"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».

Marx (L'idéologie allemande)

mardi 30 novembre 2010

La grande mystification de wikileaks



Mardi pardi les journalstes de "Soir 3" ne sont pas loin de l'apoplexie, l'affaire des révélations de l'entité WikiLeaks promet "une onde de choc aux conséquences incalculables", suscite un "embarras diplomatique"; le "spécialiste" ombrageux des questions internationales parle vite et sa voix tremble comme toute la diplomatie mondiale. Le grand "spécialiste" Pascal Boniface se demande même comment "protéger les chancelleries". Info ou intox? Du passé faisons table basse.
Après la chute de la Monarchie de Juillet, Alexis de Tocqueville, vedette de la bourgeoisie moderne franco-américaine et de ses intellectuels de gouvernement, est élu à l'Assemblée constituante de 1848. Il est une personnalité éminente du parti de l'Ordre, un parti résolument conservateur. Prenant conscience du poids de la classe ouvrière et de l'émergence du socialisme avec la Révolution de 1848, qu'il considère comme une trahison de la révolution bourgeoise de 1789, il approuvera sans aucune réserve la répression des ouvriers lors des Journées de Juin. Il est membre de la Commission chargée de la rédaction de la constitution. Il y défend surtout les institutions libérales, le bicamérisme (système à deux parlements), l'élection du président de la République au suffrage universel, et la décentralisation. Il est élu à l'Assemblée législative dont il devient vice-président. Hostile à la candidature de Louis Napoléon Bonaparte à la présidence, lui préférant le négrier fusilleur d’ouvriers Cavaignac , il accepte cependant le ministère des Affaires étrangères entre juin et octobre 1849 au sein du deuxième gouvernement Odilon Barrot. Le 12 juin 1849 à Paris Tocqueville refuse la demande de l'extrême gauche de communiquer des pièces diplomatiques relatives au siège de Rome et manifeste à cette occasion sa solidarité avec le ministère.
La rétention des affaires diplomatiques est ancienne. Aucun pouvoir n’accepte de divulguer ses documents au-delà d’un siècle. Serions-nous privilégiés au XXIème siècle avec le site de Monsieur Julien Assange selon qui l'objectif à long terme est que WikiLeaks devienne « l'organe de renseignements le plus puissant au monde ».
WikiLeaks est un site Web de balance d’infos sensationnelles dont la prétention d'être est de donner une audience aux fuites d'information en provenance notamment « des régimes d'oppression en Asie, aux États-Unis, dans l'ancien bloc soviétique, en Afrique et au Moyen-Orient » tout en protégeant ses sources. Le site a été créé en décembre 2006 et dans l'année qui a suivi, il a ajouté 1,2 million de documents à sa base de données grâce à une communauté d'internautes, composée de dissidents chinois, iraniens, de mathématiciens et de technologues d'entreprises Internet des États-Unis, de Taïwan, d’Europe, d’Australie et d’Afrique du Sud et de nombreux anonymes. Le site publie 250 000 notes diplomatiques confidentielles, prétendues gênantes pour l’administration Obama, qui a succédé au massacreur Bush. Le site WikiLeaks a publié un ensemble de plus de 250 000 télégrammes rédigés ces dernières années par le ministère américain des Affaires étrangères et son réseau d’ambassades dans le monde. La plupart de ces documents couvrent la période entre 2004 et mars 2010.
