Ceci n'est pas une urne mais un tronc d'église. |
« Aucune
puissance ne peut se soutenir, si elle n'a pour représentants que
des hypocrites ; l'Eglise catholique a beau posséder encore
bien des éléments « séculiers », sa force réside dans
ces natures de prêtres, encore nombreuses aujourd'hui, qui se font
une vie pénible et de portée profonde, et dont l'aspect et le corps
miné parlent de veilles, de jeûnes, de prières ardentes, peut-être
même de flagellations ; ce sont elles qui ébranlent les hommes
et leur causent une inquiétude : eh quoi ? S'il était
nécessaire de vivre de la sorte – telle est l'affreuse question
que leur vue met sur la langue - . En répandant ce doute, ils ne
cessent d'établir de nouveaux soutiens de leur puissance ».
Nietzsche, Humain trop humain.
« Les
marxistes supposent que le « groupe » pour un homme, du
point de vue de l'instinct collectif, c'est sa classe, et qu'il
s'unira à ceux dont l'intérêt économique de classe est le même
que le sien. Cela n'est que partiellement vrai en fait. La religion a
été le facteur le plus décisif pour déterminer le groupement
humain pendant de longues périodes de l'histoire du monde. Même
maintenant un ouvrier catholique votera pour un capitaliste
catholique plutôt que pour un socialiste incroyant. En Amérique,
les divisions pour les élections se font presque toujours selon les
croyances religieuses. Evidemment cela fait l'affaire des
capitalistes, et tend à les rendre religieux ; mais les
capitalistes seuls ne pourraient amener ce résultat. Le résultat
provient du fait que beaucoup d'ouvriers préfèrent le progrès de
leur foi à l'amélioration de leur existence. Quelque déplorable
que soit cet état d'esprit, il n'est pas nécessairement dû aux
mensonges capitalistes ». Bertrand Russel (1920, La pratique et
la théorie du bolchevisme)
Ce
serait presque un drame : la bourgeoisie ne dispose plus
d'hommes intègres, plus de Léon Blum, de De Gaulle, de Rocard, de
Jospin, de Seguin. Il semblait lui rester un père la morale, mais
l'abbé à l'air sourcilleux ne s'est pas contenté de mettre la main
dans le bénitier, il a, le malheureux, et avec mémère, raflé le
contenu du tronc.
L'acharnement
médiatique sur saint Fillon, pour reprendre l'expression ce jour de
Libé-Rotschild (« lynchage médiatique », dirent les
soutiens de Fillon au début déjà), dure depuis les « révélations »
(dosées)du Canard Enchaîné le 25 janvier et du 1er février, soit
un mois et demi sans que personne ne se soit interrogé ni fixé sur
les deux éléments les plus étranges de ce qui est nommé
exagérément Pénélopegate. Je crois qu'il n'y a que le regretté
Siné qui se soit exprimé sur le côté puant du Canard, comme
Médiapart, journaux à barbouzes et à flics de l'ombre (pour une
démocratie bourgeoise qui rince plus blanc), qui sert d'arme ou de
poison aux factions bourgeoises pour régler leurs comptes entre
elles.
Deuxio,
on s'est « fixé » sur la cagnotte (dite galamment
« enveloppe parlementaire ») du seul couple peu
charitable Fillon ; depuis plus personne ne parle de cette
cagnotte – le seul(après s'être étrangement « excusé »
mais en gardant le pognon) à avoir évoqué une « moralisation »
a été saint Fillon martyr soi-même – et j'avais envoyé un SMS à
Mélenchon pour lui dire qu'au lieu de faire le clown avec son
hologramme il aurait mieux fait de demander la suppression de ladite
cagnotte : no réponse évidemment ! Il empoche lui aussi.
QUI
VEUT COULER LA DROITE FRANCAISE ?
