"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

mardi 19 juin 2012

Une discussion privée qui dégénère


IMMIGRATION ET SANS-PAPIERS (clandestins, immigrants, etc°) : 
NE PAS TOUT MELANGER


La question de l’immigration est un puits sans fond où tous les problèmes ne peuvent être traités au même niveau : immigration ancienne qui suppose intégration, immigration nouvelle qui peut signifier surnombre, jeunes prolétaires en transit d’un pays à un autre face à  des appels d’offre de travail, réfugiés politiques qui demandent asile et protection. Aux arrivées dites illégales s’opposent parfois des expulsions arbitraires et scandaleuses. La magistrature bourgeoise joue de ses finasseries juridiques pour faire tout retomber sur le dos des flics si l’affaire se passe mal. Les journalistes sont à l’affût de toute bavure qui fera vendre leurs salades sur le sujet et leur morale sur les droits de l’homme bafoué ; la morale journalistique évite toujours de se mêler au même moment Des réalités de l’économie, de la dichotomie sociale, des pantalonnades culturelles et religieuses, et préfère parler de races plutôt que de classes, d’intérêt national plutôt que de problèmes humains. (j’aurai l’occasion de traiter plus à fond du problème ultérieurement).
En septembre 2010, le transfuge socialiste aux ordres de l’ancien gouvernement Sarkozy, ledit ministre de l'immigration, Eric Besson, reconnaissait que plus de 75 % des décisions de reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière en France ne sont pas exécutées. En présentant son projet de loi relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité, qui était soumis le 27 septembre de cette année-là à l'Assemblée nationale, il estimait que "les efforts d'intégration de l'immigration légale et de lutte contre l'immigration illégale seront vains si nos procédures d'éloignement des étrangers en situation irrégulière restent aussi peu efficaces". Deux ans après ce projet de loi, et avec la victoire de la bourgeoisie rose il n’y a rien de changé, et rien ne changera dans ce domaine.  Sauf que le refus de reconnaître en quoi il y a problème par les élites et les militants bobos continuera à être sanctionné par un important vote dit d’extrême droite et une abstention (qui a atteint en certaines banlieues ouvrières les 70% lors des toutes chaudes dernières législatives) ; d’ailleurs, les dépités politologues qui n’y comprennent toujours rien, ont choisi la solution la plus simple : désormais les abstentionnistes sont classés dans la même catégorie que les électeurs du FN !
Bref personne ne peut avouer que le problème est insoluble dans le capitalisme increvable, excepté les discours électoraux simplistes, du côté de la droite et de son extrême : faut stopper ; quand, du côté de la gauche bourgeoise et de son extrême : il n’y a pas de problème d’immigration ! Et si vous persistez à assurer qu’il y en a un, vous voilà traité de « raciste » ou catégorisé « ami de Marine Le Pen ».

OU LE PROBLEME VIENT DE LA CONFUSION DE L’IMMIGRATION AVEC LA RELIGION…

Chaque fois que le thème de l'immigration est abordé, je suis surpris par la violence des réactions. J'avoue ne pas très bien comprendre la haine –le mot n'est pas trop fort- que semble parfois susciter le sujet. L’immigration n’est au fond que la démarche (en général sauf exceptions douteuses) de  malheureux prolétaires qui sont simplement à la recherche d'une vie meilleure. Bien sûr, « chez nous » également, il y a des pauvres, des chômeurs, des déclassés… mais ce ne sont pas les immigrés qui en sont responsables. Les coupables ne sont pas à rechercher parmi plus malheureux que soi. Au contraire, il devrait poindre naturellement une solidarité de classe entre « malheureux », comme naguère – il y a au moins 70 ans – quand l’intégration de tout travailleur étranger apparaissait naturelle et « internationaliste » sur les lieux de travail et dans les villes ouvrières. Mais de l’eau a coulé sous les ponts, du sang et des larmes surtout, et les religions se sont répandues, pour toutes les raisons qu’on voudra ou qu’on peut supposer ; ceci ne sera pas discuté ici.
On assiste ici et maintenant à une double confusion. L’immigration n’apparaît plus que comme une couverture de la religion quand celles et ceux qui exhibent les signes religieux avec provocation ne sont pas des salariés mais des « femmes d’intérieur » voilées (françaises « de souche » parfois) et des assistés intellectuels qui oublient de se raser. Sur les chantiers, dans les entreprises, la religion n’a pourtant pas sa place, et reste très limitée (on peut regretter que sous le gouvernement Jospin aient été autorisées des salles de prière dans certaines usines… concession hautement hypocrite).
Tout l’environnement médiatique nous chante qu’il y a une montée de l’intégrisme, un envahissement de l’espace public, en même temps que « trop d’immigrés ». Ici aussi une double confusion s’installe, l’immigration n’importe pas la religion musulmane en l’occurrence puisque celle-ci est déjà présente, le prosélytisme religieux est généralement le fait de ceux qui sont déjà là, donc de nationalité française ! Si développement de la religion musulmane il y a, encore faudrait-il être en mesure d’en évaluer les paramètres, les critères de croissance, et ne pas se contenter de dire « j’ai vu foule à la mosquée ».
Venons-en au clash d’une discussion privée inopinée sur les « sans-papiers ». Les « sans-papiers » ne sont pas tous les immigrés, peuvent détenir des papiers ou pas ; on conviendra que leur premier souci, pour leur part, n’est pas la religion ni l’hostilité à l’Occident (thèse de l’imbécile député suisse Ziegler). Or, si on se laisse porter par la rumeur : s’ils arrivent, c’est avec leur religion et donc qu’avec celle-ci ils vont « nous envahir » !
A la question : y a t-t-il une montée de l’intégrisme en France et un problème d’immigration, notre couple d’électeurs de Mélenchon bondit immédiatement en s’opposant par la négative. Le mari – évoquant les « clandestins » de Calais précise aussitôt qu’il faut « arrêter de déconner » :
- il faut leur donner des papiers et du travail ! Faut arrêter de payer les CRS qui font un boulot de fainéants…
Je me dresse aussitôt contre cette affirmation bien mélenchonienne et utopique. Je tente d’essayer d’argumenter qu’il s’agit d’un problème insoluble pour les Etats bourgeois qui se renvoient la balle, que le Capital n’intègre même plus les chômeurs et que c’est pareil de plus en plus pour les immigrés… et qu’on ne peut point accueillir toute la misère du monde… :
-          Je veux bien de tes sans-papiers mais qu’ils ne déchirent pas les leurs, qu’ils ne soient pas d’anciens génocidaires, et qu’ils prennent la queue comme tout le monde à Pole emploi, sans doubler ceux qui attendent déjà !
La discussion dégénère aussitôt en empoignade de sourds :
-          T’es victime de l’enfumage de la presse et du FN !
-          Mais il y a une réalité de l’intégrisme qui s’impose au niveau électoral dans les pays de la soit disant révolution de jasmin ? Et le voile qui se répand…
-          Le voile ne me gêne pas! dit sa compagne, elles sont libres de le porter ou pas au Maroc…
- Non elles sont pas libres puisqu'elles sont obligées en majorité de le porter, parce que c'est la loi, loi familiale et étatique!
- et la croix?
La croix je m'en fous, elle ne cache pas le visage et le nez!
-          Oui, précise l’autre, tu confonds avec l’Iran et l’Arabie Saoudite… tu n’es pas pour la tolérance et la diversité…
-          Ce n’est pas vrai qu’elles ont le choix pour le voile, répond P., je connais le Maroc, il y avait ce même machisme il y a vingt ans…
-          C’est pas vrai, réplique la mélenchonienne, je me promenais au Maroc en bikini ou même les seins nus il y a trente ans ! Et d’abord vous êtes racistes, il y a pas de race !
-          Bien sûr que si il y a des races, et le nier c’est cela le racisme. Le reconnaître n’est pas faire du racisme…
-          Mais tu n’es pas tolérant !
-          La tolérance je m’en fous, votre tolérance de la diversité des encadrements idéologiques religieux c’est avec çà qu’ils vous gouvernent, et qu’ils gouvernent les peuples arriérés… je suis contre toutes les religions
-          Quoi tu insultes un grand peuple comme l’Egypte, comme la Tunisie ?
-          Je me fiche du peuple, c’est quoi cette notion ? La bourgeoisie locale + son armée + un peuple paupérisé ? Cela vous évite de parler de classes sociales !
-          Tu n’écoutes pas. Les français sont le peuple le plus raciste !
-          Non c’est les espagnols (je me marre) !
-          Tu parles vite.
-          Non j’essaie d’arriver à tes oreilles…
-          Mais c’est une minorité, renchérit la mélenchonienne, en faisant allusion aux salafistes et non pas aux immigrés en général.
-          Pardon les exactions en Tunisie et en Egypte ne sont pas minoritaires depuis quelques mois !
-          Mais c’est des minorités de fachos…
-          Non ma chère c’est l’armée elle-même, et on a vu battre des femmes à terre, ce qui n’est pas de l’enfumage médiatique que je sache…
-          Ton raisonnement c’est du racisme…
Trois, quatre, cinq à s’invectiver, les uns traités de fascistes et d’idiots, les autres de bobos angéliques hors des réalités, ce n’est plus que bruit et fureur, comptage de points, bégaiements, puis peu à peu impossibilité pour chacun de formuler un raisonnement cohérent. Je ne vois pas d’autre issue que de les mettre à la porte :
-          Allez cassez-vous on a rien en commun, rentrez-bien dans vos pénates !
Conclusion je m’en suis voulu, connaissant les mélenchoniens primaires, d’avoir laissé la soirée dériver sur l’immigration, en fait elle a dérivé sur tout autre chose : l’aspect culturel et religieux d’une visibilité musulmane, bien éloignée des histoires de sans-papiers et du chômage. Et comme succédané l’utilisation de notions comme le fascisme, le nationalisme dont personne ne connait plus la signification exacte (sauf celle du MAL mal défini) et le racisme comme explication à une pathologie xénophobe ou une haine de soi aussi fumeuse et emberlificotée que les jupes de ma grand-mère.
Comment expliquer ce dérapage avec des gens qui, personnellement, sont honnêtes et irréprochables ?
1)      D’abord un esprit sectaire d’éléments baba cools, typique des électeurs du Front de gauche, qui n’ont toujours pas compris pourquoi ils avaient ramassé leur veste aux présidentielles et aux législatives. L’intellectuel petit bourgeois est un grand sentimental, et il aime à poser au diffuseur de morale, surtout s’il vit éloigné des problèmes des « beaufs » ouvriers. Il y a trente ans déjà, des fils à papa conduisirent la lutte des Foyers Sonacotra vers le néant, après l’extinction des feux médiatiques, « immigrés en lutte » comme « travailleurs sans papiers » se retrouvaient toujours isolés sans plus un maoïste à l’horizon (je peux citer des cas concrets édifiants). Avec une idéologie à la fois étroitement chauvine et prétendument internationaliste, les dinosaures du PCF ont abandonné tout critère de classe au nom de la même charité chrétienne que les assocs de curés, au nom d’un antiracisme gribouille et d’une hospitalité foireuse. Notre mélenchonien qui se proclame encore fièrement « stalinien », et reste prêt à vous démontrer que vous avez été « enfumé » pendant 50 ans par les salauds de l’intelligentsia libérale, vous met au défi de respecter « la diversité ». Ce qui est le comble pour ce dernier mohican de la « totalité » du parti unique en état de mort catatonique malgré la perf (perfusion) de l’antifasciste de salon Mélenchon, qui ne nous a ni sauvé des âneries de Marine Le Pen ni garanti contre le retour des profits et des délits de l’élite de la bourgeoisie rose. Le stalinisme a été une école de pensée policière, et ses derniers vieillards peinent à user encore de l'intimidation et de l'invective.
2)      Pour des discussions d’ordre politique, le domaine du privé est contre-indiqué, sans cadre comme pour une réunion publique de parti, avec une organisation des débats, un tour de parole respecté, c’est le caca complet, le règne du n’importe quoi.
L’idée principale qu’il était souhaitable de voir approfondie la voici : pourquoi n’y a –t-il plus intégration dans un mode de vie moderne, libéré des colifichets religieux, mais un repli sur soi dans tel communautarisme, telle ornière nationale ou régionale ou tribale ?
L’intégration des nouveaux arrivants passe pour une resucée du vieux colonialisme. Intégration est devenu une insulte. Vive la diversité ! Vive la tolérance des coutumes les plus antiques ! Or l’intégration, dans le mouvement ouvrier, chez les Marx, Engels, etc. était considérée comme progressiste et nécessaire. Engels s’inquiétait que les immigrants aux Etats Unis fassent l’effort d’apprendre l’américain. Tout cela ne serait plus qu’un fatras vieillot selon nos modernes apôtres de la tolérance, de la tolérance de l’intolérance oui !:(comme j’ai dû le crier à un de mes interlocuteurs au cours de la soirée). 

