"La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat ».
Marx (L'idéologie allemande)

«Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir,
cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. »

Thucydide

vendredi 27 mai 2011

L’arrestation du « boucher » Mladic : L’histoire tronquée au service du bloc euro-américain


Décidément au summum de la pipolisation politicarde, le théâtre médiatique est meublé en son sommet par la saisie des avatars diaboliques du système capitaliste : Ben Laden éradiqué au milieu de ses cassettes porno, DSK le libidineux exhibé dans sa prison dorée, Mladic le « seul criminel » de Srebrenica arrêté aussi crado et vieilli que Saddam au fond d’une ferme non loin de Belgrade. Le méchant est donc toujours arrêté à la fin du film. Non ce n’est qu’un épisode. L’Europe virtuelle peut certes ouvrir les bras au président serbe qui vient de balancer au TPI (qui devait fermer ses portes en 2009) un de ses généraux sanguinaires dont les pandores n’ignoraient aucunement la cache depuis quinze années, et se féliciter tout azimut de l’arrestation d’un des « pires criminels de guerre », on n’est pas prêt d’oublier que la capitalisme reproduit incessamment les guerres, et que, derrière la dénonciation du méchant Mladic ils veulent nous faire oublier la réapparition de la guerre au cœur de l’Europe dite vaccinée du choix des armes 50 ans après la 2ème plus grande boucherie de tous les temps. La guerre en ex-Yougoslavie fût la boite de Pandore qui avait été ouverte après la chute du mur de Berlin, ravivant les appétits impérialistes. C’est cela qu’il ne faut pas oublier même si le chiffre de 8000 musulmans massacrés reste sujet à caution et loin de la réalité du crime dit génocidaire (on parle de 3000 morts et non plus de génocide, ce serait surtout des hommes en état de porter des armes qui auraient été massacrés selon Rony Brauman). Je ne peux pas étudier en long et en large les contestations de l’interprétation dominante du massacre sur le web (surtout le fait de nationalistes serbes) et je préfère republier ici un article lucide de Révolution Internationale qui vous remettra en mémoire l’essentiel face à la désinformation et simplification pipoliste et pénale d’une campagne idéologique visant à faire passer le capitalisme dominant pour un ange alors qu’en réalité nous assistons depuis si longtemps déjà à la longue marche vers la constitution d’un bloc occidental face à… la Chine et ses amis.

« (…)Dans l’interminable liste des anniversaires macabres viennent de prendre place, le 11 juillet dernier, les 10 ans du massacre de Srebrenica, perpétrés au cours de la guerre dans les Balkans de 1991-1996. Lors de ce conflit, les principales puissances impérialistes régleront leurs comptes par cliques slaves interposées afin de défendre leurs intérêts nationaux respectifs. Ainsi, l’Allemagne, pour s’ouvrir un accès aux ports dalmates de la côte adriatique, allumera la mèche de l’explosion yougoslave en soutenant les indépendantistes slovènes et croates. De leur côté, la France et la Grande-Bretagne appuieront le verrou serbe afin d’endiguer la percée allemande. Les Etats-Unis, quant à eux, dans ce contexte de remise en cause de leur statut de première puissance, s’inviteront dans cette foire d’empoigne par l’intermédiaire de la Bosnie puis de la Croatie (cf. RI n°248). Ainsi, les rivalités entre grands requins impérialistes feront à nouveau exploser la poudrière des Balkans qui conduira, entre autres, au massacre de Srebrenica dont le degré de barbarie donne à lui seul un aperçu des horreurs subies par les populations civiles tout au long de cette guerre. Suite à la prise de l’enclave de Srebrenica par l’armée serbe du général Mladic, près de 8000 Bosniaques seront exécutés à la mitrailleuse en 5 jours, du 13 au 17 juillet 1995 ! Outre l’aspect massif de cette boucherie, reste le plus frappant. Ce concentré de barbarie s’est produit dans une "zone de sécurité" protégée par 450 casques bleus néerlandais, sous commandement franco-britannique, mandatés par le symbole même de la défense des droits de l’homme et de la civilisation, l’ONU et sa "communauté internationale". Le malaise est à ce point perceptible que diverses missions d’enquête parlementaire, comme en Hollande ou en France, ont été constituées juste après le conflit afin de fournir les éléments d’explication nécessaire… à la déculpabilisation des grandes puissances, cela va sans dire. Ainsi, le récent rapport du NIOD (institut hollandais de documentation militaire) rejette toute responsabilité des Pays-Bas et de leurs alliés. De même, pour les parlementaires français, la passivité manifeste de la Forpronu (force armée de l’ONU) n’est que le fruit "d’une chaîne de commandement et des procédures lourdes et complexes" ainsi que "des carences dans le renseignement". Bref, c’est l’éternelle rengaine des candides : "on ne pouvait pas savoir" ou "nous l’avons su mais trop tard". Alors, tout en nous promettant de faire mieux la prochaine fois, les grandes nations démocratiques dans un élan de contrition hypocrite, lors des journées de commémorations organisées à Srebrenica au mois de juillet, ont versé leurs larmes de caïmans pour "rendre hommages aux victimes innocentes" (pour reprendre les termes du ministre britannique Jack Straw). Et pour compléter le concert cynique de la bourgeoisie, le ministre français des affaires étrangères, Douste-Blazy, a solennellement affirmé que le génocide bosniaque "est une plaie ouverte sur le flanc de l’Europe qui nous impose le devoir de mémoire et l’exigence du souvenir." Or, si l’on se souvient bien, le duo des bouchers serbes, Mladic-Karadzic, n’est certainement pas le seul coupable de l’élimination des poches de Srebrenica et Zepa.

