plus noirs ?
Nos moralistes de chaire, qui vivent dans l'entre-soi de l'élite entre tarmacs et lambris se fichent de saupoudrer partout dans les villes et villages des femmes voilées et des familles nombreuses qui seront peu à peu catalysées en ghettos, mais c'est le premier pas vers la désintégration, et cela personne n'en met en avant les conséquences – un éclatement de toute intégration ouvrière et sociale - pas même le démagogue Sarkozy. Ce  dernier, avec le culot qu'on lui connaît (il reste coresponsable de la "fuite" massive des réfugiés) a bien contrarié ses compétiteurs au pouvoir en utilisant l'expression "réfugiés de guerre"; ce qui a entraîné les cuistres de la gauche caviar à se démasquer: "faux, on ne fait pas de différence entre les réfugiés"! Et le servile torchon Libération de livrer son intox: "Ce statut de «réfugié de guerre» a été incorporé dans une directive européenne de 2005, que tous les Etats membres ont dû transposer. Avec ses propositions qui existent déjà, Nicolas Sarkozy a dix ans de retard sur ce dossier. Voire plus : l’Union européenne s’est en effet dotée, en 2001, d’une autre directive qui prévoit, en cas d’afflux massif d’exilés, d’accorder une protection temporaire d’une à trois années, avec retour dans le pays d’origine si la situation s’y améliore. La Commission européenne n’a pas jugé nécessaire d’activer ce mécanisme ces derniers mois".
Mais "incorporé" ou pas on assiste en premier lieu à un afflux massif de réfugiés "de guerre", dans laquelle est impliqué l'actuel gouvernement français. Le tour de passe-passe de la gauche bourgeoise ne passe pas non plus: c'est de l'embrouille pour cacher: 1. que les réfugiés veulent rester que la guerre cesse ou pas et être acceptés comme migrants économiques, 2. que le gouvernement, simple exécutant des financiers, fait ce qu'il veut avec les directives européennes, même s'asseoir dessus ou, se cacher derrière pourvu que l'on oublie la notion de "réfugiés de guerre". Amendée ou pas, l'expression "réfugiés de guerre" suppose un hébergement temporaire et un retour au pays si toutefois la paix est  revenue; comme not' gouvernement n'est pas prêt de faire cesser la guerre, il fait répondre bruyamment à Sarkozy qu'on n'a pas obligé au retour des républicains espagnols chez Franco. Certes mais on les a embrigadés dans la guerre mondiale! Ensuite, même contestables dans leur combat pour une démocratie bourgeoise sans dictature militaire, républicains et anarchistes combattaient sur le plan social et politique, et n'ont pas emporté-importé dans leurs misérables besaces une idéologie creuse du Moyen âge ni des foulards à chaque coin des rues. La confusion des genres entre réfugiés et migrants sert à masquer la culpabilité de la classe bourgeoise, toutes fractions politiques confondues. Un réfugié a été migrant et un migrant veut devenir réfugié accepté, c'est tout.

Face  à la migration massive qui n'est pas "normale", contrairement aux lamentations accommodantes de l'invraisemblable pression médiatico-gouvernementale, les contradictions de la bourgeoisie s'aggravent dans un marais idéologique qui pue le cynisme pervers et fait pitié.











mardi 8 septembre 2015

UN MICRO MILIEU MARXISTE IMMIGRATIONNISTE doublé par le charity business de la bourgeoisie


 Mes bien chers frères de classe...

Où l’on s’ aperçoit que, après un long mutisme sur la troublante question des migrants/réfugiés - sans doute on attendait que ça se «décante» - un petit bout de la «gauche communiste» - la vraie, l’historique, celle de deux généraux en retraite d’un tandem qui porte le nom d’un consortium bancaire (GIGC) abhorré par la Chambre du Commerce et de l’Industrie (CCI) lequel ne se prononce toujours pas sur les affres de l’exode des migrants des guerres impérialistes - ce petit bout de papier accouche de la pire position suiviste gauchiste: «Ce sont nos frères de classe que le capitalisme assassine» (prise de position tardive anti-datée au 5 septembre). Cette tardive ou absence de prise de position est grave à mon sens, très grave de la part de «noyaux» (comme Pépin le Bref...) qui s’imaginent incarner l’ossature (beuark) du futur parti. Grave parce que, même avec une audience infime dans l’océan des médias aux ordres, une prise de position prolétarienne gêne toujours les faux-culs, les confusionnistes, les radicaux de façade, les divers Philippot ou Dupont-Aignan, qui expriment une part de vérité, mais vérolée dans un cadre bourgeois, emportant la mise et pouvant laisser croire être la seule alternative au concert des partis corrompus et collabos.

