"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

mardi 22 juillet 2014

UN GROUPE DE GARAPINS sponsorisé par l'obséquieux monsieur Radioman



N’en doutez pas si le parti bolchevique renaît de ses cendres à la faveur de la prochaine guerre mondiale et que je suis nommé commissaire du prolétariat à l’information, je ferai nommer Paulo à la place de David Pujadas. Méfiez-vous cependant, si l’information se met à servir les trusts capitalistes à l’étranger, je la supprimerai.

Radioman Paulo a un incontestable brio dans sa façon de poser les questions aux « minorités » auxquelles il donne enfin la parole, une façon sur sa radio perso VOSSTANIE, de les flatter en n’ayant pas l’air de se foutre de leur gueule (et il est pervers), chose que n’oserait pas le nain de France 2. Il sait flatter, relancer en tortillant du cul avant de se prendre pour un grand DJ en interrompant la conversation pour glisser l’intermède musical qui sied si bien aux « grandes » (radios). L’animateur radioman bénévole, si imprégné de ses maîtres penseurs Barrot/Clouscard/Michéa, ne déroge pas à sa formation anarcho-autodidacte en bafouillant auprès de ses « interlocutants » (pour ne pas dire interlocutés) qu’il faut recréer du « lien social ». Et ils sont séduits les caves qui s’imaginent sur un grand plateau radio avec des milliers d’écoutants. Ils en redemandent. Après le quarteron maritime régionaliste « la mouette enragée », un bouffon de l’OCL en mission chez Peugeot, papy Charles Reeve le conseillant insoumis portugais, voici voilà : le Groupe d’Action pour la Recomposition de l’Autonomie Prolétarienne, acronyme (comme a dit le cultivé Paulo) GARAP pour les quelques intimes. N’ayez crainte brave gens, il ne s’agit ni des GARI ni d’un méchant groupe armé clandestin mais d’un GARAGE à quelques intellectuels déclassés[1], certes des garapins plus intelligents que la moyenne des troupes de base du gauchisme, mais guère éclairés en histoire du communisme et assez penauds dans la pratique politique. Mais ne soyons pas trop méchants, les jeunes conscients en politique maximaliste sont une rareté à notre époque. Nos garagistes sont en effet plein de bonne volonté, aptes à la modestie, capables de pertinentes réflexions quoique ponctuelles sans cadre théorique autre qu’un soi-disant matérialisme dialectique plus anarchisant que marxisant, plus activiste que capable d’innovation théorique plus à l’affût d’une modernité qui sent le rance. Mais laissons travailler notre dynamique radioman à la voix chaude et rassurante, jamais agressif quoique souvent mielleux. Et remerciez-moi je me suis fadé les quatre heures que dure l’interview, comme 89 personnes avant moi sur You Tube.
« Nous voulons savoir qui vous êtes, comment vous vous définissez » (il dit nous pour son « groupe » constitué de lui et de sa compagne Carlita). L’entame journalistique est parfaite, moi spectateur auditif c’est ce que je veux savoir merci Paulo:
-          … On n’est pas comme à la CNT où il y a des chefs informels (très juste). On n’a rien à voir avec Lénine ni avec Mao. On se réfère aux luttes de l’autonomie italienne des années 1970. On s’inspire aussi des situs.
On apprend que le groupe réalise une « enquête ouvrière », pourquoi pas vu la perte de référence et d’identité ouvrière par les temps qui courent. On aurait pu nous rappeler que c’était une tradition au XIXe siècle de Villermé à Marx, et nous la décrire cette enquête moderne, et rigoureusement ; ce qui ne fût pas le cas. Au lieu de laisser développer les idées générales du groupe, Carlita, la groupie du pianiste (un couple politique c’est toujours le préliminaire à une secte) bondit comme à chaque fois comme elle le fît avec les poissonniers libertaires de Boulogne sur mer et le bouffon de Peugeot (elle « a du mal à rencontrer les gens sur son lieu de travail ») et de quémander une solution à SON problème local et de boite :

-          Je voudrais savoir comment vous vous organisez, comment vous le mettez en pratique ? Comment vous « sensibilisez » les gens là où ils sont ?
Elle cherche des trucs dans son cas, car les trucs des interviewés précédents étaient pas terribles. Sensibiliser les gens, quel euphémisme, synonyme de conscientiser… hé hé assez léniniste ne croyez-vous pas ?
La démonstration de l’invisible du Garap n’est pas très étoffée mais on comprend qu’il y a eu création d’un comité de lutte. Paulo exulte que l’enquête a réussi à « retisser du lien social », quésaco ? Radioman explicite face à la timidité des djeunes garapins mieux que ceux-ci n’espéraient le faire en présence de tant d’auditeurs : « vous avez réussi à faire que les individus soient moins des atomes, c’est très pratique, enfin le lien pratique-théorie…
-          Oui oui si c’est pas mis en pratique, çà vaut rien. 