Le 17 avril 2009, WikiLeaks avait dévoilé l'intégralité du procès de l'Affaire Marc Dutroux, le pédophile belge, en particulier le résumé de ses auditions,1 235 pages de synthèse de l'enquête destinées au juge d'instruction. WikiLeaks a publié le 5 avril 2010 une vidéo de l'armée américaine montrant deux photographes de Reuters tués par un hélicoptère Apache lors du raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad. Le 25 juillet 2010, en collaboration avec The Guardian, The New York Times et Der Spiegel, WikiLeaks rend publics les War Logs, 91 000 documents militaires américains secrets sur la guerre en Afghanistan. Le porte-parole du site a affirmé que certains des documents pourraient permettre de prouver d'éventuels crimes de guerre. Le 23 octobre 2010, après avoir donné une avant première aux journaux alléchés Le Monde, The Guardian, The New York Times et Der Spiegel, aux télévisions Al Jazeera, SVT, Channel 4 et aux sites Bureau of Investigative Journalism, Iraq Body Count et OWNI, Wikileaks a mis en ligne 391 832 documents secrets sur l'Irak, portant sur une période du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2009, et révélant notamment que la guerre avait fait environ 110 000 morts pour cette période, dont 66 000 civils et indiquant que les troupes américaines auraient livré plusieurs milliers d'Irakiens à des centres de détention pratiquant la torture. Le gouvernement français a répliqué par son porte-parole. François Baroin a assuré que la France est «très solidaire de l’administration américaine», présentant comme «une menace» la publication par le site de Julian Assange des quelques 250.000 notes diplomatiques confidentielles. Le nouveau ministre de la Défense, Alain Juppé a dénoncé lui aussi un modus operandi «scandaleux» et «irresponsable». D’autant, a estimé M. Juppé qu’«il n’y a rien de fracassant» dans les révélations. C’est vrai. Les attaques ad hominem sont légion sous les poignées de main des diplomates bourgeois.
François Baroin est un homme du sérail du pouvoir bourgeois, fils de Michel Baroin mort dans un accident d’avion non élucidé le 5 février 1987 au Cameroun qui était un haut fonctionnaire, homme d'affaires français et Grand-maître du Grand Orient de France. Selon Dominique Lorentz, cet accident était à relier à une campagne d'attentats de l'Iran motivée par le contentieux Eurodif. Curieux porte-flingue opportuniste de Nicolas Sarkozy après avoir été un « bébé Chirac », il fait la déclaration sybilline suivante : «Moi j’ai toujours pensé qu’une société transparente, c’était une société totalitaire.» «Nous sommes très solidaires de l’administration américaine sur la volonté d’éviter ce qui, non seulement porte atteinte à l’autorité des Etats, à la qualité de leurs services, mais met en danger des hommes et des femmes qui ont travaillé au service du pays». Au service de la puissance américaine ? Les collabos des puissances impérialistes n’on qu’à bien se tenir. Le jeune Baroin en langage maçonnique signifiait : « Moi j’ai toujours pensé qu’une société opaque c’était la meilleure gestion démocratique sarkozienne ». Pas de meilleure définition de l’oligarchie régnante en France.
Wikileaks et cinq journaux mondains, dont Le Monde, ont commencé pour accroître leurs ventes à publier le contenu de télégrammes ou de mémos diplomatiques, émanant de l’administration américaine, malgré cette apparente « atteinte à la souveraineté des Etats » dominants la planète. Ces documents montrent, comme par hasard, notamment l’inquiétude suscitée en Europe, Israël et dans le monde arabe par le programme nucléaire iranien, soupçonné d’avoir des visées militaires. Certains télégrammes montrent également que l’ambassade américaine à Paris taxe Nicolas Sarkozy de «susceptible» et d’«autoritaire». Une façon de rappeler à l’ordre un sous-fifre d’un pays secondaire.
Et ça balance. WikiLeaks rapporte aussi un entretien confidentiel que Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique du président de la République, a eu avec un haut responsable américain où il y qualifie de «fou» le président vénézuélien Hugo Chavez, en train de transformer son pays en un «autre Zimbabwe». Il traite aussi que l’Iran d’«Etat fasciste». Selon la plupart des médias, les gouvernements des grands pays du monde tremblent ou s'indignent de telles « révélations ». Cinq titres de la presse internationale - The New York Times, Le Monde (France), The Guardian (Grande-Bretagne), El Pais (Espagne) et Der Spiegel (Allemagne) ont publié des documents diplomatiques américains fournis par le site Wikileaks, dont beaucoup sont classés «secret». Quelque 251.287 «câbles», couvrant une période allant de 1966 à février dernier, ont ainsi été mis en ligne. Et certains ne s'avérent nullement gênants pour les futures rencontres entre les Etats-Unis et leurs partenaires lesquels connaissent le mépris américain à leur encontre. La Maison Blanche a condamné dimanche «dans les termes les plus forts» la publication «irresponsable et dangereuse» de ces documents, affirmant que l'initiative de WikiLeaks pourrait faire courir des risques mortels à des individus, mais pas à la mystification démocratique occidentale. Le site créé par l’aventurier Julien Assange a justifié de son côté sa démarche en expliquant avoir voulu souligner la contradiction entre la position officielle américaine et «ce qui se dit derrière les portes closes». Pas très méchant.