Comme les gauchistes, notre banque maximaliste, ces deux derniers résidus d’un CCI purement indifférentiste, économiste et néo-syndicaliste, ne savaient pas trop quoi dénoncer entre cet ange de Merkel papesse de la gentillesse humanitaire (qui l’eût cru?) et le franc No more migration du FN. Quoi objecter à une bourgeoisie soudain vent debout, porte ouverte pour de braves réfugiés martyrs enfin reconnus, la veille encore traités de vulgaires clandestins, battus par la police à Calais comme à Vintimille, à Lesbos comme à Melila?
Cette longue hésitation est comparable à celle, électoraliste, des partis bourgeois, et leur compassion sur le même plan que les dits partis de la conservation sociale capitaliste. Dans cette confusion généralisée, voire cette couardise politique face aux conséquences du capitalisme en décadence - impéritie qui ne peut même pas invoquer une armée de réserve productive - il est triste de voir que deux ou trois politiques officiels, membres de partis bourgeois, vont plus à l’essentiel que nos révolutionnaires de blog. Un Dupont-Saint-Aignan qui dit avec finesse qu’il y a des associations charitables, qui font leur métier, mais d’un autre côté il y a les politiques dont l’action devrait consister à régler la guerre en Syrie. Il n’est pas de notre bord, mais c’est bien et mieux dit. Et une femme, si belle et intelligente qu’elle devrait être la prochaine présidente de la République: Rama Yade: «Une fois que les réfugiés sont en Fance, qu’est-ce qu’on va faire? (...) C’est le patronat allemand qui a appelé à les accueillir dans ce pays vieillissant» (...) «La guerre c’est facile à faire, le problème c’est d’en sortir"...

Des politiques de partis officiels qui ne se réclament nullement du prolétariat, plus fins analystes que nos pleureuses «marxistes immigrationnistes», vous vous rendez compte! On aura tout vu en ce début de XXIème siècle! La bourgeoisie qui nous joue du violon humanitaire est prête à se vendre au diable, fusse-t-il islamiste et architecte de mosquées, pour préserver ses profits, quand le pognon est détenu par une poignée des très bigots fidèles des pétromonarchies arabes. Vous voyez l’osmose? Des résidus asséchés de la «gauche communiste», qui nous jouent du violon humanitaire, version marxiste, sont incapables de se démarquer de cet humanisme bourgeois au nom d’une vision dépassée de la fameuse «armée de réserve». Ils plongent tête première dans la focalisation sur la mort du petit Aylan, gimmick de toute la presse mondiale, quand la veille des milliers de photos d’enfants morts transitaient tranquillement depuis des mois sur le web. Ils sont baisés avant d’avoir écrit la moindre ligne contre le blason redoré des secouristes étatiques car la veulerie populaire suit sans moufter. Notre couple indigné de «guerre ou révolution» consent à noter que les démocraties capitalistes «veulent des prolétaires particulièrement soumis» et «cherche à détourner la colère croissante contre la misère, les répressions et les guerres», «qui occasionnent la fuite de millions d’êtres humains, c’est à dire contre le capitalisme».

Arrêtons-nous un instant sur cet étrange intermède de la rhétorique marxisante invalide de la banque maximaliste GIGC (à ne pas confondre avec le CA, crédit anarchiste): «c’est à dire contre le capitalisme». Les gens qui fuient les guerres depuis le XXème siècle ne sont pas spécialement contre le capitalisme, sinon cela se saurait et on aurait mis fin au capitalisme depuis belle sucette. Où a-t-on vu les populations fuyant en 1945 la guerre mondiale, fuir le capitalisme? Au contraire, lors des grandes guerres, il n’y a pas plus conservatrices pour une retour à la paix... sociale que les populations victimes des guerres, pour ne pas retomber dans une autre guerre, pénible aussi et pas gagnée d’avance que des tas de petits bourgeois soixantehuitards ont exalté comme «guerre civile révolutionnaire" et comme révolutionnaire à condition de ne pas y prendre pour leur gueule des balles perdues.