LE PROGRES EST INTERDIT DESORMAIS AU MEME TITRE QUE LA REVOLUTION PROLETARIENNE (soupçonnée la perfide de vouloir niveler les superstitions religieuses), progrès au sens d’un vivre ensemble, d’une mise en commun des savoirs et des besoins vitaux. C’est chacun pour soi l’adage qui raidit les méchants électeurs du FN ! C’est chacun pour soi qui raidit des femmes voilées en France qui en même temps desservent leurs sœurs outre Méditerranée, qui ne le supportent plus.
Et pourtant, le soleil luit à l’horizon mes frères… La gauche bourgeoise, ses néo-staliniens et leurs gauchistes vont vraiment à contre-courant face à une jeunesse qui, sur le terrain – de Tunisie à la France - ne veut plus des curés et imams (qui prétendent l’éduquer à la passivité). Quand je discute avec mes amis prolétaires arabes, ils me confirment que le port du voile est en régression… insensiblement, même si vous en voyez quelques unes qui traînent dans les rues aux heures où les autres sont au travail et ont pris le temps de se maquiller avant de se glisser dans le métro.

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DIFFERENCIER LES PROBLEMES ET LES CATEGORIES
A.    Sur le contrôle de l’immigration : en matière d'étrangers en situation irrégulière, on nage en pleine hypocrisie, le filtrage est une institution capitaliste qui se fiche des droits de l’homme : l’immigré est autant appelé avidement comme travailleur qu’éjectable comme prolétaire. Evidemment que le flot d'étrangers qui cherchent à s'installer en Europe ne va pas se tarir. Evidemment que cela n’est pas fait pour réduire le chômage. Evidemment que les gouvernements vont chercher à augmenter le niveau des expulsions et à renforcer les mesures de rétention. Evidemment que le délit pour aide à étranger en situation irrégulière s'appliquera toujours pour le simple citoyen qui a apporté un petit secours humanitaire (et les gauchistes chrétiens se sont même dégonflés sur ce plan depuis les menaces sarkozystes..). Evidemment que tout le monde bobo et les magistrats infantiles se déchargent du sale boulot sur les CRS sinon les angéliques iraient tôt ou tard se plaindre aux bureaux des pleurs du nombre de vagabonds qui squatteraient leur résidence secondaire…

B.     L'hypocrisie a encore de beaux jours devant elle: personne n'a la possibilité de déclarer étanches nos frontières et de virer tous les clandestins; personne ne demande à l'inverse la régularisation de tous les étrangers qui désirent s'installer en France parce que le capitalisme ne leur donne plus de boulot décent dans leur pays; personne ne propose non plus une limite claire au delà de laquelle il serait légitime d’expulser un trop plein d’individus de toute sorte…

C.     L’hypocrisie universelle de la bourgeoisie ne fait jamais avouer à ses thuriféraires nationaux que la solution au chômage mondial n’est pas que tous les habitants du sud soient régularisés en termes civiques et salariaux au nord…
Il faut noter enfin (car l'hypocrisie n'est pas à sens unique) qu'une masse d'arrivants est constituée d'éléments petits bourgeois floués par la crise, qui viennent chercher fortune en pays riches, et qui ne peuvent pas être mis sur le même plan que les véritables malheureux envoyés par leur village avec un pécule accumulé par tous pour que les jeunes puissent le faire fructifier et contribuer à la survie de la collectivité...
e

Une résolution du Parlement européen pose (hypocritement) la résolution d’une partie du problème :
« « 29 Pour dissuader les migrants de s’expatrier et notamment de risquer leur vie dans l’aventure de la migration clandestine les pays européens préconisent en général de maintenir les Africains chez eux en dispensant une large aide au développement. Cette aide est le fait d’initiatives personnelles ou associatives et provient aussi des contributions bilatérales ou multilatérales des Etats et des bailleurs de fonds. De nombreux rapports indiquent qu’elle est largement détournée, souvent inefficace, créatrice d’assistanat plus que de productivité, et qu’elle n’a pas atteint un seuil de visibilité suffisant pour provoquer une réaction significative des populations concernées. La population des pays d’accueil y participe peu parce qu’elle ne fait souvent aucune différence entre des Africains qui viennent de pays et d’ethnies différentes, avec des traditions, des cultures, des religions, des pratiques sociales spécifiques. Seuls les jumelages et la coopération décentralisée qui impliquent la population locale facilitent les contacts entre l’Europe et l’Afrique et permettent non seulement de répondre aux besoins spécifiques de la communauté concernée mais d’assurer un suivi des opérations, souvent absent dans les processus d’aide au développement ».
Un auteur africain, courageux et réaliste, résume bien la chose :
« Près de 50 ans après les indépendances, la responsabilité n'incombe plus qu'aux anciens colonisateurs ; les Africains sont aujourd'hui les principaux responsables de leurs malheurs. Diaspora et Élites africaines, à quoi servez-vous si vous ne pouvez même pas affronter les dirigeants incompétents de vos pays pour proposer et corriger les trajectoires de développement local, à moins d’être vous-mêmes incompétentes ? Hauts diplômés et incompétents ne sont malheureusement pas incompatibles ! Jeunesse africaine, à quoi rêves-tu si tu n’as pas l’ambition d’un monde meilleur en restant sur les terres de tes parents ? D’autant que nombreux sont les Africains qui ne présentent même pas les capacités à s’intégrer en Europe pour défaut de bagages suffisants de savoirs fondamentaux ou de blocages culturels les incitant au communautarisme.
Et puisque les Africains ne veulent pas rester chez eux pour développer leurs propres pays, dès qu’ils franchissent les frontières pour venir en Europe, qu'ils soient expulsés tout de suite pour qu’ils comprennent que « l’Europe et l’Amérique du Nord ne peuvent pas accueillir toute la misère du monde ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, je suis tout à fait d’accord avec cette politique de l'Occident. Comme dirait Bill Gates, “We must think global and act local”. C’est sûrement cela, la Mondialisation ».Emmanuel Nkunzumwami.Auteur de "La Nouvelle Dynamique Politique en France", Editions L'Harmattan, Paris, Décembre 2007.

ANNEXE : éléments concernant les sans papiers et leur défense dans le bordel généralisé

