QUELLE BONNE
INSTRUMENTALISATION POLITIQUE!
"Les
conditions climatiques ne permettent pas un déplacement
présidentiel"
Jupiter
président (ce jour, AFP 17:48)
Les conditions sociales permettront à Jupiter Bobo 1er de s'envoler - en compagnie de son philosophe de l'apocalypse écologique, le comique Hulot - au-dessus des îles meurtries par l'ouragan féminin le mardi 12 afin de survoler la vedette à la journée d'inaction syndicale.
Les conditions sociales permettront à Jupiter Bobo 1er de s'envoler - en compagnie de son philosophe de l'apocalypse écologique, le comique Hulot - au-dessus des îles meurtries par l'ouragan féminin le mardi 12 afin de survoler la vedette à la journée d'inaction syndicale.
« Sous
le Capital, toute chose est transformée en son contraire »
(Marx, de mémoire)
Jamais
une tempête naturelle aussi dévastatrice n'aura été aussi bien
accueillie par les « hautes autorités de l'Etat »1.
Quand bien même ils ne se sont pas vantés de l'incroyable impéritie étatique et de la débandade des
secours, grâce en particulier à la mise hors fonction du célèbre
dieu portable et de la fée électricité. Pensez, toute la gauche dévastée dès avant les orages d'été par le tsunami
électoral macronesque, avec son Méluchon de foire et son moustachu
ringard CGT, laissait planer la menace mille fois éculée d'une
féroce rentrée sociale, fantôme qui ne troublait la nuit que de
quelques climatologues bien lotis de Neuilly hors réalité (cf. les bourgeois de l'Obs complètement plantés avec leur une macronesque croyant que cela allait "cogner"socialement). Dès les
premiers vents à trois cent à l'heure sur les terres lointaines
néo-coloniales... Adieu veaux, vaches, cochons, grèves, manifs ! tout
ce pétrin s'était également envolé sous la baveuse dramatisation
cocardière.
Place
à la « so-li-da-ri-té na-tio-na-le » ! Nos trois
Dalton de la cupidité de caste sont apparus dans leur ordre de
grandeur : Fifi le grand dadais qui sait pas répondre à toutes
les questions, Titi Macron le petit chef du milieu (centriste vermifuge) qui sait pas
trouver les bons mots pour qualifier le déboulé d'Irma2,
et enfin Gégé de Lyon, le sinistre papy de l'Intérieur (au si doux
nom d'oiseau) qui effarouche même pas un flic de base lorsqu'il mate
le pli du futal. Jadis, pour les photos de familles nombreuses on
plaçait les enfants par ordre de taille, le plus grand n'était pas
forcément le plus intelligent ni le plus petit le moins3.
Le
feuilleton dûment chapitré sur la perpétuelle décoction de la loi
« travaille » (et ferme ta gueule) avait plus au moins
titillé l'oreille des prolétaires en vacances. Pourquoi les
journaleux en parlaient-ils d'ailleurs ? Puisqu'ils se foutent
de notre avis et des guignols élus députés savates à coups d'ordonnances du cadre supérieur! Et on
n'y comprenait plus rien en plus sauf qu'il s'agit toujours de
glisser le tapis rouge aux patrons et de mépriser toujours plus les
prolétaires. Pour les gauchistes sanglants (en paroles) avec le PDG
de la République, « on est tous attaqués »... Pas
vrai ! La loi ne concerne pour l'instant que le privé, et elle est une réplique féroce à ce que tout maniaque syndicaliste feint d'ignorer :
le rejet du travail par toute une partie de ceux qui sont destinés
au salariat, le dégoût des faux-culs de Pôle emploi, l'impossibilité de les discipliner comme naguère4
. Le secteur public est attaqué lui en dessous de la ceinture sur ses
« privilèges »; je te salue vieil océan de privilèges! Et paf pour le jour de carence de ces
fainéants, une mesure qui contente... les prolos du privé !Hein
oui oui et ces salauds de cheminots qu'ont la retraite sitôt alors
que la loco à vapeur puante et chuintante a disparu. Faudra voir à
ce qu'ils s'alignent sur le commun des mortels cotisants. La pompe
aspirante a bien fait basculer la petite bourgeoisie artisanale dans
le régime général, pourquoi qu'ils n'y seraient pas alignés eux
aussi ces « fainéants », y a pas qu'eux qu'ont droit de
mourir à 90 piges ! So-li-da-ri-té na-tio-na-le !