Je
n'ai pas tenu au jour le jour les séquences successives de la chasse
en meute au Fillon. J'ai dû comme beaucoup de téléspectateurs ne
plus rallumer la télé tellement c'était lâche, lourdingue et
unilatéral ; occultant toute question politique par la
focalisation sur la châtelaine et la cassette ; on aime jamais
tant en haut lieu amuser le peuple avec des bastilles virtuelles. La
plupart des journalistes, commentateurs, dessinateurs trouvant chaque
jour un coin où enfoncer le Fillon, il était inutile de chercher
une discussion ou une analyse impartiale ou dépassionnée. Cela
jetait un doute donc d'emblée chez le prolétaire moyen : trop
passionnée et « justiciable » cette période électorale
pour être honnête. Si personne n'attaqua le Canard louche, on
supposa que le coup fourré venait de Dati ou de Hollande. Mais, face
à l'accusation de lynchage et de complot par les soutiens de Fillon
et l'ensemble de son parti au début, la chasse en meute redoubla
d'intensité grâce à l'intervention de la « justice »,
que chacun sait totalement impartiale et apolitique, dont Hollande le
probe et Mélenchon le gauchiste assumèrent une défense vertueuse
mais forclose. Mais le train des persécuteurs et traîtres s'est
mis à se remplir soudainement : des Judas partout chez les
L.R., de l'ambassadeur du Qatar Villepin au plus obscur député
provincial de la droite bourgeoise gaulliste. Au point que chaque
boutiquier médiatique - vantant de plus son produit, Hamon pour le
directeur d'Atlantico, Macron pour la bande de BFM avec Pujadas en
renfort, Mélenchon pour FR3 et cette larve d'Huma, aucun média pour
Le Pen - devenait inaudible pour sa propre réclame. Le populo
ordinaire, comme aux temps de l'inquisition ou de la tonte des femmes
à la Libération, a sorti de vraies casseroles dans la rue pour
crier « Fillon en prison ». Tout marchait à merveille
pour les obscurs « démolisseurs de réputation » et amis
de la mafia à Macron, banksters et trust pharamceutique.
Bavassant
ENTRE EUX (la table circulaire de BFM-Drahi-Macron-Elkrief et la bouffe arrogante du soir du clan C' à vous), comme au comptoir du café-tabac de la rue des martyrs,
ces idiots de journalistes ne virent pas qu'on les délaissait à
leur causette quotidienne aux ordres de la poignée de donneurs
d'ordres (politiques et financiers) qui font la pluie et le beau
temps en France et depuis l'étranger. Le scandale Fillon appelant à
bavasser sans fin sur le scandale lui-même et pas sur son contenu
scandaleux1.
C'était comme si un groupe de dealers avait désigné l'un d'eux à
la vindicte : « Hou ! regardez cet ignoble dealer !
Comment ne pas le condamner ? ». Et, quand Fillon eût
compris, suite aux consignes de Sarkozy, qu'il fallait répondre coup
pour coup, chaque matin, les coups redoublèrent : « Fillon
est d'une violence inouïe », « Fillon assassine la
justice », « Fillon s'enferre dans la théorie du
complot », « ses soutiens commencent à le lâcher »...
et sempiternellement d'agité le chiffon rouge, car « l'inquiétude
grandit à droite »... « sur une possible victoire de
Marine Le Pen à l'élection présidentielle » ; laquelle
inquiète aussi le président en titre comme icelui s'en est confié
à pas moins de six journaux européens, accusant même Moscou de
s'ingérer à la manière stalinienne...
Tout
observateur intelligent, même les menteurs professionnels, sait que
Fillon est victime d'une « mise à mort », pire que celle
de Chaban en 1973 ; Juppé en s'éclipsant les a nommés « les
démolisseurs de réputation » (pour y échapper à nouveau).
Certains spectateurs ou internautes se sont plaints qu'on ne nous
montre plus qu'un combat de chiffonniers, de celui-là contre
celui-ci, au lieu de discuter programmes. Mais quels programmes ?
ils sont tous vides, de l'arbre de Noël de Macron, au rasage gratuit
par Hamon, à l'embauche garantie par Mélenchon, à la misère
nationale de la Le Pen, et au programme « vérité » de
Fillon. Et si ce n'était pas une simple affaire nationale, comme le
prouvent les nombreuses connexions de Moutain View en Californie
(siège de la Silicon Valley) sur mon blog ?
QUI
SONT DONC LES DEMOLISSEURS DE REPUTATION ?