On retrouve là chez nos banquiers maximalistes le raisonnement démocratoc de la maison mère du couple hétéro affadi (CCI) au moment du grand déménagement des bobos «indignés» ou de la protestation liophylisée des «masses bigarrées» après l’attentat contre Charlie Hebdo. Les danses humanitaires de la bourgeoisie émoustillée seraient un lieu de drague pour les professionnels d’un squelette de parti imaginé géré par des retraités d’une classe ouvrière imaginaire, condensation d’immigrés automatiquement prolétarisables car hostiles de naissance au capitalisme rénové.

La dénonciation des campagnes de solidarité et des manifs collabos des particules de gauche et gôchistes est facile et inutile quand l’alternative proposée n’est que du CCI réchauffé années 1980, autant dire une vieillerie activiste et néo-syndicaliste. En un raccourci digne de Claire Chazal, qui disparaît heureusement des écrans du vingt heures, on oppose au «petit cadavre d’Aylan»: «l’avènement du communisme»! Pas brillants le raccourci de nos cocos de papier! Il y a plein de cadavres d’enfants accidentés de la route, et la mort d’un enfant n’est pas le symbole en soi de la barbarie capitaliste, il y en a tant d’autres hélas oubliés. Donc propagande simpliste, nullarde; Lénine, pas encore liquéfié au sommet de l’Etat «prolétarien», se moquait des discours larmoyants des politiciens qui arguaient à tout bout de champ de cette ineptie d'estrade «l’avenir de nos enfants», quels enfants?

Le pire suit mais n’est pas renversant de la part d’une poignée de vieux hussards solitaires qui se sont trompés à peu près sur tout depuis 20 ans, comme dite «fraction du CCI», bramant en permanence qu’on assiste au «réveil de la classe ouvrière», même quand on n’entend plus que des ronflements. Avec un langage radotant les conceptions conseillistes usinistes du CCI des années 1980 - développer les luttes dans les usines et dans la rue... faire reculer momentanément les attaques économiques contre l’ensemble de la classe ouvrière «y compris les nouveaux arrivants» (sic) - il n’est jamais question de parti. Pas une seule fois le mot parti, comme si tout devait partir de la prison de l’entreprise, cette unité carcérale où la conscience de l’ouvrier et de l’employé est limitée à sa caisse à outils et à son clavier! Jamais le mouvement ouvrier ne s’est basé en soi sur la «conscience d’usine", sur la filandreuse «grève générale", combien de manifestations politiques autrement importantes dans la rue, dans les institutions politiques, littéraires, médiatiques pour des combats qui ne se limitent pas à la seule lutte salariale?

Pire que le pire est cet espèce de populisme toute catégorie qui n’a plus rien à voir avec la classe ouvrière réduite à une lutte «en solidarité avec les migrants»: «Tous ensemble! (excellent mot d’ordre syndicaleu-neu-neu) Quelle que soit la nationalité, l’origine, le statut légal, illégal, exilés, réfugiés, emplois stables, précaires, chômeurs, sans papier, hommes, femmes...». A mon avis c’est des racistes et des homophobes, ils ont oublié les noirs, les arabes, les homos et les transgenres!
En gros, c’est du même niveau que les modernistes et autres communisateurs dont je me suis bien moqué dans un de mes livres: la terre entière, «les gens» vont bientôt faire la révolution contre le capitalisme et nous offrir ces lendemains chantant mieux qu’une émission de variétés.