A héberger un sans-papiers, tu ne risques juridiquement rien car il n'y a pas de "délit à la solidarité" qui existe. Mais on risque une mise en examen possible pour "aide à lentrée, au séjour et à la circulation détrangers en situation irrégulière, en bande organisée". Comme les textes de loi sont vagues, les tentatives d'intimidations sont nombreuses pour que vous ayez peur d'héberger un sans-papier. Un tunisien en règle vivant en france a été condamné à 4 mois ferme pour avoir héberger chez lui 2 amis de son village. des clandestins donc. Il leur a fourni des certificats d'hébergements, ce qui lui a valu cette condamnation. Voilà, avec Sarko, ça va être plus stricte. En résumé, héberger SEULEMENT un sans-papiers n'est pas un délit en France. Car la solidarité n'est pas un crime tandis que la non-assistance à une personne en danger en est un (et oui la rue c'est dangereux!). Bye
Un candidat a l´asile politique n´a en général pas le droit de travailler et perçoit une allocation-survie de 300 euros par mois par adulte. Cela vise à éviter l´exploitation des réfugiés politiques, et tenter frauduleusement de régulariser une situation irrégulière par l´abus du droit d´asile (exemple : travail au noir découvert par la police) est puni par la loi. Si cette personne n´a pas le droit de travailler, c´est donc problématique.
Il existe un Guide du sans papiers interpellé :
Quand un sans-papiers se fait arrêter deux possibilités complètement différentes dans leur conséquences et leur déroulement s’offrent à l’administration :
-  première possibilité : procédure correctionnelle (comparution immédiate pour le délit de séjour irrégulier ; la personne risque alors en général 3 mois de prison ferme et une interdiction du territoire ; puis la personne passe dans le circuit que nous allons décrire ici : rétention en vue d’expulsion). Pour le début de cette procédure, il faut se référer au guide des manifestants actifs : la procédure correctionnelle y est décrite. Notez que la libération jusqu’au procès (en cas de refus de la comparution immédiate) est plus qu’aléatoire pour quelqu’un qui n’a pas de papiers car ses garanties de représentations seront toujours jugées insuffisantes.
-  deuxième possibilité (la plus courante) : C’est la procédure administrative, que nous allons décrire maintenant. Elle consiste à faire dépendre directement la personne du circuit spécifique aux étrangers. Il est à noter que le choix entre ces deux circuits appartient seulement à l’administration, qui raisonne, le plus souvent, en fonction des disponibilités pratiques (places en rétention, en correctionnelle....)
Un sans-papiers qui se fait arrêter en France alors qu’il y a une trace de son passage (demande de séjour ou simple arrestation) dans un autre pays de l’espace Schengen suivra la même procédure que les autres, mais il sera renvoyé dans le dernier pays de l’espace Schengen où il a laissé cette trace de son passage. Ce pays se chargera lui-même de son expulsion. Pour essayer d’éviter les possibilités d’arrestation quand on est sans papiers, lisez quelques conseils pratiques en fin de guide.
"Deux bénévoles humanitaires ont été condamnés, avec dispense de peine, en soixante-cinq ans pour être entrés dans la chaîne des passeurs : en clair, ils avaient transporté des fonds, pris de l’argent à des étrangers en situation irrégulière qu’ils avaient apporté à des passeurs."
Ce n’est pas l’avis des deux intéressés, Jean-Claude Lenoir et Charles Frammezelle, dit « Moustache », deux bénévoles de Calais effectivement condamnés en 2003 pour « aide au séjour irrégulier ». Selon leurs dires, ils n’avaient pas « pris de l’argent à des étrangers en situation irrégulière », mais s’étaient portés garants à La Poste pour que des réfugiés puissent retirer de « petites sommes ». Quant à le donner à des passeurs, ces migrants, demandeurs d’asile, n’étaient visiblement pas intéressés pour traverser la Manche… Les deux bénévoles ont d’ores et déjà annoncé leur intention de porter plainte, pour diffamation, contre le ministre.
En matière d’immigration, les différents pactes et directives signés récemment par les 27 témoignent au contraire d’une volonté de se barricader. Dans le pacte européen sur l’immigration et l’asile, les membres de l’Union européenne ont ainsi renforcé les moyens de l’agence Frontex, chargée de lutter contre l’immigration clandestine aux frontières de l’Europe. Ses bateaux et hélicoptères traquent les migrants qui tenteraient d’entrer illégalement sur le continent. Selon les décomptes du site Fortress Europe, 13 767 immigrés sont morts aux frontières de l’UE depuis 1988.
Les tests génétiques : (généralement pas connu du public, les tests du poignet des jeunes clandestins ont pour but de vérifier s’ils sont adultes, alors qu’ils se font passer pour ado ou enfant ; le disocèse d’Arras a protesté contre ce test  avec des maires sans rien y changer: « Nous nous réjouissons de l’interpellation faite  au gouvernement par les maires de Calais, Cherbourg et Dunkerque. Nous nous réjouissons que des élus d’appartenances politiques variées , à l’Assemblée nationale  comme au Sénat , se soient opposés à l’imposition des tests génétiques et au non hébergement d’urgence des sans papiers ». (site du diocèse d’Arras).
L’ACCUEIL DES ETRANGERS FAIT PARTIE DU BUDGET DE L’Etat et peut s’avérer dispendieux :   LA PROCEDURE DE PREVISION ET DE GESTION DES CREDITS D’HEBERGEMENT D’URGENCE 1. Cadre de l’audit 􀂾 Des dysfonctionnements constatés : sous-calibrage initial récurrent des crédits, suivi insuffisant, imputation budgétaire peu lisible entre deux dispositifs : 􀀹 Programme « accueil des étrangers et intégration » : 35,7 M€ prévus en LFI 2006 􀀹 Programme « politiques en faveur de l’inclusion sociale » : 148,6 M€ prévus en LFI 2006 􀂾 Inadéquation entre l’offre du dispositif d’hébergement d’urgence et les besoins des publics auxquels il s’adresse. 2. Les constats : 􀂾 Malgré l’augmentation sensible des capacités, les dispositifs sont saturés et fonctionnent à flux tendus. 􀂾 La majorité des personnes prises en charge ne relèvent pas d’une problématique de mise à l’abri temporaire. (2006)
Puni pour avoir aidé un sans-papier ?(réflexion d’une naïve chrétienne et humaniste)
Aude Nectar - jeudi 23 avril 2009
J'ai été voir le film Welcome pendant les vacances. J'ai voulu savoir la part du vrai et du faux dans cette triste histoire. A calais des centaines de réfugiés sont tolérés, surtout des afghans, ayant à peine de quoi manger et souvent pas de toit pour dormir. Mardi, 200 migrants ont été interpelés par 500 policiers et gendarmes (visez le rapport de forces) pour nettoyer un peu avant la visite d'Eric Besson aujourd'hui même. Ils ont tous un seul désir, atteindre l'Angleterre coute que coute, dussent-ils risquer leur vie pour y arriver. Les habitants de la ville les croisent, connaissent leur misère, mais n'ont pas le droit de sympathiser avec eux, de les aider de quelle que manière que ce soit. S'ils les hébergent ne serait-ce qu'une nuit, ils sont convoqués au poste. S'ils recommencent, c'est la tôle et une grosse amende. Vincent Lindon aide un jeune kurde pour reconquérir sa femme, bénévole dans une association qui leur distribue des repas (ce qui est interdit, parfois les flics viennent disperser tout le monde). Puis il s'attache à lui. Ce jeune est super motivé pour rejoindre sa petite amie à Londres. Il a failli mourir dans un camion en voulant traverser la manche clandestinement. Mais il est prêt à le retenter à la nage. Professeur de natation, Vincent Lindon lui apprend le crawl et l'héberge. Touché par son histoire d'amour, il souhaite que le plan de son protégé réussisse. Il est dénoncé par un voisin (qui a un paillasson Welcome devant sa porte...), et se retrouve à la fin avec de gros problèmes judiciaires. Pour savoir si le gentil gars rejoint sa belle, je vous laisse voir le film.
Mes supers réflexions suite à ce film : On laisse ces gars à Calais, personne n'a le droit de les aider, et on les empêche de rejoindre l'Angleterre, qui ne veut pas les accueillir. Super logique. Ca me laisse pantoise. Une amie prof d'éco au lycée me disait que c'était scandaleux qu'il y ait de tels écarts entre le Nord et le Sud, et qu'on devrait (idéalement) recevoir tous les immigrés qui souhaitent fuir leur dur quotidien, afin qu'ils bénéficient des mêmes conditions de vie que nous. Je suis d'accord dans le principe, ce serait beau et généreux, mais peut-on décemment intégrer, héberger, former, faire travailler autant de monde ? Parce que si les gens circulaient et s'installaient où bon leur semble librement, il en viendrait en masse de tous les pays plus pauvres. J'ai suivi en 2007 des chômeurs longue durée pour les aider à retravailler ou trouver une formation. Dont des immigrés qui savaient à peine lire et écrire. Certains, surtout des femmes, refusaient de venir aux cours de français proposés gratuitement. Elles pointaient et suivaient ce bilan pour continuer à avoir des aides, mais ne voulaient pas plus que ça s'intégrer. D'autres étaient super courageuses. L'une révisait pour le concours de sage-femme, avec un mari alcoolique qui lui balançait ses livres par la fenêtre pour la faire chier. Elle le craignait mais s'accrochait quand même. Une autre venait d'Algérie et voulait être comptable (son métier d'origine) mais tout en gardant le voile. Elle ne comprenait pas que les employeurs ne l'acceptent pas. Tous n'avaient pas de logement assez grand pour leur famille. On a vu comment certains sont logés dans des immeubles insalubres qui finissent par prendre feu. Et malheureusement, un nom à consonance étrangère sur un CV, j'ai pu constater que c'était un sacré obstacle. J'ai été confrontée au racisme d'employeurs. Même sérieux et avec une bonne expérience, un togolais avait du mal à atteindre l'étape de l'entretien. Et ce n'était pas encore la crise à l'époque. J'étais atterrée car je l'aimais bien ce gars. Un jour il est venu avec sa petite fille adorable. Il gardait espoir mais était déçu de cette intolérance, qu'on ne lui laisse pas sa chance pour un nom pas français, un pur délit de faciès. Dans la rubrique Autres, à la fin du CV, je lui ai demandé de virer qu'il faisait partie d'une association africaine avec un nom qui risquait de hérisser le poil de beaucoup de recruteurs intolérants ou frileux. Qui allaient penser que cet homme soigneux, gentil, intelligent, ne s'intégrait pas assez bien, ne voyait en dehors du boulot que des africains. Il a compris et a enlevé la ligne qui la foutait mal. Ca m'a fait chier d'en être réduite à faire ça, mais c'était pour son bien. Je lui aurais bien changé son nom si j'en avais le droit, et là je vous assure qu'avec son expérience il l'aurait décroché ce boulot tant espéré. Alors il faut raison garder. Oui pour partager notre confort de vie, mais je demande un minimum d'effort d'intégration de toute part, et c'est pas gagné, et pouvoir recevoir les étrangers dans des conditions décentes. Avoir l'esprit plus ouvert pour tous. Je suis une fervente partisane de la discrimination positive pour les étrangers et les femmes. Ne soyons pas hypocrites, il y a un problème, des inégalités parfois injustifiées, à compétences égales ce sont souvent les hommes blancs qui sont embauchés, et si ce moyen est bas il permettrait de faire avancer les choses. A Calais c'est du n'importe quoi. Le paradoxe du système. Ils veulent tous traverser la Manche parce que dès qu'un demandeur d'asile met un pied sur le territoire anglais, il a droit à un logement, à des aides de 30 à 40 livres par semaine. Sans parler du travail au noir assez aisé. Ils sont donc refoulés avant, mais ceux qui arrivent clandestinement à toucher le sol ne peuvent plus être renvoyés. C'est bizarre quand même. La maire de Calais Natacha Bouchart réclame moins d'assistance, elle voudrait que soit les Britanniques entrent dans Schengen, soit ils revoient leurs conditions d'accueil qui attirent de loin beaucoup de monde, tout en espérant et faisant tout pour qu'ils ne viennent pas. Il y aurait selon elle 800 réfugiés à Calais. L'effet Welcome semble faire évoluer la situation des réfugiés à Calais. Les associations devraient bientôt disposer d'un emplacement sur le port de Calais. De l'autre côté de la ville, c'est une installation sanitaire qui devrait voir le jour sous forme d'un nouveau bungalow équipé de douches, lavabos, lave-linge... Une proposition portée par la municipalité. Dans le film, on voit que les réfugiés ne peuvent prendre leur douche nulle part, même pas à la piscine en payant. Ensuite, qu'est-ce que le délit de solidarité ? Il existe bel et bien. Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier, d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 Euros (menace inapplicable des magistrats infantiles). Le 8 avril 2009, dans toute la France, 5 500 “délinquants de la solidarité” se sont présentés comme prisonniers volontaires, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté.  La solidarité, aider son prochain, serait donc bien aujourd'hui un délit.  La bonté est punie dans notre triste monde, notre pays soit-disant moderne et civilisé. Ca me fout les boules ça. C'est tellement généreux et rare quelqu'un qui vient tendre la main à une personne en difficulté, inconnue de surcroît, et on décourage et punit ceux qui le font. Ça pousse à l'égocentrisme et au chacun pour soi. Eric Besson a tenté de nier ces faits, mais toute la vérité a été rétablie dans le Journal d'un Avocat, pour ceux que ça intéresse,
ICI
.
LES CONTRADICTIONS DE LA LOI BOURGEOISE ICI
ET CONSEILS CONTRE LES INTRUSIONS DES FLICS :
Le défaut de papier est considéré comme un délit (« séjour irrégulier »). Au commissariat, un procureur peut décider d’envoyer un sans-papier interpellé au tribunal pénal. La peine pour séjour irrégulier est en général de 3 mois de prison et une interdiction du territoire français (ITF). La peine maximale est de 1 an de prison, 3 750 euros d’amende et une Interdiction du Territoire Français (ITF) de 3 ans. Si vous résidez sur le territoire français alors que vous avez été expulsé depuis moins de 1 an ou si vous avez une interdiction du territoire français, vous risquez une peine de 3 ans de prison maximum. L’enfermement au centre de rétention est ensuite systématique afin de préparer l’expulsion. Mais la majeure partie des sans-papiers interpellés sont envoyés directement en centre de rétention après 24h de garde à vue. Pour les condamnations, on distinguera toujours la peine maximale encourue et la peine prononcée en général par les tribunaux. En effet, les textes de lois ont pour but de faire peur avec des peines impressionnantes, mais, en réalité, les juges n’appliquent jamais les peines maximales prévues par la loi.