Parmi ce nouveau torrent de documents, un câble daté du 16 septembre 2009 rapporte, comme si on y était, un entretien du secrétaire d’Etat adjoint, l’Américain Philip Gordon, avec le conseiller diplomatique de l’Elysée, Jean-David Levitte et quelques autres conseillers sont « mouillés » car ils auraient qualifiés l’Iran d’Etat « fasciste ». Mouillé aussi, au sujet de la Russie, l’un des diplomates français, Roland Galharague, aurait affirmé : «La racine du problème, c’est le régime.» Loin des courbettes habituellement réservées au duo Poutine-Medvedev pour leur vendre des armes, le conseiller de l’Elysée chargé de la Russie, Damien Loras, aurait renchéri : «Les dirigeants russes manquent de vision suffisante à long terme pour leur pays et, au lieu de cela, se concentrent sur un horizon à six mois et sur leurs intérêts commerciaux». D’ici quatre ou cinq ans, «la Russie ne pourra plus subvenir à la demande européenne» en matière d’énergie, aurait mis en garde le même Damien Loras : cela risque de donner à la Russie «encore plus de possibilités d’influence sur une Europe qui ne s’est pas préparée à diversifier son approvisionnement énergétique», ou à… se rapprocher du grand frère US. Toujours au cours de cet entretien, Jean-David Levitte aurait qualifié le président vénézuélien, Hugo Chávez, de «fou», bonne révélation pour distraire le Vénézuela de toute relation commerciale avec l’Europe. «Il est en train de transformer l’un des pays les plus riches d’Amérique latine en un nouveau Zimbabwe», aurait expliqué le servile conseiller diplomatique de Sarkozy à ses hôtes américains.
A propos de la chancelière allemande, Angela Merkel, on lit qu’elle «évite les risques et est rarement créative», donc peu intéressante pour les affaires commerciales. Au sujet des deux Corées, au cœur des préoccupations mondiales ces jours-ci, des télégrammes montrent que les Sud-Coréens ont proposé d’offrir des «incitations commerciales à la Chine» pour qu’elle se rende à l’idée d’une réunification de la péninsule. Le troc est bien une méthode courante de la diplomatie américaine rappellent d’ailleurs ces documents : la Slovénie s’est vue demander d’accueillir un prisonnier de Guantánamo en échange d’une entrevue avec le président Obama, il n’y a pas de petits profits. La Belgique s’est entendue suggérer qu’accueillir des prisonniers de la base militaire serait, pour elle, «un moyen à moindre coût de jouer un rôle de premier ordre en Europe», à défaut de calmer les ardeurs hostiles entre flamands et wallons.