Le, j’ai oublié leur sigle bancaire ridicule, signifie finalement la mort de ce prétendu petit milieu révolutionnaire. Des has been, des incapables, des vieux machins dépassés par l’histoire. Mais je ne serai pas leur croque-mort, les zombies ont le droit de faire semblant d’exister, ils ne dérangent en rien l’ordre du monde comme toutes les micro-sectes hors de la réalité. Je ne doute pas de la sincérité ni des limites politiques et intellectuelles du ...groupe intellectuel de la gauche communiste, mais je trouve dommage qu’ils ne se souviennent pas de ce qu’on leur avait appris dans la réflexion sur la période de transition du capitalisme au communisme, c’est à dire que le capitalisme nous lègue des tas d’anomalies et que, en attendant nous n’avons pas à nous joindre aux pleureuses du «réformisme radical» du gauchisme rangé des voitures incendiées, ni servir de caution au recrutement d’immigrés soumis au patronat.

MARX PAS COMPLETEMENT INUTILE POUR COMPRENDRE LA PHASE DECADENTE DU CAPITALISME

Le concept d’ «armée de réserve des travailleurs» développé dans le chapitre 25 du Capital de Marx, a pris un coup de vieux à notre époque, donnant plus raison à Malthus qu’à Marx, ce qui ne signifie pas que Malthus ait eu raison sur le fond. Marx a vécu à l’époque du capitalisme jeune, il n’a pas pu analyser l’état du capitalisme gériatrique.
Marx à son époque, limité à sa courte vie humaine, se corrige pourtant 20 ans plus tard: «L’accumulation capitaliste elle-même... produit constamment, et à raison directe de sa propre énergie et de son expansion, une population relativement redondante des travailleurs, c’est à dire une population plus grande que celle des besoins moyens nécessaires à la valorisation du capital, et donc un surplus de la population». Donc Marx prévoyait, contrairement à ses bègues successeurs, qu’une partie de la population active mondiale allait devenir excédentaire par rapport aux exigences de l’accumulation du capital au fil du temps. Marx prévoyait aussi une paupérisation absolue de la classe ouvrière au long terme face à un chômage en constante croissance (la querelle des partis bourgeois de gauche et droite en France sur une possible résorption du chômage est lamentable). Il n’y a surpopulation finalement, non pas au sens bourgeois de Malthus (ce serait la faute à la reproduction des pauvres) mais par incapacité du capitalisme à adapter les forces productives aux besoins de l’humanité. Enfin dans un monde contemporain ou chômage et sous-employés totalisent environ un milliard de personnes, c’est une esbrouffe minable de prétendre que à tel ou tel endroit du monde on va pouvoir absorber des «réfugiés» ou «migrants» par millions!
Gauchistes et ultra-gauchistes en disant qu’il faut régulariser tout le monde, se fichent du monde et font croire... à des solutions nationales.

UNE IMPUISSANCE MASQUEE DE LA BOURGEOISIE AUX GAUCHISTES

Incontestablement la bourgeoisie est apparue débordée, mais elle a su retomber sur ses pieds et emporter la mise (provisoirement) face aux contestataires gauchistes et à des maximalistes de pacotille qui ont été effacés par cette fable d’une industrie (allemande) «désireuse d’être plus compétitive" et apte à absorber des prolétaires potentiels (mais pas tous) atterris en masse. Le soutien aux «frères de classe» réfugiés est aussi utile qu’un antibiotique sur une jambe de bois. Jamais les réfugiés de guerre n’ont fomenté de révolution ni prolatérienne ni autre. Déjà en 1919 les spartakistes éatient ultra-minoritaires et les discours incendiaires de sainte Rosa Luxemburg ont fini par lasser non seulement les criminels qui l’ont assassiné mais aussi la majorité des prolétaires épuisés par la guerre mondiale et les violences de rue. Bien sûr moi aussi j’aurais voulu que la prise du pouvoir soit victorieuse avec l’ardeur brillante de Rosa, mais les conséquences des guerres sont rarement révolutionnaires, voire de moins en moins. Octobre 17 n’a pas donné envie de s’enrôler dans l’armée rouge par après, ni abusé sur la crédibilité d’une extension de la «guerre révolutionnaire». La plupart de théoriciens du prolétariat révolutionnaire ne l’ont pas compris, la bourgeoisie si. Son principal frein à l’extension de la révolution en 1917 fût... l’arrêt de la guerre, une paix d’ailleurs toute provisoire.