Que
juges, journalistes et saltimbanques soient des marionnettes,
personne d'intelligent n'en doute. Que nous ardents maximalistes pour
une révolution armée se passant d'élections bourgeoises trafiquées
et prédécoupées nous analysions un combat de panier de crabes
entre factions bourgeoises déterminées à s'éliminer férocement –
la lutte pour le pouvoir, pour l'argent du pouvoir et pour le pouvoir
de l'argent – soit. La bagarre opaque ne recoupe pas forcément les
clivages classiques, puisque la fausse opposition gauche-droite est
visible même pour l'électeur le plus bête, car on nous fait croire
in fine à plusieurs alternatives, en particulier celle dite
centriste qui n'a jamais bien marché en France, sauf après un
événement comme mai 68 avec la carte Giscard le féministe. La
gauche éjectable du pouvoir, alternance oblige, avait pourtant fait
de son mieux avec trois crons inconciliables (Hamon, Macron,
Mélenchon) pour passer le témoin sans trop de heurts à une
quelconque faction de droite, avec Macron en réserve centriste de Morgan Stanley et Rothschild. La
mère Le Pen, comme papa, n'avait rien produit de nouveau pour se
positionner en autre chose qu'en rabatteuse des abstentionnistes en
milieu pauvre et exclu, et des paysans pas encore suicidés.
L'accélération qui s'est produite soudainement fin janvier, à
cause de l'inattendu joker Fillon, visait-elle à écarter un
dangereux pousse au crime social avec un programme de vérité propre
à favoriser l'insurrection prolétarienne ? Sachant pourtant
que Fillon sait mieux dialoguer que Sarkozy avec les syndicats et a
été capable de faire avaler deux réformes de retraite sans causer
de révolution...
Je
peux me tromper mais la question sociale ne me paraît pas suffisante
pour expliquer l'appel général et concerté au meurtre de Fillon.
Il y
a d'autres immixtions qui « parlent » plus que la
cassette népotiste de Fillon2,
ce qui est en jeu et on les trouve déjà sur le rendu réservé au
pénélopegate sur Wikipédia :
« Pour le magazine américain Foreign
Policy, la corruption des élites politiques en France a pour
origine les « fondements de la Ve République. Le
président, par principe, n’a pas à répondre de ses actes face au
Parlement : il règne et ses ministres gouvernent à peine ».
Le Spiegel
allemand estime que « la République, vue de l'intérieur,
révèle que les représentants de l'élite politique entretiennent
souvent une image d'eux-mêmes qui rappelle les pratiques d'une
monarchie ». Le quotidien suisse Le
Temps insiste sur l'incompréhension des correspondants
étrangers en poste à Paris, comme sur leur stupéfaction face aux
explications du candidat. Le quotidien italien Libero
qualifie Le Canard enchaîné de « bijou du journalisme
d’investigation »3.
Damned !
En Amérique et en Allemagne les élites ne sont pas corrompues !
Et les banales élections présidentielles françaises relèveraient
donc du « grand jeu » planétaire avec ses flics de
l'ombre et des démolisseurs de réputation !? Passons aussi sur
l'immixtion russe supposée par Hollande. Les organes de propagande
bourgeoise à l'étranger, aussi rétribués et cornaqués par la
finance de la mondialisation heureuse et flexible, évitent aussi de
traiter à fond des constats de corruption parlementaire et de
népotisme, et d'analyser l'étroit aspect scandaleux, pour s'en
prendre à l'hégémonie de la France, cette vieille « monarchie »
avec un président-roi. Tout pour plaire aux reines-premières
ministres Angélique Merkel et Thérésa May ! Quel démocrate
bourgeois impérialiste ne rêve pas de l'affaiblissement électoral
intérieur de son concurrent le plus proche ?
Certes,
la confusion qui règne en France n'est pas tombée du ciel, les
crabes peuvent se chamailler ensemble de façon irrationnelle en
oubliant leurs intérêts communs. L'aile néo-gaulliste de la
bourgeoisie française n'est plus homogène, et il me suffit de citer
les commentaires suivants des Echos :
"Un combat programme contre programme
commence", a lancé Alain Juppé au soir du premier tour de la
primaire de la droite et du centre qui a vu s'imposer,
largement et contre tous les pronostics, François Fillon. Mais
la campagne a montré qu'il s'agit moins de différences que de
nuances entre les deux programmes, tant la philosophie est la même.
