"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

lundi 21 novembre 2016

Pourquoi Droppy a gagné?


Notre principal Poulidor français, l'homme qui ne souriait jamais1, a endossé le maillot jaune, cette couleur traditionnelle des cocus ou des fous2. Revanche éclatante d'un prétendu éternel loser selon les commentateurs à la petite semaine. Le chanteur Renaud, dégrisé, aura eu du flair d'en faire son champion. Un président a toujours besoin d'un ménestrel pour l'accompagner. Qu'aurait donc été Sarkozy sans Doc Gynéco, et Hollande sans Benjamin Biolay ?

Le petit chose, simple collaborateur d'un ex-président colérique, a grillé la politesse aux trémolos des uns et des autres de la « famille de droite ». On nous explique la réaction du « corps électoral » comme une sorte de prurit cathartique, une soudaine folie, mais surtout voilà la surprise relativisée comme un « magnifique sursaut démocratique », car, l'air de rien, le petit chose qui ne riait jamais affiche soudain tant de qualités consensuelles que la haute se baisse pour lui tendre la main. C'est tout bénef pour une classe bourgeoise avec un personnel politique en déshérence, une gauche bourgeois plombée - non par ses rivalités de personnes « grillées », comme ce benêt de Macron automatiquement effacé du tableau par plus thatchérien que lui, mais par sa « politique de droite » (comme diraient les trotskiens) – mais surtout par le passage en force grâce aux « élus de la gauche éternelle, tolérante et antiraciste » d'une loi travail qui n'est toujours pas digérée par la classe ouvrière, même si celle-ci pèse peu dans la mystification électorale ; mystification signifiant imposture et tromperie vénale comme vous êtes sensés le savoir. Le dictateur Sarkozy n'en voulait pas de cette "primaire" qui ne pouvait que le rabaisser.... comme ce sera le cas pour Hollande s'il passe sous les mêmes fourches caudines si peu sportives.

Même les intellos de Libération, avec leur empathie pour le multiculturaliste heureux Juppé, n'ont
rien vu venir, traitant avec mépris « l'austère pédagogue » Droppy. Ne s'acheminait-on pas soit vers un duel couru d'avance Hollande/Sarko, soit, quoique plus improbable Hollande/Juppé. Plus personne ne causait de la monstrueuse Le Pen dans une équation qui laissait des chances à François II.

Passons d'abord par les explications psychologiques. La soirée spectacle électoral sur BFM, animée par le groupe de potes qui se bombardent chacun « directeur politique » de la rédaction ou de la réaction, fût relativement clean, avec le VRP sondeur habituel, honnête et précis. Le seul couac n'aura été que cette grosse bête de Ruth Elkrief qui négligea l'ancien duel Copé/Fillon en laissant croire que Fillon était aussi pourri que Copé. Erreur majeure, l'imposteur pour la course à la prise de tête du parti de droite bourgeoise, était resté dans « l'opinion » l'arrogant Copé ; sinon comment expliquer son score lamentable de bon dernier ? Bref, les « gens » avaient voté finalement pour un homme au parler franc, pas pour son programme (Hein ? Ils l'ont même pas lu (les cons, en off) susurrait Ruth) 3. Bonne remarque, lors des trois débats préliminaires, Fillon est le seul à ne pas tenir le discours électoral classique et à se passer des trémolos habituels : « vous verrez on rasera gratis, l'ascenseur social sera réparé par un ministre qui aura ôté sa cravate, etc. ». Mais les journalistes restent superficiels ou orientés. Ils n'ont pas vu vraiment en quoi Fillon séduisait. Premièrement, mais cela tout le monde l'a vu, il ne s'énerve jamais, ou si c'est le cas c'est avec un parfait contrôle de soi et sans grossièreté comme vous savez qui. Les « gens » se branlent de l'avenir des communautés locales, du nombre des députés (quoique Fillon propose de diminuer de moitié ces parasites sociaux), des histoires de référendum, du nombre de prisons à construire, de la situation des fonctionnaires, etc. Ce qu'ils veulent c'est un état des lieux économique, mais sans illusions (et secondaire en fait) et surtout « civilisationnel », et un Etat qui ne raconte plus de blagues. Or, comme lors de l'épisode bonapartiste du filou Copé, on n'a pas oublié que, même sous la férule de maître SM Sarkozy, le petit chose avait osé dire la vérité, il n'y a pas si longtemps que cela : « les caisses de l'Etat sont vides ». Bon, la plupart, comme on ne connaît rien à l'économie, se sont dits : « pas vrai, y a plus de pognon, le problème est qu'ils le dilapident en se succédant au pouvoir ! ». Faux, la dette publique ils se la refilent les uns aux autres, c'est ainsi qu'on a si souvent entendu Hollande dire, par exemple : « Sarkozy » nous a laissé une ardoise de 50 milliards de déficit », comme ce dernier criait déjà dans sa campagne foireuse version Buisson démodé «l'ardoise nouvelle c'est 50 milliards de déficit laissés par Monsieur Hollande ».