On se sent presque soulagé pour nos garapins hésitants et toujours impressionnés par tant de faveur radiophonique (enfin la reconnaissance universelle… l’accès aux grands médias !). Mais, cruel Paulo le voila-ti pas qu’il tourne la faucille dans la plaie, qu’il en remet une couche face à l’autre qui se sentait déjà soulagé qu’on ait répondu à sa place :
-          On ne sait toujours pas qui s’associe et surtout pour quoi faire ?
Bravo Paulo, continue comme çà et je te fais nommer aussi à la place de Michel Drucker les dimanches après-midi prolétariens. Tragique destinée de toute composante organisationnelle, personne ne vient pur à la politique à vocation  révolutionnaire, qui de LO qui de sa simple maman qui du grouillement anar, mais aucune liaison sérieuse avec la véritable expérience maximaliste du passé (ni physique ni de principe), hormis les allusions aux intellos de S ou B ou aux littérateurs situationnistes. Le pauvre garapin parvient au bout d’un petit silence à balbutier :
-          On veut le communisme.

Le silence se fait pesant. Notre ami radioman conscient de la gêne de la dizaine d’auditeurs 145 rue Amelot jusqu'au  33 rue des Vignoles, désespéré de réussir à leur tirer les vers du nez laisse tout de même venir sans dévoiler son autoritarisme naturel. Le garapin se réveille enfin. Il assure qu’on a rien à voir avec « l’ultra-gauche du Capital » (ce qui nous rassure grandement) et qu’ils ne comptent pas se faire avoir par internet mais le détourner « pour établir des contacts avec les gens » notamment la revue Ni patrie ni frontières[2]
Notre brillant homme de radio – qui s’est mis visiblement dans la peau de lèche-botte Drucker – coupe court à la torture :
-          Visiblement votre bulletin est très riche, cela donne une très bonne idée de ce que vous êtes.

Un autre garapin entre en scène :
-          Au niveau des communiqués c’est assez subjectif ( !?) on se prononce contre le travail et on fait des mises en perspective théoriques.
Plus Drucker que jamais, et fayot dans la complaisance, notre radioman l’interrompt :
-          … Y a de la réflexion. Y a une réflexion entre théorie et pratique, une élaboration très précise de ce qui pourra être fait dans la société communiste.[3]  Le matériel que vous donnez (sur la religion, les questions identitaires, les élections, etc. est pratique-pratique[4]

 Carlita en profite pour faire un retour en force en reprenant des concepts clouscardiens enseignés par son mentor radioman:
-          C’est important de transmettre la conscience prolétarienne on a besoin de recréer un lien social face à la misère mais on est aussi des artistes qui vont permettre aux gens de réfléchir.
Puis elle se penche sur le cas des managers, des humains malgré tout, mais « l’intelligence est dans le camp des prolétaires » (on en est ravi). Et elle ajoute que « on a des collègues attentifs ». Attentifs ou qui s’en tapent ? Et c’est quoi cette notion de « collègues » ?
NEANMOINS, autant tout ce qui ressort de l’intervention du Garap – luttes dans les boites, actions de quartier – apparaît très flou quoique marqué au coin de la modestie, et une impuissance à se situer historiquement (j’y reviendrai en abandonnant le ton sarcastique) – autant il apparaît qu’ils sont capables d’un vrai raisonnement politique révolutionnaire, totalement déconnecté de leur prétention à jouer au parti de la conscience (et quand sur le terrain il ne font rien de plus finalement que de tenter de rivaliser avec les activistes gauchistes là où la classe ouvrière ne peut plus rien exprimer de façon « indépendante » vu la prédominance de la pollution syndicale.

En faisant fonctionner leur cerveau, et en laissant de côté la clownerie situationniste (qui fait chic et radical mais est creuse), nos garapins font montre d’une belle vivacité d’esprit et d’un discernement étonnant concernant l’idéologie antifasciste. Je résume le propos de l’un d’eux. On ne peut pas combattre avec les catégories de l’ennemi. On doit créer nos propres catégories face au fascisme et à l’antifascisme des médias. On n’est plus dans les années 1930. Le fascisme était une formule de défense du Capital, qui est derrière nous. Les formes réactionnaires ne sont plus les mêmes qu’il y a 70 ans. On ne peut pas se laisser exposer à la manipulation et à la diversion. Concernant l’islamisme : refus de la conciliation gauchiste comme religion des pauvres, on ne peut pas défendre l’islam parce qu’il y a aussi une extrême-droite islamique. Des identitaires aux Frères musulmans ils se retrouvent sur les mêmes concepts de société : défense du Capital et patriarcat.. On enferme l’ouvrier arabe dans la catégorie musulman, or il reste avant tout prolétaire. Il n’y a pas de communauté musulmane. Pourquoi ne pas combattre tous les communautarismes en même temps ? Nous voulons abolir dans la société la séparation minorité/majorité. La condition religieuse est une oppression.

