UNE MANIPULATION BOUFFONNE
Glabre, leFigaro ce matin parodie Lutte Ouvrière, L'Huma ou un blog mélenchonien : « Les droits des travailleurs dans le monde en «crise systémique», notamment en France ». On ne souligne pas assez désormais la simultanéité universelle de la propagande dominante dans la mondialisation de la putréfaction capitaliste . C'est évident concernant la guerre qui concerne plus ou moins gravement toute l'humanité. C'est encore plus vrai au niveau social. Ce ne devrait être un secret pour personne que le principal frein et obstacle à une nouvelle guerre mondiale reste le prolétariat et non pas les multiples contestations petites bourgeoises de tout ordre1. On se targue de son inexistence. Il est entendu qu'il est débile et incapable d'autonomie. Bien sûr il reste la principale classe exploitée, méprisée et humiliée, mais que nenni la Confédération Syndicale Internationale, collègue de notre CGT s'en fiche : « c'est une attaque coordonnée contre la démocratie » ! Mais en quoi le monde du travail serait-il concerné par une démocratie bourgeoise qui se fabrique sesélecteurs à coups de millions ?
Plus simpliste gauchiste tu pètes ou tu adhères à la secte LFI : « c'est un coup d'Etat des milliardaires ».
«L'édition 2026 de l'indice CSI des droits dans le monde révèle que la crise des droits des travailleurs ne se limite plus à quelques cas marginaux - elle est désormais au cœur même des démocraties», a commenté Luc Triangle, secrétaire général de la CSI. Il dénonce ainsi «une attaque coordonnée contre la démocratie - un coup d'État des milliardaires, soutenu par des dirigeants politiques; les travailleurs sont dépouillés de leurs droits et réduits au silence, et les économies sont manipulées au profit d'une poignée de puissants».
Rien à voir avec la paye ou les licenciements déguisés, le raisonnement syndicalo-gauchiste devient foutraque : « ...liste des pays à surveiller (sic ! Par qui?) alors que les attaques portées aux libertés des travailleurs accélèrent l'érosion de la démocratie». En cause, «des restrictions de la négociation collective et le recours à la force contre les travailleurs».
Quelle érosion de la démocratie et de quelle démocratie ?
« Quant à la France, elle connaît «son plus mauvais classement, signe d'un déclin prolongé des droits des travailleurs, notamment caractérisé par une répression des militants syndicaux et des restrictions imposées aux manifestations». De façon générale, le nombre de pays qui refusent aux travailleurs l'accès à la justice, les placent en détention ou recourent à la violence, aux atteintes à la liberté d'expression ou de réunion, est en hausse dans le monde, selon cette enquête.
la surveillance numérique qui permet de «contrôler et de mettre au pas le personnel, de faire taire les travailleurs et d'empêcher la mobilisation syndicale» ; et les gouvernements qui «écartent les syndicats et les consultent de moins en moins» lors de l'introduction de nouvelles lois sur le travail ou de réformes de la législation du travail ».
On est stupéfié par cette vérité bureaucratique qui remplace les travailleurs par les ouailles syndicales. Sans oublier ce lieu commun des sociologues : « la crise est devenue systémique». Enfin tout s'éclaire avec la montée du « fâchisme » : «la montée de l'extrême droite en Europe se traduit de plus en plus par de l'hostilité envers les syndicats et leurs membres».
Vous l'avez compris, c'est l'extrême droite qui monte les ouvriers contre les syndicats. Fallait l'inventer, ils l'ont inventé !
Cette prétention à se soucier au niveau international d'un intérêt (très syndicrate) pour le sort de la défense des travailleurs pue comme un chacal. Les appareils syndicrates sont si choyés en France qu'aucune personne honnête ne peut les plaindre ; quant aux manifs quelle inanité de déplorer une immense répression, oui mais quand ils tireront à la mitrailleuse dans la foule comme en Iran !
Le CCI, ma modeste personne et tant d'autres minorités, avons consacré des centaines d'articles qui démontrent fort bien que les syndicats sont devenus des agents du capital qie je me contenterai aujourd'hui de citer les réactoions des lecteurs anonymes.
« Étonnant
cet article. Pour avoir quitté le monde du travail il y a peu, force
est de constater que ce mo nde syndical est très protégé en
France. Essayez de licencier un syndicaliste du privé qui a dépassé
les bornes en France ; autorisation de l’inspection du travail
puis, si refus Ministère du travail. Sans parler des Prud’hommes
où le salarié est parfaitement défendu. Dans la fonction publique,
des pans entiers n’envisagent même pas la tenue d’un conseil de
discipline pour des faits qui conduiraient un salarié du privé à
un entretien préalable…Bref, le syndicalisme a encore de beaux
jours en France !
Alors
qu'à Cuba et au Venezuela, c'est le paradis des travailleurs.
Sans
parler de la Chine, modèle à suivre pour les travailleurs, sans
oublier la Corée du Nord. Je n'entends pas les syndicats s'y
plaindre de la politique du gouvernement et le chef d'état semble
très populaire ».
« Les syndicats ne représentent pas les travailleurs. Le taux de syndicalisation en France est très faible. Les dirigeants syndicaux sont des apparatchiks grassement payés, qui instrumentalisent une minorité, les syndiqués, pour abuser du droit de grève et prendre le pays en otage. Si les grèves servaient réellement les intérêts des travailleurs, depuis le temps, il n'y aurait plus besoin de grèves. Ce rapport est une manipulation qui ne devrait pas être la source d'un article qui ne met pas ces informations en perspective et n'en dénonce pas le caractère biaisé ».
En résumé un rapport syndicaliste à vocation internationale pour ridiculiser un peu plus la classe ouvrière de tous les pays sans pourtant pouvoir faire avaler ce gros mensonge d'une équivalence de la répression anti-ouvrière contre les prolétaires en Europe, et même en Amérique, et celle qui prévaut en Russie, Chine, Iran, Afrique où même la perspective gauchiste de syndicats libres reste une lubie ridicule paralysant aussi toute option de combat de classe.
Cette mondialisation de la propagande syndicaliste collaborationniste de la démocratie bourgeoise la plus puante, se voudrait unificatrice des millions de travailleurs dans encadrement syndical à vocation militaire au bout du compte : la défense de la démocratie bourgeoise. Hélas c'est peine perdue et pâtée pour les petits toutous de gauchistes.
1Thèse imbéile de Bertrand Bdie, intéressante pourtant sur la paralysie actuelle des impérialismes les plus puissants : « Par delà la puissance et la guerre, la mystérieuse énergie sociale » ed Odile Jacob

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