Les journalistes qui n'ont toujours rien compris et qui n'analysent les tendances ou renversement de tendances que comme le résultat de vengeances entre ces divers compétiteurs arrivistes, ont essayé de nous faire le coup de l'intérêt prioritaire des « gens » (comprenez : ces cons d'électeurs qui en plus ont payé deux balles pour enrichir un parti bourgeois) était l'économie !
Singulière interprétation quand on parcourt un peu l'austère programme économique de M. Fillon. La soupe à la grimace, du sang et des larmes, aucun cadeau fiscal (éventuellement aux très riches comme toujours). Le programme de Fillon est cependant plus subtil qu'il n'en a l'air, ou que l'interprétation qui en est faite par ceux qui le lisent un peu trop vite par esprit partisan. Prenons la suppression des 35H, ce n'est pas ce que dit Fillon, il laisse la porte ouverte aux arrangements, il ment car la moyenne horaire est déjà revenue à 39 H chez les ouvriers made in France ; c'est vrai que les 35 heures ont pu dégager un peu moins de 300.000 emplois, mais Fillon ment quand il dit que passer à 39 H permettrait une grande création d'emplois ; le reproche qui est lui est fait immédiatement après sa victoire par le clan Juppé – que le passage à 39 H augmenterait la masse salariale – ne pèse donc pas lourd, vu le tour de passe-passe4, et le fait qu'un gouvernement Fillon sera bien obligé, comme l'anti-syndical Sarko, de négocier au cas par cas, avec précaution en particulier pour la suppression rêvée des statuts, suivant la puissance de telle ou telle corporation égotiste. Idem pour l'annonce de la suppression de 500.000 fonctionnaires. Ah ! supprimer les fonctionnaires, ces parangons de paperasserie et d'arrogance bureaucratique, cela vous fait rêver tout l'électorat plouc et artisanplouc ! Dans la réalité je ne connais pas le moindre Etat moderne qui pourrait se passer d'une masse de fonctionnaires. Depuis longtemps, les gouvernements successifs annoncent cette mesure de « réduction du budget de l'Etat », comme le miracle attendu, mais qu'on n'atteint jamais. Chaque année des milliers de fonctionnaires ne sont pas remplacés, le chiffre est aussi inconnaissable que celui des reconduites de migrants à la frontière, et Fillon fera comme les autres, il ne diminuera pas autant qu'il ne le souhaite peut-être pas pour la marche de l'Etat, mais on aura déjà oublié. L'argument est un argument électoral ordinaire en direction de la petite bourgeoisie des PME. Avec l'amère cerise sur le gâteau, contre l'idéologie du mariage pour tous (le mariage cette institution des plus réacs revalorisé par tout ce que la gauche et le gauchisme contiennent de transcourants, transgenres et transgresseurs de la bêtise des divers réformistes radicaux, miroir aux alouettes pour cristalliser une prétendue différence entre gauche et droite, mais au niveau sentimental seulement, lorsqu'elles sont en poste gouvernemental).