Ne pas ouvrir la porte aux flics, leur parler à travers la porte ; Laisser son passeport chez un ami
Des arrestations au domicile ont déjà eu lieu sur dénonciation des voisins mais aussi dans le cas d’un refus de régularisation à la suite d’un dépôt de dossier en préfecture. Par exemple, la circulaire Sarkozy de juin 2006 promettant la régularisation des parents d’enfants scolarisés a permis de ficher massivement ces familles avec leur adresse. Qu’est-ce qu’un domicile ? La notion de domicile est large. Il s’agit de tout lieu de résidence possible (par exemple une chambre d’hôtel ou un bureau), où la personne, « qu’elle y habite ou non, a le droit de se dire chez elle, quel que soit le titre juridique de son occupation et l’affectation donnée aux locaux » (jurisprudence : crim. 14
Janvier 1914).
Dans tous les lieux qui peuvent être considérés comme un domicile, les flics n’ont
pas le droit de rentrer si on ne leur ouvre pas, sauf s’il s’agit d’une perquisition ordonnée
par un officier de police judiciaire, un procureur ou un juge. Attention, les flics
trouveront toujours un prétexte pour qu’on leur ouvre la porte. La meilleure chose
à faire est de toujours refuser d’ouvrir la porte.
Dans les foyers, les hôtels ou les hôpitaux, seules les chambres sont considérées
comme domicile. Pour les espaces collectifs des foyers et des hôtels, c’est le gérant
du lieu qui peut se dire chez lui et décider de laisser ou non rentrer les flics. Si des
arrestations ont lieu dans les espaces collectifs, il faut vérifier au moment du procès si
le gérant avait bien donné son autorisation, en termes juridiques : « son assentiment
exprès ».
Garde-à-vue et passage au pénal :

Pendant la garde-à-vue, évitez de signer tout procès-verbal mentionnant que vous
avez refusé d’embarquer ou que vous avez été violent. Faites appeler quelqu’un
qui peut organiser un soutien à l’extérieur.
Le passage en comparution immédiate signifie que l’administration a l’intention
d’envoyer le sans-papier en prison puis de le remettre en rétention pour pouvoir
l’expulser. Refuser d’embarquer est un délit qui n’est pas forcément poursuivi par le
procureur, notamment lorsqu’il y a une pression extérieure. En général, la peine est
de 3 mois ferme et de 3 ans d’ITF. Dans la loi, ce délit est puni de 3 ans de prison
maximum et d’une interdiction de territoire français (ITF) de 15 ans maximum.
Si les passagers sont intervenus dans l’avion et/ou si les proches sont intervenus
à l’aéroport, il faut essayer de démontrer au juge que ce sont eux qui ont fait
échouer l’expulsion. Si personne n’est intervenu, ni dans l’avion, ni dans l’aéroport,
il va falloir essayer de montrer la légitimité du refus d’embarquement (attaches en
France, procédures de régularisation possibles, recours juridiques inachevés...).
Si vous avez été condamné, à la fin de la peine de prison, vous êtes transféré en rétention.
après. En général, la mairie ne transmet pas à la préfecture les changements de date.
Restez vigilants le jour de la cérémonie, venez entourés et laissez votre passeport
à un ami. Légalement, les maires ne peuvent pas refuser un mariage. Pourtant,
certains le font et, au pire, ils appellent eux-mêmes les flics sous prétexte de mariage
blanc.
Aux banques et à La Poste : Tous les flics ne portent pas d’uniforme : des employés
de banques signalent parfois des sans-papiers à la police et utilisent différents
moyens pour les retenir jusqu’à l’arrivée des flics (par exemple, garder les papiers ou
refuser de donner l’argent). Essayez d’être accompagné lors de vos démarches.
Connaître ces différentes justifications légales du contrôle n’empêche pas de se faire
contrôler si on n’a rien fait : les flics font ce qu’ils veulent. Mais, il est important de
savoir si il y a des vices de procédures (voir encart p. 25) : dans les 3 jours suivant
son arrestation, le sans-papier passera devant le juge du 35bis. Celui-ci décidera si
l’arrestation est illégale ou pas et donc de la libération ou du maintien en rétention de
la personne (voir chap. sur tribunaux). Quelquefois l’arrestation est jugée illégale
par le juge du 35bis : c’est une des principales chances de s’en sortir et d’être
libéré. Le déroulement de la garde-à-vue est également important, car là aussi les flics
ne respectent pas toujours la procédure.

Après le 5 juin 2012

Selon David Rohi, l’avis de la Cour de cassation a déjà eu au moins un effet, dans un tribunal de Toulouse. Un juge des libertés et de la détention, qui y validait toutes les garde à vue depuis des mois, en a annulé une mercredi.
A la place, la police peut avoir recours à d’autres procédures : l’audition libre dans les locaux de la police, laissée au bon vouloir de la personne contrôlée, et surtout, la possibilité de garder à disposition une personne pendant quatre heures pour vérifier son identité. Des mesures moins répressives pour "des personnes qui ne se considèrent pas comme des délinquants et sont bien souvent choquées par les gardes à vue", estime David Rohi.
La garde à vue est quant à elle limitée aux seuls cas où une personne est soupçonnée d’avoir "commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement". Ce qui pourrait, selon Stéphane Maugendre, président du Gisti (Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés), entraîner des "effets pervers" : des placements pour des délits annexes plus ou moins fondés, tels qu’outrage aux forces de l’ordre, ou occupation illégale d’un lieu dans le cas d’une interpellation dans un squat.
Finalement, ce frein aux gardes à vue de sans-papiers pourrait avoir une incidence, certes sur le nombre de gardes à vue lui-même, qui avait explosé dans les années 2006-2008, mais aussi, dans une moindre mesure, sur le nombre d’expulsions. Et ce n’est pas un mal, juge David Rohi : "Après une politique d’expulsions massives, qui a concerné 62 000 personnes en 2010 et consistait bien souvent à jeter de la poudre aux yeux, dans le cas des Roms par exemple qui peuvent facilement revenir sur le territoire national, le nouveau gouvernement est invité à ne pas poursuivre une politique du chiffre." On verra la gauche hollandaise à l’œuvre, qui ne devrait pas bêtement ouvrir les portes toutes grandes…

Immigration : ce que les candidats n’ont pas dit pendant le débat

3 mai 2012 - Nouvel Obs - Elsa Vigoureux
La question est au coeur de la discussion depuis le soir du premier tour. Avec son lot de mensonges et de fantasmes. Décryptage, chiffres à l’appui. D’après une enquête Ipsos, parue en août 2011, plus de la moitié des Français considèrent que les immigrés sont trop nombreux. Et qu’ils ont un effet négatif dans le pays.
(enquête partiale et douteuse, je joins entre parenthèses mes commentaires)
Pourtant, la France n’est pas le pays le plus accueillant en la matière, puisqu’elle se place loin derrière l’Allemagne qui comptait plus de 10 millions d’immigrés en 2010, contre 6,7 millions en France à la même période ( ???). Nourris de fantasmes et pétris de peurs, largement alimentés par les discours politiques, les Français ignorent certaines vérités sur l’immigration (les français – sous-entendu les ouvriers – sont des cons ignorants parce qu’ils ne croient pas aux manipulations chiffrées ou aux jongleries des tartuffes de la gauche bobo ! La nature de l’immigration peut être très différente d’un pays riche à un autre, en Allemagne les turcs sont plus nombreux à retourner cycliquement dans leur pays).
Un rapport d’audit de 2011 mené pendant près d’un an par des parlementaires de tous bords sur la politique d’immigration a, par exemple, apporté un éclairage sur des aspects peu ou mal connus de la question. On y apprend, entre autres, que les migrants subsahariens ont en moyenne un niveau d’instruction supérieur aux personnes vivant en France métropolitaine - 40% d’entre eux sont diplômés de l’enseignement supérieur. (et alors ? Ne pourraient-ils pas mettre leur savoir au service du pays ou de la région d’où ils viennent ?)
En dépit de leur sous-qualification et de leur précarité, les immigrés rapportent plus à la France qu’ils ne lui coûtent. En effet, 70% d’entre eux ont entre 20 et 60 ans, contre 53% pour les Français. Ils sont donc plus nombreux dans les classes d’âges d’actifs, cotisent plus. Ils travaillent plus longtemps et meurent plus tôt que les Français. Contrairement au fantasme ambiant, les immigrés profitent donc bien moins que les Français des prestations de santé et de retraite. (c’est pas prouvé)
Dans ce rapport parlementaire, Martine Billard (Parti de gauche) faisait valoir une autre étude, selon laquelle si les immigrés "coûtent" annuellement 47,9 milliards d’euros en dépenses de protection sociale, en revanche, ils rapportent 60,3 milliards en cotisations. Soit un solde largement positif. (curieux calcul basé sur le raisonnement fallacieux des amis de Mélenchon, l’exploitation des travailleurs toutes catégories confondues rapporte incommensurablement plus que toutes les additions aléatoires de cotisations sociales).
L’immigration pourrait même être synonyme d’enrichissement... Selon une étude des Nations Unies (Ortega et Peri, 2009), 74 pays qui ont augmenté leur population de 1% grâce aux migrants ont vu leur PIB enregistrer une hausse de 1% entre 1980 et 2005.( n’importe quoi !)

vendredi 15 juin 2012

Ce n'était pas une révolution... rien n'a changé



Tunisie : déçus par la révolution, galvanisés par la religion !??(c’est la presse bourgeoise française la plus puante qui l’affirme, le trust US Le Point et L’Express)

Des émeutes qui détournent de la question principale: rien n'a changé, les mêmes assassins policiers et militaires sont toujours en place comme en Egypte, après la comédie des procès de deux ou trois dirigeants. Comme en Europe la bourgeoisie peut bien provoquer des émeutes pour des conneries, et elle est relayée par la presse française. Lire ci-dessous.