Les grandes puissances en ouvrant les portes de Srebrenica aux troupes serbes du Drina Corps, ont pris une part de responsabilité incontestable dans les assassinats de masse qui vont suivre. C’est un véritable massacre sur ordonnance qui a été organisé. En effet, depuis 1993, Srebrenica est une zone de sécurité désarmée en échange de la protection de l’ONU. Cependant, lorsque sonne la charge serbe du 6/7 juillet, la Forpronu refuse de redonner leurs armes aux Bosniaques au nom de l’accord de démilitarisation. Quant aux casques bleus, ils n’opposeront aucune résistance à la progression serbe. D’ailleurs, Mladic avait pu être largement rassuré de ce côté par le général français Janvier lors de leur rencontre à Zvornik le 4 juin 1995. D’après Franck Westerman, un proche collaborateur de Janvier, deux militaires français dont Bertrand de La Presle aurait avalisé, sur ordre du président Chirac, ces négociations garantissant la non-agression aérienne des troupes serbes. En conclusion, l’écrasement de Srebrenica n’a pas été le résultat d’une malheureuse indifférence. Les contorsions ridicules des parlementaires français dans leur rapport d’information sont ici pour le moins édifiantes : "Srebrenica n’est pas tombée contre la volonté des gouvernements occidentaux qui, pour autant, n’ont pas voulu la chute de Srebrenica". Le fait est que tout au long des attaques menées par les serbes, les troupes de la Forpronu, dirigées par les français et les britanniques, ont fait preuve d’une "impuissance" plus que complice avec leur allié en coulisse, la Serbie. Ce n’est pas par fantaisie que Mitterrand disait "Moi vivant, on ne fera pas la guerre aux Serbes".

La prise de l’enclave bosniaque était bien une chute planifiée. Mais cela n’empêche pas la bourgeoisie, confite d’hypocrisie et les mains encore rouge des massacres, de nous soutenir que les conséquences atroces pour les civils bosniaques étaient imprévisibles. C’est là encore un mensonge éhonté. Dès 1993, l’ambassadeur de France en Bosnie-Herzégovine, dans l’ambiance de pogrom des nationalismes serbe et bosniaque, se souvient avoir intitulé une série de télégrammes adressés au Quai d’Orsay "chronique d’un nettoyage ethnique annoncé". Aussi, en juin 1995, les services secrets de plusieurs pays avaient notés la concentration du Drina Coprs au sud de Srebrenica et la présence des hommes d’Arkan, chef paramilitaire, connu comme spécialiste des opérations d’épuration ethnique. Malgré ces éléments, aucun plan d’évacuation de la population en cas d’attaque serbe ne sera proposé par nos défenseurs patentés de la paix et des droits de l’homme. Quant le génocide commence, il n’y a plus aucune sorte de "mystère" sur les intentions de Mladic. D’autant que les massacres ont lieu sous le nez des forces armées de l’ONU. Pourtant, là encore, aucune évacuation ne sera prévue pour la poche de Zepa nettoyée juste après celle de Srebrenica. Ainsi, d'après un télégramme envoyé le 12 juillet 1995 par une représentation diplomatique auprès des organisations humanitaires : "Le HCR et le CICR n’entendent pas participer ou organiser l’évacuation de la population qui s’inscrit dans la politique bosno-serbe de "nettoyage ethnique", sauf si le gouvernement bosniaque leur en fait expressément la demande et à la condition que les civils de Zepa souhaitent quitter les villages de l’enclave." (cf. le rapport d’information des députés français)

Finalement, ce sont bien les grandes puissances capitalistes, à travers leurs sanglantes rivalités impérialistes qui ont encouragé les opérations de "nettoyage" et de "purification ethnique" pratiquées par les cliques nationalistes rivales sur le terrain. La Shoah, les bombardements de Dresde et de Hambourg, ceux d’Hiroshima et de Nagasaki ont aussi été commémorés cette année avec le même cynisme (cf. Revue Internationale n°121). En chaque occasion, la bourgeoisie a jeté un voile idéologique hypocrite pour tenter de masquer les responsabilités directes des grandes démocraties dans ces crimes et ces horreurs ainsi que sur la barbarie de son système ».

Cf. RI du 29 août 2005.

jeudi 19 mai 2011

Des indignés en Espagne : LA SOLUTION C’EST PAS LA DEMOCRATISATION

... LA PORTE DEMOCRATIE EST DEJA OUVERTE SUR LE VIDE ET UNE ABSENCE DE SOLUTION SOCIALE!

(Et au bas de cette page, quelques réflexions sur les suites du scandale DSK)

Succédant enfin aux inutiles promenades syndicales, les jeunes prolétaires et bobos floués par la crise ont décidé en Espagne de s’emparer de l’idée géniale des soulèvements arabes : occuper les lieux publics jour et nuit. Les revendications sont pourtant aussi limitées et illusoires que la révolte populaire arabe : faire pression sur le personnel politique « de gauche », en précisant bien qu’il s’agit de simplement corriger le gouvernement de la gauche bourgeoise et non pas d’en appeler au retour de la droite. Occuper les places publiques et les transformer en lieux de discussion politique est en effet une bonne leçon donnée par les soulèvements démocratiques arabes, mais discuter pour discuter ou s’envelopper dans une impossible solution nationale, devrait vite faire retomber l’enthousiasme des plus conscients. Mais l’idée est bonne, quand la classe ouvrière se réveillera vraiment elle devra la reprendre.

Le Fonds monétaire international (FMI), avec son directeur pas encore déchu, les avait appelé récemment «la génération perdue». Les jeunes d'Espagne, premières victimes des difficultés financières que traverse le pays, étaiuent mercredi dans la rue pour hurler leur colère aux dirigeants. Par dizaines ou par centaines, ils occupent depuis mardi soir les artères des grandes villes du pays, de Barcelone à Séville en passant par Valence, Saragosse, Saint-Jacques de Compostelle, les Baléares, Bilbao ou Grenade. À Madrid, des centaines d'entre eux ont campé pour la nuit à la Puerta del Sol. Les milliers de personnes qui avaient afflué sur cette place emblématique de la capitale dimanche et lundi ont été délogées par les forces de police dans la journée de mardi avant d'y retourner quelques heures plus tard. Ces jeunes ont d'ailleurs rebaptisé les lieux «Place de la Solution». Ce mouvement de mobilisation s'est en majeure partie organisé, comme dans le croissant arabe sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. À sa source, plusieurs collectifs comme Democracia Real Ya (Une vraie démocratie maintenant) ou tomalaplaza.net. «Nous voulons des hommes politiques qui se préoccupent de nos vies et non pas de leurs propres intérêts politiques et des seuls intérêts économiques», résume le porte-parole de ce site. En plus on entend des bêtises réformistes dignes du NPA et des anarchistes français : «Que les coupables paient pour la crise», «ils appellent cela démocratie, mais cela ne l'est pas», peut-on d'ailleurs lire sur les slogans et pancartes qui envahissent les rues. Ce mouvement de protestation de masse marque cependant un tournant en Espagne où, jusqu'à présent, la population a rarement manifesté contre le chômage, qui touche pourtant 21,19% de la population active au premier trimestre, un record dans les pays industrialisés. L'Espagne, avec autour de 4,2 millions de chômeurs, compte aujourd'hui le taux de sans emploi le plus élevé de toute l'Union européenne. Les jeunes en particulier, en sont les principales victimes. Chez les moins de 25 ans, ce taux s'envole à 45%.