On vient de voir se passer la même volte-face face à l’explosion du flux des migrants; au lieu de s’y opposer frontalement et brutalement, ce qui aurait tôt ou tard déclenché la colère des prolétaires du monde entier, la subtile bourgeoisie décadente a laissé filer le flot, comme elle l’avait fait lors de la veille de la chute du mur de Berlin. Stratégie gagnante.
Au lieu que la question des migrations massives devienne un problème politique regardant le prolétariat comme classe objectant de mettre fin à l’injustice suprême, le salariat et la fin de la pauvreté et des guerres, la bourgeoisie l’a réduit à une campagne humanitaire intensive, suivie par la surenchère de toutes les cliques gauchistes et de nos pauvres résidus du maximalisme!

Là où la bourgeoisie a été la plus efficace dans l’art du mensonge, comme l’a montré la conférence du président Hollande, c’est dans cette capacité perverse à reconnaître, tout en ne le reconnaissant pas le lien entre la guerre et la migration éperdue. La question de la guerre en Syrie apparaît secondaire dans les écrits trotskiens comme dans le discours hollandais, la charité prédomine et l’accueil rumine. Le président cède à la mode du choix du terme réfugiés, car il est statut provisoire, tandis que migrants fait mauvais effet, et colle trop à la réalité (la plupart ne veulent pas «y retourner» et on les comprend). A peine hier encore le migrant n’était qu’un vulgaire clandestin, on risquait la prison si on en hébergeait un, mais dans cette campagne idéologique qui dure dans la paysage, le noble migrant est devenu (provisoirement) un héros. Des bobos allemands chauvins dénoncent l’égoïsme du français béret-baguette. Le Danemark est solidaire des migrants qui veulent se rendre en Suède (cela rappelle le slogan nazi: «les anglais mourront jusqu’au dernier français»). On piétine allègrement la politique, divergente des Etats «égoïstes», en faisant dire à un sous-fifre que l’Australie reconnaît que les réfugiés rapportent, mais pas la première année». Le ridicule ne faisant toujours pas pousser les cheveux, notre premier flic Cazeneuve assure que la France va en prendre mille «pour soulager l’Allemagne»! Le président français s’est vanté d’accueillir 60.000 «réfugiés» (ou en train de l’être) mais il n’y a que 30.000 places pour l’heure et plus assez de boulot pour tout le monde en France. L’Allemagne s’arroge d’en accueillir 800.000, mais pas tous les ans, et le bordel est déjà là avec les campagnes de vaccination et les problèmes pour faire apprendre la langue. L’auguste chancelier britannique a argué accueillir 20.000 réfugiés... mais sur 5 ans, ce qui est bien moins que les 250.000 annuel en France, avec centre de tri obligatoire comme l’a rappelé Hollande.

Le NPA, Rouge recyclé «Besancenot répond aux auditeurs depuis son clavier comme le grand Charles depuis Londres», reproche au chef de l’Etat de profiter de l’émotion pour poser au chef de guerre, pas un grand chef car il n’autorise que des «vils de reconnaissance», et de ne pas faire autant d’efforts qu’Angélique Merkel. Le NPA a raison au passage d’assurer que de vrais bombardements ne règleront rien car «le drame migratoire est la conséquence de la politique libérale et impérialiste des grandes puissances» (sans précision autre que la pression de l’oligarchie financière dont Hollande n’est que le laquais...wahou la radicalité!); fleuron de la radicalité du réformisme radical le NPA radote une formule qui fait bander les conclaves trotskiens modernistes: «ce sont bien les frontières qui tuent»! Pour propagandiser les masses racistes il faut leur mettre sous le nez leur caca: «...des grilles et des barbelés se multiplient à l’intérieur même de nos quartiers pour empêcher les migrantEs (ah cette brillante orthographe égalitaire féministe!) de s’installer sur les places ou dans les squares» (les gauchistes aiment apporter la bonne parole aux heureux réfugiés qui s’installent confortablement malgré la pluie et le bruit des autos sur nos chers squares). Heureusement l’exemple vient de Dresde, les salauds de Pegida ont été contré dans cette ville fasciste et islamophobe par une gigantesque coalition antifa qui a crié «bienvenue aux réfugiés»!