Des émeutes ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi et mardi toute la journée dans plusieurs régions de la Tunisie, dont Cité Intilaka. Certains boivent de l'alcool, d'autres fument des drogues, mais tous ont "défendu" l'islam.
À Cité Intilaka, banlieue populaire de Tunis, la vie reprend son cours. Le métro circule de nouveau. Quelques klaxons de voiture retentissent. Des traces de pneus brûlés, des pierres et des cartouches de gaz lacrymogènes qui traînent sur le sol témoignent des affrontements qui ont opposé les forces de l'ordre aux manifestants pendant près de 24 heures. Mais dans les rues, ce mercredi 13 juin, pas un seul policier ou militaire.
"Il y avait environ 2 000 personnes dans la rue à cause des dessins. Il ne faut pas s'attaquer à Dieu, c'est un sujet très sensible", explique le gérant de la librairie Nasser, qui fait l'angle devant la station de métro. Il sort de son tiroir une feuille A4 sur laquelle figurent quatre peintures. Ces affichettes auraient été accrochées aux murs de la ville et étaient censées représenter les tableaux de l'exposition du Printemps des arts. Trois d'entre eux étaient bel et bien exposés au palais Abdellia, à La Marsa, mais le quatrième qui représente Mahomet sur un âne en train de chevaucher La Mecque ne l'était pas.
"Ces images nous ont tous choqués. Ce sont des salafistes, mais aussi des voleurs et des gamins de 14-16 ans qui manifestaient", témoigne un serveur du Café de l'oasis, qui avait vidé sa terrasse la veille. "Beaucoup sont des jeunes en manque de sensations fortes", nuance, de son côté, Hichem, étudiant en informatique.

"C'est la faute d'Ennahda"

"Le gouvernement s'est moqué de nous ! On veut qu'il réagisse à ces dessins", fustige Marouan Ghribi, pour qui la décision de porter plainte pour "atteinte aux valeurs du sacré" contre les organisateurs de l'exposition est "insuffisante". Qamis, barbe en bataille, n'y va pas par quatre chemins : "Les responsables de ces images doivent être jugés selon la loi islamique. Selon la religion, tous ceux qui touchent au Prophète ou à Allah doivent être tués", assène ce vendeur de prêt-à-porter, père de deux enfants. Il sait pourtant que, fin mars, le mouvement Ennahda, dominant au sein de l'Assemblée constituante, a déclaré que la charia ne serait pas inscrite dans la Constitution. Une décision dénoncée dimanche par le chef d'al-Qaida, Ayman al-Zawahiri. "Pourquoi ils se sont présentés comme des islamistes ? Le peuple ne votera pas pour eux aux prochaines élections", lance Marouan.
"Tout ça, c'est la faute du gouvernement d'Ennahda. C'est lui qui a pris cette décision d'exposer. C'est la faute du ministre de la Culture", dénonce un jeune homme âgé de 16 ans portant une casquette militaire. Le palais Abdellia, où se tenait l'exposition tant controversée, se trouve être sous la tutelle du ministère de la Culture. La voix éraillée, l'adolescent soulève son tee-shirt pour montrer la brûlure laissée par une grenade lacrymogène prise en pleine poitrine la veille. Un de ses doigts est pansé. "On manifestait pacifiquement. Puis la police est arrivée et a tiré des gaz lacrymogènes", raconte-t-il. À ses côtés, un autre jeune homme du même âge ramasse une cartouche tombée au sol. Dans la nuit de lundi à mardi, les forces de l'ordre ont tiré en l'air pour disperser les manifestants. "Ils nous tiraient dessus avec des balles qui ne tuent pas", explique le lycéen. Des balles à blanc ? "Non, des balles qui lâchent de petits projectiles."

Choisir entre les bars et la mosquée

Les vitres du café Le rendez-vous sont brisées. "Une personne a sauté par la fenêtre du premier étage, parce que la police a envoyé des grenades lacrymogènes à l'intérieur. Elle a les deux jambes brisées", explique Wahid Rajhi, le propriétaire. Lui se vante de boire de l'alcool. La prière ? "Des fois", répond-il, ce qui ne l'empêche pas de "donner raison aux salafistes". Les cheveux grisonnant, il explique de manière pointilleuse : "Il y a des choses dans la vie qui sont très sacrées. On ne joue pas avec la religion. La religion passe avant tout, même avant les parents ! Salafistes ou pas, il faut respecter la religion." Contradictoire ? "C'est très personnel, la religion. Je peux boire et prier. Avant [sous Ben Ali, NDLR], quand on allait à la mosquée, on était suivis. Et on ressortait sans passeport ni travail. Mais on avait la religion dans nos coeurs. Maintenant, on est libres. Avec Ennahda, je peux choisir entre les bars et la mosquée", sourit cet homme qui porte de grosses lunettes de soleil noires.
"Moi, je fais pas la prière, mais je suis allé manifester. On a attaqué ma religion", lâche Mohamed, 21 ans. Devant les regards interrogatifs des adolescents à ses côtés, il justifie : "Je suis étudiant, je ne peux pas pratiquer correctement." Lui n'est "pas du côté des salafistes. Mais ils font des choses bien. Ils collectent de l'argent pour aider les veuves, par exemple. Et ils ont protégé des bâtiments qui allaient être attaqués [mardi] soir [premier soir du couvre-feu, NDLR]. Ils sont bien."

"La religion, on grandit avec"

Du haut de ses 17 ans, Najeh est, lui aussi, allé protester "à cause des dessins qu'il a vus sur Facebook". Mais sa cible, c'était la police : "Elle ne nous donne aucune liberté. Ceux qui fument des joints prennent le risque d'aller en prison pendant un an et de ne pas avoir de travail après. C'est pas normal." En rougissant, celui qui se vante d'avoir fait la révolution avoue fumer des joints. En janvier 2011, Cité Intilaka était l'un des principaux foyers de contestation de la capitale. "En fait, c'était pas une révolution. Rien n'a changé. On a toujours la pauvreté et le chômage."
"Certains vont dire que c'est de la démagogie, mais c'est pas ça. Je comprends ceux qui ont manifesté. L'adoration du Prophète et d'Allah unit tout le monde ici. Personne ne nous l'impose, on grandit avec", rappelle Hichem. Assis sur des marches, à l'ombre d'un magasin fermé, il estime que "la liberté d'expression absolue n'existe pas et n'a jamais existé. Dans n'importe quelle société, il y a des tabous."

EN  EGYPTE L'ARMEE LEGIFERE A SA MANIERE

En Egypte, grand pays arriéré, où ont lieu régulièrement des exactions contre les femmes qui ne veulent plus avoir des têtes de tortues avec le voile obligatoire des bigots, où l’armée réprime les prolétaires en lutte, la fiction de la démocratie salafiste a du plomb dans l’aile. La bourgeoisie US qui a voulu jouer avec des apprentis sorciers – incapables de toute façon d’apporter une solution à la crise capitaliste - fait machine arrière avec son armée de mercenaires égyptiens.
Jeudi, la Haute Cour constitutionnelle égyptienne a décidé d'invalider un tiers des sièges de la Chambre basse du Parlement, élue durant l'automne et l'hiver dernier. Ce sont les fauteuils des députés indépendants qui sont visés. La plupart d'entre eux, frères musulmans ou salafistes, sont en fait issus des partis politiques islamistes et ont bénéficié de leur appui pendant la campagne. D'après la décision de justice, ce traitement de faveur n'est pas conforme au principe d'égalité inscrit dans la Constitution de 1973. Cette décision entraînerait de facto la dissolution du Parlement et crée un sentiment de vertige intense, à deux jours du deuxième tour de la présidentielle et à moins de deux semaines de la date butoir fixée par les militaires pour rendre le pouvoir aux civils et retourner dans leurs casernes. Le plus drôle est cette presse française qui ose parler de « démocratie en panne » !
Une  parenthèse démocratique avec des salafistes et des Frères Musulmans au parlement, est-ce une blague ? Une démocratie en panne ? On ne sache point que les Frères Musulmans étaient des modèles de démocratie ; en tout cas ils sont éligibles par la démocratie représentative bourgeoise car bien financés dans ce cadre pourri typiquement occidental.
La plus haute instance juridique du pays a également validé la candidature d'Ahmed Chafiq, en lice pour le second tour de la présidentielle. Ancien général, dernier premier ministre de Moubarak, le candidat tombait sous le coup de la loi d'isolement, votée par le Parlement en avril, et ratifiée par le Conseil militaire, à la tête du pouvoir exécutif depuis la chute de l'ex-raïs. Ahmed Chafiq avait alors porté plainte devant la Commission électorale, qui avait transmis l'affaire à la Haute Cour constitutionnelle. Cependant, peu croyaient à l'invalidation de sa participation. «Cette loi d'isolement est anticonstitutionnelle, car, selon la Constitution de 1973, n'importe qui peut être candidat, et seule la justice peut s'y opposer, non le Parlement», précise Clément Steuer, chercheur en sciences politiques tombales et pharaoniques au Caire. Ces deux décisions sont rendues au lendemain d'un décret émis par le ministre de la Justice, donnant le droit à la police et aux services de renseignements militaires d'arrêter des civils barbus sans autre justification, jusqu'à l'adoption de la nouvelle Constitution.
Maintenant que le Parlement est dissous, qui va endosser le pouvoir législatif? Des sources militaires ont annoncé jeudi que l'armée pourrait assurer ce rôle jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée. On ne sait ni quand ni dans quelles conditions ce scrutin aura lieu. Se pose également la question de la rédaction de la Constitution, alors qu'après plusieurs semaines de paralysie les députés du Parlement, chargés de nommer les membres de la Constituante, avaient trouvé un terrain d'entente. Un envoyé d’Allah serait pressenti.
Verra-t-on un jour une vraie révolution dans les pays arabo-musulmans ou démocratico-musulmaniaques? Pas tant que la religion lave le cerveau des masses ...dans ces pays !

EN TUNISIE LA JUSTICE MILITAIRE EFFACE SES CRIMES 

 Notre sympathie va beaucoup plus dans le sens du peuple tunisien, qui a été à l’avant-garde d’une juste révolte contre l’oppression étatique mais sans pouvoir dissoudre l’armée bourgeoise et le pouvoir capitaliste. Derrière l’exaltation du drapeau national, c’était foutu d’avance, la révolution sera internationale ou ne sera pas. Derrière le respect de l’aliénation religieuse, comme théorie pour endormir les masses pauvres, demeure la soumission la plus honteuse aux mêmes dirigeants impunis. C’est pourquoi nous partageons et comprenons la colère des familles des victimes des massacres militaires et policiers. Et nous fichons des émeutiers choqués des offenses à Allah (un prétexte débile).
Le ministère de l’Intérieur a refusé l’accès aux registres des crimes qui consignent minutieusement l’utilisation des armes. « La seule vérité qu’on a découverte, c’est que personne ne veut la découvrir. Tout a été fait pour ramener l’affaire à une histoire d’indemnités financières, comme si c’était un simple accident de la circulation », a clamé un avocat face au tribunal..
Aucun accusé n’a reconnu pendant l’audience avoir donné l’ordre de tirer. « Tous les avocats de la défense sont unanimes : quand une émeute vise directement les institutions de l’Etat, on ne peut pas attendre d’ordres. Les policiers étaient en situation de légitime défense, c’est la réalité du terrain qui a commandé leur action », estime Sami Souissi, avocat de Rafik Belhaj Kacem, qui souligne aussi les manquements de l’instruction, comme l’absence d’expertise balistique. Les salauds de militaires n’avaient donc pas besoin d’ordre pour tirer, ils tiraient naturellement puisque c’est leur métier dans les pays à touristes.
Les familles et leurs soutiens réclament toujours que le processus judiciaire soit confié à une instance civile, et non militaire. Après l’annonce du verdict, quelques troubles ont éclaté à Kasserine. « Mais les familles des victimes ont convaincu les jeunes de se calmer », rapporte un membre du conseil municipal. Indignées, elles n’en travaillent pas moins à une réponse. « C’est le calme avant la tempête, lance Helmi Chneti, frère d’une victime. Nous allons attendre quelques jours que le pays se stabilise [des émeutes en début de semaine ont éclaté et le couvre-feu a été décrété dans plusieurs régions, ndlr], mais on ne va pas fermer nos gueules. »
D’autres procès sont en cours, notamment celui qui concerne les victimes du Grand Tunis. D’après le rapport de la commission chargée d’établir les abus commis pendant la révolution, 338 personnes ont trouvé la mort lors du soulèvement.
Nous n’irons plus en vacances ni en Tunisie, ni en Egypte, ni en Syrie tant que les massacreurs resteront impunis. C’est dommage pour l’amplification de la misère et pour l’immigration massive. C’est dommage pour les milliers de travailleurs qui vivent de cette industrie, mais s’ils sont les complices électoraux du port obligatoire du voile pour les femmes, qu’ils comprennent que cela nous gêne pour profiter du soleil.