Pour autant, François Fillon revendique un programme "radical"
mais assumé, quand Alain Juppé défend le mot de rassemblement.Sur
quels points divergent-ils le plus ? Vraisemblablement, c'est
sur la question de la politique internationale que François Fillon
et Alain Juppé s'éloignent
sensiblement.Celui qui est arrivé en tête du scrutin dimanche
revendique un positionnement résolument pro-russe, réclamant la fin
des sanctions contre le Kremlin, décidées après la guerre dans
l'est de l'Ukraine, ainsi qu'un rapprochement avec Poutine pour
mettre un terme au conflit en Syrie, quitte à prendre fait et cause
pour Bachar al-Assad. En effet, pour François Fillon, la priorité
est de mettre fin aux actions de l'Etat islamique plutôt qu'au
conflit syrien. Alain Juppé, qui estime que Vladimir Poutine est un
"partenaire incontournable", a appelé son concurrent à
faire attention à "l'excès de vodka" pendant la campagne.
Selon lui, il faut "parler franchement" au président russe
mais pas pour lui dire "continuez, nous vous suivons". Il
reproche particulièrement à Moscou l'annexion de la Crimée ainsi
que son alliance avec Bachar al-Assad. Car, selon lui, le conflit en
Syrie ne se réglera qu'avec le départ du dirigeant syrien »4.
L'ASTUCE DE FILLON LE VRAI CANDIDAT ANTI-SYSTEME !
Saint Fillon a frappé un grand coup avec le meeting
du Trocadéro, pourtant interdit par Mme Hidalgo et M. Estrosi.
« Contre les arrangements de couloir », il apparaît
comme un battant, pas seulement
sous la pluie des qualificatifs et des insinuations, mais comme « saint » martyrisé, « homme seul mais fort », pas le genre girouette de vieux politicards de partis crevés. Sans rival à droite ni à gauche ni à l'extrême droite. L'outsider des médias glaciaires, Juppé, ne faisait vraiment pas le poids pour un plan B. La bourgeoisie d'Auteuil-Neuilly-Passy, ébranlée une semaine à peine, a refilé sa confiance à Saint Fillon face à la « bobocratie médiatique ». Un des soutiens a répondu au pigiste sur place : « Vous avez voulu faire la même chose contre Trump, vous avez vu le résultat ! ». « Il a quelque chose en nous de Trump et Cie », aurait dit Michel Berger. En effet, à force de taper comme des sourds les divers larbins de l'ordre dominant ont fini par favoriser la remontée de Fillon, après lui avoir jeté dans les pattes jusqu'à hier des sondages ad hoc où 70% des sondeurs sondés lui disaient de partir. Malgré les Elkrief et autres Gattégno qui assurent que sa défaite est « programmée » (d'un certain côté c'est vrai) ou qu'il est « ingagnable » avec une « droite à la dérive », un « champ de ruines ». A force de dénoncer le scandale de la « cassette » du couple (avec manoir) Fillon, les culottés larbins de la finance et collabos indirects des puissances rivales en Europe lui évitent de parler de son « programme vérité », qui n'est pas reluisant en effet ni comme promesse électorale pour les plus déshérités ni comme garantie de paix sociale et de redressement des profits capitalistes.
sous la pluie des qualificatifs et des insinuations, mais comme « saint » martyrisé, « homme seul mais fort », pas le genre girouette de vieux politicards de partis crevés. Sans rival à droite ni à gauche ni à l'extrême droite. L'outsider des médias glaciaires, Juppé, ne faisait vraiment pas le poids pour un plan B. La bourgeoisie d'Auteuil-Neuilly-Passy, ébranlée une semaine à peine, a refilé sa confiance à Saint Fillon face à la « bobocratie médiatique ». Un des soutiens a répondu au pigiste sur place : « Vous avez voulu faire la même chose contre Trump, vous avez vu le résultat ! ». « Il a quelque chose en nous de Trump et Cie », aurait dit Michel Berger. En effet, à force de taper comme des sourds les divers larbins de l'ordre dominant ont fini par favoriser la remontée de Fillon, après lui avoir jeté dans les pattes jusqu'à hier des sondages ad hoc où 70% des sondeurs sondés lui disaient de partir. Malgré les Elkrief et autres Gattégno qui assurent que sa défaite est « programmée » (d'un certain côté c'est vrai) ou qu'il est « ingagnable » avec une « droite à la dérive », un « champ de ruines ». A force de dénoncer le scandale de la « cassette » du couple (avec manoir) Fillon, les culottés larbins de la finance et collabos indirects des puissances rivales en Europe lui évitent de parler de son « programme vérité », qui n'est pas reluisant en effet ni comme promesse électorale pour les plus déshérités ni comme garantie de paix sociale et de redressement des profits capitalistes.