La protestation sert malheureusement de claque au système électoral truqué, les élections municipales dimanche. Les mesures d'austérité devraient coûter très cher au parti PS au pouvoir, annoncés par tous les sondages comme les grands perdants, face à la droite conservatrice du Parti Populaire, aux élections régionales et municipales de dimanche.

Le radicalisme bobo qui domine la protestation joue le rôle de rabatteur électoral pour les petits partis aussi pourris que les grands. Les principaux organisateurs gauchistes appellent la population à ne pas voter ni pour les socialistes (PSOE) ni pour le Parti populaire (PP, droite) lors du scrutin qui aura lieu dans 8116 communes et 13 régions. «Il faut aller voter mais pas forcément pour les grands partis, il y en a d'autres.

Aucune démarche de classe du point de vue révolutionnaire du prolétariat, une sorte de CPE bis inoffensif où les syndicats misent sur « la concertation pacifique » avec le gouvernement très « socialiste » puisqu’il se laisse dicter les mêmes mesures drastiques qu’en Grèce par le… FMI. Les syndicats ont baisé sans mal la classe ouvrière comme en France sur la question des retraites en septembre dernier avec l’habituelle grève générale pour rire.

Du côté des partis politiques en pleine campagne électorale, on observe le mouvement avec une distance prudente. En essayant de calculer qui, de la droite ou de la gauche, capitalisera cette colère emmenée par les bobos gauchistes. La presse française s’efforce d’exporter la notion d’indignation à la façon du vieux bourgeois Hessel (dont le « Indignez-vous » avait pour but essentiel d’appeler les jeunes naïfs à voter…. DSK) et nomme déjà les « jeunes » indifférenciés en colère d’ « indignés », pour tenter de ficeler la protestation internationale de la jeunesse prolétaire dans une amélioration toujours plus blanche de la démocratie oligarchique. La solution n’est pourtant pas dans ce système financier lubrique, mais dans la longue lutte vers une autre société qui passe par une rupture qui ne porte qu’un seul nom : révolution.

Un tag sur une vitrine à Madrid sauve l'honneur et conchie la conspiration bobo d'Hessel:

"S"indigner n'est pas suffisant"!


CONCERNANT LES SUITES DE LA TROUBLE AFFAIRE DSK :

Je ne publie pas un autre long texte, mais je résume pour l’heure :

La bourgeoisie commence à nous emmerder pas qu’un peu avec le scandale DSK. Il faudra s’y faire. Et les révolutionnaires marxistes ont beaucoup à dire sur le sujet.

Face au faux débat sur les droits de la vie privée des politiques, je défends dans les forums qu’il n’y a plus de vie privée (comme la propriété privée…) qui tienne. J’ai appris dans le CCI que les positions ou programmes politiques ne suffisant pas : LE COMPORTEMENT EST UN CRITERE POLITIQUE TOUT AUTANT QUE, par exemple , LA DENONCIATION DES INJUSTICES ! Bien sûr demander aux élus bourgeois de n’être point prévaricateurs ou népotistes une fois au pouvoir c’est être un ignare et un benêt, mais pour ce qui nous concerne (nos futurs élus provisoires de la lutte, de la grève ou pour l’insurrection) doivent avoir une vie privée sans tâche, ne pas battre leur femme, etc. C’est une évidence normalement depuis belle lurette dans le mouvement ouvrier… pas étonnant que sur les forums les bobos et les merdeux se chamaillent sur le mode de vie répugnant du monde politique bourgeois, en espérant le laver plus blanc que blanc.


La meilleure défense c'est l'attaque

Le général DSK est à la tête d'une armée d'avocats, d'enquêteurs et de brouilleurs de piste. Il a le pognon et la stratégie pour lui. Depuis le début ses complices de la mafia PS conchient la vulgaire femme de chambre. Aux states d'autres s'occupent de la faire passer pour une salope et une malade. Hier on a inventé un logement réservé aux malades du sida (s'inquiétait-on à ce point des possibles retombées pour le prédateur?). A suivre nombre d'autres ragots humiliants pour la jeune femme qui ne dispose pas d'un soutien massif de beaufs bobos franchouilles et crétins. Normalement, comme le footeux noir assassin mais milliardaire, comme le président d'Israël violeur toujours en liberté, comme ce con de S.Naceri en liberté après tentative de meurtre (mais protégé par le milieu artistique pro-Sarko), DSK devrait s'en sortir... au bénéfice du doute. Un seul bon point: sa carrière hexagonale est fichue (plus à cause de son programme néo-sarkozien que pour ses frasques supposées et bien réelles). Ne le plaignez pas, vu la difficulté du FMI à le licencier, on se bouscule dans les autres multinationales pour embaucher le meilleur carnet d'adresses du monde.

Le plus sidérant ne fut pas le fait divers mais le soutien immédiat de l'élite bourgeoise rose à son challenger aux turpitudes bien connues (et ces hâbleurs veulent qu'on les adoube), et vous allez voir que avec son fric et son armada d'avocats il va s'en sortir comme le footballeur assassin et le président d'Israël, violeur toujours en liberté. Vous allez voir que la justice bourgeoise US vaut bien la mafia française équivalente... Pot de fer contre pot de terre!

LE PLUS CYNIQUE DANS CE FAIT DIVERS N'EST PAS LA PAROLE BAFOUEE

de la victime, une femme de chambre (on a l'habitude en haut lieu de considérer les prolétaires, hommes ou femmes, comme de la merde à voter), mais que tout l'appareil d'un parti bourgeois comme le PS (femmes comprises) aient considéré que la première victime était leur caïd électoral! Réflexe de classe dominante!

La crise du PS....

c'est la complicité de classe bourgeoise, la complicité du pognon, le cynisme de dominant et le mépris de la soubrette de base, c'est l'affolement dans la volière des petits canards qui se voyaient déjà assis sur la planche à billet de l'Etat. C'est à dire tout ce que révèle cette vilaine affaire!