Les vraies vacances pour tout le monde c'est quand les prolétaires des deux côtés de la Méditerranée lutteront ensemble contre LA crise économique CAPITALISTE, leurs meurtres impunis et surtout la complicité de notre bourgeoisie et des Etats du croissant arabe. En laissant au musée de la hache et du rouet, et Allah et les paradis artificiels.


mardi 12 juin 2012

LE RESULTAT DES ELECTIONS RIDICULES C’EST MAINTENANT !



On devrait donner une prime de mérite au 45% d’abstentionnistes des élections les plus ridicules de la république bourgeoise, plus au 10% au moins qui ne sont pas inscrits, plus au 12% de votes blancs, plus à énormément de prolétaires immigrés de souche française ou sans papiers et de souche mondiale. Il n’y a pas plus élection censitaire et aristocratique que les « législatives ». Le sommet des appareils politiciens professionnels choisit qui il va « parachuter » pour le faire « lire localement », afin qu’il obtienne « le suffrage populaire », pour qu’ensuite cette race d’élus envolée vers  Paris, après avoir paradé une ou deux fois sur une estrade de campagne bouseuse, s’éclate dans les salles parlementaires parisiennes, et que ni Mauricette ni Roger n’entendent plus parler de leur champion « monté à la capitale ».
Le foutage de gueule est à son comble ce coup-ci avec les « triangulaires » où il ne s’agit même plus de cette politique bourgeoise minable basée sur la sélection de la tronche du client, car il est demandé à l’électeur d’être vraiment une pauvre larve pour arbitrer en faveur de règlement de comptes. Pas seulement la vilaine Le Pen, mais Aubry, l’idiot Copé, Machin ou Truc vous convient à voter même pas pour leur candidat (éliminé du triumvirat final) mais pour faire tomber une autre quille. L’électoralisme n’est plus qu’une vulgaire ducasse où les boutiquiers – ne pouvant plus écouler leur camelote faisandée – vous convient à vous défouler sur des quilles en bois, pour le plaisir fugace et pervers de voir dégommer un adversaire à défaut d’emporter une mise quelconque.

Depuis plusieurs années l’expression « destruction d’emplois » a remplacé « licenciement sec », on peut en dire de même avec les élections, choix d’un honorable député chargé de veiller aux lois de la République est devenu « dégommez-moi ce con qui me fait de l’ombre ».
Nous encourageons vivement ici évidemment à une abstention totale pour ce dernier tour de la noblesse censitaire énarchique, voire pour collecter les petits papiers autour des chiottes républicains pour se torcher avec. Comme disait Bordiga, c’est cette démocratie-là qu’il faudra détruire préalablement par l’insurrection que l’on voudra avant de prétendre proposer un vote digne et propre à la population.
Une bouffée d’oxygène d’intelligence pourtant hier soir sur Public Sénat dans le débat entre sondologues et journalistes. On est toujours pris pour des cons par celui-ci ou celle-là. Un gros chauve croyait déceler du « désarroi » dans l’énorme abstention du premier tour de piste. L’aimable larron de cirque ! Du tout, une majorité de la classe ouvrière, française et immigrée, s’en battait les c. Les députés non seulement on les connait pas mais ils nous connaissent plus une fois sponsorisés et grassement payés à rien foutre comme tous les édiles des différentes baraques à privilèges de la bourgeoisie.
Passons à l’analyse de ces messieurs. De Joffrin, délégué du Nouvel Obs après avoir été celui de Libé, et après avoir été celui du Nouvel Obs – cet homme va et vient mais toujours à gauche contrairement au pitre FOG – à ces obscurs envoyés de a sondologie, la bourgeoisie s’en sort bien. Une quasi bipolarisation rêvée depuis longtemps. Droite et gauche fifty-fifty et écrasement des rigolos verts et centristes, ré-embaumement du PCF grâce au stupide Mélenchon, tassement du FN appelé à rejouer la mouche du coche de la gauche au pouvoir.

Les programmes des rigolos verts comme celui du Front de gauche n’étaient vraiment pas crédibles, et leur présence contestataire n’aurait pu que handicaper le gage de sérieuse austérité et de tempérance salariale du gentil successeur du méchant blaireau.
La donne n’est plus comparable à mai 81 malgré la dramatisation outrancière de la droite (qui a fait assez vite flop) : pas de chars russes à l’horizon, le parti des Le Pen n’est qu’une outre à vieillards radoteurs et incapables, au point que les gauchistes auront du mal à recruter  dans leurs sectes sur la base de leur antiracisme primaire. Ces derniers exultent en catimini de la baffe à Mélenchon, que la presse hâtive avait nominé « nouveau représentant de l’extrême-gauche » voir nouveau Marchais en plus caractériel ; quand ce sous-marin du stalinisme français sous perfusion n’en aura été qu’un énième fossoyeur. Il fallait être particulièrement imbécile, comme devaient le souligner tous ces gens sur le plateau, pour foncer tête baissée à Hénin, marqué par disons les hostilités communautaires (pour ne pas dire les provocations vestimentaires) avec pour toute arme un antifascisme désuet et surtout proclamer que l’immigration n’est pas un problème !
Mélenchon, au lieu de critiquer les nouveaux exploiteurs s’en est pris à la mouche du coche, à l’hydre lepéniste qui n’est pas une lumière éblouissante concernant la crise économique ni une solution au chômage capitaliste. Exit le bateleur de foire. C’est un fait intéressant à souligner, malgré les efforts des hommes de plume de la bourgeoisie, il n’est apparu aucune « vedette », quelques clowns comme le précédent ci-évoqué, mais rien que des polichinelles des diverses factions bourgeoises. Cela nos troncs de plateau ne l’ont pas évidemment constaté.

Mais il est une deuxième partie où, avec des phrases courtes, ils surent se montrer lucides, terriblement lucides, étonnamment lucides. Joffrin en particulier, qui coupa court à la question bêbête de l’animatrice : « maintenant Hollande va pouvoir mettre en place son programme, n’est-ce pas ?… ».
-          Son programme ? Déjà appliqué, répondit sans rire et sans un pli du visage l’autre. Une poignée de retraités supplémentaires, l’allocation rentrée scolaire, quelques belles phrases et puis… dès juillet des impôts, parce qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses !
Les français étaient des veaux quand ils ne votaient pas pour le mafieux Général de Gaule  (ce qui ne l'a pas empêché de les envoyer à l'abattoir en Algérie) mais de bons moutons lorsqu'ils votaient pour lui.
Les élections organisées par la bourgeoisie sont une vaste tricherie, et elles fonctionnent si bien que les sondages ne se trompent plus du tout, tellement la population est découpée en tranches, sectorisée, auscultée, conditionnée et tamponnée. A quoi bon les faire déplacer, sauf pour les... faire marcher dimanche matin!

vendredi 8 juin 2012

La lâcheté de la gauche modeste


 La lâcheté :

LE VRAI VISAGE DE LA GAUCHE MODESTE  QUI NEGOCIE AVEC LES ESCROCS SYNDICAUX 


Hollande n’a-t-il pas placé toute son odyssée élyséenne sous le totem de l’égalité, terme vague et anti-marxiste. Sans doute voulait-il parler de l’égalité de traitement réservée aux complices de tous les gouvernements les « partenaires sociaux ».
Avec pour souci d’obtenir un blanc seing large des moutonniers électeurs sans foi ni mémoire, le gouvernement intérimaire tremble à l’idée de ne pas disposer d’un nombre majoritaire de godillots à l’assemblée bourgeoise. Que de douceurs économiques promises ! Une petite retouche à la retraite à 60 ans (100.000 personnes concernées, avec pas mal de marchandages mesquins sur la pénibilité ou pas de leur travail, mesurette que Sarko pouvait intégrer). Le premier pompon gouvernemental a même pris le métro comme une vulgaire sardine salariée pour bredouiller qu’il se propose de « redresser le pays dans la justice ». Aubry la rétive a fait l’effort de soutenir ses frères ennemis en jurant que le bonheur était à portée d’urne avec : une banque d’investissement qui sera forcément plus honnête que les autres, les contrats de génération (toilettage du tutorat paternaliste) et le mariage homo ce gadget obamesque et abracadantesque ; la fumette autorisée par la tit grosse Duflot c’est pas pour demain vu la colère irrépressible des neuneus lecteurs du Figaro.
L’ impératif de justice hollandaise se traduit d’abord par des décisions populaires. L’ancien PDG d’Air France-KLM Pierre-Henri Gourgeon vient d’en faire les frais, lui qui a vu contester sa prime de 400 000 euros. En ces temps de jacquerie anti-riches, qui s’indignera de voir un si mauvais exemple au bout d’une pique ? ». Le nouveau Robespierre yaourt osera-t-il s’attaquer au maquis des avantages et privilèges indus accordés aux députés, sénateurs et autres élus locaux… tel les incorruptibles Trotsky, Lénine ?
Hollande  l’économe pour tous devra un jour prochain expliquer pourquoi « lui, président de la République normal », a décidé de garder pour son usage la résidence versaillaise de la Lanterne, un ancien pavillon de chasse construit sous Louis XVI devenu propriété de la République et qui fut dévolu au Premier ministre jusqu’à ce que Nicolas Sarkozy l’annexe…» Tout le monde a oublié le rapport enterré sur les mafias syndicales mais aussi le rapport « jamais rendu public » sur les dépenses de l’Assemblée, « dont le train de vie global est en constante et nette augmentation. A l’heure de la crise, les députés ne semblent pas décidés à se serrer la ceinture ». En détaillant « l’introuvable transparence de l’Assemblée », on peut évoquer une drôle de perspective d’un post divorce : si Ségolène Royal devient présidente de l’Assemblée, elle gagnera plus que son ex-compagnon (20 000 contre 13 500 euros net) !

