"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

vendredi 1 février 2013

RIEN A FOUTRE DE L’INDICE ET DE LA PROMO DES FONCTIONNAIRES




 La journée d’action des fonctionnaires : une grève de merde contre les ouvriers d’Amiens

Une petite centaine de rassemblements maigrichons et manifestations pâlichonnes étaient organisés dans toute la France, jeudi 31 janvier, à l'appel de trois syndicats de la fonction publique (CGT, FSU, Solidaires, la secte LO et la mafia lambertiste) pour dénoncer les suppressions de postes dans les ministères "non prioritaires", et demander notamment, des revalorisations de salaires et un « bon  déroulement de carrière » (la promo des Stakhanov et des suce-boules). L’employé d’Etat a droit a un « indice » comme l’employé du privé n’a que le droit de fermer sa gueule. Le point d'indice, commun à tous les « salariés » par l'Etat, est en général revalorisé chaque année pour tenir compte de l'inflation. Mais après avoir été augmenté de 0,8 % chaque année entre 2007 et 2009, puis de 0,5 % en 2010, il a été gelé "en valeur" en 2011 et 2012. La politique du gouvernement Ayrault ne diffère donc pas sur ce point de celle du gouvernement Fillon. De quoi qu’ils se plaignent ceux qui z’ont la garantie de l’emploi ? La grévette d’une journette n’est certainement pas le fait des employés fonctionnaires, la preuve, ils l’ont boycottée. Pour décider d’une grève il faut des assemblées souveraines or ces dernières ne sont plus que les cartels de bonzes syndicaux qui décident à la place de nous tous pourquoi, quand et dans quelles limites légales. S’il y avait eu véritablement des discussions « permises » seulement dans des AG non autorisées et non contrôlées par les flics syndicaux gauchistes et anarchistes, nul doute que les « conversations » entre prolétaires n’auraient pas portée sur ce crétinisme juridique, ni sur le fond de la sauvegarde des « privilèges » de la fonction publique. Nul doute que des voix se seraient élevées pour crier : « ils ont pas honte les chefaillons syndicaux de nous balader avec ce minable « indice » et la non-suppression de postes, toutes choses qui arrangent leur cogestion et sur lesquelles on n’est jamais consulté de toute façon que l’indice avance ou pas ! Il ont pas honte des faux derches de nous exhiber à la misère publique avec des chamailleries ministérielles concernant notre petit « indice » ? Ici, dans cette assemblée qui peut dire qu’il n’a pas un enfant au chômage, un enfant devenu adulte qui ne sera jamais « fonctionnaire » ni assuré de garder toute sa vie un emploi ?
Et le plus honteux, c’est pas qu’ils nous fassent balader tous secteurs séparés de la fonction publique – on a l’habitude de leur stratégie ultra-corporative – mais ils ont le culot de programmer cette journée de petits fions au même moment que l’annonce du millier de licenciements à Goodyear à Amiens ! Que vaut la défense de notre petit « indice » pour ceux qui sont promis à la rue et à l’assistance méprisable ? Au syndicaliste anar de service qui vient de me crier que la lutte contre les suppressions de poste fait partie de la lutte contre le chômage, je lui réponds que la lutte contre les fermetures de gares à la campagne n’offrira jamais les emplois manquants aux licenciés de Goodyear !
Faire grand bruit avec l’aide de l’AFP et internet sur « les fonctionnaires maltraités », « le service public en danger » ou ce pauvre slogan de syndicaliste de base « Hollande, rends-nous la monnaie », c’est ne pas avoir peur du ridicule mais c’est surtout ridiculiser toute solidarité de classe ! Qu’est-ce qui est plus urgent, que bonzes et ministres traînent ou pas à discuter de notre prépuce, ou qu’on monte tous les dents contre les licenciements massifs ? Imaginez braves et courageux camarades grévistes d’un jour que nous ayions envoyé des centaines d’entre nous en car, à cheval ou en avion en délégation à Amiens pour apporter non un soutien de foire comme les Besancenot/Mélenchon/Arthaud – ces figurants des impasses nationales et syndicales – mais pour DISCUTER de ce qui est possible ou impossible, non de l’avenir de nos petites entreprises respectives mais du sort que nous réserve à tous la crise capitaliste répercutée par l’Etat bourgeois. Et une série de questions concrètes pas du bla-bla sur un touzemble foireux et syndicrate :
-          Comment s’organiser puisque syndicats et gauchistes désorganisent systématiquement ?
-          Comment se rencontrer pour discuter de ce qui est revendiquable ou du foutage de gueule corporatif ?
-          Quelles alternatives dans un monde en crise : les patrons et l’Etat sont-ils des méchants intrinsèques ? Peut-on vraiment les faire « reculer », même en masse, comme dans les années 1970 ? Un Etat national peut-il empêcher ad eternam une entreprise étrangère de mettre la clé sous le paillasson ?
-          Comment se coordonner après maturation des discussions sur comment orienter la lutte contre autre chose que des moulins à vent, et empêcher que les sous-marins de la gauche bourgeoise, syndicaux gauchistes et politiciens anars, ne viennent court-circuiter les initiatives de lutte indépendante de classe et fourvoyer toute centralisation de la lutte ? ».
Evidemment vous n’avez rien vu de ce genre, et si une telle intervention a eu lieu dans une AG, que l’auteur se signale et je lui paye un resto ! Sur Le plus du Nouvel Obs (qui remplace Le Post du Monde vendu à la secte autiste et élitaire Hunfington), celle-là écrit : « Je suis fonctionnaire mais ne fais pas grève : les syndicats mélangent tout », s’agit-il d’une prolétaire indignée des parades de l’aristocratie syndicale qui exhibe ses emplois garantis alors que des milliers sont jetés à la rue lors de ses journées d’action pour petits fions syndiqués? Hélas non, la dame n’est dérangée que par l’ajout par les syndicats de l’Education nationale de la réforme du rythme scolaire. Encore un raisonnement de petit fion de base.