Sur le débile mental Soral, les représentants du Garap sont aussi très clairs. Ce n’est qu’un sous-fascisme qui s’épanouit dans les paillettes. Le représentant d’une bande de bouffons qui se servent de la déshumanisation des rapports sociaux pour trouver un public confusionniste et qui veulent sauver le capitalisme. Pareil pour la diversion antifasciste en Grèce alors que ce sont des gouvernements de gauche qui ont attaqué la classe ouvrière. La fonction, la déviation de la gauche au pouvoir est d’attiser l’extrême droite pour mieux voiler ses responsabilités.
Rien à dire, l’analyse est impeccable. Puis on en revient aux rapports avec les « collègues », question qui taraude radioman et sa Carlita car cela touche à LEUR vie quotidienne (dans les bureaux). Le « collègue » garapin nous informe que les syndicalistes continuent (comme de mon temps) à « intimider », alors que chacun d’eux est une courroie de transmission de tel ou tel groupe gauchisto-trotskien.
Merde ! Radioman est choqué ! Pourtant il est pas facile de le surprendre concernant la « gauche du Capital » en entreprise. Il demande des précisions : quel objectif ?
Le garapin bafouille un peu : « … des groupes d’entreprises « autonomes » qui se coordonnent au niveau international… ».

Radioman est choqué une deuxième fois mais, honnêtement rebondit : « …allez je fais l’avocat du diable… vous vous enfermez dans l’usine ? Lieu de production lieu fermé et où le travail dit productif est externalisé ?
Le garapin botte en touche mais ne s’avère pas très mature : « on n’est pas ouvriériste… il y a une déshumanisation des rapports sociaux… une autocensure au travail ». On est dans un fouillis inextricable d’intervention sur le quartier, dans des boites vagues, toutes les explications garapines laissent sourdre qu’il s’agit d’un tout petit cercle qui voudrait être une vache mais n’est qu’un œuf sans grand avenir pour son plumage théorique.
Un aparté final évoque un banquier nommé Galar qui aurait financé le dernier livre de Bitot, radioman ricane d’un air entendu qu’il ne va pas nommer les éditions concernées. Or dans leur comportement de fils prodigues nos garapins, perdus dans Paris et empruntés, qui avaient été demander aux « collègues » des Cahiers Spartacus le leur trouver une salle pour accueillir le doux plumitif conseilliste Loren Goldner – dans l’espoir de cueillir un peu d’étoiles de sa notoriété en milieu nanar – se sont soudain rebellés contre les aimables spartacistes éclectiques, leur tournant subitement le dos comme le gosse qui veut pas obéir aux adultes, et, mielleux comme d’hab, radioman Paulo prolonge le racontar sur Galar le banquier capitaliste qui a financé Bitot[5]. C’est bien de critiquer la hiérarchie léniniste, les chefs informels des CNT et FA, mais Paulo et les garapins ne sont-ils pas tous à leur manière des chefs déguisés en gentils démocrates basistes ?
La conclusion de près de quatre heures d’interview laborieuse – je n’ai pas dit prolétaire – de type intellectualiste par radioman est affligeante, de personne à personne : « …ce que tu proposes c’est répondre à l’imagerie prolétarienne, essayer de structurer une nouvelle façon de vivre ».
Ebaubi de tant de flatterie nos garapins croulent sous la reconnaissance baveuse et sortent un dernier commérage convivial tant il est vrai que dans ces milieux anarchoïdes on se console par des courbettes mutuelles à défaut de principes politiques : « vous êtes le groupe dont on se sent le plus proche ». Rideau sur le militantisme de consolation narcissique.