Non ce n'est pas sur le plan de son projet thatchérien (et risqué socialement) que Fillon a pu séduire, mais, sous ses airs placides, il a marqué le coup contre l'idéologie moderniste américaine, qui vise à culpabiliser l'Europe avec la théorie anti-colonialiste réchauffée – et qui, lorsqu'elle est contestée fait de vous un adepte de la « fasciste » Le Pen – lors de la confrontation avec un syndicaliste gauchiste antillais hystérique qui réclamait le remboursement de l'esclavage. Fillon l'a laissé délirer et a clos l'algarade par un « la repentance ça suffit » ! Bref mais excellent. Du coup les départements d'Outre mer ont voté Sarkozy, mais c'est secondaire. Nul doute que avec son « identité heureuse » Juppé aurait palabré des excuses, exprimé son souci des canaques et des malheurs de nos chères populations d'Outre-mer. Le calme et la franchise de Fillon détonnent d'abord au milieu des autres excités du peloton. Puis, lors du dernier débat, il ridiculise deux générations de journalistes habitués à faire les beaux, Pujadas et Elkabach, en déniaisant leur politique spectacle. Tout est dans l'apparence, Fillon ne va rien révolutionner du tout comme les autres, mais un geste, un soupir, une répartie cinglante peuvent faire gagner des centaines de milliers de voix ; on se rappelle l'embellie de Bayrou qui avait flanqué quoique légèrement une baffe à un marmot qui essayait de lui faire les poches.
Autre argument, il est indéniable que, à droite comme à gauche de l'électorat (ce trou à rats) et en général était depuis le début TSS : tout sauf Sarkozy. Juppé sembla immédiatement un moindre mal, mais il mettait mal à l'aise ce vieux cheval de retour avec sa « politique jeune », car qui pouvait oublier ce bureaucrate « droit dans ses bottes » chassé du pouvoir en 1995 ? Lemaire trop réac, Copé coulé depuis longtemps, NKM follasse... il ne restait comme buvable que Fillon. A une époque où se décompose l'idéologie du multiculturalisme nunuche de l'idéologie américaine, et surtout un repli sur soi identitaire national, les clés de la politique bourgeoise doivent être refondues et un autre modèle fabriqué hors du moule flasque européen. Après le Brexit et « l'anti-système » trumpetiste, ou trumposeur (trompe et imposteur), l'alignement idéologique sur le principal ogre impérialiste est caduque, justement grâce au repli intra-muros America. Comme l'a dit Fillon, à l'heure où la nouvelle diplomatie américaine veut relâcher la tension avec Poutine, il serait idiot que l'Etat français refuse aussi l'ouverture à la Russie ; ce renversement de tendance face au boycott un peu longuet et bizarre des russes, est aussi, l'air de rien, un argument électoral de poids pour l'électorat des vieux grigous staliniens et des mélanchoniens qui ont la nostalgie de la soviétique Russie.