Merci au passage à not’ministre du chômage improductif de nous donner espoir pour les amiénois comme le confirment les camarades de l’AFP :

« Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, souhaite lui "ramener tout le monde à la table des négociations". Outre l'Etat, il veut réunir les syndicats, la direction de Goodyear et le repreneur potentiel Titan, avec qui les négociations ont échoué en juin. "Nous ne sommes pas sûrs d'y arriver" a toutefois précisé le ministre qui a indiqué avoir contacté lui-même le repreneur américain, sans avoir de réponse pour l'instant ».
La droite est toujours aussi naze et nous fait pitié, après le taré Copé, qui s’est explosé lui-même, voici Dupont-Faignant qui monte au créneau de l’AFP :
« Le député et président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, a quant à lui jugé que l'annonce éventuelle de la fermeture de l'usine d'Amiens Nord serait "un énième symbole de l'échec du gouvernement", estimant que "pour l'instant, seul le chômage est 'made in France ».
Manque de pot pour les gauchistes et staliniens jusqu’au-boutistes le patronat de Goodyear n’a pas fait exprès de programmer la fermeture, et ne peut être qualifié de patronat voyou :
« Entre 2008 et 2011, Goodyear, dont l'activité est cyclique, a enregistré des pertes de 87 millions de dollars en moyenne par an, a indiqué une porte-parole de la direction. Le groupe était endetté à hauteur de 3,4 milliards de dollars en septembre 2012 et les actionnaires n'ont pas touché de dividendes depuis 2003, a-t-elle ajouté. Elle a précisé que l'usine d'Amiens Nord coûte quelque 60 millions d'euros de pertes par an au groupe ».
La palme de l’imbécilité jusqu’au-boutiste revient – au dire des ouvriers eux-mêmes – à un certain Wamen :  « « Il y aura peut-être un projet de fermeture mais il n'y aura pas de fermeture", a assuré à l'entrée du CCE Mickaël Wamen, délégué syndical CGT, majoritaire sur le site. "On va mettre le gouvernement en face de ses responsabilités ».
Ce jusqu’auboutisme typique du vieux stalinisme et du vieux trotskysme n’est pas simplement un leurre pour démoraliser à terme les plus obstinés et naïfs, il EST un partage du travail de démoralisation des ouvriers avec les autres syndicats qui la jouent « raisonnables », « tristes mais lucides ». Voici le tableau de notre aimable camarade anonyme de l’AFP :
« Trop, c'est trop. Trois syndicats, la CFE-CGC, FO et la CFTC ont tenu jeudi une conférence de presse au siège de PSA pour dénoncer les agissements de la CGT à Aulnay. «Tous les jours, il y a des agressions verbales et physiques à Aulnay. Les salariés en tombent malades. Le taux d'absentéisme atteint désormais 30 % sur le site», alerte Christian Lafaye, délégué syndical central FO. «Il y a un véritable harcèlement d'une minorité sur la majorité», ajoute Anne Valleron, son homologue à la CFE-CGC ». (l’hyper-lien maintenu vous permet de joindre immédiatement le site où vous pouvez choisir votre carte syndicale). «PSA perd 7 millions d'euros chaque jour. Nous sommes à l'agonie. Ce plan est nécessaire. Si la thérapie est trop lente, le malade peut mourir», estime Christian Lafaye. Pour l'intersyndicale, le jusqu'au-boutisme de la CGT est très dangereux. «Nous, nous travaillons pour obtenir les meilleures conditions de départ pour les salariés concernés», souligne Anne Valleron. La direction de PSA a d'ailleurs salué «l'attitude responsable de l'intersyndicale CFE-CGC, CFTC, FO».
D’un côté un syndicat gueulard refuse toute concession (et en soi il a raison, on est toujours baisé par les concessions aux patrons) et terrorise les ouvriers qui ne sont pas sous sa coupe, de l’autre côté les syndicats mielleux « regrettent » qu’on n’ait pas saisi en septembre 2012, après « dix-huit mois de discussions » SVP ! , « le retrait d'un projet de plan de départs volontaires sans licenciements ». Dans l’un et l’autre cas les ouvriers étaient de toute manière floués : le jusqu’auboutisme sert à éviter la généralisation (on casse tout dans l’usine ou on défile autour) et la concorde de partenaires sociaux convenables ne sert qu’à jeter en définitive chaque prolétaire à la misère et à la solitude sociale.
A Amiens comme à Aulnay, le sabotage de la lutte sous couvert de jusqu’auboutisme est assuré par la secte LO qui a acquis ses galons de traîtrise depuis 40 ans que cette bande de déclassés dirigés par un quarteron de profs couve ses petits syndicaux dans les dernières usines :