UNE GAUCHE LACHE QUI PACTISE AVEC LES MAFIAS LOCALES

«SeaFrance : le ministre des transports Frédéric Cuvillier a rencontré les porteurs du projet de Scop » (La Voix du Nord)

 J'ai bien sûr été content que le PN ait été viré, mais sans illusion sur les pitres Hollande et Mélenchon. Beaucoup de bruit pour rien pour les premiers couacs gouvernementaux assez secondaires pour passionner les seuls réacs lecteurs du Figaro. Par contre le "visage local de la gauche bourgeoise se dévoile avec les "partenaires sociaux":
1) ceux-ci félicitent le gouvernement pour sa promesse de libérer 100.000 salariés pour la retraite l'an prochain, ce qui ne remet nullement en cause la réforme tranchante de Sarko éliminé;
2) le ministre des transports Cuvillier, membre de la mafia rose du Pas de Calais reçoit le chef des mafieux de la section CFDT de Sea France (déjà condamné mais avec mansuétude par les tribunaux et en principe exclu de la CFDT) pour discuter du "projet SCOP" où les mêmes mafieux prétendent gérer totalement à la place du patron disparu avec leur caïd comme PDG! (Montebourg avait cru bon de défendre cette mafia en traitant d'escroc le seul patron de Sea France, et a été  seulement condamné à 1 euro pour insulte!).
Cela c'est de la lâcheté face au "visage local" de la mafia syndicale des ports!
Sur la lamentable affaire de Sea France, se reporter à PU du 9 janvier : Une mafia syndicale peut en cacher une autre, et PU du 11 janvier : Sur les quais syndicaux. Comme par hasard la presse provinciale veule comme la presse nationale ne parlent plus ni de la SCOP comme la même bande de mafieux de l’ex-CFDT marins de Calais, et on ne sait même pas si cette section mafieuse a été finalement exclue ou pas… 
Toute l'affaire Sea France reste un noeud de vipères. Quelles sont les causes de la faillite:
1. Le tunnel sous la Manche qui a affaibli le trafic Boulogne via Folkestone (ville paupérisée)?
2. Un patron pourri de la SNCF qui aurait machiavéliquement manoeuvré pour couler une "entreprise qui marchait" (version syndicale boiteuse...)?
3. Le seul détournement du duty free par la mafia syndicale CFDT?


Les trois certainement mon colonel!

QUELQUES RAPPELS DES FAITS !

Résumé :(repris sur  Agora vox)

… Rebondissements de l’affaire Seafrance et la proposition de la CFDT Maritime Nord, via son secrétaire général Didier Cappelle, de créer une SCOP en partie avec les indemnités de licenciement des 880 emplois concernés. Un point de vue naïf consisterait à penser que voilà une entreprise fièrement défendue par son syndicat mais qui, coulée par la mauvaise gestion de ses patrons (dont la SNCF, propriétaire des 5 navires Seafrance), tente une sortie par le haut en créant une entreprise d’économie sociale et solidaire autogérée et devrait, si l’Etat ou l’UE ne l’en empêche pas (l’UE ayant interdit le financement de la SCOP via l’Etat ou la SNCF), relancer son activité et sauver son personnel ainsi que l’économie locale qui en dépends. Vision naïve sans doute car, pour commencer, les difficultés financières de Seafrance sont en partie dues à la toute puissance syndicale : comme le dit le dicton, le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. On trouve pas mal de documents sur les pratiques bizarres en matière de recrutement du personnel dit des services généraux (ceux qui ne sont pas marins, largement majoritaires sur un ferry). Et il ne faut pas longtemps à discuter, en privé, avec d’anciens ou actuels employés de Seafrance pour en apprendre de belles sur le pillage opéré par certains membres de ce même personnel (détournement du fruit des ventes à bord, notamment) et du chantage permanent à la grève que pouvait déclencher n’importe quel délégué syndical pour des peccadilles (genre le montant de la remise sur une bouteille de whisky en duty-free). La surcharge improductive et le manque à gagner d’un côté, la perte de confiance de la clientèle de l’autre et le tout couvert par Mr Cappelle et ses sbires, ne peuvent être totalement étrangers à la déconfiture de cette compagnie. Ceci explique peut être un élément fort surprenant du dossier SCOP, à savoir que personne – pas même Mr Cappelle – ne semble à même d’estimer le nombre d’employés qui seraient prêts à démarrer en SCOP plutôt que simplement empocher leur prime de départ. Pourtant s’il y a bien une donnée fondamentale dans la création d’une SCOP c’est le nombre et la motivation des participants, vu que chacun a une voix, vote à l’Assemblée Générale, et doit assumer ses responsabilités. Le fait de passer du statut de salarié fortement syndiqué à celui d’actionnaire, même d’une coopérative, est probablement un choc culturel très difficile à négocier pour la majorité des gens concernés mais je suspecte qu’au delà de cela il y a la crainte que la CFDT – et a priori Mr Cappelle – (re)deviendrait le patron de cette nouvelle entreprise ! On peut accepter voire trouver sympathique d’adhérer à un syndicat indélicat avec ses patrons, mais se marier avec est une tout autre affaire…
LE GOUVERNEMENT SARKOZY AVAIT FAIT PREUVE DE LA MEME LACHETE FACE AUX MEMES MAFIEUX DE LA SCOP
Ce qui pose alors la question des motivations de la CFDT dans cette affaire. D’après le secrétaire d’Etat aux transports Thierry Mariani, juste avant le volte-face du gouvernement en faveur de la SCOP, la CFTD avait été jusqu’à refuser d’examiner d’autres plans de reprise suite au refus, par le tribunal de commerce, du plan proposé par Louis Dreyfus Armateur (qui proposait de ne garder que 460 emplois). Pourquoi ces refus d’examens ? La CFDT a-t-elle décidé de mener à son terme, mordicus, une expérience de coopérative ouvrière ? A titre personnel je suis tout à fait pour ce type de projet et il existe pas mal d’exemples, telles certaines mines anglaises passées en coopérative suite à la destruction de cette industrie par Thatcher dans les années 80, qui montrent la viabilité de cette approche mais ce n’est pas non plus une potion magique et une mauvaise gestion finira toujours par couler une entreprise, qu’elle soit coopérative ou traditionnelle. Et that is the question : la CFDT de Mr Cappelle peut-elle se transformer de plutôt mauvais syndicat en plutôt bonne gestionnaire d’entreprise ? A contrario, peut-on imaginer que les adhérents à la SCOP, s’il se trouve suffisamment, rejettent l’emprise de la CFDT et roulent… sans syndicats ?
 Note : une SCOP est une société coopérative de type SARL ou SA, dont les associés majoritaires sont les salariés. Les décisions sont prises collectivement selon le principe coopératif “une personne = une voix”, indépendamment du montant de capital détenu.Réunis autour d’un même projet économique et des mêmes valeurs, ils s’impliquent totalement dans l’entreprise. http://www.apce.com/pid596/scop.html

COUPURES DE PRESSE DEBUT 2012 (mais c’était avant le triomphe de la gauche bourgeoise)

-           C'est un énorme revers pour le syndicat CFDT de SeaFrance. Jeudi soir, il a été désavoué par la confédération nationale, qui l'accuse de porter « une lourde responsabilité » dans la situation actuelle de la compagnie maritime. Dans un communiqué signé par la CFDT nationale, la Fédération générale des transports-équipements (FGTE-CFDT) et l'union régionale CFDT, la confédération regrette que les offres alternatives au projet de Scop aient été rejetées. Jusqu'à mi-décembre, Louis Dreyfus Armateurs (LDA) avait en effet déposé un projet de reprise de l'entreprise, et avait même proposé à la CFDT un dialogue autour des conditions de reprise des salariés. Le syndicat ayant catégoriquement rejeté toute négociation, LDA avait finalement dû jeter l'éponge. Un refus qui serait la principale cause de l'état actuel de l'entreprise. « Désormais, les salariés n'ont pas de perspective pour sauver leurs emplois. Malheureusement, les responsables CFDT de SeaFrance portent une lourde responsabilité dans cette situation », indique le communiqué.
À trois jours d'une audience capitale devant le tribunal de commerce, le projet de Scop est pratiquement mort et enterré. Il manque toujours 50 millions d'euros pour boucler le financement. La proposition du gouvernement d'augmenter les primes de licenciement des salariés si elles étaient réinjectées pour financer la Scop a été rejetée par les salariés, qui voient leurs espoir de sauver SeaFrance s'amoindrir d'heure en heure.
Des pratiques douteuses mises en lumière
Le communiqué de la CFDT nationale n'est pas vraiment une surprise. Pour la confédération, la situation n'était plus tenable : depuis quelques jours, les critiques pleuvent à l'encontre des dirigeants de la CFDT SeaFrance. Accusés d'avoir fait fuir le seul repreneur potentiellement viable, Louis Dreyfus Armateurs, ils se voient également reprocher des pratiques douteuses dans le fonctionnement de l'entreprise au quotidien. Un rapport de la Cour des comptes de 2009, révélé cette semaine, a mis en lumière un certain nombre de dysfonctionnements. Recrutement par cooptation plus que sur les compétences, promotions accordées ne correspondant pas aux qualifications: la Cour n'hésite pas à pointer du doigt « l'emprise de la CFDT » sur le fonctionnement de l'entreprise.
Cette chasse au mouton noir est également liée aux négociations syndicales à venir. Nicolas Sarkozy a convoqué pour le 18 janvier un sommet social capital. Alors que la crise économique semble partie pour durer, les organisations représentatives des entreprises vont tenter d'obtenir des concessions, notamment par la remise en place du chômage partiel dont certaines grandes entreprises avaient beaucoup profité en 2009, notamment dans l'automobile. Pour les organisations syndicales, il est donc capital d'être « blanc comme neige » pour avoir un maximum de marge de négociations.
Le salut de SeaFrance pourrait passer par les salariés non-syndiqués. Ils tiennent ce vendredi après-midi une réunion à Calais « afin de montrer à tous les acteurs du dossier SeaFrance qu'il n'y a pas que les porteurs du projet Scop dans l'entreprise. »

-          CFDT: la section SeaFrance sera exclue

AFP Publié Réactions (28)
La CFDT, en désaccord avec la CFDT Maritime Nord sur la stratégie de reprise de la compagnie SeaFrance et soupçonnant des malversations dans le fonctionnement du syndicat, réunira jeudi prochain son bureau national pour exclure cette section, a annoncé aujourd'hui François Chérèque. Le leader de la CFDT a réitéré au micro sur Europe1/i-télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France son sentiment de "honte" déjà exprimé à propos de la CFDT Maritime Nord, majoritaire chez SeaFrance, "qui a refusé d'étudier d'autres pistes que la coopérative (...) ce qui n'est pas raisonnable" et sur laquelle pèsent de forts soupçons de malversations. "Il y avait une présomption d'innocence (...), maintenant il y a des faits qui sont concrets", a-t-il dit, renforçant ces soupçons à l'encontre des principaux responsables de la section, sans pour autant donner de détails.
Appel aux salariés de SeaFrance Jeudi prochain, François Chérèque a précisé qu'il proposera au bureau national de la CFDT "d'entrer dans une procédure de radiation" du syndicat CFDT Maritime Nord, forte d'environ un millier d'adhérents, étape statutairement indispensable avant l'éviction des responsables de cette section.