La Chine, enfin, est montrée du doigt à de nombreuses reprises, ce qui ne peut que contenter l’administration Obama. Un document affirme que le Bureau politique du Parti communiste est directement à l’origine des attaques contre Google en Chine, Google ce plénipotentiaire de la Silicon Valley. Depuis 2002, des agents recrutés par le gouvernement chinois s’efforceraient aussi de pénétrer dans les ordinateurs du gouvernement américains et de ses alliés occidentaux, ce qu’on savait déjà. Les documents dont WikiLeaks est en possession «abordent une immense gamme de sujets très sensibles», a déploré Elizabeth King, secrétaire adjointe à la Défense. Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat, et, si émotionnée qu’elle a appelé en personne ses homologues allemand, français, chinois, afghan, saoudien et émirati pour tenter d’amortir le choc. D’autres diplomates américains se sont chargés de prévenir l’Australie, la Grande-Bretagne, le Canada, le Danemark, la Norvège et Israël. «A la différence des opinions publiques, les Etats ne seront pas tellement surpris d’apprendre ce que les Américains pensent d’eux», prédit Justin Vaïsse, directeur de recherches sur la politique étrangère américaine et l’Europe à la Brookings Institution. Mais ces documents peuvent être aussi révélateurs des «initiatives de certains pays européens sur l’Afghanistan ou l’Iran», en marge de l’empire US. Cette publication va «mettre en danger les vies d’innombrables innocents», a protesté hypocritement l’administration Obama, comme elle l’avait déjà fait en juillet et en octobre, quand WikiLeaks avait mis en ligne des documents sur les guerres d’Afghanistan et d’Irak. Ces notes avaient « été fournies en violation de la législation américaine et sans considération pour les graves conséquences de cette action», a répété le conseiller juridique du département d’Etat, Harold Koh, dans une lettre au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Passé le moment de bonheur qu’auront les journalistes du monde entier à publier les extraits les plus cinglants, ces fuites risquent d’être «dommageables» redo a ajouté sans rire Justin Vaïsse : «Elles vont conduire à accroître la protection des informations, à des destructions de documents et à un renfermement des diplomates sur eux. Au final, elles vont rendre la vie internationale moins transparente et plus secrète.»
Beaucoup de bruit pour rien donc. Comme lors de l’affaire Farewell (l’espion russe passé au service de la CIA) les différents services secrets occidentaux n’ont que foutre de la vie des agents « doubles » ou « détournés ». Qui peut sérieusement croire à la dangerosité de la « spontanéité » ou « indépendance » des individus qui animent Wikileaks ? Qui peut croire qu’un empire industriel, technologique, hyper-espion de la planète et nucléaire comme les USA serait « victime » d’une cabale indépendante de « corbeaux » pour corriger la perversion du capitalisme militariste?
Ce n’est pas la vie des « informateurs » qui préoccupe les dirigeants des Etats de la planète, mais des règlements de comptes obscurs au sein des coalitions impérialistes, et assez lourdement la prolifération intéressée d’un « victimisme » des démocraties impérialistes qui seraient trop exposées, trop « transparentes » face à l’hydre terroriste des « Etats voyous ». Une longue campagne d’intoxication commence qui pourrait mener à la guerre contre un nouvel « axe du mal ».
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Cet ex. membre de Wikileaks, parfaitement identifié par nous, nous a envoyé le texte ci-dessous. Il précise notre article du 5 septembre : http://dutron.wordpress.com/2010/09/05/les-lourdes-incriminations-qui-pesent-sur-julian-assange-touchent-wikileaks/ Il nous explique, de l’intérieur, qu’il connaît bien. La fuite des informations de Wikileaks vers le réseau « Genesis », la situation d’Assange, les possibilités de manipulations au sein du système US, etc.
1. Julian ASSANGE se présente comme « l’initiateur et le créateur » de WikiLeaks : FAUX. C’est un groupe de mathématiciens, puis d’informaticiens et enfin d’informateurs qui ont créé WikiLeaks. Assange s’est imposé comme « un porte-parole naturel » principalement parce qu’il est et était appuyé par des élus islandais.
2. Si beaucoup de membres de WikiLeaks se révoltent, ils ne quittent pas WikiLeaks. Ils se mettent « en attente ». Assange n’est rien sans une équipe. Pas de techniciens et pas de site !
3. Une « guerre civile » sous-entend deux groupes importants qui s’affrontent : FAUX.
Il y a d’un côté la majorité des membres (bénévoles et informateurs)
et de l’autre, Assange et les employés payés de WikiLeaks. Payés par quels fonds, quelles sources ? Une seule certitude : seuls 10 % des frais sont assurés par les dons issus du site.