« Dénoncer les dérives à Aulnay, tout en ne discréditant pas la CGT au niveau national: telle est la ligne des trois organisations (syndicales). «À Aulnay, le combat des leaders CGT est politique. Tout se fait sous l'impulsion de Lutte ouvrière. L'intérêt des salariés, ils n'en ont rien à faire», souligne Franck Don, délégué syndical central pour la CFTC. De fait, le leader CGT d'Aulnay, Jean-Pierre Mercier, est l'ancien porte-parole de la candidate LO Nathalie ­Arthaud à la présidentielle, et a été candidat local du parti. Le même genre de schéma se reproduit chez Goodyear à Amiens. Le responsable CGT du site, Mickaël Wamen, a été candidat communiste aux dernières législatives. Et, à Amiens, le blocage créé par l'attitude de la CGT, dans la durée, a précipité la catastrophe. Au grand dam des autres syndicats. «Pour le plan de départs volontaires et le projet de reprise, la CGT s'est passée de la décision des salariés. Ils ont dit: nous avons la science infuse, notre lutte est juridique», regrette Virgilio Mota Da Silva, délégué syndical Sud, de Goodyear Amiens-Nord » (cf. Fig ou Libé, je sais plus mais toujours « avec le camarade AFP).
« L’intérêt des salariés », dit le bonze apolitique de la CFTC, n’intéresse ni LO ni la CGT, c’est vrai mais pas dans le sens « économiste » qu’il suppose. Le jusqu’auboutisme en prêchant abstraitement « on a raison de lutter » façon LO ou « il faut prendre l’argent là où il est » façon chauvine CGT, sont des poisons anti-prolétariens, où il n’est question que de luttes de pouvoir des divers apaches syndicaux pour se servir des prolétaires comme masse de manœuvre et au final leur faire porter le chapeau de l’échec. La direction nationale de la bonzerie CGT se chargeant elle de relativiser la nocivité de ses « enfants terribles »
« Aujourd'hui, le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, défend ses troupes d'Aulnay et d'Amiens. «Les salariés sont en colère et leur colère s'exprime», déclare-t-il. Mais l'approche du prochain congrès de la CGT n'y est pas pour rien. «En réalité, ces jusqu'au-boutistes sont minoritaires à la CGT. Mais, à deux mois du congrès, ils font monter la pression», explique un expert en questions sociales. Qui ajoute: «dans le fond, la CGT veut durcir le ton face au gouvernement Ayrault. Mais sans être extrémiste et se couper des autres syndicats. Thierry Lepaon devra trouver un subtil équilibre.» (tjrs not’ camarade anonyme de l’AFP, qui dit sacrément la vérité parfois sans s’en rendre compte).
Les commentaires Réacs sur le Figaro ont en partie raison, mais s’ils manifestent une éclatante lucidité sur le pot de pourriture syndicale, contrairement aux activistes gauchistes qui barbotent dedans ; ces lecteurs qui ont réussi à franchir la censure du Figaro (grâce à leur propre confusion) ne comprennent rien à la fonction… gouvernementale du syndicalisme et sont aussi des nazes chauvins :
« Encore une usine qui appartient à un groupe étranger qui se retire de France ! Il faut que les salariés qui travaillent dans ces industries prennent conscience que les délégués CGT qui ne sont connus que pour leurs imprécations et pour les violences dans lesquels ils entraînent ces naïfs deviennent suicidaires, non pas pour les délégués CGT qui ont tous des points de chute, mais pour les travailleurs, qui n'ont pour recours que d'aller à Pôle Emploi. Et il faudrait que le gouvernement arrête de tolérer ces débordements néfastes à l'industrie en France et se désolidarise nettement de ce genre de syndicalisme ».
Ce n’est pas la lutte de classe que le syndicalisme coule mais… le pays et haro sur le communisme (des khmers rouges syndicaux de LO ? OK alors) :
« La CGT n'a pour unique bilan que celui d'avoir coulé et de continuer à couler le pays. Et ces deux exemples d'entreprises et de salariés pris en otage par une poignée de radicaux montrent encore une fois à quel point le communisme n'est ni rien d'autre qu'une menace pour la société toute entière. À l'heure des économies, soi-disant, en tous genres, plutôt que de nous imposer un matraquage fiscal, quand l'État, supposément neutre, va-t-il SUPPRIMER le financer public des syndicats ? ».
Est-ce un prolétaire « réveillé » qui écrit au Figaro ? Et à qui s’adresse-t-il ?
« Les syndicats c'est comme les ministres, leur beau salaire contre l'insécurité et la perte d'emploi des ouvriers. Voilà où mène un deal "Etat-Syndicat". Plus de courage et surtout une chose, vous avez laissé un virus vous et l'Etat qui ne s'arrêtera plus. Tirez vous, et laissez faire seul les ouvriers qui se font berner par votre faute ».