Faut pas s'inquiéter

entre gauche porcherie et droite caviar nous les prolétaires nous avons déjà choisi l'abstention de longue durée. Les jeux ne sont pas faits: la droite se cherche un candidat plus honorable que le pitre Sarko et la gauche peut se brosser après son soutien aveugle et pornographique au sadique incriminé. Aux extrêmes y a plus rien, le facteur s'en est allé et la grosse Le Pen n'a rien à proposer de crédible.

mardi 17 mai 2011

LE CAPITALISME VA-T-IL S'EFFONDRER AVEC UN SCANDALE SEXUEL?


Non. Aucun risque. Tenez une révélation qui n’en est point une : pouvoir rime avec sexe, la plupart des politiciens ne sont pas net, et l'argument du complot sert encore à défendre le pervers pris la main dans la culotte. Saint Mitterrand priez pour eux!

Des psychologues américains ont étudié de près à la fois l'usage de l'Internet et les taux de testostérone. Ils ont remarqué un parallèle entre le nombre de recherche de mots clés liés à la pornographie et les Etats américains qui avaient soutenus les gagnants lors des deux dernières élections (ainsi que les élections au Congrès). Cette étude suggère que des changements dans l'environnement ont un impact sur notre comportement de manière inconsciente. Des études antérieures avaient montré que selon que l'on gagne ou non à une compétition (et pareils chez les spectateurs de ces compétitions), une personne aura une poussée ou une chute de son taux de testostérone. Ainsi, aux dernières élections présidentielles, on a bien constaté une chute significative du taux de testostérone durant la nuit pour ceux qui avaient voté Mc Cain ; ceux qui avaient voté Obama avaient leur niveau inchangé. Testostérone et sexualité vont de pair. C'est pour cela que les chercheurs ont voulu vérifier si cela s'était vu avec le comportement et donc au niveau de la tentation d'aller chercher de l'excitation sexuelle sur Internet (25 % des requêtes sur les moteurs de recherche sont liées à la pornographie et 72 % des visiteurs de sites pornographiques sont des hommes). On pourrait penser que la testostérone n'est pas forcément en cause et que les gens qui sont heureux de gagner sont de meilleure humeur et vont s' « amuser » ainsi mais c'est en général le contraire qui se passe : les gens cherchent du sexe lorsqu'ils sont un peu déprimés... Lorsque DSK a dérapé, était-il déprimé ? N’aurait-il pas mieux fait de regarder un porno sur une télé de sa suite Sofitel ? Au total, beaucoup de supputations pour une omelette. DSK était attendu au tournant, il le savait. Mais comme tous les puissants (cf. le boxeur Tyson) payer une call girl arrache les tripes, rien n’est meilleur que, comme les chimpanzés, d’abuser une soubrette qui n’aura aucune crédibilité publique… d'autant qu'elle aura été un objet de plaisir. Pas de pot DSK s’est tiré une balle dans le pied. Pris dans l’engrenage dénonciation-arrestation de la police de base US il a mis dans la merde trois instances : le gouvernement américain, le FMI et la bourgeoisie française. Ces trois institutions qui avaient choisies ce type pour les représenter se seraient bien passées d’un tel scandale. Premier coincé, l’Etat US ne pouvait pas laisser filer cet idiot au risque d’adouber la conviction que « les gros sont intouchables » (Obama est aussi à deux doigts de nouvelles élections) et est contraint à une extrême sévérité face à son opinion. Le FMI dont DSK était directeur continue à faire courir la fable de son doigté de spécialiste (mais le doigté réel fait mal) et l’aurait bien maintenu en fonction mais la Bourse qui ne ment jamais a laissé chuter l’euro. Le dérapage du pervers politicien ne sert pas complètement la droite au pouvoir en France dans la mesure où l’implosion en vol du principal challenger de Sarkozy – vue obstinément comme un complot de l’Elysée – peut défavoriser le maintien de la droite gaulliste au pouvoir ; c’est pourquoi les déchets centristes du sarkozysme se multiplient et veulent se coaliser pour venir compenser le vide laissé par un PS affaibli par le scandale et offrir une solution plus crédible à la classe bourgeoise et aux électeurs concons que le FN creux et une UMP peu fiable.

Au-delà du plaisir ambigu et morbide de voir un membre de la caste élitaire dans les fers, le scandale autour de Strauss-Kahn et la « retenue » des politiciens et journalistes français sont bien plus choquants que la perversité bien connue du caïd déchu. Pas un de ces messieurs et dames ne s’est soucié de la jeune femme présumée victime, sauf pour la soupçonner de participer à un complot, ce concept débile mais accessible à l’électeur nubile. Toute la camarilla des éléphants et éléphantes du PS n’a cessé de déplorer une arrestation frauduleuse, des images choquantes d’un des maîtres du monde ficelé comme un vulgaire vaurien. La gauche caviar se ridiculisait ainsi doublement, montrant d’abord le peu de cas que la bourgeoisie française fait du témoignage d’une « femme de ménage », confortant ensuite l’omerta imposée par le clan DSK depuis des lustres sur le comportement équivoque et odieux du personnage.

LE CON MOYEN A TOUT COMPRIS AVEC LA THEORIE DU COMPLOT. Plus grave et lamentable est donc à mon sens l’adhésion du panurgisme électoral du votant moyen à la théorie du complot si bien distillée immédiatement par tous les caciques du PS concerné et consterné. Le crétinisme électoral séculaire a ceci de particulier que les politiciens ont toute latitude de se moquer du droit commun car leurs électeurs drogués au républicanisme pervers ne leur en tiennent pas rigueur. L’électeur moyen en France est le citoyen le plus méprisé par la classe politique et il redemande des coups de pied au cul par ses vedettes qui s’essuient les mains sur sa veste. J’ai émis souvent des doutes sur la popularité sondagière de DSK, ouvertement sponsorisé par 20 Minutes, Le Monde, Libération et surtout Le Nouvel Obs, mais au vu des commentaires (certes triés et ponctuels) qui à Sarcelles, qui à Pétaouchnok, de citoyens lambdas acquis à la théorie du complot simpliste, j’ai compris hélas que le Yes We Kahn (tee-shirt de DSK dont un lapsus lui fît dire qu’il ne pourrait pas servir une 2e fois) était populaire et persistait après le DSKgate ! (Les condages – ceci n’est pas une faute de frappe - traduisent donc bien le niveau d’aliénation populaire).