COMMENTAIRES NON SARCASTIQUES

Evidemment tout groupe nouveau, à chaque génération, s’imagine qu’il va vraiment AGIR contrairement aux prédécesseurs qui ont fait beaucoup de théories, beaucoup de projets sur la comète et qui ont tous faillis, et avertisseurs de révolution laquelle n’a point eu lieu. On ne peut pas reprocher aux militants du Garap de vouloir recommencer ce que nous sommes quatre à cinq générations à avoir déjà tenté, en se disant que nous serions sur le bon coup, que l’histoire ne nous mordait plus la nuque mais que nous la chevaucherions mieux que Lénine, Jaurès, Rosa et tous les autres. Invoquer "l'autonomie italienne" des années 1970, c'est comme en référer aux cowboys et aux indiens; la classe ouvrière transalpine était encore trop paysanne et séduite par les frasques anarchistes et maoïstes, sans colonne vertébrale politique; la référence est tout juste bonne pour les braves petits profs de Temps critiques et autres ergoteurs onanistes d'un passé mythifié à outrance et vide d'exemplarité politique et sociale, pour nous resservir les vieilles fadaises sur la révolution universelle du genre humain.
Le problème avec la naïveté et la générosité évidente des garapins et même du couple Vosstanie c’est qu’ils sont ringards, dépassés. Ils en sont encore à essayer de se prouver quelque chose « en entreprise ». Cela me rappelle notre génération soixantehuitarde où à chaque fois qu’on entrait dans un groupe gauchiste ou maximaliste on n’était reconnu ou validé que suivant l’impact qu’on avait dans « son entreprise », cf. la gloriole de tout militant qui venait rendre compte de la grève à laquelle il avait participé ou eu un impact non négligeable. Du pipeau pour syndicaliste gauchiste ! On leur laisse la gloriole des grèves syndicales où ils étouffent toute vie de classe ! On s’en fout des grèves ultra-corporatives et du Lénine qui psalmodiait que derrière chaque grève se cachait l’hydre de la révolution ; cela n’a jamais été vrai et c’est carrément désuet aujourd’hui. Le capital aime les grèves corporatives contrairement à Proudhon !
L’idée d’autonomie est une billevesée anarchiste où l’ouvrier artisan ou masse, protégé par l’autonomie locale, pourrait prétendre être demain le ministre en son village, voire un co-gestionnaire de coopérative péquenaude. Je préfère le terme indépendance ou délimitation de classe, mais là encore rien n’est figé, certains petits bourgeois agissant sont moins cons que certains ouvriers bornés.
Nos ultra-ultra-gauches juvéniles bien mal inspirés de se rattacher à l’anarchisme mondain situ, prônent un activisme impuissant à la queue du gauchisme. Ce militantisme de porte à porte néo-léniniste est mort et enterré. Les tracts, les affichettes, les auto-collants c’est totalement ringards à l’époque des réseaux sociaux (cf. Les cocus de la révolution arabe de M.Guidère). Mais la plus grande faiblesse des garapins et du galopin Paulo c’est qu’ils ont voulu jouer aux gamins ingrats.
Sans pères bande de farceurs vous êtes sans repères.
Votre discours est pépère dans votre repaire imaginaire.
Vous n’avez aucune filiation réelle avec le mouvement ouvrier maximaliste vous êtes bêtes au point de ne pas faire la différence entre Lénine et Mao. Les garapins avec les situs comme le pape de Gallimard, Sollers ! Ouaf ! Paulo et sa femme qui se targue « gauche communiste » avec comme base le texte sirupeux de Pannekoek et le révisionnisme moderniste de Barrot !
Vous n’avez, généreux indignés de la dernière heure, aucun cadre ni dynamique pour contrer tant d’ennemis du prolétariat ni réussir là où vos aînés ont échoué. C’est bien dommage et c’est aussi la faute à notre génération et à la classe ouvrière qui rate souvent la locomotive de l’histoire, à croire qu’elle est masochiste.






[1] On était encore en plein automne et depuis le Garap n’a pas cassé des briques ni mis le feu aux poubelles de votre HLM.
[2] Revue oecuméniste démocrate du célèbre jazztrotsko Y.Coleman, dont la vieille flûte parvient à complaire à nos jeunes rockers garapins en mal de reconnaissance d’aïeux sauf celle des tombeaux de situationnistes.
[3] Je n’ai pas trouvé leur bulletin, bien que j’imagine sans mal une soupe coopérativo-paysanne et sans centralisation ; leur site est à chier et d’une tristesse affichant quatre rubriques : Communiqués, lectures, matériel, glossaire.
[4] Là Paulo Drucker va trop loin. Les auto-collants proposés par les garapins sont tout juste bons pour les galopins des collèges et des lycées. Pour « sensibiliser » les prolétaires adultes il n’y a pas besoin d’images pour enfants, les attaques du Capital suffisent amplement.
[5] Je connais bien depuis au moins trois décennies Jean-Paul dit Galar, sémillant septuagénaire, distingué mais pas snob, qui a travaillé dans une banque pas comme capitaliste, compagnon de route du maximalisme (il est le seul cas à mon avis à avoir assisté sans défaillir et  sans perdre son sang-froid pendant au moins 4 décennies aux réunions de la secte CCI, leur portant la contradiction sans façon. Au demeurant, actuellement ile ne finance que ses propres enfants ; et les Cahiers Spartacus dont le livre de Claude Bitot s’autofinance naturellement par leurs ventes limitées mais nullement par une sponsorisation du grand capital. Paulo et les garapins, comme tous les insurrectionnalistes (vosstanipoilautchao)en herbe, aiment bien les racontars pour les répandre et se donner de l’importance.

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