Parallèlement, François Chérèque a lancé un appel aux salariés de SeaFrance en leur demandant de s'adresser ou de rejoindre la section CFDT de la société Philippe Louis Dreyfus intéressée par la reprise d'une partie de son personnel (880 personnes), une solution que la CFDT de Seafrance a toujours écarté. "Il y a une autre CFDT, qui est honnête", a-t-il dit à l'adresse des salariés de SeaFrance. "Nous pouvons travailler avec vous pour être réintégrés chez Philippe Louis Dreyfus. Faites nous confiance", a-t-il ajouté avant de conclure, martial: "Cette CFDT là (celle de SeaFrance), ce n'est pas nous. Cette CFDT là, nous n'en voulons plus. Cette CFDT là, nous allons la mettre dehors".

La fédération socialiste du Pas-de-Calais est-elle en train de rejoindre celle des Bouches-du-Rhône. Après les affaires Dalongeville, qui ont secoué Hénin-Beaumont, c'est au tour de Liévin, et de son député maire, Jean-Pierre Kucheida, de se retrouver au centre des accusations de financements occultes. Des affaires qui risquent de gêner François Hollande dans sa campagne. C'est ce que dit Gérard Dalongeville dans son sulfureux "Rose Mafia" sorti jeudi 23 février.

Dans Rose mafia (éditions Jacob-Duvernet), Gérard Dalongeville raconte comment des commissions ont été versées illégalement au PS par des entreprises du nord de la France en vue d'obtenir des marchés publics... Un système dont certains aurait également tiré profit personnellement. Ce zigoto ancien maire PS de Hénin-Beaumont qui a été lui-même incarcéré (détournement de fonds publics) est mal placé pour être « sulfureux » , et reste un des « responsables » du succès du FN dans la fameuse ville où Mélenchon tente de faire renaître de ses cendres le parti stalinien… il n’inquiète nullement la mafia rose puisqu’elle continue ses affaires avec les mafieux syndicaux de Sea France.Bas du formulaire


-          Enfin, y a-t-il eu vol en bande organisée et abus de confiance au sein de la compagnie SeaFrance ? C'est à cette question que tente de répondre un juge d'instruction lillois, chargé d'enquêter sur cette affaire qui remonte à 2009.
Six salariés avaient été entendus en mars et cinq d'entre eux mis en examen ; huit autres ont été placés mardi en garde à vue à la section de recherches du Portel dans le cadre de cette même affaire.
En 2010, dans son rapport, un commissaire aux comptes mandaté par la direction de SeaFrance a mis en évidence des erreurs et des écarts dans la gestion des comptes. Essentiellement au niveau des ventes à bord des navires. S'ensuit un dépôt de plainte de la direction et l'ouverture d'une enquête judiciaire. Le parquet de Lille se saisit de l'affaire et confie le dossier à la gendarmerie. Mardi soir, huit personnes, sept hommes et une femme, ont été convoquées au Portel et entendues par les enquêteurs. Pour Antoine Deguînes, avocat de l'un d'entre eux, « on est exactement dans le même cas de figure qu'en mars, lorsque j'assistais deux autres clients ». Les trois personnes qu'il défend nient toute implication dans cette affaire. «  Pour démontrer qu'il y a eu bande organisée, il faut apporter la preuve que quelqu'un tirait les ficelles pour s'en mettre plein les poches.
Nous n'en sommes pas encore là. » Peut-être y a-t-il eu des vols ? Les suspects les ont-ils reconnus ? Les enquêteurs vont devoir auditionner des dizaines d'ex-salariés SeaFrance qui, à un moment ou un autre, ont navigué entre Calais et Douvres. Les perquisitions effectuées aux domiciles n'auraient rien donné. Comme les cinq autres salariés entendus en mars, les huit ex-SeaFrance actuellement entendus, pourraient être mis en examen par le juge d'instruction lillois. (La voix du nord du 7/06)

Extrait article du Monde :

La Cour des comptes dresse un constat similaire dans un rapport remis en 2009 : pour les "agents de service général" à bord des navires, "le recrutement s'effectue largement par cooptation selon des critères peu transparents", écrit la haute juridiction, en ajoutant : "Les recommandations familiales et surtout l'appui de la formation syndicale majoritaire [la CFDT] entrent comme un facteur déterminant dans la sélection des candidats." Aux yeux de la Cour, cette politique entraîne des sureffectifs.
Didier Cappelle ne nie pas avoir eu "une certaine influence" en matière d'embauche, mais d'autres syndicats en avaient aussi et ces usages ne sont pas propres à SeaFrance, se défend-il.
La CFDT-Maritime Nord est également soupçonnée d'exercer son emprise sur les augmentations salariales et sur le déroulement de carrière des techniciens et des personnels d'exécution. A tel point qu'en février2007, l'intersyndicale CGT/CFE-CGC des officiers s'indigne des privilèges exorbitants qui seraient accordés à certains salariés : primes exceptionnelles sans justification, promotions aussi subites qu'inexpliquées… "Le président Riblier a acheté la paix sociale à la CFDT", fustigent les deux organisations.
Pour avoir relayé ces allégations, le quotidien Nord-Littoral sera condamné pour diffamation par la cour d'appel de Douai (Nord). Mais Pascal Dejean, le PDG du groupe propriétaire de ce journal, pense, aujourd'hui encore, que ces critiques étaient fondées : "Nous avons eu le tort d'avoir raison trop tôt", affirme-t-il. La preuve : la Cour des comptes a validé, dans son rapport de 2009, les observations faites deux ans plus tôt par l'intersyndicale des officiers.
Accusée d'être de mèche avec la direction, la CFDT-Maritime Nord est également montrée du doigt pour ses méthodes musclées. En mars 2002, un représentant de la CGT, Christophe Wadoux, est frappé au cours d'une "réunion paritaire" par Eric Vercoutre, l'actuel secrétaire du CE. Une agression commise sous les yeux d'un membre de la direction des ressources humaines. Un an plus tard, un groupe de salariés de SeaFrance emmené par Didier Cappelle envahit les locaux de Nord-Littoral à Calais. Un article leur avait déplu, raconte Pascal Dejean. Il n'y a ni coup ni casse – ou presque – mais par la suite, la CFDT-Maritime Nord distribuera des tracts menaçants contre des journalistes du quotidien, d'après le PDG du groupe de presse.
En avril 2005, une autre altercation éclate, entre Eric Vercoutre et Roger Lopez, un responsable de la CGT chez SeaFrance. Ce dernier s'écroule, après, dit-il, avoir été boxé par son contradicteur. La justice condamne le militant cédétiste à une peine d'amende, malgré ses dénégations. Enfin, quelques mois plus tard, un incident se produit lors d'une manifestation au Havre, mais cette fois la victime est une policière en civil qui photographie des manifestants. Plusieurs hommes tentent de s'emparer de son appareil, elle se retrouve au sol. Didier Cappelle, Eric Vercoutre et un de leurs collègues sont renvoyés en correctionnelle : le premier se voit infliger une amende, le second sept mois de prison avec sursis, le troisième cinq mois avec sursis.
Tous ces épisodes ont été grossis jusqu'à l'exagération, plaide Didier Cappelle. Il explique que la policière avait dissimulé sa véritable qualité aux manifestants – d'où la colère de certains d'entre eux. Il prétend même avoir cherché à la protéger avec ses deux collègues. Un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme a été engagé contre la décision sanctionnant les trois hommes… Un changement important survient lorsque Eudes Riblier est remplacé en 2008 par Pierre Fa à la direction. Celui-ci "siffle la fin de la récréation" et enterre la politique de cogestion, relate un syndicaliste. D'après lui, la CFDT-Maritime Nord cesse d'avoir la main sur une partie des recrutements. Depuis, la guerre fait rage entre le syndicat et le président du directoire. Les belligérants croisent le fer au sujet des comptes du CE : Pierre Fa multiplie les requêtes pour y voir plus clair. N'obtenant pas les documents réclamés, il lance des actions judiciaires, si nombreuses et si touffues que les protagonistes ont eux-mêmes de la peine à s'y retrouver.
Didier Cappelle assimile cette cascade de procédures à une "cabale" visant à "jeter le discrédit" sur son organisation. "Le CE a toujours été très bien géré et au bénéfice de tous", assure-t-il, tout en prenant un malin plaisir à rappeler que Pierre Fa fut condamné dans l'affaire Elf.
Début 2010, suspectant des détournements de produits à bord des navires, les patrons de SeaFrance portent plainte pour "abus de confiance". Une information judiciaire est ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Depuis, aucune mise en examen n'a été prononcée, mais les comptes bancaires de responsables de la CFDT-Maritime Nord auraient été épluchés.
Quelques semaines après le début de cette enquête, une autre affaire surgit : celle des biens immobiliers d'Eric Vercoutre. "Comment a-t-il pu se les offrir ?", s'interroge Nord-Littoral, le 4 juin 2010. Un sujet à nouveau abordé par Libération, dans son édition du 7-8 janvier. Au quotidien national, le secrétaire du CE indique qu'il a dû contracter de gros emprunts afin d'acheter ces logements qu'il met en location. Propriétaire, lui aussi, de plusieurs appartements à Calais, Didier Cappelle soutient qu'ils sont "hypothéqués" et qu'il s'est "surendetté" à cause de l'acquisition d'un immeuble.
"Sous prétexte de paix sociale, on a fait n'importe quoi", tempête Jacques Brouyer, secrétaire du syndicat CGT des officiers de SeaFrance. Des "calomnies" martelées depuis des années, rétorque Didier Cappelle. Selon lui, elles ressortent aujourd'hui pour torpiller le projet de SCOP. Celui-ci était considéré comme voué à l'échec en raison d'un financement insuffisant et d'un business plan boiteux. Mais la société Eurotunnel vient de créer la surprise en proposant d'appuyer le schéma construit par la CFDT-Maritime Nord. Si cette solution prend tournure, le pavillon français continuera peut-être de flotter entre Calais et Douvres ».
Une information judiciaire a été ouverte à l'époque afin de mettre en évidence des fraudes éventuelles. La justice a tenté depuis de démonter le mécanisme grâce auquel, et pour un montant astronomique de 720 000 euros, des produits se sont volatilisés (parfums, cigarettes ou whiskys), après avoir prétendument fait l'objet de retours de la part de la clientèle. Mais, depuis, aucune mise en examen n'a été prononcée, bien que les comptes bancaires de responsables de la CFDT Maritime Nord aient été vérifiés.
Tapez sur wikipédia NMPP PRESSTALIS, et vous aurez un petit aperçu des agissements des syndicats à la française, tels la CGT. Détournements de matériel d'imprimerie pour envoi à Cuba, ventes détournées en kiosques, trafic d'armes et constitution d'arsenal...Les hommes politiques sont des lâches qui n'ont jamais osé s'attaquer à ces truands car ils siègent dans les administrations et y font la loi.
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