DSK faisait figure de challenger le plus sérieux pour la gauche de la bourgeoisie, le plus compétent pour le commun du TSS (tout sauf Sarkozy II). La compassion de l’électeur pour un type inculpé pour outrages aux mœurs (ou crime sexuel) friserait la démence SM si l’on faisait abstraction de ce que l’électoralisme n’est pas seulement une imbécilité mais un aveuglement et une soumission à l’ordre dominant. Pour ne prendre que le cas de l’Italie, les frasques de Berlusconi (certes avec des putes professionnelles) ne l’empêchent nullement de continuer à gouverner et à être applaudi par une masse d’électeurs bovins. L’électeur qui se prend partout pour un citoyen est partout lâche et trivial, l’électeur est un mouton de Panurge, l’électeur mérite qu’on le considère comme moins que rien.

LA LACHETE DE LA PRESSE est bien connue mais elle atteint des sommets d’ambiguïté sur le moment. Sur BFM par exemple les commentaires du chef de la rédac réac, chauve qui peut, louvoyait sur la présomption d’innocence, n’accablait point le « prévenu », car, au cas il serait blanchi, voire demain successeur du calife de l’Elysée… des mutations voire rétrogradations s’abattraient. D’une façon générale la presse continue de maintenir l’omerta classique sur les frasques sexuelles (et financières et autres) de l’oligarchie des divers partis politiques « parlementaires », même si quelques fuites ont émané de J.Quatremer et du livre Sexus Politicus. Mais, déjà, alors que la justice US n’a pas rendu son verdict, les chiens aboient sur le matamore élitaire tombé de son trône. La curée contre DSK qui s’annonce longue et tortueuse n’est pas une simple opération pour favoriser le maintien de la droite chic au pouvoir (avec accessoirement l’épouvantail de l’extrême droite choc) mais une focalisation sur l’arbre DSK pour qu’il continue à masquer la forêt de la généralisation des pratiques et des comportements de mépris en tout domaine de la hiérarchie capitaliste où le droit de cuissage patronal n’est pas la pire humiliation puisqu’il est doublé de plus en plus par des suicides répétés. Quant aux turpitudes des « politiques » français elles pourront continuer à favoriser leur jouissance et se poursuivront tant que tous les électeurs seront assez cons pour voter pour eux (continuez à nous faire rire, nous les abstentionnistes, mais ne venez pas vous plaindre ou pleurnicher qu’ils sont sexistes, obsédés ou bestiaux… comme vous l’êtes tous un peu aussi hein : lequel d’entre vous n’a pas fantasmé sur la femme de chambre dans un hôtel de routiers ?). Le crooner croulant Hallyday a fait pire il y a 5 ans que DSK avec sa secrétaire mais la magistrature a été obligée de le lâcher après ordre élyséen… çà c’est la France ! Du coup les USA apparaissent encore comme des parangons de justice puritaine! (et pourtant…)

LE PS MAL EN POINT. Le suivisme et l’obéissance de la presse existent dans tous les pays capitalistes, y compris au pays des principaux donneurs de leçon de morale, les Etats-Unis. Mais il y a pire que la presse en France avec la complicité ouverte des partis politiques en lice. Les centristes écartés du gouvernement et attentifs à piquer du terrain au PCF ont compati en arguant eux aussi du complot (la mère Boutin et le traître Morin). Bon prince le gouvernement sarkozien se tait (pour ne pas alimenter la théorie du complot) quand il est le premier bénéficiaire du scandale. Comment ne pas relever surtout la réaction outrancière et la solidarité honteuse de la camarilla du PS (et la relative discrétion du PCF et des gauchistes) qui ont atteint des sommets. Et pourquoi ? Savez-vous pourquoi les caciques gôche caviar font la gueule? D'abord parce qu'ils sont coincés. S'ils n’avaient pas fait semblant de défendre le présumé chef de file qui était supposé leur livrer les clés du partage des richesses au pouvoir, ils risquaient d'être décrédibilisés par cette masse de même branleurs d'électeurs toujours prêts à voter pour le premier pervers venu pourvu qu’il se dise de gauche et anti-fasciste; et les Aubry, Cambadélices et Valls à deux balles continuent à le soutenir admirablement en le qualifiant de gentil "libertin" (comme cette section CGT d’EDF qui avait défendu son délégué qui s'était fait tailler une pipe par une gamine), ce répugnant prédateur au comportement bien connu de ses pairs. Le troupeau, avec sa mentalité de secte assiégée, son omerta et sa solidarité mafieuse, qu’il soit élite de gauche ou simplement aristocratie syndicale, pue la merde.

La gêne est évidente dans l’appareil. Non seulement le PS a perdu toute chance de parvenir au pouvoir du fait de l’implosion de sa principale figure de proue graveleuse (coupable ou excusée) et donc d’enrichir ses fervents supporters (Valls et Cambadélis ne pourront pas s’offrir une deuxième résidence secondaire ou une Porsche). Pire, tout en priant un peu encore pour la « retenue » et la « décence » (Hi Hi), s'ils continuent trop longtemps à soutenir ce gros pervers, celui-ci va les entraîner avec lui dans le cul de basse fosse où il marivaudait depuis des lustres. Il semble que c’est déjà fait grandement. Mais pour limiter les dégâts, journalistes et propagandistes à la Hamon, plus le plus très vert Bové et tant d’autres, de dénoncer le « tous pourris »… qui fait le jeu du FN ! Car en effet, le FN est plus pervers que DSK ! (le dernier de la classe est toujours montré du doigt comme responsable du désordre). Et de mépriser par conséquent à nouveau ces électeurs qui vont « s’abaisser à voter Marine Le Pen » en 2012, écoeurés par ces « socialistes de la chair » ou ce parti souillé de sperme. Une question : Marine Le Pen a-t-elle tenté de violer quelqu’un ? Une deuxième question : le système (en effet globalement pourri) offre-t-il autre chose que le FN pour manifester la désapprobation des mœurs pourries de l’oligarchie et des élites dominantes en général ?

Ou alors faut faire la révolution ? Oui bien sûr, mais c’est pas demain la veille avec autant d’électeurs panurgistes, importunés d’ailleurs qu’on joue sur une peur factice du fascisme disparu pour les culpabiliser et les pousser à voter pourri à demi ou pourri tout court, c'est-à-dire pour les mêmes qui défendent l’oligarchie pornographique et surtout cynique..

Camarades socialistes!