Avec l’Edito de Libé de Éric Decouty, nous sommes confronté à la « première guerre sociale » de Hollande (merci d’avoir laissé hors jeu la journée de petit fion des fonctionnaires) :
« Ils étaient en train de retrouver des couleurs. Salué pour son volontarisme militaire au Mali, François Hollande a gagné en quelques jours une stature présidentielle que six mois de pouvoir avaient à peine esquissée. (…) Seulement voilà, le coup de froid lancé par Goodyear a rappelé que la crise sociale demeurait la première réalité politique du pays. Il a surtout renvoyé le Président à ses engagements de campagne et à cette promesse que l’Etat pouvait agir sur le réel. Car à Amiens, comme à Florange, chez Peugeot, Renault ou ailleurs, c’est ce volontarisme qui est attendu mais que ne perçoivent pas les salariés menacés. Si l’Etat ne peut pas tout, partout, il y a pour le gouvernement une urgence politique à donner une traduction concrète aux promesses sociales du candidat Hollande. La loi sur les licenciements boursiers, évoquée sur le parking de l’usine d’Amiens en octobre 2011, doit revenir en débat, comme les autres solutions avancées avant les élections. La délégation d’une partie des responsabilités aux partenaires sociaux, si elle constitue une formidable avancée dans la démocratie sociale, ne suffira pas à affronter la réalité. La première guerre du gouvernement ».
Le journaliste (avec AFP) se moque de nous, personne n’a cru à la « croissance » inventée par Hollande pendant sa campagne présidentielle promotionnelle, fallait surtout virer le blaireau Sarko, qui, s’il était resté, aurait déjà mis à feu et à sang le pays – et il déconne franchement en nous ressortant la prétendue solution soluble dans un bol de soupe aux restos du cœur : la crémeuse loi sur les licenciements boursiers, nuage gauchiste pour suppléer à la nationalisation rangée dans les cartons.
Très embrouillé le blogger mais pas loin des questions de fond, laissons s’exprimer à notre place ce commentateur sur Libé :alpacks

STOP !