La mystification humanitaire et islamophile ne dure pas longtemps, n’en déplaise aux angéliques gauchistes et ultra-gauches du sigle bancaire que vous avez déjà oublié, Fabius ne leur laisse pas le temps de respirer, et il est plus radical qu’eux sur les liens entre la guerre et la migration inopinée: «... si tous ces réfugiés viennent en Europe ou ailleurs, Daesch a gagné la partie. Il faut que le Moyen Orient reste au Moyen Orient, il est important que la diversité soit conservée» (sur RTL le 8 septembre). Il n’est pas jusqu’à l’ancien justiciable Coppé qui ramène sa fraise en faveur du droit d’asile, mais très décalé par rapport à ses complices de la droite caviar qui ont une tonalité plus lepéniste.

Finalement, c’est la secte Lutte Ouvrière qui oui finalement, paradoxalement, frôle le plus la vérité de classe, d’abord en ne refusant pas de poser les vraies questions face auxquelles nos banquiers maximalistes et les préposés gauchistes se bouchent le nez. Avec le même titre généraliste et creux que la banque maximaliste - Nos frères en humanité, nos frères de classe - et ta soeur?

Des phrases impeccables comme seule cette secte caméléon sait en faire pour cacher son absence de marxisme véritable: «En ouvrant les portes de son pays, Merkel passe pour une sainte. Mais elle ne l’a fait que parce que l’afflux d’une nouvelle main d’oeuvre arrangera bien le patronat allemand» (...) «Le drame migratoire n’est pas le fruit d’une catastrophe naturelle. Il est le fruit de la politique impérialiste des grandes puissances qui consiste à piller les pays les plus pauvres de la planète». «Et cette politique macabre va continuer. Car si les syriens auront officiellement droit à l’accueil, les migrants dits «économiques» auront droit aux barbelés, aux matraques. (...) Dans toute cette affaire, où sont les intérêts de stravailleurs? Sûrement pas de rejeter les migrants».
LO aborde la nuance qui fâche - il est désormais su que ce sont aussi des couches moyennes qui émigrent - mais LO s’avance un peu dans le sens de l’oecuménisme régnant: «Car les migrants font ou feront partie de la classe ouvrière. Même si une fraction des réfugiés avait des vies de médecin, d’avocat ou de commerçant dans leur pays, c’est dans leur immense majorité une vie de prolétaire qui les attend, une vie d’exploitation, notre vie. Et les travailleurs ont intérêt à s’en faire les alliés». Hélas LO a tout faux en fin de parcours, et ignore ce qu’a été l’intégration des pieds noirs et des boat people en France, nullement des alliés de la classe ouvrière mais des garde-chiourmes à profusion; la bourgeoisie allemande a d’ailleurs clairement fait savoir qu’elle avait plus besoin d’ingénieurs et de personnel qualifié, catégories peu portées au désir d’insurrection.
De même LO oublie de noter - encore un sujet qui tâche - ce que pense les 6 millions de chômeurs franzozen des louanges pour les migrants, même si ces derniers ne sont pas responsables du chômage... ils ne vont pas en atténuer les effets. Et l’hostilité dite raciste hein? ces messieurs les intellos de l’extrême gauche et quelques pucerons d’ultra-gauche ne font pas la queue aux allocs, aux bureaux des mairies, aux HLM où être français est presque une insulte et tu dois prendre la file.
LO ne met nullement en cause la gabegie capitaliste en rejetant la fameuse formule sur la misère du monde avec son très syndicaliste objectif étroit «ne plus se saigner pour la bourgeoisie»; là encore le problème reste limité au cadre national, national-stalinien dirai-je, car LO n’a toujours qu’un raisonnement lénino-stalinien sur toutes les questions.

Nos frères de classe - ou du moins ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir l’hôtel - vont continuer à galérer longtemps. C’est ma soeur qui le dit et, elle, elle a marné toute sa vie en usine. Elle sait de quoi elle parle.