Tenez le cap: tous solidaires avec le pervers en chef! En avant vers la victoire électorale pour le bonheur des femmes de ménage!

vendredi 13 mai 2011

L'USINE RENAULT BUTIN DE GUERRE DES STALINIENS FRANCAIS



Sur la photo du salon de l’auto en 1939 à Berlin, le simple VRP Louis Renault est plus petit que le nain Hitler avec son brassard qui fait gugusse de SO-CGT, pas encore diabolisé par l’ensemble de la bourgeoisie commerciale mondiale. En effet, toute la bonne bourgeoisie démocratique fait ses affaires depuis 1933 avec le nouveau fringant premier ministre allemand, tous ne tarissent pas d'éloges ; même le PCF ne s’en plaint pas à l’époque car la vitrine commerciale à Berlin cela peut fournir du travail aux « ouvriers français » (jusqu’en 1935 le PCF dénonçait les nationalisations comme « réformistes »). Mais après guerre tous les torchons staliniens vont exhiber tout azimut la photo… compromettante post boucherie germano-stalinienne. La démarche commerciale de LR était tout de même moins minable que Pétain à Montoire ou tous les derniers staliniens de base indécrottables qui soutiennent encore mordicus que les goulags c'était mérité pour les patrons et les hitléro-trotskystes et qu’il faut saluer les millions de mort causés par l’impéritie de Staline.
Après l’annonce jeudi que les héritiers de L.Renault assignent l’Etat sarkozien pour indemnités post mortem après l’expropriation étatique de janvier 1945 dite nationalisation « socialiste », l’indignation à la papy Hessel s’est donnée libre cours sur le forum de Libé, en particulier face à mes rectifications historiques (je suis bien placé pour cogner, j’ai connu le bras droit de Louis Renault et deux des principaux leaders de la grève de 1947, Pierre Bois et André Claisse, dit Goupil). Jetez un œil sur ces quelques qualificatifs parmi les plus imagés et non soumis au cimetière des ordures verbales : Yavolt mein führer ! Facho ! Facho de base ! Néo-pétainiste ! Vive le piolet ! et autres menaces de mort… Je ne crains pas plus ces ordures de base que lorsqu’ils me tapaient dessus dans les manifs des années 1980, car j’ai les moyens de répondre violemment. Mieux je les emmerde tous.
Toute la racaille syndicaliste anarchiste et les pépés staliniens en retraite font alors chorus comme aux pires temps de la contre-révolution pour saluer l’action « révolutionnaire » du meurtre de Louis Renault et le pillage de sa dépouille. Il est beau leur socialisme qui a pour principe de « tuer les patrons » pour refiler le pouvoir au vieil Etat bourgeois et à ses laquais stalinistes. Cette même bande de lâches syndicalistes dans l’ombre tabassait les grévistes après-guerre, cette même bande est régie par le respect religieux et pleutre des hiérarques syndicaux, ces mêmes voyous sergents recruteurs à toute époque jouent les fiers à bras en nombre, barre de fer en main, mais font profil bas s’ils se retrouvent seuls à… mentir en assemblée ! Triste libération… confisquée quoique papy Hessel soit sponsorisé par les francs-macs de Nouvel Obs pour la glorifier et bourrer le mou à nos écoliers et étudiants privés d’étude sérieuse de l’histoire et des trucages passés de la bourgeoisie
Je ne suis pas là pour défendre la famille Renault dont je me fous de leurs demandes d’indemnité, comme je me fous des demandes d’indemnité de la famille d’Alain Liepitz auprès de la SNCF, car tous ces bons bourgeois se gardent bien de réclamer de justes indemnités auprès de la police républicaine qui est la première responsable de la déportation des enfants juifs tout comme de la remise aux nazis des grévistes les plus déterminés (cf. en particulier en 1941 dans la grève des mineurs du Pas de Calais). La police d’Etat bourgeois c’est sacré, elle a le droit de faire déporter les prolétaires, de tuer les enfants et de violer les femmes en Syrie, en Libye et en France demain si on le lui demande.
Je suis là pour restituer les enjeux réels de la libération confisquée (révolutionnaires et gauchistes croyaient qu’elle déboucherait sur une libération du travail, une révolution quoi). Derrière la polémique sur le cas de Louis Renault – la droite qui demande justice et la gauche caviar qui nie le meurtre – se profile tout le cinéma des nationalisations, os à ronger lancé par le manitou De Gaulle pour acheter les troupes staliniennes et recaser leurs meilleurs terroristes.
Flash-back. La boite Renault a un passé fordiste et tayloriste indiscutable mais si utile à la « nation », elle en est devenu son joyau, sa fine fleur industrielle dès 1898. Les conditions de travail sont très dures : les ouvriers travaillent douze heures par jour et font grève pour la journée de huit heures. Renault est la première usine en France à expérimenter l'organisation scientifique du travail avec le travail à la chaîne et le chronométrage des ouvriers. Renault ne démérite pas de la patrie en guerre en 1914. Cette industrie automobile se reconvertit magiquement dans la production de munitions et d’avions militaires. Les taxis de la Marne qui transportèrent au front la garnison de Paris en septembre 1914 étaient majoritairement d'origine Renault. Plus tard, Renault se lance dans les chars légers avec son Renault FT-17. En 1918, Louis Renault est devenu le premier manufacturier privé de France et il fut médaillé par les Alliés pour sa contribution à l’effort de guerre.
Un industriel reste un industriel. La patrie et la résistance c’est pour les cons embrigadés. Ce n’est pas parce que Hitler a envahi la France avec les vivats d’une grande partie de la bourgeoisie (sauvée de possibles grèves plus sérieuses qu’au temps du front popu) qu’il va lâcher sa poule aux œufs d’or. Il n’est pas plus heureux de cette situation contraignante que la moyenne des français mais il s’accommode. Avant de faire des moteurs de char pour la Wehrmacht, Renault avait construit des chars pour l'armée Française, les FT, les R-35, les B-1. L'ennui est que le grand état-major ne croyait pas à la guerre blindée prophétisée par un certain Charles de Gaulle et en 1940, ils n'en ont pas fait grand chose et il faut savoir que, de crainte d’une révolution façon mars 1871, toutes les mitrailleuses n’étaient pas montées sur le avions à la veille de la catastrophe de la ligne Maginot. De peur que les ouvriers ne s’en servent contre les flics et les gendarmes qui allaient se mettre sans état d’âme au service des nazis.
L’amérloque Henry Ford participa également à l'effort de guerre allemand. En 1938, Ford ouvrira, dans la banlieue de Berlin, une usine d'assemblage de véhicules de transports de troupes. Avec Opel, société d'origine allemande, mais propriété de General Motors, l'autre grand constructeur automobile US, Ford produira près de 90% des half-tracks de 3 tonnes et 70% des camions lourd et moyen tonnage utilisés par la Wehrmacht. » Après la guerre, les firmes ITT et General Motors se feront dédommager par le gouvernement américain pour les dommages causées à leurs usines en partie détruites par les bombardiers américains. « De son côté, Ford arrache un peu moins d'un million de dollars pour les dégâts provoqués à ses chaînes de fabrication de camions militaires installées à Cologne. Sans compter les 38 millions de francs versés, pendant la guerre, par Vichy, après le bombardement par des avions alliés de son usine de Poissy dans laquelle elle produisait vingt camions par jour destinés à la Wehrmacht. »
La photo montrant Louis Renault avec Hitler au salon de l'auto de Berlin date de février 1939 après l'invasion de la Tchécoslovaquie, alliée de la France, elle sert donc de justification « antifâchiste » aux menteurs d’aujourd’hui fiers du passé stalinien. La photo ne peut masquer pourtant un fatras de mensonges.
- les nationalisations c'est pas socialiste, c'est programme nationaliste stalinien !
- le De Gaulle le maurrassien a été complètement complice du subterfuge qui arrangeait bien l’industrie automobile à reconstruire et incapable de retrouver des financemsnst propres ;
- Les "'cadres du mouvement ouvrier" n'étaient que des trous du cul staliniens qui avaient plus ou moins manifesté ou résisté derrière l'impérialisme arriéré de Koba la terreur en attendant les bonnes places promise à la « libération ».
- L'exécution de quelques salauds fachos et de ce patron exposé a été l'arbre qui a permis de cacher la forêt des collabos bourgeois restés en place comme en Allemagne, la plupart des patrons collabos n'ont pas été inquiétés, et on a recasé la mafia des bras cassé stalinien dans le CE et les appareils syndicaux de l’usine « nationale ».
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Les photos ne prouvent donc rien sur la collaboration diabolique (qu’est-ce qui est pire que de collaborer à la marche de l’économie capitaliste ?).. Ford a envoyé du pognon aux nazis sans jamais venir serrer la paluche à Hitler, Chamberlain et Cie ont serré la main à Hitler à la veille de son envahissement de la Tchéco... La photo sert enfin de démonstration aux vieux stalinistes nostalgiques des épurations massives qui permirent n'importe quoi (même si je pense que certaines exécutions ont été normales, cf mon père était résistant et m'a témoigné que nombre de salopes ont eu le sort qu'ils méritaient… OK mais la violence désordonnée c'est pas la révolution, c'est la vengeance, et la bourgeoisie a laissé faire pour partie (je ne pleure pas LR) pour mieux se réinstaller en lieu et place dans l'Etat, Pétain a passé son bâton de maréchal à De Gaulle, lequel a épargné son alter ego... contrairement à l'industriel Renault plus utile mort à la restructuration industrielle nécessaire! bizarre non? Normal il n'était pas question de « libérer le prolétaria »t et le PCF collabo total du nouveau régime bourgeois a joué sur le meurtre de ce patron dit compromis avec les nazis pour faire croire qu'il y avait une once de socialisme dans le cinéma des nationalisations. Cette pauvreté idéologique a servi de vitrine pour quelques planqués et à remettre les ouvriers au turbin pour reconstruire le pays détruit par la guerre impérialiste ; avec pourtant en continuité l'enrichissement des MEMES familles bourgeoises collabos (l'Oréal et Cie, en complicité avec les amis US). Mais quel intérêt de discuter avec des caves. Laissons d’autres répondre, cela me lasse.