L'argument journaleux et pipolaire de la vengeance pour expliquer les rivalités entre les polichinelles de droite ne tient pas vraiment la route. C'est le mode de fonctionnement de base de la politique bourgeoise certes. Ils s'éliminent les uns les autres sans ménagement. Chirac avait cassé Chaban, Noir et Cie. Mitterrand avait cassé Rocard. Hollande a laissé DSK se casser tout seul. Copé a voulu casser Fillon mais a raté son coup. Sarkozy croyait casser tout le monde. Blessé que Chirac ne le prenne pas à nouveau comme ministre d'Etat, Fillon s'était mis au service de Sarkozy, pour « se venger », mais n'avait-il pas peu avant choisi et autre traître de trente ans Balladur ? Mais ces querelles tombent sous l'obligation de résultat en fonction d'une politique donnée. Je me rappelle d'un très ancien article de RI, fin des 70, qui expliquait que depuis la guerre la bourgeoisie française a toujours été divisée entre une fraction gaulliste et centriste, la centriste représentant plutôt la haute bourgeoisie la plus soumise à l'idéologie américaine. Il existe toujours des clivages dans les grandes familles politiques bourgeoises, plus tout à fait les mêmes qu'il y a trente ou quarante ans; le gaullisme n'est plus qu'une vieillerie de la reconstruction, une vague référence qui sert de cache-sexe à la gauche souverainiste et à Zemmour. Disons qu'il y a toujours un clientélisme électoral qui vise en particulier les couches petites bourgeoises des PME, les professions libérales et ce qui reste de la paysannerie, l'UMP gardant cette clientèle (quand PS et résidu du PCF chouchoutent fonctionnaires  et corps enseignant), mais avec le centre décentré et rabougri, il n'y a plus vraiment séparation avec les intérêts de la haute bourgeoisie industrielle (affamée à son niveau et en danger). La fluidité , ou l'inconstance de l'électorat en général est le produit de la chute des  classes intermédiaires, ou leur dévalorisation.
Le paysage politique français reste marqué en partie pourtant fictivement par ce clivage comique - il y aurait une droite progressiste et une droite conservatrice -, et c'est pourquoi la plupart des médias roulaient pour une alliance Juppé/Bayrou ; comme outre Atlantique pour une Hillary Clinton... Le clan Sarkozy est venu, involontairement, servir les plats à Fillon, en coulant Juppé pour son alliance avec le traître Bayrou (qui a fait gagner Hollande en 2012), symbole de mollesse et d'accommodement politicien. Quand le vrai traître n'était autre que Fillon lui-même, commis revanchard de tant d'humiliations du PN sacré roi de l'Elysée, pour ceux qui se souviennent de l'affaire Jouyet, un énarque de la gauche caviar, vulgaire employé de l'Elysée, pote avec Fillon depuis la maternelle, et qui, lors d'un dîner s'entend dire, confidence de Hollande à ses deux journalistes chargés à leur façon de faire sa promo présidentielle bis : « Allez, allez-y, vous n'imaginez pas tout ce qu'ils ont fait. Avec Bygmalion, les comptes de campagne, les financements... ». Traduction : putain mettez-le au tribunal ce vénal Sarko ! Ce PN ! Cet abruti qui m'a pompé l'air pendant quatre années !5 Comme les journalistes remarquent que le clan Sarkozy n'a pas été dupe de l'innocence proclamée de Fillon, Hollande répond que l'intérêt pour Fillon, pas fou, était de faire passer cela pour un complot de la gauche contre lui6. Mais tout le monde se fichait de l'aigreur du petit chose à Sarkozy, pas par indifférence comme disent les deux échotiers de Hollande mais par... compréhension ; après tant d'humiliations contre, au sens propre, un premier commis d'Etat qui n'aurait pas réagi comme Fillon ? Quelque part je pense que les TSS n'avaient pas oublié cet épisode, nullement en défaveur de Fillon finalement, humainement parlant. C'est de là que provient à mon avis la première chute du clan Sarkozy. Lé référence à cette affaire est posée dès le premier débat ; à la question du journaliste, Fillon avait blémi et sans être loquace avait renvoyé à la décision du tribunal. Fillon avait débuté son sillon à l'estoc contre Juppé et le pauvre Sarkozy : « moi si j'avais été inculpé, je ne me serai pas présenté » ! Et toc ! L'effet ne s'est pas fait ressentir tout de suite chez « l'électorat » mais avec le rebond des autres débats, bien profond (grâce aussi à la dernière estocade du pouvoir relançant les rumeurs sur la valise de billets. Pauvre Sarko au poteau !
Tout à sa dénonciation du « traître Bayrou » Sarkozy n'aurait jamais pu dénoncer l'autre sans paraître diviser « sa famille politique » ; Fillon était sauf. Par contre, patatras pour Sarkozy, questionné lors du dernier débat sur les valises de billets de Kadhafi : « honte au service public ». Les médias de la gauche au pouvoir en avaient trop fait au dernier moment, savonnant involontairement la planche pour Fillon.

Le petit chose Fillon n'est pourtant pas n'importe qui, au niveau de son déroulé de carrière politicienne, constant et brillant avec son mentor décédé Seguin. Plus fort encore que Juppé, lui il a fait passer sans mal les réformes successives de retraite. C'était pas sympa pour les prolétaires, mais c'est pas rien pour la bourgeoisie. Loin d'être seul, il a toujours été un « homme de relations », apprécié pour sa pondération dans les rapports personnels, et une froideur qui n'est pas du mépris ; je suis le seul à avoir remarqué que à la fin du troisième débat, juste au final, le caméraman l'a saisi en train de faire un clin d'oeil sympa et souriant à son public. A ce moment là, lui savait qu'il avait surpassé les autres.