« J'en ai assez de ces conneries déblatérées a longueur de journée sur les yaka et ceci et cela sur les fermetures des usines : Y EN A MARRE ! Des millions de français ont subit et subissent TOUJOURS le chomage, pensons déja d'abord a ceux qui le sont ! J'en ai assez de ces démagogies a chaque fois qu'une usine ferme ou on attend un interventionisme d'état impossible en réalité !Tout ce qu'on peut faire quand les usines ferment : c'est tempérer pour l'instant et point a la ligne : Si on commence de l'interventionisme massif sur des fermetures d'usines symbolique : le principe d'égalité vaudrait alors qu'on le fasse pour le moindre licencié éco jusque chez les artisans : vous savez, ces précaires, ces intérimaires qui se font jeter de chantier en chantier, de CDD en CDD chez des petits patrons indélicats (et croyez moi, + on plonge dans les myriades de petites pmi-pme : plus des cas d'indélicatesses patronales sont nombreux : Dans les grands groupes, les directions n'ont pas d'autres choix que de faire les choses comme la loi le dicte, mais dans les petites entreprises inconnues, avec souvent aux manettes des gens comme vous et moi : c'est magouilles et impayés, clients escroqués, salariés qui ne peuvent rien espérer indélicatesse de partout !) Nous sommes en crise économique grave, a un moment donné il faudrait pouvoir s'en rappeler ! NON A LA DEMAGOGIE sur l'emploi ! D'autant + que nous n'allons plus avoir le choix tot ou tard que de changer de modèle social d'emploi ... Le chomage étant ce qu'il est, les gens, notamment les ouvriers dans les usines sont tellement téléguidés par l'angoisse qu'ils n'en voient même pas qu'ils ne font que défendre un modèle social de travail d'aliénation par le contrat de travail Je pense que tout ces problèmes sociaux nous font perdre le nord sur ce qui était le + important : la mise en lumière que le modèle du travail est l'une des dernières formes d'esclavage (oui le travail sous ce modèle est un esclavage) et le modèle de l'embauche l'une des pires aliénations sur laquelle les modestes gens s'aveuglent comme si c'était le saint graal a ne surtout pas lacher : Alors qu'il n'est qu'enfermement autour d'une forme de travail ou on est quasi condamné a travailler pour une évolution extremement faible ...Il est temps de changer les choses, mais certainement pas par du + CDI ou autres conneries qui n'apportent rien ». Et il en rajoute une couche :
« Il existe d'autres voies, d'autres solutions ... A l'heure ou il n'existe absolument plus aucun ascenseur social dans les entreprises sous la forme du contrat de travail du CDI qui vous maintient a des postes sans valeur pour les non qualifiés a ce qu'ils font : je ne vois pas en quoi le modèle du CDI alors est a sauver Tout ça pourquoi ? Parce que les gens ont peur, peur de l'avenir, peur de pas pouvoir faire des crédits, peur de ne pas pouvoir être propriétaire un jour d'un pavillon au crépi moche dans un lotissement périurbain ... Alors ils ne veulent pas regarder la réalité en face, ils s'accrochent a des boulots pathétiques qui les rendent aussi con qu'une mule car ce sont des boulots pour 85% des cas qui n'apportent aucun enrichissement personnel et culturel : juste un stupide salaire a la con pour le rapport a la dépendance a la consommation ! Il faut en finir avec ce modèle la ! Vous êtes des hommes ... Déja pourquoi diable traiter entre patronat et salariat en des entités "non uniques" ? La représentation salariale aujourd'hui ne sert strictement plus a rien : vous avez vu ces 20 dernières années des syndicats décrocher des avancées vous ? Ca fait + de 20 ans que le modèle social n'avance plus : car les marges de manoeuvres économiques liées au modèle sont devenues trop étroite : on l'a bien vu avec les 35h Les 35h ont été une avancée salariale énorme, mais qu'il fallu payer par des contreparties lourdes de blocages salariales qu'on paye très cher aujourd'hui : même si dans les faits pour ne rien au monde il ne faudrait revenir en arrière ... Car nous devons vivre pour nous, pas pour nos "boulots" A peine 15% de la population bénéficie de conditions de travail ou les gens peuvent s'épanouir culturellement, socialement ... ».