Hors sujet, celui-là m’explique en long et en travers les avancées du génial général Staline, cet autre me qualifie d’hitléro-trotskien et menace sans frais : « Ah ! Ces bons vieux troskos- collabos. Le temps passe et ils restent égaux à eux même. Un pseudo baratin révolutionnaire, mais ils ne ratent jamais l’occasion de faire un croche patte à la classe ouvrière. Le temps des pseudos petits flics syndicaux est peut être finis, mais le tien n’a jamais commencé et ne commencera jamais. Hors déverser ta haine recuite, car la fameuse grève à la Régie dont tu fais état ne remonte pas à hier soir (étais-tu même né ?), tu es capable de quoi ?????? De rien, hors faire des croches pattes. Quant à te le dire en façe, c'est quand tu veux et ou tu veux ». Je réponds ceci à cet avorton staliniste bien téméraire : « j'aimerais savoir combien de courbettes tu fais face à ta hiérarchie syndicale. Tu menaces comme les plus lâches badgés groupies de la CGT en bande et tu sais ce que je te dis. La grève de 1947 vous fait encore chier pauvres hères (errantes) de la gauche caviar parce qu'elle a eu lieu contre l'Etat gaullo-stalinien. T'as pas de pot, il se trouve que j'ai connu deux des principaux leaders de cette grève, Pierre Bois et Goupil... mais si le PCF (résistant fantoche pro-russe) a été viré du gouvernement c'était à la demande des Américains (idem en Italie) et des historiens de pacotille ont prétendu que c'était à cause de cette grève qui leur avait échappé... en second lieu oui parce que le PCGT a pris le train en marche pour éviter ce qui lui est arrivé en 1968 et 1981.... les débuts de la fin. Enfin pour t'achever petit borné je te signale que, contrairement à l'opportuniste Trotsky, Lénine a toujours affirmé que les nationalisations n'avaient rien à voir avec le socialisme! Etudie un peu l'histoire avant de parler ou d'insulter ».
Les blogs des staliniens en retraite pullulent de martyrologie et de chiffrages mensongers et lorsque ces papys viennent sur les forums c’est pour s’appuyer sur quelque obscur plumitif ou la mère révisionniste Lacroix-Ritz fervent soutien d’une historiographie borgne (on en trouve un qui prétend que les 18 premiers fusillés du Mont Valérien étaient 18 militants CGT de Billancourt (du pipo !) et passe sous silence que le millier de fusillés l’ont été à cause des attentats terroristes des abrutis du Komintern.
Un autre blogueur s’est joint à moi et ajoute, qualifiant LE COMMUNISME APPLIQUE CE N’EST PAS TUER LES PATRONS – bien que ce soit une bande de salopards PN (cf ? lire ce jour la passionnante interview sur 20 MINUTES de Marie Pezé, spécialiste du stress au travail, régulièrement menacée parce qu’elle montre comment la nouvelle hiérarchie patronale pousser au suicide…). Des patrons cyniques méritent certainement d’être tués, mais ce n’est pas un projet socialiste. Le socialisme ne peut être guidé par la vengeance. Les patrons et leurs amis cadres et maîtrises on en aura bien besoin les premiers temps pour ramasser les poubelles et faire des frites !