Suppression des emplois aidés, euphémisme bureaucratique, qui
succède à tant d'autres bricolages pour déguiser le chômage
massif ; ils n'avaient pas osé le nommer « travail pour
assistés ».
Vous
allez me dire que le gouvernement ne fait que ressortir de la
naphtaline la recette « divise pour régner », avec
l'éternelle complicité des bazars syndicaux, de base et du sommet.
OK mais désormais c'est SE-CON-DAI-REU avec la charité primordiale
et baveuse pour « nos îles » (dramatisation
circonstancielle et opportunisme garanti). Un cyclone « qui
nous touche tous » c'est comme un attentat terroriste, soit
vous mettez les mains sur la tête, soit vous êtes cyniques et
complices ! « Il faudra, a ajouté le président
climatologue, lutter, toutes et tous, contre le réchauffement
climatique ». Quand la station météorologique locale l'aura
informé qu'il peut venir parader sans risque, notre climatologue à
l'international (dixit ses larbins de BFM) pourra venir avec mémère
faire la distribution de dames patronnesses aux sans abris face à une
catastrophe naturellement capitaliste (que nous devons tous combattre
si dieu le veut), à l'égal de son pote Trump et sa mémère en
talons aiguilles.
Pas
très maligne quand même cette équipée gouvernementale
égogologique. Ti Macron ne sait pas jouer au bonneteau. L'astuce
fît rire tous les auditeurs prolétariens sauf les journaleux qui continuent à
causer entre eux de présupposés macronesques pour rattraper
Angélique Merkel via un nouveau généreux appel à la so-li-da-rité
nationale, d'où il ressort cette vieillerie : je te donne d'une
main ce que je reprends de l'autre. 5 euros étaient piqués aux APL
pour les étudiants en juillet et voici que Ti Macron, meurtri dans
son intelligence (hors pairs débileux) par les indignations, proposa aux propriétaires de
baisser de 5 euros leurs loyers... Quelle finesse de comptable !
Et quel appel brillant à la solidarité nationale ! De l'Etat
d'assistance on passe à l'Etat magicien. Macron pourra bientôt
passer au plus grand cirque du monde du brave Patrick Sébastien. Bon
le tour de passe-passe est moins grave pourtant que les attaques sur
les allocs chômage et les retraites, mais il participe au
brouillage. Tous pour un, tous pour rien.
Levez
le doigt: qui a envie de défiler pour une cacophonie de
revendications ou de défense parcellaire de telle ou telle
corporation, et derrière les traîtres d'hier, CGT et consorts
gauchistes, et le comique troupier Méluchon, flanqué du roi déchu
des bobos, Hamon ?
Ti
Macron peut dormir du sommeil des Dalton, lequel a été fort court.
Oh combien de nouvelles Louisiane et Irma la douce pour noyer toute théorie des classes antagonistes? Un avenir
plein d'aussi beaux tourbillons nucléaires, face auxquels toute lutte de classes
est ridicule, quand seuls dieu ou not'gouvernement peuvent
éventuellement nous sauver en attendant l'apocalypse finale entre le fou coréen et le fol amerloque .
NOTES
1Objectons
que pour une fois le CCI sera d'accord avec la bourgeoisie, en fin de journée Jupiter a déclaré la guerre au réchauffement de la planète, et mieux encore, au nom du monde entier. Mégalo? Non! Bobo premier. Dans le
communisme il n'y aura jamais de catastrophe naturelle, si l'on en croit le CCI épaulé involontairement par Bobo 1er. C'est le
capitalisme de nos jours qui est responsable de toutes les
nuisances. D'ailleurs c'est un sujet lancé en off par les médias
officiels ; le Figaro osant même : « pensez-vous
que le réchauffement climatique soit responsable d'Irma ? ».