Il peut endosser tranquillement la tunique d'un Trump propre sur lui, promettre que le muticulturalisme de l'idéologie US c'est fini, qu'il y aura une répression suffisante – remercions-le encore d'avoir été le premier homme politique de l'histoire de France à reconnaître que les flics sont non producteurs et qu'on les paye par des emprunts bancaires – que les migrants ne nous feront plus chier, que les petits tueurs de daech retourneront chez Allah, que les fonctionnaires feront moins les malins. Au moins ne nous dit-il pas « moi président vous connaitrez le bonheur » !
Juppé aurait mieux fait de se désister comme les autres parce qu'il va à la cata, un deuxième tour ne s'imposait pas sauf à vouloir faire en ses chances à Hollande, car le programme « pas crédible et pas réalisable » ainsi qu'il qualifie celui de Fillon, c'est son programme à lui aussi. Fillon a l'avantage désormais d'être la synthèse d'un néo-gaullisme, pas orgueilleusement thatchérien (sinon explosion sociale garantie après les vaches maigres de la gauche bourgeoise au pouvoir), d'un libéralisme identitaire, plutôt catho que musulmanophile, bref la bourgeoisie française respire. C'est mon homme, comme disait Edith Piaf. Même les crabes du panier de la gauche peuvent se sentir plus à l'aise, ils n'auront pas besoin de se coaliser en se griffant les pattes. Leur défaite est assuré. C'est un vrai gringalet qui débarque, mais ils l'aiment aussi.
Finalement les électeurs font bien de ne pas lire les programmes des compétiteurs bourgeois, cela serait d'abord indigeste, puis rédhibitoire, alors ils choisissent le "plus mieux" dans la pourriture ambiante, et en plus un mec de la trempe d'Edith Piaf: "malgré le mal que l'on m'a fait...". Il faut bien en choisir un en attendant Godot, ou votre révolution prolétarienne qui ne vient jamais, quand les ouvriers continuent à se faire entuber par partis et syndicats de la gauche gouvernementeuse. Et celui-là c'est un bon, il dit tout de go: "je ne vous garantis rien". Un type qui ne peut pas être par conséquent tout à fait mauvais ni complètement pourri.






NOTES



1Lorsque l'on cherche son portrait sur google images, dans la majorité des photos il fait grise mine ou semble sourire contraint et forcé.
2Naguère les internés d'asiles psychiatriques étaient revêtus d'une blouse jaune, pour qu'on les reconnaisse de loin s'ils s'enfuyaient. Derrière son aspect joyeux de couleur (présumée) du soleil, le jaune est très négatif. Associé aux traîtres, à l'adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. Le jaune pâle contrairement au jaune vif s'écarte de ce chemin régénérateur pour plutôt pointer la maladie, la morosité et la tristesse. Le jaune est également associé à la puissance, au pouvoir et à l'ego (c'était la couleur de l'Empereur de Chine). Or, Fillon, comme tous les hommes politiques accédant au pouvoir est de l'étoffe des traîtres, comme on le rappellera, même s'il apparaît finalement comme le vengeur masqué, anti-Sarkozy inattendu.
3Si vous désirez consulter rapidos le panel des programmes des polichinelles de droite, qui ne sont vraiment pas très différents les uns des autres en fait, le comparateur du Figaro est excellent : http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/comparateur/primaires-droite/#
4L'excellent bouquin des fouille-merde Davet et Lhomme livre bien des confessions bien plus intéressantes que celles qui ont été jetées en place publique pour la galerie. Ainsi Hollande explique que cela a coûté cher de passer au 35 heures, comme cela coûtera pour passer aux 39 H. Ce qui n'empêche pas cette vérité à tuer un syndicaliste collabo : « la loi sur les 35 H a permis beaucoup de flexibilité » et « l'annualisation du temps de travail qui n'était pas possible avant les 35 H ». (page 364)
5Page 448 et suivantes de « un président ne devrait pas dire ça... ».
6Le jugement du tribunal déboutant Fillon est un modèle de duplicité : « la base factuelle était suffisante pour diffuser cette information », et « l'information découlant des propos prêtés à François Fillon présente à l'évidence un caractère d'intérêt général ».(p 454 du Davet et Lhomme).

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