Pas mal, il est moins convainquant ensuite, mais peut-on lui reprocher de ne pas connaître les positions communistes maximalistes après un si grand pas en avant ?
« La meilleure solution pour en finir avec cela, c'est de créer une nouvelle forme de contrat de travail libre, ou l'employé deviendrait systématiquement une entité entrepreunariale en capacité de négocier lui même ces conditions de salaire et travail, et libre de faire comme il l'entend ...Comment peut on se réjouir de se faire enfermer dans un CDI ? Ou sont passé vos rêves de liberté ! Le peuple a oublier manifestement d'emporter ces couilles avec lui. Parce que nous approchons des limites de fracture totale du modèle actuel que les ouvriers voudraient défendre mordicus par angoisse d'être écarté de la société de consommation, ils se piègent eux même dans une relation aliénante par le travail ! Les entreprises négocient avec leurs clients un a un, avec leur fournisseur un a un, je ne vois pas pourquoi il n'en serait pas de même avec les salariés sous la forme d'une entité de vente de sa propre main d'oeuvre comme une micro-entreprise et négocier soit même sa manière de bosser, son salaire, ses horaires, son cadre de travail Pourquoi ? Parce que nous allons vers une société ou le chomage systématique va faire craquer le modèle ... Oui c'est une forme libéraliste que je propose, mais attention : un libéralisme absolument pas en faveur des entreprises bien qu'elles y trouveront leurs comptes, mais en faveur de la LIBERTE DU TRAVAILLEUR DE JOUIR DE SON TRAVAIL COMME IL L'ENTEND ! Et ça passera par la création déja du revenu universel de société, une nouvelle forme de RMI-RSA mais a traitement bien + élevé : car nous allons craquer sous le chomage, et si nous craquons sous le chomage : la société perd alors chaque jour des entités de circulation d'argent sclérosant petit a petit l'économie interne tel un problème sans fin, sans solutions ni queue ni tête et a effet boule de neige
En créant un revenu universel : on briserait déja la peur du chomage et de l'exclusion du modèle social de consommation que les gens ont tellement peur de perdre : mais cela forcément avoir un taux de traitement nettement supérieur a celui du RSA pour que cela ait un sens : au moins le double, entre 80 et 90% du smic Regardez déja en Europe du nord comment ça se passe, certes le modèle social nordique est loin d'être parfait, mais la réalité est une gifle pour les défenseurs du CDI angoissés du bulbe : le libéralisme sous la forme du contrat libre est la seule solution a long termes ... Non pas pour assurer des conditions libérales aux entreprises, le but n'est pas la : mais surtout, surtout assurer la véritable liberté aux travailleurs qui ne voient même pas les alliénations du contrat de travail qu'ils défendent jusqu'a s'en rendre malade ! Ca vous plait a vous, de bosser au smic pendant 20 ans a l'usine parce qu'il faudrait se réjouir d'avoir un CDI et que ça resterait une soit disant couverture sociale insérante dans la société de consommation ? C'est un esclavage ! Le seul moyen de s'en sortir : le modèle nordique a évolution. Il y a depuis bel lurette que les syndicats sont devenus incapables de protéger les salariés, au contraire : leurs actions les enfoncent notamment quand ils refusent systématiquement les évolutions du statu du travail par idéologie en refusant de voir la réalité et les aliénations en conséquence du modèle ! ».

Ce type donne au moins l’envie de discuter, même s’il ne se rend pas compte combien une révolution est indispensable, et dans les termes où il le formule (stop !). Cette société de misère et de chômage est une société de destruction où le travail aliéné et l’aquoibonisme face aux licenciements sont entretenus par les protestataires de la gauche protestataire, contestataire et concordataire.

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