Quelle que soit l'issue de ce longuet feuilleton
électoral, on peut en déduire deux réflexions majeures. La
première est que la bourgeoisie garde deux cordes à son arc pour la
dernière ligne droite : Macron et Fillon, face au vote
protestataire Le Pen et à l'abstentionnisme croissant5.
Macron reste une fabrication médiatique qui n'a aucun écho chez les
ouvriers et, la petite bourgeoisie de gauche, elle, qui se rabattra
pour partie sur le petit clientéliste écolo-banlieue-bobos urbains
Hamon et pour partie sur Mélenchon. Saint Fillon, malgré et grâce
à sa casserole – qui n'a rien à envier à celle de Le Pen –
engrange pour l'instant le grade de candidat anti-système (anti-juge
et anti-journalistes) jusque là possédé par la mère Le Pen, mais
il lui souffle également une grosse partie de son bla-bla
sécuritaire.
Pour le rush final, classiquement antifa, Saint
Fillon (demi pourri) avec son air de Droopy a plus de chance de
l'emporter haut la main contre l'impasse Le Pen que le candidat
Macron (des tous pourris) ; une moitié de l'électorat Le Pen
se reportant sur lui grâce à sa « droitisation »?
Avez-vous oublié l'élection de « bandit Chirac »
sauveur de la république face à « fâchiste Le Pen » ?
L'élection finale, finira-t-elle comme un bon
western ? Dans ses deux tours elle devrait être marquée par
une abstention plus forte que prévue, par suite d'un courant d'air
froid venant du nord. Mais cet article n'est pas un bulletin météo.
La suite du feuilleton promet encore des rebondissements, et qui
sait, peut-être dans les rues ? Voire 12 balles dans la peau
pour Droopy ? D'autres révélations du corbeau Canard?
Vaudeville ? Plaisanteries à répétition ?
Dérapages en série ? Affabulations à jet continu ? Aux
dernières nouvelles, même les autistes portent plainte contre Saint
Fillon, l'establishment fait courir rumeur et contre-rumeur... la
mafia sarkozienne lui proposerait de se tirer une balle dans la tête
lui-même comme cela était proposé aux opposants au stalinisme.
Mais qui va donc achever ce Lucifer de Fillon ? Juges,
francs-macs et journaleux s'activent et s'acharnent sur la relique
qui ose encore bouger.
1L'homme
de la rue, ou le type ordinaire comme vouzémoi, ne se laisse pas
abuser par la perversité de la « campagne propre », le
flic de l'UNSA invité sur le plateau de la 5 dimanche soir a mis
presque dans le mille : « le problème n'est pas dans
l'aspect illégal mais immoral ». Stupeur et aucun commentaire
des journalistes présents.
2La
cassette des rois servait à alimenter des fonds secrets :
« Pour le héros de Modeste, cette somme constituait alors
une fortune d’autant plus précaire, qu’il dépensait environ
cinq ou six mille francs au-delà de ses revenus ; mais la
cassette du roi, les fonds secrets du ministère
avaient jusqu’alors comblé ces déficits. — — (Honoré
de Balzac,
Modeste
Mignon, 1844)
3
https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Penelope_Fillon
4
En savoir plus sur
https://www.lesechos.fr/21/11/2016/lesechos.fr/0211515110036_francois-fillon-et-alain-juppe---qu-est-ce-qui-differencie-leurs-programmes--.htm#ObjgwqF2XgatFxJf.99
5Les
employés-journalistes, comme les gauchistes du synd de la magis, se
gardent de bavasser sur le sujet. Mais il est par trop
déstabilisant. Hier sur la 5, lors d'un débat avec gens de terrain
et sociologues dont l'ineffable Edgar Morin, un flic de province de
l'UNSA a très finement dit son avis, et en particulier, il a énoncé
ceci : «Dans cette affaire, il y plus que ce qui est illégal,
ce qui est immoral ; avant je votais FN, maintenant je ne
voterai plus ». Stupeur sur le plateau, efforts du journaliste
animateur et du toutou de Hamon, Martin ex syndicaleux, pour lui
faire dire ce qui le ferait changer d'avis. Rien. Stupeur. Fin de
l'émission.
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