4. « Pour Birgitta Jonsdottir, qui dit être une amie de Julian Assange, il faudrait que ce dernier se concentre sur ces accusations et que donc il n¹intervienne plus dans Wikileaks, au moins le temps de l’enquête » : cette élue islandaise n’est pas une amie d’Assange mais un soutien politique islandais.
5. Problème de WikiLeaks : Qui pourrait « reprendre le flambeau » de porte-parole du site ? Vous devez prendre tous les coups bas, effacer votre famille, vos amis. Et il y a les risques physiques, les « services » d’à peu près tous les pays du monde. Assange n’a jamais apporté d’explications surses motivations d’être porte-parole de WikiLeaks !
6. L’existence même d’un site du type WikiLeaks n’est pas en danger : d’autres reprendront le système. Ce qui est contesté c’est le fait qu’à peine 40% des informations et documents réceptionnés au sein de WikiLeaks soient censurés. Ok, les USA ont beaucoup de secrets mais pas uniquement militaires et pratiquement tous les autres pays de la planète ont leurs secrets. Au sein de WikiLeaks, il n’y a plus qu’une seule bataille : tous contre les USA.
7. Assange est effectivement « brut de décoffrage », un pur australien genre Crocodile Dundee mais il n’est pas connu pour son côté génial avant ses apparitions, qui connaissaient le nom d’Assange ? Qui connaissait ce hacker qui aurait piraté la NASA ???
8. Si Assange est CIA, leurs manœuvres tournent mal mais c’est une habitude dans cette « agency ». Peu probable sauf si CIA s’est retournée contre l’US Army et pire, la Maison Blanche.
9. Une certitude pour une des fuites majeures de l’US Army : Manning, celui qui a sorti les documents était connu de l’US Army comme ayant des problèmes psychiatriques. Son arme de service avait été désactivée 1 an avant les fuites. OK, tout ne va pas au mieux au pays de l’Oncle Sam mais pas au point de donner des accès à des salles et des documents classifiés. A savoir, ce type de personnel est « criblé » (très surveillé) et est régulièrement soumis à des tests psychologiques.
10. Des « collecteurs » de WikiLeaks disposent d’une moyenne de 30 à 40% d’informations confidentielles concernant les USA ET l’OTAN dont pratiquement la moitié est à caractère politique ou financier et non militaire. Le reste des documents qui devraient être publiés représentent entre 60 et 70% d’informations d’origine (dans l’ordre d’importance) : Proche Orient, Russie, Chine, Europe. Aucun n’est publié : raison invoquée par WikiLeaks : manque de moyens. OK, mais alors pourquoi ne pas respecter une règle proportionnelle de publication? Où est la publication de listes d’espions russes ou chinois fournies et complétés pas des sources confirmées ?
11. Je ne vais pas me prononcer sur des guerres entre CIA et US Army. Pas plus, pas moins probablement que dans toutes les administrations. Il est inutile de penser qu’au delà de quelques croche-pieds, cette lutte prenne cette ampleur au nez des services secrets, des politiciens US et surtout de la Maison Blanche.
12, Un des problèmes d’éthique de WikiLeaks est de localiser et identifier ses sources alors que l’on déclare le contraire sur le site. Oui, ces données sont protégées mais rien n’est inviolable. Et pourquoi prendre un tel risque ? Si ce n’est être une monnaie d’échange ?
13. Une manœuvre d’une « agency » US ? Si c’est le cas, elle ne peut émaner que du plus haut de l’Etat : La Maison Blanche et être dirigée que par un ou deux conseillers du Président. Quelles raisons ?
- McCrystal est parti pour des raisons bien professionnelles et Petraeus a été manipulé par la Maison Blanche (ou il a été d’accord de jouer le jeu).
- L’Afghanistan sera LE thème de la prochaine campagne présidentielle. Elle va débuter progressivement en 2011 après les élections de la Chambre et du Sénat en Novembre 2010.