C'est dans l'air, et vous serez servis en débats transcendantaux
sur la philosophie écologique, élevés culturellement par le
petit-fils de Monsieur Hulot au niveau supérieur (la vie de la
planète) pour ne pas rester confinés au ras de vos grèves
franco-françaises, et en vue d'un communisme qui n'était que
stalinisme ; car, en effet, le stalinisme était le communisme,
ainsi que l'assure un primitif du Figaro. Et non pas l'inverse.
2Son
lapsus sur le cyclone, « il a attaqué... », non un
cyclone n'attaque pas, il dévaste, détruit, sème la désolation.
Le lapsus révèle surtout que le ti mitron de l'Elysée sait bien
qu'il lui faut continuer à porter « l'attaque » contre
la classe ouvrière, certes surtout en métropole car dans «nos
îles » la charité sera un devoir, et la reconstruction
devrait fournir des emplois aux entreprises métropolitaines et aux
diverses assocs de scouristes patentés, sans oublier les cellules
de soutien psychologique et les inénarrables ONG. Sur ces dernières
lire :
https://blogs.mediapart.fr/revue-frustration/blog/100215/pourquoi-faut-il-detester-les-humanitaires,
de la revue Frustration, malgré leurs limites politiques et une
conclusion débile à la LO « faut reprendre aux riches!). Sur
le soutien politique aux terroristes en bonne santé mentale, lire
l'article islamo-gauchiste pur suivant :
https://www.npa2009.org/actualite/sante/le-djihadisme-une-maladie-mentale
3Goscinny
s'est d'ailleurs outrageusement moqué de la saga des frères Dalton
qui n'étaient ni idiots ni de simples crapules. Deux d'entre eux
étaient d'ailleurs d'anciens flics démissionnaires révoltés par
la corruption de la jeune bourgeoisie US, et leurs premières
escapades bancaires auraient été plutôt à mettre dans la lignée
de la bande à Bonnot. Il y avait trois frères et un autre qui ne
l'était pas, et qui n'était pas toujours le même individu. Mais
sur le perron élyséen, la figuration contrite de nos trois
lascars, même sans chapeaux, nous fournissait le même air
d'imbécilité que les Dalton dans la version imaginée par
Goscinny. Leur compassion cyclonesque noyait toute tornade...sociale
présumée septembrissime !
4J'aurai
l'occasion ultérieurement de développer sur cette sorte de
déshérence vis à vis du travail – que le bobo Hamon essaie de
récupérer – qui est une sorte de réaction « en creux »,
très individualiste, de nombreux jeunes prolétaires. « Ils
ne sont plus fiables », m'ont dit des patrons de PME, « des
apaches » m'a dit un autre, « on ne peut plus compter
sur eux, un jour ils n'ont pas envie de venir, ils ne viennent pas
et ne cherchent même pas à s'excuser ». Pauvres patrons,
comme je les plains. Il y a là bien sûr une forme
d'insubordination sociale qui ne mène pas forcément à la
conscience de classe, mais à cette mentalité d'assistés qui
donnent de bons électeurs du FN ou des variétés de psychopathes,
terroristes réels ou en carton pâte. Les excités du gauchisme
comme les partisans du moindre effort, comme les fainéants
syndicaux et les divers salariés des ONG défendent évidemment les
porteurs de cette mentalité, qui est assez proche de la leur, et
qu'ils font passer pour une motivation révolutionnaire. J'ai fait
partie de cette génération où on conseillait aux jeunes ouvriers
de d'abord bien faire leur travail pour avoir ensuite toute autorité
pour gueuler et faire grève. Depuis longtemps c'est chacun pour
soi, et le héros reste celui qui glande le mieux. L'Etat des
patrons a parfaitement saisi cette situation « antisociale »
(les chefs syndicaux aussi) et c'est pourquoi, pas par méchanceté
ou simple appât du gain, il met en place une loi de type
terroriste, parce qu'il sait que le prolétariat n'en peut plus d'un
système qui ne produit que du travail de merde, et surtout pour la
majorité des boulots de merde. Mais ce n'est ni le refus du travail
ni le repli sur soi qui permettront la révolution.
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