Résumé : Témoin cet article du Daily Telegraph : « Il y a un peu plus de soixante ans, le 24 octobre 1944, Louis Renault, géant des premières années de l’automobile, mourrait dans un hôpital de la rue Oudinot à Paris, après y avoir été transféré depuis la prison de Fresnes. Officiellement, la cause du décès était une crise d’urémie. Mais selon des témoins oculaires et la version familiale, cet homme de 67ans avait été torturé et battu. Une religieuse de Fresnes témoigna avoir vu Renault s’effondrer après avoir été frappé à la tête à coup de casque par un gardien. Un examen aux rayons X, réclamé par la famille, montra une vertèbre cervicale cassée. Louis Renault fut accusé de collaboration avec l’ennemi. Environ quarante mille Français moururent des mains vengeresses de leurs compatriotes, dans les suites confuses de la libération à la fin de la seconde guerre mondiale. Renault était le parfait bouc émissaire, nécessaire à l’administration d’après-guerre afin de mieux afficher son orientation politique et sa résolution. Or certains ne l’ont jamais considéré comme un collaborateur, mais plutôt comme un héros, et estiment que sa fin fut un scandale national. Car grâce à ses efforts, ses usines et ses ouvriers ne furent jamais déplacés en Allemagne. Quand la France fut envahie en 1940, Renault fut envoyé par le gouvernement de Paul Reynaud aux États-Unis pour y acheter des tanks. Il revint après la signature de l’armistice, pour trouver l’administration militaire allemande et les ingénieurs de « Daimler-Benz » à la porte de ses usines de Billancourt. Ils étaient venus saisir les équipements pour les déménager, avec la main d’œuvre, vers l’Allemagne. Renault réussit à leur faire changer de projet en acceptant de construire des véhicules pour la Wehrmacht. On raconte qu’il dit à l’époque : « Donnons-leur le beurre ou ils prendront les vaches ». Suite à cette décision, les accusations de collaboration et de profiteur de guerre, ne pouvaient que devenir inévitables. Alors que son seul délit fut son pragmatisme. Il est vrai que sa société contribua indéniablement à l’effort de guerre allemand. Mais des études sur la question prouvèrent aussi qu’il détourna des matériaux essentiels, d’ordre stratégique, et fit saboter des fournitures. Comme par exemple de raccourcir les jauges à huiles des camions destinés au front russe, qui tombaient évidemment en panne…(çà c'est du pipo, les patrons haut de gamme ne sont jamais courageux, je n'y crois pas une seconde, les sabotages étaient le fait des ouvriers eux-mêmes et de membres (pour une fois) honorables du PCF, note de jlR).
Toutefois, après la libération, Renault devint la cible d’une campagne de représailles. Les journaux communistes l’accusèrent d’avoir réalisé six milliards de francs de bénéfices de guerre (une grande partie de ces bénéfices furent distribués par L. Renault au fond d’aide pour les prisonniers de guerre). Et aussi d’être responsable de la mort de nombreux soldats et civils. Les autorités furent accusées de faiblesse à son encontre. Mais pas pour longtemps ! Convaincu qu’il s’était conduit honorablement, et se fiant à la justice de son pays, Renault refusa de s’éclipser discrètement. Bien qu’il n’ait jamais été inculpé, sa société (dont il était le principal actionnaire à 99 %) fut mise sous séquestre par l’État français, sous prétexte d’enrichissement et de collaboration avec l’ennemi. Et bien que le nom de « Renault » ait été conservé pour des raisons commerciales, sa famille ne reçut jamais le moindre dédommagement financier. Encore de nos jours, toute allusion à Louis Renault reste un sujet tabou, soigneusement occulté par la Régie Renault. Le mérite du développement de la compagnie fut attribué officiellement aux efforts de Pierre Le Faucheux qui prit alors la direction des usines nationalisées. Et quand fut célébré en 1999 le centenaire de la société « Renault Frères », ses petits-enfants Louis et Marie ne furent pas conviés. Est-ce qu’un jour la France réhabilitera le fils qu’elle a renié ? Ceux qui en France croient en l’injustice infligée à Louis Renault jugent cette possibilité improbable. Or, légalement, il pourrait être prouvé que la Régie constitue un recel qui découle d’un meurtre et d’une spoliation. L’administration française ne peut accepter que cet argument remonte à la surface, car reconnaître que Louis Renault n’a pas été jugé équitablement, soulèverait le problème d’une énorme compensation pour ses héritiers. Ceux qui lèvent leur verre à la mémoire de ce grand homme à l’occasion de chacun de ses anniversaires, le 15 février, ne le font qu’avec prudence. Car il est murmuré que d’aborder publiquement un tel sujet en France, même 60 ans plus tard, pourrait provoquer des représailles. Par exemple… un contrôle fiscal ».

On ne sait pas si les chars de Leclerc, élégamment laissé défiler en tête lors de la percée dans Paris, possédaient un moteur Renault. Il est établi pourtant que pas un membre du PCF blanc de peau ne se trouvait dans la colonne de chars US. Leclerc a joué les utilitaires avec ses conducteurs de chars anarchistes espagnols mis devant parce que derrière il n'y avait que des ... africains pour libérer le pays! Leclerc a probablement était éliminé physiquement comme Giraud pour ne pas faire d’ombre au grand Charlot. La nationalisation bidon est décidée le 16 janvier 1945 par le grand Charles, manitou assis sur le fauteuil des kollabos staliniens dédié à la reconstruction de la nation bourgeoise.
Ne peut-on en conclure que cet épisode juridique entre bourgeois est un nouvel avatar destiné non à redorer le blason terni de la résistance flouée qu’à relayer le crin-crin usé de la Shoah, pour ranimer la veilleuse électoraliste avec le bluff indigné, ce nouveau chant des votants hesseliens des partisans de la gôche caviar : « halte à Adolfette Le Pen » ?

CONSEILS DE LECTURE :
- Conflits, pouvoirs et société à la Libération par Grégoire Madjarian (ed 10-18, UGE, 1980)
- La libération confisquée par Yvan Craipeau (ed du PSU, vers 1980)
- Le nazisme, son ombre sur le siècle, par votre serviteur.