- Malgré les déclarations de Pétraeus sur l’assurance de pouvoir décider du retrait d’Afghanistan, la Maison Blanche a fait savoir que la date de retrait (fixée mi 2011) n’était pas négociable. Pourquoi ?
o Parce que si le Président Obama veut se faire réélire pour un second mandat, il devra s’appuyer sur l’image de son prix Nobel.
o Monter des manœuvres (WikiLeaks entre autres),
o le retrait des sociétés de sécurité (dans deux mois), d’Afghanistan
o un accord de paix Israël/Palestine justement dans un an … Le Président Obama a compris qu’en matière de politique intérieure, avec le blocage des Républicains, que la reprise économique n’est pas pour demain et que le chômage ne sera pas résorbé pour les prochaines élections.
La seconde moitié de son mandat servira à la politique internationale et à être celui qui aura ramené tous les soldats américains à la maison, y compris ceux d’Afghanistan. Imaginez l’impact électoral du dernier soldat US rentrant aux USA quelques mois voir quelques semaines avant l’élection ? Ce même soldat envoyé combattre par « le vilain Bush », qui est … républicain !
Et voilà justement un WikiLeaks qui publie un maximum de réalités sur l’Afghanistan et un Julian Assange transformé en machine dirigée contre les républicains. La guerre en Afghanistan, c’est eux.
14. Attention, j’écris au conditionnel : des manœuvres secrètes menées par un très petit nombre et avec la bénédiction du Président des USA n’ont jamais été couronnées de succès : Kennedy, le Watergate ont été des « affaires » qui ont été des échecs. Pourquoi ? Pour garder le secret, un ou deux hommes seulement dirigent la manœuvre. Politiciens, ce sont des amateurs de la manipulation. C’est une des bonnes raisons pour que CIA, NSA, FBI et Services Secrets US doivent disposer d’un nombre importants d’agents et de moyens.
Les républicains ne sont pas dupes : au sein de WikiLeaks, d’autres
qu’Assange, ont des contacts journaliers avec des politiciens républicains.
Assange inculpé, une bonne idée pour lui donner le rôle d’un martyr mais cela a l’effet contraire : les autorités suédoises n’ont pas assurés leurs rôles : trop de précipitation, de communiqués … Personne ne sait plus aujourd’hui s’il faut inculper ou non Assange ! S’il est inculpé, il prend l’opinion publique internationale à témoin mais il perdra WikiLeaks. Déjà, sous les yeux horrifiés des services de renseignements étrangers (chinois et russes en tête), agissent « les collecteurs » des informations données par les informateurs de
WikiLeaks. Elles ne sont plus transmises « au centre névralgique de WikiLeaks ». Des réseaux entiers d’informations WikiLeaks passent dans un réseau parallèle de collecte et analyse d’informations : Genesis. Ce projet a été initié par les républicains au temps de Bush. Une sorte de réseau international de stockage de données.Si l’on peut faire un jeu de mots, WikiLeaks « se liquéfie » et des informations ultrasecrètes sont dispersées. Des fuites organisées et maîtrisées deviennent des torrents, bientôt des océans. Rien qu’en Belgique, plus de 6 000 000 de documents confidentiels ont été récoltés de Juin 2010 à Août 2010 sans avoir été transmis et publiés. Aucun document ne concerne les USA.
15. Pourquoi avoir peur ? Pas mal d’espions professionnels commencent à décéder ici et là. Certains sont manipulés : ils sont mal payés et c’est la crise pour tous. Et il y a tous ceux qui trahissent sans être pris. Il estprobable que CIA, NSA, FSB, ISI et autres « agency » commencent à ne plus maîtriser la situation. « Les offres » financières se multiplient pour infiltrer WikiLeaks : plus d’un million pour de simples « informations de l’intérieur du réseau » jusqu’à des « investissements à longs termes » pour infiltrer, manipuler WikiLeaks. La crise n’est pas pour tout le monde. Assurer à chacun qu’un collaborateur bénévole, ne cède à la tentation relèverait d’un mensonge inutile.
Un « collecteur » WikiLeaks dirigé contre Assange

1 commentaire:

  1. D'après les révélations wikitruc, notre président est américain ou presque. Voilà de l'information…

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